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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 1 juin 2020 49 minComplaisantActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergie

Bourdin Direct du 1er juin - 6h/7h

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 40:00PrésentateurChiffre
    « 80% des personnes arrêtées pour émeute ne venaient pas de l'État. »
  • 46:20PrésentateurChiffre
    « En 15 minutes on détruit 95% de la charge virale, 99,5% en une heure. »
  • 46:56PrésentateurChiffre
    « Après une minute, le tissu élimine la quasi-totalité de la charge virale. »
  • 47:46PrésentateurChiffre
    « On détruit 99% du virus en moins de 3 minutes. »

Temps de parole

  • Présentateur78 %
  • Invité9 %
  • Invité 23 %
  • Invité 33 %
  • Invité 43 %
  • Invité 52 %

2,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Invité

Vous écoutez RMC.

0:04
Présentateur

Lundi 1er juin, l'info sur RMC. Il est 6h, merci vraiment d'être avec nous ce matin. Lundi de Pentecôte, 6h, les infos. Céline Kalman, bonjour Céline. Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. L'Amérique s'embrase, manifestations et scènes d'émeutes de pillages partout dans le pays pour dénoncer les bavures policières et les disparités raciales, des routes coupées, des voitures et des commerces incendiés. Demain en France, entre en vigueur de la phase 2 du déconfinement, limite des 100 kilomètres supprimés, réouverture des cafés et restaurants et retour à 100% du trafic sur les TER. En revanche, dans les EHPAD, les visites restent très strictes. Bienvenue à tous sur RMC.

C'est une vague de colère qui est en train de s'étendre comme une traînée de poudre. Minneapolis, New York, San Francisco, Miami, Philadelphie, Chicago ou encore Los Angeles. La contestation pour dénoncer les bavures policières et les disparités raciales s'intensifient aux Etats-Unis une semaine après la morge de George Floyd. Cette nuit, un couvre-feu a même été décrété à Washington après de nouvelles manifestations près de la Maison Blanche. Paul Barcelone.

1:10
Invité

Habituellement éclairée la nuit, la Maison Blanche est plongée dans le noir, encerclée par des dizaines de manifestants qui, au cri de justice pour George Floyd, multiplient les feux de palette. La police réplique par des tirs de gaz lacrymogènes et un hélicoptère survole encore la zone. Pourtant, à Washington, comme dans une quinzaine d'autres villes, un couvre-feu est imposé pour tenter de ramener le calme du jamais vu depuis l'assassinat de Martin Luther King il y a 52 ans. Mais alors que l'Amérique traverse une sixième nuit de manifestation, Donald Trump accuse l'extrême gauche radicale.

Sur Twitter, le président américain annonce vouloir désigner le mouvement antifasciste comme une organisation terroriste. Pour autant, la situation reste très confuse. Près de Minneapolis, l'épicentre du mouvement, un camion-citerne a foncé en direction de milliers de manifestants rassemblés sur une autoroute, symbole de l'extrême tension qui règne encore aux Etats-Unis.

2:04
Présentateur

Et dans un instant, Jean-Jacques, vous serez avec Cédric Fech en direct de Minneapolis. C'est là où la contestation a commencé. J'ajoute que le candidat démocrate à la présidentielle, Joe Biden, s'est rendu sur les lieux d'une manifestation samedi dans son état du Delaware. L'ex-policier impliqué dans la morge de George Floyd va comparaître aujourd'hui pour la première fois devant un tribunal. Derek Chauvin est incarcéré depuis vendredi dans une prison du Minnesota. Marion Fournet, on n'en sait plus ce matin sur cet officier qui a déjà été visé par une dizaine de plaintes. Oui, 18 plaintes selon CNN et aucune sanction, seulement deux lettres de réprimande.

En 19 années de service, Derek Chauvin a été impliqué dans de nombreux incidents, dont trois fusillades. En 2006, avec d'autres policiers, il abat un homme de 42 ans. Les agents l'accusent d'avoir tiré sur eux au fusil de chasse. En 2008, l'officier blesse par balle un suspect pendant une intervention pour violence domestique. Un acte qui lui a valu une médaille de bravoure. Autre incident dans lequel est impliqué Derek Chauvin. En 2011, un homme de 23 ans est blessé pendant une course-poursuite avec une patrouille dont faisait partie l'agent. Derek Chauvin, un policier au passé sulfureux, et concernant la mort de George Floyd, de nouveaux détails accablants apparaissent.

Plusieurs médias américains ont fait un décompte. L'agent a laissé son genou sur le coup de Floyd pendant 8 minutes et 46 secondes, donc quasiment 3 minutes après les supplications de l'afro-américain. Et puis le geste de trois footballeurs ce week-end en Bundesliga, dont Marcus Thuram. C'est le fils de Lilian Thuram qui est très investi sur les questions de racisme. Après avoir inscrit le deuxième but de son équipe, il s'est agenouillé en penchant la tête vers le bas. Un geste devenu symbolique aux Etats-Unis. RMC 6h03, le compte Arbour est lancé pour l'ouverture des bars-restaurants. La phase 2 du déconfinement débute officiellement demain, mais certains n'ont pas attendu.

Et la limite des 100 kilomètres a par exemple été bravée par des impatients. Aurélien Thiersin, Garance Munoz.

3:51
Invité

Plus de deux mois sans voir sa copine, Enzo ne voulait plus attendre. Dès ce week-end, il a quitté Toulouse pour la rejoindre à Paris. Et tant pis pour la limite des 100 kilomètres.

3:58
Présentateur

J'admets, on se relâche de plus en plus. On a senti un vrai basculement dans le discours. Là où ils étaient totalement inquiets il y a un mois. Là, les nouvelles sont bonnes, encore plus bonnes que ce à quoi on s'attendait. Du coup, nous, ça nous rassure dans nos décisions de déplacement.

4:12
Invité

Omar, lui, part travailler à Bzarit sans trop se poser de questions.

4:15
Présentateur

Moi, je me suis dit que la barrière des 100 kilomètres a été élevée. Donc du coup, je n'ai pas pris d'autorisation.

4:19
Invité

Et il a bien profité des derniers jours dans le parc près de chez lui.

4:22
Présentateur

Il y en a qui jouent au foot, il y en a qui font du sport, de la muscule, d'autres qui font des barbecues. Tout se passe bien, la vie normale.

4:27
Invité

Retour à la normale aussi pour Marisol, attablée à une terrasse de café déjà ouverte. C'est convivial, il y a ma famille. Les gens sont tous dehors dans toutes les terrasses. Nous, des debouts, en train de boire des verres. Dès demain, dans toute la France, les terrasses pourront rouvrir légalement.

4:41
Présentateur

Et ce week-end au moins dix, établissements parisiens ont été verbalisés pour avoir ouvert leur restaurant trop tôt. Dès demain, finie la politique d'un siège sur deux occupés dans les trains. Retour à 100% du trafic sur les TER. Il faudra attendre le 24 juin pour que ce soit le cas dans les TGV, dans l'aérien. Les nouvelles règles sanitaires seront publiées aujourd'hui. Un retour à la normale dans beaucoup de secteurs. Mais dans les EHPAD, il faudra encore attendre. Aucune date officielle pour la reprise des visites habituelles. Les règles sont toujours très strictes. Ce qui devient insupportable pour les résidents et leurs familles.

Nicolas Trenot et Margot Bédé ont pu le constater dans le Grand Est, dans un établissement près de Mulhouse.

5:18
Invité

Depuis sa chambre au rez-de-chaussée, Louis a vu sur un parterre de fleurs sauvages. Une fois par semaine, sa fille l'écueille et lui dépose sous sa fenêtre, à défaut de le prendre dans ses bras. Ah voilà, merci Daniel. C'est une manière de se dire bonjour. Daniel espérait aujourd'hui voir son père autrement. Moi je m'attendais à ce qu'on puisse rentrer au moins avec des masques ou éventuellement les sortir un petit peu dehors. Parce que là, ça donne parfois l'impression d'un zoo. A bientôt ! Comme Louis, les 65 autres résidents de cette EHPAD se languisent de leur famille. Trois présentent même des signes d'affaiblissement.

Des symptômes qui ne trompent pas pour Valérie Véguerich, médecin-coordinateur de l'établissement. C'est vrai que l'impact est très important au niveau du moral de nos résidents. Certains refusent même de manger. Les gens se laissent littéralement mourir. Sans réponse à donner aux familles, la directrice Martine Vanza attend des consignes du gouvernement. On n'est plus crédible actuellement. Donc il faut absolument que mardi, nous ayons des dates fixes pour pouvoir dire aux familles, à partir de telle date, vous pourrez rentrer dans la structure avec bien sûr toutes les consignes de sécurité. Cette directrice a déjà rédigé un mail pour prévenir les familles.

Il ne manque plus que le feu vert des autorités pour l'envoyer.

6:22
Présentateur

Les Etats-Unis ont envoyé au Brésil 2 millions de doses d'hydroxychloroquine dont l'utilisation pour traiter le Covid-19 est controversée. Au Brésil où des heures ont opposé dans le centre de Sao Paulo plusieurs centaines de partisans et d'adversaires du président brésilien Jair Bolsonaro. Ce dernier a une nouvelle fois bravé les règles sanitaires en participant à un rassemblement. Le Brésil qui enregistre près de 500 000 nouveaux cas de coronavirus. Près de 30 000 personnes sont mortes. Réunion cruciale demain pour le constructeur automobile Renault. Le ministère de l'Économie va échanger avec les représentants syndicaux, les élus locaux.

Bruno Le Maire et Jean-Dominique Sénard, le patron de Renault, seront là. Ce dernier a déclaré hier n'avoir aucune intention, a priori, de fermer l'usine de Maubeuge. Les salariés du site sont loin d'être rassurés, Romain Cluzel. Salarié depuis 30 ans sur le site de Maubeuge, Samuel Beauvois a suivi avec attention les déclarations de Jean-Dominique Sénard, le patron de Renault, et ce responsable du syndicat Sud n'est pas convaincu. Une nouvelle fois, nous ne sommes pas rassurés. On attend toujours des réponses. L'ensemble des salariés de l'usine a écouté l'interview de M. Sénard, mais aujourd'hui, c'est toujours de la colère, étant donné qu'on ne sait pas à quelle sauce on va être mangé.

Car l'assemblage du Congo, principale activité de l'usine, pourrait être transféré à Douai. Samuel Beauvois espère faire bouger les lignes demain, lors d'une réunion au ministère de l'économie avec le président de Renault. Nous, on va se battre pour le maintien de l'emploi, et on reste quand même optimiste. Nous, on veut repartir de Bercy mardi, et avoir confirmation que le site est maintenu, que sa production est maintenue, et que les salariés sont maintenus.

7:51
Invité

Le maire de Maubeuge, Arnaud Descani, sera lui aussi présent, et il demande plus de garanties de la part du patron de Renault.

7:56
Présentateur

On y va déterminer, on y va dans un esprit, évidemment, d'écoute. Mais par contre, si l'écoute, c'est pour nous dire que l'assemblage ira Douai, c'est clair, ça sera non. Donc on va se bagarrer. Pour appuyer leurs arguments, Arnaud Descani et les syndicats mettent en avant la productivité de l'usine de Maubeuge, une des meilleures du groupe.

8:13
Invité

Reportage signé Romain Cluzel.

8:14
Présentateur

Bien, et nous suivrons cela avec impatience, bien sûr, et avec précision. Merci beaucoup Céline, on vous retrouve tout à l'heure. D'abord, avant de repartir aux Etats-Unis, j'ai un cadeau à vous faire. Un jeu, mais oui, vous allez pouvoir gagner quoi ? 6 000 euros, 500 euros de course tous les mois. Oui, pendant un an. 6 000 euros, c'est pas mal, non ? Oui, beau cadeau. C'est pas mal, sur RMC et RMC Découverte. Un an de course, oui, 500 euros tous les mois pendant un an, soit 6 000 euros. Pour cela, ce n'est pas compliqué. Vous répondez à la question que je vous pose. Quelle est la dernière région de l'Hexagone encore en orange ? Ile-de-France ou Alsace ?

Si vous avez la bonne réponse, vous envoyez 1 pour l'Ile-de-France, 2 pour l'Alsace par SMS au 732-16. SMS 732-16. Le gagnant ou la gagnante sera tiré au soir le vendredi 12 juin. Nous allons jouer jusqu'au vendredi 12 juin. Tous les matins, une question. C'est celui ou celle qui répondra tous les jours bien à la question, qui gagnera à la fin, c'est 6 000 euros. C'est pas rien, hein ? 6 000 euros. Il est 6h09. Vous êtes sur RMC. Merci d'être avec nous. Nous partons pour les Etats-Unis. Charles Magnin nous a rejoint. Bonjour. Ainsi que Mathieu Rouault. Bonjour à tous. Ça appelle sur les Etats-Unis. On a quelques...

Alors, oui, sur les Etats-Unis, il y a un débat sur est-ce qu'il faut manifester ici ? Est-ce que vous iriez manifester en France ? En soutien à George Floyd. Exactement. Marie nous écrivait sur le Facebook Bourdin Direct. Non, ça ne se passe pas chez nous. On n'a pas organisé de manifestation ici. Et il y a plusieurs réponses qui disent, mais si, c'est un sujet, c'est un combat qui nous concerne tous au-delà des frontières. Oui. Il y a eu des manifestations en Europe, pas à Paris, effectivement, mais à Londres, à Berlin ou à Rome. Bien. Sixième nuit de tension aux Etats-Unis, dans une... Combien ? 75 villes des comptes du New York Times, réprimées par la police, l'armée.

New York, Philadelphie, Dallas, Las Vegas, Seattle, Des Moines, Memphis, Los Angeles, Atlanta, Miami. Enfin, j'arrête là la liste. La colère s'est emparée du pays après la mort. Donc, il y a une semaine à Minneapolis, nous verrons dans quelles conditions d'un homme noir. Nous reviendrons sur ce décès d'un homme noir de 46 ans, George Floyd, des mains d'un policier blanc. Caroline Philippe, quelles sont les raisons d'une telle colère ?

10:33
Invité

Voiture brûlée, magasin pillé, heure avec la police. Pour Jenny, habitante de Minneapolis, la violence est l'unique moyen de se faire entendre. On a trop souvent manifesté pacifiquement.

10:46
Présentateur

On est venu avec des panneaux, mais ça ne marche pas. Aucun policier blanc n'a jamais été condamné après la mort d'un homme noir.

10:52
Invité

Depuis sa mort il y a une semaine, George Floyd est devenu le symbole de la lutte contre les violences policières, aux yeux d'une autre jeune manifestante, Erika. Le traitement des noirs aux Etats-Unis est absurde. Ce n'est pas correct du tout. Nous voulons que justice soit faite et que cet officier de police soit tenu responsable de ses actions. Mais la mort de George Floyd révèle de manière plus globale le sentiment d'inégalité ressenti par la communauté noire aux Etats-Unis. Et c'est intolérable pour Tim Walz, gouverneur du Minnesota.

11:23
Présentateur

Vous ne pouvez pas continuer à dire que c'est un endroit où il fait bon vivre si votre voisin, à cause de la couleur de sa peau, n'a pas cette même chance.

11:30
Invité

La crise sanitaire actuelle exacerbe cette situation, explique Marie-Cécile Nave, directrice de recherche à l'Institut de relations internationales et stratégiques. L'étincelle elle prend aussi parce qu'on est dans un contexte où les noirs sont particulièrement touchés par les inégalités et par l'accès à la santé, le chômage, la faillite. Et donc tout ceci fait un cocktail un peu explosif qui permet entre guillemets les mobilisations qui se déroulent aujourd'hui. Et pour elle, le discours de Donald Trump, qui n'a jamais condamné le comportement de ses policiers, contribue également à la violence de ses émeutes.

12:06
Présentateur

Il est 6h12, qui était George Floyd, Quentin Vinay ? George Floyd c'est un Afro-américain, un texan de 46 ans, deux fois papa et même grand-père d'une petite-fille, c'est au Texas, qu'il a passé la majeure partie de sa vie avant de déménager, c'était il y a quelques années, à l'autre bout du pays, donc dans cette ville de Minneapolis. C'est là-bas, à Minneapolis, qu'il refaisait sa vie après une condamnation à 5 ans de prison pour un vol à main armée. Là on était en 2007, une affaire dans laquelle il appelait des coupables, accusé d'avoir porté un pistolet pointé, un pistolet sur la victime.

Oui, s'il est parti à Minneapolis, c'est parce qu'il a été en quelque sorte victime d'abord du Covid-19. Il a perdu son boulot à cause du Covid-19. Ses proches se souviennent surtout de son passé de sportif. Oui, décrit comme un basketeur brillant, joueur de football américain dans sa jeunesse, basketeur aussi au point d'être proche avec un joueur NBA, musicien également. Quelques-unes de ses chansons sont d'ailleurs encore disponibles sur Internet.

Décrit effectivement par ses proches comme un géant doux, il mesurait 2 mètres et travaillait notamment comme agent de sécurité dans un bar en tant que videur, un bar fermé depuis mars en raison de l'épidémie, un bar dans lequel a également travaillé Derek Chauvin. Derek Chauvin, c'est l'ex-policier que l'on voit sur la vidéo de l'interpellation, désormais en prison, inculpé pour homicide involontaire et déjà impliqué dans le passé dans 3 fusillades dont une mortelle. Et le frère de George Floyd évoque une conversation rapide qu'il aurait eue avec Donald Trump.

Oui, il a pu discuter avec le président américain, enfin discuter c'est un grand mot parce que ce frère de George Floyd raconte maintenant dans la presse américaine dans une interview qu'il essayait de lui parler mais que Donald Trump n'arrêtait pas de lui couper la parole comme s'il voulait me dire « je ne veux pas entendre de quoi tu me parles ». Bien, il est quelle heure ? Il est 6h14, nous allons prendre Olivier, un peu de pub et ensuite nous partirons pour Minneapolis. Olivier Lévé Rose, bonjour Olivier, dans le Val-de-Marne. Oui, bonjour Jean-Jacques. Merci d'être avec nous ce matin. Ces manifestations, vous suivez ça de près ?

Oui, on essaye de suivre, entre le travail sur BFM, sur Facebook, sur plusieurs choses, on essaye de suivre, oui. Oui, qu'en pensez-vous ? Franchement, moi je trouve que les personnes ont raison de manifester. On dira que la violence ne résout pas tout, mais la violence ne résout pas tout des deux côtés, quoi. Parce que ça, c'est un acte violent que le policier a eu à faire sur la personne. Voilà, bon, je suis un peu ému de passer à la radio, donc ça fait bizarre, quoi, parce que je vous écoute depuis pas mal de temps.

14:43
Invité

C'est vrai ?

14:43
Présentateur

Ben, ouais, ouais, ouais, ça fait depuis pas mal de temps. Bon, à chaque fois, je me dis que je vais appeler, je vais appeler, je vais appeler. Ben, vous voyez ! Ouais, ça... Donc, non, mais moi, je trouve... Pour moi, j'approuve, j'approuve. Et s'il faudrait le faire, faire des manifestations... En France ? En France, j'y serai, quoi, parce que... Mais manifestation pour dire quoi, en France, Olivier ? Ben, déjà, ça arrive. Ça arrive aussi ici, monsieur Jean-Jacques Bourdin, il ne faut pas se leurrer. Je pense qu'arriver à un moment, pour guérir un mal, il faut se dire les choses. Ça arrive. Qu'est-ce qui arrive ici aussi, en France ?

Ben, il y a des dérapages, il y a des dérapages de la part de la police. Donc, pour prévenir, pour prévenir... Parce qu'ici, je pense que sincèrement, en France, je pense que nous sommes sur un... Il y a un foyer, quoi, il y a un étincelle. Aux Etats-Unis, il y avait la même chose. Donc, George Floyd, on va dire que c'est devenu un symbole, quoi, le déclencheur. Mais ce n'est pas le premier à être mort de cette manière-là. Ici aussi, il y a la même chose. Donc, est-ce qu'on va attendre qu'un accident devienne un symbole où on prend conscience de ce qui se passe à l'extérieur de ce cas-là de George Floyd pour améliorer, quoi, pour corriger les erreurs de tout le monde ?

La population fait des erreurs, mais la police fait des erreurs. Qu'ils arrêtent de nous dire aussi qu'ils ne font pas d'erreurs. Tout le monde doit reconnaître sa part. C'est comme ça qu'on guérit quelque chose, quoi. Bien, merci, Olivier. Dans tous les cas, merci. Et merci d'avoir appelé et d'être avec nous le matin. Salut, Olivier. Bien, il est parti, Olivier. Il est 6h16. Merci d'être avec nous. Mathieu ? Dans un instant, nous irons à Minneapolis rejoindre notre correspondant Cédric Fech qui est sur place. Les tensions ont encore été très vives cette nuit. RMC Bourdin Direct.

Je vous le disais, le Facebook Bourdin Direct, Marie nous disait « Non, il n'y a pas à manifester en France au sujet de ce qui se passe aux Etats-Unis. Ça ne se passe pas chez nous. » Lamine répond « Moi, j'irais bien manifester en France et dans le monde entier, d'ailleurs. C'est une violence raciale, c'est affreux. Il faut arrêter de dire que ça ne nous concerne pas. » Philippe nous dit qu'on a des problèmes. Nous aussi, dans les banlieues, c'est indépendant des origines ethniques ou culturelles. Ce n'est pas racial, mais c'est plutôt un racisme social. Ça pourrait aussi nous péter à la gueule, écrit Philippe ce matin.

J'avais aussi ce message de Jean-Pierre de Chine qui nous dit « Le problème, c'est que manifester en France comme aux Etats-Unis, c'est que c'est un sujet trop passionné. Le jour où on pourra avoir un débat dépassionné sur le racisme en France, on pourra peut-être envisager de manifester. Mais en ce moment, avec ce qu'on voit, racisme anti-chinois, musulman, noir, etc., ça me paraît très compliqué. C'est aussi ce que dit Talou qui a peur, s'il y a manifestation, de revoir les casseurs en France. Il est 6h21, l'actualité en direct le matin sur RMC, RMC Découverte. Nous partons pour Minneapolis rejoindre Cédric Fech, envoyé spécial de BFM TV, d'RMC, d'RMC Découverte là-bas, sur place.

Cédric, il est quelle heure ? Il est 23h20 à Minneapolis, c'est bien cela. Quelle est la situation ? Quelle est la situation, Cédric ? Écoutez, vous devez voir derrière moi, au loin, des lumières, des gyrophares. Ce sont des policiers qui tiennent un barrage, parce qu'il y avait à cet endroit-là, derrière moi, toute la journée, une très grosse manifestation. Et depuis 20h ici, il y a un couvre-feu qui interdit à tout le monde d'être dans la rue, qui essaie de faire rentrer les manifestants chez eux. Certains sont rentrés chez eux, mais il en restait. Alors certains ont été arrêtés, je les vois régulièrement partir dans des bus de la ville de Minneapolis.

Et c'est un petit peu plus compliqué avec ceux qui ne veulent pas rentrer chez eux, qui défient le couvre-feu. Et là, par exemple, là où vous voyez où je suis, je suis dans une entrée d'immeuble. Je ne peux pas m'approcher plus loin, parce que là, je suis à la limite de la portée de tir de ballons caoutchouc. Et je peux vous dire qu'ils n'hésitent pas à tirer des ballons caoutchouc sur les piétons et sur les voitures qui s'approchent de ce barrage. Qui s'approchent de ce barrage ? Cédric Fech, le gouverneur de l'État du Minnesota, a appelé au calme. Appel entendu. Ça a été moins violent hier soir que les nuits précédentes.

Écoutez, ce qui a changé la donne, c'est que hier, pour ce deuxième couvre-feu, le gouverneur qui avait demandé le renfort de la garde nationale a eu 2400 hommes de la garde nationale au total. Et le recours à la force a été extrêmement important. Les policiers, à partir, donc le couvre-feu était à 20h, et trois quarts d'heure après 20h, après le début du couvre-feu, les policiers ont chargé les manifestants très violemment, avec des grenades lacrymogènes, des grenades assourdissantes, sans faire de distinction, y compris sur les journalistes.

Il y a même des habitants qui étaient sur le pas de leur porte, dans leur pavillon, dans leur jardin, qui ont reçu des balles en caoutchouc pour les faire rentrer chez eux. Ça a été critiqué par le maire de Minneapolis, qui a dit que la police avait maltraité certaines personnes. Mais n'empêche que c'est la première nuit depuis mardi, le lendemain de la mort de George Floyd, qu'il n'y a pas eu de dégâts importants, pas de gros incendies. Bien, merci Cédric Fech. En direct de Minneapolis ce matin, trois images fortes aux Etats-Unis durant tout le week-end charlemanien. Tous les matins, trois histoires, trois images, Charles.

Il y a évidemment toutes ces images de violence que l'on voit en boucle, et parmi les images de symboles de cette tension, il y a eu ce week-end ces voitures de police à New York, qui foncent dans la foule pour se dégager, heureusement, sans faire de blessés. Ou encore à Salt Lake City, l'image incroyable de cet homme qui sort de sa voiture armée d'un arc et de flèches, avec lesquelles il menace les manifestants avant d'être maîtrisé. Mais ce week-end, plusieurs images plus pacifiques ont aussi fait du bruit sur les réseaux, par exemple.

Ces milliers de manifestants à Denver qui se sont allongés devant le capitole du Colorado en criant « I can breathe, je ne peux plus respirer », les derniers mots de George Floyd. De manifestants face contre terre, image forte, et puis autre image symbolique, cette fois dans le Michigan, où le shérif de la ville de Flint est allé à la rencontre des manifestants pour leur dire qu'il les soutient dans leur combat, que la police de sa ville est avec eux.

21:31
Invité

Ils se joignent à la marche, d'ailleurs, dans le même état d'esprit.

21:43
Présentateur

On a vu des policiers mettre un genou à terre dans plusieurs États américains en forme d'hommage à George Floyd. Enfin, une voix qui a touché l'Amérique ce week-end, celle de Kydon Bryant, adolescent noir, chanteur de gospel. Il a à peine 12 ans et sur Instagram, il a publié une courte vidéo en forme de cri de colère. « Je suis un jeune homme noir, dit-il, je fais tout ce que je peux pour me tenir debout. Mon peuple ne veut pas d'ennuis, nous avons assez lutté. Je veux juste vivre. » Message qu'il chante face caméra.

22:11
Invité

Kydon Bryant, 12 ans, voix magnifique.

22:39
Présentateur

Sa vidéo a été relayée par des dizaines de personnalités. Barack Obama, LeBron James est vue par des centaines de millions d'internautes. Eh bien, nous réécouterons. Merci Charles, merci. Pendant ce temps-là, nous sommes en fin de phase 1 du déconfinement. Demain, nous attaquons la phase 2 de ce déconfinement. Certains commerçants n'ont pas attendu le 2 juin à Paris, Quentin Vinet, pour ressortir les terrasses. Et les premières sanctions sont tombées ce week-end. Au moins 10 établissements parisiens ont été verbalisés durant le week-end. Exemple dans une crêperie du 7e arrondissement, dans un bistrot du 10e, dans deux autres établissements du 18e.

Tous ces restaurants ont été priés de ranger leur terrasse. C'était samedi. Les clients ont été invités à quitter les lieux par des patrouilles de police. Les gérants, un petit peu trop pressés, ont été verbalisés lourdement puisque l'Allemande, pour non-respect de fermeture d'un commerce, est portée à 1500 euros. C'était il y a quelques semaines. Et les préfets peuvent aussi décider de la fermeture administrative des restaurants en foot. C'est ce qui est arrivé à un café d'ici les Mouninous, juste à côté de Paris, au mois de mars. Les règles n'ont pas toujours été respectées à la plage. On est repassés en mode statique. Vous vous souvenez du débat plage dynamique, plage statique ?

Bon, tout ça, c'est fini. Deux jours avant l'heure, on est repassés en mode statique. On a ressorti les parasols et allongé les serviettes sur les plages du Pays Basque. Notamment, je donne un exemple sur la grande plage de Biarritz. Il y a toujours, c'est vrai, les barrières pour marquer les entrées et les sorties de la plage. Mais ceux qui veulent étaler leurs serviettes n'en sont plus empêchés comme il y a quelques jours. Et puis, et puis, et puis, les Français n'ont pas toujours été exemplaires. De très nombreux détritus ont été ramassés sur l'esplanade des Invalides à Paris après des apéros ou des aprèmes au soleil. C'est vrai, mais il n'y a pas qu'à Paris. Regardez-moi les images.

À Lyon, par exemple, à Lyon, les berges du Rhône. Le monde d'après, comme je disais. Les berges du Rhône, hier, à Lyon, avait des aires de décharge. On a vu de nombreuses bouteilles de bières. On a vu des restes de pique-nique également. De nombreux détritus ont également été observés sur une plage du Canet. On est au bord de la Méditerranée, dans les jardins de Versailles, sur les pelouses du château à Caen. Et puis, les mauvais réflexes reviennent également sur les plages de l'Atlantique. Philippe est avec nous dans l'Ain. Bonjour, Philippe. Oui, bonjour. Bonjour, ça va, mon cher Philippe. Ça va pas mal, au travail. Vous êtes au boulot, comme nous.

Le lundi de Pentecôte, exactement, Philippe. Vous êtes taxi, je crois. Oui, chauffeur taxi, oui. Chauffeur de taxi. Vous avez commencé à quelle heure ?

25:02
Invité

La prise en charge de mon premier client, c'était à 5h40 ce matin.

25:06
Présentateur

5h40 ce matin, voilà.

25:08
Invité

Donc, je suis parti de chez moi à 5h du matin.

25:10
Présentateur

À 5h du matin, comme nous.

25:13
Invité

Eh ben ouais, je suis ravi de passer à l'antenne.

25:16
Présentateur

Eh ben merci, moi je suis ravi. Ça fait longtemps que vous êtes auditeur, Philippe ?

25:20
Invité

Oh là, ça fait depuis que je suis taxi, donc ça, c'est au moins 20 ans que je suis... Ah ben d'accord, bon. J'écoute RMC, moi.

25:25
Présentateur

Ah ben d'accord, bon, bon, bon. Ben Philippe... Philippe...

25:30
Invité

Je vais juste faire une petite parenthèse pour l'histoire de George Floyd, ce qui se passe en Amérique. Un anti-raciste prononcé et vert. Je comprends pas que s'il y avait des manifestations en France contre le racisme, contre ces abrutis de gens qui tuent les autres, parce qu'on n'a pas le droit de manifester, je trouve ça horrible. Donc, s'il y avait des manifestations en France, je serais le premier en première ligne.

25:55
Présentateur

Vous serais en première ligne. Je vais vous le dire. Bon courage, Philippe. Merci à vous, bonne journée à tous. Et belle journée, Philippe. Merci, au revoir. Il est 6h29, la machine à café, 32-16, la touche 5. Quentin Vinet. Et que vous envoyez le mot matin par SMS au 7-32-16. Merci, Quentin, Mathieu. Nous retournerons aux Etats-Unis pour savoir comprendre, expliquer sur toutes ces tensions, ces tensions récurrentes aux Etats-Unis. Tout savoir sur la question raciale avec Audrey Célestine, maître de conférence à l'Université de Lille. Elle est avec nous juste après le journal de 6h30 sur RMC.

Il est la nuit, 6h30 juste, vous êtes sur RMC, RMC Découverte, le canal 24 de la TNT et Anne-Sophie Balbière est là. Pour les dernières informations, Anne-Sophie, bonjour.

26:38
Invité

Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Un drapeau américain en flamme près de la Maison Blanche. La colère continue de se répandre après la mort de George Floyd. Des affrontements violents ont éclaté à Washington. Nous serons sur place dès le début de ce journal. Le retour des voisins dans les trains finit. La politique du un siège vide sur deux. La SNCF promet une offre à 100% à partir de la mi-juin. Et puis, les règles du chômage partiel évoluent. Les patrons doivent désormais payer 15% de l'indemnisation. Coup dur pour tous ceux qui ont du mal à relancer leur activité, vous l'entendrez. RMC 6h31. C'est l'embrasement aux Etats-Unis une semaine après la mort de George Floyd.

46 ans, les manifestations contre les violences policières et le racisme se multiplient. Dans 75 villes au moins, selon le New York Times, Seattle, Los Angeles, Chicago, Atlanta. Et désormais la capitale, Washington. Un couvre-feu est entré en vigueur il y a une heure et demie environ. Jean-Bernard Cadier, vous êtes le correspondant d'RMC sur place. On entend encore des explosions au centre de Washington, même si à l'heure qu'il est, les manifestants sont en train de s'éloigner de la Maison-Blanche. Il y a eu de violents affrontements aux environs de 23h en heure locale.

23h, c'était l'heure du couvre-feu qui a été instauré ici pour la première fois cette nuit et qui a été en quelque sorte testé par les manifestants qui ne sont pas rentrés chez eux, mais qui se sont retrouvés face à des forces de l'ordre extrêmement déterminées. Beaucoup plus fermes que les nuits précédentes. Du coup, les manifestants ont reflué. Et c'est là qu'ils ont mis le feu à plusieurs bâtiments, notamment à l'église Saint-John, qui est juste en face de la Maison-Blanche et qui est considérée comme l'église des présidents.

Cette fermeté des forces de l'ordre, on est en train de la constater dans plusieurs autres grandes villes américaines où la situation reste très volatile à l'heure qu'il est. Comme ici à Washington, une quarantaine de villes ont décrété des couvre-feu. Dans beaucoup de villes, il n'est pas respecté. Jean-Bernard Cadier, correspondant RMC BFM TV à Washington. Donald Trump promet de stopper la violence collective. Le président américain désigne comme responsable les gauchistes radicaux et notamment la mouvance antifasciste qu'il veut inscrire comme organisation terroriste.

Comme d'autres sportifs, l'ancienne star du basket, Michael Jordan, dénonce dans un communiqué ce matin le racisme enraciné aux Etats-Unis. Derek Chauvin, le policier blanc qui a maintenu durant près de 9 minutes son genou sur le cou de George Floyd, a été arrêté, inculpé d'homicide involontaire. RMC 6h32, faire sa sieste sans personne à côté, étaler ses affaires, étendre ses jambes librement. C'était le bon côté de la règle du 1 siège vide sur 2 dans les trains à cause du coronavirus en France. Mais dès demain terminé, toutes les places seront accessibles. C'était une demande de la SNCF et le secrétaire d'Etat au transport, Jean-Bassiste Djébari, a dit oui.

100% de l'offre SNCF sera commercialisée à partir de l'année juin. Le masque reste pour l'instant obligatoire. Thomas Chupin.

29:38
Présentateur

Alors c'est vrai que pour de nombreux voyageurs, c'est une sorte de libération.

29:41
Invité

Très très bonne nouvelle, excellente nouvelle même. Pour tourner la page, on ne peut pas partir à un train de Marseille sur Paris avec la moitié des passagers.

29:49
Présentateur

Mais il y a aussi encore beaucoup de méfiance.

29:51
Invité

C'est très bien, mais un peu trop tôt pour la reprise à la normale. Je ne sais pas, on est dans le doute. Après, on a toujours peur de l'inconnu.

29:58
Présentateur

C'est pour cela que le secrétaire d'Etat au transport met sur une fréquentation de 50% alors que l'offre sera complète. Il y a encore beaucoup de stress face au virus, explique Bruno Gazot, le président de la FNOT, Fédération d'usagers des transports.

30:09
Invité

Je ne pense pas qu'ils seront en plein tout de suite. Ça va prendre du temps. Je ne pense pas que ce sera le cas totalement pendant l'été.

30:15
Présentateur

Je pense que les conditions de reprise à la rentrée seront un élément de la reprise de confiance. Et pour séduire, la SNCF n'a pas le choix, selon l'économiste Arnaud Aimé. La politique tarifaire sera déterminante. Elle ne peut pas augmenter les prix parce que sinon, les gens choisissent de ne pas voyager ou bien de voyager autrement. Que le train soit plein ou que le train soit vide, les coûts sont les mêmes. Toute personne qu'on accueille en plus à bord des trains, c'est toujours du chiffre d'affaires en plus, c'est toujours ça de gagné.

Il faudra aussi à la SNCF faire savoir par tous les moyens à ses usagers que ces wagons, ces sièges, ces accoudoirs, ces tablettes sont parfaitement désinfectées.

30:45
Invité

Alors demain, c'est aussi jour de réouverture des barques, à ces restaurants dans les zones vertes en Ile-de-France. On pourra seulement s'installer en terrasse. Mais à Paris, les tables et les chaises pourront être installées sur une partie de l'espace public. Trottoirs, places de stationnement, les établissements devront fermer à 22 heures. Le changement était attendu. Les entreprises assumeront à partir d'aujourd'hui 15% du coût du chômage partiel. L'État et l'UNEDIC prendront en charge les 85% restants. Une évolution bien visible pour les patrons qui vont devoir puiser dans leur trésorerie pour éviter les licenciements. Rémi Inc.

31:20
Présentateur

Cécile Fuché dirige une imprimerie en Côte d'Or. 43 salariés, les trois quarts en activité partielle. La reprise tarde à venir et ces 15% du chômage partiel à assumer désormais

31:29
Invité

lui font craindre le pire. Ça veut dire pour une entreprise comme la nôtre aujourd'hui payer plus de 5 000 euros d'activité partielle. Forcément, tout va se remettre en route, mais en route très doucement. Donc, laissez-nous le temps de reprendre pied. Ce qu'on ne veut pas, c'est arriver, et personne ne le souhaite, arriver au licenciement.

31:48
Présentateur

Autre problème, les salariés qui ont des enfants qui n'ont pas pu reprendre l'école seront au chômage partiel, mais la part payée par les entreprises restera la même. La double peine pour Cécile Fuché.

31:57
Invité

On va avoir un double problème, c'est que quand on aura besoin d'eux, à la fois, ils ne pourront pas être dans l'entreprise, et le deuxième problème, c'est qu'effectivement, on devra payer cette partie qui ne devrait pas nous incomber. Je pense que ce n'est pas aux entreprises à payer la défaillance des crèches, des écoles, des garderies.

32:18
Présentateur

Les organisations patronales réclament donc une prise en charge à 100% du chômage partiel pour les parents qui doivent garder leurs enfants.

32:24
Invité

Et puis, c'est l'un des lieux préférés des frontaliers pour acheter alcool et cigarettes moins chères. Andorre est à nouveau accessible depuis la France. Moment attendu pour les clients comme pour les commerçants. Estelle Henry. Dans son magasin, Louis s'affaire, il faut que tout soit prêt pour l'arrivée des Français particulièrement friands de ses produits.

32:43
Présentateur

Je crois qu'il va venir tout de suite comme avant. Comme avant ou même plus. Ils attendent que ça ouvre pour acheter moins cher. Ils vont acheter un peu de tout, comme d'habitude. Alcool et les cigarettes, c'est le top.

32:54
Invité

Quelques rues plus loin, Monica finit de nettoyer les 300 mètres carrés de la plus grosse parfumerie du Pas-de-la-Casse dont elle est la gérante. Ça fait 15 jours qu'elle a commencé à se préparer à la réouverture dans le respect des règles sanitaires. Il y a un volume de gens limité. On va s'infecter les mains, masque obligatoire et maintenir une distance de 1,5 mètre entre clients. Une réouverture qui fait beaucoup de bien, sans oublier la prudence, donc, qui reste de mise. Jean-Jacques Carrier, responsable de l'association des commerçants qui regroupe 300 commerçants du Pas-de-la-Casse.

33:23
Présentateur

Aujourd'hui, le fait de rouvrir, ça donne la joie de vivre un peu à tout le monde. Tout le monde est content, tout le monde s'est préparé. Tout le monde est d'un côté très très content de rouvrir et de rentrer à la normalité. Mais on va rouvrir de la façon la plus efficace possible au niveau de la sécurité.

33:38
Invité

Et selon les estimations des autorités, près de 20 000 personnes pourraient passer la frontière dès aujourd'hui. Les courses, Mathieu, c'est à Deauville.

33:45
Présentateur

Avec le pronostic de la Dream Team des courses RMC, favori numéro 11, Rajkumar, outsider numéro 7, Kiava Fouchi, le 11 et le 7. Bien, merci Anne-Sophie. On vous retrouve tout à l'heure et Mathieu, reste avec nous, évidemment, pour surveiller tous les messages où il nous arrive. Nous parlons du déconfinement. Évidemment, demain, c'est le début de la deuxième phase de déconfinement. Comment se passe ce week-end ? Racontez-nous. Nous sommes le lundi de la Pentecôte. Nous avons vu qu'il y avait beaucoup d'incivilité. Vous avez été témoin. Vous nous racontez, évidemment. Bien, nous allons revenir sur ce qui se passe aux Etats-Unis parce que c'est grave.

Je lisais ce que déclarait cette femme noire de 31 ans. Nous avons des enfants noirs. Nous avons des frères noirs, des amis noirs. Nous ne voulons pas qu'ils meurent. Nous sommes fatigués que ça se répète. Cette génération ne se laissera pas faire. Nous en avons assez de l'oppression. Nous en avons assez de l'oppression. C'est ce que dit cette femme de 31 ans. Audrey Célestine, bonjour.

34:45
Invité

Bonjour.

34:46
Présentateur

Merci d'être avec nous. Vous êtes maître de conférence à l'Université de Lille, spécialiste des questions raciales américaines. Je vais revenir sur ces déclarations, sur ces manifestations, sur un peu d'explications. Ce n'est pas facile de tout expliquer parce que là se mêle. Non seulement il y a la question raciale mais il y a aussi l'extrême gauche qui s'est mêlée aux manifestants. Il y a les suprémacistes blancs évidemment qui sont là aussi pour attiser la haine et attiser le feu. Des précisions sur la mort de George Floyd en en sait un peu plus qu'Antin Vinet. On sait que c'est une commerçante qui a appelé la police le 911.

On est lundi dernier, il y a une semaine précisément, accusant George Floyd d'avoir payé des cigarettes avec un phobie. Elle se dit victime d'une arnaque. La police lui demande alors à cette commerçante si le suspect est blanc, noir, amérindien, hispanique ou asiatique et intervient quelques minutes plus tard dans la rue. George Floyd est maintenu à terre à proximité d'une voiture. Les médias américains ont réalisé un décompte. Le policier qui a été inculpé ensuite pour homicide involontaire serait resté 8 minutes et 46 secondes le genou sur le cou de George Floyd. Alors quelques instants ont été filmés par une adolescente. C'est la vidéo que l'on voit sur les réseaux sociaux.

On entend George Floyd dans cette vidéo supplier les policiers, dire qu'il ne peut plus respirer. Le policier qui intervenait à ce moment-là a maintenu son genou sur le cou de George Floyd pendant 2 minutes et 53 secondes après les supplications de l'afro-américain. Bien, Audrey Célestine, ce policier Derichovine doit comparaître aujourd'hui devant un tribunal pour la première fois. On entend les manifestants scander, beaucoup de manifestants scandent la vie des Noirs compte. Pourquoi ? Parce qu'aux Etats-Unis aujourd'hui la vie des Noirs ne compte pas ?

pour un certain nombre de personnes, pour une grande partie d'entre eux afro-américains, non, elles ne comptent pas, elles ne comptent pas suffisamment, en tout cas, elles ne comptent pas au même titre que celles des autres citoyens américains. Black Lives Matter, c'est un slogan, c'est le nom aussi d'une organisation, d'un mouvement... Qui a été reçu d'ailleurs à la Maison-Blanche à l'époque de Barack Obama.

Qui a été reçu à l'époque de Barack Obama et puis qui s'est mobilisé dans un certain nombre de cas qui ont été médiatisés il y a quelques années, qui a également provoqué un certain nombre de réformes dans des polices locales dans certains coins du pays, mais qui, dès la campagne de Donald Trump, a été considéré comme un groupe terroriste, en tout cas, de manière rhétorique, qui a été fait sur le plan judiciaire, mais l'ambiance a complètement changé sous Donald Trump. Vous dites que Donald Trump a permis la libération de la parole raciste ? Oui, très clairement. Le racisme ne commence pas aux Etats-Unis avec Donald Trump, ce serait... Non.

Je ne veux pas dire que de le dire, mais de fait, on a une grosse libération de la parole raciste, on a un certain nombre de... Vous voyez, dans cette période pendant laquelle un président prônerait l'unité, prendrait acte d'un certain nombre de choses, il a fait vraiment le service minimum et pour le coup, il continue à alimenter des tensions extrêmement fortes. C'est assez parlant, il y a 2-3 jours, il parlait de sa base électorale, du peuple maga, donc Make America Great Again qui est son slogan de campagne, en disant mais maga adore les Africains américains un peu comme s'ils ne faisaient pas partie de ce peuple-là qu'il est censé représenter.

Donc oui, de fait, il y a quelque chose dans la présidence de Donald Trump, à la fois dans ses attitudes, ses discours, mais également dans le renforcement d'un certain nombre de politiques, de suppression du vote des Noirs américains, dans un certain nombre de politiques qui vont toucher de manière disproportionnée des Africains américains qui alimentent d'autant plus la colère aujourd'hui. Il est 6h42, restez avec nous, Audrey et Célestine, on vous retrouve dans deux minutes pour savoir et comprendre.

Je prendrai aussi Stéphane qui veut nous parler du coronavirus, il est chef de cuisine dans un hôtel, il est dans les starting blocks, il rouvre demain après deux mois et demi de fermeture, il va tout nous raconter. Vous n'en ratez rien, vous êtes sur RMC, à tout de suite. RMC.

38:55
Invité

RMC, 6h-9h, Vaudin Direct.

38:58
Présentateur

Il est 6h46, Audrey Célestine est avec nous, maître de conférence à l'Université de Lille, spécialiste des questions raciales américaines, des responsables politiques accusent, des groupes d'extrême gauche et des suprémacistes blancs, Quentin Vinet. Oui, les médias américains et les journalistes présents sur place, eux, racontent que beaucoup de manifestants sont en fait des citoyens ordinaires non politisés, mais effectivement, le gouverneur du Minnesota assure que les manifestants sont des anarchistes, des suprémacistes blancs ou des trafiquants de drogue qui agissent, pourquoi ?

Pour instiller la peur et déstabiliser les grandes villes et selon lui, la situation aujourd'hui n'a rien à voir, n'a plus rien à voir avec le meurtre de George Floyd. Donald Trump lui dénonce également les agissements de gauchistes radicaux, notamment la mouvance antifasciste qu'il considère désormais comme une organisation terroriste. Oui, Audrey Célestine, ça a dépassé la question raciale ou pas ? Alors, ça a dépassé la question raciale si on ne considère pas que la question raciale c'est une question assez globale. De fait, effectivement, le gouverneur du Minnesota hier a dénoncé le fait que 80% des personnes arrêtées pour émeute ne venaient pas de l'État.

Il a plutôt pointé du doigt le fait qu'il s'agissait de suprémacistes blancs et on voit circuler, enfin, il y a plein de choses qu'on ne sait pas en fait, mais on voit circuler sur les réseaux sociaux pas mal de vidéos de manifestants qui prennent des vidéos et qui montrent des personnes qui, visiblement, n'ont rien à faire de la cause et qui taguent, qui cassent, etc. Après, je pense qu'il y a anarchistes plutôt des suprémacistes blancs des suprémacistes blancs qui attisent les brèses. Voilà, qui n'ont pas grand-chose à faire des injustices raciales du pays.

Mais après, ce qu'on voit aussi, c'est que comme à beaucoup de moments de l'histoire des États-Unis lorsqu'on a des émeutes, des commerces se sont touchés, des commerces se sont brûlés et je voyais ce matin qu'un des sociologues spécialistes des questions d'inégalités urbaines aux États-Unis disait mais en fait, une des particularités cette fois, c'est quand même qu'on a beaucoup de grandes chaînes qui sont touchées. Il y a aussi quelque chose d'une dénonciation d'un système économique qui est particulièrement injuste qui, depuis les années 2000, a approfondi très fortement les inégalités dans le pays.

Enfin, ce n'est pas qu'aux États-Unis, on est dans une situation globale comme celle-ci et qu'on avait en fait la conjonction de plein de choses qui se rencontraient. Et puis, le coronavirus a ajouté à la crise, si je puis dire. Évidemment, parce que les plus touchés ce sont les plus modestes et la population noire aux États-Unis. C'est effectivement la population noire mais c'est aussi le taux de chômage qui explose aux États-Unis, l'absence de filet de sécurité pour une grande partie de la population et effectivement des populations particulièrement vulnérables. Je voudrais juste revenir un instant sur la situation politique qui, pour moi, est vraiment importante.

Il y a de la contestation politique de Trump également parce que ce qui est également visé là, c'est des tentatives et des politiques systématiques d'empêchement en fait des citoyens noirs américains de participer pleinement au processus politique et on est quand même dans une année électorale. Merci Audrey et Célestine d'être venu nous voir ce matin il est 6h49. Stéphan est à Saint-Just-Saint-Rambert dans la Loire. Bonjour Stéphan. Bonjour. Bonjour. Stéphan, chef de cuisine ? Oui, chef de cuisine. Alors, à vrai dire, je suis à côté de Saint-Just-Rambert à Saint-Galmier. Exactement. Juste à côté de la Tôte-Bonne. Ah, Saint-Galmier. Je vois très bien Saint-Galmier.

Dites-moi, chef de cuisine dans un hôtel, c'est ça Stéphan ? Un hôtel, oui. Un grand hôtel qui est juste sur un... Vous pouvez le citer, n'hésitez pas. D'accord. C'est l'hôtel de la Charpinière. Bon. Et vous allez rouvrir ? Effectivement, oui. On va ouvrir demain et puis c'est vrai que ça a été un sacré chambou, un sacré événement cette fermeture et puis on l'a vécu tant mieux que mal et puis bon, maintenant, ça fait bien 15 jours qu'on y est, on somme là et puis on a tout remis en place, on a tout revu le concept puisque distanciation obligatoire, ça veut dire qu'il faut tout revoir, on va dire.

Et puis autant en salle qu'en cuisine et puis maintenant, on se retrouve à être un fin prêt et puis on va tout affiner aujourd'hui et puis on apprend, c'est reparti pour la saison. Eh ben écoutez Stéphan, j'espère, vous avez déjà des réservations ? Oui, on a quelques réservations pour la fête des mers là, pour dimanche prochain mais après, c'est un peu l'énigme on va dire, c'est un peu... C'est la grande question. C'est la grande question, voilà, oui, c'est ça. Merci Stéphan. Avec grand plaisir. Et bon courage pour demain. Merci beaucoup. Allez, demain matin, vous nous appellerez d'ailleurs si vous rouvrez votre café, votre bar, votre restaurant.

Enfin, je ne sais pas, la piscine, je ne sais pas. Bon, Mathieu, ça va ? Oui, ça va très bien, j'ai des solutions. Anthony Morel a des solutions pour la réouverture des restaurants, pour les écoles aussi, des nappes, du velours et même de la peinture capable de tuer les virus. Mais oui, c'est déjà demain, dans un instant, sur RMC.

43:57
Invité

RMC,

43:58
Présentateur

au moins direct. En tout cas, j'en connais un qui a hâte de retourner au resto, c'est Geoffroy qui nous écrit que ce week-end, c'était barbecue, pizza avec les amis à la maison, moins de 100 kilomètres, mais dans la semaine, c'est sûr, j'irai au restaurant avec ma femme. Sonny aussi est heureux de retrouver sa liberté, il a rendez-vous aujourd'hui à Monaco pour mettre en place un spectacle spécial Johnny, ça fait plus de trois mois que je ne chante plus, il est temps de remonter sur scène pour Sonny.

Jean-Pierre, lui, en Chine, c'était la journée des enfants, ils sont très très forts, ils ont tout compris pour relancer l'économie, nous dit Jean-Pierre, tous les jours créer une fête spéciale pour faire consommer, donc on a fêté les enfants comme il se doit chez Jean-Pierre. Sophie est là aussi, nous souhaite un bon lundi de Pentecôte, elle va travailler, Guy, lui, est au repos en cette journée de solidarité, c'est vrai que c'est un peu l'un ou l'autre, Laurent et Mohamed sont là aussi, Ludovic a été, lui, choqué par l'état des parcs et des pelouses après les piqueniques ce week-end, beaucoup de déchets, on va en reparler tout au long de la matinée.

Allez, c'est Déjà Demain avec Anthony Morel. Bonjour Anthony. Bonjour Jean-Jacques. Deux nouveaux matériaux antivirus sont en train de voir le jour pour équiper les comptoirs de café ou les tables de restaurant par exemple et ça tombe bien puisque nous sommes en pleine réouverture. Une nappe tueuse de virus.

C'est ça, je vous en ai apporté un petit échantillon, pas la nappe en entier, mais enfin, moins de sous-table, je ne sais pas comment on peut dire, c'est une toile cirée en fait, une membrane souple qui a été mise au point et brevetée par une PME iséroise et qui a la particularité de détruire le virus qui se dépose à sa surface lorsqu'on tousse ou lorsqu'on le touche avec ses doigts un peu souillés. Alors on peut l'appliquer sur plein de choses, ça peut être sur une table d'école aussi ou dans le métro, enfin voilà, mais en tout cas dans les restaurants ça va être assez intéressant et la particularité de cette membrane, c'est qu'à l'intérieur vous avez des particules d'argent.

Donc vous mangez sur une nappe d'argent, en plus c'est assez classe. En fait, ce qui est très particulier c'est que l'argent comme le cuivre dont je vous parlais la semaine dernière a des propriétés biocides, c'est-à-dire qu'il est capable de tuer, de détruire les micro-organismes et ça on en a l'intuition depuis l'Antiquité grecque, même Hippocrate, le médecin du serment d'Hippocrate au 5ème siècle avant Jésus-Christ, disait que l'argent limitait les infections, et bien on se rend compte que ça sert aussi à lutter contre les virus. Alors c'est testé en laboratoire sur différents types de coronavirus et en 15 minutes on détruit 95% de la charge virale, 99,5% en une heure.

Voilà, donc voilà un industriel isérois qui a mis ça au point. Bien, une PME lyonnaise, c'est pas très loin, a mis au point un velours qui supprime le virus dès qu'il est en contact avec la lumière du soleil. Exactement, la région Rhône-Alpes très innovante en matière de textile et donc ils ont mis au point un velours qui une fois qu'il est traité, et bien va, lorsqu'on le met en contact avec des UV, donc de la lumière naturelle, détruire le virus. Alors là, le chiffre c'est sur les tests en laboratoire, après une minute, le tissu élimine la quasi-totalité de la charge virale.

Et donc on va pouvoir mettre ça sur des sièges de métro ou de bus comme on le voyait à l'instant, ça commence à être déployé dans le métro lyonnais notamment, mais aussi sur les banquettes de restaurants, sur les dessus de lits dans les hôtels ou les moquettes, il y a plein plein plein d'applications possibles. Bon, tout un business est en train de se développer autour de ces matériaux décontaminants. On voit même apparaître des peintures anti-virus. Exactement, des peintures auto-décontaminantes, donc même chose, lorsqu'elles sont en contact avec le virus, elles vont le détruire instantanément.

Alors là aussi, on va utiliser du cuivre notamment, des matériaux à base de cuivre et on va pouvoir en enduire à peu près n'importe quoi. Ça peut être les murs d'un restaurant mais ça peut être même la coque d'un smartphone par exemple. C'est une entreprise française qui s'appelle que des Français ce matin, Metal Skin Medical qui a mis ça au point et là, on détruit 99% du virus en moins de 3 minutes. Ça a été testé dans un laboratoire du CNRS. Est-ce que vous savez qu'Anthony était surnommé Terminator ? Il tue le virus. Il trouve tous les moyens pour tuer le virus. Et les moyens français. Anthony, les moyens français. Oui, bien sûr. Il faut mettre en avant les PMU innovantes françaises.

Vous avez raison. Beaucoup d'innovation. Et pour savoir où on en est avec ce virus, ce coronavirus, ne ratez pas Arnaud Fontanet tout à l'heure. Il est épidémiologiste à l'Institut Pasteur, vous le connaissez bien et surtout, il est membre du conseil scientifique. Arnaud Fontanet, notre invité 8h30 sur RMC et BFM TV. Je suis avec Christophe. Bonjour Christophe. Bonjour Jean-Jacques. Vous êtes dans le Tarn. Oui, tout à fait. Je sens l'accent. Je l'entends, cet accent. Vous êtes ambulancier Christophe. Oui, tout à fait. Bon, auditeur d'RMC ou RMC Découverte, la télé.

48:35
Invité

Tous les jours, je vous écoute. J'adore votre émission. Je me régale à vous écouter tous les matins.

48:41
Présentateur

C'est gentil Christophe. D'ailleurs, je voudrais remercier parce qu'on a battu des records d'audience la semaine dernière sur RMC Découverte. Je voudrais remercier toutes celles et ceux qui sont avec nous le matin. Christophe, vous avez gagné votre machine à café et les capsules qui vont avec.

48:55
Invité

C'est super. Merci beaucoup Jean-Jacques.

48:57
Présentateur

Eh bien, je suis très heureux, mon cher Christophe. Et passez une très belle journée avec Christophe.

49:00
Invité

Pareillement.

49:01
Présentateur

Avec nous. Merci beaucoup.

49:03
Invité

Merci à vous. Merci, bonne journée. Au revoir.

49:06
Présentateur

Merci, au revoir. 6h59. 6h59. 6h59.