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Podcast / conversationCrimsonLibraryNarratives· 10 août 2026 113 minComplaisantDivertissementCulture, médias & sport

David Hallyday : chez Ardisson - Tout le Monde en Parle (13 novembre 1999)

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 2 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:11:31OuverteRéponse directe

    Vous suivez, Diédo ?

  • 1:11:56ComplaisanteÉludée

    Ça doit être difficile.

  • 1:11:57OuverteRéponse partielle

    On peut dire quand même que vous racontez une aventure qui a duré trois mois, une aventure homosexuelle qui a duré trois mois.

  • 1:12:43OuverteRéponse partielle

    En fait, quand on lit le bouquin, on se demande d'abord si c'est de la fiction, si c'est de l'autofiction, si c'est du témoignage.

  • 1:13:07RelanceÉludée

    Pourquoi c'est pas possible ?

  • 1:13:21OuverteÉludée

    La première question qu'on se pose, c'est est-ce que c'est vécu ou pas ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:12:01PrésentateurFait
    « vous racontez à la fois une aventure qui a duré trois mois, une aventure homosexuelle qui a duré trois mois. »
  • 1:12:11PrésentateurFait
    « vous racontez, le récit s'entrecroise avec le récit d'un inceste. »
  • 1:12:43PrésentateurFait
    « En fait, quand on lit le bouquin, on se demande d'abord si c'est de la fiction, si c'est de l'autofiction, si c'est du témoignage. »
  • 1:16:22PrésentateurFait
    « Moi-même, à 14 ans, je voulais devenir écrivain. Je voulais démarrer très fort. J'ai pensé à l'inceste. J'ai séduit mon père. »
  • 1:18:28PrésentateurFait
    « Il y a une description d'un cunnilingus, page 27, formidable. »
  • 1:18:36PrésentateurFait
    « Page 64, j'ai léché, moi, c'est quand vous êtes avec la file, j'ai léché, moi, cette mère dont l'enfant est une chienne. »
  • 1:18:46PrésentateurFait
    « Je ne toucherai qu'un petit public de détraqués dans mon genre si je continue. »
  • 1:18:53PrésentateurFait
    « Mon petit public de détraqués, c'est ma bouée. »
  • 1:19:52PrésentateurFait
    « Son père l'a forcé à manger des clémentines sur son sexe. »
  • 1:19:58PrésentateurFait
    « Il l'a sodomisé. Seulement après, il allait à la pharmacie acheter de la vaseline. »
  • 1:20:40PrésentateurFait
    « L'inceste est vraiment le livre où je me présente comme une grosse merde. »
  • 1:21:08PrésentateurFait
    « Votre éditeur, Jean-Marc Roberts, dit, en parlant de vous, bien entendu, elle veut être célèbre, Christine, et j'ai tellement envie qu'elle le soit. »
  • 1:27:33PrésentateurFait
    « quand votre mère giflait le chancelier Kissinger, vous étiez dans le couffin. »

Temps de parole

  • Présentateur57 %
  • Invité11 %
  • Invité 210 %
  • Invité 36 %
  • Invité 44 %
  • Invité 54 %
  • Invité 63 %
  • Invité 73 %
  • Invité 83 %

≈ 10 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:20
Invité

Ah non, de quoi tu me parles ? Attends, tu rigoles de quoi ? La radio, la télé, les journaux, tout le monde en parle. Ah le truc ! Mais oui, ce matin je suis allée au pressing, mais attends, mais tout le monde en parle. Ah non, c'est faux, tu sais que j'ai eu truc en ligne là, il est affentu. Ah oui, oui, lui aussi il en parle. Ah oui, lui aussi il en parle. Si lui il en parle, ça veut dire que tout le monde en parle. Attends, non, mais c'est un truc, c'est énorme, c'est énorme, je ne crois pas. Tout le monde en parle, non, non.

0:48
Présentateur

Vous connaissez le principe, tout le monde en parle. Alors, tout le monde en parle. Merci. Vous connaissez l'équipe, voici Linda, on dit. Bien. Quel accueil Linda, c'est incroyable, bonsoir, ça va bien ?

1:14
Invité

Ça va bien.

1:18
Présentateur

Attendez, mes enfants sont dans la salle. Bon, alors, j'accueille tout de suite notre première invitée de la soirée, Dieu donné. C'est terrible. Toujours la parca. Toujours, parce qu'il fait froid en ce moment. Il fait froid, puis pour bien montrer qu'on est...

1:48
Invité

Si jamais j'ai besoin, vous allez pouvoir me mettre. Bien sûr.

1:51
Présentateur

C'est pas seulement pour ça, c'est aussi pour bien montrer que vous êtes de passage dans l'émission, que c'est pas votre univers, que vous venez de la banlieue.

1:58
Invité

C'est vrai. Ah, je viens de la province. De la province, de Drôte. Je viens de Drôte, exactement.

2:02
Présentateur

Comment ça va, là-bas ? Ça va. Avec François-Turbois, tout ça, pas de problème ?

2:06
Invité

Oh, ben, il y a toujours un petit peu des problèmes avec ces gens-là. Vous êtes au courant, c'est toujours un petit peu délicat. Enfin, bon, on s'y fait. Puis ça fait près de 200 ans que ça dure, donc on est un petit peu habitué. Un petit peu habitué. À prendre des coups de bâton. Et c'est d'un peuple qui a beaucoup souffert.

2:20
Présentateur

Diodo, vous êtes là pour votre nouveau spectacle qui s'appelle Pardon Judas. Oui. À partir du 17 novembre, Théâtre de la Main d'Or.

2:31
Invité

Je le jure.

2:31
Présentateur

Je le jure. Donc, on va en parler tranquillement après. Tout à fait. On va essayer de comprendre comment. Vous avez pas froid, non ?

2:37
Invité

Là, j'ai un peu les mains froides, regardez.

2:40
Présentateur

Ah, ouais, c'est vrai. C'est vrai ? C'est vrai. Vous faites voir, Linda ? Je suis très inquiet, là, subitement. Là, chez moi, Linda, mes enfants sont dans la salle. Bien. Alors, à part Dieu donné, nous recevrons ce soir,

2:54
Invité

Préventile Séculté, Arnaud Klersfeld et Audrey Marnay.

3:12
Présentateur

Voilà. Mais vous savez qu'il y a une tradition dans cette émission, c'est de regarder le best-of de l'émission de la semaine dernière. Ça s'appelle, tout le monde en a parlé, Magneto. Qui préférez-vous ? Alexandra Brancert ou Karl Rousseau ? Il y en a une qui m'a lancé des horreurs, c'est Alexandra. Elle a balancé comme ça dans la presse, alors que je n'avais rien demandé. Vous préférez Karl Rousseau ? Elle peut être vraiment casse-burne pour les... Non, là, c'est trop, là. Non, non, coupé.

3:42
Invité

Est-ce qu'il y en a une que vous aimeriez emmener ?

3:44
Présentateur

Pour lui expliquer ce que c'est la chasse ? Oui, par exemple. Imagine, tu as deux cartouches attirées, dis un prénom. Donnez-nous un... Non, elle est Elisabeth Guigou, par exemple.

3:52
Invité

Ah, Elisabeth Guigou.

3:53
Présentateur

Elle est pas mal, Elisabeth Guigou, non ? Elle est sinisante. C'est qu'elle est protégée, tu n'as pas à l'attirer de mai à septembre. Alors, Béry Payet, elle a dit, à 29 ans, on ne peut pas dire, tiens, je vais me boimperer le pépère. Roselyne... Eh, à 60 ans, on ne peut pas dire, tiens, je vais me payer la petite, non plus. Oui, oui, ça, c'est grave. Vous avez tous plus de 40 ans, donc... C'est ça, parce qu'on est vieux. Non, non, non, c'est pas ça, mais je veux dire... Elles sont salopes, quand même. Comment elle m'a traité ? On n'a pas parlé des quotas de jeunes. Vous savez comment les guignols vous caricaturent avec Paola, tout ça ?

Je trouve simplement que c'est un peu dégoûtant, d'une certaine manière, de me faire passer pour un maniéré, un précieux, et un type qui se... Et un éjaculateur précoce. Oui, d'abord, qui se branle sur les jambes des rois. Je trouve que c'est toujours la même chose, c'est toujours la même image. Oui, mais c'est peut-être un peu l'image que tu donnes.

4:40
Invité

Non.

4:41
Présentateur

Là, il te ferait de parloz.

4:42
Invité

Non, non, non. On se voit sous tous les angles. C'est bien. Là, je vous vois. C'est bien. C'est super. C'est comment alors ? Je vais vous regarder, moi. Et on voit que j'ai une cicatrice, là, sur le crâme. Non. Vous voyez, regardez. Ah oui ?

5:00
Présentateur

Vous avez vu ça ? Ah oui, c'est vrai. Serge, il est bien, ton plan. C'est vrai, c'est vrai. Reste là-dessus, Serge. C'est bien. On ne sait pas ce que c'est. Alors, on va faire un jeu concours. Donc, vous êtes chez vous, vous regardez la télé, vous appelez France 2, et vous dites ce que ça représente pour vous. Moi, j'ai mon idée, mais je ne le dirai pas. Voilà. Bon, dieudonné, on bosse un peu, dieudon ? Il a pas envie. On bosse un peu, il a pas envie. Non, non, non.

5:23
Invité

Tout à fait, Thierry, on est là pour ça, et c'est vrai que vous êtes payé pour ça. Moi, je suis par contre, de toute façon, complètement bénévole dans cette soirée. Vous êtes au courant. Et ça, c'est normal. C'est pour mon public.

5:33
Présentateur

C'est pour ma femme. Vous pouvez l'applaudir. Je vais même en rajouter une petite touche. Ça, c'est si des fois, vous n'aviez pas applaudi. Bon, alors... Eh oui, c'est la télé ! C'est un boulot d'enculé. Bon, alors... Le 17 novembre 1999... À Paris. À Paris, nouveau spectacle de Dieu Donné qui s'appelle Pardon Judas, au Théâtre de la Main d'Or. Alors, ce qu'il faut dire d'abord, c'est que le Théâtre de la Main d'Or, c'est un théâtre que vous allez gérer. C'est votre...

6:02
Invité

C'est ça, nous sommes locataires des murs. Des quatre... Enfin, il y en a six murs. Six murs qui sont avec un toit, un plafond, bien sûr. Et un sol, sans quoi ça serait évidemment bien délicat de jouer une scène. Et puis un public. Mais il y a tout !

6:14
Présentateur

Alors, c'est votre second spectacle en solo. Le premier s'appelait Dieu Donné Tout Seul. Après votre séparation d'avec Édic. Et quand même, il faut dire que Dieu Donné Tout Seul a quand même tenu six mois au Palais des Glaces. C'est vrai. C'est pas rien. Il faut l'applaudir. Ensuite, il y a eu le Casino de Paris, il y a eu l'Olympia. Sans date en France, je ne comprends pas les pays francophones. C'est vrai. La Suisse, la Belgique, etc. Voilà. Alors, parlez-nous de pardon, pardon Judas, parce que la question, c'est en fait que vous posez. Oui. C'est pourquoi n'a-t-on jamais accordé le pardon à Judas ? Oui, c'est ça. Oui, mais pourquoi alors ?

6:45
Invité

Moi, je pense que j'ai un bribe d'explication. J'ai travaillé sur ce texte, donc j'ai essayé d'avancer un petit peu. Jusqu'à présent, mon univers, c'était le social, c'était ce qui se passait dans les quartiers. Et puis donc, doucement, en travaillant, je me suis dit pourquoi il y a autant de problèmes de racisme et de xénophobie. Et donc, je me suis interrogé sur les valeurs, sur la conscience, sur la morale. Et je me suis aperçu que, bien souvent, c'était les religieux qui détenaient un petit peu le... Enfin, c'est eux qui apposaient leur cachet sur les bonnes ou les mauvaises valeurs, ou les mauvaises morales. Et donc, ben voilà, j'ai fait une petite étude rapide.

Et puis, je me suis aperçu que, oui, il y avait ce personnage de Judas. Pourtant, j'ai été élevé avec la méthode catholique, quoi. La méthode catholique ? Oui.

7:28
Présentateur

C'est crâle ! Oui, c'est la méthode catholique.

7:29
Invité

Ben oui, il y a un petit bouquin, ça. Ben oui, le bouquin, c'est vrai, d'ailleurs. Le manuel. Oui, donc on me l'a... Enfin, de force.

7:35
Présentateur

Petit catéchisme, on me l'a fait un peu rentrer de force, peut-être.

7:37
Invité

Oui, je n'y allais pas en chantant. Mais donc, j'ai chanté un petit peu, quand même, là-bas. Et puis, donc, j'ai appris, d'ailleurs. Je vous fais le mari, le son nom de la sereinale de Berger.

7:46
Présentateur

Ah, mais il s'en est bien souvenu. Ah, mais c'est bien. Non, votre question, c'est pourquoi est-ce qu'on accorde le pardon à d'autres et pas à Judas ? C'est vrai que Judas reste l'éternel traître impardonnable.

7:59
Invité

Oui, alors que moi, je pense que c'est plutôt les autres qui ont trahi par leur action, ensuite, la parole du Christ. Et je trouvais que c'était important en arrivant à l'an 2000.

8:11
Présentateur

C'est ça l'histoire, ça c'est bien. En fait, ce que vous dites, c'est que Judas, il a trahi, effectivement, mais que Jésus a été beaucoup plus trahi par la suite que par Judas. En gros, c'est ça.

8:18
Invité

Oui, et puis je pense même, est-ce qu'il a été vraiment trahi ? Peut-être que finalement, Jésus a demandé à Judas de le trahir.

8:24
Présentateur

Sinon, il n'aurait pas été crucifié.

8:25
Invité

Alors, il y avait peut-être, effectivement, cette fin qu'il souhaitait, comme ça. Alors bon, là, on se lance dans une sorte de théologie baroque. Je n'irai pas jusque-là. Moi, je suis un humoriste, un faiseur de chimères. Enfin, tout un... Je fais des... Enfin, bon, bref, je fais un peu ce que je veux.

8:40
Présentateur

Vous voulez poser une question ?

8:41
Invité

Oui, est-ce qu'il y a des choses qui sont impardonnables pour vous ?

8:44
Présentateur

Parce que, par exemple, vous pardonnez à Judas, pourquoi ne pas pardonner à d'autres ? Pourquoi ne pas pardonner à Papon, par exemple ?

8:48
Invité

Je pense qu'il faut pardonner. C'est un travail à faire. Je pense, encore une fois, faire partie, encore une fois, d'une communauté qui doit pardonner beaucoup, aussi. J'en parle souvent, parce qu'évidemment, on est très peu nombreux à s'exprimer, même sur... On va en parler, justement. Donc, je pense que, déjà, pardonner à l'agresseur, celui qui, il y a 150 ans, mettait les chaînes, donnait les coups de fouet, violait les femmes. C'était un rite, tous les dimanches après-midi. L'esclave blanc, se choisissait une dizaine de cul-de-voire. Maintenant, en même temps, on fait la course. Je vais à l'autre bout, le premier qui arrive... Ah, carlisson, on va dire, il y a toi ! Oh non, du nom, non !

Oh, quoi, merde ! Mais vu, Thierry, vous savez, oh non, non, non !

9:32
Présentateur

Je ne sens pas. Marquez, maintenant, les gens... Oui, je l'ai mis dans une position un peu de faux cul. Moi, j'étais un peu... Bon, dites-moi, alors, Dieu Donné, vous avez... Effectivement, vous êtes occupé des banlieues, des sans-papiers, des sans-logements, de l'écologie, de la politique sociale, au risque d'ailleurs de casser votre image. Et quand on vous interroge là-dessus, vous avez une réponse qui est tout à fait honnête, en disant, vu la place que j'occupe, vu la situation où je suis, les jeunes ne comprendraient pas que je ne le fasse pas.

9:56
Invité

Alors, ce n'est pas aussi... pas une stratégie de développement dans une quête de pouvoir, puisque mon parti, moi, c'était les utopistes. Les utopistes. C'était vraiment histoire de marquer le coup, se présenter à Dreux, et montrer que l'essentiel et le moteur de la politique, c'est l'utopie. C'était perdu d'avance, mais c'est encore plus beau quand c'est comme ça.

10:13
Présentateur

Vous avez dit, l'utopie est à notre époque ce que le gourdin était à la préhistoire.

10:18
Invité

Oui, c'est possible. C'est vous. Oui, oui. C'est possible. C'est une belle phrase. Non, j'ai trouvé ça plutôt pas mal, parce que c'est effectivement l'outil qui va nous permettre, à mon avis, de canaliser un petit peu certaines énergies, et puis d'avancer, parce qu'en fait, le moteur de chaque projet, c'est le rêve. Le rêve d'un projet, d'aller sur la Lune, c'est une utopie. Je pense qu'il y a quelque temps, d'ailleurs, l'Église aurait brûlé l'homme qui avançait ce genre de propos. Elle a brûlé beaucoup de personnes.

10:41
Présentateur

Oui. Il y a une nouvelle cause qui vous occupe aujourd'hui. Je vous avais invité, pas l'émission de la semaine dernière, dans celle d'avant. Donc, on voulait parler avec Alex Beyala. Et on voulait parler, vous, donc, du collectif Égalité, qui est une cause tout à fait louable. Merci. Non, mais bien entendu. Qui est de dire qu'à la télévision, aujourd'hui, dans les médias, il y a beaucoup plus de blancs que de noirs, et il n'y a même pratiquement pas de noirs, parce qu'on avait invité Charlie de Charlie et Lulu. On avait oublié Karine Lemarchand de France 2. Mais enfin, voilà, c'est vrai qu'il y a très peu de gens de couleur à la télévision.

Alors, on va regarder ce qui a été dit dans cette émission.

11:14
Invité

D'accord.

11:15
Présentateur

On va commencer par Sébastien. Parce que vous m'avez dit, je ne viens pas parce que Sébastien, on va voir ce que dit Sébastien. Et ensuite, on va voir Calyx Beyala, Magneto, Serge, s'il vous plaît. Vous savez que ce soir, dans cette émission, j'avais invité Dieudonné. Oui. Et il a téléphoné avant l'émission en disant, si il y a Patrick Sébastien, je ne viens pas. C'est possible. C'est quelqu'un que moi, je respecte, je n'ai rien de précis. C'est quelqu'un qui m'a toujours attaqué, je ne sais pas pourquoi.

Enfin, tant qu'il est venu faire ses sketchs au début avec Elie dans mes émissions, c'est vrai, je me suis fâché avec lui pour une raison claire, c'est qu'il y a des choses à la télé qu'on ne fait pas, que tu connais par cœur. C'est-à-dire que tu ne dis pas à des gens, des producteurs de télévision, quand tu dois venir faire l'émission le soir, au milieu d'après-midi, finalement, je viens, mais ça va être tant d'argent. Ah oui. Moi, un jour, j'ai écouté dans un interview qui disait, Sébastien, il faudrait le finir au lance-flamme. Alors déjà, il faudrait qu'il vienne me le dire à moi. Il aurait eu l'occasion de venir ce soir.

Il vienne me dire gentiment à moi pourquoi il faut me finir au lance-flamme, ce que je lui ai fait, en quoi je suis différent de lui, parce qu'apparemment, il ne me tolère pas. De toute façon, on va lui rediffuser, on lui rediffusera l'extrait, il répondra. Vous écrivez quoi ? Personnellement, moi, je n'en veux pas. Mais moi non plus. Quand on vous demande... Et puis en plus, il a beaucoup de talent. Parce qu'il y a déjà Dieu donné qui n'a pas voulu venir à cause de Sébastien. Si vous partez à cause de Calyphe...

12:26
Invité

Non, mais Calyphe, j'ai toujours un peu peur quand je la vois, parce qu'elle sort de grosses conneries, alors ça me met de mauvaise humeur. Bon, ben écoutez, Michel... Que vous étiez venu un jour à une émission sur TV5 où vous nous avez expliqué que vous étiez contre la contraception pour les Noirs parce que c'est une façon de faire un génocide des Noirs, ça m'a tellement exaspéré que depuis, je ne veux plus vous entendre donner vos opinions.

12:46
Présentateur

Je ne comprends pas, vous avez été contre la contraception pour les Noirs ? Je ne vous écoute dire des conneries depuis tout à l'heure, je ne dirai rien.

12:51
Invité

Et j'espérais que vous allez vous taire.

12:53
Présentateur

Pas mal, mais regardez, mais regardez, je suis en train de divorcer, je ne supporte pas que les gens qui... Je ne supporte pas que les gens... Je suis noir, je suis à la télévision... C'est bizarre, ce truc qui revient tout le temps.

13:09
Invité

Je ne suis pas rentré très facilement. Le combat de Calyx, moi je le partage pleinement, évidemment, je serais totalement cinglé de ne pas le partager. Je suis noir à la télévision, effectivement, on n'est pas beaucoup.

13:22
Présentateur

Voilà, tout le monde en parle il y a trois semaines. Répondez, je crois que...

13:29
Invité

C'est vrai que Charlie, c'est important ce qu'il dit. Lui, il connaît bien le problème. Et c'est vrai que le fait qu'il rejoigne ce collectif, ça a une valeur, évidemment, une charge importante. Et par rapport à Patrick Sébastien, bon, monsieur Delica, moi je vous avais demandé ce qui sera là, parce que je pensais que, ici, ce n'était pas vraiment la meilleure tribune pour moi, pour m'expliquer sur quelque chose qui touche à l'émotionnel. Je pensais que c'était différent du spectacle et de cette mise en scène qui me paraît intéressante pour venir parler de mon spectacle. Mais je ne pense pas que vous soyez le spécialiste, en fait, de la cause noire dans ce pays. Et donc, que les questions...

14:04
Présentateur

Je ne suis pas le spécialiste, mais je vous signale quand même un truc, c'est que le seul qui a fait des talk shows sur le collectif égalité depuis un mois à la télé, c'est moi. Oui, mais moi j'ai... Je ne suis peut-être pas le spécialiste, mais enfin, je le suis le plus que les autres. Et par rapport à Patrick Sébastien, non, je pensais que...

14:17
Invité

Alors là, voilà, si je suis là pour expliquer mes problèmes, mes angoisses, je ne vois pas pourquoi j'irais rentrer en conflit avec une personne qui, alors que le jeune Ali Ibrahim venait d'être exécuté dans la rue par un collant d'affiches du Fonds National, part chez Jean-Marie Le Pen pour chanter « Casser du noir ». À ce moment-là, moi, je demande à réagir. Et on me dit « Non, tu ne m'intéresses pas ». Le jour où son émission, il lui manque des personnes, il m'appelle. Et alors que moi, je lui avais demandé de réagir à ce moment-là, je pensais que c'était intéressant. Or, aucun noir n'a réagi. Il n'y a que tout un tas de gens qui se sont entrés.

« Oh, c'est dégueulasse, Patrick Sébastien, salaud, les nègres sont comme les autres. Ce sont des animaux domestiques, comme un chat ou une pomme. »

14:57
Présentateur

Et moi, j'ai trouvé ça gênant. C'est vrai que vous avez déclaré que vous étiez tricard sur la chaîne de Dominique Faruja Comédie, que vous étiez blacklisté par Arthur sur TF1. Vrai, pas vrai ?

15:09
Invité

Non, mais TF1, c'est compliqué. TF1, c'est vrai qu'ils ont… Bon, je parlais de… Effectivement, la personne qui doit s'occuper théoriquement des artistes là-bas, c'est Gérard Louvain, c'est le directeur des divertissements, qui m'a dit en face qu'un noir à la télé, ça faisait chuter l'audimat. Sachant que cet homme est à la gestion de la représentativité de ma communauté, je suis inquiet. Alors que, bien évidemment, on a des choses à dire.

15:34
Présentateur

Ne zappez pas, ce n'est pas parce que Dieu donnait les noirs qu'il faut zapper, parce que vous avez donné raison à Gérard Louvain.

15:39
Invité

Oui, et puis vous avez vu, en plus, ce n'est pas systématique. Non, ce n'est pas vrai. Vous n'êtes pas si noirs que ça. En plus, c'est ça. C'est vrai, c'est vrai. Elle a raison, on est tous métisses. Vous avez raison. Bien sûr. Qui est blanc ici ?

15:49
Présentateur

Pas moi, en tout cas. Moi, je suis bien mété.

15:51
Invité

Et moi, je suis étonné, en fait, parce que c'est vrai qu'on est à la télévision et qu'on n'est pas traité de la même façon. Mais Arthur, par exemple, ce n'était pas l'un des premiers à vous avoir lancé quand il enregistrait Mission Impossible à ses débuts. C'était l'un des premiers à vous avoir lancé. Qui de l'autre a aidé plus l'un que l'autre ? Je ne sais pas, mais bon, c'est vrai que je n'ai pas envie.

16:15
Présentateur

Écoutez, il est là, il va nous répondre Arthur. Ce n'est pas vrai. Bon, alors maintenant, on va faire, comme vous êtes quelqu'un qui dit souvent la vérité, enfin, en tous les cas, qui dit les choses sincèrement, disons, on va vous faire mentir un petit peu. Donc, on va baisser la lumière, on ne bouge pas, attention. Voilà, on va faire, donc, l'interview mensonge. Vous allez répondre sans dire la vérité. Je sais que chez vous, ce n'est pas une pratique habituelle, mais... Merci, merci. Donc, vous mentez. C'est un jeu, alors. C'est un jeu de l'esprit. Est-ce que c'est vrai que vous êtes resté très copain avec Eli ?

16:53
Invité

Alors, il faut que je mente. Attendez, il faut que je... Voilà, je me mets dans la peau. C'est un moteur.

16:57
Présentateur

Oui, ce n'est pas facile.

16:58
Invité

Oui, alors, pour répondre et pour mentir, je dirais, je ne pardonne pas Eli. D'accord. Et bien, voilà. Et si je devais dire la vérité, je dirais...

17:06
Présentateur

Ah non, ne dites pas la vérité, c'est l'interview mensonge, j'ai tout foutre en l'air. Je suis métisse, donc j'ai toujours besoin d'un côté, de l'autre. Si vous me déséquilibrez, je me dis... Vous êtes gémeaux, en plus, non ? Non, je suis verso. Seulement métisse, alors. Bon, comme Giscard d'Estaing. Giscard d'Estaing et... Et Mozart aussi. Ah ouais. Ça vous fait deux copains, là. C'est mon métier, c'est mon métier. Vous êtes ? Capricorne, et vous ?

17:28
Invité

Balance.

17:30
Présentateur

Balance, ben voilà, et vous ? Bon, alors on continue. Est-ce que vous êtes un fan de la gaffe, Vincent Lagaffe ? Euh, non, c'est vrai que je... Alors, il faut que je mente. Bah, c'est l'interview mensonge. Catherine, je t'avais dit qu'on n'y arriverait pas avec lui, l'interview mensonge.

17:46
Invité

Si, on peut essayer.

17:48
Présentateur

Une réponse directe. Je suis un fan de la gaffe, oui ou non ? Il arrive pas à mentir, c'est terrible.

18:00
Invité

C'est difficile de dire qu'on aime ou qu'on n'aime pas, c'est vachement difficile. Si, Arthur, Sébastien, Ardisson... Merci, je m'en sors bien. Non, mais la gaffe, je l'ai rencontrée, on a discuté. Bon, il y a une discussion, on arrive à parler. Bon, bah, c'est sûr, c'est le mec, bon, il va pas t'écrire de la poésie, il va pas te faire un alexandrin. Tu vois, il te chie pas un alexandrin, quand même. Mais, bon, il paraît un peu direct, donc je dirais... Bah, non. C'est ce que vous venez de dire, non, vous êtes pas... Bah, oui, vous êtes fan, oui.

18:39
Présentateur

C'est un mensonge, c'est-à-dire ? C'est un mensonge. Je sais mentir, là, il n'y a pas de problème. Oui, vous êtes fan, vous dites. Alors, si vous avez bien le conseil pour l'interview mensonge, prenez-la.

18:46
Invité

Moi, je sais mentir.

18:46
Présentateur

Une menteuse...

18:47
Invité

Si le mot c'est fan, non. Non, effectivement, vous avez raison, vous avez raison, et je... Merci. Non, mais c'est vous, je vous remercie de me corriger.

19:00
Présentateur

Est-ce que c'est vrai, on continue l'interview mensonge, donc... D'ailleurs, en bas de l'écran, il y a écrit l'interview mensonge, donc il n'y a pas de... Est-ce que vous êtes accro au pognon, comme on le dit, c'est-à-dire vraiment à progain ? Élie a dit, c'était lui le juif et moi le noir. Enfin bon, vous savez bien la réputation que vous avez, Diodo. Venant de vous, je trouve ça étonnant, quand même.

19:18
Invité

Mais enfin, c'est quand même vous qui êtes payé ce soir, et on ne sait pas combien d'ailleurs, mais alors, par rapport à ça, je dirais, bon, effectivement, un noir qui ne gagne plus du SMIC, ça paraît être un scandale, alors là, oui, je gagne...

19:36
Présentateur

Alors, c'était quoi la question ? La question, c'est, est-ce que vous êtes accro au pognon ?

19:39
Invité

Je ne fais pas de publicité, je ne viens pas vendre systématiquement des produits à la télévision, je suis plutôt là pour parler un petit peu de certaines convictions, donc je ne sais pas si je suis vraiment un homme attiré par le pognon,

19:56
Présentateur

je le suis certainement comme tout le monde, pas plus, pas moins. C'est génial, non, mais moi, je me régale, parce que cette interview mensonge, on l'a déjà fait, je ne sais pas, 7-8 fois, et vous êtes le premier qui n'y arrive pas, et c'est quelque part, c'est bien, je trouve. Vous n'arrivez pas, en fait. C'est-à-dire que vous répondez franchement. Ben, je mens, mais non, mais en même temps, j'ai l'impression... Non, mais c'est pas un proche, Diodo.

20:16
Invité

Pour moi, l'interview mensonge à la télévision, il n'y a pas besoin de le préciser, c'est bon, évidemment, c'est en permanence, nous allons sortir la France du marasme. Il y a trop de problèmes ici, il faudrait que je m'exprime comme ça pour effectivement jouer le jeu à fond. Voilà, c'était pas mal comme conflit.

20:37
Présentateur

C'est une chute, hein. C'est vrai, alors on va faire plus simple, parce que sinon on n'y arrivera jamais. Est-ce que c'est vrai que vous avez un sexe énorme ? Alors, on est toujours dans le cadre du jeu.

20:49
Invité

Toujours. Alors, dans le cadre du jeu, je dirais... Mais là, c'est pas dur, donnez-moi. Je dirais que je refuse, je refuse, je refuse d'appuyer encore sur un vieux poncif qui, une fois de plus, sert...

21:01
Présentateur

Ah non, je la pose à tout le monde la question, on ne connaît pas ça pour vous.

21:04
Invité

Non, mais attention, on tire la question.

21:05
Présentateur

Je l'ai posé à Stéphane Bern et je connaissais la réponse, donc... Non, honnêtement, non, on ne connaît pas ça mal. Non, non, non, je ne le prends pas mal.

21:13
Invité

Je ne le prends pas mal, mais c'est vrai que je précise à ce moment-là, si vous voulez... Au niveau de cette question, je précise que ça appuie encore sur un vieux poncif, du nègre bien membré, on le connaît. C'est plutôt flatteur. Non, mais là, vous êtes parano, je ne pensais pas du tout à ça, franchement. Non, non, non, ce n'est pas de la paranoïa, non, mais j'essaye d'être un peu plus...

21:32
Présentateur

Vous essayez de dire que tous les Noirs n'ont pas obligatoirement des grosses bites, c'est ça ? Voilà, de toute façon... Mais c'est dommage. Ben, permettez-moi de vous dire, c'est dommage.

21:38
Invité

Oui, je trouve que j'ai trop entendu, effectivement, cette blague. Rayon, vous, les négros, hein ? Donc, à un moment donné, bon, je pense que c'est aussi mon rôle de dire que c'est un peu chiant. Alors, bon, ça peut paraître un peu militantisme, un peu foireux, je suis d'accord. Bon. Mais en même temps, comme on n'est pas nombreux à s'exprimer, bon, ben je... D'accord.

21:57
Présentateur

Non, parce que la preuve que ce n'était pas une question qui était réservée à vous, c'est que je voulais vous demander si vous ouvrez vraiment une boîte échangiste à Dreux. Ah, ça, par contre, c'est faux. Voilà. Ça fera plaisir, madame Stierbois. Très bien, merci beaucoup. Bien, c'était l'internet mensonge de Dieu donné, donc... Compliqué de faire mentir, un mec honnête, finalement. Donc, on peut rallumer la lumière, s'il vous plaît. Merci beaucoup. Ah, ben, vous vous réveillez tous, là. Hein ? Hein ? Hein ? Ça va mieux, là. Bon. Bon, on va accueillir une copine, que j'adore, qui s'appelle Clémentine Sélarié. Comment ça va ? Bien.

22:46
Locuteur

Merci.

22:47
Présentateur

Bon, alors, Clémentine, vous, si question cinéma, vous êtes en tournage d'un film qui s'appelle Du côté des filles, donc de Françoise Decou et que Sophie Nima, qu'on a découvert dans la nuit. Une fois que je tourne un bon film, depuis deux ans, il ne voulait plus de moi aussi. Voilà, qui sort au printemps, vous l'avez trouvé...

22:59
Invité

Vous avez mis un coup de gueule à Cannes, hein ?

23:02
Locuteur

C'est un coup de gueule à Cannes, hein ?

23:02
Invité

C'est un coup de gueule à Cannes, j'ai été, je ne sais pas pourquoi, pour me montrer.

23:05
Présentateur

Non, mais c'est vrai, vous avez un autre film qui sort au printemps, qui s'appelle Room to Rent, de...

23:10
Invité

Anglais ! Ah non, mais attention, anglais !

23:12
Présentateur

Room to Rent.

23:12
Invité

Oui, non, mais c'est tournant en anglais. Avec Juliette Lewis.

23:15
Présentateur

Non, ce qu'on peut dire, c'est vrai, depuis les Sœurs Soleil... Rien. Moi, j'avais bien, je l'ai trouvé ça sympa, on s'en était parlé à l'époque, ça n'avait pas été un énorme succès, depuis plus rien. Pas du tout succès, bide total. Pas mal de télés quand même, pas mal de... Mais heureusement, heureusement. Il y en a encore eu un, cette semaine, sur France 2, qui a plutôt bien marché. Non, non, heureusement, oui, qui a cartonné, donc ça va.

23:31
Invité

Belge, réalisé par un belge, avec une équipe belge, oui, oui, oui, Harry Cleven. Comment on parle, comment ça se fait ? Alors, what you think, tout ça, think. Mais tu parles en anglais ? Oui, je parle en anglais. C'est un film avec Saït Agmaoui, Juliette Lewis, des acteurs, et l'artumeur, mais j'ai assuré. Il faut vraiment parler en anglais. Oui, il faut que je sois totalement bilingue. Non, mais je te jure, c'est bilingue. Ah oui, non, pas en France, c'est fantastique. Mais c'est chouette de trouver.

23:52
Présentateur

Bon, alors, Clémentine, vous avez quand même un truc dont vous vouliez parler, là.

23:55
Invité

Oui, parce que... Je montre la caméra, parlez-en. Parce que comme je ne viens pas pour parler trop de trucs déceptionnels... Non, non, mais allez-y, c'est bien, en plus, je vais regarder tout à l'heure. Il faut quand même écouter, regarder, parce que c'est chouette, c'est des trucs bien. Alors, ça, c'est Titeuf, donc. Oui. Et en fait, c'est mon fils, mon grand-fils, je ne le cite pas, qui m'a fait découvrir ça. Et c'est génial, parce que c'est plein de... Le miracle de la vie. C'est un pauvre petit... Il y en a sept épisodes. C'est un pauvre petit garçon qui ne comprend rien à rien. Enfin, vraiment, je vous le conseille, c'est vraiment, c'est terrible, quoi. Et puis, il y a un disque aussi.

Il est là, le disque, c'est ça ? Il est là, le disque, c'est ça ? Il est là, le disque, c'est ça ? Oui, c'est Vibe. Oui, je l'ai vu ce matin sur N6. Oui, c'est chouette, c'est en français, c'est chouette. Et mon groupe, c'est Trio aussi, je me le conseille, qui est vachement bien. Enfin, voilà, je... Non, mais Vibe, c'est bien, oui, vous l'avez écouté, ça ?

24:38
Présentateur

Non, du tout, merci. C'est un peu comme MC Solar.

24:42
Invité

Oui, mais c'est encore différent, moi, j'aime beaucoup. Enfin, voilà, quoi.

24:45
Présentateur

Bien. Alors, ce qu'on va faire, là, on va vous faire une petite... Vous connaissez l'interview Dernier Coup ? Non. Vous ne connaissez pas l'interview Dernier Coup ? Dernier Coup. Dernier Coup. C'est un truc de cul, ça. C'est encore un truc que c'est sensuel.

24:58
Invité

Vous avez dit que vous aimiez son avertissement. Ça y est.

25:02
Présentateur

Bon, alors, quand il y a le jingle, là, parce qu'on met le titre et tout ça, il ne faut pas bouger, parce que sinon, ça oblige à figer l'image, donc... La lumière. Et voilà. C'est pas beau, ça ? Ça m'amuse. C'est que je vous dise. C'est un truc pour vous faire marrer, moi.

25:23
Invité

Je n'ai pas compris.

25:24
Présentateur

Non, non, mais c'est pas ça. C'est comme on écrit par-dessus son bouche-pain et tout. Ah oui, oui. Ça évite de figer l'image en régie. Vous voyez ce que je veux dire ? Ça gagne du temps. Oui, oui. Bon. Vous êtes prête ? Oui. Bon. Alors, dernier coup. Votre dernier coup dur.

25:39
Invité

Dernier coup dur, des histoires personnelles par rapport à mes enfants auxquels je tiens, enfin, qui sont mes compagnons de vie, quoi. Heureusement que je les ai.

25:52
Présentateur

Donc, voilà, des choses de ma vie. Ils ont été malades ?

25:56
Invité

Non, non, non. Ils sont dévirés de l'école ? Je ne vais pas en parler par rapport à...

25:59
Présentateur

Ils ont chouré chez les piciens ? Non, mais dites-le, ce n'est pas grave, tous les enfants font ça.

26:02
Invité

Non, non, non. Ils ont fait un peu de bêtises.

26:03
Présentateur

Pas les vôtres. Bien, dernier coup de tête.

26:10
Invité

Téléphoner un copain, je ne sais pas, à 3 heures du matin. Non, non, mais oui, non, mais alors que je devrais dormir. En lui disant, viens vite. Non. Non, non, non, non. Ah bon.

26:21
Présentateur

Ça ne s'appelle pas un coup de tête, ça ? Je suis ça. C'est un autre non. J'ai l'esprit mal tourné, je sais, c'est comme ça. Non, mais ça, je le sais. Dernier coup de foudre. Par rapport à un homme, amoureusement. Ah oui, non, alors là, ça fait longtemps. Ah bon ? Non. Non. Je crois qu'on va lancer un appel. Non, non, merci. Je crois qu'on va lancer un appel. Je ne vais pas engueuler par mon père. Vous ne voulez pas qu'on lance un appel ?

26:42
Invité

Il aime bien lancer des appels.

26:44
Présentateur

Avec un numéro vert ?

26:45
Invité

Non, non.

26:46
Présentateur

Pourquoi votre père, il vous engueule ?

26:48
Invité

Non, quelquefois, il regarde les émissions à la télé. En plus, c'est très bien que j'aime bien mes maman aussi. Ma maman est plus discrète, tout ça. Mais il me dit, oui, tu comprends ça. Il n'aime pas que je parle trop. Mais maintenant, il sait que je parle tout ça. Mais oui, il n'aime pas que je dise des gros mots, des trucs...

27:00
Présentateur

Jusque-là, elle s'est bien comportée quand même. Bites ! Bites ! Elle a dit bites, merde !

27:06
Invité

C'est sorti !

27:07
Présentateur

Alors là, j'ai Michel Cota. Michel Cota, l'ami de Dieu donné. Thierry, franchement, on t'aime bien, mais là, tu exagères. Voilà, elle est là. Oui, donc votre père qui était journaliste pour le RTF, il faut bien le dire. Absolument. Qui était en Afrique, en plus. Ce n'est pas à Dakar, votre père ? Si, si, je suis née. Je suis africaine. Vous êtes née à Dakar. Vous m'appelez Mériem. Je connais tout de vous. C'est pour ça qu'il ne faut pas me raconter d'histoire, moi. Dernier coup de rein.

27:31
Invité

De rein.

27:32
Présentateur

De rein.

27:32
Invité

Donc l'amour. Hier.

27:35
Présentateur

Ah, mais vous nous rassurez quand même. J'espère que M. Scellarié est rassuré. Papa ? Oui, papa. Il est rassuré, papa. Non, parce que...

27:46
Invité

Que sa fille fait l'amour.

27:48
Présentateur

Donc, ce n'était pas avec le dernier coup de foudre. C'était ça ? Il y a le coup de foudre.

27:51
Invité

Oui, mais ce n'est pas un coup de foudre, ce monsieur, c'était mon ami. Je ne peux pas dire ça. Non, mais je veux dire, je l'aime.

27:57
Présentateur

Excusez-moi, je ne comprends rien.

27:59
Invité

Non, mais je l'aime beaucoup, mais ces coups de foudre... Ah oui, d'accord.

28:02
Présentateur

C'est-à-dire, le coup de rein, c'était avec un copain.

28:04
Invité

Non, ce n'est pas ça que je veux dire. C'est avec lui. Peut-être que ça deviendra... Moi, les coups de foudre, je ne sais pas trop, parce que moi, je tombe souvent amoureuse, pas forcément d'homme. Je veux dire, je fais attention à ce que je dis, putain.

28:15
Présentateur

Vous ne faites pas attention à ce que vous dites. Vous êtes mieux quand vous ne faites pas attention à ce que vous dites. Je vais vous le dire, moi.

28:20
Invité

Quels autres ? Moi, quand je parle des hommes, ça se retourne contre moi, parce que je n'ai pas une vie, c'est vrai, classique. Et que les gens... J'ai 42 ans, que je ne suis pas mariée, que je ne suis pas installée dans une vie. C'est comme ça, je n'y peux rien. Et puis, il y a plein d'autres femmes comme ça. Et puis, crotte. Regardez, Linda. Crotte et flûte. Mais bon, voilà. Non, mais oui, elle est très jeune. Elle n'a pas 42 ans. Vous n'avez pas 42 ans. Mais Linda ne veut pas se marier. C'est plusieurs fois sur les bistouri. C'est tout. Après, on vous pose des trucs, puis vous avez des articles, puis vous dites n'importe quoi, je cherche des trucs. C'est pour ça.

Et puis, il n'y a pas assez de temps pour en parler, pour que ce soit véritable. D'accord.

28:59
Présentateur

Donc, dernier coup de rein, on va en rester là, c'était hier soir.

29:02
Invité

Oui, mais un coup de rein, pour moi, c'est de l'amour. C'est de l'amour. C'est du sexe. Non, oui, c'est de l'amour. Mais pour moi, le sexe, il y a de l'amour dedans. Sinon, franchement, ça ne m'intéresse pas du tout.

29:11
Présentateur

D'accord, avis aux amateurs. Non, arrêtez. Bon, on va allumer la lumière, parce que ça va devenir trop chaud. Avant de passer à l'invité suivant, je vais donner, vous êtes parrain de La Nuit du Zapping, qui est organisée par Solidarité Sida.

29:30
Invité

Je l'ai fait une fois, c'est vrai. Oui, oui. C'est Antoine Decaune aussi qui est le parrain.

29:36
Présentateur

Oui, Antoine Decaune. Magnéto, Serge, s'il vous plaît. Quel est le mollusque terrestre qui possède côte à côte l'orifice génital,

29:43
Invité

l'anus et la bouche ? Petrucciani.

29:51
Présentateur

C'est pas moi. Attention, ne me regardez pas comme ça. Alors, je ne sais pas quel est le crétan en régie qui a pris ma voix pour dire une connerie pareille. Alors là, je ne sais pas quel est l'imbécile. Alors, je ne suis pas la con. Michel Petrucciani est un pianiste de très, très grand talent.

30:11
Invité

Oui, qui a l'orifice près du truc. Racontez-nous le plus érotique de vos fantasmes. Le plus érotique de mes fantasmes. Par exemple, actuellement, à l'instant précis où je vais vous prendre, où je vous parle... Vous me prenez ? Écoutez, à l'instant précis où je vous parle, ce serait de vous prendre sauvagement sur cette table. Ah, ça serait ça ! Voilà ! Menteur ! Ah non ! Menteur ! Deuxième fantasme, celui-là ne me va pas. Celui-là, le deuxième, ce serait... Ne lui, ne me va pas. Ce serait la même chose, mais par derrière.

30:42
Locuteur 4

C'est M. Jospin et M. Chirac qui seront présents au... Je vous demande de vous arrêter. Je vous demande de vous arrêter.

30:57
Présentateur

Malorie Nataff, sans culotte. Paru, d'ailleurs, Malorie Nataff, depuis cette affaire, on n'en a plus jamais entendu parler. Vous voyez ce que c'est de ne pas mettre de culotte, Linda ?

31:32
Invité

Moi, je n'ai pas ce problème.

31:33
Présentateur

Faites attention, vous voyez une animatrice de télé.

31:35
Invité

Moi, de toute façon, même si je n'en mets pas, moi, je mets des robes longues. Oui, c'est vrai, oui.

31:38
Présentateur

Donc, la nuit du zapping, parrainée par Antoine Lecône, par Dieu de Né, et puis par d'autres. Donc, je donne les dates. Le 19 novembre à Brest. En Bretagne. Vous êtes incapable de dire où c'est ça, le monde ? C'est dans la Sartre. Dans la Sartre, bravo ! Le 26 novembre à Poitiers. Alors là, par contre... Dans le Poitou. Poitiers, Poitou. Non ? Dans le Poitou, Poitiers. Oui. Le 27 à Orléans. Bravo ! Et le 11 décembre à Toulon, chez les...

32:17
Invité

Chez les fachos.

32:18
Présentateur

Chez les fachos. On n'en attendait pas moins d'objets donnés. Chez les fachos. On n'a pas accueillir. Bien. Alors maintenant, on va accueillir quelqu'un d'absolument étonnant. Ce monsieur est tibéro-maoïste. Ça va vous intéresser, ça, vous ? Je ne demande qu'à regarder. Ou mao-tibériste. Au choix. Il s'est présenté pour être président du RPR. Parce que vous savez qu'au RPR, maintenant, c'est démocratique. Ils font des élections. Donc, il y a Fillon, Delevoye, Michel Alliomari, etc.

32:49
Invité

Et De Védiant.

32:50
Présentateur

De Védiant. Merci de m'aider. Et donc, lui, il n'a pas été retenu. Et c'est bien dommage. Parce qu'à mon avis, c'était le plus sympa de tous. Merci, Michel Bulté. Bonsoir, Michel Bulté, Clémentine Sellerier, Dieu Donné, Linda Hardin. Alors, vous êtes conseiller de Paris. Oui, oui. Vous êtes adjoint au maire. Oui, oui. Qui n'est autre que M. Tibéry. Il est connu. Alors, j'ai préparé un petit jingle pour Tibéry. Écoutez. Eh oui. Eh oui. Ah, tant pis, on t'importera des oranges, Jean. Bien. Alors, vous êtes donc adjoint au maire Tibéry, comme vous aimez bien le comprendre. Vous vous êtes occupé de la construction, du logement de l'urbanisme. Vous êtes conseiller régional d'Ile-de-France.

Voilà, oui. Voilà, vous êtes né en 1947. Exact. Jusque-là, il n'y a pas d'erreur. Non, il n'y a pas de bêtises. Et alors, en 68, vous étiez maoïste. Oui, oui. Et vous allez vous établir. Il faut dire que s'établir, je ne sais pas si vous savez ce que c'est, s'établir à l'époque, les maoïstes allaient en usine, travailler avec les ouvriers pour toucher de près la condition ouvrière. Il y en a un autre qui a fait ça, c'est Daniel Rondeau. Maintenant, il fait la biographie de Johnny Hallyday. Mais à l'époque, il était établi en usine. Oui, pareil. Alors, vous allez vous établir en usine, à Gentilly, dans une usine qui s'appelle Nicole, qui faisait les matières plastiques.

Et là, vous découvrez les vrais ouvriers. Vous découvrez des types qui sont contents de leur télé, qui sont un peu hargneux envers les gauchos, parce qu'à l'époque, c'est vrai que le PC... Oui, les conservateurs du PC. Les conservateurs du PC, c'est ça, Michel. Et alors là, il y a des femmes qui fabriquent des plateaux repas pour des compagnies aériennes et qui sont menottées. Oui, à l'époque. Pourquoi est-ce qu'elles avaient des menottes ? Elles portaient des menottes pour des questions de sécurité, c'est-à-dire que vous mettiez une feuille en plastique sur une machine, il y avait un mouffe qui venait imprimer la feuille de plastique et qui formait un plateau.

Alors, pour ce faire, pour ne pas se prendre les mains, bien entendu, dans la machine, dans la presse, elles devaient appuyer sur des boutons et en même temps, ça leur faisait reculer les mains pour éviter de se faire prendre les mains dans la machine. Et un jour, il y a eu un accident parce qu'elles étaient menottées, mais en plus, elles devaient toucher une prime à la production. Donc, c'est difficile de toucher des primes quand on est menotté, puisque la cadence est faite d'avance. Alors, de temps en temps, il y en a qui ont levé leur bracelet de sécurité. Elles ont levé leur bracelet de sécurité, elles ont levé leur menottes. Et pour aller faire plus de plateaux.

Et un jour, il est arrivé un accident, c'est-à-dire une femme s'est fait prendre les mains dans la presse, qui ne s'est pas relevée, qui était bloquée d'ailleurs. Et appelée, je veux dire, dans l'atelier, on a examiné la machine, les secours sont arrivés. Et j'ai regardé la machine, et l'axe, sous l'axe de la machine... Oui, ce qu'il faut dire, excusez-moi Michel, pour nos amis, c'est-à-dire que ce qu'il faut dire, c'est que l'usine dit, la direction de l'usine dit, écoutez, elle a enlevé ses menottes, elle s'est fait prendre les deux mains dans la presse. Donc finalement, c'est son problème. Nous, l'usine, nous, les patrons, on est en règle. On est en règle.

Et vous qui aviez fait des études d'ingénieur... Oui, vous savez tout. Bah oui, c'est bien connu. Donc, j'avais regardé la machine, et la machine ne s'est pas relevée, parce que la goupille avait cédé. Et j'ai dit, la goupille est trop petite. Et à ce moment-là, une rumeur s'est enflait dans l'usine, en disant, mais c'est pas de la faute de la femme, c'est la faute de la goupille qui est trop petite, quoi. Tout le monde disait, la goupille est trop petite, merde. C'est pour ça que la machine est passée. Et voilà.

Et je suis retourné dans mon atelier, et l'après-midi, il y a un grand mec, avec une grande blouse blanche, qui est arrivé, qui a dit, quel est le connard qui a dit que la goupille est trop petite ? Et j'ai vu la solidarité ouvrière du PC, qui était déjà bien installé à ce moment-là, ils se sont retournés, ils ont dit, c'est lui. Et c'est la première fois que j'étais foutu à la Lourdes. La carrière a commencé comme ça. Voilà, pour avoir dit la vérité.

36:43
Invité

Moi, je ne sais pas ce que c'est que maoïste.

36:45
Présentateur

Ils adoraient Mao, tu sais tout, comme d'autres avant eux avaient adoré Stahir. C'était le courant mao, c'était d'ailleurs... Communiste, en fait. Ah bah oui, communiste, grave. Oui, mais pas communiste, pas communiste. Pas communiste. Les mecs, les cocos, à l'époque, ils se battaient pour avoir le frigo et la télé, quoi. Les gars, il y a là, maintenant, il y avait le PCLMF, tout ça, oui, oui.

Non, mais il y avait des mecs, vraiment, il y en a encore aujourd'hui, ils n'en parlent plus trop, Michel Bultet, il en parle, il y a des mecs aujourd'hui très sérieux qui sont dans les gouvernements et tout ça, qui ont adoré Mao Tse-tung, alors que Mao Tse-tung, excusez-moi de vous le dire, mais enfin, dans le genre de camp de concentration, il n'est pas mal non plus. Ce n'est pas un modèle non plus. Ce n'est pas un modèle non plus. Et justement, en 77, coup de foudre, vous rencontrez Jacques Chirac. Oui, ce mec-là m'a plié, oui. C'est pour ça que je disais que c'est un personnage étonnant. Il est passé de Mao Tse-tung à Jacques Chirac. Oui, alors c'est un peu surprenant, quoi.

Vous dites qu'il avait quelque chose de révolutionnaire. Oui, il avait quelque chose. Jacques dans la stratégie du Tché, quoi. Le Tché. Oui, le Tché. Comme disaient les guignards. Non, mais oui, j'ai trouvé à ce moment-là que Chirac avait, je veux dire, une volonté, une détermination de faire quelque chose d'intéressant, je veux dire, au niveau du programme qu'il présentait. C'est certainement sa plus grande réussite. Dans la ligne directrice qui s'était fixée, c'était son programme aux dernières élections présidentielles, où il a écouté un certain nombre de... Mais attendez, Michel.

En 95, Chirac, effectivement, il dit à la fracture sociale, il avait une attitude assez gauchiste, d'une certaine façon. Sauf qu'au mois d'octobre suivant, il s'est aligné sur Baladur. Il vous a fait cocu, quoi. Oui, c'est ça. C'est ce que j'ai dit. On a fait un peu cocu, les Français. Oui. Et les jeunes, notamment, je le vois, moi, qui suis élu du 19e et qui habite le 19e arrondissement, où il y avait, je veux dire, un grand nombre de jeunes qui nous avaient suivis, ont été, je veux dire, ont eu l'impression d'avoir été trompés. Aujourd'hui, je crois qu'il y a beaucoup de boulot à faire. Maintenant, on voit très bien, on voit très bien, le RPR représente plus que 12,5%.

Ils ne vous écoutent pas. Oui, alors, c'est pour ça que... Parce que vous, vous êtes un mao-chirakien. C'est pour ça que j'ai voulu me présenter à la présidence du RPR en essayant de secouer le cocotier, foutre en l'air les manœuvres claniques, les trucs de couloir, enfin, etc. Bon, et puis, bon, ils m'ont exécuté. Je veux dire, ils ne m'ont pas donné, ils n'ont pas validé ma candidature. Là, vous n'êtes pas sympa. C'est avec Baladur. Parce qu'en 98, Baladur, il vous a mis sur sa liste. Vous êtes devenu député... Enfin, il vous a mis sur sa liste pour être député européen. Non, non, conseiller régional. Régional, pardon.

Et depuis fin octobre, vous n'arrêtez pas à dire qu'il faut faire des comités anti-PPR ? Oui, parce que... D'abord, je n'ai pas, et je l'ai dit récemment, je n'ai pas été baiser la babouche de Baladur pour être sur sa liste. On m'a proposé d'être sur cette liste, je veux dire, un peu une caution chirakienne à ce moment-là. Ça vous a rapporté du pognon, quand même, d'être conseiller... Je suis élu conseiller régional, oui. C'est quoi, c'est 15 000 balles par mois, non ? Oui, c'est 14 000. Sympa, bon. Et le pauvre Baladur, pour ne pas qu'il aille à la mairie de Paris, vous dites qu'on va faire des comités anti-PPR ? Non, non, alors...

Et je pense qu'on aurait pu certainement gagner la région si PPR avait encore élargi sa liste un peu plus. Vous n'êtes pas un peu isolé au sein du RPR, quand même, en tant que... Ben écoutez, quand j'étais candidat à la présidence du RPR, j'ai pu me rendre compte que j'étais vachement populaire, mais surtout dans les autres parties, d'ailleurs. Au début, ça a du mal à prendre. Mais j'étais quand même surpris, après ma campagne, le début de ma campagne, c'est d'avoir des milliers de lettres qui arrivaient de l'ensemble de la France. Donc il y avait vraiment, je veux dire, un besoin... Les partisans de la fracture sociale se reconnaissaient un peu en vous.

Oui, puis il y en a ceux qui avaient ras-le-bol du RPR traditionnel. Vous aviez déclaré, quand même, Michel, excusez-moi, vous avez déclaré, au moment où vous avez posé votre candidature, ceux qui me prennent pour un rigolo vont être déçus. Oui. Si au RPR, qui est quand même un parti vachement archaïque, antidémocratique, je veux dire, si demain, on n'essaye pas de bousculer les choses, d'avoir des gens nouveaux, avec des idées, je veux dire, plus conformes à notre société d'aujourd'hui, avec des mecs qui ont envie de faire aussi la fête, je veux dire, l'élection du président du mouvement, c'est un peu la teuf, quelque part.

Les mecs, ils tirent, c'est tous des culs serrés, ils ont trois pieds de long, je veux dire... On parlait de Juppé, là ! Non, mais il faut quand même remuer le cocotier, je veux dire, on n'y arrivera jamais, je veux dire... Vous dites, vous, en tous les cas, vous avez déclaré, bon, c'est la machine à perdre, c'est toujours les mêmes... Ben oui, je vais éviter le RPR, c'est-à-dire le rassemblement pour rien, quoi. Voilà. Non, mais... Et je ne veux pas rester sur le trottoir à regarder la loose parade. J'adore la loose parade. Ah, oui. Oui. Bien. Et votre copain de Sibérie, alors ? Ben, mon copain de Sibérie, c'est mon pote de Péry, moi.

41:14
Locuteur 4

J'ai peur de... C'est une super chanson.

41:23
Présentateur

Non, mais attendez, sérieux, pourquoi il n'était pas comme Strauss-Kahn ? Strauss-Kahn, c'était pas mal, finalement, parce qu'il s'est fait choper, il a démissionné, lui, au moins. Oui, non, mais je veux dire, d'abord, c'est pas... Tiberi s'accroche, alors, c'est vous dire. Non, Tiberi, attends, Tiberi, Tiberi, c'est pas le même problème que Strauss-Kahn. Strauss-Kahn, il se fait gauler dans une affaire de faux où il a imprimé des trucs qui n'existaient pas à ce moment-là sur du papier qui n'existaient pas à ce moment-là. Le papier n'existait pas à l'époque. Il s'est fait gauler comme un petit truand de quartier dans une grosse affaire de magouille.

Bon, il y a eu un réquisitoire supplétif nominatif contre lui. Non, non, non, non, Tiberi, il est dans une affaire qu'on lui reproche de la mandature précédente, dans une opération judiciaire, un dossier qui dure depuis 5 ans, et juste la veille de clôturer le dossier, pas pour le faire un examen, on va le plomber un petit peu. Bon, je vais bien, mais je veux dire, pour soi-disant, il était au courant certainement de choses, mais qu'il n'a pas dit à ce moment-là. Bon, je veux dire, ça n'a rien à voir avec un mec qui s'est foutu, je veux dire, comme Pascal... L'autre qui a eu la grandeur de l'émission... Attendez, là, neuf, c'est pas fini, c'est le plus gros scandale du 3e millénaire.

Pétez à la gueule ! Je veux dire, quand vous voyez Jospin, moi je voyais Jospin hier à la télé... J'ai voulu dire, si elle connaissait les hommes politiques au 3e millénaire, il y en aura d'autres. Oui, je pense. Mais quand je vois Jospin hier, il dit, c'est pas une affaire des socialistes. Il y a mon ministre des Finances socialiste, il est gaulé dans une affaire. C'est pas l'affaire des socialistes. Il y a le numéro du PS, Jean-Christophe Cambadélis, que j'ai connu en 68, qui était Lambertiste. Lambertiste, comme Blondel. Transquiste, Laure Mathias.

Mais il est numéro 2 du PS, mais il est en correctionnel, il passe le 2 décembre au Christophe Cambadélis, mais le Parti socialiste n'est pas concerné. Le Guen, il est patron de la plus grande fédération socialiste de France, c'est-à-dire Paris. Il est plombé dans le truc. Ah ben non, ça ne concerne pas de PS. Alors, je veux dire, je ne dis pas que le RPR, on n'est pas des saints. Eh, personne ne le croirait en même temps. Bon, personne ne le croirait. Mais je veux dire, que l'autre, il doit être déconnecté dans sa tête ou il a un traumatisme du bulbrachidien. Je veux dire, j'ose pas, il faut qu'il... Il est bien, non ? Pour un RPR.

Franchement, vous ne croyez pas que Tibéri aurait dû démissionner, vous ? Oh ben, moi oui, ben évidemment.

43:26
Invité

Ça me paraît... Ça me paraît tellement... Mais moi, je trouve ça incroyable que les gens restent aussi longtemps pour gérer l'intérêt de la communauté. Ce n'est pas possible. Vous me parlez de gens... Alors, en plus de ça, je ne sais pas. J'ai entendu que Chirac invitait quelqu'un dans un château qui lui appartient. Enfin, comment il se l'est payé, ce château ? Je ne sais pas, moi, mais bon, je... Ah, le château perso ? Additive.

43:46
Présentateur

Non, c'est à sa femme. C'est à sa femme. Oui, il a épousé une femme, qui a un château. En vrai, je viens avec une femme, elle a une tante. Non, non, non. Est-ce que je suis en train de vous dire ? Non, mais attendez, Michel. Vous allez mentir, attendez. Clément, Michel, une seconde.

43:57
Invité

Clément, vous allez... Excusez-moi, mais entre Dieu donné et monsieur, c'est vrai que j'aurais tant... Mais pardonnez-moi. Vous votez Dieu donné, vous ? Mais non, mais bien sûr. Mais en plus, il y a autre chose, c'est qu'un jour, j'avais dit à un homme politique, je ne savais même pas qui c'était, c'était au César et tout ça, Non, mais pourquoi, par exemple ? Pourquoi les hommes politiques ont ce discours complètement ? Pourquoi ? Est-ce que c'est avec cette image ? Vous voyez, c'est comme nous, les comédiens, quand on dit « Fais attention à ton image, tu comprends ». Mais c'est de la merde, ça. C'est nul. C'est-à-dire que donc, on ne comprend pas.

Il n'y a pas de discours humain, il n'y a pas de vérité, il n'y a rien. Alors, on dirait que c'est normal, mais ce n'est normal que parce qu'on est rassassés tout le temps de ça. Donc, moi, ça m'emmerde, en fait, la politique. Parce que pour moi, la politique, c'est dans la rue.

44:40
Présentateur

Bon, ben, Michel Bultet, merci. Pardon, hein. Michel, hein. Donc, on ne peut pas passer la soirée avec Tibéry, mais c'est vrai que vous avez dit que Xavier Dugouin, c'est le patron du conseil régional qui a employé Xavier Tibéry. Et il a donc dit que c'était Jean Tibéry qui lui avait demandé de faire travailler Xavier. Et vous avez dit que Xavier Dugouin est un menteur fort, quand même. Oui, oui, je pense que c'est un menteur. Vous pensez qu'il agit sur ordre ? Oui, je pense, oui, que dans cette grande mécanique judiciaire, il y a des règlements de comptes. Il a été chargé de charger. Et puis, il y a aujourd'hui un type qui en prend plein la tronche, c'est Tibéry. Oui.

Alors, tous ses potes, il y en a plein. Maintenant, ils trahissent. Tout le monde veut lui piquer sa place. Pépère veut arriver. Il se dit, je vais m'installer dans le fauteuil. Enfin, etc. Mais l'autre, alors, il a la bonne tête, Tibéry. Il en prend. Tous les jours, vous ouvrez le canard. D'ailleurs, maintenant, je crois qu'un journal, s'il ne parle pas un peu de Tibéry, il ne prend pas le tirage. Il y en a très bien dans une rédaction, les mecs. Bon, la semaine dernière, on a fait les hoches-pupies. La semaine d'avant, on a fait les drogués. Et ça baisse. Qu'est-ce que vous branlez dans la rédaction ? Il n'y a pas un mec qui a une idée.

Ah, mais il y a un gars qui dit, tiens, je vous ferai une petite mairie de Paris. Oh, c'est génial. On peut reconnaître une chose, c'est que c'est courageux à notre époque de défendre Tibéry. Alors, on va regarder un petit... En plus, on parlait du RPR, on va regarder un petit Magneto parce que vous savez qu'il y a l'année des guignols qui vient de sortir. Vous voyez ce que je veux dire ? Donc, on va regarder Magneto, Serge, s'il te plaît. Je rêve. Toute ma carrière, c'est ça que vous me demandez ? Pour protéger quoi, Jacques ? Qui ? Ben... L'oncle, là ? Moi, j'ai fait normal le superdénat pour finir fusible de ça ?

46:19
Invité

Eh oh, hein ? Oh !

46:19
Présentateur

T'es pas foutu d'écrire trois lignes sans faute d'orthographe. Tu te fais choper et moi, je vais plonger pour une tarée à la limite de la débilité mentale. Non, mais je rêve. S'il te plaît, il s'agit de ma femme. Et alors ? Tu veux me faire un procès ? Quand la gauche t'aura piqué Paris, on voudra même pas de toi un guichet de la sécu. Si tu trouves une place de dingo chez Disney, c'est le bout du monde. Ça te fait marrer, toi. Non, non, non. Et si, t'as ri. Je te fais rire ? Ben, c'était marrant. Je te fais rire. Je suis un marrant, c'est ça. Une sorte de clown, quoi. Ouais, il plaisantait. Toi aussi, je te fais rire ? Non, mais... Je te fais rire.

Toi, le grand bénet qu'on a élu chef de classe, je te fais rire. Je passe mes journées chez le juge pour sauver ta place et je te fais rire. Malin, tu prends tout mal, là. Mais non, qu'est-ce que je prendrais mal ? Que la poissonnière se fasse choper comme un voleur d'autoradio ? Que le réjoui nous fasse perdre la mairie de Paris ou que l'Otab Proiki étouffe les affaires avec un mégaphone ? J'envoie un délicopéter dans l'Himalaya. Avise à la presse, je vais t'étouffer une affaire.

47:13
Invité

Ça, c'est même pas vu.

47:15
Présentateur

Mais moi, je sers de fusible à tout ça ? Merde, à la fin ! Pourquoi je fais ça ? Je vais finir dans une mairie de province comme un monoré quelconque.

47:22
Invité

Elle va se calmer. Je le connais. Je suis pas sûr, là. Par contre, il y a une chose qu'il ne faut pas lui dire. Jamais. Ah, excusez-moi pour le retard. J'ai eu un petit problème. Alain, tu peux me rendre un service, là ? Faut plus jamais aller demander, hein. Maintenant, tu es.

47:46
Présentateur

Voilà. C'est l'année des guignols chez Canal Video. C'est en vente libre. Bien. Et voilà, c'est la seule façon qu'ils ont de nous intéresser. Oui, exactement.

47:57
Invité

Bien.

47:58
Présentateur

D'ailleurs, ce que j'allais dire, Michel, on a beaucoup parlé du RPR, beaucoup parlé de Tibérique. Je vous laissais dans les mains de Linda Hardy. Ah, super. Voilà.

48:05
Invité

Maintenant, super,

48:06
Présentateur

ça se veut dire, oui. C'est gentil. Si vous reparlez politique et si vous faites des réponses qui sont trop politiques, politiciennes, vous allez être mosaïqués. C'est la gauche mosaïque. Non, la droite mosaïque. Voilà. Est-ce qu'on pourrait Serge mosaïquer Michel Bultet pour que... Mosaïqués. Voilà, donc vous êtes mosaïqués et là, on ne vous voit plus. Voilà, donc vous n'avez pas intérêt à nous refaire de discours politique. Là, vous allez parler avec votre cœur. On ne parle pas de politique du tout. Non, vous n'avez plus parlé de politique, là. Est-ce qu'on peut éteindre la lumière, s'il vous plaît ? Non, il a bougé. Non, non, Diodo a bougé. Non, Diodo a bougé. Diodo a bougé. Non, non.

Diodo a bougé. Oui, mais tu as vu la musique aussi. On rallume la lumière. Ils sont tous... Dès qu'ils entendent de la musique, ils dansent. Alors, on va recommencer.

48:53
Invité

Surtout ça, surtout ça.

48:55
Présentateur

Bon, on y retourne. Attention, ne bouge pas. Attention. Et voilà. Il s'est donné du mal, là. C'est vachement dur. C'est dur de ne pas bouger quand on entend ça. Bon, Linda, je vous le laisse. Il est à vous.

49:14
Invité

Alors, vous appelez Baladur, Pépère en politique, mes mères, c'est qui ?

49:19
Présentateur

Simone Veil. Ah oui, d'accord.

49:21
Invité

Et vous dites aussi que vous êtes plus langue de pute que langue de bois, globalement. C'est qui votre homologue au féminin, à votre avis ?

49:29
Présentateur

Quelle est la gonzesse qui balance... Marie-France Garot ? Oui, c'est vrai. Elle est assez langue de pute. Ah oui. Très langue de pute.

49:36
Invité

Très langue de pute. Quelle épouse politique est pour vous actuellement la plus méritante ?

49:42
Présentateur

Ah bah si, là. Bah si. Xavier. Ah, Xavier, j'aurais dit Bernadette, moi. Ah bah oui, elle est à moi d'emmerde, quand même, Bernadette, pour l'instant. Ouais, mais quand même, il faut se le faire, quand même. Donc, vous pensez que... Pourquoi Xavier ? Parce que... Parce que, je verra, elle subit quand même un calmeur, la pauvre. Elle défend son Saint-Jean. Mais oui. Ouais.

49:58
Invité

Vous avez 52 ans.

49:59
Présentateur

Ouais.

50:01
Invité

Et vous êtes toujours célibataire.

50:02
Présentateur

Ouais. Ah.

50:03
Invité

Pourquoi ? Tu es beaucoup d'hommes politiques. Oui, bah écoutez,

50:11
Présentateur

je suis toujours célibataire, mais je vis avec une femme.

50:14
Locuteur

Ah.

50:18
Invité

Ça fait combien de temps ?

50:19
Présentateur

Oh, ça fait plusieurs années. Ah bon ? Et j'ai même dit que, dès que la loi passera au Sénat, je me paxerai avec elle. Ah. Bah ça va faire plaisir. Roselyne Bachelot, qui était notre invité la semaine dernière. Bah oui.

50:31
Invité

Est-ce que vous avez déjà demandé une femme en mariage ?

50:34
Présentateur

Oui, une fois, oui. Mais elle n'a pas entendu. Elle n'a pas entendu ? Non, c'est vrai. Elle n'avait pas compris. Elle m'a dit qu'elle n'avait pas compris.

50:41
Invité

Elle avait écouté ? Dix ans après, elle vous a dit,

50:43
Présentateur

mais si tu l'avais dit clairement... Bah oui, mais j'ai dit, moi je te l'ai dit. Merde. C'est pour ça que je ne me marierai plus, je ne me paxerai. Elle faisait quoi dans la vie ? La femme. Oui, la femme en question, à celle à qui vous avez demandé. Elle avait une profession, oui, une profession...

50:58
Invité

Elle avait une profession.

50:59
Présentateur

Mais attendez, une profession, dites-moi. Qu'est-ce qu'elle faisait ? Il y a une grave, docteur. Dites-le, Michel. Elle faisait quoi ? Bah elle bosse. Non, non, non, non, non, non, non, non. Vous allez répondre. C'était quoi le métier ? Le métier de votre promise qu'elle n'avait pas compris quand vous l'avez... C'est la même qu'aujourd'hui, mais c'est pour ça que j'aime paxer. Ah, d'accord.

51:22
Invité

Et le voyage de noces pour fêter le Pâques, ça serait où ?

51:25
Présentateur

Parce que la dernière fois avec elle, on est parti, mais ça c'était sur les traces de pépères en Turquie. C'est une enquête précise. Vous êtes allés à Izmir ? À Izmir, oui. On a appris des choses. Et... Sur la famille de Baladur. Baladur. Vous êtes allé un petit peu... Vous êtes allé en repérage. Du temps de soins chelotés dans le sou qu'on n'achète pas, le mec qui fait « Mais maintenant, Baladur ! »

51:49
Invité

Merci, Michel. Voilà.

51:51
Présentateur

Michel, maintenant, mon invité suivant, vous restez avec nous. David Hallyday, Madame Messie. C'est leur cette chanson. Ah, c'est gentil. C'est vrai. Vous connaissez tous là ?

52:31
Invité

Oui, oui.

52:33
Présentateur

On a invité le meilleur ami de Tibéri. Moi, je vois. Je connais son père aussi.

52:38
Invité

Il veut me voir à la vérité.

52:38
Présentateur

Ah, oui. Il essaie de se placer, là. C'est ça, les hommes. Ah, mais j'ai bien connu votre papa et votre maman. Oui, oui, oui. Vous savez. Allez, là. Bon, David, il est allé. Il est trop fier qu'on déconne. Il veut rigoler, puis le télé. Mais on m'a dit que c'était une émission marrante, on m'a dit. J'ai regardé dans la télé tout à l'heure, déconné. J'ai dit « Putain, il est vachement sérieux. » Non, mais je ne sais pas ça, c'est qu'il ne faut pas lui parler de politique, en fait. Bien, David, alors, vous avez sorti un album qui s'appelle « Un paradis, un enfer ». Le premier single, c'était ça. Je l'écoute sans arrêt. Alors, il y a un nouveau single qui sort, c'est ça.

C'est celui que vous avez chanté tout à l'heure. Mais tu as tout samplé sur le truc, c'est incroyable. Ah, j'ai tout samplé. J'ai tout samplé, j'ai des trucs très rigolos. Par exemple, « On est pas là, donc, je te fais engueuler. » Bien. Alors, David, vous avez fait « Les paroles, la musique, pardon. » La musique, oui. « La musique, les paroles, c'est Zazie, c'est Lionel Florence qui travaille pour Pagny et Obispo. » Oui. Il est à combien, cet album-là, « Un paradis, un enfer », je parle de vente, là ?

53:52
Invité

Franchement, je n'en sais rien. Ah, bon. Le single, je peux...

53:54
Présentateur

Ça ne vous intéresse pas.

53:55
Invité

Pardon ? Ça ne vous intéresse pas. Ben, si, ça m'intéresse, mais là, les dernières,

54:00
Présentateur

on était un peu plus de 200 000, je crois, sur l'album. C'est ça, c'est bien. Ça se vend bien, non ? Oui, oui, très bien. Alors, c'est votre premier album en français. Oui. Non, mais c'est... Oui, oui, c'est vrai. Vous n'avez pas vraiment envie de faire un album en français, puis finalement... Non, ce n'est pas que je n'avais pas envie.

54:13
Invité

Je trouve que pour bien faire les choses, il faut être prêt pour le faire. Et puis, bon, moi, j'ai toujours chanté en anglais, donc ça n'a jamais été vraiment un besoin de chanter en français quand tu vis là-bas depuis toujours.

54:25
Présentateur

C'est vrai. Et puis, sur le moment, j'en ai fait une comme ça pour rigoler, voir ce que ça allait donner. Et ça m'a bien plu. Donc, je me suis dit, bon, j'en ai fait deux, trois, quatre. Et puis, bon, en fait, j'ai fini par faire... Mais ça marche, en plus. Vous en êtes quand même à votre cinquième album, dans un live. Il y a eu des morceaux, certains sous le nom de David Hallyday, d'autres avec Blind Fish, avec Novocaine. Ça, c'est le premier album en français. Ça marche. Vous avez fait aussi des musiques de votre père, de Johnny, 100%. Oui. Vous en parlez depuis longtemps. Oui.

54:54
Invité

Au départ, vous vouliez que ça s'appelle Tel père, tel fils. Ah non, ce n'est pas moi. Ah, c'est pas moi. Ah non, justement, je l'ai dit, si tu l'appelles comme ça, moi, je...

55:02
Présentateur

Ah non, c'est mieux. Vous avez fait une chanson déjà sur votre père avec Gérard Mancet qui s'appelait... Héros. Héros, oui. Oui, dans le bon sens du terme. Oui, parce que c'était plus... Quand vous étiez petit, Johnny, c'était plus pour vous un héros qu'un père. Un hérosan. Oui. Oui. Alors, quand vous étiez petit que Johnny vous amenait au concert, en fait, je n'étais pas tellement fasciné par lui. Je n'étais plutôt fasciné par le batteur, Tommy Brown, non ? Ce qu'il vexait beaucoup, d'ailleurs. J'étais... Oui, c'est vrai, ça le... Toujours, d'ailleurs, maintenant, quand il en parle, ça l'a beaucoup vexé, visiblement.

55:35
Invité

Mais non, mais c'était... Mon père, c'était quelqu'un d'incroyable pour moi. Il était... Toujours... Mais c'est vrai que Tommy Brown, ça a été ma révélation pour moi. Quand j'ai vu Tommy Brown, j'ai tout de suite voulu faire de la musique et je ne me suis jamais posé la question qu'est-ce que je vais faire plus tard. Ça a été un peu ma révélation.

55:52
Présentateur

Vous avez le batteur, en fait. Oui, c'est ma première vocation. Alors, on va vous voir dans un document qu'on a retrouvé... Ah bon, on va y aller. Non, non, mais il est vachement bien, le document. Bon, on va voir. C'est un... On va regarder. C'est un document, donc, c'est en 79, c'est au pavillon de Paris. Ah oui ? Ah, mais c'est... Je ne l'avais jamais vu, en tout cas. Vous allez voir. Magnéto, Serge. Même pas, non ? Non, j'avais 11 ans, 12 ans. 11 ans, 12 ans, oui. Alors, c'est un document d'Avis-Boyer. Il faut féliciter l'équipe de Catherine Barma qui a retrouvé ce document que vous n'avez jamais vu.

57:25
Invité

La chanson, c'était

57:26
Locuteur 4

rien que 8 jours. C'est ça, non ?

57:28
Présentateur

Rien que 8 jours, oui. Rien que 8 jours. Il faut dire qu'on voit beaucoup mon père rigoler sur ce... À ce moment-là, mais il ne rigolait pas du tout avant. Il était un peu terrorisé. Un peu, oui. Moi aussi, d'ailleurs. Mais votre idée, évidemment, c'était toujours d'étonner votre père, ce qui est normal quand on a un père comme le vôtre. Et puis, finalement, un jour, vous lui avez apporté Is My Girl, qui était la musique d'un film éponyme. Et il vous dit... Il y avait une prod sur le disque comme lui, je ne l'avais jamais eu en France, bien entendu, parce que c'était fait à Los Angeles. Et il vous dit c'est toi qui chantes là, tu me fais marcher. Il ne croyait pas...

Il ne croyait pas que c'était vous.

58:02
Invité

Oui, mais puisqu'il ne savait pas au début que, en fait, le chant, c'est venu longtemps après parce que moi, je voulais écrire de la musique. Et j'ai appris à chanter vraiment, c'est pas... Ça a été tout le contraire de lui. C'est-à-dire que lui, c'est un autodidacte dans le chant. Moi, j'étais plutôt autodidacte dans la musique en tant que compositeur, tout ça. Donc, j'ai dû vraiment apprendre à chanter, quoi, parce que ce n'était pas ce que j'avais envie de faire. Je me suis vite rendu compte qu'en écrivant mes chansons, il va falloir... Il va falloir les chanter, oui. Exactement. Donc, c'est pour ça que j'ai commencé...

58:30
Présentateur

C'est votre beau-père parce que, bon, quand vos parents sont séparés, Sylvie est allée vivre à Los Angeles avec Tony Scottie, Scotty Records. Et donc, c'est lui qui vous a dit il faut que tu chantes et qui vous a fait prendre des cours de chant. Exact, oui.

58:43
Invité

Voilà. J'en ai pris pendant 6-7 ans, pratiquement tous les jours. Et puis, c'est comme ça que j'ai commencé à apprendre et à aimer chanter, quoi.

58:50
Présentateur

Alors, vous vouliez changer de nom à un moment parce que vous dites quand même, David Hallyday, c'est un nom difficile à porter. Oui. Et Johnny vous a dit si tu fais le même métier, garde-le, ça me fera plaisir.

59:00
Invité

Oui, c'est un peu ça, oui.

59:02
Présentateur

Oui, oui. C'est ce qu'il m'a dit.

59:03
Invité

C'est un regret d'avoir gardé votre...

59:05
Présentateur

Ah, pas du tout, non. Je suis super fier de mon nom. Non, pas du tout. Au contraire. Parce que vous dites que c'est que t'es bon, t'es mauvais. Ah, oui, oui. De toute manière, les choses qui valent vraiment la peine,

59:17
Invité

ce sont toujours des obstacles, c'est toujours des obstacles difficiles à franchir. Donc, c'est vrai que moi, la difficulté ne me fait pas peur. Et puis, bon, c'est quelque chose que j'assume maintenant et dont je suis très fier. Donc, c'est un peu comme un héritage. Je me sens comme ça. Je suis très fier de mes parents.

59:35
Présentateur

Alors, vous savez, moi, je suis assez vieux pour vous avoir vu naître. C'est vrai ? Ben oui, c'est vrai, bien sûr. Je suis né en 49. Vous êtes né en 47, vous. Oui. Donc, c'est vrai que votre naissance, je ne sais pas, vous ne vous en souvenez pas, évidemment, mais c'était un événement. C'était un événement très, très important. Votre mère, en 65, elle ne voulait pas d'enfant. Elle l'aurait préféré trois ans plus tard. Elle l'aurait préféré en 68. Elle a trouvé que c'était un peu tôt. Vous ne saviez pas, ça ? Non, non, mais bon. Je vais vous raconter votre vie, David. Et alors, en 66, elle s'est retrouvée enceinte et elle a dit, si c'est un garçon, ce sera David.

Et vous savez pourquoi vous avez été appelé David ? Non, je ne sais pas, non plus. Vous avez bien fait de venir. Je sais qu'elle voulait une fille, mais je sais ce que je savais. Elle vous a appelé David parce que quand elle était petite, elle disait David Copperfield. Ah. Voilà, donc elle aimait bien David Copperfield parce que... D'où la coupe de cheveux que vous avez gardée. D'où la coupe que vous aviez. Elle disait, c'est un gosse tout mignon avec des yeux bleus et un bout du nez un peu sale. Et vous êtes tout mignon avec des yeux bleus, mais vous avez le nez propre. Oui, oui, oui. Alors, votre mère, elle voulait que vous appelez David Smet. Oui, mais je m'appelle David.

Vous appelez David Smet ? Oui. Parce qu'en fait, elle trouvait que ça faisait le moins un gosse de vedette de s'appeler Smet comme Johnny, comme le vrai nom de Johnny. Et elle disait, je voulais qu'il ait une vraie vie d'enfant. Vous avez une vraie vie d'enfant ? C'est formidable, j'apprends tellement de choses. Vous venez chez moi, je vous raconte votre vie. Bultez tout à l'heure, je vais raconter la sienne. Il n'y a que celle de Dieudo qui n'est plus... Vous n'avez pas interrogé ma mère. Je n'ai pas encore eu votre mère au téléphone.

1:01:00
Invité

Ah bon, David, c'est toi qui as droit à ce genre de renseignements. C'est vrai qu'elle aura certainement eu des choses, mais peut-être moins... Ma mère était moins connue, beaucoup moins connue. Que Sylvie ? Ah oui, et mon père aussi. Votre père aussi. Enfin bon, on est... Ce n'est pas pour ça que je suis moins bien. Ah, vous êtes bien aussi, là ! C'est bien, ça. Vous pouvez le remettre très régulièrement. Vous pouvez le remettre. Voilà. Et vous pouvez même vous en servir comme jingle de votre émission. Mais je pense

1:01:36
Présentateur

qu'on va le garder comme générique, d'ailleurs. Vous savez ce qu'elle voulait que vous deveniez votre maman quand vous étiez petit, David ? Euh... Architecte, non ? Non. Non, je ne sais pas. En tout cas, c'est rapé. Oui, c'est clair. Non, elle a déclaré tout ça. C'est des trucs évidemment vrais. Ça a été retrouvé dans la presse. Elle disait, moi, j'aimerais qu'ils deviennent médecins ou marins mais pas chanteurs. Marins, oui. Mais pas chanteurs. Marins, ça m'étonne quand même. Médecins, je peux comprendre. Oui, marins, parce que comme elle est très maman poule, il faut bien le dire, avec vous, elle a été très maman poule. Ça a été hyper protégé, Sylvie Vartan, non ?

1:02:07
Invité

Oui, oui, ça n'a rien à voir avec ça. Bah si, parce que les marins, c'est un métier à risque,

1:02:11
Présentateur

marins, quand même. Pardon ? Marins, c'est un métier à risque. Oui, oui. Oui, c'est vrai. On l'a vu dernièrement encore. J'imagine. Alors, je ne voulais pas que vous soyez chanteurs. Visiblement, non ? Alors, j'ai retrouvé en 66, le 17 août 66, votre thème astral dans François.

1:02:25
Invité

Ah, d'accord.

1:02:26
Présentateur

Et ça, je crois que ça m'a défrisé tous les gens qui croyaient encore un petit peu à l'astrologie parce que voilà ce que disaient les astrologues au sujet de David. Il disait, au moment de votre naissance, il disait, David sera remarquablement chanceux. C'est vrai. Oui, c'est vrai. Prometteur d'un destin exceptionnel. C'est bien parti. Mais il n'apparaît pas qu'il suive un jour la carrière de ses parents. Donc, plantez. Alors, vous étiez baptisé. Alors, ça aussi, c'était un événement extraordinaire. Vous n'en souvenez pas de ça, vous ? Non, non, non plus. Extraordinaire. C'est terrible. Oui, oui. Vous l'a raconté quand même. Il n'y a pas de film,

1:03:05
Invité

il n'y a rien, non ? Non, non, il n'y a rien.

1:03:06
Présentateur

C'est Jean-Pierre Pierre Bloch, votre parrain. Vous le connaissez, vous, Jean-Pierre Pierre Bloch ? Oui, ben oui, je connais. Oui, vous le connaissez. Il n'y a pas de photo. Justement, c'est peut-être pour ça qu'on ne vous en parle pas beaucoup parce que les photographes étaient interdits. Il y a eu une chanson à l'époque qui parlait de vous. Vous voulez que je vous la fasse écouter ? C'est le Roi David. Le Roi David !

1:03:21
Invité

Mesdames, Messieurs,

1:03:38
Présentateur

il est là. Vous avez été célèbres avant même de faire quoi que ce soit. La base rythmique de cette chanson est formidable. Je pense que vous avez remarqué. Oui. Pardon ? Oui. Ce n'est pas la meilleure chanson. Ah, non, non, non, pas du tout. Ah, non, j'étais sérieux. Non, mais vous étiez sérieux ? J'étais sérieux, oui. Bon, on va juste écouter un petit bout, là. Vous ne pouvez pas la reprendre, là. Alors, on a reçu Estelle ici l'année dernière. Vous vous êtes trop bien passée. Elle ne vous a pas dit qu'on a été méchant avec elle, non ? Non, non, non. Vous vous êtes trop bien passée ? Visiblement. Vous la trouvez comment à la télé comme animatrice ?

1:04:18
Invité

Très bien. Je trouve qu'elle a fait beaucoup de progrès depuis sa première émission. Je trouve qu'elle s'en sort vachement bien parce que ce n'est pas évident de passer à la télé. Moi-même, parler à la télé, ça n'a jamais été vraiment trop mon truc et je trouve que c'est vraiment un métier très, très difficile. Donc, je trouve qu'elle s'en sort bien.

1:04:34
Présentateur

Oui, elle s'en sort bien. Vous n'aimiez pas mieux l'émission de l'année dernière que celle de cette année, non ?

1:04:38
Invité

Je n'ai pas eu le temps vraiment d'analyser

1:04:40
Présentateur

celle de cette année mais je vais le faire maintenant. Je reviendrai pour te dire. Il est un peu comme Bultet, quand même. Il est diplomate, c'est bien. Bien, la télé rend fou. Vous pensez que ça va la rendre folle, non ?

1:04:50
Invité

J'espère pas.

1:04:51
Présentateur

Jusqu'à présent, vous avez noté un grain de folie ? Un grain de folie supplémentaire, non ?

1:04:57
Invité

Non, non, on a tous un peu notre grain de folie à nous. Je pense que ça fait partie des données, bien comprendre ce genre de choses. Quand on est artiste, on est un petit peu différent. Je pense qu'on aime pousser

1:05:11
Présentateur

à l'extrême. La télé n'a pas changé ?

1:05:14
Invité

Non, non, non. Non, non, de ce côté-là, non.

1:05:16
Présentateur

Bien. Vous allez rester avec nous, là ? Avec plaisir. Ce qu'on va entendre après, c'est ça. Vous êtes à l'Olympia le 21-22 mars, c'est ça, non ? Le 21-22 mars, oui. Bien. Vous restez avec nous ? Avec plaisir. Alors, je reçois maintenant un auteur qui a défrayé la chronique lors de cette rentrée littéraire qui s'appelle Christine Angot et qui a écrit L'inceste, c'est chez Stock. Bonsoir. Bonsoir. Michel Bultet, le meilleur ami de Jean Tibéry. David Hallyday, le chanteur de Tu ne m'a pas laissé le temps. Bonsoir. Clémentine Célérié qui est venue amicalement ce soir. Et Dieudonné qui sera le premier président de la République métisse en France. Bienvenue dans la rue. Christine Angot.

Alors, je vais montrer votre livre à la caméra. Je vais enlever votre photo puisque vous êtes là de toute façon. Donc, ce n'est pas la peine que je laisse la photo sur la couverture. C'est un peu ridicule. Voilà. C'est sérieux la couverture. C'est... Voilà. Zoom, zoom, mon garçon. Voilà. Bon. Vous voulez... Est-ce qu'il faut pour nos amis téléspectateurs que vous résumiez un petit peu le bouquin même si ce n'est pas facile ? Vous diriez quoi, vous ? Vous n'obligez pas à le faire.

1:07:01
Invité

Déjà, si je pouvais le dire comme ça en trois secondes ou en trois mois...

1:07:07
Présentateur

Ce n'était pas la peine d'écrire 250 pages.

1:07:09
Invité

Oui, ce n'était pas la peine. Ce qu'il y a à écrire, c'est justement... C'est ce que les gens ne peuvent pas comprendre. C'est ce qu'à un moment donné, on essaye d'expliquer à quelqu'un ou à plusieurs personnes à la suite ou à plusieurs personnes ensemble. Et puis, on se rend bien compte qu'ils ne captent rien. Oui. Vraiment rien. Donc là, comme... Au bout d'un moment, c'est quand même un peu insupportable de se dire... Ben oui, ça ne passe pas. Donc, c'est là qu'il faut écrire. Donc, voilà.

1:07:44
Présentateur

Vous voulez que je fasse le travail idiot de résumer votre bouquin, finalement ?

1:07:48
Invité

Il doit être idiot. Ben, c'est obligatoirement idiot de résumer un bouquin.

1:07:50
Présentateur

Je ne sais pas combien il fait, 200 et quelques pages.

1:07:52
Invité

Non, mais c'est vrai que... Donc, vous racontez... C'est très difficile à...

1:07:55
Présentateur

Vous racontez votre inceste.

1:07:58
Invité

Non.

1:07:58
Présentateur

Voilà, j'étais sûr que vous alliez me répondre ça. Et votre rupture avec une femme aimée pendant trois mois. Ben non. Ben voilà, j'en étais sûr. Ben oui, c'est normal.

1:08:09
Invité

Non, parce que si vous voulez... Non, c'est déjà sur la manière de dire, mais bon, c'est...

1:08:14
Présentateur

C'est racoleur, vous trouvez ?

1:08:15
Invité

Non, non, pas du tout. Non, non, c'est pas la question d'être racoleur. C'est... Enfin, je ne sais pas... C'est pas vous ? Ça n'a pas tellement d'importance que... Je ne sais pas si c'est racoleur ou pas racoleur. Ce n'est pas tellement d'histoire. C'est de dire que je raconte mon inceste comme si j'avais déjà un inceste qui m'appartenait et comme si ensuite, je m'amusais à le raconter. Comme si on pouvait raconter les choses. Or, moi, je ne raconte rien. J'écris. Et je ne suis pas quelqu'un qui écrit quelque chose. Je suis quelqu'un qui écrit, déjà. Donc, je ne peux pas écrire un inceste, encore moins le mien. Et je ne peux pas écrire une rupture. Enfin, j'écris.

Et puis, à partir de là, il y a des choses devant une machine qui sont là. et tout ce qui est... J'écris, moi. J'écris, moi. Mais ce n'est pas la même chose que de dire je raconte, moi, par exemple. Vous suivez, Bulté, là ?

1:09:12
Présentateur

Je suis. Oui, oui, je suis. Moi, je suis. Franchement. Ce n'est pas compliqué. Ah non, je ne dis pas que c'est compliqué. Je n'ai pas lu le bouquin. Mais je veux dire, ça me donne envie de le lire. Oui ? Non, c'est vrai. Mais elle n'habite pas dans le 19ème. Non, non, mais ce n'est pas grave. Je veux dire... Non, non, mais... Non, vous n'êtes pas obligé de dire ça. Oui, mais c'est... Non, mais c'est tombé. Ce n'est pas grave. Non, mais c'est vrai que l'écriture, c'est une aventure, en fait.

1:09:36
Invité

On commence à écrire. C'est fort. J'entends du son bouquin. On commence... L'idée de l'aventure, ça, ça me... C'est un mot qui me va bien de dire ça, par exemple. Que c'est une aventure. Et d'autant que c'est une aventure qui concerne la personne qui écrit, l'écriture, mais c'est aussi une aventure qui concerne ceux qui sont en mesure de recevoir ou de ne pas recevoir. Donc, c'est aussi une aventure à un moment qui devient collective. Et voilà ce que je pourrais en dire. Donc, c'est pour ça que ça ne peut pas être mon truc, mon machin, mon inceste, ma rupture, mon... Même mon livre.

1:10:12
Présentateur

Ben, nous voilà bien. C'est bien ton bis, David. Tu m'as écouté tout à l'heure. Oui, oui, c'est bien, oui. Tu m'assures.

1:10:19
Invité

Non, mais il faut être au moins deux, quoi. Oui, oui. J'ai un livre, quoi. Donc, je ne peux pas être seule.

1:10:23
Présentateur

Non, c'est quoi, alors ? C'est quoi, alors ? Qu'est-ce qu'on peut dire ? Euh... Il y a à la fois cet inceste... On peut dire... Alors, non, d'abord, ce qu'il faut dire, c'est que ce qu'on appelle l'autographie, c'est-à-dire que vous vous mettez...

1:10:36
Invité

Ça, j'ai beaucoup de difficultés avec ça.

1:10:38
Présentateur

Aïe, aïe, aïe. Ben, c'est mon soir.

1:10:40
Invité

Mais non, parce que j'ai des difficultés avec tout.

1:10:42
Présentateur

Oui.

1:10:42
Invité

Donc, c'est normal. Oui. Donc, si vous voulez, quand on dit autographie ou autofiction, etc., ça veut dire aussi qu'on se prend pour personnage. Ben, c'est quand même un peu vrai. C'est-à-dire que vous avez choisi un personnage qui s'appelle comme vous, Christine Lambeau. Non, parce que, regardez, la seule chose, c'est que il n'y a pas de... Je ne suis pas un personnage. Je ne suis pas un personnage. C'est pour ça que c'est difficile pour moi, là, maintenant. Parce que, en fait, il y a juste la langue qui raconte quelque chose. C'est juste du langage. C'est juste dit. C'est juste dire. Donc, ce n'est pas un personnage. Sinon, moi, je serais un personnage. C'est ça, ce n'est pas possible.

Je ne peux pas, moi, me réduire à un personnage. Ce n'est pas possible. Ce serait un double. Ce serait comme si je me dédoublais. Or, je ne me dédouble pas du tout. Il y a quelque chose, au contraire, qui s'étend dans le livre.

1:11:31
Présentateur

Vous suivez, Diédo ? Oui, oui.

1:11:38
Invité

Moi, je comprends parce que la pudeur, j'aime bien cette pudeur, moi. Parce que c'est... Parler, c'est briser un silence. Et là, en l'occurrence, une œuvre personnelle, c'est vrai que c'est très difficile de venir en parler.

1:11:56
Présentateur

Ça doit être difficile. On peut dire quand même... Non, non, mais... Non, moi, ce n'est pas difficile. On peut dire quand même que, bon, vous racontez à la fois une aventure qui a duré trois mois, une aventure homosexuelle qui a duré trois mois. Allez, disons-le. Disons-le, quand même. Non, je ne sais pas, parce que sinon, je n'ai pas lu le bouquin. Et que vous racontez, le récit s'entrecroise avec le récit d'un inceste. On peut dire ça, quand même.

1:12:18
Invité

Oui. Enfin, c'est des histoires de mots, de dire de récits, de trucs comme ça. On ne va pas revenir sur tout parce que sinon, ce serait trop compliqué. Mais, oui, il y a effectivement un moment, une association qui est faite entre le terme d'inceste et entre le terme d'homosexualité. Et puis Noël au milieu qui est là. Oui. La fête de Noël. Oui. Voilà. Donc, c'est vrai que ça, ça vient se rencontrer, l'inceste et l'homosexualité, dans ce livre.

1:12:43
Présentateur

En fait, quand on lit le bouquin, on se demande d'abord si c'est de la fiction, si c'est de l'autofiction, si c'est du témoignage. On n'en sait rien, en fait. C'est ce qui fait le charme du livre, en plus. Ça, je vous le concède aisément. Non, mais si...

1:12:54
Invité

Alors, du témoignage, ça, alors là, vous vous doutez bien que c'est la dernière chose qu'il puisse... Enfin, non, quoi, que vraiment, non. Parce que sinon, c'est pas possible.

1:13:07
Présentateur

Pourquoi c'est pas possible ?

1:13:07
Invité

Parce que sinon, il n'y a pas d'écrivain. Un écrivain, c'est pas un témoin de rien du tout. C'est juste un écrivain.

1:13:15
Présentateur

Quand on voit une fille dans le bouquin qui s'appelle Comme vous et qui est vous et qui avoue ce qui est avoué dans ce bouquin, la première question qu'on se pose, c'est est-ce que c'est vécu ou pas ?

1:13:24
Invité

Ah, mais ça, c'est pas... La question n'est pas là. La question, c'est de dire que c'est de la littérature. C'est tout. Puisque vous êtes venue, en fait, à l'émission, peut-être, si je peux me permettre de... Voilà. C'était de... Alors, qu'est-ce que vous auriez à nous dire de ce livre ? C'est même pas facile. C'est pour faire... C'est même pas... C'est ça que je me demandais. Écoutez, c'est très simple. Tout à l'heure, en attendant, je me disais mais qu'est-ce que c'est ce livre ? Je ne sais pas. Et je disais aux personnes qui m'ont accompagnée, je disais mais c'est pas compliqué, je vais m'appuyer sur les questions qu'il va me poser. Il va bien me poser des questions.

Donc, je m'appuie sur les questions qu'il me pose. Je ne pose pas de questions. Je m'appuie sur les questions qu'il me pose. Voilà. C'est la meilleure chose à faire parce que sinon, qu'est-ce qu'on fait ? C'est du discours qui peut être politique ou qui peut être littéraire et d'un coup, on dit, moi, j'ai un truc à balancer, je le balance. Bon, voilà. Et mon livre, c'est tac, tac, tac, je le balance, il faut que je fasse passer ce message. Or, il n'y a pas de message.

Il y a une seule chose possible, à mon avis, si, effectivement, on vient à la radio, à la télévision, n'importe où, c'est de voir ce que la personne qui peut poser une question ou une autre personne peut envoyer et ce qu'on peut... Et voilà, à partir de là, ce qui peut être... Vous avez envie de communiquer quelque chose quand même dans ce que vous avez écrit. Ah, la communication, l'écriture, c'est pas la même chose. Enfin, de donner, alors quelque chose. Ah, de donner, oui. Oui, voilà, c'est ça. Mais vous avez du mal à le formuler en mots. Vous trouvez que je formule pas bien ? Non, non, non, non. Non, non, non. Non, c'est clair, non. C'est un peu pudique.

C'est méthodique, c'est-à-dire que vous êtes... Il y a une sorte de rigueur. Alors, essayez d'être vraiment très précis sur exactement ce que vous avez envie de dire. Vous avez une précision qui fait... Non, non, non, moi, j'ai rien envie de dire. C'est surtout... C'est ça, votre précision. Vous avez envie de faire comprendre et pas de dire. Ne rien dire. Mais c'est ça. Vous parlez tout à l'heure de briser le silence. Il n'y a rien, il n'y a rien. Il n'y a rien à dire. Il n'y a rien à dire. Il n'y a rien à dire. Ah, oui. Vous brisez. Ah, mais pour briser le silence, il ne faut rien dire. Voilà. C'est un truc intéressant.

1:15:36
Présentateur

Ah, mais bon, dites-moi. C'est pas comme moi.

1:15:39
Invité

Il m'a demandé si je pensais écrire un autre livre.

1:15:42
Présentateur

Oui. Non, mais je... Ah, c'est tout vulté, ça. Vous pose la question.

1:15:46
Invité

Hein ?

1:15:46
Présentateur

Je vous pose... Non, mais je...

1:15:47
Invité

Mais c'est mon huitième livre.

1:15:49
Présentateur

Mais je n'ai jamais dit que c'était le premier. Je vous demande si vous voulez aller faire un autre. Il s'en sort bien. Il s'en sort bien.

1:15:59
Invité

Il y en a déjà un. Mais il y en a déjà un qui est en train de s'écrire, bien sûr.

1:16:03
Présentateur

Oui.

1:16:04
Invité

Bah, oui.

1:16:04
Présentateur

Non, moi, ça ne me dérange pas que vous réagissiez comme ça. Moi, j'ai invité souvent Éric et Ramzi dans l'émission. C'est pareil.

1:16:10
Invité

Je ne sais pas qui c'est.

1:16:12
Présentateur

Vous ne savez pas ?

1:16:12
Locuteur

Non.

1:16:13
Présentateur

Bien, alors. Non, vous dites page 26. Parce que c'est là où quand même il y a des questions que votre livre soulève en dehors de la qualité du texte, la qualité littéraire. Vous dites page 26. Moi-même, à 14 ans, je voulais devenir écrivain. Je voulais démarrer très fort. J'ai pensé à l'inceste. J'ai séduit mon père. Donc, voilà. Je veux dire, on se demande. C'est pour ça qu'on se demande. On se dit est-ce que c'est du marketing ? Est-ce qu'on se demande vraiment ? Moi, je me le demande. Oui, moi, je suis un garçon. Est-ce que c'est de la création littéraire ? Est-ce que c'est de la réalité ?

1:16:39
Invité

Ça pose la question alors du marketing. Est-ce que si on veut vendre vraiment quelque chose, pourquoi pas alors finalement peut-être que de vivre l'inceste, c'est une bonne méthode de marketing ? Oui. Ça, c'est une vraie question qui se pose. Je la pose.

1:16:51
Présentateur

Oui, alors ?

1:16:52
Invité

Posons-la.

1:16:53
Présentateur

On va poser la question. Posons-la. Il est rare d'avoir dans un bouquin quelqu'un qui dit... C'est de l'humour. L'inceste ?

1:17:02
Invité

Non, cette phrase. Thierry, je ne sais pas. Pour vous peut-être. Mais enfin non, ça me choque. Qu'est-ce que vous avez fait ?

1:17:08
Présentateur

Pour vous, les monarchistes.

1:17:10
Invité

C'est de l'humour. Non, mais cette phrase, ça peut être de l'humour. Disons que c'est, si vous voulez, c'est simplement cette phrase-là, c'est... Je me dis, je me dis, ben voilà, je vais dire ça comme ça, ils ne le diront pas. Mais ils le disent. On est con. Non, mais c'est vrai. C'est vrai. C'est vrai qu'on peut se poser la question aussi effectivement de l'argent, du business. Ah, vous avez raison. C'est vrai. Une entreprise qui est faite autour d'un thème qui... Non, on ne peut pas se la poser. Franchement, on ne peut pas se la poser. Qu'on se la pose, que des gens se la posent. Non, mais que des gens, je parle de ces gens. Ça en dit long. Ça en dit long sur les gens.

Des gens qui produisent votre travail. Mais franchement, imaginez une seconde qu'une fille qui a 14 ans va se dire tiens, c'est un super plan, je vais séduire mon père et puis 20 ans après, j'écrirai un livre, ça s'appellera l'inceste et ça va se vendre à 50 000 exemplaires. si mon éditeur fait bien son travail.

1:18:12
Présentateur

Il le fait bien.

1:18:14
Invité

Il le fait parce qu'il a un livre qui lui permet de le faire. Mais cette phrase est drôle. Moi, je trouve que c'est une réplique abusante puisque c'est évidemment

1:18:24
Présentateur

terrible. Tiens, je vais vous dire une phrase du livre. Alors, par exemple, je fais un peu de marketing. Il y a une description d'un cunnilingus, page 27, formidable. Ça, je vous laisse le découvrir dans le livre. Page 64, j'ai léché, moi, c'est quand vous êtes avec la file, j'ai léché, moi, cette mère dont l'enfant est une chienne.

1:18:43
Invité

Elle est bien, cette phrase.

1:18:44
Présentateur

Elle est bien, cette phrase. Je suis folle, vraiment folle. Je ne toucherai qu'un petit public de détraqués dans mon genre si je continue. Je ne toucherai qu'un petit public de détraqués. Mon petit public de détraqués, c'est ma bouée.

1:18:55
Invité

Voilà. Et vous savez, j'ai reçu, parmi les lettres que j'ai reçues ces derniers temps, j'ai reçu une lettre absolument magnifique où il n'y avait pas du tout d'adresse et de téléphone ni rien pour que je réponde et où il y avait juste marqué, où la phrase était mon petit public de détraqués, c'est ma bouée, là, dans le livre, celle que vous avez citée. Et la personne qui me répond m'envoie sur une lettre juste comme ça. Christine, je suis un morceau de votre bouée.

1:19:21
Présentateur

Ah, c'est bien.

1:19:22
Invité

Ah, ben, c'est super. C'est super. Il n'y a pas d'adresse, il n'y a rien.

1:19:26
Présentateur

Votre petit public de détraqués, quand même, ça fait quoi ? 50 000 personnes, pour le moment, qui l'ont acheté, non ?

1:19:30
Invité

Il y a beaucoup de détraqués. Il y a beaucoup

1:19:32
Présentateur

de détraqués, hein ? C'est l'énorme bouée. C'est l'énorme bouée, oui. C'est le Titanic, j'ai un truc. Alors, non, ben, après, je ne vais pas lire tout le bouquin, mais enfin, c'est vrai qu'il y a cette relation, donc, par téléphone. Alors, il y a quand même une page 206, là, quand même, c'est violent.

1:19:50
Invité

Allez-y.

1:19:52
Présentateur

Son père l'a forcé à manger des clémentines sur son sexe. C'est l'inceste. Il l'a sodomisé. Seulement après, il allait à la pharmacie acheter de la vaseline.

1:20:03
Invité

Je voudrais savoir parce qu'il fait rire

1:20:04
Présentateur

Clémentine,

1:20:06
Invité

c'est la rayée. Non, non,

1:20:08
Présentateur

je ris.

1:20:09
Invité

C'est parce qu'elle s'appelle Clémentine. Parce que les gens rient parce que je pensais qu'ils pensaient à moi parce que je m'appelle Clémentine. Ah, d'accord. Son père l'a forcé

1:20:17
Présentateur

à manger des clémentines sur son sexe. Pour ça, vous êtes marrée.

1:20:21
Invité

Non, non, je me suis marrée parce que j'ai entendu les gens rigoler parce que je me suis dit tiens. Elle aurait mis mon arrêt

1:20:26
Présentateur

mais on n'en parlerait déjà plus. Voilà, donc c'est vrai qu'on rigole des fois souvent de choses qu'on ne comprend pas. Non, mais c'est vrai. Non, mais c'est un sujet quand même. Et vous terminez, non, c'est pas vous terminez, c'est page 202, c'est quatre pages avant. L'inceste est vraiment le livre où je me présente comme une grosse merde. Tout écrivain doit le faire au moins une fois dans sa vie. Après, on verra. Ça veut dire quoi ?

1:20:50
Invité

Après, vous dites que ce n'est pas vous. Ça veut dire... Bon, déjà, si vous lisez jusqu'à la fin du paragraphe, il y a quelque chose qui dément immédiatement ça. Parce que ça ne sert à rien de dire des choses si on ne les dément pas après. Parce que les choses ne sont jamais comme ça rigoureuses et vraies. Comme ça, les opinions, ça n'existe pas.

1:21:07
Présentateur

Alors, votre éditeur, Jean-Marc Roberts, dit, en parlant de vous, bien entendu, elle veut être célèbre, Christine, et j'ai tellement envie qu'elle le soit. Vous avez envie d'être célèbre ? Lui, il a envie, c'est normal, c'est votre éditeur. Parce que bon, on sait bien que l'éditeur, quand l'auteur touche 10 francs, il en touche 90. Mais vous, vous avez vraiment envie d'être célèbre ?

1:21:26
Invité

Moi, j'ai envie, depuis que j'écris, ça fait 15 ans, et puis depuis mon premier livre qui est sorti il y a 10 ans, j'ai envie de pouvoir continuer à écrire et j'ai envie de surnager. J'ai envie que cette bouée-là, elle me permette de surnager. Et donc, ce qui est intéressant dans l'histoire de la célébrité, c'est que... c'est qu'on n'est pas tout seul. Vraiment. Et qu'il y ait 150 lecteurs ou qu'il y en ait 50 000, mais ça change énormément les choses. Énormément.

1:21:59
Présentateur

Ça agrandit la bouée.

1:22:00
Invité

Ça agrandit la bouée, ça fait que... Ben... que même si vous dites exactement les mêmes choses qu'avant, on fait au moins semblant de vous écouter. Donc bon.

1:22:12
Présentateur

Marquez, on serait dans un bistrot tous les deux ce soir, je l'écouterais aussi, parce que vous êtes assez rare.

1:22:17
Invité

Non.

1:22:18
Présentateur

Ah si. Moi, depuis Modiano, je n'avais pas vu un auteur comme ça, dont j'avais du mal à saisir les choses. Les autres sont assez faciles à... Ça fait qu'elle vous dit souvent non. Non. Oui. Elle dit non. C'est rare, les gens se disent pour ça. Non. C'est rare, les gens qui disent non.

1:22:34
Invité

Mais moi, Modiano, ça ne pouvait que me faire plaisir. J'aime beaucoup. Depuis que vous êtes arrivé sur le plateau, vous n'avez pas souri, même ri une seule fois. Qu'est-ce qui vous fait rêver ? Qu'est-ce qui vous fait rire ? On vous sent... Tout le monde en parle, c'est une émission qui me fait rêver, oui. C'est pour ça que vous êtes là.

1:23:01
Présentateur

Moi, je l'ai pris au premier degré. Je vais vous dire un truc. Quand on fait des compliments, je l'ai pris au premier degré. Ah oui, bah oui. C'était au premier degré ? Non, c'était marrant. Non, elle va dire. Elle dit toujours non.

1:23:11
Invité

Non, c'est pas ça. La femme qui dit toujours non. La question de... Vous n'avez pas ri, c'est invraisemblable, ce genre de question. Non, mais ce n'est pas ce que je suis. Qu'est-ce qui vous fait rire ? Qu'est-ce qui vous fait rêver ? Enfin, voyez, ce genre de truc... Mais non, on vous sent assez pudique, assez figé. Figé ? Vous trouvez que je suis figé ? Bah là, non, ça y est. D'un coup, ça vient. Grâce à vous. Je ne sais pas si c'est grâce à vous.

1:23:36
Présentateur

C'est magique. C'est un truc. Sinon, ce bouquin est vraiment été destiné, je ne dis pas vous l'avez fait sciemment, mais en tous les cas, votre éditeur, quand il l'a vu arriver, il l'a vu tout de suite. Ce livre était destiné à faire le scandale de la rentrée, etc. Et finalement, toute la critique a chanté ses louanges. Tout le monde a dit c'est formidable, Priscine Angot. Ah, si, si, si, vous savez bien. Enfin, tous les gens branchés, les unrocs, Technica, enfin, les gens qui font l'opinion en libération. Je ne parle pas des autres. Mais ceux qui comptent vraiment, on dit c'est formidable. Bon.

Est-ce que ce n'est pas un peu gênant, finalement, pour vous, d'avoir été accepté aussi facilement par cette critique qui d'habitude est si dure avec des auteurs ?

1:24:11
Invité

Je vais vous dire quelque chose. Bon, il y a cette espèce de chose-là que vous dites qui est juste, ça aurait pu être gênant, je ne sais pas quoi, etc. Bon. Et puis, il y a la grande question qu'on m'a posée sans arrêt. Les meilleurs amis, en général, le disent. Attention quand ça va retomber.

1:24:29
Présentateur

Oui. Je vais vous demander une chose. Est-ce que vous n'avez pas peur, finalement, maintenant ? Vous vous êtes transformé un peu en vedette de la télévision, un peu, il y a un côté médiatique dans tout ça, un peu phénomène de foire. Et pendant ce temps-là, Amélie Nothambe, qui, elle, avec son chapeau et son côté belge, je ne dirais rien contre les belges, mais avec son côté belge, finalement, c'est elle qui passe pour l'écrivaine. Ça ne vous embête pas, ça ? Alors que je pense que vous êtes, bien entendu, beaucoup.

1:24:55
Invité

Mais tout le monde pense comme vous.

1:24:57
Présentateur

D'accord.

1:24:57
Invité

Évidemment.

1:24:59
Présentateur

Bien. Alors, on va baisser la lumière. Ne vous inquiétez pas, sinon on baisse la lumière. On ne bouge pas. Voilà. Donc, je vais vous faire, vous savez, le portrait chinois, vous connaissez le portrait chinois ?

1:25:15
Invité

On va expliquer moi.

1:25:15
Présentateur

Le portrait chinois, c'est si tu étais une fleur, je serais un mieux autiste, si j'étais un homme politique, je serais Michel Bultet, tout ça. Moi, je vais vous faire un anti-portrait chinois.

1:25:26
Invité

Oui.

1:25:26
Présentateur

Si vous étiez un défaut, vous seriez quoi comme défaut ?

1:25:28
Invité

Il va y avoir beaucoup de difficultés. Je ne sais pas. Vous avez une décision. Ah oui.

1:25:40
Présentateur

Voilà. Si vous étiez une maladie ?

1:25:44
Invité

Une maladie, ce serait forcément une maladie de sang. Ah oui.

1:25:51
Présentateur

Si vous étiez un dictateur ?

1:25:53
Invité

Ah ben, ce serait Hitler, forcément.

1:25:56
Présentateur

Si vous étiez un vice ?

1:25:59
Invité

La vertu.

1:26:01
Présentateur

Bonne réponse. Si vous étiez un supplice ?

1:26:04
Invité

La conversation.

1:26:05
Présentateur

Si vous étiez une humiliation ?

1:26:09
Invité

Si j'étais une humiliation, ben, ce serait victime. Qu'on me dise que je suis une victime, ça serait terrible.

1:26:17
Présentateur

Et une infirmité, pour finir ? Si vous étiez une infirmité, quelle infirmité seriez-vous ?

1:26:20
Invité

Oh ben, je suis une infirmité.

1:26:33
Présentateur

Bien. Vous restez là, tout le monde reste là. J'accueille notre invité suivant, Arnaud Klarsfeld. Vous avez quelque chose contre Arnaud Klarsfeld ?

1:26:53
Invité

Non, mais j'ai un truc à faire.

1:26:56
Présentateur

Écoutez, allez-y, si vous voulez.

1:26:57
Invité

C'est moi, il est tard, on peut.

1:27:04
Présentateur

Arnaud Klarsfeld, bonsoir. Bonsoir. Donc, vous êtes le fils de Serge Klarsfeld et de Béateu Klarsfeld. Merci, ça me parraine des recherches génétiques. Voilà, vous pouvez toujours les faire, mais enfin, mon avis, il faut retomber là-dessus. Non, je ne sais pas, je regardais un petit peu votre vie en préparant cette interview. En fait, on vous voit comme ça, un peu wonder boy, séduisant, réussissant tout ce qu'il fait, etc. Et en fait, vous avez une enfance assez agitée, une enfance assez troublée. Ouais. Je ne sais pas, par exemple... Je ne sais pas, quand votre mère giflait le chancelier Kissinger, vous étiez dans le couffin. par exemple.

1:27:37
Invité

J'avais deux ans, mais j'étais déjà en Allemagne avec elle.

1:27:40
Présentateur

Si vous alliez comme ça, en Allemagne, les petites gares le matin pour lutter contre les criminels de guerre nazie, je ne sais pas, ce n'est pas une vie simple quand on est un enfant, non ? Non, oui et non. C'est-à-dire, j'ai accompagné ma mère comme Baltazar accompagne la sienne. Il y a eu des menaces à la bombe quand vous étiez petit contre vos parents. Oui, la voiture qui a explosé, un colis qui a jeté. Oui, je ne sais pas, non. Enfin, ça va, je ne sais pas. Ça ne vous a pas marqué outre mesure ? Non, non, je ne sais pas. Le colis n'a pas sauté. Vous vouliez devenir archéologue quand vous étiez petit, pourquoi ? Parce que j'aimais bien l'Antiquité gréco-latine.

Ah oui, il n'y avait pas encore Indiana Jones à l'époque, c'était juste un truc comme ça. Oui, j'aimais Indiana Jones aussi. Avocat, ce n'est pas votre vocation ? Moi, je ne savais rien faire après le bac, donc je suis devenu avocat. Comme votre père, d'ailleurs, qui n'avait pas plus la vocation que vous. Non, il est historien, lui, plutôt. Oui, au départ, c'est un historien.

Alors, là aussi, je veux dire, vous avez cette image comme ça, quelqu'un à qui tout réussit, puis finalement, vous avez non seulement été avocat en France, mais ce que les gens ne savent peut-être pas, c'est que vous avez été reçu au barreau de New York, au barreau de Los Angeles, vous étiez premier au concours à New York. Oui, j'ai travaillé pour une fois. Oui, c'est ça. Il est sympa, ça, ça. C'est cool. Vous le connaissez, Arnaud ? Oui, on fait du sport dans la même salle. Ah, d'accord. Vous allez expliquer, moi, là. On fait du sport,

1:28:56
Invité

c'est-à-dire qu'il court comme un fou sur un tapis roulant et moi, je suis sur un Stairmaster avec Walkman sur les oreilles.

1:29:01
Présentateur

Il court comme un fou sur un tapis roulant. Moi, je suis triathlon, c'est pour ça. Vous avez un côté quand même un peu fondu. En 87, vous allez dans un meeting du Front National, ça fera plaisir à te donner. Vous mettez un t-shirt avec marqué Le Pen Nazi, vous hurlez Le Pen Nazi.

1:29:14
Invité

C'était après qu'il ait dit que l'Holocauste était un point de détail de la Seconde Guerre. Non, mais je ne vous reproche pas de l'avoir fait.

1:29:19
Présentateur

Non, non, mais j'explique à quel moment je l'ai fait. C'est comme aller à Barbès et c'est crier sale nègre, le sketch des inconnus. On est sûr de se faire casser la gueule. Oui, aussi, c'était dans Die Hard numéro 3. Oui, ça y est aussi.

1:29:31
Invité

Oui, mais ce n'est pas le tout de faire des manifestations devant des publics convaincus. Il faut aussi prendre des risques. C'est-à-dire s'engager, c'est prendre des risques. Ce n'est pas simplement parler à la télévision et dire Le Pen est méchant.

1:29:43
Présentateur

Et ça servit à quoi d'aller dans le meeting du Front National avec marqué Le Pen Nazi ? Comme David, il a écrit Tokyo.

1:29:48
Invité

Ça montre, un, qu'on n'a pas peur de l'ennemi. Deux, qu'on est prêt à s'engager pour une cause. Donc, c'est important pour soi-même et pour se former. Enfin, former, j'étais formé. Parce que les coups que j'ai pris...

1:30:00
Présentateur

Vous avez fait des coups ? Oui, oui, j'étais passé à tabac. Ah bon ? Oui, quand même. Il ne l'a pas approché. Vous n'êtes pas parti en courant ? Si, si, mais ils m'ont pris derrière. Ils m'ont tapé pendant 5 minutes, 10 minutes. Ah oui, d'accord. Alors là où on a commencé à entendre beaucoup parler de vous, c'est au procès, au moment du procès Tout vit en 94. Vous avez 27 ans, donc ce n'est pas vieux. Oui, ce n'est pas tout jeune. Oui ? Alors déjà, vous êtes arrivé avec des Santiago au tribunal. Qu'est-ce qui se passe ? Non, je ne sais pas. Il m'a fait un joli sourire.

1:30:27
Invité

Non, mais il était en train de dire sa bande dessinée.

1:30:30
Présentateur

J'étais là pour draguer les invités.

1:30:32
Invité

Il est en train de dire sa bande dessinée. Je ne drague pas, je constate.

1:30:35
Présentateur

Je ne constate. Dès qu'on ne parle pas de son spectacle, il s'en fout, lui. Non, non, non, non. Mais comme vous... Là, vous passez sur des choses qui se sont déjà passées, si vous voulez. J'essaie. Dès qu'on est arrivé dans l'actualité, je fais ça. Non, je fais mon travail. J'explique aux... Parce que les téléspectateurs... Moi, je suis pendu. Je suis pendu à vos informations. Non, mais ce n'est pas ça. Les téléspectateurs voient toujours Arnaud Clarsfeld arriver dans des procès sur des patins à roulettes avec sa robe d'avocat dans un sac à dos. Et j'essayais d'expliquer aux gens que finalement, c'est quelqu'un qui avait été, qui a travaillé, qui a... Voilà, c'est tout.

Oui, je suis un garçon sérieux. Voilà, vous êtes un garçon sérieux. C'est vrai que les top models, ça n'a pas aidé votre réputation de garçon sérieux. Mais c'est sa vie les top models, pourquoi ? Mais ce n'est pas sa vie. À partir du moment où il fait un bouquin qui raconte sa vie, qui s'appelle Les dieux ne sangent qu'à dormir. Et il raconte sa vie amoureuse, c'est plus sa vie privée. Après le moment, c'est dans le journal. Non, je ne savais pas ça. Voilà. Ça vous embête que je vous parle de vos relations avec Carla Bruni, avec les top models ? Vous avez écrit un bouquin là-dessus. C'est un peu mieux. C'est pas un bouquin là-dessus, d'ailleurs. Hein ? C'est pas un bouquin là-dessus.

Enfin, le héros, il a vos initiales, l'héroïne, elle a les siennes. Ouais, peut-être un peu. Il y a un peu. Vous ne pensez pas que ça peut desservir la cause que vous défendez ? Ça n'a pas desservi. Ça peut aider la cause

1:31:43
Invité

que vous attaquer ? Ça peut être desservi, puisque le procès Papon, j'ai demandé 10 ans, on a eu 10 ans, alors que tout le monde voulait ou la perpétuité ou l'acquittement. Donc, ça n'a pas desservi quoi que ce soit.

1:31:54
Présentateur

Je n'arrivais pas au palais en roller, j'arrivais au café, qui était à 150 mètres du palais en roller.

1:31:58
Invité

Moi, je trouve ça super rigolo, au contraire. De casser les règles, je trouve ça plutôt sympathique. Ça peut aller à l'encontre de ce qu'on a l'habitude de voir et puis de ne pas s'attendre à quelque chose,

1:32:13
Présentateur

je trouve ça plutôt sympa. Ça peut aider la cause adverse aussi, parce que ça a permis quand même à beaucoup de gens qui étaient opposés de vous dénigrer. Je pensez que vous êtes assez fort pour supporter ce genre de dénigrement. Moi, je fais ce que j'ai envie de faire.

1:32:25
Invité

Ça se voit, je trouve. Vous avez l'air de vous en foutre complètement. Il faut dire déjà, je le fais sérieux, quoi.

1:32:31
Présentateur

J'ai bossé avant. Si j'ai envie de faire du roller à l'époque,

1:32:34
Invité

c'est bien ce que je dis. C'est que tout à l'heure, les gens doivent...

1:32:37
Présentateur

Oui, bah... Surtout, ce que vous avez dit, Arnaud, c'est qu'après tout, vous vous arriviez en roller, mais que Papon, lui, il arrive en limousine avec un chauffeur à des gardes du corps aux frais du contribuable. Donc, finalement, c'était... Et personne n'en était choqué. Voilà.

1:32:49
Invité

C'est sûr, c'est... Bravo, chapeau bas. Parce que c'est vrai que ce combat, là, il est aussi pour toute une communauté de gens. C'est vraiment une avancée, quoi. C'est quelque chose de très, très important que cet homme puisse être puni aujourd'hui.

1:33:03
Présentateur

Vous avez fait preuve de sagesse là-dessus ? Apparemment, oui.

1:33:07
Invité

C'est-à-dire, vous... Il faut résumer tout ce que vous voulez dire. C'est-à-dire, la condamnation de Papon était indispensable, parce que si Papon n'était pas condamné, ça voulait dire que ce qui s'est passé hier pouvait se reproduire demain. Papon n'était pas un super méchant, non plus, dans l'échelle du crime. Il était secrétaire général... C'est pas Klaus Barbie, oui. Bon, c'était pas Klaus Barbie. Il était en zone occupée. C'est-à-dire, il y avait les Allemands, quand même. Tous les préfets ont été des Juifs. Tous, sans exception. Tous, tous, tous, tous. Bon, alors, si tous l'ont fait, ils ont tous répondu aux ordres, aussi, du gouvernement.

Donc, il faut quand même le juger dans le contexte de l'époque. Et pas dire, comme tout le monde, oui, c'est un monstre horrible, terrible. Non, c'est quelqu'un qui a fait, qui avait une bonne éducation, qui était dans les plus grands lycées, dans les bonnes écoles, et tout ça, qui avait une perception du bien et du mal, et qui a consciemment choisi d'accomplir ce qu'il savait être le mal. Et donc, il devait être condamné, parce que c'est une leçon politique, une leçon de morale politique

1:34:04
Présentateur

pour les générations à venir, aussi, de futurs hauts fonctionnaires, pour que ce qui s'est passé hier ne se déroule pas demain. ou pour que ça puisse, peut-être, empêcher que ça se repasse demain. Bon, j'accueille maintenant notre dernière invitée, Audrey Marmé. Bonsoir. Vous êtes devenue une des top modèles les plus photographiées du moment. Et pourtant que vous étiez adolescente, vous trouviez trop mince, et vous disiez que vous détestez vos tâches de rousseur.

1:34:41
Invité

Ben... Oui.

1:34:44
Présentateur

Et pourquoi ?

1:34:44
Invité

Ben, quand on est petit, de toute manière, on déteste toujours ce qu'on a, ce qu'on veut toujours mieux, et les tâches de rousseur, moi, je détestais ça. Et j'étais trop maigre, parce que j'ai des parents qui mesurent... C'est vrai qu'on vous appelait

1:34:56
Présentateur

la girafe ?

1:34:57
Invité

Oui. Grand coup et tâches de rousseur, donc des petits surnoms sympathiques.

1:35:01
Présentateur

Alors, vous avez commencé dans le métier de top model d'une façon complètement incroyable. Vous avez poussé la porte d'une agence de mannequins et vous êtes rentrée.

1:35:08
Invité

Oui. Ben, un jour, je suis montée à Paris pour aller voir mon père, puisque j'habitais à la campagne chez mes parents. Et je suis montée et j'ai fait, bonjour, vous croyez que je pourrais faire des photos ? Et on m'a dit, non, vous êtes trop petit, trop de tâches de rousseur, repassez quand vous ne serez plus grande. Oui. Et je suis allée dans une autre agence qui s'appelle Viva.

1:35:28
Présentateur

Oui.

1:35:28
Invité

Et ils m'ont dit, bon, ben, on va essayer et voilà.

1:35:31
Présentateur

Et voilà. Et à 16 ans... Et ça a marché. Vous avez commencé en 95, donc le jour de vos 15 ans.

1:35:37
Invité

Oui.

1:35:37
Présentateur

Vous avez défilé pour Yoji Yamamoto.

1:35:39
Invité

Exactement.

1:35:39
Présentateur

Après, vous êtes revenu, vous avez travaillé pour Alexander McQueen.

1:35:42
Invité

Oui, pour son premier défilé couture de Givenchy.

1:35:44
Présentateur

Vous connaissez ? Non, on se connaît pas. Vous connaissez pas tous les top modèles, finalement ? Non, ben, oui, comme quoi. Oui, comme quoi, votre réputation est presque usurpée d'une certaine façon. Voilà. Et en 98, vous avez lu, donc, meilleur top modèle de l'année au Trophée de la Mode.

1:35:57
Invité

Exactement.

1:35:57
Présentateur

On va regarder Magneto, Serge.

1:36:01
Invité

La vainqueuse et... Mademoiselle Odé et Marine qui m'ont aidé et tous les gens qui m'ont soutenu depuis le début.

1:37:04
Présentateur

Ça parce qu'on va parler d'un sujet qui va sûrement révolter Dieudonné. La reproduction assistée, maintenant, n'est plus seulement réservée aux couples infertiles, donc, mais aux gens qui veulent absolument avoir des enfants, même s'ils peuvent en avoir. Simplement, ils veulent pouvoir choisir leurs enfants. Ils veulent choisir quel type d'enfants ils vont avoir. Vous êtes au courant de ce qui se passe ?

1:37:22
Invité

Oui, j'ai vu sur Internet qu'il y avait Ron Harris. Oui, ça, ça me traumatise. Et c'était assez incroyable puisqu'on tapait pour acheter des ovules de mannequins.

1:37:35
Présentateur

C'est ça.

1:37:35
Invité

Et on voyait des photos qui n'étaient pas vraiment géniales.

1:37:38
Présentateur

Ah bon, les mannequins n'étaient pas bien ?

1:37:39
Invité

Non, et j'en connaissais aucun.

1:37:41
Présentateur

On vend des ovocytes de mannequins sur Internet. Oui.

1:37:44
Invité

Donc avant,

1:37:45
Présentateur

il y avait des donneurs de sperme. Maintenant, il y a des donneuses de ovocytes. Évidemment, les gens, ce qu'ils veulent faire, c'est avoir le cocktail... Mais c'est pour des personnes qui ne peuvent pas avoir d'enfants ? Non, non, non, c'est pour tout le monde. Maintenant, c'est... Voilà, vous voulez... Alors, chacun fait son cocktail, évidemment. Vous prenez un prix Nobel, un top model et puis vous avez un enfant soi-disant parfait.

1:38:03
Invité

C'est vachement grave, ça, non ? Pas forcément, d'ailleurs, parce qu'il y a beaucoup d'enfants de génie qui sont complètement débiles.

1:38:08
Présentateur

Oui, c'est pas ce que dit le marchand. Oui, c'est Bernard Chaud qui disait, une jeune femme lui disait « Pour avoir un enfant ensemble, imaginez-vous qu'il aime à beauté et votre intelligence. » Bah oui. Il a répondu « Imaginez-vous que ce soit le contraire. » Bah oui. Alors, ça peut être dramatique. Vous êtes au courant de ça ?

1:38:21
Invité

Oui. Parce que je sors beaucoup sur Internet. Mais je trouve ça un peu débile puisqu'ils montent des photos et la fille, elle peut être sous régime depuis 15 ans et elle est super mince. Et alors, ils achètent l'ovule.

1:38:35
Présentateur

Vous êtes au courant de ça ? Si, j'avais lu ça parce que c'était bien repris. C'est dans l'ordre logique des choses. Vous trouvez

1:38:42
Invité

que c'est dans l'ordre logique des choses ? Ouais, il n'y a pas de législation qui l'empêche.

1:38:47
Présentateur

Il n'y a pas de... Ça va se faire. On a fait la même chose avec les chevaux. Bon, si... D'accord. Je n'ai pas dit que c'était bien. Je n'ai pas dit que c'était mal. C'est de le génier. C'est quand même à nous, là. C'est de le génier. Ouais. Ouais.

1:38:58
Invité

Non, mais ce n'est pas légalisé. C'est un truc qui va être... Non, mais toi,

1:39:01
Présentateur

il n'y a pas de légalisé ou pas légalisé. Internet...

1:39:03
Invité

C'est en vente sur Internet. Non, mais ça va savoir et puis ça va être interdit. C'est pas possible.

1:39:07
Présentateur

Interdit. Comment vous interdisez ? Internet, comment on voulait interdire ? Cliniquement. Ça se passe comment ? On fait 36-15 ovules ? Non, ça se met une telle. Ça a changé. Ça a changé. Vous faites ovule.com. Les photos qui arrivent. Ah, tiens, pas mal. On commande un ovule. On reçoit l'ovule. On a une petite bouteille. Non, il y a pire que ça. Je vais vous dire. Ça, c'était la semaine dernière. Là, il y a un autre truc. Maintenant, c'est qu'on n'achète plus d'un côté le sperme et de l'autre côté de l'ovule. On peut acheter des embryons. A tout fait ? Tout fait. Un embryon de pépère avec...

1:39:38
Invité

Alors, attends, excusez-moi. C'est quoi le résultat, ça, en fait ? Des enfants, ça fait des enfants. Non, non, non. Mais Thierry, qu'est-ce qu'ils utilisent, ça ? Vraiment, est-ce qu'on sait, ça ?

1:39:47
Présentateur

Des gens qui sont riches, parce qu'il faut être riche. Parce que moi, je pense qu'il y a peu de gens qui font ça. Si, aux Etats-Unis, il y en a 5 000 parents, déjà.

1:39:55
Invité

Bah, c'est...

1:39:56
Présentateur

C'est pas rien.

1:39:58
Invité

Pour eux, c'est pas rien. C'est pas possible que ça...

1:40:00
Présentateur

Il n'y a pas de législation sur Internet, vous qui êtes avocat. Oui, non, mais je veux dire... Il n'y a pas de législation,

1:40:05
Invité

mais c'est-à-dire si les gens veulent obtenir quelque chose, ils l'obtiennent.

1:40:08
Présentateur

Bon, on peut commander un embryon. C'est clair. On commande un embryon. Non, mais je trouve que... Il faut le... Je trouve que vaut mieux adopter... Voilà, exactement. Vous avez l'adoption. Les gens qui font ça, justement, s'ils adoptent un enfant, ça sera pas le fils d'un Nobel et d'un top model. Oui, mais bon, si eux, ils veulent des enfants... C'est-à-dire, c'est ce que dit le type qui fait ça, l'ancien photographe... Non, moi, je trouve ça tragique. L'ancien photographe de Playboy qui s'appelle Ron Harris et qui fait ça sur Internet, donc, et qui vend des ovules de top aux enchères.

Il dit, il y a à travers le monde des gens qui ont l'argent et la réussite, mais à qui ils manquent cruellement la beauté. Je leur offre une chance. Non, mais c'est pas bien. Ça ne pousse pas le genre humain vers quelque chose de positif, quoi. Mais l'autre problème, c'est que ça existe. Donc, comment l'empêcher ? Voilà, c'est là où se résout le nœud du problème, quoi. On fait la sélection des gens humains, quoi.

1:40:57
Invité

Ça se passe dans le monde occidental, dans un monde occidental qui n'a pas connu la guerre depuis 50 ans. C'est-à-dire que maintenant, les gens sont habitués, dans un sens, dans le monde occidental blanc, à bien vivre. Plutôt, en 1930, quand il y avait la crise, ils crevaient de faim. Maintenant, ils ne crèvent plus de faim dans le monde occidental blanc, toujours. Alors qu'il y a des milliards de gens qui, eux, crèvent de faim. Donc, dans ce monde occidental, les gens cherchent à avoir des enfants parfaits, plus beaux,

1:41:24
Présentateur

plus grands, plus valaises, plus... Bon, alors, c'est une période de paix. Voilà, une période de guerre. Il n'y aura pas des problèmes d'embryon. Bien. Bon, on va terminer l'émission avec un blind test. Donc là, tout le monde peut jouer, même vous, Michel, si vous êtes fort en musique. Ouais, je vais essayer.

1:41:41
Invité

Là, ça va nous mettre tous d'accord.

1:41:43
Présentateur

Là, ça va nous mettre tous d'accord parce que c'est celui qui va trouver cœur à gagner. Donc, c'est que des chansons avec Johnny dans le titre. C'est normal. Bien, alors, première chanson. Donc, tout le monde peut répondre. Il faut reconnaître la chanson dès les premières mesures. Clémentine, d'être concentrée. Non, ça va commencer. Ah, je l'ai expliqué.

1:42:02
Invité

Je crois que c'était ça, mais je l'ai dit.

1:42:04
Présentateur

Ça, c'était dur, ça. Bien, Didier, premier morceau.

1:42:07
Invité

Qui, qui chante ? Deuxième chanson.

1:42:30
Présentateur

Au titre de la chanson, il y a Johnny dans le titre. Johnny, c'est en anglais. Il y a deux prénoms. Il y a Johnny and... Johnny and David. Bravo. Clémentine, c'est derrière. Johnny and Mary.

1:42:54
Locuteur

Bravo.

1:42:55
Présentateur

Troisième chanson, Didier, s'il vous plaît.

1:42:59
Invité

Oui, Johnny, fais-moi mal. Par qui ? Magali Noël. Bravo. Très bien.

1:43:07
Présentateur

Peu connu ça. Oui, très bien.

1:43:09
Invité

En fait, pendant toute l'émission,

1:43:10
Présentateur

elle s'est préparée à ce moment. Bien sûr, elle savait qu'elle a un blind test.

1:43:14
Invité

Ça y est, Clémentine.

1:43:15
Présentateur

Quatrième chanson, Didier. Par qui ? On connaît ses classiques. On connaît ses classiques, David. Cinquième chanson.

1:43:27
Invité

Johnny, fais-moi mal.

1:43:31
Présentateur

On souffle pas.

1:43:32
Invité

Johnny, fais-moi mal. Johnny, fais-moi.

1:43:50
Présentateur

Sixième chanson.

1:43:51
Invité

Après, Johnny, tout simplement. Je faisais Radio 7 à ce moment-là. Bon, disons.

1:44:25
Présentateur

Spanion Cannibals. Bravo, Clémentine.

1:44:27
Invité

Voilà.

1:44:28
Présentateur

Chanson numéro 7.

1:44:41
Invité

Oui, je n'ai pas ça, mais la chanson, je sais quoi. Il n'y a pas Johnny. Il y a Jojo. Bravo, la bande à Jojo. Bravo.

1:45:14
Présentateur

Dure.

1:45:14
Invité

Du groupe, je veux. Le nom du groupe. Oui, j'ai entendu là.

1:45:35
Présentateur

On peut rallumer la lumière. Bravo, Clémentine. Je crois que... Parfait.

1:45:40
Locuteur 4

Bravo, Clémentine.

1:45:55
Présentateur

Alors maintenant, on va... Alors, il y a eu... Vous n'avez pas entendu ça ?

1:45:59
Invité

Je suis ravi. Est-ce qu'il a remarqué que la base rythmique était extraordinaire quand même ? Je vais faire une reprise de ça.

1:46:19
Présentateur

Non ? Oui, oui. Bien. Alors après, il y a eu ça. Oui, j'adore cette chanson. Vraiment. Et maintenant, il va y avoir ça. On y va ? Bon, on y va.

1:46:38
Invité

David Hallyday, pour toi ! 17 novembre 1999, au Théâtre de la Mains d'Or. Est-ce que je peux dire un truc sur... C'est un peu cul-culapralisme, tant pis. Moi, j'ai découvert David Hallyday. Je trouve ça vraiment... Moi aussi, oui. Non, mais pas ce qu'il fait, évidemment, en musique. Et j'aimais bien ce qu'il faisait avant en anglais. Il y avait des titres que je trouvais chouettes. Mais parce que, je sais pas, je trouve qu'il a l'air très sincère, enfin, comment dire, vrai. Et je trouve ça très chouette. Et je voulais te le dire, voilà. C'est sympa. Mais non, mais parce que c'est pas... Je pense qu'il a dû en chier...

1:51:20
Présentateur

Non, non, mais pas encore à ça. C'est vraiment vrai, à l'heure de le rencontrer. C'est la première fois que je vous reçois dans une émission. Je suis très content.

1:51:28
Invité

Moi aussi, j'ai beaucoup appris ce soir.

1:51:30
Présentateur

Il a appris tout ce que sa mère disait au moment de sa naissance. Pourquoi il s'appelle David, etc. Évidemment, il ne savait pas vraiment.

1:51:37
Invité

Et j'étais venue pour Dieu donner, en fait.

1:51:38
Présentateur

C'est beaucoup.

1:51:39
Invité

Et j'ai découvert David.

1:51:40
Présentateur

Voilà, et je reviens avec David, voilà. Merci, donc Clémentine, merci d'être venue. Moi, de rien. Michel Bultet, alors. Les amitiés à Jean Tibéry. Et on lui apportera des oranges. Bien, Audrey, à bientôt.

1:52:01
Invité

À bientôt.

1:52:02
Présentateur

Vous êtes arrivée dans un débat un petit peu... Un petit peu, oui. Un petit peu houleux, mais enfin, vous êtes tellement charmante. Et Arnaud Clarsfeld, alors, donc, il y a un bouquin qui est sorti il y a quand même un an, au moins. Ouais, c'est moi qui lui ai demandé de le mener. Non, non, mais attendez, je peux avoir envie de vous faire plaisir aussi. Il est très étonné, parce que j'ai posé des questions sympas. Non, non, ça va. Ouais. La cour, les nains et le bouffon. Arnaud Clarsfeld, voilà. Merci à tous, c'était tout le monde en parle. À la semaine prochaine, tout le monde. Et pour être sûr de ne rien rater de Inarditube, abonnez-vous et mettez un pouce bleu.

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