Laure Lavalette : "Quand la gauche n'aime pas, elle taxe !" (TF1)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 54 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:26OuverteRéponse partielle
Est-ce que c'est un bon objectif ? Est-ce que vous voteriez cet amendement s'il était soumis aux députés ?
- 1:18RelanceRéponse partielle
Vous dites taxe comportementale, je précise que la taxe serait de 50 000 euros, mais ça ne fait pas 50 000 euros le burger.
- 1:28OuverteRéponse partielle
La santé, vous venez d'en parler, préserver nos restaurants traditionnels, c'est-à-dire qu'on doit les protéger ?
- 1:39RelanceRéponse directe
Mais vous dites qu'elles ne payent pas leurs impôts aujourd'hui ?
- 2:05OuverteRéponse partielle
On ne peut pas défendre les chats, les chiens qu'on aime et accepter qu'on puisse torturer un animal domestique parce que ça se passe dans une arène.
- 3:02OuverteRéponse partielle
Mais vous, ça vous paraît important de subventionner la corrida à ces écolotines, quand on cherche de l'argent ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Invité politiqueFait
« Vous avez l'exemple même de ce que fait la gauche quand elle n'aime pas, elle taxe. »
- 0:34Invité politiqueFait
« Déjà c'est une taxe comportementale, je ne suis pas sûre qu'elle soit constitutionnelle. »
- 0:42Invité politiqueFait
« Et nous n'avons pas l'habitude au Rassemblement National de voter des taxes comportementales. »
- 0:45Invité politiqueFait
« C'est la raison pour laquelle nous avions voté un amendement, un mécanisme de lutte contre la fraude pour ne pas les mettre en concurrence avec les entreprises françaises. »
- 1:40Invité politiqueFait
« Si, mais souvent, vous savez, ces entreprises les payent à l'étranger, les payent en Irlande, les payent au Luxembourg. »
- 1:49Invité politiqueChiffre
« C'est la raison pour laquelle nous avons voté au début du projet de loi de finances un mécanisme contre la fraude qui ramène 26 milliards d'euros dans les caisses. »
- 3:19Invité politiqueFait
« Mais je voudrais dire à cette députée, par contre, qu'un taureau n'est pas un animal domestique, comme elle vient de le dire. »
- 3:22Invité politiqueFait
« C'est une race qui, d'ailleurs, disparaîtrait si la tauromachine, j'allais dire, ne les élevait pas. »
- 3:40Invité politiqueFait
« Et puis surtout, il y a un gros, gros développement économique. »
- 4:51Invité politiqueFait
« j'aimerais aussi qu'au niveau de l'immigration, finalement, on arrive à retrouver aussi ces frontières. »
- 6:07Invité politiqueFait
« Vous savez, quand vous prenez l'entièreté, je peux vous dire des comptes rendus, nous, on peut se faire traiter, par contre, de raciste, de vichiste. »
- 6:52Invité politiquePromesse
« Moi, j'aiderai, je serai aux côtés de Marine Le Pen, évidemment. »
- 7:07Invité politiquePromesse
« Voilà, on verra bien, moi, j'espère que l'innocence de Marine Le Pen sera évidemment clamée au mois de janvier. »
- 7:19Invité politiquePromesse
« Mais on avait dit, on sait bien que la porte est étroite, mais que tous les moyens pour montrer l'innocence de Marine Le Pen seront empruntés. »
Temps de parole
- Laure Lavalette64 %
- Présentateur31 %
- Présentateur 24 %
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Bonjour Laure Lavalette, les députés vont poursuivre aujourd'hui l'examen du budget à l'Assemblée avec toujours son lot d'impôts et de taxes. Des députés écologistes ont notamment déposé un amendement pour imposer une taxe massue sur les fast-food franchisés. Dans le détail, ça donnerait 50 000 euros à l'ouverture, 10 000 euros par an, voire 100 000 euros s'ils s'installent à moins de 300 mètres d'une école. Alors l'objectif affiché, c'est de préserver la santé des Français et de protéger les restaurants traditionnels. Est-ce que c'est un bon objectif ? Est-ce que vous voteriez cet amendement s'il était soumis aux députés ?
Vous avez l'exemple même de ce que fait la gauche quand elle n'aime pas, elle taxe. Déjà c'est une taxe comportementale, je ne suis pas sûre qu'elle soit constitutionnelle. Et nous n'avons pas l'habitude au Rassemblement National de voter des taxes comportementales. Moi ce qui m'intéresse c'est que ces grosses entreprises payent leurs impôts en France. C'est la raison pour laquelle nous avions voté un amendement, un mécanisme de lutte contre la fraude pour ne pas les mettre en concurrence avec les entreprises françaises. Et puis ce qui m'intéresse aussi c'est que la viande, la tomate et la patate de votre Big Mac viennent d'agriculteurs français.
Ça, ça sera évidemment une préoccupation je trouve importante. Et puis pour la sécurité sanitaire même de nos enfants, vous savez, commençons par les écoles, commençons par les selfs et les snacks, où les sodas sont en vente libre et où beaucoup de lycéens et collégiens déjeunent déjà avec des boissons sucrées. Et que vous interdiriez ? Oui, il faudrait y réfléchir à cette question. Il faudrait y réfléchir.
Alors vous dites taxe comportementale, je précise que la taxe serait de 50 000 euros, mais ça ne fait pas 50 000 euros le burger. C'est bien la société qui paierait la taxe en l'occurrence.
Après les barbecues ou les burgers.
La santé, vous venez d'en parler, préserver nos restaurants traditionnels, c'est-à-dire qu'on doit les protéger ?
Mais les protéger c'est de faire en sorte que ces entreprises-là payent leurs impôts comme le restaurant traditionnel. Alors a priori...
Mais vous dites qu'elles ne payent pas leurs impôts aujourd'hui ?
Si, mais souvent, vous savez, ces entreprises les payent à l'étranger, les payent en Irlande, les payent au Luxembourg. Et nous, nous ne voulons pas de cette évasion fiscale. Il faut évidemment qu'elles les payent en France. C'est la raison pour laquelle nous avons voté au début du projet de loi de finances un mécanisme contre la fraude qui ramène 26 milliards d'euros dans les caisses.
Alors le débat sur le budget, c'est toute une série de sujets très diverses. Hier, on a également eu un retour inattendu de la polémique sur la corrida. Je propose d'écouter cette députée de la France Insoumise. Nous proposons donc de limiter, de décourager les subventions pour la corrida et les écoles taurines, puisque nous avons déjà essayé dans cet hémicycle d'abolir la pratique de la corrida, qui est une pratique cruelle et archaïque. On ne peut pas défendre les chats, les chiens qu'on aime et accepter qu'on puisse torturer un animal domestique parce que ça se passe dans une arène.
Alors la partie sur les chats et les chiens, c'est bien sûr une allusion à Marine Le Pen et son amour des chats. Marine Le Pen, donc elle veut bien défendre les chats, mais pas les taureaux, si je traduis cette députée LFI.
Non, il y a une grande, grande liberté de vote dans notre groupe parce qu'évidemment, la corrida, comme dans vos familles, ça divise. On a des farouches opposants et on a des députés qui aiment. Vous savez, ça ne concerne, j'allais dire, que les villes du sud de la France, et encore pas toutes. Chez moi, c'est plutôt le RCT que la corrida. Mais c'est vrai qu'il y a une interdiction en France de la corrida, sauf dans ces villes-là, au nom d'une pratique culturelle un peu ancestrale.
Mais vous, ça vous paraît important de subventionner la corrida à les écolterines, quand on cherche de l'argent ?
Non, mais moi, je pense qu'effectivement, tout ce qui peut nous aider à garder nos traditions, pourquoi pas ? Voilà, mais encore une fois, c'est vrai que c'est un sujet qui est sensible parce que ça peut heurter des gens. Mais je voudrais quand même dire à cette députée, mais parce que je pense qu'il faut l'être. Mais je voudrais dire à cette députée, par contre, qu'un taureau n'est pas un animal domestique, comme elle vient de le dire. C'est une race qui, d'ailleurs, disparaîtrait si la tauromachine, j'allais dire, ne les élevait pas. Ils sont élevés pour ça. J'ai eu l'occasion de rencontrer des matadors et je trouve qu'il y a quand même derrière ça aussi une culture.
Les premières traces de la corrida, ça remonte à l'Antiquité. Donc oui, ça pose une vraie question aussi au niveau culturel. Et puis surtout, il y a un gros, gros développement économique. Si vous fermez les arènes, je peux vous dire que toutes les villes autour vont souffrir énormément de manques de retombées économiques. Donc, encore une fois, voilà, on n'est pas obligé d'aller non plus à la corrida si c'est un spectacle qui ne nous convient pas. Mais tout ce qui peut aller dans le sens de garantir nos traditions.
Autre actualité sur laquelle je voudrais vous entendre, Laure Lavalette, hier, les ministres des Finances de l'Union européenne se sont prononcés pour appliquer des droits de douane sur les colis importés qui viennent de l'extérieur de l'Union européenne et qui ont une valeur inférieure à 150 euros. Alors, je rappelle qu'il y a quelques jours, le gouvernement disait on va mettre en place une taxe de 2 euros par article. L'ERN était contre. Est-ce que là, les droits de douane européens, vous seriez pour ?
Non, mais encore une fois, on va bien voir comment ça se passe. Et vous avez raison, il y a une vraie question maintenant quand on voit des TEMU, enfin tous ces grands qui sont de plus en plus sollicités par nos compatriotes.
4,6 milliards de colis en 2024, 91% par le net de Chine.
Parce qu'on a, encore une fois, un problème, j'allais dire, de pouvoir d'achat, bien évidemment. Et pourquoi pas ? On va y réfléchir. Je ne sais pas exactement quelle va être la position de mon groupe. Donc pourquoi pas ? Mais voilà, donc si on arrive en tout cas à faire des frontières douanières pour les petits colis, j'aimerais aussi qu'au niveau de l'immigration, finalement, on arrive à retrouver aussi ces frontières. Vous voyez, ça ne peut pas être à géométrie variable. Est-ce qu'on protège l'Europe ou est-ce qu'on ne la protège pas ?
Là, c'est une question de taxation. Je voudrais également qu'on évoque ce rappel à l'ordre de la présidente de l'Assemblée, Yael Brun-Pivest, une information de nos confrères de Figaro, qui vise deux de vos collègues députés RN, Laurent Jacobelli et Kevin Pfeffer. Ils avaient lancé à la députée écologiste Sandrine Rousseau, je les cite, « Sandrine, prends un cachet, Sandrine, tu vas craquer, elle est complètement dingue, elle est complètement siphonnée. » Un commentaire ?
Je ne sais pas, vous avez déjà entendu Sandrine Rousseau de temps en temps dans l'Assemblée nationale. Là, il faut mettre les choses dans son contexte.
Elle doit prendre un cachet ?
Non, je ne sais pas ce que je dis, mais la dernière fois qu'elle est montée à l'Assemblée nationale, lors de notre niche, effectivement, le ton était quand même très particulier. Voilà, ça fait beaucoup de bruit. Mais vous savez, Yael Brun-Pivet, il n'y a pas longtemps, on est retombé sur un tweet de l'année dernière de Yael Brun-Pivet qui demande à Sandrine Rousseau de parler. Vous savez, quand on chuchote, ça avait un nom, je ne me souviens plus. L'ASML. Voilà, en disant « est-ce que la prochaine fois que vous venez, vous pouvez parler tout doucement ? » J'allais dire, c'est un peu le running gag.
On sait très bien que quand Sandrine Rousseau prend la parole, parfois, ça peut être évidemment un peu bon.
Donc, un député RN peut dire ça, il n'y a pas de souci.
Non, mais il n'y a pas qu'un député RN. Vous savez, quand vous prenez l'entièreté, je peux vous dire des comptes rendus, nous, on peut se faire traiter, par contre, de raciste, de vichiste. Ça n'a pas l'air de vous poser un problème. Par contre, qui lui demande de prendre un cachet sur le ton de l'humour, ça en est un. On ne peut pas avoir, vous voyez, ça ne peut pas être à géométrie variable.
Et ça ne pose pas de problème en interne de Marine Le Pen, elle est d'accord avec ses comportements ?
Non, mais ce n'est pas un comportement. Vous avez commencé à l'Assemblée nationale ? Oui, assez bien, à l'occurrence. Dans tous les sens, encore une fois, voilà. Moi, j'aimerais qu'à chaque fois qu'on me traite de raciste, qu'on me traite de vichiste, j'aimerais qu'il y ait des rappels à l'ordre, à ce moment-là.
Marine Le Pen, justement, cette semaine s'est un peu passé inaperçu, mais elle a expliqué que si elle était condamnée en appel dans l'affaire des assistants parlementaires européens, comme ça a été le cas en première instance, elle renoncerait à être candidate à la présidentielle. Ça veut dire qu'elle ne croit plus que la cour de cassation puisse encore la sauver, in fine ?
On va bien voir, de toute façon, le suspense va peu durer, puisque ce sera en janvier, donc on verra bien ce qu'il en est. Moi, j'aiderai, je serai aux côtés de Marine Le Pen, évidemment.
Mais le scénario d'une condamnée de Jordan Bardella prend encore un peu plus de consistance.
Écoutez, la grande chance que nous avons, nous, c'est d'avoir deux personnalités qui sont en capacité d'aller à la présidentielle, et pour le coup, de façon très claire, pour le coup, c'est une chance, je pense, que nombre de partis politiques nous envient. Voilà, on verra bien, moi, j'espère que l'innocence de Marine Le Pen sera évidemment clamée au mois de janvier. Après, nous avions...
Il a même l'air de croire que c'est un scénario qui reste très...
Mais on avait dit, on sait bien que la porte est étroite, mais que tous les moyens pour montrer l'innocence de Marine Le Pen seront empruntés.
En quelques secondes, Laure Lavalette, vous, vous serez candidate au municipal à Toulon ?
Écoutez, je réfléchis, j'ai le discernement un peu long.
La décision n'est pas prise.
Je demande pardon à mes concitoyens, mais écoutez, plus elle approche, évidemment, plus elle commence à prendre son sens. En tout cas, on a une équipe, un programme, qu'il me tarde de leur dévoiler, qui mènera la liste, il y a encore un tout petit peu de suspense. Vous savez, là, les Français sont quand même vraiment focus sur le pouvoir d'achat, sur le budget, très attentifs à ce que moi, parlementaire, je fasse en sorte que leur pouvoir d'achat soit amélioré. Et la décision sera prise quand ? Je reviendrai vous en parler, Bruce, avec plaisir. Merci.
Laure Lavalette