Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewFrance Inter — L'invité de 6h20 (sur Site radio)· 26 novembre 2025 7 minComplaisantFond programmatiqueSanté

Olivier Merckel : "Les données épidémiologiques montrent une absence de lien entre l'exposition aux ondes et le cancer"

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:28OuverteRéponse directe

    Il est 6h21, les ondes de nos téléphones portables provoquent-elles des cancers ?

  • 2:55OuverteRéponse directe

    Alors, pas de cancer donc, mais pour autant, les ondes sont-elles totalement inoffensives ?

  • 4:36OuverteRéponse directe

    Il y a aussi des personnes qui disent avoir des mots de tête, des personnes hypersensibles.

  • 4:58OuverteRéponse directe

    Et les dispositifs anti-ondes, comme j'ai vu qu'il y avait des patches à coller sur le téléphone et tout, c'est une vraie protection ou c'est surtout une vraie arnaque ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:52Locuteur non identifiéFait
    « Il n'y a pas de lien de cause à effet établi entre les ondes électromagnétiques et les cancers. »
  • 2:31Locuteur non identifiéFait
    « Les données épidémiologiques qui sont donc obtenues sur ces très grands effectifs de population montrent avec une bonne confiance effectivement une absence de lien entre l'exposition aux ondes et le cancer. »
  • 2:49Locuteur non identifiéFait
    « Ça nous conduit à ne pas établir de lien de cause à effet entre l'exposition aux ondes et le cancer. »
  • 3:50PrésentateurFait
    « Est-ce qu'il y a d'autres conséquences sur la santé qui ont été identifiées et documentées ? »

Temps de parole

  • Locuteur non identifié75 %
  • Présentateur25 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Il est 6h21, les ondes de nos téléphones portables provoquent-elles des cancers ? Depuis le début, les agences de santé nous disent d'être prudents, de ne pas garder son téléphone avec soi 24h sur 24, de ne pas dormir avec son smartphone sur la table de nuit. Et bien finalement, on peut être rassuré et c'est vous qui apportez cette nouvelle réconfortante Olivier Merkel. Bonjour. Bonjour. Vous travaillez à l'ANSES, l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire. Vous y êtes précisément chef de l'unité d'évaluation des risques liés aux agents physiques. Alors, il y a eu près de 1000 études publiées sur le sujet ces dernières années à travers le monde. L'ANSES en a épluché environ 250.

Les conclusions sont parfaitement formelles. Il n'y a pas de lien de cause à effet établi entre les ondes électromagnétiques et les cancers ?

0:52
Locuteur non identifié

Oui, alors formelle, mais avec évidemment toujours quelques nuances. Et effectivement, cette question-là, c'est vraiment une question importante de santé publique, tout simplement parce qu'on est tous exposés aux ondes radio, que ce soit par le biais des objets communicants, des antennes de téléphonie mobile, et puis bien sûr des téléphones. Aujourd'hui, à peu près 98% des plus de 12 ans ont un téléphone mobile. Donc voilà, c'est une vraie question de santé publique. Et effectivement, ce qui a changé depuis nos dernières évaluations sur le sujet, qui remonte à à peu près 10 ans, c'est l'augmentation des connaissances, l'accroissement des connaissances scientifiques.

On évoquait la recherche et toute l'importance de la recherche à l'instant. Et effectivement, c'est ça qui nous permet aujourd'hui de formuler des conclusions avec un petit peu plus de certitude. Il faut quand même garder à l'esprit qu'on se confonde en fait sur trois types d'études. Trois grands types d'études, des études épidémiologiques en population, avec l'avantage de bénéficier finalement de très grands effectifs de population. Et on compare finalement les personnes qui sont exposées ou pas au téléphone mobile dans des usages réels. Et puis il y a des études qui sont faites chez l'animal, en laboratoire. Ça, c'est le deuxième type d'études.

Et puis un troisième qui sont celles qui sont réalisées également en laboratoire sur des cultures cellulaires pour regarder le fonctionnement de nos cellules lorsqu'elles sont exposées à des ondes. Et on a quand même identifié des effets dans ces études en laboratoire sur les cellules, mais avec des résultats qui globalement manquent de cohérence, je dirais, et donc ne permettent pas d'identifier clairement des mécanismes qui aboutissent au cancer. En revanche, les données épidémiologiques qui sont donc obtenues sur ces très grands effectifs de population montrent avec une bonne confiance effectivement une absence de lien entre l'exposition aux ondes et le cancer.

Et donc, lorsqu'on prend en compte l'ensemble de ces études, ça nous conduit à ne pas établir de lien de cause à effet entre l'exposition aux ondes et le cancer. C'est ça qui est un peu rassurant aujourd'hui.

2:54
Présentateur

Oui, c'est rassurant. Cela dit, on reste quand même vigilants parce que, c'est ce que dit votre rapport, les pratiques évoluent, il y a de plus en plus de réseaux d'antennes relais. Donc voilà, on est rassuré, mais toujours une petite pointe de vigilance quand même.

3:07
Locuteur non identifié

Exactement. On reste dans une approche, je dirais, de précaution tout particulière pour les enfants. Vous l'avez souligné, une évolution des technologies qui est toujours extrêmement rapide, la 4G, la 5G, des développements, des installations d'infrastructures. Et puis, les enfants qui utilisent finalement des téléphones de plus en plus précocement avec des usages qui changent. Et donc voilà, tout ça nous incite quand même à une forme de prudence et à recommander typiquement de limiter son exposition. C'est assez simple, on éloigne le téléphone de son corps, on utilise le haut-parleur, un kit main libre et ça permet de diminuer vraiment très fortement son exposition.

3:46
Présentateur

Alors, pas de cancer donc, mais pour autant, les ondes sont-elles totalement inoffensives ? Est-ce qu'il y a d'autres conséquences sur la santé qui ont été identifiées et documentées ?

3:56
Locuteur non identifié

Alors ça, c'est effectivement la grande question. Aujourd'hui, il y a tellement de données, vous l'avez souligné, on a analysé de fond en comble un millier d'études, on en a retenu 250 pour cette évaluation, rien que sur le cancer. Et en fait, par le biais de cette recherche bibliographique, donc sur toutes les études scientifiques disponibles, on a mis en évidence beaucoup d'études dans les années précédentes qui se sont intéressées notamment aux effets sur la fertilité, sur le système reproducteur, avec des effets qui apparaissent. Et donc ça, ça nous invite finalement à dire qu'il faut réévaluer également ce type d'effet.

Donc ce sera certainement au programme de travail de l'agence dans les années qui viennent.

4:33
Présentateur

Oui, il y a aussi des personnes qui disent avoir des mots de tête, des personnes hypersensibles. Là encore, c'est la science enquête, mais il n'y a pas de certitude.

4:42
Locuteur non identifié

Non, toujours pas de certitude sur ces questions-là. Beaucoup de recherches, notamment, qui sont en partie financées par l'agence également, pour explorer ces questions-là. Donc des conclusions aujourd'hui rassurantes sur le cancer, mais effectivement une vigilance, malgré tout, toujours de l'agence sur ces questions.

4:58
Présentateur

Et les dispositifs anti-ondes, comme j'ai vu qu'il y avait des patches à coller sur le téléphone et tout, c'est une vraie protection ou c'est surtout une vraie arnaque ?

5:06
Locuteur non identifié

Alors, c'est plutôt de l'arnaque, pour être poli, je dirais. Voilà, après, si ça peut rassurer, voilà, un petit peu comme un effet placebo, pourquoi pas ? Bon, après, il faut savoir qu'effectivement, ça coûte un petit peu d'argent, mais pour un effet qui n'est effectivement absolument pas garanti. La seule solution pour réduire son exposition, c'est tout simplement d'éloigner les sources. Et aujourd'hui, la source de champ électromagnétique, finalement, qui est la plus intense, je dirais, ça reste tout de même le téléphone mobile, même si effectivement, on voit dans la population des usages qui évoluent pas mal. On appelle un petit peu moins avec le téléphone collé à l'oreille.

On utilise beaucoup plus des textos, les messages, etc. Et donc, oui, disons que ça permet effectivement de limiter son exposition. Et ce que je voudrais souligner, c'est qu'un usage raisonné aussi du téléphone, finalement, ça prend tout son sens dans la mesure où on a identifié par ailleurs des effets, notamment qui sont liés à la lumière bleue, qui provient des écrans et qui sont assez dommageables pour l'endormissement le soir, mais aussi des effets liés à la sédentarité, au manque d'activité physique, liés non pas aux ondes, bien sûr, mais à l'usage des téléphones mobiles.

Et puis, on termine une très grande expertise sur les impacts sur la santé des adolescents liés à l'usage des réseaux sociaux numériques. Ça sera publié en janvier et là aussi, on a des effets intéressants. Ça donnera l'occasion de vous rappeler.

6:31
Présentateur

En tout cas, pour aujourd'hui, on va garder cette bonne nouvelle. Donc, pas de lien de cause à effet établi entre ces ondes électromagnétiques et les cancers. Merci beaucoup, Olivier Merkel. Vous travaillez à l'ANSES.