«Éric Ciotti est peut-être moins isolé de l'électorat LR qu'on ne le croit»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
le Bureau politique à l'unanimité décide de l'exclure comme adhérant il est pas seulement ex-président républicain il est aussi un ex-adhérant des républicains et il peut continuer toute l'agitation qu'il veut il peut chercher pour servir Madame Le Pen à nous gêner les choses sont maintenant clair les républicains aujourd'hui ont voulu laver leur honneur qui avait été s par Monsieur sooti au terme d'une journée rocambolesque le Bureau politique des républicains a décidé d'exclure du parti son président Éric Coti comment est-on arrivé là ce qui s'est passé c'est que Eric chotti a pris une initiative personnelle qui est de conclure une alliance avec le rassemblement national de d'accepter de discuter avec eux en vue d'un accord sur des circonscriptions mais que étant président du parti on aurait pu penser qu'il l'en informe les autres dirigeants et voir qu'il réunisent des instances pour discuter de de ce choix qui est un choix lourd un choix inédit un choix qui peut se justifier ou se défendre se plaider or h cotti l'a fait de manière tout à fait c'est individuel et unilatéral c'est aussi ça qui a choqué une grande partie des dirigeants de son de son parti en plus comme on est dans un une période chronologique très resserrée puisque du fait de cette dissolution tout le monde a agi vite hoti a agi vite sans doute trop vite au regard du de ses devoirs élémentaires de président d'un parti c'est aussi ça qui a déclenché ce ce séisme interne aux républicains peut-on parler d'une véritable rupture dans l'histoire de la droite si on examine l'histoire il faut quand même nuancer les choses si on prend même l'attitude de de de Jacques Chirac il faut rappeler que Jacques Chirac président du RPR avait validé c'était en 1983 une fusion de liste entre le RPR et le Front national c'était à Dreux Dreux coup d'envoi de l'épopée électorale du rassemblement national à l'époque ça ne choquait pas Jacques Chirac de faire une alliance avec le parti qui était en plus celui de Jean-Marie Le Pen et Jacques Chirac avait eu cette phrase à l'époque il est moins grave d'avoir quatre conseillers municipaux du Front national que d'avoir au gouvernement qure ministre communiste puisque c'est l'époque où il y avait quatre communistes dans le gouvernement de François miteran ensuite c'est vrai que à partir de la fin des années 80 et des années 90 Jacques shirac a toujours posé une une frontière étanche à l'égard du Front national mais et là je crois qu'on touche au N du problème c'est que depuis ce moment-là donc depuis maintenant peut-être 30 ans les dirigeants du parti de droite ont toujours refusé non seulement la moindre alliance mais même le moindre dialogue avec les élus ou les dirigeants du Front national puis du rassemblement national ça ce sont pour les dirigeants mais un parti ça n'est pas uniquement des dirigeants ça ne sont pas uniquement des élus ce sont aussi des militants et ce sont surtout ce sont d'abord des électeurs or les militants de la droite que ce soit les militants du RPR autrefois les militants de l'UMP ensuite ou les militants LR aujourd'hui eux sont moins regardants en terme d'alliance et sont même et les sondages le le disent interval régulier sont partisans à peu près pour la moitié d'entre eux à des alliances en bonne et du forme avec le parti de Marine Le Pen que ce soit des alliances nationales ou des alliances locales donc le problème et ça c'est un problème presque existentielle pour la droite partisane c'est qu'elle est tiraillée entre un étatmajor entre des élus des dirigeants qui refusent tout dialogue avec le rassemblement national mais des électeurs qui eux pour en grande partie ne voient pas et ne voi pas même de raison à s'interdire de parler avec eux il voit d'autant moins de raisons de s'interdire de parler avec plus à droite queeux qu'il voit que symétriquement et on vient encore de le voir avec l'accord conclu autour du nouveau front populaire les partis de gauche eux et même de la gauche la plus radicale celle des insoumis et bien ils discutent entre eux et ils se mettent d'accord sur un accord électoral et donc des électeurs de droite voient ce qui se passe à gauche et voi que de leur côté et bien leurs dirigeants préfèrent toujours soit la marginalité soit la défaite plutôt que de tenter cette grande alliance donc ericyotti est évidemment isolé parmi les dirigeants de son parti peut-être est-il moins isolé qu'on le croit au regard de l'électorat de des républicains cette séquence peut-elle entraîner une clarification de la ligne chez les républicains je ne crois pas qu'il y ait une clarification à droite pour une raison simple c'est que la journée d'aujourd'hui a montré clairement que la totalité des dirigeants de l'air même ceux que l'on qualifiait de plus à droite ou de plus conservateur je pense à Laurent voquier je pense à Bruno rotillot ces gens-là qui sont g l'aile droite des républicains on dit clairement qu'il refusaient la moindre alliance avec le rassemblement national donc il y a une clarification des dirigeants mais je pense que ça ne clarifie pas le problème au regard de l'attitude électorale des électeurs venus de la droite voyez-vous le problème c'est que l'électorat de droite finalement il est divisé on va dire en trois trois groupes je ne sais pas si son importance équivalente mais les trois sont significatifs le premier groupe qui dit voà il faut enfin assumer de faire la grande union de toutes les droites c'est ce qu'a proposé ricotti par ce choix d'alliance avec le RN il y a une grande partie qui dit assumons une alliance avec Emmanuel Macron et les macronistes c'est ce qu'avait fait un certain nombre de gens en quittant LR en 2017 Édouard Philippe Bruno Lemer Géral haranin et cetera et c'est la position aujourd'hui défendue par un Nicolas Sarkozi par un Jean-François Coppé et par quelques figures comme ça troisème composante ceux qui disent ni Macron ni Le Pen on ne peut exister que sur une ligne de totale autonomie c'est finalement la ligne défendue aussi bien par un Laurent voquier que par un Xavier Bertrand qui sont par ailleurs très rivaux mais qui sont d'accord sur cette position là ni alliance à côté ni alliance de l'autre et on voit bien que le piège diabolique pour LR c'est que tout soit un peu radical de dire allez on assume une alliance avec Macron au contraire on assume une alliance avec Marine Le Pen conduira mécaniquement à un départ bah de ceux qui sont partisans de l'alliance de l'autre côté donc voyez une position clarifiée en faveur d'une alliance d'un côté ou de l'autre ferait fuir une partie de LR reste le point médian si on peut dire du choix de maintenir l'autonomie de mainti l'indépendance à l'égard et de Macron et de leupen au risque de rester un parti bah qui soit cantonné dans sa dans son étiage actuel [Musique]
Éric Ciotti