(Pop) Un roman a été retiré de la vente à cause de scènes pédocriminelles, son autrice porte plainte contre le gouvernement… HugoDécrypte
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Peut-on tout dire sous couvert de fiction ?
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Peut-on vraiment tout écrire au nom de la fiction ?
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« L'article 227-23 du code pénal sanctionne la diffusion de représentations pornographiques mettant en scène des mineurs. »
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Peut-on tout dire sous couvert de fiction ? Pour Jessie Orian, autrice du roman de dark romance corps à cœur, la question ne semble pas se poser. Pourtant, plusieurs passages de son livre, décrivant notamment des scènes de violences sexuelles sur des nourrissons, ont beaucoup fait parler ces derniers temps. Alors, la loi autorise-t-elle vraiment de tout écrire au nom de la liberté d'expression ? Et pourquoi l'autrice a-t-elle décidé de porter plainte contre le gouvernement français ? Salut, c'est Eden, j'espère que vous allez bien. Et aujourd'hui, on va aussi parler du film Game of Thrones en préparation. et d'une nouveauté pour la cérémonie des flammes.
On est parti pour un nouveau résumé de l'actualité culturelle du jour en quelques minutes. On commence avec le sujet à la une de ce podcast. Tout commence en 2023, quand le premier tome de corps à cœur sort. Il s'agit d'un livre de dark romance, un genre littéraire qui met en scène des relations toxiques où violences psychologiques et sexuelles sont fréquemment représentées. Ce livre raconte, je cite, l'histoire de Melina, une influenceuse érotique au passé trouble qui reçoit un mystérieux cadeau de l'un de ses abonnés. Au fil des semaines, elle va nouer une relation troublante avec Arkane, un jeune père célibataire aussi séduisant que méfiant, qui refuse de succomber à son charme.
Le deuxième tome de ce livre suivra un an plus tard, donc en 2024, puis l'intégrale sortira en février 2025. Sauf que jusqu'à récemment, le roman était totalement inconnu du grand public. Il s'agit en fait d'un livre autopublié par une notrice française, Jesse Orian. Autrement dit, il n'a pas été relu et validé pour publication par une maison d'édition traditionnelle. Il était disponible à la vente sur Amazon et d'autres sites de commerce en ligne. Mais tout bascule le 22 février 2026.
Ce jour-là, une utilisatrice de TikTok publie une vidéo dans laquelle elle dévoile plusieurs extraits du roman, des passages que nous avons choisis de ne pas relayer, décrivant des scènes pédocriminelles d'une extrême violence sur des nouveaux-nés. Très vite, d'autres vidéos apparaissent et la polémique enfle. Une créatrice de contenu s'indigne à son tour et qualifie l'ouvrage de mode d'emploi pour pédocriminels. Elle affirme, je cite, « On vous fait découvrir du point de vue de l'agresseur ce que c'est de violer et d'abuser d'un nourrisson ». Dans la foulée, une pétition est publiée sur change.org pour demander le retrait du livre.
En trois jours, elle recueille pas moins de 80 000 signatures. Accusée donc de faire l'apologie de la pédocriminalité, l'autrice se défend. Elle assure que son roman comporte des avertissements clairs, une note d'auteur et des trigger warnings explicites dès les premières pages. Mais la controverse ne retombe pas. Le 24 février, l'association Face à l'inceste dépose plainte contre l'autrice et les revendeurs. Elle estime que le livre présente l'inceste, donc une relation sexuelle entre deux membres d'une même famille, souvent issus d'un viol, comme un objet de fantasme. Il expose le corps d'enfant fictif à des scènes de viol et de torture difficilement soutenables.
Le même jour, la haute commissaire à l'enfance, Sarah L. Hayri, annonce avoir saisi la justice afin d'obtenir le retrait de l'ouvrage. Sur X, elle écrit que certains extraits relèvent de l'apologie de la pédophilie et de la pédocriminalité et précise avoir aussi saisi la plateforme Pharos, mise en place par la police judiciaire pour signaler les contenus illicites ou suspects. Deux jours plus tard, donc le 26 février, Amazon décide de retirer le roman de la vente. Le même jour, Jessie Orian réagit par l'intermédiaire de son avocat.
Elle décrit son livre comme un récit fictionnel, fruit d'un travail de plusieurs mois sur les mécanismes de la pédocriminalité, qu'il dénoncerait explicitement, sans en faire la promotion ni l'apologie. Elle évoque une campagne de dénigrement visant son travail et sa personne. Elle a aussi déposé plainte pour menaces de mort et cyberharcèlement. Et dernier rebondissement en date, l'autrice a engagé une seconde procédure le 3 mars dernier, cette fois pour diffamation publique contre Sarah L. Hayri. Elle conteste fermement les accusations d'apologie de la pédophilie formulées par la responsable politique dans son message publié sur X. Alors, peut-on vraiment tout écrire au nom de la fiction ?
Dans le droit français, il faut savoir que tout est strictement encadré. L'article 227-23 du code pénal sanctionne la diffusion de représentations pornographiques mettant en scène des mineurs. Il y a aussi l'article 227-24 qui punit la mise à disposition de contenus susceptibles de nuire aux mineurs, notamment lorsqu'aucun dispositif sérieux de vérification d'âge n'est prévu. Or ici, même si le roman était présenté comme réservé à un public majeur et averti, aucun contrôle d'âge n'était exigé au moment de l'achat en ligne. Alors attention, maintenant qu'on a dit ça, seule la justice peut décider si un texte tombe ou non sous le coup de la loi.
L'émotion et l'indignation, aussi fortes soient-elles, ne suffisent pas à caractériser une infraction. Comme le rappelle le think tank Le Club des Juristes, le juge doit mettre en balance deux principes fondamentaux, la liberté d'expression et la protection de l'enfance. Si une infraction est retenue, alors des poursuites peuvent être engagées contre l'auteur et des mesures d'interdiction peuvent être prononcées. Il n'y a à ce jour qu'un seul exemple sur lequel se baser, celui du roman Rosebonbon de Nicolas Jones-Gorlin, paru en 2002. Dans son livre, l'auteur adopte le point de vue d'un pédocriminel et décrit de manière très crue des violences sexuelles sur des enfants.
A l'époque, le ministère de l'Intérieur avait interdit sa vente aux mineurs et encadré strictement sa publicité. L'éditeur avait d'ailleurs contesté cette décision, invoquant la liberté d'expression. Mais le Conseil d'État, qui est la plus haute juridiction administrative en France, avait fini par valider ses restrictions au nom de la protection de l'enfance. A voir donc ce qu'il pourrait se passer pour le roman de Jesse Orian. On vous met des liens en description si vous voulez en savoir plus. On continue avec les autres actualités et on commence avec cette info.
Pour la quatrième édition de la cérémonie Les Flammes, les abonnés de la plateforme de streaming Spotify pourront voter dès le 9 mars pour La Flamme Spotify de l'album de l'année. En fait, Spotify est partenaire des Flammes depuis leur création. Cette cérémonie de récompense a été créée à l'initiative des médias de culture populaire, Yard et Bouskapé en 2023, afin de pallier la sous-représentation de cette culture dans les grands médias ou dans d'autres cérémonies de musique. Et donc pour voter pour cette nouvelle catégorie, il faudra se rendre sur l'application et chercher la playlist Les Flammes. Le principe est simple, plus un morceau est écouté, plus il progresse dans les votes.
Autre nouveauté, les abonnés Spotify Premium ont aussi un accès anticipé à la billetterie pour assister à l'événement depuis ce mercredi. Vous êtes donc concernés si vous avez un abonnement Spotify Premium. La billetterie générale, elle, ouvrira ce jeudi 5 mars. Deuxième actu, le projet de centre Pompidou qui devait s'installer à l'horizon 2030 à Jersey City, près de New York, aux Etats-Unis, a été abandonné par le maire de la ville, James Solomon. Il a affirmé préférer construire des logements abordables et un espace communautaire. Le projet, qui devait être prêt en 2024, avait déjà été suspendu cette même année pour son coup jugé exorbitant par les collectivités locales.
Dans un communiqué, le centre Pompidou a dit, je cite, prendre acte de cette décision liée aux aléas que peuvent connaître le développement de projets au long cours. A savoir que des antennes du centre Pompidou sont présentes à Malaga en Espagne, à Shanghai en Chine et à Aloula en Arabie Saoudite. Le centre Pompidou doit d'ailleurs ouvrir en 2026 un musée à Séoul, donc la capitale de la Corée du Sud, et rouvrir celui de Bruxelles en Belgique. Il travaille aussi à la création d'un lieu au Brésil, près des Chutes d'Iguassou, pour 2028. Troisième actu, un film Game of Thrones, adapté de la série HBO, est en préparation par les studios Warner Bros, selon le média Page Six.
Le scénariste de la série House of Cards, Bo Willimon, devrait écrire le scénario de ce film, centré sur Aegon Ier, dit le conquérant, le premier roi de la dynastie Targaryen. Il a unifié les sept royaumes de Westeros, fondé la capitale Port-Réal et créé le fameux trône d'épées fondues. Cette intrigue devrait donc se passer 300 ans avant les événements de la série originale. Bo Willimon aurait d'ailleurs remis une première version du scénario, selon Page Six. Cependant, patience, aucun détail sur le casting, ni la date de sortie au cinéma n'ont été révélés. Reste à savoir si le projet de film Game of Thrones pourra voir le jour.
Warner Bros va très prochainement être racheté par le groupe Paramount Skydance pour 110 milliards de dollars, et d'autres projets pharaoniques de films sont toujours en cours chez Warner Bros, notamment The Batman 2, Superman et une suite de Minecraft. Quatrième actu, la série Palme Royale avec Kristen Wiig et Laura Dern n'aura pas de saison 3, selon Variety. Elle avait été nommée 11 fois aux Emmy Awards pour sa première saison, et la saison 2 avait quant à elle valu à Kristen Wiig d'être nommée meilleure actrice aux Actor Awards. La plateforme Apple TV n'a pas souhaité donner les raisons de cette annulation, mais plusieurs rumeurs circulent et mentionnent les critiques du public.
En France, la série est notée 3,5 sur 5 par le public et 3,3 sur 5 par la presse sur Allociné. Ce qui en soi n'est pas un mauvais score, mais peut-être pas suffisant pour donner lieu à un renouvellement de la série. Cette série comique, qui met en scène la société américaine UP des années 1960, est d'ailleurs toujours disponible sur Apple TV. Et enfin, dernière actu, pour la sortie au Japon du 114ème tome du manga One Piece ce mercredi, son créateur Eichiro Oda a dévoilé dans une vidéo publiée sur YouTube le tant attendu secret du One Piece. Il s'agit d'un trésor découvert et laissé par le personnage Goldie Roger sur l'île finale Loftail.
Ce trésor, en fait, il a vraiment été caché au fond de l'océan, à 651 mètres de profondeur, dans un endroit tenu secret. Certains fans ont déjà commencé leur travail de détective. Un utilisateur du forum Reddit a suggéré que le secret du One Piece pourrait se trouver quelque part au fond de la baie de Tsuruga, au sud de Tokyo, la capitale du Japon. Eichiro Oda a déjà déclaré qu'il est prévu de récupérer le trésor dans l'océan et révéler son contenu dans le dernier chapitre de One Piece. D'ailleurs, en parlant de One Piece, la saison 2 de la série live-action inspirée du manga japonais sortira le mardi 10 mars sur Netflix. C'est tout pour aujourd'hui, merci beaucoup d'avoir écouté ce podcast.
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