La révolte des tracteurs, mon message aux agriculteurs
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
paysan paysanes alors c'est la révolte des tracteurs ça part du sud-ouest de Perpignan d'agin de Toulouse j'ai vu mais ça y est demain ça remonte chez moi en Picardie et je dois vous dire que j'en suis pas surpris parce que depuis 7 ans que je suis l'agriculture à l'Assemblée nationale j'arête pas de demander à nos gouvernant est-ce que vous allez faire pareil pour l'agriculture que vous avez fait pour l'industrie parce que c'est vous c'est vous qui avez laissé partir l'industrie en Roumanie en Pologne en Chine est-ce que demain vous allez laisser partir l'agriculture de la même manière dans des fermesusines au Brésil dans des fermes usines en Ukraine et c'est la question que vous posez au pays la question que vous posez au pays c'est est-ce que nos élites doivent laisser l'agriculture dans le grand bain de de l'économie mondialisée avec des cours de marché ou bien est-ce qu'on doit avoir une exception agriculturelle qui nous permet de garder une agriculture française tout comme l'exception culturel nous a permis de conserver un cinéma français parce qu'on vous met la tête sous l'eau qui vous met la tête sous l'eau faut les nommer Lactalis là je vois Emmanuel beignier son PDG parmi les 500 fortunes françaises dans le classement challenge il rachète le lit de lait à 0,40 centimes faut imaginer ce que c'est ce prix là on le réclamait il y a 3 4 ans pendant les états généraux de l'alimentation et pendant ce temps-là le prix de vos entréant agricoles pour nourrir vos vaches il a presque doublé le prix de votre gasoile il a triplé et comme si ça suffisait pas que le prix du gazwil est triplé il faut que l'État en rajoute par là-dessus là au 1er janvier il décide de doubler la taxe sur ce gasoile agricole alors que on le rappelle hein mais les avions dans le ciel le kérosè il est toujours détaxé pour aller faire du tourisme d'un continent à un autre cette taxe sur les gazoiles agricoles cétait le déclencheur en Allemagne aux Pays-Bas et ailleurs en Europe mais ici aujourd'hui je citais Lactalis l'industrie agroalimentaire son taux de marche n'a jamais été aussi élevé 49 % ça sur le dos de qui sur le dos d'un côté des consommateurs mais sur le dos de l'autre côté des agriculteurs sur votre dos on fait quoi contre ça on fait ce que on a cessé de proposer à l'Assemblée nationale depuis des années il nous faut de la régulation dans les prix agricoles quota d'importation quota de production prix plancher coefficient multiplicateur ce sont les choses qui ont existé pendant des années et des années pendant des décennies et grosso modo ça fonctionnait à peu près avec ça avec la politique agricole commune les gouvernements là-haut ils en veulent pas pourquoi parce que pour eux c'est le marché le marché le marché c'est la concurrence c'est la compétitivité et avec un discours schizophrénique il vous demande à vous paysans deux choses en même temps deux choses qu'on ne peut pas faire en même temps ils disent il faut monter en gamme il faut le bien-être animal il faut moins de produits phytosanitaires et de l'autre côté vous devez être compétitif avec le Mercosur avec le Brésil avec l'Argentine avec la Nouvelle-Zélande parce qu'il sigent des trités de libre échange tous asimut avec ces pays-là il suppriment les droits de douanes avec le Brésil 91 % on sait que un biff sur qu va venir du Brésil où il y a 51 produits qui là-bas sont autorisés des produits chimiques des produits pharmaceutiques qui sont autorisé sur les bêtes qui sont interdits ici en Europe et avec un salaire minimum qui là-bas est de 350 € par mois contre évidemment 4 fois plus ici et heureusement en France avec des fermes des fermes usines qui sont 15000 15000 fois plus grandes là-bas au Brésile que en France et on vous dit qu'on vous met en concurrence avec ça mais en même temps faites du haut de gamme comment vous voulez y arriver il faut choisir entre les deux objectifs pour ma part pour notre part c'est choisi ça c'est pour aujourd'hui et pour demain ça sera quoi ça sera la concurrence avec l'Ukraine des fermes qui font plus de 10000 hactares et un salaire minimum qui a moins de 200 € par mois alors que le président Macron l'avait dit pendant la crise covid il avait dit déléguer notre alimentation à d'autres est une folie il avait dit qu'il en finirait avec cette folie cette folie du libre échange tout àimute sur ce qui est essentiel pour notre pays à savoir notre alimentation le le premier rôle du gouvernement c'est de dire quel est le but de l'agriculture française est-ce que le but de l'agriculture française c'est d'être compétitive avec toutes pores ouverte avec le Brésil avec l'Argentine avec la Nouvelle-Zélande avec l'Ukraine ou bien est-ce que le but de l'agriculture française c'est de d'abord de nourrir de nourrir bien de nourrir tous les Françaises tous les Français tous les habitants de notre pays on peut pas vous demander les deux choses à la fois on peut pas vous demander 1000 normes environementales des taxes fiscales et en même temps ouvrir toutes les barrières douanières donc oui il faut monter en gamme oui il faut le bien-être animal oui il faut des normes environnementales mais pour ça il faut une protection il faut une protection il faut un état qui accompagne tout comme après guerre l'état vous a accompagneré a accompagneré tout le monde agricole pour la chimie pour la mécanique pour le remenombrement et en une génération on a réussi avec un élan formidable on a réussi à retrouver la souveraineté alimentaire dans notre pays donc il nous faut un état qui régule il nous faut un é état qui rassure il nous faut un redétat qui protège il nous faut un état qui simplement vous permette à vous comme à tous les Français tous les Français tous les habitants de notre pays de faire quoi de vivre de leur travail de bien en vivre de bien le vivre et pas seulement d'en survivre bon et puis évidemment je vais aller rencontrer les agriculteurs de Picardie avec qui on a déjà ce débat là souvent et depuis longtemps mais c'est avec plaisir que si vous montez à Paris je l'aurai avec vous à l'occasion du salon agriculture mais sans doute avant si jamais vos tracteurs parviennent jusqu'au périphérique
François Ruffin