Pierre Ouzoulias : « Nous n’attendons rien des négociations avec Sébastien Lecornu »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
On va revenir sur ces actualités avec vous. Pierreouia, bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous, sénateur communiste des Hautes SC.
Avant de parler des dernières consultation de Sébastien Lecornu, on va regarder trois unes de la presse régionale, d'abord la une de Paris-Normandie. Moins nombreux, plus déterminés que jamais. L'influence était nettement moindre que lors de la manifestation du 18 septembre hier, mais les participants étaient bien décidés à maintenir la pression qu'il y ait ou pas un gouvernement.
La deuxième une, c'est celle de la dépêche, ce sont les agressions de médecin. Ça suffit, titre le journal. Les actes de violence qui ont augmenté de 26 % 2024.
Un phénomène inquiétant qui mobilise les pouvoirs publics. Une loi entrée en vigueur cet été apporte des outils pour mieux lutter contre le fléo. Et puis la dernière, c'est celle de West Rans.
On vient d'en parler. Pétrolier et flotte fantômes russes. Ce qu'il faut savoir, le pétrolier immobilisé fait partie des navires clandestins utilisés par Moscou pour contourner les sanctions qui frappent le pétrole russe.
De quelle lune avez-vous envie de parler ? Ah moi, j'aimerais bien le le pétrole le pétrole russe. Euh ça c'est ça me rappelle un combat que j'ai mené à propos des exportations de l'Azerbaïdjan.
Et la raison Emmanuel Macron d'elton ? Euh bien sûr, mais euh il y a une immense hypocrisie. Il y a une immense hypocrisie parce que moi j'avais montré il y a quelques ans il y a quelques années il y a un an et demi 2 ans que une bonne partie du pétrole qui était exporté par l'Azerbaïjan et du gaz notamment vers l'Allemagne provenait de la Russie.
Tout le monde le savait. Voilà. Mais il fallait pas toucher à la sécurité énergétique de l'Allemagne.
Donc on a fermé les yeux sur sur ce pétrole. Aujourd'hui, je vois qu'il y a la volonté d'aller euh un peu plus loin. Je doute de la sincérité de tout ça, tout simplement parce que l'Europe est encore très largement euh dépendante euh de du pétrole, du gaz russe.
Alors que c'est comme ça que Vladimir Poutine finance la guerre en Ukraine. Bien sûr. Et je rajouterai aussi du gaz et du pétrole américain parce que je suis pas sûr que ça soit absolument nos alliés jusqu'au bout.
Donc on a besoin d'une souveraineté énergétique absolue. Ça va être difficile à faire mais il faut commencer qu'on produit pas des d'hydrocarbure. Oui.
On parle de ce qui s'est passé hier, cette journée de mobilisation euh nettement moins suivie que la précédente le 18 septembre. C'est un échec pour vous ? Non, parce que la colère a pas baissé.
La colère a pas baissé et la la revendication sociale est de plus en plus forte parce que parce que et on va le voir avec les sujets que vous allez aborder aujourd'hui, il y a un consensus fort sur deux points. Le premier point c'est que il y a un problème de pouvoir d'achat dans ce pays qui n'est pas résolu depuis 2017. Et le deuxième point, c'est la volonté absolue de justice fiscale.
On peut plus accepter que ça soit toujours les mêmes qui fassent les efforts. Et il y a un consensus politique là-dessus à droite comme à gauche. Je m'en félicite.
Pour une fois, c'est la gauche qui a imposé ces sujets. C'est rare. Ça mérite d'être souligné.
Mais maintenant, faut des réponses gouvernementales. Là, pour l'instant, je les entends pas. Mais hier, il il a fait des premières réponses.
Sébastien Lecnoui. Il a présenté quelques mesures rétablir la prix Macron. Mais c'est l'impôt sur le revenu pour les coupes juste au-dessus du SMIC ou défiscaliser les heures sup.
Ça répond pas à vos attentes ça. C'est des cadeaux qui coûtent euh parce que si d'un côté vous abaissez les prélèvements et que de l'autre côté on vous explique qu'il faut trouver des solutions pour éviter que le déficit croisse, comment on fait ? Donc il faut trouver des ressources supplémentaires.
Là, moi j'ai rien entendu sur les ressources hein. Que les faibles salaires ai une fiscalité qui soit moin bien évidemment tout le monde est d'accord mais après il faut quand même trouver une solution pour que les recettes du budget de l'État elles soient soient sauvegardées. Là j'ai rien entendu làdus.
Le parti communiste est à Maton aujourd'hui pour rencontrer Sébastien le Cornu. Vous attendez quelque chose de ce rien. Il y a rien à négocier.
Rien à négocier. Vous allez pourquoi du coup ? Par politesse.
Parce que parce qu'on est des gens polis. Euh mais il y a rien àendre. Vous pensez qu'il fera pas de concession à la gauche ?
Euh monsieur le cornu a décidé de gouverner avec la droite pour faire une politique de droite. Les choses sont claires. Ah au moins au moins, je trouve qu'on s'embarrasse pas.
Voilà, c'est net. Et on voit bien que l'enjeu aujourd'hui pour le Premier ministre, c'est la discussion avec monsieur Rotaillot. À quel niveau à quel niveau on va mettre la politique de droite ? au niveau que souhaite monsieur Rotaillot ou que souhaite monsieur le cornu l'enjeu le seul enjeu politique aujourd'hui c'est comme ça que vous expliquez la sortie de Bruno Rota ce matin dans le Figaro qui dit que la participation DLR est pas équement exactement les enchères exactement et ce que je sens et ce que je redoute c'est l'union des droites c'est-à-dire que monsieur le cornu aille chercher une majorité à droite et à l'extrême droite c'est fort possible donc vousz une alliance entre socle commun rassemblement national tout à fait avec elle nous paraît avec une forme c'est pas le discours tenu par Gabriel Atal par Marc Fen pour le modè il représente plus rien.
Il représente plus rien politiquement. Quelle est aujourd'hui leur force d'influence sur ce gouvernement ? Nul.
Elle est nulle et si demain il y a une dissolution, il passe plus rien. Voilà. Donc je crains que nous soyons dans une forme de ce que j'appelle le syndrome à l'Italienne où euh en Italie madame Mélony a été mise au pouvoir par Berlusconi en France madame Le Pen pour être mise au pouvoir par euh une partie euh des Républicains dont monsieur Rotaillot.
C'est ce que je crains parce que je vois qu'aujourd'hui euh sur euh des questions clées, il y a quasiment plus de différence entre euh les idées du Rassemblement national et celle des Républicains. Et pourtant, Sébastien Lecnu dans son interview à la presse régionale, il dit que il discutera avec le Rassemblement national puisqu'ils ont des élus. Mais mais pas d'accord.
Non mais il a pas besoin d'accord. ce qu'il lui faut, c'est une forme de neutralité bienveillante et on l'a vu hier pour une abstention sur la censure mais bien sûr et on l'a vu hier pour la répartition des postes à l'Assemblée nationale. La sortie de crise, elle se fera de ce côté-là, elle se fera à droite et à l'extrême droite.
C'est le risque aujourd'hui pour la France où le socle commun a obtenu les toutes les commissions sauf la commission des finances avec les votes du Rassemblement national hier. Le Parlement justement, il a repris ses travaux. Est-ce que Sébastien Lecorn, il aurait dû nommer son gouvernement avant ?
Écoutez, ça fait 3 semaines qu'on est larme au pied, il se passe rien. Et très sincèrement, ce que je sens là au Sénat, c'est une forme de démobilisation totale absolue. Plus personne n'y croit.
Plus personne n'y croit. Ce gouvernement l'a attendu. On a la s on a le sentiment que c'est pas monsieur le cornu qu'il compose mais monsieur Macron.
Donc on revient à la situation antérieure. Tout ça va mal finir une nouvelle fois. On n'y arrivera pas comme ça.
Il faut que monsieur Macron comprenne qu'il a perdu les élections et que les Français veulent une autre politique. Et là de nouveau, on change, on change le contenant, mais le contenu est rigoureusement le même. Ça ne marchera pas.
Vous avez des informations sur ce gouvernement ? J'ai j'ai des inquiétudes. J'ai des inquiétudes parce que on dit que c'est un gouvernement resserré et j'ai très peur Et j'ai très peur qu'il n'y ait plus de ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche.
Min dédier, vous voulez dire un ministère autonome tout à fait qui soit rat l'éducation nationale. Tout à fait tout à fait. Il y a un ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche sous forme de secrétariat d'État depuis 1974, ça fait 50 ans.
Et là, il y a un risque qu'il n'y en est plus. Ça serait un message effroyable lancé. C'est une crainte ou vous avez des informations qui vous laissent à penser que ça va arriver ?
C'est une crainte qui est justement fondée. Voilà. Parce que dans les différents gouvernements depuis 2017, la recherche n'a jamais une priorité et là on sent bien que il y aurait la volonté en resserrant le gouvernement de faire un immense ministère éducation nationale, enseignement supérieur, recherche, innovation et cetera.
Ça c'est ma crainte. Ça serait un message terrifiant envoyé à à la jeunesse de France parce que c'est leur ministère, le ministère de l'enseignement supérieur à la recherchère, c'est le ministère de la jeunesse, de l'innovation, de la science et de la connaissance. Allez, on va voir l'actualité dans nos régions avec nos partenaires de la presse régionale.
On va à Clermontferrand. Bonjour Franck Char, merci d'être avec nous. Chef de rédaction des éditions du pit d'ô au journal Laine Franck.
À lire dans vos pages une interview d'Éric Larchevêc, un entrepreneur médiatique. Tout à fait. Oui, pour éclairer le le débat sur la taxation des ultra riches, nous publions aujourd'hui dans nos colonnes une interview d'Éric Larchevêc.
Alors, qui est Éric Larchevêque ? Plus connu du grand public pour son rôle de juré dans l'émission de M6 qui veut être mon associé que pour son rôle d'investisseur et entrepreneur. Donc, c'est une personne qui a fond qui a fondé la société Ledger.
C'est une start-up de la tech française qui est valorisée à plus d'un milliard d'euros. Donc forcément, il est très concerné par la taxation des plus riches et notamment par la taxe Zukman. Euh cet entrepreneur nourrit une forte opposition.
Donc pour lui, sous couvert de justice sociale, les créateurs deviennent même carrément l'ennemi à abattre. Euh donc une taxe qui qualifie d'inapplicable, d'atteinte à la propriété privée ou encore de confiscatoire. Euh donc la la question à monsieur le sénateur, c'est quelle est quelle est votre position sur la taxation des ultra riches que le premier ministre semble avoir définitivement écarté ?
Et euh plutôt que de taxer ne serait-il pas plus efficace, comme le suggère Éric Larchevc, de se concentrer sur une réduction massive des dépenses de l'État et des collectivités ? Ah, j'adore ce discours mais après j'ai j'aimerais qu'il nous dise où il veut supprimer des postes de fonctionnaires. À l'hôpital, à l'école, dans la police, le discours est toujours le même.
Il y a trop de fonctionnaires. Mais quand on on demande des précisions sur les fonctionnaires qu'il faut supprimer, là il y a plus de réponse. Euh vous êtes du puidô, monsieur de la choresse.
Est-ce que vraiment on peut dire que dans le massif central, il y a trop de fonctionnaires ? Il y en a plus, c'est fini. Et les gens aujourd'hui, ils ont le sentiment queils sont complètement oubliés par par qu'ils aillent très loin pour aller à l'hôpital.
Vous le savez, moi je suis je suis de la Haute Corèz, les femmes accouchent sur l'autoroute à 89 pour aller à ClairMontferrand. Il y a plus de maternité. Ah donc il faut supprimer encore euh des des soins.
Ce que j'aimerais dire à votre entrepreneur et et je parle en hystérien euh c'est que l'économie c'est un problème de répartition de la richesse. Il y a de la richesse qui est créée et il faut savoir où elle va. Depuis 2017, il y a eu une forte augmentation des déficits de l'État et concomitamment une baisse du pouvoir d'achat.
Donc on peut pas dire que c'est les salariés qui ont capté la richesse. Au contraire, ils en ont perdu. Donc cette richesse, elle est allée ailleurs, elle a échappé à l'impôt, elle a échappé à la taxation.
On n'y arrivera pas comme ça. Et les Français, ça c'est l'identité de la France, ils tiennent à la justice fiscale. Souvenez-vous 1789, c'est ça la prise de la bastie, c'est qu'à un moment donné les gens, les Français estiment qu'il y a un problème de justice fiscale.
Donc si ce gouvernement n'apporte pas une solution à ce problème fondamental, nous aurons de nouveau une prise de la Bastille. Merci Franck, merci d'avoir été avec nous la une de de la montagne tout autre sujet he c'est concer à ne pas rater c'est à la une de votre journal en cette veille de weekend on va continuer à regarder ce qu'il y a la une de la presse régionale et ce matin dans plusieurs journaux on va le voir c'est Chine qui fait la une marque d'Ultrafast Fashion qui a choisi la France pour ouvrir ses premiers magasins physiques dans le monde civil sont concernés don Limoge Bonjour Émile Roger Lomberti merci beaucoup d'être avec nous êtes le maire justement de Limoge comment vous avez réagi à l'annonce de Chine d'ouvrir un magasin dans votre ville ? D'abord, ça m'a montré que nous sommes dans une situation de dépendance vis-à-vis de la Chine en plein de domaines.
La chose, c'est que les commerçants ont pris conscience que les magasin pouvaient venir alors qu'ils tiennent déjà le marché de la fast fashion, c'est-à-dire des produits pas chers et de grande quantité sur internet et livré par Amazon. Donc c'est une découverte terrible pour les commerçants avec une peur terrible d'avoir à fermer leur boutique face à une concurrence à sur laquelle ils ne peuvent pas s'aligner. Mais comment faire ?
Comment vous pouvez vis opposer ? Vous avez pas les moyens ? Non non, nous ce que nous pouvons dire c'est on a aucun moyen de pouvoir s'opposer à cette ouverture mais vraiment nous pouvons attirer l'attention de la population sur le fait de l'hyperconsommation et de l'hyperconsommation de produits pas chers.
Et un autre drame, c'est que plus nous consommons des produits importés, moins nous les produisons nous-mêmes, moins nous produisons de richesse et moins nous avons de pouvoir d'achat pour pouvoir euh autosuffire et consommer correctement. Chine qui promet des créations d'emploi, qui promet de revitaliser les centres-villes, de prendre des engagements en ce sens. Pour vous, il y a pas néanmoins une opportunité à saisir ?
Ah, vous savez là c'est la c'est la double voir la triple peine. Les galeries ont un fonctionnement un peu difficile et le fait de d'ouvrir une boutique Chine risque à mener une un flux de jeunes consommateurs dans les dans les magasins. L'autre problème, c'est si Chine vend, l'ensemble des autres marques vendra de moins en moins et à partir de ce moment-là, nous serons dans une crise de plus en plus forte.
Et ce qu'il y a de terrible, c'est que nous découvrons aussi que l'hyperconsommation capitalistique que nous avons enseigné à nos enfants comme une valeur prédominante et le piège dans lequel notre démocratie, notre souveraineté nationale est en train de se perdre. Pierre Zulia, comment vous réagissez ? Ah ben moi, je suis ravi quand j'entends le maire de Limoge parler ainsi.
On sent que il reste chez vous, monsieur le maire, quelque chose de Limoge la rouge, celle qui s'était levée au moment de la commune de Paris. Je vous félicite. Je je partage complètement votre point de vue.
Bon, moi je suis moi je suis de la Haute Corè et je vois ce que sont devenus les centre-villes de la Haute Corè, que ça soit Mac, que ça soit Nevic et à Hussell, c'est terrifiant. C'est mort. il y a plus aucune boutique et je pense que malheureusement les dernières boutiques d'habillement qui risquent vont vont fermer avec l'arrivée de ces de ces grands groupes.
Monsieur le maire, vous posez une question très juste. Est-ce que nous pouvons accepter aujourd'hui de laisser tous les produits de toute la planète, notamment de la Chine arriver librement dans notre pays ? Je ne le pense pas et je crois qu'il faut en finir avec le rêve de la globalisation heureuse.
Non, la globalisation ça rend pas les gens heureux. Et dans les territoires comme le vôre, monsieur monsieur le maire, c'est la fin c'est la fin de de tout ce qui était la vie de ces de ces territoires. Donc il faut repenser l'utilité des frontières.
Et euh Trump agit euh alors euh pas de façon approprie à mon avis, mais pose les vraies questions. Est-ce que notre souveraineté, notre indépendance nationale, elle doit euh aujourd'hui passer par la fermeture des frontières ? Je pense que oui, de façon ciblée.
Un moment donné, il faut protéger. Et vous êtes maire de Limoge, pays d'élevage. Euh nous savons très bien, vous et moi, qu'avec le Mercur, ça sera la fin de l'élevage de la limousine euh dans notre dans notre pays.
Monsieur le maire Émile Roger. Alors, nous nous soutienons la limousine et monsieur le sénateur, je vous invite effectivement à militer pour que nous protégions notre agriculture et regarder comment un vieux gauliste comme moi peut être d'accord avec un communiste. Nous souvenons que nous avons redressé la France il y a bien longtemps et il faut que nous y soyons mobilisés.
Ce que nous avons en commun, c'est la défense de la République, monsieur le maire. Tout à fait. La République et vi et on va se quitter sur ces belles paroles.
Merci Émile Roger Lomberti. Merci beaucoup d'avoir été avec nous. Maire de Limoge.
On passe à l'actualité du Sénat Pierre Ozouia en plein conflit entre les médias bolorés et l'audiovisuel public. Les sénateurs ont auditionné cette semaine le président de l'Arcom, l'autorité régulatrice, c'est votre éclairage Quentin. C'était la toute première audition au Sénat de Martin Aarry, président de l'ARCOM, l'ancien CSA.
Oui, tout à fait. Une audition, vous le disiez Orien, dans un contexte très tendu. Il y a en ce moment en France un paysage médiatique polarisé.
Il y a déjà l'affaire le grand Cohen du nom de ces deux journalistes de Radio France filmé en train d'avoir une discussion avec des responsables socialistes. Le monde qui écrivait le 8 septembre que cette polémique fragilisait le dieux public. Il y a également l'affrontement entre les médias bolorés et le service public. les journaux du groupe qui relèvent massivement les attaques envers les médias publics et Delphine Ern TV qui qualifie ces news autres médias du groupe Bolloré de chaînne d'extrême droite.
Enfin je rajouterai que certains parlementaires de droite n'ont pas digéré la suspension de la chaîne C8 où officiit Cyril Anouna. Et donc et bien prenons ces sujets dans l'ordre. Commençons par l'affaire Thomas Land, Patrick Cohen.
Écoutez en audition le sénateur Max Brisson très en colère donc auprès du président de l'ARCOM. C'était mercredi en séance en commission. Autant le pluralisme est une obligation qui s'applique à l'ensemble des médias privés comme public, autant l'impartialité est dans la loi une des valeurs dont dont le régulateur est ça c'était la réponse du président de l'Arcom.
Écoutons donc Max Brisson qui lui a été très en colère. en commission mercredi indépendance ou impartialité lorsque nous apprenons les connivances politiques entretenues par deux chroniqueurs du c public dont Paul Grand et Patrick Cohen. indépendance ou impartialité lorsque un mot à peine couvert ceci disent-il la manière dont ils souhaiteraient user de leur influence au voilà le président de l'arcom a répondu à ce sujet dans son propeliminaire effectivement la loi audiovisuelle de 1986 6 consacre l'indépendance de l'audiovisuel public mais exige le pluralisme des expressions politiques sur les antennes et l'impartialité des journalistes d'où la réponse qu'on a entendu tout à l'heure du patron du régulateur français.
Qu'est-ce que vous en pensez Pierre Rusouia ? Est-ce que vous comprenez la colère de Max Brisson face à ses soupçons de connivance ? Et faut-il que le législateur précise la loi de 86 pour mieux définir l'impartialité des journalistes de services public ?
Première chose, les images et leçons qui ont été pris l'ont été de façon illégale. C'est illégal de prendre sans l'accord euh de personne des images pour les diffuser comme ça. Les journalistes proches de l'extrême droite qui ont fait ça n'ont pas respecté le code de déontologie des journalistes.
Donc il a une première faute de leur part. Mais pour la conce si je parle avec vous là de façon privée en dehors du plateau et que vous prenez les images, vous pouvez pas les diffuser. Voilà.
Là, ils ont repus. Donc c'est c'est des méthodes de barbouse. Euh il y a euh une forme d'espionnage de l'extrême droit sur le service public.
C'est insupportable. C'est insupportable. Et sur les soupçons de connivance, ce que dit Max Brisson, est-ce qu'il faut préciser la loi ?
Mieux définir l'impartialité des journalistes du service public. Mais moi je pense et c'est ce que j'ai dit lors de la commission que le code de déontologie ce qu'on appelle le le manifeste de Munich pourrait remonter dans le niveau législatif mais s'imposer à tout le monde. Et est-ce qu'aujourd'hui c'est les médias boloré qui respectent vraiment le code de deologie ?
Moi je suis allé de temps en temps sur le plateau. J'ai pas le sentiment que les journalistes soient impartiaux. Les journalistes sont des militants et ça me choque pas.
Ça me choque pas. Euh moi je défends l'humanité qui est un journal d'opinion d'opinion communiste que à côté il y ait des médias beaorit qui défendent les idées de l'extrême droite ça me gêne pas mais qu'ils le disent qu'il l'assument et là c'est le service public c'est de l'argent public qui finance ses journalistes. C'est ça le le le sujet.
Le sujet c'est que aujourd'hui il y a une attaque frontale contre le service public de l'audiovisuel. Nous en sommes à la même situation qu'en Argentine avec Ravier Miley aux États-Unis. Il y a une forme de trompisation de la droite française qui veut abattre le service public pour donner la totalité des médias Bollorayet.
L'enjeu politique qu'il est celui-là. Le reste franchement c'est pas le plus important. Et il y a aussi une question sur l'ARCOM.
Est-ce que cette administration qui semble très lente à réagir, très prudente dans ce débat politico-médiatique, est-ce qu'elle a les moyens de ces missions ? Je suis très inquiet sur les attaques systématiques qui concernent les juges, le Conseil constitutionnel et les agence indépendante comme l'Arcom. Et là aussi, on sent une forme de trompisation de la société française.
Jusqu'à présent, personne n'attaqué le Conseil constitutionnel quand même, hein et l'ARCOM. Donc, ce sont des agences dont l'indépendance est garantie par la loi, il faut les respecter. C'est ça la défense de l'état de droit. ou vous avez même parlé de la de constitutionnaliser euh ces ces agences tout à fait.
Autre reproche, la place de Gabriel Zucman dans les antennes du service public. Exactement. Faut dire que c'est vrai que l'économiste a fait la une de toute la presse ces dernières semaines.
Sa taxe de 2 % sur le patrimoine des plus riches en France est au cœur aussi des négociations politiques. Sur cette antenne aussi, on a parlé de cette taxe duman pour l'expliciter, comprendre pourquoi la gauche en faisait un véritable totem dans les négociations budgétaires. Mais la droite a dénoncé en audition une surreprésentation de l'économiste sur les médias publics.
Écoutez un deuxième extrait de la parole de la prise de parole de Max Brisson tout cette semaine. Imparatialité ou indépendance lorsque du 10 au 20 septembre, Gabriel Zugman était invité des matins de France Culture, de cet à vous sur France 5, du grand entretien sur France interre et excuser peu du 20h de France 2 sans jamais de réelles contradictions et sans que jamais il soit indiqué que monsieur Zugman, loin d'être un simple économiste, était aussi le fournisseur de l'arsenal fiscal de la campagne européenne de monsieur Gluxman. et le corrédacteur des programmes économiques de la NUPES et du NFP.
Qu'est-ce que vous répondez à Max Brisson ? Est-ce que le service public a commis une erreur ? Je pense que euh la droite vient de comprendre que la gauche pouvait aussi, comme la droite l'a fait pendant très longtemps, mettre dans l'actualité des sujets de gauche qui concernent aujourd'hui ce que les Français vivent, c'està-dire leur pouvoir d'achat.
Jusqu'à présent, c'est la droite qui dictait l'agenda politique de ce pays. Les économistes étaient tous libéraux sur les plateaux, vous pensez avec des thèmes que vous connaissez, l'immigration, euh la laïcité et cetera, le terrorisme et cetera. Là, la gauche vient enfin de préhter dossier.
Après, j'ai été stupéfait euh de la façon dont certains ont déigné monsieur Zucman sa qualité d'universitaire. C'est quelqu'un qui est respecté et derrière lui, il y a plusieurs prix Nobel. Donc il y a Mais là, c'est pas ça qui dit Max Brisson.
Il dit Gabriel Zucman, il était souvent sur les antennes du service public sans qu'on dise que il travaillait pour la NPS. Mais euh quand vous questionnez sur les plateaux des chaînes Bolloré des personnes, personne vient vient faire remarquer que ils sont complètement dans la construction de l'héologie de l'extrême droite. Oui, mais encore une fois là on parle de l'audiovisuel public est- que pas de chaîne privée.
Ce que j'ai vu pour l'audiovisuel public, c'est qu'il y a eu du débat contradictoire. Ah, il y a des grands patrons qui sont venus sur les chaînes du service public en disant que c'était une façon d'assassiner la France, la taxe Zukman, ça je l'ai entendu. Euh, ils se sont manifestés de façon euh extrêmement forte et ils se sont manifestés avec euh tous les médias qu'il possèdent euh parce que le rapport des forces, il est quand même inégal.
Ouais, mais justement c'était ma la dernière question euh Pierre Rosou, comment comprendre cette tension du paysage médiatique actuel avec des journalistes, des rèves médiatiques qui sont en confrontation directe ? On on le disait tout à l'heure hein, c'est une des médias bolorés cette prise aussi de position de Delphine Ernaut. Comment est-ce que vous voilà comment sortir de ces invectifs délétaires ?
Il y a une polarisation du débat politique qui est très net et qui fait que alors ça c'est vrai pour pour monsieur Zugman, quand vous n'avez pas les mêmes opinions les mêmes opinions que la pensée commune actuelle de droite, vous êtes soit un wiste, soit un extrémiste, soit un gauchiste. Il y a plus de respect pour la pensée de l'autre. Et ça, c'est un signal extrêmement dangereux qui montre que notre démocratie est en difficulté.
Merci. Merci beaucoup Quentin. On se retrouve dans 20 minutes pour la revue de presse.
Oui, on parlera par exemple des municipales à Marseille. Un petit coup de théâtre hier. Un petit coup de théâtre effectivement dans la campagne des municipales.
Merci Quentin. Merci Pierre Rulia. Merci d'avoir été notre invité pendant ces ces 20 premières minutes Đ [Musique]
Pierre Ouzoulias