L'invité de Bourdin Direct : Nicolas Dupont-Aignan - 20/07
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Vous écoutez RMC. RMC, l'interview Philippe Corbet. 8h37 ce matin sur RMC BFM TV. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Philippe Corbet. Député de l'Essonne, président de Boules à France, candidat à la présidence de la République. Est-ce que les quelques assouplissements apportés par le gouvernement hier soir, après la validation de la loi crise sanitaire par le Conseil d'État, est-ce que ces quelques assouplissements vous font changer d'avis ou est-ce que vous allez vous opposer jusqu'au bout à ce pass sanitaire ?
Ce ne sont que des dérisoires assouplissements. Vous savez, la laisse va être un peu moins serrée, mais le collier est mis autour du cou des Français. C'est sans précédent. Je veux vraiment insister. Est-ce que le pass sanitaire est utile pour lutter contre l'épidémie ? Pourquoi la France serait l'un des seuls pays au monde, avec peut-être deux pays, l'Autriche et le Danemark, l'Arabie saoudite, le Pakistan sur la vaccination obligatoire ? Pourquoi la France serait l'un des seuls pays au monde à mettre en place un système bureaucratique, incompréhensible, C'est très français le côté bureaucratique du pass sanitaire ?
Inapplicable, qui va emmerder les Français matin, midi et soir, alors qu'on peut lutter contre l'épidémie de manière sérieuse, complète. C'est ça la question. Est-ce que c'est utile ? C'est choquant. Ça remet en cause toutes nos valeurs républicaines. Et en plus, ça va être une usine à gaz. Donc, je demande à ce qu'on reprenne raison, qu'on revienne à du bon sens. C'est tout ce que je demande.
Au fond, je ne veux pas rentrer dans le détail de l'avis du Conseil d'État, mais en gros, c'est le Conseil d'État qui dit qu'il est plus juste de limiter les restrictions de liberté de quelques-uns, c'est-à-dire ceux qui ne sont pas vaccinés, plutôt que d'imposer, par exemple, un confinement ou un couvre-feu qui restreindraient les libertés de tous, y compris les vaccinés. C'est ça l'idée, au fond, du Conseil d'État.
Mais l'idée du Conseil d'État, le rapport du Conseil d'État est surréaliste. Je l'ai lu hier soir. Je l'ai lu. Et il dit tout et le contraire de tout. C'est-à-dire ? C'est-à-dire qu'il dit, par exemple, c'est acceptable pour les trains parce que les Français ne prennent pas tous les jours le train. Ah, mais il y a des gens qui travaillent, qui prennent souvent le train.
Oui, mais ça ne concerne que les voyages longue distance, pas les trains de banlieue.
Oui, mais il y a des gens qui voyagent, des représentants de commerce, il y a des gens qui voyagent souvent. Bon, bref. Après, il dit, dans son avis, il ne faut surtout pas que ce soit un moyen d'obliger à la vaccination. Or, c'est tout l'enjeu du pass sanitaire, et c'est le président de la République qui l'a dit. C'est en fait rendre la vaccination obligatoire. Donc, le Conseil d'État, d'ailleurs, l'un des rapporteurs du Conseil d'État, est un maire en marche, tête de liste, aux élections régionales dans le Loiret.
Vous voulez dire que vous remettez en cause l'indépendance du Conseil d'État dans cette avis ?
Je trouve surprenant qu'on ait pris un représentant d'En Marche comme magistrat pour... Engagé politiquement, vous pouvez aller sur Internet. Il y a un centre de magistrats du Conseil d'État qui sont, par ailleurs, qui ont été ministres, qui sont engagés dans des parties politiques. Je suis d'accord, mais pourquoi celui qui rédige cet avis est un représentant En Marche ? C'est quand même bizarre. Mais enfin, passons. Au-delà de ça, quel est l'enjeu ? Protéger les Français des formes graves. Éviter les hospitalisations. Est-ce qu'il y a besoin d'un pass sanitaire ? Encore une fois, incompréhensible.
Je vais vous donner un exemple, et c'est pour ça que je suis convaincu, du moins je l'espère, que le Conseil constitutionnel, si par malheur les parlementaires votaient, et je me battrais à l'Assemblée pour éviter ce pass, le Conseil constitutionnel ne peut pas donner moins de droits à 20 à 30 millions de non-vaccinés qu'à des fichiers S condamnés pour terrorisme. Puisqu'il a annulé, le Conseil constitutionnel a annulé, il y a quelques mois, une disposition votée par la majorité, et j'avais approuvé, qui consistait, quand vous avez été condamné pour terrorisme, et que vous sortez, à avoir un bracelet électronique et à pointer trois fois par semaine à la gendarmerie.
Mais on ne vous interdisait pas d'aller au restaurant, de prendre le train, de... Bon, donc ça veut dire que le Conseil constitutionnel va être mis devant ses responsabilités.
Les fichiers S ne sont pas des condamnés pour terrorisme, les fichiers S ce sont des gens qui... Non, je parlais des fichiers S
condamnés pour terrorisme, des condamnés.
Oui, mais les fichiers S ce sont des gens qui sont condamnés par terrorisme, les fichiers S ce sont des gens qui sont repérés par les services de renseignement comme possible contact de terrorisme. Je crois qu'ils sont plus dangereux que les non-vaccinés. Les fichiers S ? Oui. Bien sûr, ils ne sont plus dangereux.
Mais d'ailleurs... Alors, pourquoi ils auraient plus de liberté que 30 millions de Français ?
La question... Ils ont exactement... Ils ne pourront pas aller au restaurant sans pas sanitaire demain matin. Les fichiers S seront comme l'ensemble des citoyens français. Ce que je trouve très grave. Pardonnez-moi un instant. Pour rebondir ce que vous disiez sur le Conseil constitutionnel. Vous pensez que le Conseil constitutionnel pourrait casser toute ou partie de cette loi ?
Oui, je l'espère. Je l'espère si on est encore en République et si les textes de loi, la Constitution, la liberté de circulation, l'égalité des citoyens a encore un sens. Il n'y a pas deux catégories de citoyens en France.
Est-ce que ça ne serait pas embarrassant pour le gouvernement et le Président de la République ? Le Conseil constitutionnel casse tout ou partie de cette loi ?
Ou est-ce que ça pourrait les arranger ? Je pense que ce serait une chance pour Emmanuel Macron qui s'est aventuré dans un processus de surveillance massive des Français, d'utilisation de la police. Non pas pour lutter contre la délinquance, qui est son objectif, et les policiers sont très soucieux de ce qui va se passer, mais pour en fait imposer un contrôle social complètement scandaleux et inutile. C'est aberrant ce qui se passe. Le pays devient fou, pardonnez-moi. On commençait à avoir une reprise économique. Il y a un nouveau variant.
Oui, justement. Qui menace cette reprise économique. Donc il faut empêcher qu'on se retrouve avec des confinements ou des couvres de la rentrée.
Ce n'est pas en cassant tout qu'on va y arriver, c'est en prenant des mesures. Je vais vous donner un exemple. Allez-y. Les purificateurs d'air. Oui. Il y a une rentrée scolaire. D'accord. Est-ce qu'on recommence avec l'enfer qu'ont vécu nos enfants à l'école ? Pourquoi le gouvernement, s'il est si soucieux de la santé des Français, ne lance pas et n'achète pas des purificateurs d'air pour les classes des écoles ?
La rentrée, c'est dans plus d'un mois. Il faut mieux le prévoir maintenant. La vague va nous trouver dessus avant l'été. Attendez. Là, comment on fait pour empêcher des confinements ou des couvre-feux à la rentrée ?
Il n'y a pas besoin. Il n'y a pas besoin. Pourquoi tous les pays du monde arrivent à lutter ? Je prends l'exemple de l'Angleterre partie de sa population. Donc, le vaccin fonctionne ? Mais je n'ai jamais dit que le vaccin ne fonctionnait pas. On va y revenir, ce vaccin. Le vaccin, pour moi, ne doit pas être obligatoire. Je ne me bats pas contre le vaccin. Je me bats contre le caractère obligatoire d'un vaccin, notamment chez les jeunes qui ne présenteront aucune forme grave du Covid et qu'on n'a pas obligé de vacciner avec un vaccin dont la phase d'étude n'est pas terminée.
Si le Royaume-Uni peut lancer cette idée, au fond, ce qu'ils ont appelé le jour de la liberté, c'est-à-dire qu'on lève toutes les restrictions. C'était hier. C'est justement parce qu'il y a une partie de la population beaucoup plus largement vaccinée que chez nous, notamment les plus jeunes. Mais non, l'enjeu, c'est de vacciner... C'est comme ça que justifie Boris Johnson, qui justifie cette décision de l'écrire. Mais pardonnez-moi,
le gouvernement, ce matin, nous dit exactement l'inverse. M. Attal nous a dit l'inverse. Il nous a dit il faut vous forcer à vous vacciner. Tous azimuts. Il n'a pas dit comme ça ? Non, mais enfin, c'est ça. Tous azimuts. Bon, déjà, pourquoi on ne vaccine pas plutôt les personnes fragiles ? Et pourquoi vacciner les jeunes ?
Ils ont commencé par ça. Ils ont commencé par les plus âgés. Et en attendant, là... On est blessés.
Maintenant, c'est ouvert à plus de 12 ans. Là, je regarde et je vois que le gouvernement a une stratégie aberrante sur la vaccination. Aberrante. On veut imposer des vaccins par des méthodes de contrainte sociale du pass sanitaire, complètement illégale, sur des jeunes qui n'auront pas de forme grave. Or, l'enjeu... Mais le vaccin, on n'a pas... Le variant, il circule. L'enjeu, et je veux le rappeler aux Français, c'est d'éviter les formes graves, c'est d'éviter les morts. Vous n'allez pas vacciner la Terre entière contre des rhumes. Vous n'allez pas vacciner en permanence des milliards de doses tous les jours.
Ce qui compte, et je veux reprendre ça, parce que c'est ce que je défends depuis des mois. C'est une stratégie de bon sens. J'ai parlé des purificateurs d'air. Je peux parler du contrôle des frontières que j'avais réclamé, beaucoup plus strictes. Je peux parler des soins précoces pour éviter l'aggravation des maladies sans passer par le vaccin. J'essaie de comprendre, Nicolas Dupont-Aignan, ce que vous proposez. Je demande une palette de solutions qui évite d'obliger à une vaccination sur des gens en bonne santé qui n'auront jamais de forme grave.
Supposons qu'il n'y ait pas de vaccination obligatoire, pas de pass sanitaire. Supposons qu'on soit dans une stratégie un peu comme le Royaume-Uni, où au fond, on laisse circuler le virus, et... parce qu'on va se prendre la vague, là. On a compris qu'on va se prendre d'ici la mi-août un niveau de contamination par jour plus élevé que la dernière vague. Supposons qu'on l'a circulé, le virus. Mais de toute façon,
il circule. Oui, il circule. Même si moi, je ne le souhaite pas. Supposons. D'ailleurs, le gouvernement, qu'est-ce qu'il a fait pour l'empêcher ? Rien. Il aurait pu contrôler davantage les frontières comme je l'ai proposé.
Nicolas Dupont-Aignan, j'essaye de comprendre ce que vous dites. Je vous en prie. Je reprends la situation anglaise. Oui, tout à fait. C'est-à-dire que statistiquement, vous allez avoir un certain nombre de gens qui vont être contaminés, limités, mineurs, mais qui vont faire des formes graves, qui vont être hospitalisés. Certains vont mourir. Finalement, d'une certaine manière, c'est une forme de on laisse filer le virus, il y aura des morts, et voilà, c'est comme ça. Et au fond, pour bien comprendre, il y a quand même 15% des plus de 75 ans qui n'ont toujours pas reçu une première dose de vaccin. Dedans, ça veut dire des morts. C'est une vague qui concernerait les non-vaccinés.
Vous avez raison
de poser la question. Je vais vous répondre sur deux choses. D'abord, ce qui compte, c'est absolument de prendre toutes les mesures pour empêcher le variant, bien sûr. Mais c'est là où je trouve qu'Emmanuel Macron, et en fait, je crois qu'il a fait de la gesticulation sur le pass sanitaire, parce qu'en fait, il se sent peut-être coupable de ne pas avoir pris les mesures qu'il fallait. Mais c'est ce qu'il fait avec le pass sanitaire et la vaccination obligatoire d'Espagne aujourd'hui. Non, parce que ça, c'est une mesure à postériori. Il n'a pas contrôlé les frontières correctement alors qu'il savait que le Delta était dans d'autres pays. Non, il ne l'a pas fait correctement.
Il n'a pas mis des frontières nationales. Deuxième point, il n'a pas pris des mesures pour augmenter le nombre de lits. Et ce n'est pas simplement les malades du Covid. Vous avez un énorme problème de prévention du cancer en ce moment dans le pays. Il ferme des lits, M. Véran. Il ferme des lits en ce moment. Troisième point, il a bloqué les soins précoces qui auraient permis de sauver des vies à l'hôpital. Quatrième point, il n'a pas été efficace sur le séquençage. Cinquième point, les purificateurs d'air. Donc, ce que je dis aujourd'hui, c'est qu'il ne faut pas que les Français soient trompés par on agite un pass sanitaire dangereux pour nos libertés, inefficace, complexe, d'un côté.
Et de l'autre, il n'y a pas les mesures qui permettraient de lutter contre l'aggravation des choses. Et ce que je demande, c'est qu'on revienne à la raison scientifique. On ajoute une palette de mesures. On cible les plus fragiles. C'est évident. Et deuxième point, on ouvre à des vaccins d'autres technologies classiques. Parce qu'il y a beaucoup de Français qui ne veulent pas. Le vaccin chinois, par exemple,
qui fonctionne moins bien.
Le vaccin chinois, il est utilisé en Chine. Vous voulez que vous parlez
de la Tunisie en ce moment ? Il est utilisé en Hongrie.
Et je suis désolé, pourquoi le gouvernement nous dit que le vaccin, c'est fondamental ? Et pourquoi il oblige les Français à se vacciner avec un vaccin ? Il y a plusieurs vaccins. De technologie ARN, où on n'a ni recul, autorisation conditionnelle. Il y a aussi de l'AstraZeneca et du Johnson en France. Oui, l'AstraZeneca a été interdit en Norvège, au Danemark et dans beaucoup de pays. Je finis juste sur un point. Excusez-moi, j'insiste. Pourquoi obliger les Français à se vacciner avec un vaccin ? Ils ne sont pas obligés.
Ils peuvent très bien faire des tests. Vous plaisantez.
Vous vous faites comment demain
si vous allez au cinéma ou dans dix jours, vous prenez un train, un café restaurant ? Vous pouvez très bien faire un test si vous ne voulez pas être vacciné.
Vous avez raison de poser cette question. Mais vous plaisantez. Le Président de la République a mis en place une stratégie pour, avec le pass sanitaire, car c'est le seul objet du pass sanitaire, obliger les Français à se vacciner même s'ils n'en ont pas besoin. Il n'y a pas de liberté
sans responsabilité. Vous ne voulez pas vous faire vacciner, vous faites un test.
Un test, comment vous le faites tous les 48 heures pour aller à une terrasse de café ? Un enfant qui veut manger une gaffe à une terrasse de café que je trouve scandaleux ?
Qu'est-ce que vous allez faire dans dix jours ?
Eh bien, je trouve scandaleux. Qu'est-ce que vous allez faire dans dix jours si vous allez à un restaurant en prendre le train ? J'espère que cette mesure ne passera pas. Qu'est-ce que vous allez faire si elle passe ? On sera obligés de faire un test qui est scandaleux parce que c'est une atteinte à notre liberté de circulation. Vous ne préférez pas vous faire vacciner ? Vous savez que je préférais ce que je préférais qui serait beaucoup plus efficace. Beaucoup plus simple que j'ai recommandé depuis le début. Le masque FFP2 dans les trains. C'est ce qu'a fait Mme Merkel dans les maisons de retraite à une époque. Le masque FFP2.
Le masque FFP2, il permet de se protéger complètement dans les lieux clos pendant trois heures. Il faut arrêter avec cette dictature vaccinale. On peut se vacciner pour les formes graves. J'ai toujours été favorable pour des gens fragiles et âgés. J'insiste là-dessus. À la vaccination ou à des soins précoces. Mais pour des jeunes de 12 ans, inciter des Français à vacciner de force leurs enfants, un jour, M. Macron sera peut-être parti depuis longtemps, les familles pleureront ce choix. Nicolas Dupourgnan,
vous étiez dans les rues de Paris samedi lors de... Il y avait eu de nombreux rassemblements à travers la France. 114 000 personnes au moins selon le ministère de l'Intérieur. Bien plus. Il y avait beaucoup de gens qui étaient contre le pass sanitaire, contre la vaccination obligatoire. Et il y avait une frange minoritaire qui a tenu des propos scandaleux. notamment, on a vu des étoiles jaunes, on a vu des références à Auschwitz. Est-ce que vous avez eu la nausée en voyant ça ?
Une étoile jaune, une seule, est une de trop. Il y en a eu dans plusieurs... Attendez, je finis. Une étoile jaune est une de trop. Vous avez eu la nausée ? Mais bien évidemment. Mais je vais vous dire... Vous avez essayé d'aller parler à ces gens-là pour leur dire que c'était scandaleux ce qu'ils faisaient ? Le traitement de l'information, je me permets de vous le dire, et je vous remercie de m'inviter. Le traitement de l'information qui a été fait de cette manifestation était indigne des médias français. Indigne. Car j'étais à la manifestation. J'en ai vu peut-être deux. Et j'ai vu une foule... On en a vu dans plusieurs cortes à l'enfant. J'ai vu une foule bon enfant. Diverse.
Je viens de commencer par vous dire que c'était minoritaire. Ultra minoritaire. Alors pourquoi... Attendez, attendez.
Pourquoi... Pourquoi en boucle tout le week-end, on a minoré...
On vient de passer 14 minutes à parler d'autre chose, monsieur Dupont-Aignan. On vient de passer 14 minutes
à parler d'autre chose. Sur les heures d'antenne... Non, non, non. Pourquoi ? Mais pourquoi... Attendez, si je peux finir ma phrase. Pourquoi une manifestation dans le calme, avec des vaccinés, des non-vaccinés... Des gens bon enfants... Si je peux finir... Est-ce que vous allez manifester samedi ? Est-ce que vous allez manifester samedi ? Je ne sais pas. J'ai manifesté solennellement. Non, c'est pas le problème. Des gens bon enfants de tous horizons. Le peuple français, des cadres, des ouvriers, des assistantes sociales, des pompiers, de... Ces manifestants ont été salis par les médias français. Monsieur Dupont-Aignan. Ces manifestants ont été salis. Le peuple a été sali.
Monsieur Dupont-Aignan. Vous avez pris une responsabilité terrible. Moi ? Les principaux rédacteurs en chef des chaînes d'information ont pris une responsabilité terrible en salissant un mouvement.
Je vous invite à vous parler d'autre chose, monsieur Dupont-Aignan. Je vous dis que les chaînes d'information sont sortis de leur rôle. Et je vous demande une chose. Je vous demande une chose. Mais je suis d'accord. Je suis le premier. Laissez-moi vous parler de... Je suis d'accord. Laissez-moi vous parler de... Mais laissez-moi, monsieur Dupont-Aignan, me parler... Mais monsieur Dupont-Aignan,
laissez-moi vous citer... La salissure des médias français à l'égard de gens qui défendent leur intégrité physique. Et s'il y a eu des abrutis, je les condamne totalement. Et vous le savez. Laissez-moi 10 secondes. Ils étaient ultra minoritaires. Vous les avez montés en épingle.
Monsieur Dupont-Aignan, montés en épingle. Pourquoi vous êtes venus ce matin ? Pour défendre devant les Français une autre idée de l'information. Monsieur Dupont-Aignan, laissez-moi 10 secondes. 10 secondes. Oui, je vous en prie. 10 secondes pour vous lire ce que disait... Il a raison. Mais laissez-moi 10 secondes, monsieur Dupont-Aignan. C'est quand même incroyable.
Ne vous énervez pas. Vous avez tellement l'habitude d'avoir toujours la même pensée que vous semblez surpris que quelqu'un pense différemment. Eh bien, je vous le dis, nous sommes des millions à penser différemment. Et vous ne m'empêcherez pas de parler différemment, de m'exprimer différemment.
C'est moi que vous... Vous ne laissez pas 10 secondes pour que je vous lise une phrase. Allez-y. Mais laissez-moi. Je vous laisse. Monsieur Joseph Park, rescapé, mais laissez-moi parler. Joseph Park, rescapé de la rafle du Veldiv, qui dimanche a raconté qu'il a pleuré. Il a pleuré, il a dit ceci. C'est le devoir de tous de ne pas laisser passer cette vague outrancière, antisémiste, raciste qui rôde. Est-ce qu'en empêchant... Vous ne m'avez même pas laissé vous poser des questions sur ce qui s'est passé ce week-end. Est-ce que vous ne laissez pas passer... Je ne dis pas que vous en faites partie.
Est-ce que vous ne laissez pas passer cette vague raciste qui rôde en refusant de voir des éléments extrémistes des manifestations auxquelles vous avez participé ?
C'est complètement dingue ce que vous dites. Je suis l'un de ceux qui a toujours condamné. Je déteste le racisme. Je déteste l'intisémisme. Donc est-ce que vous condamnez tous ceux qui,
dans les manifestations,
ont tenu des propos antisémites ? Il n'y avait aucun propos antisémite.
Est-ce que vous avez vu des étoiles jaunes ?
Les étoiles jaunes étaient de l'exagération ridicule, scandaleuse, sur la mesure discriminatoire du gouvernement qui cassait les Français.
Porter une étoile jaune dans une nouvelle manifestation samedi, ça n'est pas antisémite ?
C'est scandaleux. Mais ça n'a rien d'intisémite. C'était pas antisémite de porter une étoile jaune
en faisant référence
à un passe nazitaire ? C'était nier le martyr de la Shoah. Et ça m'a révolté. C'est du négationniste. Ça m'a révolté. C'est du négationnisme antisémite. On est d'accord. Il reste. D'accord. Il reste. Il reste. Que la manière dont a été exagéré, sali, des millions de Français qui refusent une mesure discriminatoire sans précédent depuis la fin de la guerre est inacceptable. Et il n'y a pas d'un côté les vaccinés et les non-vaccinés. Il n'y a pas un passe pour aller au restaurant. Il n'y a pas un passe... Les gens vont perdre leur boulot. Vont perdre leur boulot. Pour se voir imposer un vaccin alors qu'ils ne risquent rien du Covid. Moi, je garde ma ligne. Je garde ma ligne.
Vaccination pour les gens fragiles. Non, monsieur Dupont-Aignan. L'interview est terminée. Et je pense vraiment que vous devriez écouter la vague qui monte de Français qui n'en peuvent plus d'être toujours stigmatisés parce qu'ils pensent différemment. Je note que vous ne m'avez pas
laissé tranquillement lire la phrase de Joseph Farc et vous avez préféré parler pendant ce temps-là. Mais je vous remercie, monsieur Dupont-Aignan, d'être venu ce matin. Et moi, je vous remercie de m'avoir invité car c'est bien de montrer autre chose. Même si vous mettez en cause
le travail des journalistes qui est toujours dangereux dans une démocratie. La manière dont les journalistes français ont couvert cette manifestation, je maintiens. Et il y avait beaucoup de journalistes dans la manifestation.
Justement, il y avait plein de journalistes de BFN TV qui ont vu, notamment, et on a donné la parole à tout le monde. C'est pour ça que vous étiez là ce matin. Je vous en remercie d'avoir rattrapé la couverture de ce week-end. On est à 8h30. Non, pas du tout. On fait juste notre métier. Moi, je suis franc.
Mais moi aussi, monsieur. Alors, nous sommes francs. Nous avons un dialogue franc. Et c'est tant mieux pour la démocratie. Voilà, c'est ça.
Moi, on est d'accord. Bien sûr qu'on est d'accord. C'est un progrès. Non, ce n'est pas un progrès. C'est toujours comme ça. 8h55 sur BFN TV et RMC.
Nicolas Dupont-Aignan