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interviewEurope 1 — L'interview politique du week-end· 25 octobre 2025 8 min

Film «Sacré-Cœur» interdit : «Jusqu'où iront-ils avec cette laïcité à géométrie variable ?», s'interroge Franck Allisio

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Locuteur non identifié

Et à 8h13 sur Europe 1, Alexis, vous recevez votre deuxième invité de cette matinale week-end, Franck Alizio, député Rassemblement National des Bouches-du-Rhône et candidat à la mairie de Marseille.

0:15
Présentateur

Bonjour Franck Alizio. Bonjour. On va parler bien sûr du budget 2026, la fiscalité au cœur des débats tout le week-end. L'ERN a proposé son contre-budget, on va en parler dans un instant. Mais d'abord cette polémique qui agite Marseille, une ville, on le disait, que vous visez pour les municipales, mercredi dernier, le film Sacré-Cœur, un film spirituel qui, je le rappelle aux auditeurs d'Europe 1, parle de conversion, de foi et de valeur chrétienne. Il devait être ce film projeté à Marseille au château de la Busine, mais la mairie l'a déprogrammée, invoquant la laïcité. Projection annulée une heure avant le début et ça a provoqué un vrai tollé.

Comment expliquez-vous, Franck Alizio, cette décision du maire de Marseille, M. Pavan ?

0:58
Franck Allisio

Je ne me l'explique pas. Je ne me l'explique pas. Mon premier réflexe quand j'ai appris ça, je me suis dit, mais jusqu'où iront-ils au nom de cette pseudo-laïcité ? Leur laïcité est évidemment un joli travail. Ils y vont jusqu'à déboulonner la bonne mère au nom de la laïcité. Il faut rappeler deux points historiques. D'abord, c'est à la Busine. La Busine, c'est le château de ma mère, le fameux château de ma mère de Marcel Pagnol. C'est aussi la cité du cinéma à Marseille. C'est un lieu qui appartient à tous les Marseillais, où nous allons depuis tout petit. C'est payé par l'argent public, par l'argent des Marseillais.

Ce film a eu un visa d'exploitation par le Centre National du Cinéma, par le CNC. Il n'y a pas de raison de le censurer, j'allais dire, parce que c'est une forme de censure, dans une ville qui est l'un des berceaux de la chrétienté en Occident, en Europe. 1700 ans de chrétienté à Marseille. Le fameux sacré cœur dont on parle, Marseille a été la première ville de France consacrée au sacré cœur du Christ. C'était à la suite de la peste de 1720. Il y a chaque année, je vais revenir sur le maire de Marseille à Trasin, il y a chaque année un vœu, d'ailleurs qui rappelle ce vœu, puisque c'est le sacré cœur qui a sauvé Marseille de la peste en 1720.

Chaque année, on va à cette messe des échevins, donc ce vœu qui rappelle cette page de notre histoire. Et le maire est présent chaque année. Et c'est une messe, et elle rappelle le sacré cœur. Et le maire était bien content d'être là lorsqu'on a accueilli le pape à Marseille. Alors certes, le pape avait fait un beau discours sur les migrants, ça, ça avait beaucoup plu au maire de Marseille. Puis le maire de Marseille, il ne voit pas d'inconvénient à aller faire les ruptures du jeûne du ramadan dans les mosquées à Marseille. Et à l'occasion de ses visites dans les mosquées, leur annoncer qu'il va promettre l'extension de la mosquée, l'ouverture de nouvelles mosquées. C'est du clientélisme.

Tout le maire de Marseille fait du clientélisme. Voilà, c'est, je veux dire, c'est pas, je veux dire, Marseille depuis...

3:11
Présentateur

Donc là, il pense déjà à sa réélection, il pense déjà à mars prochain, il en campagne.

3:15
Franck Allisio

Il est en campagne dans les églises, il est en campagne dans les mosquées. Le problème, c'est qu'à travers ça, il monte, les Marseillais, les uns contre les autres. Nous sommes une ville qui, depuis des décennies, fait coexister chrétien, enfin catholique, protestant, juif, musulman, et on vit ensemble. Et là, lui, M. Payan et l'extrême-gauche, essaient de monter les Marseillais les uns contre les autres. Ça fait partie de notre identité, de notre culture, de notre tradition, le christianisme. Ça doit être respecté, l'identité d'une ville, a fortiori par le maire de cette ville. Donc évidemment, je lui demande le rétablissement de cette programmation.

Et à partir de mars prochain, lorsque nous serons à la mairie de Marseille avec la confiance des Marseillais, nous respecterons l'histoire, la culture, la tradition de cette ville et des Marseillais.

4:04
Présentateur

C'est très clair. Vous êtes candidat à la mairie de Marseille, donc vous êtes aussi député dans les Bouches-du-Rhône. Vous participez actuellement au débat sur le budget 2026 à l'Assemblée Nationale. L'ERN vient de proposer son contre-budget. Et si j'ai bien compris, Franck Alizio, quand le gouvernement préfère augmenter les impôts et couper un peu plus les dépenses, l'ERN, à l'inverse, préfère réduire massivement les dépenses et baisser, voire stabiliser les impôts. C'est donc ça la stratégie du Rassemblement National.

4:30
Franck Allisio

Notre contre-budget est historique et quelque part révolutionnaire de par son sérieux. 45 milliards de baisses d'impôts dans ce budget. Si nous étions aux affaires, si nous sommes aux affaires dans quelques semaines, peut-être au fil d'une dissolution, dans quelques mois, eh bien la France et les Français connaîtraient la plus grosse baisse d'impôts depuis des décennies. J'arrive plus à chiffrer l'année où on a eu 45 milliards de baisses d'impôts. Et ces baisses d'impôts, elles ne sont pas gagées sur de la dette.

On ne rase pas gratis puisqu'en face de ces 45 milliards de baisses d'impôts, notamment baisses de TVA, baisses des impôts de production sur nos entreprises, nos PME, ceux qui produisent de la richesse et de l'emploi, eh bien ces 45 milliards de baisses d'impôts sont gagées, sont fondées sur 57 milliards de baisses de dépenses. 57 milliards de baisses de dépenses, c'est-à-dire qu'on baisserait le déficit de 36 milliards. Voilà, c'est ça au final, c'est baisse de la contribution nette à l'Union Européenne, arrêt des aides sociales aux étrangers qui n'ont pas contribué par un emploi stable en France depuis des années.

5:40
Présentateur

L'Union Européenne, c'est 8,7 milliards.

5:42
Franck Allisio

Exactement, 8,7 milliards, je rappelle qu'on donne 27, près de 30 milliards, on va dire, chaque année. Voilà, près de 30 milliards. Il nous en revient même pas la moitié. Eh bien, on donne plus de 10 milliards à l'Union Européenne. Pendant longtemps, on n'en donnait plus qu'un ou deux. Eh bien, il suffit de revenir à ces un ou deux milliards donnés en net à l'Union Européenne.

6:05
Présentateur

Comment vous allez faire à l'Assemblée Nationale, avec le Parti Socialiste qui, pour l'instant, mène la danse, mène le tempo ? Si demain, le PS censure, le gouvernement tombe, ils l'ont bien compris, les socialistes. Et pour l'instant, c'est eux qui dictent le tempo. C'est ce que je disais sur la suspension de la réforme des retraites, sur des taxes à tout va, etc. Comment vous allez faire pour les contrer ?

6:23
Franck Allisio

C'est tout simple. Nous, on joue avec le verdict des Français, il y a un an, biaisé par le fameux franc républicain, où les macronistes gauche, extrême gauche, se sont retrouvés. Bref, nous jouons avec ces règles-là, aujourd'hui. Nous, nous avons pris nos responsabilités. Nous censurons. Nous censurons à chaque fois. Donc, finalement, quand le PS dit qu'il veut censurer, vous êtes d'accord ? Au PS de prendre ses responsabilités, nous, nous censurons à chaque fois.

6:49
Présentateur

Surtout que vous êtes donné dans les sondages largement en tête.

6:51
Franck Allisio

Pour rendre la parole aux Français. Et le verdict des Français sera le bon verdict, parce que, par définition, c'est le verdict des Français. Nous sommes aujourd'hui à l'Assemblée nationale, dans un théâtre d'ombre, avec des comédiens qui sont LR, Renaissance, socialistes. C'est la dernière compagnie de théâtre macroniste en France, parce qu'on sait très bien qu'il y a un fort risque que tout ça finisse par une ordonnance. Donc, un passage en force du gouvernement, qui cette fois-ci ne passerait pas par le 49-3, mais par l'ordonnance.

Mais nous, nous nous battrons pied à pied, et nous faisons un contre-budget qui permet de montrer aux Français comment on pourrait gérer ce pays sérieusement, en faisant confiance à la France qui travaille, et en faisant des économies sur le train de vie de l'État. Merci Franck Alésio.

7:35
Présentateur

Merci à vous. Merci d'avoir été en direct sur Europe 1 dans ce studio. Je rappelle que vous êtes député RN des Bouches-du-Rhône, candidat à la mairie de Marseille.

Film «Sacré-Cœur» interdit : «Jusqu'où iront-ils avec cette laïcité à géométrie variable ?», s'interroge Franck Allisio — Franck Allisio · Pourquijevote