Pendant le cirque parlementaire, l'offensive capitaliste continue
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« la “suspension” de la réforme des retraites est une arnaque »
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« Les générations nées en 1964 et 1965 gagneront trois mois de retraite et un trimestre de cotisation »
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« les salariés en carrières longues sont exclus de cette suspension au prétexte qu'ils auraient été bien servis par la réforme Borne »
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« pensions de retraite gelées comme toutes les prestations sociales »
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« salaires des apprentis baissés »
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« traitement des fonctionnaires bloqués »
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« doublement des franchises médicales, avec de nombreux déremboursements »
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« les grands groupes richissimes Michelin, Stellantis, continuent de supprimer des milliers d'emplois »
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« Avant l'été, la CGT avait dénombré 381 plans de licenciements en cours »
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« 65 000 faillites de petites entreprises »
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Il n'aura pas fallu longtemps pour en avoir la confirmation : la “suspension” de la réforme des retraites est une arnaque. Les générations nées en 1964 et 1965 gagneront trois mois de retraite et un trimestre de cotisation. Et puis après, pour tout le monde, l'âge de la retraite continuera à reculer.
Et encore, les salariés en carrières longues sont exclus de cette suspension au prétexte qu'ils auraient été bien servis par la réforme Borne. “On ne peut pas avoir fromage et dessert”, a même lancé un haut fonctionnaire plein de mépris. Alors pour les plus riches, c’est menu trois étoiles tous les jours, apéritif et digestif inclus.
Mais pour un travailleur qui a commencé à travailler à 17 ou 18 ans, ce serait un privilège de partir un peu plus tôt à la retraite. Alors il faut bien toute la crapulerie du Parti socialiste et des grands chefs syndicaux pour présenter ce décalage comme une “grande victoire pour les travailleurs”. Cette manœuvre n'avait qu'un objectif nous faire avaler tous les autres coups contenus dans le budget Lecornu : pensions de retraite gelées comme toutes les prestations sociales, salaires des apprentis baissés, traitement des fonctionnaires bloqués et puis nombre de restrictions sur la santé avec le doublement des franchises médicales, avec de nombreux déremboursements etc etc.
Depuis une semaine, les députés, en particulier du Parti socialiste, s'agitent sur le mode : “Retenez moi ou je fais un malheur si vous n'introduisez pas une pincée de taxe sur les plus riches.” Le résultat de ce cinéma ne fait aucun doute. Ce sera de nouveaux coups contre les travailleurs, contre les malades, contre les chômeurs, contre les fonctionnaires.
Et pendant que les députés palabrent à l'Assemblée nationale, les grands groupes richissimes Michelin, Stellantis, continuent de supprimer des milliers d'emplois, continuent avec leurs projets de fermetures d'entreprises, avec tout ce que cela signifie pour leurs sous-traitants, pour les intérimaires. Avant l'été, la CGT avait dénombré 381 plans de licenciements en cours. Des dizaines de milliers d'emplois sont supprimés dans la chimie, dans l'automobile, dans la grande distribution, dans le commerce, dans le bâtiment.
Ils s'ajoutent aux 65 000 faillites de petites entreprises. La bourgeoisie, y compris avec l'aide de ses politiciens, mène la lutte de classe avec une conscience aiguë de ses intérêts. Mais les travailleurs ne sont pas voués à la subir éternellement.
Il faut arrêter de compter sur un sauveur suprême et il faut que les travailleurs reprennent confiance dans leur force collective. Ils doivent retrouver la conscience de former une même classe sociale unie par delà leur entreprise, par delà leur statut, leur origine et même par delà les frontières. Une classe puissante qui fait fonctionner la société et qui est capable de la diriger bien mieux que toute cette classe capitaliste d'irresponsables qui aujourd'hui mène toute la société au précipice.