Fête de la musique, événements sportifs : la ministre chargée du plan canicule appelle à la "vigilance collective"
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:40OuverteRéponse directe
Comment travaille l'État pour affronter cet épisode de chaleur et faire le lien entre décisions parisiennes et application locale ?
- 2:06OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous voulez demander au maire ce matin, notamment pour les festivités prévues ce week-end ?
- 3:16RelanceRéponse directe
Vous dites pas d'annulation. C'est aux organisateurs de choisir s'ils maintiennent ou annulent leurs événements ?
- 4:16OuverteRéponse directe
Les gens qui nous écoutent, vous leur dites quoi ? Protégez-vous, fermez vos fenêtres, hydratez-vous. Est-ce qu'il y a des conseils de prévention à marteler ?
- 5:47OuverteRéponse directe
On est en vigilance orange. Est-ce qu'il y a d'autres paliers, rouge, noir, plus restrictifs ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:50Invité politiqueFait
« nous traversons un épisode de forte chaleur qui déjà nécessite une vigilance, une vigilance collective. »
- 1:00Invité politiqueFait
« Au sein du ministère de l'Intérieur, c'est le centre opérationnel de gestion interministérielle de crise qui suit la situation en continu. »
- 2:23Invité politiqueFait
« Par principe, la position du ministère de l'Intérieur, ce n'est pas d'ailleurs d'annuler ces événements. »
- 4:34Invité politiqueFait
« L'objectif, c'est d'avoir une vigilance collective et une vigilance individuelle. »
- 5:10Invité politiqueFait
« j'ai pu constater, effectivement, ces derniers mois qu'il y a quand même une recrudescence des comportements excessifs à risque. »
Temps de parole
- Marie-pierre Vedrenne73 %
- Présentateur27 %
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...d'Auvergne, jusqu'à 9h, vous écoutez Ici Matin.
C'est à 48 ce matin avec l'invité de la rédaction, on évoque la canicule qui va se poursuivre au moins jusqu'en début de semaine prochaine.
Un minimum, vigilance orange depuis hier midi et pour plusieurs jours dans le Puy-de-Dôme et l'Allier. Des mesures qui sont déjà prises un petit peu partout, des endroits réfrigérés, des brumisateurs, un suivi pour les personnes les plus fragiles. On est ce matin avec la ministre déléguée en charge de la citoyenneté en déplacement chez nous ce vendredi. Marie-Pierre Védrenne, Madame la Ministre, bonjour. Bonjour. 40 degrés annoncés ce week-end, notamment chez nous en Auvergne, dans le Massif Central. C'est un épisode très important.
Comment travaille l'État pour affronter cet épisode de chaleur et pour faire le lien entre les décisions prises, pardon de le dire, à Paris et ensuite l'application en local ?
Effectivement, nous traversons un épisode de forte chaleur qui déjà nécessite une vigilance, une vigilance collective. Et l'ensemble des services de l'État est mobilisé. Au sein du ministère de l'Intérieur, c'est le centre opérationnel de gestion interministérielle de crise qui suit la situation en continu. Effectivement, vous avez raison de dire que par contre, toutes les situations sont différentes en fonction des territoires. Donc depuis, entre guillemets, comme vous le dites, Paris, depuis le ministère de l'Intérieur, il y a deux maîtres mots.
Le travail en interministériel pour assurer un véritable suivi avec nos collègues, par exemple, de la transition écologique en lien avec Météo France. L'en lien avec ma collègue ministre de la Santé. Et le ministre de l'Intérieur sera avec elle ce matin pour faire un point sur un autre élément fondamental, la territorialisation. C'est-à-dire les remontées du terrain. Et qui sont des acteurs essentiels dans cette remontée du terrain ? Ce sont les préfets. Et donc il y a un lien entre le centre opérationnel de gestion interministérielle des crises et les préfets qui remontent en continu justement les informations et l'évolution des situations.
Donc l'objectif, c'est véritablement d'adapter la réponse de l'État sur tous les territoires afin de protéger au mieux les Français.
Et de demander aussi certaines mesures peut-être au maire. Qu'est-ce que vous voulant demander au maire ce matin, à ceux qui nous écoutent, qui s'inquiètent notamment des festivités prévues ce week-end, par exemple, pour la fête de la musique ?
Vous avez raison, nous avons un week-end où il y aura des événements, qu'ils soient sportifs, festifs. Par principe, la position du ministère de l'Intérieur, ce n'est pas d'ailleurs d'annuler ces événements. Mais c'est d'appeler, comme je le disais, à la vigilance collective. Et donc oui, les préfets sont en lien avec notamment les maires, bien évidemment, mais aussi tous les organisateurs et les ARS. Et justement, si je suis venue aujourd'hui dans le Pidum, c'est notamment pour évoquer les enjeux de sécurité routière dont on est à la charge, mais j'ai demandé à la préfète de réunir aussi, à l'occasion de ma venue, en préfecture, un comité opérationnel départemental.
C'est-à-dire que tous les interlocuteurs sont autour de la table, l'ARS, nos forces de sécurité civiles, nos pompiers, nos gendarmes, la Croix-Rouge, toutes les associations agrées, pour avoir un suivi dans la dentelle, à la fois sur, justement, les personnes en situation de vulnérabilité, et à la fois aussi tous les éléments sur les remontées d'événements.
Ça veut dire, Madame la Ministre, pardon, mais vous dites pas d'annulation. Vous dites, la position claire et nette du gouvernement, il n'y aura pas d'annulation actée par le gouvernement ou par les services de l'État pour un événement. Vous dites, en revanche, c'est aux organisateurs de choisir s'ils maintiennent, s'ils prennent le risque de maintenir, ou s'ils annulent leurs événements. C'est bien clair, c'est ça ?
Ce que nous voulons, c'est véritablement adapter le dispositif. Vous l'avez dit, vous l'avez dit dans votre message introductif, tout ne doit pas se décider depuis les ministères. Les décisions et les liens sont faits sur le territoire. Donc c'est pour ça qu'il n'y a pas, de la part du ministère, d'annulation par principe national. Il y a une vigilance au plus près des événements et au plus près des situations. Et effectivement, vous l'avez dit aussi, on s'adapte. C'est-à-dire que les dispositifs vont s'adapter aussi en fonction des remontées terrain, en fonction des remontées que nous avons, à la fois de Météo France et à la fois des organisations de santé.
C'est ça qui est important. Ça, c'est pour les collectivités, notamment les mairies. Les gens qui nous écoutent, nos auditeurs ce matin, qui s'inquiètent aussi, vous leur dites quoi ? Protégez-vous, fermez le classique, fermez vos fenêtres, hydratez-vous. Est-ce qu'il y a des conseils de prévention, encore une fois, à marteler, à répéter ? Peut-être d'appeler ses proches, de prendre des nouvelles des proches qu'on a et qui parfois sont isolés ?
Tout à fait, vous avez totalement raison. L'objectif, c'est d'avoir une vigilance collective et une vigilance individuelle. Bien évidemment, une vigilance à destination des publics les plus vulnérables. Donc, le faire en tant que citoyen, c'est déjà absolument fondamental. Et puis, il ne faut pas hésiter, effectivement, aussi, quand je sais que certaines personnes ont envie de participer à des événements sportifs, il faut faire attention. On le voit, quand il y a des fortes chaleurs, il faut effectivement bien s'hydrater. Il faut plutôt, si des gens veulent absolument avoir une activité sportive, le faire très tôt le matin ou plutôt en fin de journée.
Tout ça, effectivement, j'appelle à la vigilance collective parce que j'ai pu constater, effectivement, ces derniers mois qu'il y a quand même une recrudescence des comportements excessifs à risque. Et en cas aussi de forte chaleur, là aussi, j'appelle, effectivement, à la vigilance collective. Et vous avez raison de souligner qu'un appel pour prendre des nouvelles de ses proches qui ne peut durer que cinq minutes, ça permet, justement, d'éviter des situations et ça permet de faire appel, si nécessaire, à la fois aux pompiers, à la fois aux associations agrées, de sécurité civile et à tous les acteurs qui sont, oui, mobilisés et prêts à faire face si la situation aussi évolue.
Dernière question, rapidement, Madame la Ministre. On est en vigilance orange. Est-ce qu'il y a d'autres paliers, rouge, noir, par exemple, qui peuvent être plus restrictifs encore ?
Alors, je vous le disais, l'objectif, c'est d'adapter nos dispositifs en fonction des remontées, à la fois, justement, de Météo France et à la fois, aussi, de nos préfets et des organisations de santé. Ce matin, le ministre de l'Intérieur et la ministre de la Santé font un point, justement, avec toutes les préfectures régionales pour pouvoir adapter nos dispositifs. En fait, il y a trois maîtres mots. La vigilance, l'adaptation et le suivi que nous pouvons faire au niveau central pour, justement, adapter les dispositifs à l'échelle locale.
Merci beaucoup, Marie-Pierre Védrenne, ministre déléguée en charge de la citoyenneté, en visite chez nous dans le Puy-Dôme aujourd'hui. Merci beaucoup, Madame la Ministre, et bonne journée à vous.
C'est 1h54, 6 matin.
Marie-pierre Vedrenne