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InterviewINA (sur YouTube)· 2 juillet 2012 26 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

DUPLEX LUXEMBOURG LIONEL JOSPIN

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15RelanceRéponse partielle

    On vient d'entendre la satisfaction de Jacques Chirac manifestement tout a été fait pour éviter les fausses notes lors de ce sommet. Au fond, malgré les désaccords, n'y a-t-il pas un peu d'hypocrisie diplomatique pour trouver un consensus ?

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on n'est pas allé trop loin des ambitions initiales de la France ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Le terme 'employabilité' a fait florès. Est-ce que ce n'est pas la fameuse flexibilité, la déréglementation que vous n'appréciez pas ?

  • 5:00OuverteRéponse partielle

    La France privilégie la réduction du temps de travail à 35h. Est-ce qu'on peut avoir raison contre tout le monde ?

  • 7:00RelanceRéponse directe

    Le président de la République met en garde contre des expérimentations hasardeuses. Pensez-vous qu'il fasse allusion aux 35h ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Quand aura-t-on les premiers résultats sur le plan du chômage ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Lionel JospinFait
    « les sommets européens au niveau des chef d'État et de gouvernement existe depuis plus de 20 ans il y a dû y en avoir plus d'une cinquantaine trois parents au début deux par an maintenant »
  • 4:30Lionel JospinFait
    « la France a joué un rôle dans cette direction nous nous occupons pas simplement de monnaie de stabilité de contrôle du budget mais que nous nous occupons de ce qui angoisse les des dizaines et des dizaines de millions de gens en Europe à savoir le chômage »
  • 14:00Lionel JospinFait
    « nous sommes à l'aube de quelque chose c'est une nouvelle phase qui s'ouvre »
  • 16:00Lionel JospinFait
    « il y a une nouvelle équipe qui va diriger et le Parti socialiste et accompagner l'action gouvernementale »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

et nous rejoignons maintenant en direct du Luxembourg Lionel Jospin pour un premier bilan de ce sommet sur l'emploi au côté DARLET chabo et de Gérard Leclerc monsieur Jospin bonsoir On vient d'entendre la satisfaction de Jacques Chirac manifestement tout a été fait pour éviter les Fauss notes lors de ce sommet au fond malgré les désaccords n'y a-t-il pas un peu d'hypocrisie diplomatique pour trouver un consensus je vais te dire une chose simple d'abord c'est que les sommets européens au niveau des chef d'État et de gouvernement existe depuis plus de 20 ans il y a dû y en avoir plus d'une cinquantaine trois parents au début deux par an maintenant il n'y avait jamais eu de sommet consacré à l'emploi on mesure quand même ce qui vient de se produire dès le sommet d'Amsterdam c'est-à-dire quelques jours après que j'ai été nommé par Jacques Chirac Premier ministre euh j'ai proposé que l'Europe réoriente une partie de ses préoccupations de son activité et de ses ressources de financement vers la lutte pour l'emploi et vers la croissance et on pouvait penser au début qu'il y aurait un certain scepticisme et bien nous venons de tenir ce sommet sur l'emploi il fixe de grandes orientations et surtout il est le début d'une démarche qui va se poursuivre maintenant d'année en année puisque chaque deuxème congrès euh chaque deè sommet lapsus on en parler absum parce que je vais partir tout à l'heure c'est vrai verbrest chaque deè sommet annuel sera désormais consacré à l'emploi pour examiner le résultat des plans nationaux décidés par les États dans le cadre des orientations que nous avons fixé aujourd'hui alors tout de même est-ce qu'on n pas assez loin des ambitions initiales de la France puisqu'on voit que dans les objectifs et bien ne figure ni précisément le nombre d'emploi qu'il faudrait créer la baisse du chômage qu'il n'y a pas de date butoire pour pour les plans d'action chaque pays et a pas non plus de sanctions qui sont prévu on est moins loin que ce qu'avait proposé la commission puisque c'est la Commission qui avait proposé des objectif chiffré compris un objectif moyen et des objectifs particuliers on est plus loin que ce que nous pouvions espérer au départ parce que on pouvait craindre que ce sommet soit un sommet isolé fait pour faire plaisir à la France parce qu'elle avait insisté et là on assiste à une réorientation je crois de la politique européenne au moment où nous allons vers la monnaie unique nous montrons et nous indiquons et la France a joué un rôle dans cette direction nous nous occupons pas simplement de monnaie de stabilité de contrôle du budget mais que nous nous occupons de ce qui angoisse les des dizaines et des dizaines de millions de gens en Europe à savoir le chômage et ça c'est une réorientation fondamentale par ailleurs sur proposition de la France dans ce sommet il a été admis que les gouvernements les états pouvaient eux se fixer des objectifs quantifiés il y en a d'ailleurs quelques-uns dans le texte adopté aujourd'hui qui concerne le chômage des jeunes qui concerne les chômeurs de longue durée qui concerne la formation aussi pour les chômages oui mais alors on faisait évidemment la comparaison avec les critères pour la monnaie les critères de Maastrich c'est vrai qu'ils étaient contraignants et là effectivement on entrait ou on entrait pas dans la monnaie unique dans l'euro si on les respectait alors c'est vrai que cette fois il y a pas de sanction il y a des engagements et il y aura au bout du compte c'est vrai si on respecte pas des recommandations alors qu'est-ce qui va pousser qu'est-ce qui va aiguillonner les gouvernements à faire des choses précises et à respecter ses engagements d'abord il faut que vous compreniez Queen ce qui concerne la politique monétaire on est maintenant à la fin du processus qui va conduire à la monnaie unique en ce qui concerne l'attention portée désormais à la lutte contre le chômage on est au début d'un processus et donc vous pouvez pas comparer une fin de période et le début d'une nouvelle démarche je crois qu'on peut dire aujourd'hui justement que après les critères de mastrich il y a désormais les objectifs de Luxembourg pour l'emploi et pour la croissance et et ça je c'est un tournant important à mon sens dans l'Europe mais l'aiguillon c'est quoi c'est les opinions publiques qui demandent vraiment que les gouvernements fassent plus mais c'était déjà les dizaines de milliers d'hommes et de femmes qui manifestaient hier à Luxembourg et qui ont sont venus rappeler avec les syndicats européens leurs exigences leurs impatiences et leurs attentes ce sont les opinions publiques effectivement parce que si on n'est pas éligible à des critères de l'emploi comme on est éliggible aux critères monétaires risque tout simplement de ne pas être éligible par ses peuples si on ne fait pas un effort pour cela et c'est d'ailleurs il y a une cohérence entre la volonté de mobiliser notre effort national vers l'emploi en France et cette volonté de sensibiliser nos partenaires européens vers l'emploi en Europe donc il y a une cohérence je crois entre l'action que nous essayons de conduire au niveau national et les impulsions que nous essayons de donner au niveau européen alors il y a un terme qui a fait floresse durant ce sommet c'est celui d'employabilité et dans le texte final on voit qu'il est question de moderniser l'organisation du travail de favoriser des formules souples le temps partiel est-ce que c'est pas la fameuse flexibilité la déréglementation que que que vous n'appréciez pas moi mes critères sont simples je ne suis pas hostile à la souplesse pour s'adapter à la compétition mondiale si cette souplesse permet d'être plus efficace d'augmenter les revenus les salaires de diminuer le temps de travail ou de conquérir des marchés si la flexibilité c'est la régression sociale la remise en cause d'acquis je suis contre donc mes critères sont extrêmement simples je suis prêt à être souple si c'est un progrès notamment pour les salariés pour la population pour notre économie si c'est une régression du point de vue social je la rejette mais je crois d'ailleurs que c'est aussi la position des des deux autorités de l'exécutif français et du président cette flexibilité elle été mise en œuvre on le sait par par la Grande-Bretagne avec des résultats puisque le chômage a baissé pendant 20 mois consécutifs il y a plus actuellement que 1400000 chômeurs en Angleterre et c'est cette déréglementation elle tire des chefs d'entreprises y compris des chefs d'entreprises étrangères français on va le voir avec une une sorte de paradis fiscal qui s'est créé à hashford et où se sont installé des entreprises françaises c'est un reportage de Jean-Paul chapppel et de Bernard ronflet la pluie ne lui fait pas peur pour trouver son premier emploi Ludovic s'est exilé au pays du brouillard après un an de galère cet ingénieur en informatique a fait un choix être employé en Angleterre plutôt que chômeur en France c'est ce qui permet d'entrer réellement dans la vie active c'est d'être considéré je dirais comme un comme un adulte à part entière et d'avoir son indépendance financière totalement alors que jusqu'à il y a il y a quelques mois je recevais encore un peu d'argent de mes parents sa chance cette petite entreprise de haute technologie pour fuir le poids des charges et des impôts le patron a déserté la France ici les cotisations patronales sont quat fois moins élevés en France je n'arrive plus à construire et bien moi j'ai pas voulu faire comme certains qui est de qui est de toujours se plaindre auprès de nos gouvernants je pense que ici je pouvais trouver ma solution donc je l'ai trouvé et je suis là pour construire moins d'impôt moins de paperasserie et un accueil royal pour lui madame le Maire a organisé une réception ici à hashford première escale après le tunnel sous la Manche le français découvre un nouveau paradis il y a tout un environnement de gens qui font tout pour vous faciliter la vie et ça c'est pour un entrepreneur c'est précieux parce que tout le temps gagné c'est du temps susceptible de vous permettre de générer encore plus de business les salariés eux découvrent l'envers du décor le pub pour unique distraction et un système de santé très différent ici on ne choisit pas son médecin et à l'hôpital les filattente sont toujours aussi longes les Anglais prennent leur mal en patience dans ces caslà donc si je vis en Angleterre je fais pas simplement installé depuis un mois alexandra a déjà son premier salaire 6000 francs et sa première feuille de paye elle tient en C lignes pas de retraite obligatoire le système est privé pas de sécurité de l'emploi les contrats sont précaires j'ai très peu droit jusque 2 an d'ancieneté c'estd on peut vous licener licenci on peut me dire dans une semaine vous êtes partis j'ai une semaine de préavis vite embauché vite licencié le système libéral permet à la Grande-Bretagne d'afficher un chômage minimum et pour ce transfuge sans complexe des profits maximum alors le libéralisme ça marche monsieur juspin quand même non au point qu'il y a des jeunes Français même avec tous les inconvénients qui traversent la Manche et qui viennent s'installer ou qui trouvve du travail en Grande-Bretagne plusieurs choses quand même si la Grande-Bretagne était un paradis euh je pense que Monsieur majer aurait été réélu triomphalement et il vient de subir un désastre historique première réflexion deuxième remarque on a longtemps reproché aux Français d'être un peuple plutôt sédentaire préférant vivre en France de pas s'exporter de pas aller à l'étranger pour conquérir des marchés pour travailler pour développer aussi notre langue notre culture moi je suis content que des jeunes Français aillent aussi à l'étranger soyons pas sur nous-mêmes surtout dans l'Europe mais l'idée que il faudrait aller vers d'autres pays parce que les avantages fiscaux il seraient systématiquement plus importants pour les entreprises est une idée que nous avons combattu dans le sommet aujourd'hui c'est-à-dire que dans le texte que nous avons adopté tout à l'heure il est expressément précisé que les États-membres vont lutter contre la concurrence des lois royale en matière fiscale ou d'ailleurs en matière sociale comment pourrait-on se fixer un un un projet européen digne de ce nom si les pays membres de l'Europe se bataient à cût d'avantages fiscaux excessifs ou des loyaux ou à coup de baisse de la législation sociale c'est évidemment pas ça le projet européen donc je ne pense pas que cette perspective pourra aller très très loin et en ce qui concerne les paperas vous entendez aussi le mot paperas sachez que une des conclusions de la rencontre avec les partenaires sociaux qui a eu lieu le 10 octobre et que Marie Lise Lebranchu notamment va mettre en place c'est justement de réduire considérablement les paperaces les formalités en France notamment pour les petites et moyennes entreprises qui sont d'ailleurs au cœur des préoccupations de ce sommet parce que les fonds très importants qui vont être mobilisés par la Banque européenne d'investissement vont aller vers les petites entreprises surtout vers les petites entreprises qui portent les nouvelles technologies et qui a à travers ces nouvelles technologies pte aussi l'emploi bien sûr vous évoquez les directives de Luxembourg mais il y a également la baisse de tous les prélèvements fiscaux sociaux notamment ceux sur sur les emplois non qualifiés la France pour l'instant elle fait le contraire elle a plutôt tendance à les augmenter on va changer je crois que quand on opère le transfèr des cotisations sociales de l'assurance maladie sur la CSG on ne va pas dans le sens que vous indiquez au contraire et en plus on a un gain de pouvoir d'achat pour les salariés vous le savez ce qui est quand même notre objectif aussi pour relancer la consommation et par ailleurs vous le savez nous voulons examiner aussi les cotisations qui pèseent sur les les entreprises au titre de la compétisation patronnale pour en modifier la base de façon à ce qu'elle pénalise moins le travail donc nos objectifs vont dans le sens que l'on dit alléger les charges mais pas au prix d'une remise en cause des avantages sociaux pour les salariés la France privilégie la la réduction du temps de travail à 35 he on est les seuls est-ce qu'on peut avoir raison contre tout le monde ah je crois pas qu'on est les seuls puisque vous avez entendu qu'une crise politique qui s'était nouée en Italie récemment c'est résolu par un engagement de la ah c'est vrai ou c'est pas vrai c'est résolu par un engagement sur la perspective des 35 he il y a d'autres pays en Europe qui nous ont précédé je pense à l'Allemagne par exemple elle ne l'a peut-être pas fait sur le plan de la législation mais elle l'a fait par des accords par une politique contractuelle dans de très grand secteur comme la métallurgie je discutais l'autre jour avec plusieurs de mes collègues premier ministres et qui me disaient que la durée du travail par exemple au Danemark la durée du travail est inférieure aujourd'hui à la durée du travail en France et il y a d'autres pays européens don dans lequel c'est aussi cette situation donc chaque pays détermine sa méthode nous nous voulons être volontaristes dans la lutte pour l'emploi c'est le sens du programme emploi jeune c'est le sens de l'arme de la diminution du temps de travail mais d'un vutre côté vous savez que nous allons le faire progressivement par la négociation en aidant les entreprises donc je pense que notre optique est toujours la même une volonté sociale et la prise en compte des réalités économiques alors quand le président de la République dans un texte une contribution met en garde contre le mirage d'expérimentation hasardeuses qui peuvent affecter gravement la lutte contre le chômage est-ce que vous pensez qu'il fait allusion aux 35h on lui a posé la question je crois dans la conférence je dis je crois je crois que j' éta à ses côtés dans la conférence de presse tout à l'heure et il a dit qu'il ne faisait allusion à aucune politique en particulier qui peut mieux interpréter les textes du président que le président lui-même donc vous n'êtes pas visé pas du tout il a dit tout l'heureeffectivement il comptait il pensait que vous étiez d'accord pour dire que vous n'étiez pas sur la voie d'expérimentation hasardeuse forcément vous êtes d'accord vous savez que je conçois mon rôle de premier ministre de façon assez simple je travaille ernesttoine qui va qui devrait prendre les les reenes du patronat français et toujours aussile au 35h mais il souhaite un aménagement du projet notamment pour aller vers une davantage d'annolisation vers davantage d'or supplémentaires a on dit que le projet qui va être présenté au Conseil des ministres le 10 décembre prochain sera contraire une version dure c'està dire qu'on va encore limiter le temps partiel les heures supplémentaires est-ce qu'il y a pas là une une contradiction est-ce que vous allez pas désespérer les chefs d'entreprise et tourner le dos aux orientation de Luxembourg moi j'aurais préféré que que les chefs d'entre me fasse des propositions des contreprositions par rapport à la démarche qui était la nôre sur les 35 heur notamment à l'occasion de la préparation de la rencontre du 10 octobre voire même dans la rencontre du 10 octobre donc il vous demande de la souplesse oui oui oui je oui je suis heureux de savoir que peut-être parce que après tout les responsabilités n'ont pas encore été fixées que je sache au patronat français que peut-être des nouveaux responsable du patronat français envisagerait au fond de de revenir discuter alors nous verrons et nous verront sur quelle base ils le feront et comme de toute façon notre volonté dans cette affaire c'est de servir bien sûr les salariés mais aussi les entreprises c'est pourquoi nous les aidons donc ce sera quand même avec les entreprises par branche par secteur ou dans le cadre de tel ou telle entreprise particulier que les négociations entre les représentants des salariés et les chefs d'entreprise doivent être menées avec vous le savez l'incitation de l'État alors le le récent conflit des des routiers en France c'était pas le premier à montrer qu'il fallait harmoniser les législations sociale entre les pays il y a rien à l'issue de ce sommet sur l'harmonisation sociale ça viendra un jour j'ai pu obtenir dans la discussion que soit prise en compte davantage encore affirmer mieux la nécessité du dialogue social et ça c'est extrêmement important vous savez que c'est au cœur de ma de ma façon de de d'agir on l'a vu dans ce dans ce conflit dont dont vous avez parlé à l'instant je voulais aussi avancer nous voulions avancer d'ailleurs le Président on était tout à fait d'accord le thème de l'harmonisation sociale des législations sociales nous n'avons pas pu obtenir ce terme comme tel ou deux pays S sont nettement opposés mais nous avons fait prendre en compte l'idée non seulement de la concertation avec les partenaires sociaux mais l'idée aussi que nous devions mettre en œuvre la Charte sociale la Charte des droits sociaux et je pense que nous nous appuirons sur cela pour pousser à cette harmonisation dans certains secteurs on l'a vu pour le transport routier je suis convaincu que l'harmonisation des législations sociales par exemple touchant la durée du travail si vous voulez sera aussi importante que cette harmonisation fiscal dont nous parlions tout à l'heure ben on a encore des idées à faire avancer en Europe avec la la croissance les emplois jeunes les 35 heur quand aura-t-on les premiers résultats sur sur le plan du chômage est-ce que vous ciez pas que les 35 heur jouent contre l'emploi en avec peut-être en incitant certains ch d'entreprise à supprimer des emplois et puis en décourageant des investissements étrangers d'abord vous avez constaté qu'un certain nombre d'entreprises y compris les entreprises d'un certain nombre des patrons qui discutaient avec nous et qui ne voulaient pas les 35 heur étaient déjà passé au 35 he donc ça veut dire qu'un certain nombre d'entreprises pas seulement simplement de très grandes mais aussi des moyennes ou des petites performantes ont la capacité de passer à 35 he ce que je demande moi au chefs d'entreprise c'est à partir du moment où il y a une aide de l'État c'est à partir du moment où il y a un délai pour le faire c'est qu'ils entrent maintenant dans ce processus c'est qu'il ne se bloquent pas et c'est qu'ils se disent ça a été fait par d'autres on peut le faire on en tirera un avantage moi mon idée c'est pas que les Français travaillent moins c'est que les c'est que les Français travaille plus mais d'abord qu'ils soi plus nombreux à travailler puisque plusieurs millions d'entre eux sont hors du cadre du travail alors nous essayons de mener une politique économique et sociale qui pousse à une croissance plus forte et nous avons l'espérance d'une croissance plus forte à partir de 1998 nous avons maîtrisé le budget et le collectif budgétaire il paraiss c'est impossible à faire disait-on nous l'avons fait dans de bonnes conditions sans casser la croissance nous poussons nos partenaires européens à nous rejoindre dans cette action en direction de l'emploi là encore et de la croissance et donc les premiers résultats pour quand nous faisons des efforts sur les emplois jeune donc je dis aux entreprises prenez votre part prenez votre part de cet effort mais les premiers résultats écoutez ça fait à peine 6 mois 5 mois et demi que nous sommes là la démarche est fixée la volonté est faite il y a une prise de risque de notre part une vraie prise de risque parce que moi je ne crois pas à l'immobilisme je ne crois pas à la passivité en politique ou alors sinon il faut faire autre chose et les Français ne croiront plus à la démocratie les résultats je pense que les premiers commenceront à apparaître je pense vers la fin de l'année 1998 parce que vous savez très bien qu'il y a une inertie dans ce domaine mais ce qui est important c'est pas simplement de savoir quand les résultats arriveront c'est ensuite que la tendance soit différente et soit nouvelle et je pense que un des éléments pour renverser cette tendance c'est aussi celui de la confiance parce que la confiance des acteurs de la vie économique et sociale c'est un élément qui contribue lui aussi à la croissance et s'il y a ce sentiment de confiance et bien je pense que nous pourrons aller plus vite que nous le pensions au départ alors pour l'instant les Français ont confiance en vous parce que les sondages sont bons votre code de popularité touche 60 % qu'est-ce qu'ils aiment en vous les Français est-ce qu'il faut que je j'agisse et en plus que je commente ou AC oui qu'est-ce qu'il apprécie à votre avis je je je ne sais pas c'est à eux de de le dire moi je je m' force de d'animer cette équipe que je conduis ce gouvernement avec des personnalités fortes et qui font leur travail je crois que c'est c'est cette volonté de travail et cette capacité de travail peut-être qui est reconnu c'est aussi l'idée d'un gouvernement qui qui n'est pas passif devant les réalités économiques ni devant le chômage et qui se fixe des objectifs qui affirment une volonté c'est aussi un gouvernement qui ne se laisse pas dominer par la technocratie même s'il respecte les grands serviteurs de l'État ou les techniciens qui partout agisse mais qui donne une impulsion politique parce que il veut réhabiliter la politique c'est-à-dire au fond réhabiliter la démocratie c'est un gouvernement qui écoute qui dialogue mais qui sait prendre des décisions c'est un gouvernement qui lorsqu'il ouvre un dossier je pense par exemple à des dossiers industriels que nous avons trouvé en friche euh ne le referme pas tant qu'il ne l'a pas réglé voilà ce que j'essaie de faire mais pour le reste je ne peut pas commenter mes mes mes propres sondages et quand on est dans C sinon qu'est-ce qui va vous rester quand on est dans cette situation de popularité qu'est-ce qu'on redoute le plus estce que c'est que la croissance au point rendez-vous est-ce que c'est la mise en application des 35 heur est-ce que c'est un vaste conflit social de quoi avez-vous peur et je ne veux rien redouter en particulier je veux continuer à à mener ma tâche comme je le fais c'est une c'est une chose réconfortante que que peut-être on un certain nombre de Français français recroit à nouveau dans dans l'action publique et moi je je je suis fier qu'il puisse ressentir cela je continuerai à essayer d'être au service du pays à la place qui est la mienne c'est celle du gouvernement uniquement alors le Congrès du Parti socialiste s'ouvent aujourd'hui à Brest vous irez tout à l'heure les rejoindre est-ce que vous pensez que les socialistes peuvent en écoutant les résultat Luxembourg ce soir dire on a gagné c'est notre ligne qui a triomphé ils peuvent être aussi contents que vous les socialistes ils sont ils sont libres ils vont ils vont s'exprimer librement moi je je les rejoindrai effectivement à partir de demain mais là je suis à Luxembourg c'està-dire dans un pays très proche ami que nous aimons bien où en plus le Premier ministre président du Conseil de l'Union a joué un rôle tout à fait positif dans ce sommet et je ne suis pas en France et je ne suis pas à Brest et je ne suis pas avec les socialistes donc je veux pas confondre les temps je ne veux pas confondre les lieux m'avait interrogé au soir d'un sommet mais comme premier ministre je ne veux pas m'exprimer en tout cas ce soir comme un socialiste que je suis petite précision quand même on l'entendra tout à l'heure Laurent Fabius dit à propos des résultats de Luxembourg c'est un début mais ce n'est qu'un début mais c'est je crois ce que j'ai dit tout à l'heure j'ai dit nous sommes à l'aube de quelque chose c'est une nouvelle phase qui s'ouvre et en plus qui sera contrôlé progressivement donc je suis tout à fait d'accord avec ce que Laurent a dit sur l'enjeu du Congrès vous pouvez pas nous en dire un peu plus sur la la la c'est délire une nouvelle équipe qui va accompagner la nouvelle équipe gouvernementale lorsque nous avons fait prévu la date de ce congrès c'est-à-dire 3 ans après le précédent à sa date normale nous voulions nous préparer aux élections nous nous préparions peut-être nous ne savions pas à la reconquête nous sommes maintenant face à l'exercice du pouvoir et donc moi je suis dans ma tâche je ne peux pas faire autre chose je ne veux pas mélanger les gens et donc il y a une nouvelle équipe qui va diriger et le Parti socialiste et accompagner l'action gouvernementale dont je rappelle d'ailleurs que elle n'est pas conduite vous le savez au gouvernement et à l'assemblée que par des socialistes mais par une majorité diverse et et qui fait peut-être la la force de ce courant aujourd'hui et qui explique peut-être aussi cette confiance dont on parlait tout à l'heure alors vous allez dire qu'on vous demande de faire notre travail mais vous pouvez définir ça existe le jospinisme comment naturellement pas bon d'accord mais c'est une ligne politique je parle pas de l'adhésion la personne de lonnais Jospin mais il y a une ligne politique on définit en Grande-Bretagne une ligne autour du du Parti travailliste rénové par tenibler alors le Parti socialiste ou le mouvement rénové par Lionel Jospin il se définit comment mais vous avez tous vu ce qui s'est passé depuis de ou 3 ans moi je je me contente d'agir aujourd'hui dans la fonction qui est qui est la mienne peut-être faudrait-il regarder les pratiques plutôt que de vouloir mettre des formules en tout cas je vois là j'ai vu les des journaux la j spinomania le sacre et tout ça euh je vois bien en même temps pourquoi certains disent ça ou font ça je peux vous dire une chose euh je n'ai fait partie d'aucune cour à aucun moment nous avons été au pouvoir déjà c'est totalement étranger à à ma culture que ces histoires de sacre ces histoires de cours et donc je n'accepterai aucune cour autour de moi et je continuerai à agir comme je suis sans changer et pour faire allusion à quelques commentaires qui ont été fait sans prendre la grosse tête c'est plus grand risque ça non à mes yeux non il suffit d'être normal une dernière question monsieur jpin est-ce que vous m'entendez une dernière question dans les jours à venir revenons au congrès de Brest François Hollande deviendra secrétaire général du Parti socialiste mais en réalité monsieur Jospin n'est-ce pas vous qui en rester le vrai patron très bonne question parce que s'il y a un sacre quitte le poste de premier secrétaire du Parti socialiste ce sera le sacre de François Hollande mais François Hollande il est comme moi c'est un homme simple qui a le sens de l'humour du relativisme il ne demande pas un sacre parce que je crois qu'il est temps de désacraliser le pouvoir que le pouvoir se fasse respecter parce que par ses actes par sa façon d'être et que nous abandonnion les pompes du pouvoir et les volutes de l'encence Monsieur jusin il joue en tout cas qu'il sache que moi je ne suis pas DUP monsieur juspin en tout cas merci d'avoir répondu à nos questions en direct du Luxembourg vous allez vous rendre vous l'avez dit à Brest où c'est ouvert aujourd'hui le Congrès du Parti socialiste

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