Projet de loi de financement de la Sécurité sociale, Stéphanie Rist est notre invitée
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Bonjour madame la ministre. Vous deviez vous rendre à Haoche aujourd'hui pour la pause de la première pierre du chantier de rénovation extension d'un centre hospitalier. Votre visite est reportée en raison des manifestations que Matignon qualifie de violences urbaines et pointe du doigt l'ALFI. À l'inverse, Manuel Bompard accuse le gouvernement de sombrer dans le complotisme. Vous êtes complotiste ?
- 0:40OuverteRéponse directe
Est-ce que les revendications des lycéens sont légitimes ?
- 1:17OuverteRéponse directe
Qui est concerné par la taxe sucre ? Les petites entreprises artisanales seront-elles préservées ?
- 3:22OuverteRéponse directe
Le gouvernement veut réaliser 2 milliards d'économies sur les arrêts maladies longue durée. À quoi doit servir cette coordination ?
- 4:06OuverteRéponse directe
Vous parliez de renforcement de sanctions. On pourrait aller jusqu'à quel type de sanction ?
- 5:30OuverteRéponse directe
Le gouvernement veut aussi faire 3 milliards d'économies sur les médicaments. Vous avez négocié avec l'industrie pharmaceutique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:17Stéphanie RistFait
« L'objectif de cette taxe, elle est pas de mettre une taxe. L'objectif, c'est un objectif de santé publique. »
- 1:58Stéphanie RistChiffre
« Il y a euh un adulte sur deux qui est en surpoids ou en obésité. 80 % de nos enfants mangent trop de sucre par jour. »
- 2:40Stéphanie RistChiffre
« Depuis 2012, il y a une taxe soda. Dans les années qui ont suivi, les boissons sucrées ont diminuer leur quantité de sucre entre 6 et 17 % selon les boissons. »
- 3:22Stéphanie RistChiffre
« Le gouvernement veut réaliser 2 milliards d'économies sur les arrêts maladies longue durée. »
- 4:06Stéphanie RistChiffre
« On a fait avec mon collègue Farandou, le ministre du travail, un pack arrêt maladie de 2 milliards d'économie. »
- 5:30Stéphanie RistFait
« C'est des sanctions financières. Quand il y a un abut qui est constaté, il y a des sanctions financières que nous aggravons dans le décret que j'ai pu sortir. »
- 6:08Stéphanie RistChiffre
« Il y a la contribution des laboratoires pharmaceutiques. Ça c'est dans le budget de la SQ. Et cette contribution, elle est de 3 milliards. »
- 6:53Stéphanie RistChiffre
« Le budget de la sécurité sociale, certes, on va diviser le déficit par deux, mais on a un budget de la sécurité sociale en augmentation pour l'assurance maladie. C'est 6 milliards de plus de dépenses de santé en 2027 dans ce budget. »
- 7:33Stéphanie RistChiffre
« Pour l'hôpital, c'est plus de 3 % d'augmentation, donc bien au-delà de l'inflation euh pour 2027. »
Temps de parole
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Le grand matin Sud Radio 7h10h Jacques Tardose 7h40 Stéphanie Rist ministre de la santé des familles de l'autonomie et des personnes handicapées est avec nous. Bonjour madame la ministre. Bonjour Jacques Cardos. Vous deviez vous rendre à Haoche aujourd'hui pour la pause de la première pierre du chantier de rénovation extension d'un centre hospitalier. Votre visite est reportée en raison des manifestations que Matignon qualifie de violences urbaines et pointe du doigt l'ALFI. À l'inverse, Manuel Bompard accuse le gouvernement de sombrer dans le complotisme. Vous êtes complotiste. Oh, écoutez, il suffit de regarder les vidéos qui sont passées à la télé, mais je dois dire que c'est très triste. Moi, j'ai envie qu'on écoute les lycéens et ce qu'ils ont à dire et à revendiquer.
C'est ce que va faire Édouard Gef, enfin ce qu'il fait depuis le début de la semaine et aujourd'hui il les reçoit au ministère avec les familles. C'est très important de pouvoir écouter les revendications des lycéens, mais c'est complètement irresponsable de voir des elles sont légitimes ces ces revendications ? Ben moi, je considère que toutes les revendications des jeunes sont de base légitimes. Euh donc, il faut les écouter. Et je travaille beaucoup avec les jeunes sur la santé, les étudiants en santé pour améliorer notre système de santé de demain. Quand des jeunes vous disent des choses, il faut les entendre. Euh maintenant, que des parlementaires, que des politiques allument la flamme, il y a plus de 200 blessés hier. Enfin, on se rend compte, enfin, j'ai un proviseur dans la
l'agglomération arléanaise où d'où je d'où je suis qui a été frappé au ventre. Enfin bon, enfin on est vraiment choqué, je trouve ça choquant et euh et pas responsable. Alors, vous avez présenté le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 avec notamment une nouvelle taxe, la taxe sucre sur le modèle de la taxe soda. D'abord, son fonctionnement. Est-ce que le barême de cette taxe sera croissant selon la teneur en sucre ? Alors, c'est une taxe oui, qui est proportionnelle, c'est-à-dire plus il y aura de sucre dans les gâteaux, dans les bonbons, euh plus euh il y aura euh de la taxe. Mais si il y a moins de sucre, il y a moins de taxe. L'objectif de cette taxe, elle est pas de mettre une taxe. L'objectif, c'est un objectif de santé publique. Il
y a euh un adulte sur deux qui est en surpoids ou en obésité. 80 % de nos enfants mangent trop de sucre par jour. On sait que ça a des conséquences sur la santé des de la maladie de diabète, l'obésité bien sûr, mais aussi des maladies du cœur, des vaisseaux et certains cancers. Donc nous avons à prendre conscience collectivement. L'objectif de cette taxe, elle est de dire aux industriels diminuer la consommation de sucre dans ces gâteaux ou bonbons qui sont emballés avec des additifs rajoutés et il y aura pas de taxe ou beaucoup moins. C'est une forme d'incitation à être un peu plus vertueux, à mieux composer ses recettes avec moins de sucre. Clairement, c'est ce qui a été fait avec la taxe soda. Depuis 2012, il y a une taxe soda. Dans les années qui ont
suivi, les boissons sucrées ont diminuer leur quantité de sucre entre 6 et 17 % selon les boissons. Donc ça marche. Ce qu'on dit, c'est vous avez en main, vous êtes industriel, vous avez en main aussi la santé de demain de nos enfants. Ça marche sur peut-être la teneur en sucre, mais ça n'a pas détourné les consommateurs de ces boissons soda. Vous imaginez bien que ça ne va pas détourner les consommateurs de la consommation de sucre. L'objectif de cette taxe, elle est vraiment de parler aux industriels, de leur dire diminuer votre vos recettes, changez vos recettes. Ça a été fait pour la pour le soda, vous pouvez le faire aussi pour ces produits. Qui est concerné par cette taxe ? En un mot, est-ce que vous allez par exemple préserver les petites entreprises artisanales ? Je pense au petit
chocolatier qui fait quand même un meilleur sucre que l'industriel qui lui veut et vend des paquets bas de gamme ? Alors, je veux stigmatiser personne, mais ce qui est dans la loi et dans la taxe, c'est du sucre avec des additifs et de l'emballage. Donc, les additifs sont un ajout d'une certaine façon à la taxe. C'est ça. En fait, si vous avez des produits qui concernent qui ont que du sucre, ils seront pas taxés. Si vous avez des produits la taxe des additifs et qui sont emballés, ceux-là seront taxés. Euh le gouvernement veut réaliser 2 milliards d'économies sur les arrêts maladies longue durée, madame la ministre, pour y répondre une mesure entant renforcer la coordination entre le médecin traitant, le médecin du travail et le médecin conseil de l'assurance maladie. À quoi
doit servir cette coordination ? À combattre les arrêts de complaisance. Oui, on a fait avec mon collègue Farandou, le ministre du travail, un pack arrêt maladie de 2 milliards d'économie. D'abord, on s'attaque aux arrêts maladies courts et j'ai publié un décret pour ceux qui abusent. On lutte contre l'abus des arrêts maladies. ce ces personnes qui peuvent voir euh cinq médecins euh en 2 mois pour avoir des petits arrêts maladies. Donc ça, on a euh renforcé les sanctions et l'assurance maladie va plus contrôler. Ensuite, on a proposé des mesures avec Jean-Pierre Farandou sur la prévention au travail mais aussi sur la prise en charge de de ces personnes qui ont des arrêts maladies parfois très très longs et qui pour autant ne consultent pas des professionnels qui ne sont pas pris en
charge pour leur santé. Donc ce que nous disons c'est nous allons diminuer ces arrêts maladers dans leur durée mais nous allons proposer des parcours de santé pour aller mieux. Et puis euh il y a un sujet qui permet aussi d'améliorer la relation entre si on améliore la relation entre le médecin du travail, le médecin généraliste et le médecin de la SQ, et ben on arrive à prendre en charge correctement la personne en étant plus accompagnant de cette personne. Vous parliez de renforcement de sanctions, on pourrait aller jusqu'à quel type de sanction ? Alors, c'est des sanctions financières. Quand il y a un abut qui est constaté, il y a des sanctions financières que nous aggravons dans le décret que j'ai pu sortir. Dans quel dans dans de quel ordre avec des montants que vous pouvez nous dont
vous pouvez nous parler ce matin ? Alors ça dépend très souvent, c'est le fait de déjà rembourser les indemnités qui ont été versées et il peut y avoir des des des amendes supplémentaires en fonction de l'abus qui est constaté. Le gouvernement veut aussi faire 3 milliards d'économies sur les médicaments. L'idée euh est notamment de moins rembourser certains médicaments qui marchent peu. L'industrie pharmaceutique, j'imagine, ne va pas être contente. Vous avez négocié avec elle ou pas ? Alors, il y a plusieurs mesures. Il y a des mesures que j'ai pris cet été qui effectivement euh disent que l'assurance maladie remboursera moins des médicaments qui sont un peu moins efficaces. Ça c'est la haute autorité de santé qui le dit. Et dans ces cas-là, c'est la complémentaire qui prend en
charge ce financement. Et puis il y a la contribution des laboratoires pharmaceutiques. Ça c'est dans le budget de la SQ. Et cette contribution, elle est de 3 milliards. C'est euh une sorte de contribution des industriels pharmaceutiques. Euh c'est la même, c'est équivalent à ce qui était demandé l'année dernière pour les laboratoires pharmaceutiques. D'accord. Les députés socialistes ne voient apparemment aucune main tendue et la députée socialiste Estelle Mercier a parlé de provocation à la vue de ces projets de budget qui sont présentés. Qu'est-ce que vous lui répondez ce matin ? Je lui dis que le budget de la sécurité sociale, certes, on va diviser le déficit par deux, mais on a un budget de la sécurité sociale en augmentation pour
l'assurance maladie. C'est 6 milliards de plus de dépenses de santé en 2027 dans ce budget. 6 milliards qui vont permettre d'investir dans les hôpitaux, d'investir pour le changement climatique, euh de permettre d'avoir des tarifs qui permettent de pas fermer des hôpitaux. C'est des mesures pour l'accès aux soins, pour la prévention, pour la protection de la santé des enfants. C'est ça qu'il y a dans le budget de la sécurité sociale. Le budget de la sécurité sociale, il est en augmentation au-dessus de l'inflation, budget des hôpitaux. Malgré malgré la baisse globale qui fait passer le déficit de 22 l'année dernière à 127. Oui, il y a des choix qui ont été faits et des priorités qui ont été donnes. Pour l'hôpital, c'est plus de 3 % d'augmentation, donc bien au-delà de
l'inflation euh pour 2027. Donc, on va mieux dépenser euh en tous les cas euh à vous entendre. Une question sur le traitement euh et c'est ma dernière question euh sur le traitement Zoladex d'Astrazeneca. On en parlait sur cette antenne hier. Le laboratoire a estimé que le traitement Zoladex d'Astrazeneca qui est utilisé euh pour le traitement euh du cancer du sein ne doit plus être prise en charge. Euh les malades du cancer peuvent avoir très peur des prix parce que ça veut dire qu'il y aurait une augmentation des prix puisque il n'y aurait plus de prise en charge par la sécurité sociale. Non, nous sommes en train de de travailler sur le sujet. J'ai pu communiquer hier sur ce sujet. Vous savez qu'il y a en fait on a deux finurs qui nous permettent d'être un des pays
où le reste à payer pour les Français pour leur santé et la plus basse. L'assurance maladie obligatoire et les complémentaires. Plus de 97 % des Français ont une complémentaire. Dans ces cas-là, les prises en charge se font. Donc nous sommes en train de travailler dans ce cas précis. Donc pas de grande inquiétude pour les malades de de notamment les femmes atteintes de cancer du sein et qui sont traités par le zooladex. Elles n'auront pas à payer 500 ou 1000 € parce que c'est ce que vous savez, nous sommes dans un pays qui protège vraiment le mieux, un des pays les mieux au monde, on est protégé et c'est pour ça que nous faisons d'ailleurs ces efforts qui sont proposés dans le budget pour pouvoir continuer à bien protéger les Français. Merci infiniment Stéphanie Riste,
ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées de nous avoir répondu ce matin et très bonne journée à vous. Merci. Ah.
Stéphanie Rist