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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 19 novembre 2024 26 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeInstitutions & électionsEurope & internationalSécurité

La Justice n'a pas à être politisée ! - Laurent Jacobelli (Europe 1)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Bonsoir à vous, Laurent Jacobelli.

  • 0:05OuverteRéponse partielle

    Député RN de Moselle, porte-parole du Rassemblement National, aujourd'hui place au clédoirie de la Défense au procès des assistants parlementaires du Rassemblement National, 25 prévenus, dont Marine Le Pen, à qui on a demandé une peine d'inéligibilité.

  • 1:33OuverteRéponse directe

    C'est-à-dire qu'on transforme le procès de personnel en procès politique, c'est ça que vous nous dites ?

  • 1:59OuverteRéponse directe

    C'est le gouvernement des juges ?

  • 3:30OuverteRéponse directe

    Quel regard portez-vous sur la justice aujourd'hui en France ? Et je fais également référence à cette condamnation pour l'agresseur du proviseur Maurice Ravel qui a été condamné à une peine d'un stage de citoyenneté.

  • 4:47RelanceRéponse partielle

    Un juge qui prononce ce genre de peine, c'est un sympathisant de l'islamisme, vous diriez ça ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:44Invité politiqueFait
    « je pense qu'on part d'un malentendu depuis le début, c'est-à-dire qu'il y a la vision de l'Union Européenne de ce que doit être un assistant parlementaire, c'est-à-dire un petit homme gris, un fonctionnaire finalement, aux heures de Bruxelles. »
  • 1:37Invité politiqueFait
    « aujourd'hui, quand j'entends une procureure dire à propos de Jean-François Jalc, qui était un député européen du Rassemblement National, qu'elle n'a aucune charge contre lui, qu'elle va être obligée de le relaxer, et je cite qu'elle dit « ça me fait très mal » »
  • 2:24Invité politiqueFait
    « Je rappelle quand même à vos auditeurs que pas un centime n'a été mis dans la poche d'un individu, il n'y a pas eu de vol d'argent, qu'aucun des assistants parlementaires n'est soupçonné de ne rien avoir fait, c'est-à-dire pas d'emploi fictif »
  • 3:50Invité politiqueFait
    « quand on est élu, on passe notre vie dans notre circonscription à entendre des policiers et des gendarmes qui nous disent qu'ils ont arrêté des dealers, des agresseurs, des violeurs et qu'ils continuent à les voir finalement, soit le lendemain, soit quelques mois après dans les rues »
  • 4:20Invité politiqueFait
    « Je pense que la justice, elle devrait être là où les français l'attendent, pour les protéger, les protéger de l'islamisme notamment, et dans certaines écoles de la violence du fascisme, qu'est le radicalisme religieux islamiste »
  • 5:56Invité politiquePromesse
    « si le Premier ministre Barnier persiste à vouloir surtaxer l'électricité, persiste à vouloir désindexer les retraites, persiste à vouloir que les PME et les classes moyennes françaises payent pour les erreurs d'Emmanuel Macron et de ses prédécesseurs, alors ce sera sans nous »
  • 14:26Invité politiqueChiffre
    « dans le même réquisitoire, on demandait 4,3 millions d'euros au Rassemblement National, c'est-à-dire que les caisses seraient vides et que donc Marine Le Pen serait empêchée de se présenter à la présidentielle »
  • 17:26Invité politiqueFait
    « Vous savez, on peut ne pas changer la loi et faire en sorte que dans le réquisitoire, il n'y ait pas la demande d'une exécution provisoire »
  • 17:58Invité politiqueFait
    « ce n'est pas aussi précis que vous nous le décrivez. C'est-à-dire qu'effectivement, il y a un certain nombre de tâches qui sont décrites et il y a marqué, etc., en fonction des demandes »
  • 20:05Invité politiqueFait
    « il faut effectivement un texte de loi pour bien définir aujourd'hui ce qu'il y a une police municipale »
  • 24:28Invité politiqueFait
    « on a toujours demandé au Rassemblement National ce qu'on appelle l'exception agriculturelle »
  • 25:03Invité politiqueFait
    « La France qui est souvent très naïve, regardez Emmanuel Macron qui regarde l'Europe avec les yeux illuminés et qui regarde la France avec mépris »

Temps de parole

  • Laurent Jacobelli54 %
  • Présentateur25 %
  • Locuteur 25 %
  • Locuteur 45 %
  • Locuteur 53 %
  • Locuteur 62 %

4,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonsoir à vous, Laurent Jacobelli. Bonsoir. Député RN de Moselle, porte-parole du Rassemblement National, aujourd'hui place au clédoirie de la Défense au procès des assistants parlementaires du Rassemblement National, 25 prévenus, dont Marine Le Pen, à qui on a demandé une peine d'inéligibilité, plus 52 prisons, dont 2 aménageables avec bracelets électroniques, et des peines exécutoires, ce qui évidemment lui met un barrage pour la présidentielle de 2027.

L'idée, d'après ce qu'on a compris, d'après le compte-rendu d'audience et des premières plaidoiries de la Défense, c'est donc de dire que ce tribunal, Laurent Jacobelli, n'est pas compétent, en fait c'est les prud'hommes qui devraient juger cette affaire.

0:44
Laurent Jacobelli

Écoutez, je pense qu'on part d'un malentendu depuis le début, c'est-à-dire qu'il y a la vision de l'Union Européenne de ce que doit être un assistant parlementaire, c'est-à-dire un petit homme gris, un fonctionnaire finalement, aux heures de Bruxelles.

0:52
Présentateur

Vous avez une appellation contrôlée et une AOP de notre maison.

0:57
Laurent Jacobelli

Oui, mais j'ai des références. Je cite Europe 1. Et puis, la vision qu'on a, nous, et qu'on a la plupart des partis français, c'est-à-dire qu'un assistant est dédié au travail avec son député, quand le député fait de la communication, l'assistant l'aide, quand le député est en déplacement, l'assistant l'aide, quand le député est au siège du parti, l'assistant l'aide. Ce sont deux visions du monde du travail et de la fonction d'assistant qui se confrontent, et c'est un débat assez intéressant et dans lequel nous pensons avoir raison, puisque le modem, pour le clan gouvernemental, a eu les mêmes accusations. LFI, pour la gauche, exactement pareil.

C'est une tradition française face à une volonté européenne.

1:33
Présentateur

C'est-à-dire qu'on transforme le procès de personnel en procès politique, c'est ça que vous nous dites ?

1:37
Laurent Jacobelli

Aujourd'hui, quand j'entends une procureure dire à propos de Jean-François Jalc, qui était un député européen du Rassemblement National, qu'elle n'a aucune charge contre lui, qu'elle va être obligée de le relaxer, et je cite qu'elle dit « ça me fait très mal », on voit bien que derrière, on a une opposante politique qui, excusez-moi l'expression, a décidé de se faire Marine Le Pen et le Rassemblement National.

1:59
Présentateur

C'est le gouvernement des juges ?

2:01
Laurent Jacobelli

En tout cas, cette procureure, je ne veux pas faire de généralité, mais oui, c'est clairement, je crois, ce qu'elle essaye de faire. Elle se dit peut-être que ce que certains journalistes n'ont pas réussi à faire, c'est-à-dire faire tomber Marine Le Pen, ce que certains adversaires politiques n'ont pas réussi à faire, elle toute seule, elle va y arriver. Je crois qu'elle ne nous connaît pas bien, elle ne connaît pas bien la force de résistance de Marine Le Pen, et nous allons continuer à nous défendre, parce que nous pensons que nous sommes dans notre droit.

Je rappelle quand même à vos auditeurs que pas un centime n'a été mis dans la poche d'un individu, il n'y a pas eu de vol d'argent, qu'aucun des assistants parlementaires n'est soupçonné de ne rien avoir fait, c'est-à-dire pas d'emploi fictif, c'est simplement la définition de leur travail qui pose soucis. Faire de la prison pour ça, être empêché d'être présidente de la République pour ça, je pense que tout le monde à l'énoncer des faits aura compris qu'il se cache quelque chose derrière tout ça.

2:47
Présentateur

Je rembobine la bande quelques secondes avant, vous avez dit qu'il y avait des journalistes qui essayaient de faire tomber Marine Le Pen ? Non mais bien sûr, il y a des journalistes évidemment qui essayent en permanence

2:56
Laurent Jacobelli

de faire le procès du Rassemblement National et de Marine Le Pen.

2:58
Présentateur

De qui parlez-vous ?

2:59
Laurent Jacobelli

Je ne sais pas, vous avez une zapette chez vous, elle va jusqu'à France 2 ou France 5, non ? Bon, elle va jusqu'au service public, c'est-à-dire que tous les jours il y a des millions de français qui payent des impôts, la TVA en l'occurrence qui sert à financer un service public qui les insulte. Et là on a un juge, une procureure, pardon, qui parce qu'elle n'aime pas le Rassemblement National ou Marine Le Pen, en tout cas, c'est l'impression qu'elle donne, propose des mesures complètement exagérées par rapport à ce qu'il est reproché à Marine Le Pen. Tout cela est très inquiétant pour notre démocratie.

3:30
Présentateur

Quel regard portez-vous sur la justice aujourd'hui en France ? Et je fais également référence à cette condamnation pour l'agresseur du proviseur Maurice Ravel qui a été condamné à une peine d'un stage de citoyenneté.

3:45
Laurent Jacobelli

Vous savez, quand on est élu, on passe notre vie dans notre circonscription à entendre des policiers et des gendarmes qui nous disent qu'ils ont arrêté des dealers, des agresseurs, des violeurs et qu'ils continuent à les voir finalement, soit le lendemain, soit quelques mois après dans les rues. On a une justice, et on le dit bien sûr, qui n'est pas assez sévère avec les voyous qui enquiquinent les français au quotidien, mais qui de temps en temps a un regain de sentiment d'ordre et qui veut, je crois, être exemplaire, notamment quand ça concerne le rassemblement national.

Je pense que la justice, elle devrait être là où les français l'attendent, pour les protéger, les protéger de l'islamisme notamment, et dans certaines écoles de la violence du fascisme, qu'est le radicalisme religieux islamiste, qu'elle devrait être pour arrêter les voyous, ceux qui pourrissent nos vies en dealant, en faisant que des enfants de 14 ans sont utilisés pour le trafic de drogue, ceux qui tuent, ceux qui violent. Là, il faudrait que la justice soit ferme, il faudrait qu'elle le soit vraiment, mais là, elle est laxiste.

4:47
Présentateur

Un juge qui prononce ce genre de peine, c'est un sympathisant de l'islamisme, vous diriez ça ? Ce ne sont pas mes paroles, mais je pense qu'un juge... Non, mais je vous pose cette question tout bonnement.

4:58
Laurent Jacobelli

Un juge qui voit quelqu'un qui a menacé un directeur d'établissement de mort, devrait prendre la mesure de ce que cela veut dire, d'abord pour la sécurité du dit proviseur, et donc le mettre à l'abri, mais ce que ça veut dire pour notre société. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, au nom de l'islam radical menacé de mort, ça mérite un stage de citoyenneté. Je crois que ça choque beaucoup de personnes qui nous écoutent aujourd'hui.

5:22
Présentateur

Il y a une phrase qui n'est pas passée, j'allais dire, aux oubliettes dans l'actualité ce week-end, c'est celle de Jean-Luc Mélenchon à la télévision ce week-end, qui dit que le gouvernement Barnier tomberait sans doute entre le 15 et le 21 décembre. Alors, est-ce que Jean-Luc Mélenchon a mis sur écoute le siège du RN ? Est-ce que vous allez censurer pile à ce moment-là le gouvernement Barnier ?

5:47
Laurent Jacobelli

Jean-Luc Mélenchon voit peut-être dans l'avenir, moi je ne sais pas, peut-être qu'il a comme ça des capteurs sensoriels, peut-être qu'il sait des choses qu'on ne sait pas. Moi, ce que je sais, et c'est la seule chose que je puisse vous affirmer ce soir, c'est que si le Premier ministre Barnier persiste à vouloir surtaxer l'électricité, persiste à vouloir désindexer les retraites, persiste à vouloir que les PME et les classes moyennes françaises payent pour les erreurs d'Emmanuel Macron et de ses prédécesseurs, alors ce sera sans nous. En tout cas, en l'occurrence, ce sera sans lui.

6:16
Présentateur

Ce sera sans lui, ce sera sans nous, mais qu'est-ce qu'il y a derrière ? Est-ce que Marine Le Pen a tout intérêt à censurer le gouvernement Barnier ?

6:23
Laurent Jacobelli

Il n'est pas une question d'intérêt, c'est une question...

6:25
Présentateur

Ah si, il y a une question d'intérêt, qu'est-ce que vous allez avoir comme gouvernement derrière ? Qu'est-ce que vous allez avoir, justement, qu'est-ce que vous allez avoir comme gouvernement derrière ?

6:32
Laurent Jacobelli

Je ne le sais pas, simplement, on aura un gouvernement qui sera alerté. Si, lorsque le Premier parti de France vous dit il ne faut pas imposer les classes moyennes, il ne faut pas désindexer les retraites, il faut nous écouter quand on vous dit qu'il faut moins contribuer au budget de l'Union Européenne, et bien, peut-être qu'il écoutera le problème de M.

Barnier pour l'instant, et peut-être qu'il va changer, il lui reste quelques semaines pour le faire, c'est qu'il nous a promis la co-construction, vous savez, ce terme à la mode chez les macronistes, qui nous a promis d'écouter toutes les oppositions, y compris la première d'entre elles, mais qu'au final, il n'a toujours pas reçu Marine Le Pen, qu'au final, il n'a toujours pas intégré quelques-unes de nos propositions. Pourquoi ? Posez-lui la question, moi je n'ai pas la réponse, je pense que...

7:09
Présentateur

Vous avez sans doute un brin de réponse, ou en tout cas un brin d'explication.

7:13
Laurent Jacobelli

Oui, j'ai un brin de réponse, c'est que je crois qu'il a tellement de mal à fédérer sa propre majorité entre les aspirants, président de la République, les Attal, les Philippes, etc. Il a tellement de mal à fédérer tous ces gens, qu'avant d'aller tendre la main au parti extérieur à sa majorité, il doit déjà ramener l'ordre chez lui. La vraie question, c'est, y a-t-il un pilote dans l'avion ? Apparemment, pas vraiment.

7:34
Présentateur

Jacob Eli, vous restez quelques secondes encore, puisque Gilles Boutin et Alexandre Malafaille vont vous poser des questions. Moi, je vous signale qu'à travers un podcast inédit, Europe 1 rend hommage à Charles Dumont, auteur, compositeur de génie, disparu dans la nuit de dimanche à lundi, à l'âge de 95 ans. La nuit dernière, on lui doit quelques-unes de ses plus belles chansons de notre patrimoine. Non, je ne regrette rien, qu'Edith Piaf a chanté pour la première fois en 1960, c'était sur Europe 1.

8:01
Locuteur 1

C'est Charles Dumont qui vient de m'écrire une chanson magnifique et qui s'appelle « Je ne regrette rien ». Et si tu veux, je vais te la chanter. C'est la première fois, au fond, que je la chante.

8:14
Présentateur

Charles Dumont, un podcast au cœur de l'actu avec les archives exceptionnelles d'Europe 1 à écouter dès maintenant sur le site et l'application Europe 1. A tout de suite dans Europe 1 Soir avec Laurent Jacobelli. Bonjour, c'est Cyril Hanouna.

8:27
Locuteur 2

16h-18h, on marche sur la tête.

8:30
Présentateur

Écouter Europe 1, c'est être libre.

8:32
Locuteur 3

Je veux juste retrouver un peu certaines valeurs dans mon pays. Mais il n'y a pas de volonté politique. Je suis la France. Nous sommes la France. Nous, les travailleurs. Nous, les artisans. Il y en a marre de ces donneurs de leçons à sens unique. C'est quand les solutions ?

8:43
Présentateur

C'est quand les résultats ? Horcement que vous êtes là, parce que franchement, vous réveillez les gens.

8:47
Laurent Jacobelli

Europe 1, la radio libre. On marche sur la tête.

8:49
Locuteur 2

On marche sur la tête. Cyril Hanouna.

8:52
Laurent Jacobelli

Alors, à demain, de 16h à 18h sur Europe 1 et en replay sur le site et l'appli Europe 1.

8:58
Présentateur

Avant, la révolution française, c'était ça. Mais maintenant, c'est ça.

9:05
Laurent Jacobelli

En novembre, dépêchez-vous. Dernier moment pour profiter du bonus 2024 sur nouvelle Citroën IC3 100% électrique. A partir de 14 800 euros seulement.

9:15
Locuteur

Citroën.

9:16
Locuteur 8

Tarifs conseillés à particulier jusqu'au 30 novembre. Pour une nouvelle IC3 U à Robsure en prédéduction du bonus psychologique de 4 000 euros, de 3 000 euros de majoration et de 1 500 euros de prime à la conversion selon décret gouvernemental. Détail sur citroën.fr. Pour les trajets courts, privilégier la marche ou le vélo. Chez Orange Pro, on sait que les petites entreprises peuvent se demander si... On a vraiment besoin d'être cyberprotégés ici ? Jusqu'à ce qu'une cyberattaque fasse dire que finalement...

9:39
Locuteur 2

On a vraiment besoin d'être cyberprotégés ici.

9:41
Locuteur 6

Alors Orange a créé pour les pros cyberprotection. La protection qui anticipe et réduit les menaces sur votre ordinateur automatiquement. Ça rassure.

9:49
Locuteur 2

C'est vrai.

9:50
Locuteur 6

Orange est là.

9:51
Locuteur 2

Réservez aux professionnels, engagement 12 mois, conditions et détails sur orangepro.fr et au 3901. Appel au prix d'une communication normale selon offre des tenues.

9:59
Locuteur 6

Chez Opel, le mois de novembre rime avec électrique, mais aussi bleu voltaïque ou gris graphique. Avec Corsa, Mocha ou Astra, trouvez l'Opel qui vous ressemble. Et jusqu'au 30 novembre, Opel vous offre jusqu'à 6 000 euros d'avantages clients sur la gamme électrique Opel. Rendez-vous vite en concession pour découvrir notre gamme électrique. Offre réservée aux particuliers jusqu'au 30 novembre 2024 sous conditions de reprise. Voir détails sur Opel.fr. Pour les trajets courts, privilégiez la marche ou le vélo.

10:25
Locuteur 2

Total Energy présente...

10:32
Laurent Jacobelli

Oh papa, encore sur ton téléphone ? Oui, mais là c'est pour Jean-Paul. Avec l'offre verte fixe de Total Energy, il a 25% de remise en souscrivant un contrat d'électricité pour sa maison. Ouais, bah moi je les appelle pour qu'ils arrêtent leur promo.

10:43
Locuteur 1

Découvrez l'offre verte fixe Total Energy avec un prix hors-taxe du kilowattheure 25% moins cher que le tarif réglementé pendant un an pour tout nouveau contrat d'électricité. Appelez le 3099. Offre soumise à conditions, détails sur TotalEnergie.fr. L'énergie est notre avenir, économisons-la.

10:57
Locuteur 7

Plus on se voit, moins on se voit. Mais pourquoi se voir si c'est pour se revoir ? Mieux vaut se voir et on verra si on se revoit, non ? On peut prévoir de se revoir, mais on préfère prévoir de ne pas se revoir.

11:09
Locuteur 2

Plus on se voit, moins on se voit. En tout cas, c'est notre vision de la révision. Avec Dacia Zen, bénéficiez d'un an de garantie supplémentaire en effectuant votre entretien avec un forfait Dacia Essentiel dans l'un de nos 4000 ateliers Dacia Service. Valable pour les véhicules de moins de 73 mois et 120 000 km, prise de rendez-vous sur Dacia.fr.

11:27
Locuteur 1

Leclerc, bonjour !

11:28
Locuteur 2

Allô ? J'ai pas pris au café ce matin. Et vous n'avez pas vu notre offre sur Senseo ? Les dosettes Senseo en promo ? Senseo ? C'est ça ! Jusqu'au 23 novembre, pendant l'opération Nos Super Pouvoirs d'achat, pour l'achat d'un paquet de 60 dosettes de café Senseo, le deuxième est à moins 60%. Non ! 122 Z, vous en aurez pour un moment. C'est bon, je suis réveillée, j'arrive ! Tout ce qui compte pour vous existe à prix Leclerc. Modalités et magasins participants sur www.e.leclerc. Pour votre santé, évitez de grignoter. Renault.

11:59
Locuteur 3

Parlons de Renault, numéro 1 des ventes de véhicules hybrides en France. Parlons de Renault Clio et de sa motorisation E-Tech Full Hybrid sans recharge, qui génère jusqu'à 40% d'économie de carburant. Existe aussi en motorisation Eco-G, prête à partir des 160 euros par mois.

12:14
Locuteur 2

Numéro 1 en 2024, Clio Evolution Eco-G 100 hors option. LLD 37 mois, 30 000 km, premier loyer 2500 euros. Offre à particulier du 1er au 30 novembre, si à Cordiac, selon stock disponible, voire conditions sur Renault.fr. Au quotidien, prenez les transports en commun.

12:28
Présentateur

Europe 1, le journal permanent, à 20h30 avec Maëlle Hassani.

12:31
Locuteur 4

Les feux de la colère allumés par des agriculteurs partout en France. Les paysans expriment à nouveau leur colère depuis ce matin. 85 actions recensées sur tout le territoire. Le blocage du pont de l'Europe entre Strasbourg et l'Allemagne devrait être relevé d'ici une demi-heure. Une soixantaine de tracteurs stationnés devant la préfecture de Chalons-sur-Saône. Des manifestants sont prêts à passer la nuit sur place. Le point de tension, cette fois, c'est ce projet d'accord de libre-échange entre l'Union Européenne et les pays sud-américains du Mercosur. Sujet abordé au sommet du G20 à Rio, au Brésil, où Emmanuel Macron est arrivé.

Le président de la République ne soutient pas le texte en l'état. Il est rejoint dans son opposition par le gouvernement italien. L'assistant parlementaire n'a de compte à rendre qu'à son député. Les mots de l'un des avocats de la défense au procès des assistants parlementaires du Front National. Maître François Wagner tente ainsi de faire tomber toute l'accusation, quelques jours après le choc des réquisitions du parquet. Cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire. Demandé à l'encontre de Marine Le Pen, son avenir politique est en danger. La fille de Dominique et Gisèle Pellicot, Caroline Darian, considère être la grande oubliée du procès des violeurs de sa mère.

Elle se dit convaincue d'avoir, elle aussi, été violée sous soumission chimique. Mais les preuves ne sont pas assez nombreuses. La concernant, les trois enfants de Dominique et Gisèle Pellicot s'exprimaient aujourd'hui devant la cour criminelle du Vaucluse.

13:46
Présentateur

Merci Maëlle Hassani. Pardon, il y avait un petit blanc parce que je vois que l'invité du 20h de France 2, c'est Boris Johnson. Donc, ce n'est quand même pas tous les jours qu'on le voit avec sa coiffure inimitable. Voilà, ce qui n'est pas exactement la même coiffure de Laurent Jacobelli qui est notre invité. Restez bien sur Europe 1. Europe 1 soir.

14:01
Locuteur 2

19h, 21h, Pierre de Villeneau.

14:03
Présentateur

Laurent Jacobelli, député RN de Moselle, interrogé par Alexandre Malafaille et Gilles Boutin. Gilles. Oui, M. Jacobelli, je reviens sur l'affaire des assistants parlementaires. Au soir des réquisitions qui sont extrêmement dures de l'avis général, Jordan Bardella a dit que le parti avait un genou à terre. Avez-vous un plan B, si jamais les réquisitions sont suivies ?

14:24
Laurent Jacobelli

Alors, un genou à terre, pourquoi ? Parce qu'il faut savoir que dans le même réquisitoire, on demandait 4,3 millions d'euros au Rassemblement National, c'est-à-dire que les caisses seraient vides et que donc Marine Le Pen serait empêchée de se présenter à la présidentielle et nous n'aurions plus d'argent pour faire campagne. C'est-à-dire que c'est un assassinat politique en bonne et due forme. Vous savez, pour avoir un plan B, il faut déjà avoir renoncé au plan A. Or, on est en plein dans la bataille en ce moment. C'est l'époque où nos avocats défendent notre cause.

Donc, nous, on n'imagine pas, parce que c'est inimaginable dans une démocratie, que Marine Le Pen puisse être empêchée de se présenter aux élections présidentielles. On n'imagine pas qu'on mette Marine Le Pen en prison parce que la définition de poste d'un assistant parlementaire ne convient pas à l'Union Européenne. Je pense que, soit on est en démocratie et on imagine les choses avec une justice qui fait son travail, une défense qui fait son boulot en ce moment, et puis un verdict qui sera rendu, soit on imagine le pire, mais à ce moment-là, tout est à mettre à la poubelle. Donc, on ne peut pas se placer dans cette option-là.

Pour l'instant, on bataille pour se défendre, mais je le rappelle quand même, c'est quoi l'inégibilité avec exécution provisoire ? C'est-à-dire qu'on va dire à Marine Le Pen, on dirait à Marine Le Pen, vous ne pouvez plus être élue, et même si Marine Le Pen fait appel, elle ne pourra plus être élue. Et imaginez dans trois ans, dans quatre ans, on découvre que Marine Le Pen avait raison, comme nous nous le disons d'ailleurs, et on relaxe Marine Le Pen. Eh bien, elle n'aura pas pu se présenter à l'élection présidentielle. C'est-à-dire que c'est un fusil à un coup, c'est irrémédiable.

Et un procureur ne peut pas s'arroger le droit d'empêcher cette rencontre entre les Français et une candidate à la présidence de la République. C'est inimaginable.

15:58
Présentateur

Vous voulez dire que si ce procès est négatif pour le RN, il n'y a ni Marine Le Pen candidate en 2027, ni il n'y a zéro candidate du RN en 2027 ? Mais bien sûr que je ne vous dis pas ça. Il n'y a pas Jordan Bardella qui sort un livre, qui fait tous les plateaux de télévision dernièrement ?

16:16
Laurent Jacobelli

Je vous le répète, jamais ils ne nous feront baisser les yeux, jamais ils ne nous arrêteront. Donc la machine continuera à progresser. Et nous serons candidats partout et tout le temps, parce que c'est ce que nous demandent les Français.

16:28
Présentateur

Nous, c'est Jordan Bardella.

16:29
Laurent Jacobelli

Nous, c'est le RN. Notre candidate aujourd'hui, c'est Marine Le Pen, avec Jordan Bardella, Premier ministre. C'est notre option et c'est là-dessus que nous travaillons. Une fois encore, si on se met maintenant, au moment où on se défend, à commencer à préparer une hypothèse complètement, selon nous, improbable, alors on ne s'en sortira pas.

16:46
Présentateur

De toute façon, ça sera le même programme.

16:48
Laurent Jacobelli

Toutes les énergies, et notamment l'énergie de Jordan Bardella, patron du RN, c'est le soutien à Marine Le Pen, aux assistants parlementaires et aux députés européens qui se trouvent aujourd'hui face au juge.

17:00
Présentateur

Alexandre Dalafeuille. Les réquisitions du procureur sont prévues par la loi. Est-ce qu'il faudra changer la loi si vous arrivez aux affaires ? Deuxièmement, les règles en matière d'emploi des assistants parlementaires de l'Union européenne sont claires, elles sont connues. Marine Le Pen a pris un risque en les appliquant tel qu'elle les a pris. Est-ce que vous pensez, un, qu'elle assume ce risque ? Et deux, parce que la réalité est là, et deux, est-ce qu'il faudrait aussi changer la manière dont s'est rédigée ces conditions d'emploi des assistants parlementaires au niveau de l'Union européenne ?

17:26
Laurent Jacobelli

Vous savez, on peut ne pas changer la loi et faire en sorte que dans le réquisitoire, il n'y ait pas la demande d'une exécution provisoire. C'est la liberté du procureur ? Absolument, c'est arrivé à beaucoup. Parce que c'est un abus. C'est une exception.

17:39
Présentateur

C'est une peine exécutoire.

17:40
Laurent Jacobelli

Oui, mais ce qui arrive à Marine Le Pen... Mais c'est à la main du procureur, c'est dans la loi. J'ai bien compris. Mais le procureur, comme le juge, a la liberté d'interprétation et c'est lui qui énonce des peines. Il a une liberté d'action. Or, on voit bien que c'est pour Marine Le Pen qu'on a inauguré ça. Donc, ça pose quand même un peu question. Sur votre deuxième question, sur le rôle des assistants parlementaires. D'abord, ce n'est pas aussi précis que vous nous le décrivez. C'est-à-dire qu'effectivement, il y a un certain nombre de tâches qui sont décrites et il y a marqué, etc., en fonction des demandes. Donc, ce n'est pas aussi net que ça.

Mais c'est fonction européenne, pas des fonctions sur territoire national. Mais c'est faux, justement. Parce que vous savez que les députés européens ont des assistants parlementaires européens qui vont à Bruxelles et qui ont une carte, un badge, pour entrer à Bruxelles. Et ils ont des assistants qui sont sur le terrain et donc sur leur lieu d'élection en France, pour le coup, et qui, eux, n'ont même pas le badge. Ils n'ont pas le droit d'avoir le badge pour aller à Bruxelles. Ce qui veut dire que Bruxelles a très bien compris qu'il y avait deux types d'assistants parlementaires. Ceux qui sont sur le terrain et ceux qui sont à Bruxelles. Donc, ce n'est pas aussi clair que vous le dites.

Et puis, surtout, il y a l'usage. L'usage qui fait que tout le monde, tous les partis, ont eu la même vision des choses. Cette vision française, et pas seulement d'ailleurs, qui est que l'assistant parlementaire est au service, dans le cadre de la loi, bien sûr, de son député. Et c'est ce qui a été appliqué par tout le monde et de tout temps. Et PAN, ça tombe sur nous.

18:55
Présentateur

Il y a la question sécuritaire également qui vient, notamment parce que c'est la semaine des maires de France qui se réunissent en congrès. Et Bruno Retailleau a, d'une certaine manière, interpellé les maires en disant que la sécurité, c'était l'affaire de tous.

19:12
Locuteur 5

J'ai la conviction, alors que les chiffres ne sont pas bons en matière de délinquance, même si les forces de police, de gendarmerie, même si nos magistrats luttent pied à pied, je pense que la sécurité, c'est l'affaire de tous. C'est évidemment d'abord l'affaire de l'État, mais c'est aussi l'affaire de ses partenaires, et en particulier, et en premier lieu, des communes de France. Moi, je souhaite qu'on aille aussi loin que possible sur les prérogatives des polices municipales.

Et nous le ferons, bien sûr, en matière d'accès aux fichiers, en matière de prérogatives, y compris placées sous la direction du procureur lorsqu'il s'agit de prérogatives judiciaires, en matière d'équipement, en matière aussi de plein d'autres choses, mais ça, ça fera l'objet d'un texte de loi.

20:02
Présentateur

Réaction, Laurent Jacobelli ?

20:05
Laurent Jacobelli

Deux réactions. La première, c'est qu'il faut effectivement un texte de loi pour bien définir aujourd'hui ce qu'il y a une police municipale. Parce que les policiers municipaux sont souvent les premiers sur le lieu d'une délinquance, sont souvent les premiers à arrêter, à interpeller quelqu'un qui fuit. Mais ils ont un statut un peu compliqué. Parfois, ils sont obligés de se mettre sur le côté de la route, appeler la police nationale et de ne pas pouvoir agir en sachant très bien qu'en n'agissant pas, il y a un trafic de drogue qui va continuer ou une agression qui va être commise. Et donc, ils sont dans une situation un peu d'entre deux qui les gêne.

Je recevais un syndicat de policiers municipaux vendredi dans ma permanence. C'est exactement ce qu'ils décrivaient. En revanche, dire que les municipalités qui vont devoir gérer cette police municipale qui va avoir plus de fonctions, ça veut dire quoi derrière ? Ça veut dire qu'il va falloir de l'équipement. Vous parliez notamment de l'armement, des gilets pare-balles, des véhicules automobiles sur le budget des communes. Et donc, il ne faudrait pas que ce soit une défausse de l'État qui n'a plus d'argent, qui est à sec et qui mette un poids supplémentaire sur les communes en leur donnant une fonction supplémentaire. Donc, je pense qu'il faut que M.

Retailleau soit assez vigilant et sage pour faire en sorte que, oui, on redéfinisse le métier d'un policier municipal, ses droits et ses devoirs, mais qu'en même temps, vous m'autoriserez l'expression, le financement soit assuré par l'État. Alexandre,

21:17
Locuteur 5

le maire de Bordeaux

21:18
Présentateur

qui décide d'armer sa police municipale, ça vous dit quoi ?

21:21
Laurent Jacobelli

Ça dit que parfois, l'idéologie craquelle devant le mur de la réalité. C'est-à-dire que tous ceux qui, dans les villes de gauche et d'extrême gauche, nous expliquent que les voyous sont gentils et que les policiers municipaux ont vocation à être méchants et que si on leur donne une arme, ils tireront sur n'importe qui, notamment sur ces gentils voyous qui n'ont pas eu de chance. Eh bien, au bout d'un moment, quand la ville devient trop insécure, quand les habitants en ont vraiment marre, eh bien, même s'ils sont verts, même s'ils sont LFI, parfois, ils voient la réalité. Écoutez, il a eu son Eucharistie.

21:50
Présentateur

Et à l'inverse, le maire de Grenoble qui, lui, n'arme pas sa police municipale, ne pensez-vous pas que... Enfin, il faut des aptitudes, il faut des évaluations pour avoir une arme. Toute la police municipale est-elle apte à porter une arme ?

22:03
Laurent Jacobelli

Vous savez, il y a des écoles aujourd'hui de policiers municipaux, ils ont des formations, des contrôles, très, très réguliers, très souvent, et s'ils commettent un impair, croyez-moi, c'est beaucoup plus facile de démettre un policier municipal qu'un policier national. Donc, oui, ils sont surveillés et oui, ils sont contrôlés et c'est normal. En revanche, la position du maire de Grenoble, quand on connaît l'état d'insécurité, des trafics de drogue dans sa ville, ça commence à ressembler un petit peu à de la complicité.

22:27
Présentateur

Est-ce que vous ne suivez pas Bruno Retailleau dans une sorte de modèle qu'il essaye d'appliquer ? En fait, il a fait des déclarations cet après-midi, il était à Maud chez Jean-François Copé en disant, regardez Maud, c'était une ville qui était chaotique à la fin des années 90, début des années 2000, et M. Jean-François Copé, en le prenant pour exemple, a réussi à en faire une ville qui est désormais beaucoup plus safe qu'avant. Est-ce que c'est ça montrer l'exemple ? Est-ce que c'est ça le job d'un ministre de l'Intérieur ? Est-ce que vous-même vous vous sentez concerné ?

Ou est-ce que c'est une façon à l'aube, encore une fois, du Congrès des maires de France de dire pom-pom-cucu à ceux qui ne feront pas de la même façon ?

23:07
Laurent Jacobelli

Vous savez, la sécurité est un droit pour tous, c'est-à-dire pour tous les citoyens qui vivent dans une ville de droite, dans une ville de gauche ou dans une ville sans étiquette. C'est-à-dire que, pour moi, le citoyen qui habite Grenoble et le citoyen et l'implication d'un maire d'un côté ou la lâcheté d'un maire de l'autre qui doit avoir des répercussions sur votre vie. Vous savez, j'en parle très calmement parce qu'à Fréjus, géré par le Rassemblement National, à Ayange, dans ma circonscription, géré par le Rassemblement National, à Hénin-Beaumont, à Bocquer, les gens vivent en sécurité, parfois dans des zones où avant, il y avait des trafics ou de l'insécurité.

Donc, on a des maires qui mettent la sécurité au cœur de le projet et leurs habitants ont de la chance. Mais dans les communes voisines qui sont gérées par la gauche, ça veut dire que les gens doivent être livrés à l'insécurité et au trafic. Bien sûr que non, c'est le rôle de l'État de protéger tous ses concitoyens. Donc, il faut donner un rôle important à la police municipale, le redéfinir, mais ne pas se mettre dans les mains de certains maires qui voient dans la délinquance l'expression d'un mal-être et dans le crime l'expression d'un ras-le-bol.

24:10
Présentateur

Une dernière question, Alexandre Malafaye. Sujet brûlant, le maire Cossure, si effectivement on retirait le volet agricole de cet accord de libre-échange, est-ce que vous historiez à ce moment-là favorable ? Est-ce que ça porte aussi sur l'industrie, sur l'automobile, sur la chimie, sur l'industrie du médicament ? Est-ce qu'on peut refaire du libre-échange en laissant de côté la question agricole ?

24:28
Laurent Jacobelli

Vous savez, on a toujours demandé au Rassemblement National ce qu'on appelle l'exception agriculturelle. Il y a une exception culturelle en France, c'est-à-dire que tous les produits culturels ne peuvent pas arriver sur les télévisions comme ça. Priorité aux œuvres françaises et c'est normal pour sauver notre culture. Il faut faire la même chose en agriculture. Donc ce que vous dites est pour nous quelque chose que nous réclamons.

Mais une fois encore, le fait d'avoir donné les clés des négociations commerciales à Bruxelles et de s'être départi, de s'être privé de cette possibilité de négocier, ça nous met quand même à risque parce que l'Allemagne qui est très puissante tirera toujours son épingle du jeu.

25:01
Présentateur

Si elle souhaite le Mercosur.

25:02
Laurent Jacobelli

Elle souhaite le Mercosur. La France qui est souvent très naïve, regardez Emmanuel Macron qui regarde l'Europe avec les yeux illuminés et qui regarde la France avec mépris. Il fera toujours le choix de l'Europe. Mais ce sont nos industriels ou nos agriculteurs qui en paieront le prix. Aujourd'hui sur l'agriculture en tout cas il faut arrêter parce que nos agriculteurs sinon vont en crever.

25:19
Présentateur

En tout cas il a dit qu'il s'opposerait M. Barnier aussi.

25:21
Laurent Jacobelli

Mais quel pouvoir il a le pauvre M. Macron pour faire ça ?

25:23
Présentateur

Il suffit qu'il ait trois autres pays européens à l'heure de suivre. L'Italie a l'air de suivre. Les Polonais suivront. Les Néerlandais.

25:30
Laurent Jacobelli

Mais ça passera par le Conseil. Il n'y a aucun problème l'Union Européenne ne fera signer cet accord du Mercosur. C'est-à-dire que même

25:36
Présentateur

si là on trouve quatre pays vous dites Mais quatre ça ne suffit pas. Si 35% de la population.

25:42
Laurent Jacobelli

Vous croyez que les autres vont continuer ? Pourquoi vous me dites ça ? Parce que je n'y crois pas une seconde. Ça fait des années qu'on nous fait le coup et ça fait des années que finalement les négociateurs de Bruxelles gagnent à la fin parce qu'il y a toujours un pays qui arrive à tirer son épingle du jeu ou l'Allemagne qui tape du poing sur la table.

25:55
Présentateur

C'est comme la Constitution européenne on va nous reposer la question une deuxième fois.

25:57
Laurent Jacobelli

Mais c'est ça. Il ne fallait pas laisser les clés à l'Union Européenne. Emmanuel Macron l'a fait et il l'a fait avec le sourire qu'il ne vienne pas nous dire aujourd'hui qu'il le regrette.

26:05
Présentateur

Merci beaucoup Laurent Jacobelli député RN de Moselle d'avoir été notre invité ce soir dans Europe 1 Soir.