Budget 2024 : 16 Milliards de coupes, "ce n'est pas vrai et ce n'est pas assez"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] merci Stéphane sotarel de nous accompagner pendant cette première demi-heure vous êtes élu du quantal la parentré au groupe les républicains vice-président de la commission des finances on va longuement parler du budget dans quelques instants mais d'abord l'actualité on l' vu dans le journal c'est Éric Dupont moréti qui a donc été relaxé hier après-midi par la Cour de Justice de la République à l'issue de son procès pour prise illégale d'intérêt Elisabeth bne se félicite qu'il puisse continuer à mener son action au gouvernement elle a eu raison de le maintenir c'est pas ministre affaibl aujourd'hui ça c'est la décision du du gouvernement moi tout d'abord je veux pas commenter la la la la décision de justice en en tant que tel mais il y a un point de satisfaction d'ailleurs qui a été souligné par par plusieurs c'est la séparation des pouvoirs le respect de la séparation des pouvoirs et que la justice n'interfère pas dans la vie démocratique dans la vie politique de notre pays me semble plutôt rassurant parce qu'on a connu depuis depuis quelques temps bien des séquences où où où on avait le sentiment que les juges la just interférait beaucoup dans la vie démocratique de notre pays notamment laffire François Fillon ça vous faites référence est-ce que quand même cette décision elle pose la la pertinence et la question du fonctionnement de cette Cour de Justice de la République ou ce sont des parlementaires qui jugent les politiques je rappelle que elle intervient dans le cadre où on a un élu qui est en fonction à la Cour de Justice de la République et donc il me semble pas tout à fait anormal connait un système justement particulier lorsqu'on a à juger si il a à répondre de ses actes un élu ou un ministre qui est en fonction mais en revanche connais un système qui ne soit pas tout à fait celui de droit commun dans ce cas-là ça me semble souhaitable mais est-ce qu'il faut quand même la pas la supprimer si on vous écoute mais est-ce qu'il faut la réformer peut-être en tout cas le faire qu'elle soit mieux comprise adapté à notre environnement institutionnel aujourd'hui et et qu'elle ne donne pas le sentiment mais je pense que ce n'est pas le cas qu'il peut y avoir deux poids de mesures ou qu'il puisse y avoir des conditions de justice qui soit pas les mêmes pour tous ça ça me semble effectivement important et que ce ne soit pas forcément compris par les Français avec un risque de faussée qui se creuse un peu plus entre poli Absolum le le risque il est là mais je pense qu'il faut aussi faire preuve de de pédagogie mais mais mais cet argument de bien expliquer et de bien faire comprendre que il ne faut pas que notre vie démocratique soit prisonnière de la justice tout en faisant que tout justiciable quel qu'il soit élu ou pas puisse rendre compte de ces actes il faut trouver ce bon équilibre on va parler des suites de l'affaire crépool il y a eu de nombreuses questions hier he lors de la séance de question d'actualité au Gouvernement est-ce qu'il y a aujourd'hui de France qui s'oppose de France face- à faceace comme disait Gérard Colom oui la formule de de Gérard Colomb effectivement aujourd'hui me semble d'actualité il y a deux franceces qui sont pas tout à fait côte à côte et qui sont plutôt face à face avec un fossé qui se creuse des incompréhensions fortes des violences extrêmes qu'on a du mal à imaginer à comprendre qu'on ne peut que condamnerner face auquel sans doute on on est encore un peu démuni face face auquel aussi on a sans doute donné un sentiment peêtre pas une réalité trop longtemps d'impunité et et donc il me semble important effectivement de réagir de refaire du commun mais aussi de rétablir une autorité qui est bien bafouée aujourd'hui Géral harmanin qui a annoncé notamment vouloir dissoudre des groupuscules d'ultra drroite trois groupuscules d'ultra droite est-ce que pour vous la réponse du gouvernement est à la hauteur non je pense que c'est un symbole c'est c'est c'est c'est sans doute nécessaire de de il a déjà eu des tion de gropuscule d'extrême gauche ou d'extrême droite et et si c'est justifié il faut continuer à le faire pour autant je pense qu'il y a une action de de fond de façon à ce que dans notre pays la la minorité agissante ou certaines minorités agissantes n'impose pas en permanence leur lois à une majorité silencieuse qui qui qui on le voit accepte de moins en moins ces situations et et je ne voudrais pas que chacun veuille rendre justement la justice dans notre p pays et il faut être très vigilant sur ce planl on va parler du budget puisquon disait vous êtes vice-président de la commission des finances et le Sénat termine aujourd'hui l'examen de la première partie de ce budget la partie recette on va voir comment vous l'avez modifié avec Samien de [Musique] chat bonjour Samia bonjour Ren bonjour c'estan bonjour et Samia ça fait déjà une semaine que les sénateurs ont commencé l'examen de ce budget 2024 ils ont apporté plusieurs modifications oui et d'ailleurs toutes les modifications quasiment sur ce projet de loi de finance elles viennent du Sénat puisqu'on le rappelle en première lecture à l'Assemblée nationale le gouvernement a déclenché vous le savez l'article 493 de la Constitution ce qui veut dire que les députés n'ont pas pu le voter ce budget du gouvernement il a été adopté tel quel alors au Sénat le 493 ce n'est pas possible he et donc les sénateurs ne se sont pas privés de modifier ce budget 2024 qu' trouve trop dépensier le gouvernement prévoit 16 milliards d'euros d'économie sur les dépenses publiques l'an prochain pas assez pour les sénateurs qui veulent introduire une des économies supplémentaires 5 milliards d'euros de coupes supplémentaires alors comment et bien par plusieurs mesures d'abord la suppression du bouclier tarifaire qui permettrait à elle seulle de réaliser d'après les sénateurs 1 milliard d'euros d'économie l'an prochain le bouclier tarifaire je rappelle que c'est ce dispositif qui a permis de limiter la hausse des prix de l'énergie pour les ménages depuis 2021 le gouvernement voulait le prolonger en 2024 les sénateurs ont dit non ils veulent remplacer ce bouclier tarifaire par un chèque un dispositif plus ciblé qui serait réservé au 60 % des ménages les plus modestes le gouvernement lui n'est pas d'accord regardez la réaction du ministre des comptes publ hier au micro de Quentin calm on a pris un engagement devant les Français les prix de l'électricité n'augmenteront pas plus de 10 %. or l'amendement porté par la majorité sénatoriale c'est une augmentation des prix de 20 % des des févriers avec un chèque un chèque mais à la fin on sait très bien comment ça se passe avec l'échec c'est la classe moyenne qui paye alors est-ce que vous assumez de dire aujourd'hui euh la classe moyenne et la classe aisés donc les 40 % des ménages français les plus aisés ne doivent plus être aidés pour payer leur factur de chauffage c'est pas une mesure très populaire peutêtre une mesure courageuse alors je je je je veux juste la la resituer dans quelques secondes dans son contexte vous avez souligné un des éléments majeurs de ce budget c'est le fait démocratique le fait qu'il ne soit pas examiné à l'Assemblée et et et donc la nécessité que il y a un examen au fond au Sénat le deuxième élément c'est la dette extrême de ce budgetin on continue à à creuser et augmenter notre dette avec on a franchi maintenant la la barre des des 3000 milliards d'endettement et puis le troisième élément c'est le déficit qui continue à grossir la dépense qui continue à augmenter d'où la nécessité effectivement de de travailler sur la réduction de la dépense comme le Sénat a souhaité le faire je trouve un peu paradoxal que le ministre casaznav s'ériige ou ou ou ou conteste le l'échec ce gouvernement qui a fait tant de chèc depuis des années alors que la mesure aujourd'hui que nous proposons au niveau de la majorité sénatoriale c'est justement d'avoir des mesures ciblées hein c'est ça le sens en fait de ce milliard d'économie c'est au lieu d'avoir une réduction pour tous de la facture énergétique sur laquelle on pourrait revenir pour essayer d'en comprendre surtout la cause et voir comment on peut réformer ce fameux marché européen de l'énergie donc au lieu d'avoir une une facture réduite pour tous c'est de cibler via un dispositif qui corresponde au aux classes moyenne et et et aux classes inférieures ou en tout cas les les les plus défavorisés les premier décil un chèque qui permette justement de répondre aux besoins de ceux qui en ont le plus besoin et non pas de généraliser une politique dont la France n'a plus les moyens l'Union européenne l'a souligné encore la semaine dernière dans ses observations alors ça c'est pour pour les particuliers pour les collectivités Elisabeth borne était devant les M jeudi dernier elle a annoncé la prolongation de l'amortisseur électricité pour les collectivités c'est une bonne nouvelle c'est une bonne nouvelle dans son annonce on voit cet année que dans son application il y a loin de la coupe au lèvrre si je puis dire he puisque de nombreuses collectivités doivent rembourser les avances qui avaient été consentis l'année dernière parce qu'en fait les collectivités gèrent bien leur budget elles font des efforts et en faisant des efforts elles améliorent leur situation budgétaire parfois au détriment de l'investissement parfois au détriment du service public local ce qui peut poser des questions et du coup elles sortent de ce fameux filet de sécurité ou de l'amortisseur pour autant il est il est il est pertinent de le de le maintenir pour celles qui sont le plus en difficulté ou qui ont signé des contrats à des moments très défavorables et qui les engagent dans la durée Samia autre piste d'économie votée par le Sénat la suppression de plusieurs avantages fiscaux oui et notamment celui qui bénéficie au propriétaires qui louent le leur logement en meublé touristique sur des plateformes type Airbnb actuellement il bénéficie d'un abattement fiscal très conséquent 71 % le gouvernement a déjà prévu de ramener cet abattement à 50 % mais le Sénat veut aller plus loin et aligner le régime fiscal des meublés touristiques sur celui des locations à l'année les locations dites nues c'est-à-dire passer un abattement de 30 %. c'est une proposition de Max Brisson qui est sénateur des pyénées Atlantique où la crise du logement est très aigu regardez les mesures fiscales sont aussi des symboles qu'on envoie des population qui n'en peuvent plus qui voient les jeunes être logés de plus en plus loin des zones émidemment touristiques voilà pourquoi les élus de territoire comme lumière le territoire du Pays-Basque unanime demande qu'on mette fin à cette niche fiscale qui est de plus en plus difficile à supporter voilà donc le Sénat veut passer l'abattement fiscal à 30 % pour lesmeuobilés touristiques mais il prévoit quand même une dérogation pour les zones rurales dans un territoire comme le hautre par exemple le Cantal le Sénat dit l'abattement fiscal pour les meublés touristiqu dans ces zones rurales serait fixé à 51 % et non pas à 30 % pourquoi parce qu'il faut bien situer cette mesure dans son contexte comme l'a rappelé mon collègue Max Brisson c'est sur les zones tendues où il y a cette difficulté majeure avec le fait que les gens n'arrivent plus à se loger on a un problème du logement dans notre pays et que les propriétaires parce que c'est plus rentable préfèrent louer forme Airbnb en tout cas sur sur des formules très très courtes et et saisonnières c'est vrai dans le au Pays-Bas que c'est vrai à Paris et avec les Jos le phénomène ne peut que s'implifier mais c'est pas la même chose dans les en territoires ruraux effectivement aujourd'hui le tourisme rural en particulier les gites ruraux c'est une pratique qui existe depuis très longtemps qui permet d'accueillir de manière saisonnière des des touristes dans nos territoires et il ne faut pas qu'il soit bien sûr régi de la même manière donc autant je soutiens totalement cette mesure rbnb autant il fallait bien sûr la différencier pour que nos territoires ruraux ne soient pas victimes de de de celle-ci le gouvernement lui ne la soutient pas vous avez peu d'espoir qu'elle soit maintenue bah je crois que le gouvernement là pour le coup partage plutôt l'objectif à le constat est partagé on a je pense une difficulté fiscale ou légistique pour trouver la bonne formule qui ne qui permettre à la fois d'être constitutionnel et répondre à cet enjeu de de justice fiscale et surtout de politique du logement parce que le vrai sujet de fond c'est la politique du logement Samia autre avantage fiscal supprimé par les sénateurs celui premier à la FIFA oui pour attirer le siège de la FIFA en France le gouvernement lui avait réservé un petit cadeau dans le budget 2024 l'exonération pour toutes les fédération sportive internationale de l'impôt sur les sociétés la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises CVAE la TVA et puis l'impôt sur le revenu pendant 5 ans pour tous ces personnels alors là encore il y a eu une quasi une unanimité à droite et à gauche du Sénat pour supprimer ce cadeau fiscal fait à la Fédération internationale de football est-ce que vous aussi vous l'avez trouvé choquant cet avis cet avantage fiscal promis par le gouvernement aux fédérations Sportiv international choquant indécent tous les qualificatif il suffit d'écouter ce que vous égrainez comme avantage je pense que la FIFA n'est pas très nécessiteuse et et et donc le fait que le gouvernement français envisage de telles mesures y compris individuelles pour exonéré de d'impôt sur le revenu les salariés de la FIFA au moment où les Français connaissent pour beaucoup d'entre eux des situation difficile avec une inflation qui reste présente et la nécessité de finir les fins de mois de façon un peu compliquée je pense que cette mesure est indécente indigne elle a été introduite dans le 493 je ne sais pas pour quelle raison et qu'est-ce qui a présidé à cela et j'espère qu'elle ne figurera pas dans le texte définitif en tout cas que qui sera adopté sal samamien on reparle des taxes autoroutes oui hein le Sénat a introduit une nouvelle taxe dans ce budget 2024 qui est une taxe sur les concessions autoroutières et sur les aéroports et cette taxe elle est censée permettre de financer à la fois des infrastructures ferroviaires mais aussi des infrastructures routières parce que l'idée du Sénat c'est de dire que les collectivités n'ont pas toujours les moyens de financer les infrastructures routières et et et c'est notamment le cas dans votre territoire le Cantal je crois absolument euh le le dans dans nos territoires comme le Cantal la mobilité passe par la route certes il faut encore améliorer des choses sur le fer mais euh le ferroviaire ne dessert pas l'ensemble du territoire et donc la mobilité du quotidien les déplacements c'est la voiture c'est la route et donc nous devons continuer à investir à entretenir ce réseau routier qui est très conséquent c'est une vision de terrain pragmatique et pour cela nous avons besoin de de trouver des moyens pour financer euh ces ces travaux et cet entretien et je me réjouis moi de l'instauration de cette taxe nouvelle sur des infrastructures en fait les vous l'avez dit les aéroports et les autoroutes alors surtout les autoroutes en fait c'est c'est c'est une c'est une mesure de décarbonation de nos mobilités hein c'est comment on taxe des des des infrastructures carbonées pour financer le ferroviaire mais aussi les transports du quotidien sur les territoires j'ajoute que le le Sénat a aussi introduit une mesure qu'on avait proposé dans notre rapport avec mon collègue Moré qui est les quotas carbones pour venir compléter les moyens dont on peut disposer pour les mobilités du quotidien et est-ce que le gouvernement vous suit sur cette taxe sur les autoroutes et sur les aéroports est-ce que est-ce qu'il ce sera maintenu potentiellement en deuxième lecture à l'Assemblée nationale la taxe sur les autoroutes et sur l'aéroport oui c'est une mesure qui est partagée qui qui sera maintenue peut-être avec quelques ajustements le Conseil d'État a validé le fait que cette mesure pouvait être introduite et surtout qu'elle n'engageit pas ou une augmentation du tarif des autoroutes parce que ce qu'on ne voulait pas c'est qu'en fait ce soit l'usager de l'autoroute qui P au fin estce qu'il y a pas un risque au final ce soit l'automobiliste ou le passager qui paye non parce que ce n'est pas une taxe spécifique à l'autoroute le le le les sociétés concessionnaires d'autoroute peuvent répercuter lorsqu'elles ont des charges qui sont spécifiques à leur infrastructure là ce n'est pas le cas on dit un mot du l'au de la biodiversité oui le Sénat a souhaité supprimer ce l'OTO de la biodiversité qui était une expérimentation je rappelle le principe les Français sont invités à jouer au l' gratter un ticket et une partie du prix d'achat du ticket est reversé à des actions en faveur de la biodiversité ça existe déjà pour le patrimoine le lo du patrimoine qui est fortement soutenue d'ailleurs par le Sénat et pourtant sur le loto de la biodiversité vous avez dit stop on ne poursuit pas l'expérimentation pourquoi alors pour pour deux raisons y a une raison d'abord qui est celle de de de l'addiction au jeu et et peut-être que c'est en plus surtout pour les jeunes avec une entrée très très faible à 3 € sur un sujet qui est cher à tous mais qui parle encore peut-être davantage aux jeunes et donc ne pas incité à cela et le fait que c'est pas efficace sur le plan financier puisqueen fait seulement je crois que c'est 46 € pour 100 € qui qui sont pariés qui revien sur voilà 43 c'est pas 46 sur un ticket alors que si on a une aide directe en défiscalisation il y a 66 % qui qui permet la défiscalisation pour celui qui fait un don à des associations qui uvrent pour la biodiversité donc ça nous semble pas on va dire ni moralement ni financièrement efficace et c'est la raison pour laquelle on n'a pas soutenu cette mesure c'est pas parce qu'Emmanuel Macron a gratté a gagné la dernière fois qu'il a gratté le l'OTO de la biodiversité non je fais je me réjouis de de de de sa chance pour autant je je suis pas certain que ce soit le le le un bon exemple que le Président de la République promeuve euh les les les jeux de hasard un mot plus général sur ce budget samiia a dit un 16 milliards d'économie c'est ce que veut faire le gouvernement vous vous dites c'est pas assez le Sénat veut ajouter 5 milliards supplémentaires par-ce que c'est pas trop et où vous les trouvez ces alors je je je dis c'est pas assez je dis c'est pas vrai c'est que les 16 milliards en fait il y a 12 milliards qui sont simplement des mesures qui étaient liées à la crise que nous aux crises que nous avons traversé et c'est des mesures exceptionnelles dont on sort donc c'est 12 milliards qui ne sont pas des économies structurelles au contraire on continue à augmenter tous les postes de dépenses de l'ensemble des ministères plus de 8800 postes aussi créés en terme d'agents public dans les ministères il nous semble qu'on n pas sorti du quoi en coûte et qu'on est toujours dans cette addiction après c'est des augmentations pour l'éducation pour la police pour la justice certes et et il y en a qui correspondent à des orientations notamment en terme de sécurité police justice vous dites que l'on que l'on souhaite pour autant il y a un certain nombre de de de de ces dépenses qui nous semblent pas justifié hein notamment sur ce phénomène d'agence effication de de de de de notre politique publique c'estàdire qu'on donne beaucoup d'argent à des acteurs extérieur qui pent des politiques publiques ça je pense qu'il faut qu'on le regarde de plus près et il y a un point qui est en tout cas pour moi mais mais très cher c'est la dépense publique ce qu'on appelle les niches fiscales vous l'avez évoqué un peu tout à l'heure on crée encore alors que le gouvernement prétend combattre les niches fiscal on en crée encore 66 dans ce dans ce PLF et je pense que là vraiment il faut qu'on attaque les 200 milliards de dépense fiscale et sociale alors on sait que derrière chaque niche il y a un chien comme on dit qui défend sa niche mais il faut qu'on s'y mette très très sérieusement merci Samia on suivra le vote cet après-midi un vote sur la partie recette et puis le budget ça dure jusqu'au 12 décembre on suivra tout ça merci beaucoup à tout à l'heure à tout à l'heure pour parler de la décision de la CGR sur Éric dupondorti on verra ça dans le club on va voir l'actualité dans le Cantal maintenant Stéphane sotarel on accueille Patricia Olivieri bonjour merci beaucoup d'être avec nous on est ravi de vous accueillir dans cette émission vous êtes Directrice Déléguée et rédactrice en chef de l'Union du Cantal Patricia on va revenir avec vous sur l'un des sujets d'inquiétude des éleveurs alors qu'un accord de libre échange entre l'Union européenne et le Mercosur est sur le point d'être finalisé alors effectivement impossible de s'adresser au sénateur du Cantal sans évoquer l'élevage he l'élevage qui est le poumon économique du département alors effectivement selon des fuites de la Commission européenne l'accord qui en discussion depuis pas mal de temps déjà on le sait entre l'Union européenne et les pays du Mercosur pourrait être signé très prochainement début décembre nous diton alors qu'on sera en pleine COP 28 les éleveurs redoutent cette perspective pourquoi euh ce serait la signature la signature entraînerait l'ouverture accrue du marché européen à des viandes qui sont issues de d'animaux élevés dans des conditions diamétralement opposées celles qui sont imposées aux éleveurs européens tant en terme de bien-être animal d'environnement de traçabilité première source d'inquiétude et sachant que on est dans un contexte structurel pour leslevages français décapitalisation très forte ces dernières années qui se traduit un million de vaches de moins donc on voit que nos campagnes vont plus ressembler à ce qu'elles le sont aujourd'hui et puis en même temps on est dans un contexte où on prend la souveraineté alimentaire du pays euh Stéphane dans ces condition quel peut-être l'avenir quelles sont les perspectives pour notre élevage ma question et forcément je connais votre réponse faut-il s'opposer radicalement à cet accord oui bonjour Patricia oui bien évidemment ma ma collègue Dominique astrasson a interrogé le gouvernement hier sur cette question là et qui nous inquiète beaucoup et et qui est caché sur lequel le Parlement n'a jamais eu à se prononcer on a tous lu que le président Loula voulait faire aboutir cet accord avant la fin de l'année d'où d'où cette inquiétude et et cette échéance annoncée on s'y oppose fermement la ministre des Affaires étrangères et et de l'Europe nous a indiqué hier que la France ne laisserait pas passer cet accord en l'état puisqueeffectivement à tous égards hein sur les conditions de de de de de d'élevage sur euh les les inéquités on parilotes hein on estement ouais absolument absolument et puis il y a il y a aussi euh quelque chose de de de de de de tout bête hein c'estàd qu'on est aujourd'hui on rentre dans la COP 28 et et et la la première des luttes contre le CO2 c'est de limiter les importations et et donc de soutenir notre agriculture notre élevage français euh pour éviter cela donc on on reste très vigilant euh aujourd'hui euh on a plutôt des signes qui nous laisseraient à penser que la France s'opposera à cet accord mais il va falloir rester effectivement très très mobilisé pour que réellement cet accord ne signe pas et et en tout cas je je vous assure de de de de du fait que le Sénat est particulièrement mobilisé pour s'opposer à cet accord qui est complètement contraire à tout l'intérêt de l'agriculture française et et quantalienne en particulier Patricia on va parler d' d'un autre sujet hein c'est un sujet qui touche évidemment pas que le Cantal qui touche bon nombre de territoires c'est la désertification médicale alors effectivement Stéphane starel vous avez été corapporteur en 2021 d'une PP d'une proposition de loi qui visait à lutter plus fortement plus radicalement contre les déseres méridicaux et parmi les propositions il y avait l'idée d'instaurer au côté de mesures incitatives telles qu'elles sont telleles qu'on les connaît aujourd'hui des mesures peut-être un peu plus coercitives d'inciter euh par des moyens divers et variés les médecins nouvellement diplômés à s'installer dans des zones peu densément pourvues ça peut être le le cas du quantal notamment pour le les spécialistes alors cette PPL n'a pas abouti euh quels peuvent être les nouveaux leviers vous toujours partisans de ces mesures coercitives et comment les faire aboutir alors des mesures plus contraignantes en tout cas oui euh on avait introduit la 4e année post postdoctorat après 4e année d'internat c'est un élément mais qui suffit pas et on voit bien que toutes les solutions doivent être doivent être mises en place l'idée c'était d'obliger euh la profession à se réguler faute de quoi on porte l'idée qu'il devrait y avoir un conventionnement sélectif pour d'abord prioriser les département qui qui qui les les territoires qui sont en situation de de de de carence en terme d'offre médicale et le Cantal en fait partie mais il y a aujourd'hui pratiquement 6 millions de Français qui n'ont pas un accès satisfaisant à au médecin donc j'ai j'ai j'ai interpellé mon mon collègue nouveau président de la commission des affaires sociales du Sénat Philippe Moulier avec qui on va mettre un GR groupe de travail en place pour faire des propositions reprenant la PPL que j'avais eu le le plaisir de de rapporter et peut-être pour le faire de manière encore un peu plus concertée mon idée c'est comme les dentistes ont su le faire par exemple c'est de donner un délai où les professionnels s'organise et et arrive à s'autoréguler comme les dentistes ont su le faire faute de quoi effectivement on on devrait aller vers ce conventionnement sélectif parce que il y a aucune raison que des Français et des quantaliens en particulier n'est pas accès au soins on voit aujourd'hui toute la difficulté que ça représente merci Patricia Olivieri merci beaucoup d'être intervenu dans cette émission on était ravi on regarde la Une de l'union du quanta l'oriaac pôul d'excellence en matière de microbiologie c'est à la Une de votre journal merci beaucoup d'avoir été avec nous un dernier mot rapidement Stéphane sotarel puisque vous êtes élu de la région vernronalpe et on a appris hier que avec la région Provence Alpe coupe d'Azur vous allez donc accueillir les Jeux olympiques d'hiver 2030 on imagine votre satisfaction c'est une grande satisfaction une belle victoire pour les Alpes françaises qui sont le premier euh domaine skiable du monde et et et euh la région ouver grenal qui avec la région sud effectivement s'est associé pour accueillir cette événement sera au rendez-vous et et et je n'ai aucun doute que le Cantal même s'il est au bord de cette grande région mais avec une très belle station qui est le Luron puisse aussi bénéficier de cet événement merci merci Stéphane satarel d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure
Stéphane Sautarel