Visite d'État au Royaume-Uni : intervention du Président Emmanuel Macron à une rencontre sur l'IA.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Ladies and gentlemen, my name is Hugh Brady and I'm president of Imperial College London. It's my great pleasure to welcome you to Imperial for this celebration of Imperial College for cette célébration de la collaboration franco-britannique en matière d'IA-technologie. C'est un grand honneur d'accueillir le président de la République française sur notre campus. Je suis ravi également de l'écrire les ministres du gouvernement britannique, français, deux pionniers dans l'entrepreneuriat, la recherche de l'IA, Demis Hassabis et Arthur Mench.
Nous sommes implantés dans ce lieu qui est nommé après le prince Albert qui a utilisé les recettes
d'Aripop pour créer ce qui est devenu un des premiers pôles d'innovation. Ce lieu est également connu comme le quartier français de Londres en raison de la très grande communauté française et d'établissement d'enseignement français. J'ajouterai que le campus de la Deep Tech qui est à quelques kilomètres d'ici est implanté sur le site du lieu de l'exposition franco-britannique qui s'est tenue en 1908, première exposition en collaboration avec nos deux pays qui a attiré plus de 8 millions de visiteurs. Monsieur le Président, l'impérial est assez unique parmi les grandes universités du monde par notre tropisme sur la science, la technologie, la médecine.
Notre mission fondatrice était d'être utile, qui était une litote remarquable de tout ce
que l'impérial réalise par sa recherche, son innovation et ses activités entrepreneuriales. Au quotidien, nos élèves, nos étudiants questionnent les forces qui façonnent notre monde. On utilise ça pour relever les défis qui se présentent à l'humanité. Monsieur le Président, nous accueillons votre impulsion ainsi que celle du Premier ministre Starmer pour ce qui est de porter la collaboration en matière de science et de technologie par ce sommet franco-britannique.
À l'impérial, nous sommes très fiers de notre longue histoire de collaboration avec la France et nous savons pertinemment que ce n'est qu'en conjuguant nos capacités de recherche et par une coopération plus étroite avec d'autres partenaires internationaux que l'on peut rejoindre l'impact des grands écosystèmes qui se trouvent aux Etats-Unis et en Chine. Nous sommes très fiers de notre partenariat avec le CNRS. Je voudrais saluer le soutien remarquable du patron du CNRS qui est présent aujourd'hui.
Nous sommes ravis qu'aujourd'hui marque également le lancement du laboratoire Ayrton Blairio qui a été créé.
le physicien Ayrton, première femme élue à l'Institut d'électricien et l'aviateur français Louis Blairio qui a bien sûr franchi pour la première fois la manche en 1908. Et ce labo vise à mobiliser la puissance de l'IA, technologie émergente et de la technique pour relever les grands défis en matière de durabilité et de résilience. Monsieur le Président et le Premier ministre, l'IA, la possibilité de transformer nos économies pour le mieux. Nous sommes fiers en tant qu'établissement qui abrite plus de 500 chercheurs de l'IA. Récemment lancé une nouvelle école de sciences de convergence axée sur l'IA. Nous sommes très heureux d'accueillir le débat sur la tech et l'IA.
Je sais qu'il y aura un débat très animé. J'ai d'abord le plaisir de céder la parole à un autre partisan pour le potentiel de l'IA, Docteur Peter Kyle, ministre de l'Innovation et de la Science.
Je remercie pour cette introduction.
C'est la première fois que j'ai été présenté par mon titre de docteur. Président Macron, excellences, chers amis, j'ai le très grand plaisir de vous souhaiter la bienvenue, Président Macron, à Impérial. Nous nous sommes rencontrés brillamment à un sommet réussi sur l'IA qui s'est tenu à Paris. Votre discours devant le Parlement hier est également source d'inspiration et très instructive sur la nécessité d'investir dans les technologies clés de l'avenir, y compris l'IA, l'espace et le quantique. Le Royaume-Uni et la France sont les deux plus grandes nations en matière de tech et l'IA. Nos collaborations, nos coopérations renforcent par l'amitié nos projets communs.
Le secteur de la tech en Royaume-Uni pèse 1,3 trillion dans un monde de conflits croissants et d'incertitudes.
Il est indispensable que la France et la Grande-Bretagne coopèrent et collaborent aux bénéfices réciproques de nos peuples, de nos industriels et le continent. Comme alliés, nous devons travailler ensemble pour la course de développement de technologies critiques, sans quoi nous perdrons face à nos adversaires.
Nous savons que travailler avec la France sur la tech renforce notre propre secteur de la tech.
Nous lançons un partenariat de supercalcul entre Bristol et GenC, premier établissement de l'IA, qui anime le plan d'action, propulsant des ruptures en matière d'IA, transformant le secteur public en améliorant les vies. C'est pourquoi nous développons le partenariat de recherche entre Oxford, Cambridge et le pôle du Sud pour porter notre attention sur l'éducation de pointe, renforçant par là même nos capacités de recherche communes et contribuant au paysage de l'IA au sens large. C'est pourquoi le Royaume-Uni a rejoint le partenariat de calcul en performance l'an dernier dans le cadre de notre intégration dans Horizon Europe, en renforçant la collaboration sur le calcul.
Cela permettra au Royaume-Uni et aux chercheurs en France de construire des modèles de l'IA plus grands, plus complexes, en écourtant les cycles de développement, en accélérant l'innovation, en créant des emplois à forte compétence dans les deux. Nous apprécions un approfondissement de la collaboration entre nos instituts de sécurité et de l'IA. Nous renforçons notre collaboration dans les institutions, y compris l'OTAN. Nous établissons nouveaux partenariats dans l'espace. Nous collectons des données pour observer les effets sur le réchauffement climatique. et nous bâtissons des systèmes de positionnement de la navigation résilient pour contribuer à la sécurité collective de l'Europe.
Le gouvernement britannique a récemment alloué 86 milliards de livres pour la R&D pour financer l'innovation, pour favoriser les secteurs de pointe pour dynamiser l'économie britannique. Je suis confiant de voir que ce potentiel est partagé par les investisseurs français et par le secteur de l'IA britannique.
que les juges Thales annoncent 40 milliards d'investissements dans l'IA.
des start-up, comme on dit, investissent 35 milliards au Royaume-Uni, renforçant la capacité de défense. Mistral doublent leurs programmes de travail à Londres en même temps. Les sociétés de la tech britanniques gagnent des dizaines de milliards en contrats importants avec la France,
renforçant la croissance économique en préservant des emplois.
Nouveaux partenariats avec Decathlon pour créer de nouveaux labos d'Avatar. 11, collaboration avec M6 TV5 Monde et la collaboration avec GL Events également. Merci encore, Président Macron, de nous avoir honorés de votre présence aujourd'hui. J'ai le souhait le plus sincère que nos deux pays pourront continuer à travailler ensemble pour approfondir notre partenariat dans la science et la technologie et ouvrir de grandes possibilités pour nos deux pays. Merci. Mesdames et messieurs, bienvenue à Imperial. J'ai le grand plaisir d'accueillir notre débat aujourd'hui entre les fondateurs de la tech du Réminé de la France et le Président Emmanuel Macron.
Je commence par inviter Arthur Mench, patron de Mistral, à nous rejoindre.
And then I'd like to invite Sir Demis Hassabis, co-founder and CEO of Google DeepMind, and Nobel laureate. And of course, it's my great honor now to invite His Excellency Emmanuel Macron to join us on stage.
La première question s'adresse à vous, M. le Président, des travaux du développement du protocole de pays jusqu'à Alan Turing, la France et le Réminé ont toujours été des leaders dans les progrès technologiques. Comment voyez-vous la force de la France qui peut être renforcée pour poursuivre ses progrès et d'être compétitif à l'échelle internationale ? Je vous remercie. Merci pour cette occasion qui m'est offerte. Merci, M. le ministre, pour vos paroles, pour votre engagement. Merci de nous accueillir ici à l'université. Et cette articulation entre la science et la croissance est excellente et constitue sans doute la meilleure réponse à votre question.
Lorsqu'on regarde les enjeux, il est clair, ce n'est pas simplement parce que je suis ici, mais que la France et le Royaume-Uni sont vraiment les leaders de la course en Europe. Nous sommes à la traîne par rapport à la fois aux Etats-Unis et de la Chine. Soyons lucides. La grande question pour nous tous, c'est comment faire partie de la concurrence et de dérisquer notre modèle et de ne pas être dépendant des solutions américaines ou sciences. La première réponse, c'est la science, la science et la science. Investir dans la science et de la science fondamentale est une nécessité absolue. Je tiens à le souligner. C'est un point extrêmement important.
Et je me félicite que vous ayez évoqué le CNRS. Et je sais que de nombreux centres de recherche français vont signer des partenariats pendant cette visite. Mais la recherche fondamentale reste capitale et bien sûr la recherche technologique, etc. Deuxième point, c'est la formation des équipes. Nos deux pays ont en effet la possibilité et le mérite de former un grand nombre de chercheurs, de mathématiciens. Nous avons les compétences et nous devons accroître les actions de formation. C'est parti du programme de l'IA que nous avons lancé depuis 2018. Le premier plan d'IA, nous l'avons lancé depuis des formations additionnelles pour nourrir les talons. C'est un enjeu essentiel.
Alors le troisième point, c'est de veiller à ce que l'on ait le bon écosystème. Et ici, nous avons la parfaite illustration de ce qu'ils nous font, avec des labos à la fois publics et privés, mais avec des grandes entreprises qui travaillent avec ces labos et des start-ups. Et l'écosystème innovant, nos deux pays sont vraiment l'écosystème qui est en chef de file en Europe, et nous sommes à la traîne par rapport aux États-Unis. Nous soyons honnêtes par la nécessité que nous avons à augmenter le nombre de start-ups et une montée en échelle, puisque le niveau de nos tickets reste à la traîne par rapport à ce qui se passe aux États-Unis.
C'est pourquoi je pense qu'il nous faut absolument ce grand programme de l'IA de partie de l'autre de la Marche, et c'est pourquoi il nous faut une bonne approche à la paix.
Et l'Union des marchés des capitaux pour l'Union européenne, également, tous les liens, et les marchés des capitaux au-delà des frontières, d'avoir un système de financement, un écosystème,
afin de financer nos innovations davantage. C'est tout à fait essentiel, et tant que nous resterons trop dépendants d'investisseurs aux États-Unis
ou de grands investissements publics, privés, en Chine,
il sera très difficile de consolider un écosystème franco-britannique. Donc une meilleure intégration et une montée en puissance de nos solutions de financement est déterminante. Alors le quatrième point que j'évoquerai porte sur l'infrastructure. Vous avez évoqué le sommet de l'IA. Nous avons tous annoncé des chiffres faramineux pour le commun des mortels, c'est-à-dire pour un projet, vous avez une douzaine de milliards d'euros investis, mais il nous faut une puissance de calcul.
Et en tant qu'Européens, nous sommes toujours tributaires des capacités de calcul et pour entraîner leurs modèles, il est difficile de compter sur nos propres capacités de calcul, car là où nous représentons 20% de ces capacités, nous n'avons que 3%. Quand nous comblons ce fossé en France et au Royaume-Uni, nous avons annoncé des capacités de calcul additionnelles pour entraîner nos modèles, mais c'est tout à fait essentiel.
Il sera peut-être impossible de réduire totalement nos dépendances dans ce volet pour l'infrastructure. Il faut pouvoir disposer des puces. Nous avons créé des puces pour ces usines d'IA.
Mais c'est NVIDIA qui construit 80% de ces capacités. Nous avons signé un partenariat entre NVIDIA et Mistral.
Ensuite, il faut Foxconn et STM. Mais il y a très peu de sociétés à Taïwan.
Il faut travailler avec ces entreprises pour dérisquer notre modèle. Sans quoi nous resterons tributaires d'eux. Nous devons travailler avec votre pays. Mais là, nous devons accélérer notre propre recherche, parce que toutes ces équipes ont appris leur technologie sur l'industrie des puces en Europe. Et je dirais que le dernier point, c'est d'aller vers l'innovation et de partager cette innovation. Cette innovation améliore l'efficacité, la productivité verticale de l'énergie vers les sciences de la vie.
Et c'est là où notre capacité à accélérer l'appropriation de toutes ces innovations, mais comme pour l'AVD, de dynamiser notre capacité à mobiliser l'IA et des technologies de rupture essentielles.
J'ai déjà parlé longuement, mais je suis très heureux d'être là,
parce que DeepMind est un exemple notable de comment changer la donne avec l'innovation et ce que vous faites, par exemple, dans le domaine des sciences de la vie. Il change la donne pour être plus indépendant et la course de l'IA pourrait clairement être gagnée.
Et Mistral est, de notre côté,
et avec un modèle frugal et non-Chinois et Etats-Unis permettant d'offrir un des champions européens que nous souhaitons promouvoir. C'est pourquoi sur ces différents volets, le partenariat entre le Royaume-Uni et la France est à mes yeux essentiel, car nous faisons précisément face aux mêmes défis et de travailler ensemble dans l'équipe. C'est la meilleure façon de construire une masse critique, s'agissant de nos talents, nos labos, nos acteurs clés ou nos capacités de financement.
Je vous remercie.
Je pense que vous avez abordé la problématique de la concurrence dans l'espace hier. Et une des raisons clés, c'est vraiment le rythme d'innovation pour ce qui est l'idée.
On pourrait peut-être voir comment vous réagissez face à cette course et comment nous pouvons non seulement maintenir le cap, mais aller vers l'avant.
C'est un moment tout à fait passionnant.
Le rythme des progrès est tout à fait incroyable, mais c'est un moment très sérieux.
Nous sommes à un moment décisif. Je travaille depuis 20 ans. DeepMind a été lancé il y a 15 ans. Pratiquement personne ne travaillait sur l'IA, tout le monde s'y met, nous pensant que ce sera la technologie la plus transformante qu'invitera l'humanité.
Les décisions que nous prendrons, les décideurs, les États maintenant, tout sera décisif quant à l'évolution. Moi, je suis très enthousiasmant par les possibilités de l'IA dans la médecine.
J'ai passé toute ma carrière à travailler dans le monde de l'IA et nous progressons grandement sur ce front-là. Mais c'est une technologie à double usage, il y a des risques également, et je souhaiterais avoir plus de dialogue au niveau international pour acter des normes minimales quant aux façons dont nous souhaitons piloter ces systèmes. On a discuté avec le président Macron, peut-être qu'il y a dix ans maintenant, si vous souhaitons influer sur l'évolution du débat à l'échelle mondiale, il faut être à la point technologie, d'avoir une place à la table.
Le Royaume-Uni, la France et d'autres pays, tels le Canada, la Suisse, si nous nous retrouvons en partageant les mêmes valeurs, nous pouvons constituer un contrepoids aux deux superpuissances pour influer sur le débat à l'échelle mondiale. C'est important d'avoir cette voix au chapitre puisque cette technologie touchera tout le monde.
If I could come to you on a similar point again, addressing this idea that the pace of innovation is something that is both a challenge and an opportunity, and how you at Mistral AI think about that and respond to that?
Well, one of the premises of starting Mistral AI is to commit to open science and bring open science to the world.
de science et d'apporter des solutions est intéressant de noter que nous avons lancé le groupe comme société franco-britannique, nous l'avons lancé, nous avions un effectif ici très rapidement. Et pour rebondir sur ce que vient de dire Damais en tant que pays, il nous faut avoir une place à la table pour innover. Si vous ne niveonnez pas, vous êtes amené à la réglementation et vous avez moins voix au chapitre sur l'utilisation de la technologie.
Notre approche, c'est de potentialiser les puissances des deux pays, d'avoir de très bons chercheurs, des scientifiques de renom, et en s'engageant à la technologie open avec un modèle d'entreprise par-dessus, nous avons pu accélérer et changer le terrain ou d'avoir suffisamment de transparence autour du modèle, suffisamment d'accès et capacité à les changer. Avec le modèle qu'on a lancé en 2023, le monde académique a pu l'utiliser assez largement, n'a jamais eu autant de citations que Mistral 7D, première version sortie.
La raison en est, c'est suffisamment petit pour les chercheurs qui traversent dans les universités, faire des études en s'engageant à l'open source, en plus que font les Etats-Unis, les Etats-Unis hésitent, y aller ou pas y aller, et ils ont cette concurrence avec la Chine. C'est moins notre cas, mais en s'engageant à cette technologie open, nous avons pu propager la science, avoir de nouveaux chercheurs qui travaillent sur cette technologie, parfois ils viennent chez nous pour lancer leurs travaux. Merci, le débat open source va se poursuivre et un domaine de choix important à l'avenir. Nous avons parlé de la nécessité de favoriser l'innovation scientifique de l'IA,
de l'accompagner. Comment livrer au marché ces grandes technologies de rupture ?
Monsieur le Président, vous vouliez peut-être expliquer comment la France aborde certains des enjeux d'amener ses percées du labo vers le marché. Ça a été un de nos défis majeurs depuis des décennies. Historiquement, nous n'étions pas les meilleurs de la classe. Pour être tout à fait transparent, pendant de nombreuses années, nous avions cette caractéristique d'être assez bon dans certains domaines de sciences fondamentales ou assez bon de l'INREA de CNRS et challengé par d'autres en termes de transfert de la tech.
Au cours des trois dernières décennies, nous avons amélioré l'écosystème en créant la souplesse pour améliorer les transferts de la tech, régler la réglementation sur les droits de propriété intellectuelle, une clé de la souplesse pour les chercheurs. Pour moi, comme toujours, c'est une question d'écosystème et de modèles à suivre. Et tant que dans vos laboratoires, dans vos universités, vous êtes encourés par des gens qui sont 100% dans le secteur universitaire, vous n'avez pas d'incitation de modèles qui vont amener votre innovation au marché. La situation est très différente. On a voté des lois, mis en place des réglementations au début du siècle.
Il y a une grande transformation grâce à la French Tech avec des représentants qui sont... Nous avons lancé cette marque il y a maintenant 10 ans. Et nous avons cet écosystème, pas simplement en France, mais partout dans le monde, qui est source d'inspiration. Et certains de la French Tech ne viennent pas tous d'universités, ils ne viennent pas des grands secteurs de rupture, mais de la recherche fondamentale. Ça crée un écosystème et des modèles et beaucoup d'incitations pour les jeunes, pour les étudiants, des doctorants, des postdocs, à voir comment ils peuvent apporter leurs travaux de recherche au marché pour une montée en échelle pour les asseoir.
Et en tant que responsable, ce que nous devons faire, c'est créer le maximum de souplesse. Nous devons permettre à ceux qui souhaitent rester et participer à la recherche fondamentale d'y rester et d'être compétitif. Et c'est là où nous travaillons d'arrache-pied puisque nous améliorons le modèle et nous allons accélérer notre compétitivité pour préserver nos talents sur la recherche fondamentale. Il faut de la souplesse pour leur permettre de lancer une start-up ou de nouer un contrat avec le privé pour transformer ce qui est la recherche fondamentale en innovation et dans une société, j'espère demain, dans un grand groupe. Nous avons amélioré l'écosystème, c'est un chantier en cours.
Un deuxième point est vraiment sur le financement. J'en ai parlé, mais ça change la donne, ce qui a été fait ces dernières années avec Qtai et d'autres, puisque nous avons des financiers privés qui lancent précisément des moyens additionnels. Il y avait ce fonds TB, on a essayé d'accélérer l'innovation en matière de financement. En tant que fondateur leader, quels sont, selon vous, les enjeux qu'il faut surmonter pour potentialiser l'innovation ? Je pense que la bonne nouvelle, c'est que le Royaume-Uni et la France spécifiquement, mais également, nous avons des talents de classe mondiale, des établissements de classe mondiale, comme Impérial.
Alors, les talents ont toujours été là, j'y crois. Pas dur comme fait.
Alors, une partie de la problématique, c'est l'écosystème.
Comme l'a dit le président, ça s'améliore à accéder au financement. Il y a 15 ans, c'était très difficile de lancer une start-up dans la tech. DeepMind a contribué à ce succès. On a amélioré les choses. Ce qu'il faut vraiment sont de grandes ambitions.
Les gens sont ambitieux comme Arthur pour y aller. On a montré que c'est possible. Et il y a peut-être une absence de modèle il y a 20 ans.
Nous en avons et ça va augmenter avec la prochaine.
Nous sommes fiers du succès d'Arthur, ancien de DeepMind.
Et il faut simplement des réussites pour bâtir un écosystème.
C'est un peu comme comment démarrer la Silicon Valley.
Vous réinvestissez, vous atteignez une masse critique. Paris et Londres disposent de cette masse critique à présent. Nous devons la renforcer avec le soutien des États. Nous pouvons accomplir des progrès remarquables au cours des 10 prochaines années. Arthur, même question. Que souhaitez-vous voir changer ? Qu'est-ce qui a vraiment fonctionné dans le passé pour dynamiser l'innovation ? Tout d'abord, comme d'aimer, c'est une question de l'écosystème et d'attendre. Parce qu'il faut plusieurs générations qui s'empilent en quelque sorte pour une montée en charge. Vous regardez, les États-Unis ont démarré 40 avec nous.
On rattrape ce retard.
Il faut des générations multiples d'entrepreneurs qui suivent le cycle de l'innovation. Dans l'IA d'aujourd'hui, c'est à la fois un domaine de la Deep Tech où il faut investir lourdement pour résoudre des problèmes fondamentaux très difficiles à résoudre. Et ça devient une très bonne activité puisque la technologie actuelle est très utile pour impulser la productivité et la croissance dans les entreprises. C'est à la fois une opportunité et un défi. Pour nous, d'un côté, il faut continuer à investir dans la Deep Tech compétitive et il faut prendre la technologie actuelle et la transformer en produit et solution qui apportent de la valeur aux entreprises. Donc, il faut songer à cela.
Partant des premiers principes, la bonne nouvelle, c'est que ça permet d'avoir de nouvelles sources de financement parce qu'il y a de la croissance à la clé. Ça signifie qu'il y a un modèle d'entreprise probant et ça justifie les investissements dans l'IA qui, il y a 15 ans, était peut-être plus difficile à justifier. Donc, le terrain de jeu de l'IA est passé vers quelque chose d'assez comparable à la biotech. Vous investissez beaucoup, vous nous aboutissez un modèle d'entreprise. Ça crée beaucoup de concurrence parce que bien que vous avez des boîtes multiples qui font à la fois la partie business et technologie, on voit cette accélération qui progresse aujourd'hui. Merci.
Bon, ce qui est clair à mes yeux, c'est qu'il y a beaucoup de défis communs et d'opportunités à la fois à France et au Royaume-Uni et pendant des suggestions qui viennent de la table ronde, l'intervention du Royaume-Uni pour traiter et relever ces défis.
Je passe à présent au constat que l'IA est vraiment une technologie transfrontière, une technologie mondiale.
Monsieur le Président, comment voyez-vous l'Europe qui aborde l'innovation, une sorte d'écosystème de l'innovation en déverrouillant le potentiel de l'IA, parlant des autres pays dans la course ? Oui, je suis d'accord avec vous. C'est une innovation transfrontière. L'IA ne peut pas être perçue comme un secteur économique. C'est une grande transformation qui a invité tous les secteurs potentiels et un changement majeur de la structure économique. Et par ce lien qu'il y a avec les différents secteurs, sciences de la vie, énergie, clairement, cela va nous amener à des innovations de rupture. Il n'y a pas d'autre solution que de voir l'IA comme une tendance mondiale.
Et c'est précisément ce que nous devons préserver. Il importe de préserver cette approche mondiale. C'est le moyen le plus efficace de relever nos enjeux. Si nous souhaitons accompagner nos changements énergétiques et des sciences de la vie, il faut apporter, rassembler toutes les innovations à l'échelle mondiale. La difficulté, c'est que nous faisons face à des éléments d'exclusivité dans certains volets de la chaîne de valeur, certains blocs. Et c'est là, je l'ai évoqué hier dans mon intervention au Parlement de Westminster, j'ai parlé de dérisquer, mais c'est précisément l'enjeu. Je ne souhaite pas découpler l'Europe, la perspective européenne de celle du reste du monde.
Ça n'a pas de chance, mais il faut regarder le monde lucidement, le monde qui est le nôtre aujourd'hui. Sommes-nous certains que tous les pays du monde seront super coopératifs avec nous et que le jour où vous avez une innovation de rupture ? Eh bien, les gens diront très bien, ce sera de la science ouverte. J'en ai aucun doute. Voyons ce qui va se passer avec les groupes du secteur de la pharma au cours des prochains jours avec nos amis américains. Nul n'aurait imaginé ce qui se passe aujourd'hui sur les droits de douane, les échanges aujourd'hui. Si nous sommes trop dépendants en termes de puissance de calcul, par trop dépendants en matière de capacité de calcul.
Donc clairement, nous devons travailler d'arrache-pied, de faciliter d'enteriner. Enfin, c'est une approche mondiale, qu'une tendance mondiale d'innovation par-delà les frontières. Nous devons nous dérisquer en matière de puissance de calcul. Ça, c'est une première chose. Et pour les puces, nous sommes bien trop tributaires de certains groupes chinois ou taïwanais plutôt et renforcer nos capacités dans le domaine de l'énergie. Nous sommes un bon partenaire avec votre pays sur l'énergie. Nous en parlerons davantage demain lors du sommet si vous ne mettez pas en place la technologie Bacard. Vous n'êtes plus dans la courte d'avoir ces superbes capacités de production d'énergie.
Un des gros avantages, en 2024, nous avons exporté 90 TWh par temps, essentiellement notre programme nucléaire. C'est un enjeu essentiel et au niveau de l'Europe, nous devons renforcer notre stratégie pour construire, produire bien plus d'électricité Bacard. Et quatrièmement, les talents. Nous formons énormément de talents. C'est un de nos avantages. Nous l'avons tous les trois souligné, mais soyons honnêtes, bon nombre de nos talents sont attirés ailleurs. Donc, il faut déployer les bons choix pour les retenir, pour les garder chez nous ou créer les bonnes incitations pour les ramener chez nous. Ce qui se passe aux États-Unis également sur le plan scientifique constitue une bonne dynamique.
Je ne veux pas être cynique sur ce point-là parce que c'est terrible pour la science, pour le climat, etc. Mais de proposer en tant qu'Européens la perspective où ceux qui souhaitent travailler sur le climat, sur l'IA, et de travailler dans un contexte académique librement, et nous croyons dans la liberté académique et la recherche libre, ce sont des perspectives européennes qui s'offrent à eux. Et maintenant, cela semble éminemment attractif parce que c'est contesté dans d'autres lieux. Donc, ce sont des éléments critiques, même si c'est une approche mondiale. Il ne faut pas être trop naïf et dérisquer un peu notre modèle.
C'est là où nous devons travailler ensemble, puisque nous sommes précisément dans la même situation. Je vais partager avec vous une question post-Brexit qui est très politiquement incorrecte. Mais si j'ai bien suivi le récit du Brexit, l'histoire, c'était de dire qu'on pourra régler plus simplement nos problèmes sans l'UE. Je ne suis pas sûr que vous ayez mieux réglé les problèmes de migration et de financement. Je suis sûr d'une chose, avoir des liens renforcés, le meilleur moyen de régler nos problèmes critiques en matière de recherche, science et IA. Vraiment.
Et c'est pourquoi je n'ai pas le sentiment que les États-Unis sont là en train de vous embrasser en disant vous êtes nos meilleurs amis, en vous donnant les meilleures perspectives en matière de pharma. Mieux que nous, sur le plan commercial, vous négociez. J'aimerais 10 % de droit, c'est bon pour personne. Donc je pense que même le grand large peut être attractif parfois, mais des amis proches partageant la manche, de part et d'autre de la manche, des amis de longue date prévisibles et respectueux et parfois bons pour l'innovation. J'allais justement dire, je parle en votre nom à tous. Nous sommes ravis d'être de nouveau à Horizon Europe au nom de la communauté d'innovation.
Je voudrais conclure par une approche plus globale. On a eu le sommet de Londres, le sommet à Paris. L'année prochaine, nous serons en Inde pour le sommet d'impact de l'IA.
Arthur, je me tourne vers vous. On pourrait donc chercher à comprendre ce que vous souhaitez voir à l'agenda et que souhaitez-vous voir à la fin de ce sommet.
Il nous faut commencer à réfléchir comment l'IA affecte les démocraties et comment cette technologie qui apporte beaucoup d'avantages peut être utilisée dans les deux sens pour ce qui est de répondre aux besoins des citoyens. Ce qu'on a commencé à faire en tant que groupe, travailler avec les services publics, de mettre cette technologie entre les moindres citoyens, mais il y a aussi une façon dont cette technologie peut servir comme outil d'influence d'une façon qui ne serait peut-être pas suffisamment transparente pour les prochaines élections. Donc je souhaiterais voir que cela soit mis à l'ordre du jour.
Personnellement, je pense que cela va peser sur les prochaines échéances électorales. C'est un risque qui est accéléré par une concentration de pouvoir par certains groupes américains. Il faut regarder cela, s'assurer de suffisamment de transparence. Ça, c'est un aspect, je dirais, regarder les avantages, notamment en Inde, comment cela pourrait être utile. En fait, c'est une technologie qui peut faciliter l'accès aux services, services de santé, notamment. Une meilleure perspective d'emploi, meilleur lien vers l'État, une meilleure acceptation de son rôle. Ça peut être facilité par l'IA. On peut donc l'approfondir et avoir des propositions précises qui sont fondées sur la science.
Je pensais que Bletchley Park et les sommets de Paris sont une grande réussite et je me réjouis à la perspective du prochain sommet indien. Le dialogue international est essentiel pour l'IA. Je partage les propos du Président. Il est excellent de voir cette coopération entre la France, le Royaume-Uni, l'Union européenne qui monte en puissance des systèmes de valeurs partagées, décriber les opportunités éclairées de manière sensée. On parle toujours d'être audacieux avec les opportunités, la science, la médecine, les solutions qu'apporte l'IA. Il faut l'embrasser économiquement et scientifiquement, mais il faut le déployer de manière responsable au bénéfice du monde.
Et le Royaume-Uni, la France, en convocant ces deux sommets prochains, ont un grand rôle à jouer en la matière et nous avons hâte d'y être à la prochaine édition, Monsieur le Président. Perspective du prochain sommet. Je partage totalement ce qui vient d'être dit. La première, la pertinence de ces sommets, c'est d'avoir une discussion mondiale. C'est un pari essentiel de ne pas diviser ce monde entre le Nord et le Sud, les Etats-Unis d'un côté, la Chine de l'autre et le reste du monde. Je pense que ces séries de débats mondiaux permettent tout d'abord aux gens de se regrouper, d'échanger sur les opportunités et sur les préoccupations.
C'est une possibilité de favoriser les échanges entre les chercheurs, les universitaires, les entrepreneurs, les investisseurs et les responsables. Et c'est un écosystème pertinent à l'échelle mondiale, si nous souhaitons guider, si c'est possible, et accompagner les innovations en matière d'IA dans la direction que nous souhaitons. Et de resynchroniser nos agendas, puisque nous voyons des différences dans certaines parties du monde, innovation, réglementation, l'absence totale de réglementation.
C'est important si nous souhaitons précisément rester dans la course et d'avoir l'IA au service de l'humanité, partager ce débat et de s'assurer que l'IA, dans sa conception, va dans la bonne direction et que les responsables disposent de suffisamment d'appropriation, de compréhension de toutes ces innovations et de voir ensemble comment construire l'écosystème le plus efficace et éthique. D'avoir ces débats sur tant de sujets et le même débat de l'Inde au Canada est très important à mes yeux.
Et j'ai hâte d'assister à ce premier sommet en Inde.
Vous avez lancé la première édition au Régime mini. Je tiens à vous le féliciter. C'était un moment charnière et cette coopération est essentielle entre nos deux pays à l'échelle mondiale.
Merci beaucoup.
C'est clairement, ces débats doivent se poursuivre. Je remercie nos intervenants pour une table ronde fascinante sur l'avenir de l'IA, de l'innovation,
montrant combien il est important pour les responsables et les innovateurs se parlent en naviguant un domaine de la nouvelle technologie.
Merci à nos intervenants.
Merci pour quelques instants. Ensuite, nous vous donnerons le top départ.
Emmanuel Macron