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interviewC à vous (sur YouTube)· 4 février 2026 14 min

De DALS au théâtre, Philippe Lellouche, une vie à 100 à l’heure

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Ca n'a pas suffi. - Bgin Clean: Cristaux de soude... - A.-E.Lemoine: Le bonus de Lorrain.

On parle de la triple vie de P.Lellouche. - L.Sénéchal: Certains ont des doubles vies.

Vous, il vous faut une triple vie. Vous êtes tous les soirs au théâtre. C'est du mercredi au dimanche aux côtés de Catherine Jacob. 5 dates par semaine.

Ca, c'est à 21h. Le lendemain, à 6h, vous êtes sur l'antenne de RFM. Les petites nuits, ça rend un peu nerveux. - P.Lellouche: Ca me fait plaisir.

Bonjour, Meddy. Ca va, ma belle? *-Oui. - P.Lellouche: Je suis trop contente d'avoir eu Maddy.

J'en ai une toute petite. Pardon...

Laisse passer cet orage... - On le savait... - P.Lellouche: C'est un aveu. - L.Sénéchal: Vous ne savez même plus qui vous êtes. ... - L.Sénéchal: Vous faites des nuits de 4-5 heures au mieux.

Vous dites que vous êtes super content de vous lever à 4h30. - P.Lellouche: C'est vrai.

Jamais de ma vie, si mon père de là où il est voyait ce qui se passe... "P.Lellouche est le premier à réveiller la France".

Moi qui étais un dormeur, mon père dirait que je suis devenu fou. Je découvre les vertus de se lever tôt. C'est extraordinaire.

A 9h30, j'ai déjà fini une journée de travail et la vraie commence. On a une vie sociale le soir...

J'adore ça. - L.Sénéchal: Une vie d'athlète.

Comme ça ne vous suffit pas, vous êtes passé à la télé à danser vendredi soir. C'était votre première dans "Danse avec les stars". Il y a eu du boulot en coulisses. - L.Sénéchal: C'est quoi, ce mot de passe, "business"? - P.Lellouche: J.-M.Généreux m'a expliqué ça.

Il faut être comme si on puait des aisselles. Il faut avoir les coudes comme ça. En plus, il faut regarder le sens inverse.

Une fois que tu as fait ça, que tu regardes dans le sens inverse de ta danseuse. Elle me dit de plier mes genoux et de me mettre en arrière comme si j'étais en business. - A.-E.Lemoine: Pas en éco... - L.Sénéchal: On voyait qu'il y avait un peu de boulot.

Vos filles sont sadiques. Elles vous ont poussé à le faire alors qu'elles disaient "papa, tu es gênant". - P.Lellouche: Il y a plein de choses, là-dedans.

Il y a la culpabilité de ne pas avoir élevé beaucoup mes enfants car je travaillais beaucoup. Je n'ai pas vu la prime jeunesse de mes enfants. J'essaye de rattraper.

Mes filles, j'ai eu plus de temps et a fortiori avec la dernière. Un soir à table, j'ai dit à mes filles qu'on m'avait proposé ça. J'ai vu le regard d'une de mes filles s'allumer et elle m'a dit: "Comment tu peux dire non à un truc que tout le monde rêve de faire?" Je me suis dit que j'allais faire un truc que ma fille allait regarder.

Pour elle, j'ai envie de le faire. - L.Sénéchal: Votre petite vous a adressé un message dans l'émission. - A.-E.Lemoine: Elle était dans les coulisses. - P.Lellouche: "Je te mets 100, papa".

Ca vaut tout l'or du monde. - A.-E.Lemoine: Catherine, vous avez refusé. "Est-ce vraiment ma place?

Comment la profession va me juger?" - P.Lellouche: Oui.

On se pose cette question. J'ai eu la réponse assez vite. Le temps passe.

Je vais avoir 60 ans. Ces dernières années, le snobisme qui entoure certains de mes confrères et de mes consoeurs m'horripile. En ayant cette hésitation un peu snob, je me suis dit que j'allais ressembler à ceux que je déteste.

Je n'ai absolument pas honte et même, je revendique de faire des choses populaires. Pour moi, le populaire est très noble. C'est une émission populaire.

J'ai été élevé par les émissions de Maritie et Gilbert Carpentier. Ca me faisait rêver quand j'étais gosse. "Leur vie à eux a l'air plus belle que celle des autres." "Danse avec les stars", c'est un vrai show où tout le monde se mélange.

Je voyais Alain Delon chanter avec Dalida. Aujourd'hui, je vais danser avec Marcus que je ne connais pas. Ca me permet de rentrer en contact avec des mômes dont j'ignorais l'existence.

Je pense faire mon métier, faire du spectacle. - A.-E.Lemoine: Catherine, ça vous a convaincue... - C.Jacob: J'ai un certain sens de la survie.

Je sais que je ne sais pas danser...

Pourquoi y aller? - B.Chameroy: Ca s'apprend... - A.-E.Lemoine: Je vous propose de passer à table en dansant, en chantant...

En nettoyant le parquet! Je vous propose de déguster ce soir des ravioles accompagnées d'un bouillon de pot-au-feu et avec de la harissa. On a décidé de réveiller tout le monde, de réveiller l'amour!

Catherine, on parlait du snobisme d'une partie du métier. Il y a aussi un cliché sur le fait qu'à partir de 40 ans, quand on est une femme, on a moins de boulot. - C.Jacob: C'est effrayant...

Professionnellement, ça ne marche pas, ça...

J'ai pris une grande claque récemment. Maggie Smith a fini sa vie avec 2 cartons planétaires, "Downtown Abbey" et "Harry Potter". Elle a travaillé jusqu'à 85 ans. "Tu me fais gagner des millions, je te vire à 38 ans", un vrai connard.

Gros beauf. - P.Lescure: Il y a 30 ans, vous tourniez dans "Les Grands Ducs" avec M.Blanc, mais aussi ce trio... - Ca m'excite... - On a connu plein de gens qui étaient fringués comme ça.

Rochefort, avec son truc un peu trop étroit en blazer, c'était typique des acteurs d'une certaine génération. - Et toi, ta sacoche et ta casquette en cuir... - Rive gauche, Montparnasse.

Votre générosité, votre coeur...

Merci! - P.Lescure: Ce que vous retenez de ce tournage, c'est la classe et la façon dont ces 3 enfants ont été adorables. - C.Jacob: Je ne remercierai jamais assez P.Leconte.

J'étais censéE engueuler tout le monde à travers un très long parcours dans un restaurant. Je m'arrêtais sur la tronche de Noiret. "Je ne mettrai pas en péril ma tournée pour toi." C'était le 1er jour.

Ca passe ou ça casse...

Ils ont été absolument délicieux. - E.Tran Nguyen: Vous avez aussi tourné sous la direction d'Alexandre en 1987.

C'était votre 2e fils, Alexandre. Le premier, c'était "Fanfan", avec S.Marceau. - J'ai vu sur le premier jour de tournage...

C'est un bosseur, il faut reconnaître les choses. Il a énormément travaillé son scénario. Il était très préparé avant de faire le film, même trop préparé.

Il a fallu parfois casser les structures. Il a un point de vue qui lui est très propre. C'est une des premières règles d'un metteur en scène, avoir un point de vue sur le monde, quel qu'il soit. - E.Tran Nguyen: Vous ne saviez même pas qu'il fallait dire "action". - A.Jardin: Je n'avais jamais été assistant.

Je ne connaissais pas la vie des plateaux. J'avais le film dans la tête. J'avais une vision très précise.

Dans le film, il y a un décor où il y a un miroir...

Il décide de vivre avec elle sans qu'elle le sache. Je rentre avec Sophie dans le décor. Elle regarde et dit "tu es quand même tordu". - A.-E.Lemoine: Ce qui est vrai... - A.Jardin: Je lui ai dit "pas du tout".

Dans la magie du cinéma, si vous avez un regard émerveillé, dans ce décor-là, ce sont les scènes les plus charmantes, les plus éblouissantes. Les scènes d'amour d'une légèreté, d'une grâce...

Le cinéma imprime ce que vous voyez. Si vous êtes tordu, vous faites un film tordu. Si vous faites un film bourré de pureté, vous le faites. - C.Jacob: Je voulais envoyer un grand cri d'amour à Elisabeth Rappeneau qui nous a quittés.

Une réalisatrice merveilleuse. Je n'ai jamais revu ça chez quiconque. Elle ne hurlait pas "moteur". "Quand vous voulez." Je n'ai jamais vu ça.

A la fin d'une scène, elle attendait. "Ca vous ira?" Je la pleure tous les jours.

Je l'aime, Elisabeth Rappeneau. - A.-E.Lemoine: De temps en temps, vous ne disiez pas "action" ou "moteur", mais "partez". - C.Jacob: C'est un classique... - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas un hasard si vous êtes devenu réalisateur.

Votre père, Pascal Jardin a scénarisé, dialogué quelques-uns des plus grands films du cinéma français. "La Veuve Couderc", "Le Vieux Fusil"... - P.Lellouche: Qu'est-ce que tu lui ressembles...

C'est frappant. - A.Jardin: C'est très émouvant, pour moi. - A.-E.Lemoine: Vous dites que votre père était capable, à un dîner, si la maîtresse de maison lui plaisait, de faire une déclaration d'amour devant son mari. "Attention, il va y avoir du grabuge." - A.Jardin: Ce soir-là, il avait prévenu le mari qu'il allait tout faire pour prendre sa femme avant la fin du repas.

A la fin, il est parti avec elle. C'est un homme qui courait le risque d'aimer, mais aussi le risque de vivre. J'ai rarement vu quelqu'un aimer autant la vie.

Quand on était sur l'autoroute, parfois, il voyait des panneaux "autres directions". "Et si on allait vers une autre direction?" A 14 ans, j'étais fou d'amour.

Elle était slovène. Elle repartait vers la Slovénie. Je sanglotait.

Il m'a dit "on va rattraper le train". Et on était à Ljubljana, en Slovénie sur le quai, le lendemain pour l'attendre. Elle m'avait caché qu'elle avait un boyfriend qui faisait 1,90 m.

Mais on apprenait à aimer, avec cet homme. - A.-E.Lemoine: Il vous a donné la liberté d'aimer. "La Femme qui inventa l'Amour", c'est le titre de votre 32e roman. "Nuit d'ivresse", au théâtre de la Madeleine.

RFM, la matinale avec vous, P.Lellouche.

De DALS au théâtre, Philippe Lellouche, une vie à 100 à l’heure — Christian Jacob · Pourquijevote