Pourquoi un tel chaos dans les transports publics ? - Clément Beaune - C à Vous - 16/12/2022
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Pourquoi un tel chaos dans les transports publics ?
- 0:52OuverteRéponse directe
Quelle est la cause principale de la pénurie de conducteurs ?
- 1:30OuverteRéponse directe
La RATP annonce-t-elle une amélioration avant fin T1 2023 ?
- 2:35RelanceRéponse directe
Le pass Navigo va augmenter de 12%, pourquoi ?
- 4:34OuverteRéponse directe
Valérie Pécresse accuse-t-elle le gouvernement dans son mail ?
- 5:03RelanceRéponse directe
Qui est responsable de la crise des transports ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:02PrésentateurFait
« Il y a eu le Covid, et pendant le Covid, il y avait moins de passagers, donc il y avait moins de conducteurs, moins de recrutements. »
- 1:11PrésentateurFait
« La région, qui est en charge des transports, avait réduit l'offre. »
- 1:22PrésentateurFait
« Une fois que vous rétablissez l'offre, vous avez 6 à 12 mois, selon les cas, bus, métro, pour recruter, former des conducteurs. »
- 2:49PrésentateurChiffre
« On a fait une aide de 200 millions d'euros. »
- 4:41Invité politiqueChiffre
« J'ai réussi à contenir cette hausse à 84,10 euros au lieu de 100 euros. »
- 4:56Invité politiqueFait
« J'aurais aimé limiter cette hausse encore davantage en mettant à contribution les entreprises. »
- 5:31PrésentateurFait
« Il y a une proposition pour augmenter ce qu'on appelle le versement mobilité. »
Temps de parole
- Présentateur87 %
- Christine Pirès Beaune13 %
≈ 8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous constatez le chaos ?
Moi, ça fait depuis 40 ans, ça fait un peu plus de 30 ans que je prends le métro avec des souvenirs ou des bus. Et c'est une situation sans doute inédite.
Mais comment est-ce qu'on en est arrivé là ?
C'est la galère ou l'enfer, ça c'est un fait. Il ne faut pas contester les faits. Moi, par ailleurs, merci de le rappeler, je ne me planque pas. Je ne suis pas responsable comme idée de transport, de transport en Ile-de-France ou à Paris. Mais je pense que c'est normal qu'on explique la situation et qu'on apporte des solutions, chacun dans sa responsabilité. Bien sûr, c'est pour ça que je le vis. Je prends d'ailleurs les transports publics encore, fortiori comme idée de transport, plusieurs fois par semaine. Et je constate que même un seul... Vous avez les transports en vue ? Oui, le week-end, je prends les transports en commun.
Vous n'êtes pas dans... Je ne suis pas dans mes fonctions.
Je prends les transports en commun, pas tellement le bus, mais surtout le métro. Et je vois bien que même, je fais l'expérience un jour férié, même le week-end, vous avez des situations d'attente de métro très grandes. Quelle est la cause ? Au lieu de la météo ou telle, moi, ce qui m'intéresse, c'est qu'on identifie le problème, qu'on trouve la solution. Le problème, il est quoi ? Il est la pénurie de conducteurs, principalement. Qu'est-ce qu'il fait ? Parce qu'il n'y a pas moins de métro, il n'y a pas des stations confirmées, il y a moins de conducteurs.
On le découvre maintenant ?
Non, on ne le découvre pas maintenant, mais il y a eu le Covid, et pendant le Covid, il y avait moins de passagers, donc il y avait moins de conducteurs, moins de recrutements. Les choses ont repris, tant mieux, les transports publics ont repris, la pandémie a reculé. Et la région, qui est en charge des transports, avait réduit l'offre. Et sans doute, elle a trop tardé, je ne fais pas de problème, mais c'est un fait, à rétablir l'offre. Et ça s'est fait seulement au printemps 2022. Une fois que vous rétablissez l'offre, vous avez 6 à 12 mois, selon les cas, bus, métro, pour recruter, former des conducteurs, parce qu'on ne met pas n'importe qui à la tête de la métro.
Mais ça va s'arranger, parce que ce n'est pas ce que semble dire la RATP, il n'y aura pas d'amélioration avant la fin du premier trimestre 2023.
Ce que la région, tant mieux, a voté la semaine dernière, c'est d'avoir rétablir 100% de l'offre, d'abord, ça c'était quand même indispensable, elle vient seulement de le faire. Et puis la RATP, entreprise publique, ça j'en suis aussi le garant, je l'assume parfaitement, c'est...
Avec Jean Castex.
Avec Jean Castex, qui est maintenant à sa tête, c'est recruter, recruter, recruter. Il n'y a pas d'autre choix. Pour avoir des espaces moins forts entre les métros, des conducteurs de bus qui sont là, il faut recruter. Et donc, moi je l'assume...
Recruter, former ?
Recruter, former. Donc la RATP, pour donner un ordre de grandeur, elle forme en ce moment deux fois plus de conducteurs de tout type de transport que d'habitude, qu'une année normale avant Covid. Deux fois plus. Donc l'effort de formation, il a été repris par la RATP. Moi, je ne veux pas faire du RATP bashing, c'est la RATP qui est en train de nous apporter la solution. Mais ça mettra un peu de temps.
Ça mettra 6 à 12 mois.
Non, ça a mis 6 à 12 mois. Je pense que, moi je l'ai dit très honnêtement, au printemps, et donc il y aura des galères jusque-là, je le dis très sincèrement, au printemps. 2023, il faut qu'on ait rétabli la situation qu'on a connue avant le Covid et avant l'été 2022. C'est depuis septembre qu'on a la grosse galère.
Donc ça ne va s'améliorer qu'au printemps et en attendant, le pass Navigo, lui, va augmenter de 12%.
Alors, Julien, moi ce que j'ai fait en tant que ministre des Transports, je l'assume, quitte à me faire engueuler par tout le monde, certains trouvent que c'est trop, d'autres pas assez. Bon, j'ai assumé de donner une aide, ce n'est pas le boulot de l'État, on l'a fait à titre exceptionnel pour les usagers. On a fait une aide de 200 millions d'euros, ce n'est pas rien, il n'y a aucune autre région qu'on a aidé comme ça. L'État qui demandait des sommes qui ont varié, entre 400 et 900 millions, bon, l'État n'est pas là pour financer, on a décentralisé dans notre pays. Il faut que quand on décentralise, chacun exerce sa compétence.
Moi, j'ai discuté, j'ai une bonne relation de travail avec Valérie Pécresse, j'ai compris qu'il y avait un problème, c'est une évidence. Et donc, pourquoi 200 millions d'euros ? Parce que ça doit permettre de recruter plus vite, plus fort et d'avoir des métiers plus attractifs. Donc, il faut qu'une partie, Jean Castex, si je peux dire, le retrouve pour la RATP et puisse recruter plus, plus vite. C'est pour ça que j'ai fait ça, et pour éviter que le Navigo augmente trop. Il augmente trop quand même, je le dis, ce n'est pas moi qui en fixe le tarif, mais j'assume, comme ministre du gouvernement, d'avoir apporté une aide exceptionnelle pour 2023 à la région.
On peut toujours faire plus, mais il faut que chacun assume quand même sa responsabilité. Il y a une autre chose, Alain Elisabeth Lemoyne, c'est qu'en début d'année, est-ce qu'il faut qu'on anticipe les JO, il faut qu'on anticipe les nouvelles lignes de métro ? C'est une bonne nouvelle. Par exemple, je prends une bonne nouvelle, il faut quand même qu'on dise les bonnes nouvelles. En 2024, début 2024, la ligne 14, qui est une ligne automatique, moderne, elle va aller jusqu'à Saint-Denis au nord de l'île de France, et jusqu'à Orlis, l'aéroport au sud de l'île de France. C'est des stations en plus, c'est du service public en plus, mais il faut recruter des gens.
Il faut qu'on ait un service qui soit bien assuré. On va ouvrir trois autres lignes de métro en l'île de France, tant mieux. C'est le plus grand effort depuis les 70, à partir de 2024-2025, il faut qu'on ait des conduires. Donc, il faut qu'en début d'année, au-delà de l'aide exceptionnelle, on se mette autour de la table, qu'on ne va pas se renvoyer la balle. Moi, je viens vous expliquer, je prends ma part de responsabilité, je dis que tout le monde doit assurer les siennes. Madame Hidalgo sur les travaux à Paris, Madame Pécresse sur la région et les transports, et travaillons ensemble.
Et en janvier, on va se retrouver pour trouver le financement nécessaire dans la durée aux transports franciliens.
Valérie Pécresse se planque peut-être, mais en tout cas, elle a envoyé, là, aujourd'hui, un mail dans la boîte mail des usagers des transports franciliens. « Pour vous, abonné au Navigo, j'ai réussi à contenir cette hausse à 84,10 euros au lieu de 100 euros. J'aurais aimé limiter cette hausse encore davantage en mettant à contribution les entreprises, au même titre que les collectivités locales et les voyageurs. Malheureusement, le gouvernement s'y est opposé. » « Oh, c'est donc de votre faute quand on écoute... » En tout cas, c'est le message qu'adresse Valérie Pécresse à tous les usagers.
Vous voyez, Anisabeth Lemoyne, moi, je pourrais ne pas répondre en disant « c'est le problème de Valérie Pécresse » et je pourrais dire « tout est de la faute des autres ». Non, absolument pas. Je le redis. Les transports, ils sont financés par les entreprises, par les usagers et par les collectivités locales sous la responsabilité de la région. C'est la loi. Et ça a été revendiqué puisque Valérie Pécresse, elle a fait toute sa campagne au régional en disant « les transports publics en Ile-de-France ». Donc, on ne peut pas faire ça quand ça va bien et refuser sa responsabilité quand ça ne va pas.
Mais moi, je veux travailler avec Mme Pécresse, avec Mme Hidalgo et trouver des financements supplémentaires. Mais ce qui s'est passé, c'est qu'il y a une proposition pour augmenter ce qu'on appelle le versement mobilité. C'est une contribution pour les entreprises. On ne sait pas le faire que sur l'Ile-de-France. Donc, ça aurait été une taxe nationale sur toutes les entreprises qui payent déjà la moitié des transports en Ile-de-France. Déjà. Et c'est le Sénat qui, le gouvernement, effectivement, n'était pas favorable parce qu'il aurait fallu augmenter massivement les impôts. Et le Sénat, les Républicains, donc aussi des amis politiques de Mme Pécresse, ont voté contre.
Donc, on ne va pas refaire un débat éternel. L'État a donné 200 millions d'euros sur un sujet qui n'est pas de sa compétence. Je l'assume. C'était nécessaire. Ça a limité la hausse. J'aurais souhaité que la région n'augmente pas plus le Navigo. C'est ainsi. Et puis, on peut toujours écrire en disant « c'est de la faute de l'autre ». Moi, vous voyez, j'essaye qu'on soit constructif, qu'on se mette autour de la table. Et à la fin, ce qui est important, c'est les usagers. Merci.
Christine Pirès Beaune