Aller au contenu
Tous les transcripts
interviewLaurent Wauquiez· 9 juin 2026 20 min

Face à face BFM, mardi 9 juin 2026 | Laurent Wauquiez

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[musique] Il est 8h29, vous êtes bien sûr RMC et BFM TV. Bonjour Laurent Voquier. Bonjour.

Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes le député de Haut Loloire et président du groupe droite républicaine, le groupe LR à l'Assemblée nationale. De très nombreuses questions à vous poser.

Et d'abord évidemment après la la mort de Liana et la série en chaîne de dysfonctionnement de raté. Que faire ? Que faire ?

La réponse politique, le premier ministre dit qu'il réunira à nouveau ce matin les ministres concernés. Géral Dearmanin, Laurent Nugèz, la ministre de la santé, le ministre de l'éducation, la ministre des de l'égalité femme, homme. Qu'est-ce qu'il faut faire ?

Qu'est-ce qu'il faut dire ? D'abord, je voudrais juste dire quelque chose. Ça me rappelle des souvenirs qui sont très douloureux.

Chez moi, je sais pas si vous vous en souvenez, mais il y avait eu un drame qui était exactement la même chose à l'époque, les mêmes gesticulation euh sur une gamine qui devait avoir 13 ans au collège Chevnol, qui avait été torturé, violé, brûlé par un assassin, un prédateur qui avait été mis dans un internat mixte alors même qu'il avait déjà eu des plaintes de viol contre mineur contre lui. Et j'ai l'impression de revivre la même chose. Vous parlez d'Anè ?

Oui, bien sûr. Agnès, au collège chevennol chez moi Hloloire aux Chambran sur l'ignon. Euh le même drame, les mêmes visages de famille abassourdi, la même colère, les mêmes marches blanches, le même dysfonctionnement de la justice.

Et je me dis mais ça se reproduit, on a la même chose. À quel moment est-ce qu'on prend la mesure de ce à quoi on a faire face ? Parce que pour répondre très simplement et clairement à votre question, je crains que ce soit pas un fait d'hiver.

C'est pas un acte isolé. Il va pas seulement suffire de chercher la responsabilité de telle politique, tel procureur, tel personnel de gendarmerie. On a affaire pour moi à la fate globale de la justice française.

Ça remonte à loin. On en a aujourd'hui l'aboutissement. On a un système de justice qui ne marche plus, qui ne protège plus, qui ne protège pas nos enfants.

Et donc si on veut répondre, c'est pas de la gesticulation qu'il va falloir, c'est un changement très profond de toute notre approche de politique pénale. Est-ce que ça veut dire qu'aujourd'hui toutes ces réunions qui s'enchaînent, ces conférences de presse à l'Assemblée nationale, à Matignon, c'est de la gesticulation ? Non, ça veut dire je je pense que quand le garde des sauts dit clairement c'est pas juste des responsabilités à établir sur une affaire mais qui pose le problème global de l'ensemble de la politique pénale, je pense qu'il a raison.

Euh qu'est-ce qui est en train de se passer ? On a une justice extrêmement lente en France et tout se tient quand on a une justice qui est pas capable de condamner dès le premier délit. Quand on a une justice qui n'est pas capable de réagir au casseur, c'était quand même le débat de la semaine dernière.

Il y a une semaine, quasiment jour pour jour, on était dans les premières comparitions immédiates après les casses autour de la victoire du PSG et avec le retour de ce qui s'était passer il y a un an où souvenez-vous 500 gardes à vue, même pas 10 personnes qui vont en prison. Quand on a une justice qui n'est pas capable d'expulser des délinquants étrangers, quand on a une justice qui n'est plus capable de mettre hors d'état de nuire des prédateurs sexuels, on a un problème majeur, c'est que la justice pour qu'elle marche, il y a deux conditions qui sont simples, je pense, mais qui sont très difficiles à mettre en œuvre. La première, il faut que ce soit rapide.

En moyenne, au Royaume-Uni, on juge trois fois plus vite et il y a 50 fois il y a 50 % de places de prison de plus. En France, notre justice est beaucoup trop lente. 4 ans. 4 ans, vous vous rendez compte ? 4 ans en moyenne et c'est comme ça qu'on récupère cette situation.

Puis de la deuxième chose c'est que comme il y a pas de sanction dès le premier délit, comme on a perdu le sens d'une politique pénale qui est quand même de mieux sanctionner pour pouvoir mieux protéger, et bien à l'arrivée, on est submergé par la violence, par la délinquence, par les prédateurs parce qu'il y a plus de peur et donc il y a plus de respect. Donc la question de la sanction pénale pour vous est liée à tout le reste. Pour moi, tout se tient.

Sinon, vous comprenez pas. Je pense que ceux qui nous écoutent et qui se disent "Mais comment c'est possible ? 70000 plaintes qui mettent en question des mineurs qui sont en cours d'instruction, 70000 en France, comment c'est possible Malheureusement la réponse elle est là, c'est que comme notre justice est trop lente, comme elle n'arrive plus à endiguer le flot de violence, elle est submergée par des faits qui se multiplient et face auxquels on ne pose pas dès le début des sanctions.

Général de Darmanin qui a donc annoncé ce dimanche en effet qu'il allait demander aux procureurs généraux de reprendre, je cite, l'intégralité des plaintes qui touchent des enfants, soit [grognement] environ, dit-il 70000 dossiers d'ici au 14 juillet. Il faut le faire quand même. Évidemment qu'il faut le faire, mais la réponse, elle sera pas là seulement.

Tiens, la réponse c'est plus globalement de se poser sur toute notre politique pénale. Et ce que je veux dire aussi à ceux qui nous écoutent ce matin, c'est possible. Tiens, d'autres pays l'ont fait.

Je citais l'exemple du Royaume-Uni qui a revu sa politique pénale, qui a essayé de faire en sorte que la procédure soit plus rapide, qu'elle soit plus efficace. Euh on peut citer l'exemple des Pays-Bas où le principe au Pays-Bas, c'est qu'on a vous rappelez avec raison dès le début. Nous en France, on attend le multirécidiviste et donc on est submergé par la délinquence.

Qui va faire ça ? C'estàd que ce que je trouve quand même très frappant, c'est qu'au fond ce que vous dites, c'est ce que déjà Géraldin disait il y a 1 an. Reprenons l'exemple du PSG.

Il y a 1 an, quasiment jour pour jour, il y avait les mêmes émeutes et il y avait à peu près la même proportion de personnes qui étaient arrêtées. Et à ce moment-là, Géral de Darmanin avait dit "C'est un échec, notre justice ne fonctionne pas suffisamment bien." Et il avait proposé parmi les pistes de réflexion l'idée de supprimer le surcis.

C'est-à-dire que en fait, une peine prononcée, elle est tout de suite appliquée. Elle est pas une menace pour si jamais un jour il y a à nouveau quoi que ce soit. un an après, il est ministre de la justice.

C'est pas c'est pas quelqu'un qui dit ça loin, c'est il est en ce moment même au ministère de la justice. Et c'est encore une piste de réflexion. Je veux dire, je je vous écoute tous et j'ai quand même l'impression que tout ça est très largement théorique.

Quand est-ce que ça atterrit dans le monde réel ? Non, mais si on veut un que ça atterrisse dans le monde réel, il y a une première condition qui est juste la première de toutes les autres. Faut faire des places de préson parce que tant qu'on ne fera pas de place de préson, tous les discours qui seront tenus ne serviront à rien.

Notre problème, c'est queon n'est pas capable d'emprisonner et donc on a une politique pénale qui a été faite à rebour en fonction du nombre de places de prison qu'on a. Et donc l'impératif, mais ça fait 10 ans que je me ban répétant, c'est de construire des places de prison. J'ai un député dans mon groupe qui propose de construire des prisons chez lui, une prison chez lui depuis plus de 10 ans.

Et pourquoi ça se fait pas ? Bonne question. J'ai interpellé le j'ai interpellé l'administration.

On a essayé de le soutenir. Il se bat, il essaie de s'exprimer de C'est quoi ? Non mais c'est dire c'est des blocages, c'est quoi ?

C'est l'urbanisme ? C'est les associations de Rivin ? C'est la justice, c'est quoi ?

C'est c'est des moyens, c'est c'est globalement, je pense un système qui est beaucoup trop lourd. Pour les Jeux Olympiques, on est capable de mettre en place des procédures ultra rapides pour faire des équipements sportifs. Il faut faire la même chose pour construire des places de prison.

Et donc si on reprend dans le bon sens pour pour le dire très clairement, un des places de prison de une refonte totale de notre politique pénale et pas juste quelques têtes d'épingles. C'est on a besoin de tout remettre à plat et sans doute que comme l'éducation ça devra être pour moi des grands débats de 2027. Alors, l'éducation, la justice, comment est-ce qu'on remet à plat ?

Quand vous écoutez par exemple Bruno Rotaillot, le patron des Républicains, il dit qu'il veut créer, je cite, une cour disciplinaire de la magistrature avec cette question qui est celle de la sanction des juges et de la responsabilité des juges. Question aussi là-dessus, est-ce que à vos yeux les magistrats doivent rendre des comptes ? C'est un débat que Bruno Retaillot a raison de poser.

Quand il y a un pouvoir, quand il y a une responsabilité, en face, il faut qu'il y ait des contreparties et donc il y ait évidemment bah la possibilité que quand il y a des dysfonctionnements lourds, la responsabilité des juges soient mis en cause. Pour moi, c'est une évidence, ça doit pas poser des sanctions. Mais je vais quand même aller au cœur du sujet.

Ce qu'attendent les Français, c'est pas de mieux sanctionner ou de plus sanctionner des juges qui font des fautes, c'est qu'on a un système de justice qui fasse moins de fautes, qui fasse moins d'erreurs judiciaires, qui protège. Et donc si vous m'interrogez ce matin sur ma priorité, moi ma priorité c'est une politique pénale plus rapide et qui sanctionne mieux. C'est ça ce que je pense être le cœur de notre débat. avec une autre question qui est la question des violences en particulier vis-à-vis des des femmes et des enfants.

Cette proposition de loi dite intégrale qui est une proposition de loi transpartisane qui est portée plutôt par une députée socialiste mais qui hier a été présentée aussi par la présidente de l'Assemblée nationale qui voudrait que ça revienne à l'ordre du jour. Est-ce que vous estimez que cette loi avec 140 propositions très vastes, très larges, elle doit être à nouveau examinée ? Vous l'avez dit, c'est une loi qui est portée par une députée socialiste.

Je n'aurai aucun problème à la soutenir et mon groupe sera impliqué si jamais elle vient à l'Assemblée nationale pour pouvoir l'enrichir et l'améliorer. Mais je redis ce que je vous dis ce matin, tout se tient. C'est la question de la protection de nos enfants.

C'est la question de la lutte contre la délinquence des femmes. Contre la délinquence contre les femmes. Bien sûr, c'est une évidence mais c'est plus global.

C'est toute notre politique pénale qui est par terre. J'ai bien compris. Pour vous, c'est la question de en gros du début, c'est-à-dire ministère plutôt l'art de l'intérieur jusqu'au bout, c'est-à-dire la question de la sanction et de l'application des peines.

Et pourquoi je vous le dis ? Parce que je suis convaincu qu'on peut y arriver. Je suis convaincu que ça peut se redresser.

Je suis convaincu qu'on peut remettre de l'ordre dans notre pays. Mais à une condition, c'est qu'on pose les beaux débats. Les bons débats.

Et ma crainte, c'est que comme toujours en France quand il y a un drame, on a tendance à faire des réponses qui sont trop petites, trop limitées, qui se situent pas à la hauteur de l'enjeu. La hauteur de l'enjeu, c'est bien ça. C'est notre justice aujourd'hui est en faillite, il faut retrouver une justice qui se sanctionne.

Est-ce que c'est une question de moyen ou est-ce que c'est une question de philosophie ? Les moyens sont nécessaires, il en faut plus et ça ne sera pas suffisant. S'il y a pas cette volonté de sanctionner et cette capacité d'emprisonner, ça ne suffira pas.

Pour que ça passe, il faut gagner et il faut être au pouvoir. Euh vous avez dit, la machine à perdre est enclenchée. Mais qui l'alimente ?

Mais tout vous avez l'air tous de parler en votre nom propre. Il y a pas de collectif quand je vous entends vous la droite. J'essaie en tout cas.

Alors, peut-être que j'y arrive pas pour l'instant, mais j'essaie de parler à tout le monde. C'était pas ma spécialité, hein. Euh, oui, enfin, vous avez tous dit que vous aviez changé.

Alors, un de plus. Non, mais je veux dire, franchement, vous êtes pas le premier à dire madame de commencer à désespérer. Vous êtes pas le premier à me dire ce matin, mais regardez comme j'ai changé, regardez comme je me suis amélioré.

C'est ma faute, c'est ma très grande faute. Bon, c'est pas du tout ce que je vous ai dit. C'était un léger petit trait d'autodérision qui de temps en temps peut être salutaire en politique.

Donc maintenant, vous êtes pour le collectif. OK. Non, c'est pas ça.

C'est juste je regarde c'est quoi la situation. Division partout, multiplication des candidatures. Vous avez vu Mélenchon ce weekend ?

Il dit chez nous c'est carré et en effet on peut dire que c'était carré hein. Tout le monde derrière lui sur la scène. Est-ce que Est-ce que c'était une démonstration de force ?

Oui. Oui. Est-ce que à l'arrivée Jean-Luc Mélenchon sera beaucoup plus haut que ce que tout le monde veut croire ?

C'est une évidence. Est-ce que potentiellement il peut être qualifié au second tour ? Je le crois, je le dis depuis de nombreuses semaines.

Et donc la droite en étant divisée prendra une immense responsabilité de permettre la qualification de Jean-Luc Mélenchon au second tour de l'élection présidentielle. Ce que beaucoup de politiques à droite semblent totalement ignorer et ce que beaucoup de Français redoutent. Donc oui, je me bats.

Alors, vous avez raison de me le dire. Très bien. Vous m'expliquez que vous avez changé.

Je me bats pour faire en sorte qu'on soit rassemblé. Est-ce que vous êtes pas en train de vous battre surtout que Bruno Rotaillot soit pas le candidat de la droite ? Est-ce que c'est pas surtout ça l'objectif ?

Ouais, je me bats pour que tout le monde soit rassemblé et même si vous essayez de m'emmener de me du côté de mes vieux démons, j'irai pas là-dedans. C'est je considère que je veux parler à Bruno Rota je veux parler à Édouard Philippe, je parle à Gérald Armanin, je parle à Sarah Knafo. J'essaie de mettre tout le monde ensemble et de leur dire très simplement on a une responsabilité.

On ne peut pas être chacun avec des candidatures isolées qui aboutiront à ce que la droite soit disqualifiée dès le premier tour parce que dernière il y a cette menace immense de Jean-Luc Mélenchon. Alors on fait comment ? On fait comment ?

C'estàd que vous faites vous faites comment vous quelle est la recette ? Est-ce que c'est une histoire de sondage ? On regarde on je sais pas on dit bah au 1er septembre on voit lequel est le plus haut.

Est-ce que c'est une histoire de primaire et dans ces cas-là avec qui vous évoquez Sarah Knafo ? Mais parce que Sarah Knafo ça sonne pas comme Éric Zemour mais la vérité c'est qu'elle l'a déjà dit. Elle elle est pas sur la présidentielle.

Ce sera Eric Zemour. Donc est-ce que ça va de Eric Zemour parce qu'on va dire les choses comme elles sont ? C'est pas Sarah Knafo.

Est-ce que ça va de Eric Zemour à je sais pas Gabriel Atal ? Alors d'abord justement ce que j'essaie de faire c'est de pas tomber dans votre piège pardon. Euh votre piège c'est celui de la droite, c'est le raisonner à partir de personne et chacun s'excommunie et tout le monde dit "Je peux pas travailler avec un tel parce que il m'a trahi il y a 5 ans ou un tel parce qu'il a pas les bonnes idées." J'essaie de dire à tout le monde commençons par travailler sur le fond.

Qu'est-ce qu'on veut porter ensemble ? moins d'immigration, moins de dépenses publiques, moins d'assistanat, plus de pouvoir d'achat, plus de sécurité, plus d'économie. Bon, qui est-ce qui est d'accord avec ça ?

Le RN ? Non. Vasy.

Non. Pardon madame Dealer, ce que vous dites est faux. Interrogez madame Marine Le Pen, demandez-lui si elle est de droite.

Posez-lui la question de savoir est-ce qu'elle est prête à faire des économies sur la dépense public. Vous allez me dire en effet qu' a il y a un désaccord sur les économiques. Mais Ah bon ?

Et pour vous, c'est rien l'économie. le pouvoir d'achat de ceux qui nous écoutent. C'est pas rien.

Mais jusqu'à présent, le RN était votre adversaire sur d'autres questions que celle-là. Mais je moi j'ai toujours eu la même réponse. Je n'ai jamais changé à votre micro.

Je vous ai toujours dit si on veut redresser le pays, faut arrêter l'assistana, faut faire des économies sur la dépense publique, il faut revaloriser le travail. J'ai toujours le même discours. OK.

Alors, partons de ce principe là. Et donc, on commence par dire comment vous organisez la sélection du candidat. Qu'est- c'est ?

Attendez, n'allez pas parce que en fonçant comme ça comme un chien fous, c'est comme ça précisément qu'on y arrive pas. J'essaie de poser les choses dans l'ordre. D'abord un programme commun de la droite.

Comment est-ce que la droite peut partager des idées ? Ensuite faire discuter tout le monde ensemble. Moi, je veux qu'on puisse mettre dans une même pièce des personnalités de sensibilité différentes de droite qui ne se parlent plus.

Et c'est ce que j'essaie de faire. Et ensuite à l'automne, bah il faut trouver un système pour arbitrer tout le monde. Moi, vous savez celui pour lequel je plaide, je considère que seul une primaire peut permettre de le faire.

Mais si d'autres ont de meilleures idées, je tiens pas la primaire en tant que telle. Je veux juste qu'on trouve un système qui permette de mettre tout le monde ensemble. et ça doit se faire à l'automne.

Et si ça ne se fait pas à l'automne, je pense que ce sera trop tard. Est-ce que Renaissance, puisque on ne va pas dire les noms puisque vous dites le problème n'est pas des personnes, mais les idées, est-ce que les idées portées par le Parti Renaissance ont vocation pour vous à faire partie de cette grande famille de la droite ? Si elles sont à droite, oui, si ça consiste à dire "Ah bah l'immigration peut-être un peu, on peut continuer, on va pas complètement être ferme." Non.

Si on est clair sur le fait de dire on baisse la dépense publique pour rendre l'argent au français comme ce que j'ai fait dans ma région Verronalpe, c'est oui. Géral de Darmanin sur l'immigration pour prendre cet exemple là, il dit il faut faire 3 ans de pause. Gabriel Atal, lui il dit il faut se concentrer sur l'immigration de travail donc stopper l'immigr baisser en tout cas le regroupement familial et l'immigration plus familiale.

Entre ces deux là, le programme enfin la proposition de Gérald Dermanin a davantage vos faveurs. Oui, moi vous me connaissez sur l'immigration, je suis favorable à ce qu'on soit très ferme. Il faut évidemment arrêter l'immigration hors de contrôle mais je suis pas fermé.

C'est que pour que la droite revive, il faut qu'elle accepte la stimulation d'idée et le débat. Si jamais je viens avec votre plateau et que je dis moi je suis capable de travailler que avec des gens qui ont exactement les mêmes idées que moi, on ne s'en sortira jamais. Donc le principe c'est de retrouver de la diversité.

Il y a une droite qui est libérale, il y a une droite qui est gauliste, il y a une droite qui est plus sensible au monde du travail, c'est la mienne. Il y a une droite qui est très attentive au sujet économique. Voilà, ça fait partie de la richesse d'une famille et au fond depuis 15 ans, elle est partie en puzzle pour reprendre l'expression des tontons flingueurs et il faut la remettre ensemble.

Et c'est ce que j'essaie de faire. Votre vocation, c'est de réorganiser ça. C'est que vous ne vous rajouterez pas à la liste des prétendants.

C'est exactement ce que je fais, c'est-à-dire que je ne me rajoute pas à cette liste de prétendants. J'essaie de contribuer au rassemblement. J'essaie aussi de ne pas être emprisonné dans un camp parce que c'est pour ça que vous n'irez pas au meeting.

Vous avez dit que vous n'iriez pas au meeting de Bruno Retaillot le le 20 mai prochain le plus cancer là en juin ou je sais plus. [rires] Non, pardon, pardon, mais comme il y a des meetings en ce moment absolument partout tout le temps et en même temps c'est [rires] vrai que c'est le 20 juin. Euh c'est bien d'avoir euh je vous avoue que là-dessus [rires] je ne savais plus.

Je reconnais moi aussi mes tors. Il y a pas de problème. Vous avez changé vous aussi.

Ouais. Ouais. Beaucoup.

Et donc euh juste qu'est-ce que je veux dire par là ? Pourquoi vous y serez pas ? Je ne participerai pas à des actions de campagne qui vont nourrir la division avant qu'on soit tous rassemblés.

Donc je n'irai pas au meeting de Bruno Rota. Je ne participerai pas plus au meeting d'Édouard Philippe. Je n'ai pas fait d'action de campagne avec David Lisnard et pourtant c'est un ami.

Parce que ce que j'essae, c'est que je pense qu'on aura besoin de quelques personnalités qui sont Mais tout cela pourrait être légitime Géral Darmanin y compris parce que c'est vous-même qui l'avez cité. Pour moi, le candidat légitime des républicains, c'est Bruno Rota. Je l'ai dit, mais ce que je cherche, c'est le candidat de la droite.

Pas de tel ou tel parti, pas de telle ou telle chapelle. Ce qu'il faut, c'est mettre tout le monde ensemble. Et c'est pour ça que ce dont on a besoin, c'est qu'il y ait quelques personnalités qui soient pas pris dans les camps, qui soit capable d'échanger, de discuter, de faire un peu le lien.

J'essaie de le faire, il y en a d'autres qui le font. Gérard Larch, Gérardmanin aussi he contribue à ce qu'on discute les uns avec les autres. On essaie de porter ça ensemble.

Laurent Vequier, vous avez dit, je crois, cette phrase : "Le plus grand danger aujourd'hui, c'est Jean-Luc Mélenchon. Est-ce que vous estimez que le plus grand danger c'est Jean-Luc Mélenchon ou c'est Marine Le Pen ? Je le redis à votre micro, le plus grand danger politique pour la République, c'est Jean-Luc Mélenchon.

Quelqu'un qui considère que les policiers sont responsables de la violence, qui plaide pour la destruction de ce qui est la laïcité, le lien républicain. Vous avez entendu les propos de Jean-Luc Mélenchon sur la ruralité, sur le fait que alors j'ai pas entendu l'intégralité de l'interview, donc je ne voudrais pas tronquer, mais les mots que j'ai entendu en effet étaient sur le fait que dans le monde rural, on se recouperait uniquement entre personnes qui pensent la même chose alors que dans le monde plus urbain, on aurait des discussions avec des gens plus divers. Moi, je viens.

Mon département c'est un département rural. Les propos de Jean-Luc Mélenchon étaient hallucinants de mes prix et surtout ils sont révélateurs pour moi de ce qui est la menace de Jean-Luc Mélenchon, c'est qu'il oppose les Français les uns aux autres. Il oppose les communautés à la République, il oppose la il oppose l'enfermement dans le sectarisme par rapport au signe égal entre LFI et RN.

Pour moi, je le dis très clairement sur votre plateau et je l'ai toujours dit, Jean-Luc Mélenchon, c'est le principal danger politique pour notre pays. S'il y a RN LFI au second tour, ce que vous tentez d'éviter, vous choisirez donc le RN en toute logique. Madame Apoline de Malè, votre plateau, c'est pas pour considérer déjà qu'on a perdu.

Si je viens ici, c'est pour refuser la division qui aboutirait à la disqualification de la droite au premier tour de la présidentielle. Et précisément ce que je ne veux pas, c'est que les Français n'aient que le choix au second tour entre le RN et Jean-Luc Mélenchon. C'est pour ça que je me bat sens de mon combat.

Merci Laurent Voquet d'avoir répondu à mes questions ce matin. Député de Haut Loire et président du groupe droite républicaine à l'Assemblée nationale. Vous êtes bien sûr MCBFM TV.

Laurent Voquet qui est revenu sur l'affaire Liana évidemment il estime que cette affaire c'est une faite globale de la justice. Je crains que ce soit pas un fait d'hiver, c'est pas un acte isolé. M.