Christian Cambon : « L’Europe n’a pas les moyens d’empêcher l’annexion du Groenland »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et on va revenir sur ce sujet avec vous Christian Cambon dans quelques instants. Bonjour, vous êtes sénateur du Valdemar, envoyé spécial du président du Sénat pour les relations internationales. On va revenir sur l'Iran mais également sur les vélités de Donald Trump sur le Groenland.
Mais d'abord on commence par les unees de la presse régionale. On a sélectionné trois titres. D'abord la une du télégram.
La Bretagne peut-elle profiter du mercur, produit laitier, machinisme agricole ? Accès à un marché de plus de 700 millions de consommateurs sud-américains ouvrent des opportunités aux entreprises bretonnes. Deuxème une, celle de l'Est républicain.
Ce que la chute des naissances va changer. LINE qui publie demain son bilan démographique qui confirmera un niveau de naissance en France au plus bas historique. Les conséquences économiques et sociales de cette dénatalité se font déjà sentir.
Et puis lonne républicaine qui fait sa une sur les tarifs des médecins. Le grand malaise. Les dépassements d'honoraires ont explosé.
Les médecins qui réclament leur maintien quand les patients peinent à suivre financièrement. Est-ce la fin d'un système ? Demande le journal.
De quelle lune avez-vous envie de nous parler ? Les trois sujets sont évidemment importants. Je pense que celui qui est peut-être le le plus grave, c'est le c'est celui de l'est républicain.
La chute des naissances qui change, qui va changer beaucoup bien évidemment et qui est effectivement déjà ressentie. car une nation qui enregistre plus de décès que de que de naissance, c'est une nation qui va perdre sur tous les plans, sur le plan économique, sur le plan social, sur le plan international. Et je crois que là, il y a certainement le la conséquence d'une politique familiale qui est quand même très négative depuis des années et je crois que ça peut avoir Emmanuel Macon qui tente de prendre des mesures pour réamorcer un ce qu'il appelle un rouement démographique.
Pas pas suffisant pas les pour l'instant on ne voit pas grand-chose. On voit beaucoup d'actions de la part des collectivités locales hein qui essayent effectivement de d'offrir aux parents, aux futurs parents des moyens d'accueillir des enfants. Mais je pense que économiquement, socialement et et politiquement, c'est quand même un phénomène très très important et assez grand.
On va parler de la mobilisation des agriculteurs qui se poursuit, on l'a vu dans le journal qui les agriculteurs qui s'opposent au Mercosour qui a donc été adopté malgré l'opposition de la France qui a échoué donc à réir une minorité de blocage. Que pouvait faire de plus Emmanuel Macron ? Je pense que il y a eu pendant longtemps un double langage car la complexité du Mercosour, c'est le fait que un certain nombre de secteurs économiques profitent et vont profiter de la mise en œuvre de ce traité.
Et une autre partie beaucoup plus sensible et qui se fait fortement entendre à juste titre va souffrir parmi les secteurs qui vont gagner. On pense au services, on pense à l'industrie, on pense euh au au secteur Vini, viticol, euh des filières comme le lait et cetera profitent déjà et ces gens-là ne parlent pas et ne disent rien bien évidemment. Et d'un autre côté, il y a des secteurs notamment, on a parlé du miel, mais enfin je pense que le plus le plus grave, c'est le secteur de l'élevage.
Et là, si vous voulez, le retentissement de cet affaire est très important parce que c'est la qualité de ce que de nos assiettes, de ce que nous mangeons. Et ce qui ne colle pas dans cette histoire, c'est que on n'impose pas aux exportateurs sud-américains les conditions sanitaires de production que l'on impose à nos propres agriculteurs. Et donc nous sommes tous pour le développement du commerce international mais à condition égale.
Il n'y a aucune raison d'accueillir en quantité importante des des tonnages de viande qui par exemple auront supporter des traitements aux hormones, aux antibiotiques et cetera. Toutes choses qui sont interdites ou fortement réglementé. Mais la France n'a pas réussi à se faire entendre, n'a pas réussi à bloquer cet accord.
Est-ce que c'est le symbole, le signe de son affaiblissement au sein de l'équ c'est un signe indiscutable d'affaiblissement. nous n'avons pas réussi à à aller à obtenir de la part de pays qui sont aussi concernés. Je pense à l'Irlande et un certain nombre de pays.
L'Italie avait une position un petit peu proche de celle de la France et puis c'est à a retourner son point de vue. Bon, c'est cela montre que mais nous en étions convaincus depuis un certain temps, la position de la France à Bruxelles est est en mauvaise posture et je crois que madame Vaner Layen devra quand même répondre de la manière dont elle conduit les choses au profit évidemment d'intérêt d'autres pays, ce qui pose quand même des difficultés. C'est-à-dire elle défend trop l'Allemagne.
Je pense qu'elle défend trop l'Allemagne parce que on sait par exemple que le le un des grands succès de du mercource est mis en route, c'est le développement des exploitations de l'industrie automobile. on sait combien l'Allemagne est sensible à ce secteur et je crois que là son rôle alors que démocratiquement elle n'est pas la plus la mieux placée pour pour parler son rôle été justement d'obtenir notamment sur l'élevage des conditions équivalentes ou proches en tous les cas de ce que l'agriculture européenne doit produire parce qu'encore une fois c'est notre santé et c'est la qualité de ce que nous mangeons. Est-ce que pour vous ça vaut censure ?
Est-ce que vous souhaitez que les députés ALR votent les motions de censure du RN et de la France insoumise ? Non, je ne pense pas. Je crois, vous savez, moi je reviens d'un weekend de feu euh dans tout le département et tout ce que l'on entend, écoutez, trouver un moyen de de de vous entendre sur ce budget et une motion de censure qui risquerait d'entraîner d'autres effets constitutionnels puisque le Premier ministre a menacé d'une dissolution.
Alors là, je crois qu'on serait euh en au au sommet euh euh de l'affaiblissement de notre pays. Donc, il faut pas de censure. Mais la question du budget, elle dépend aussi beaucoup du Sénat puisque c'est le texte du Sénat qui va être à nouveau examiné à l'Assemblée.
Est-ce que vous êtes prêt à revenir sur ce que vous avez voté vous majorité sénatoriale Et pour l'instant le c'est le texte du Sénat qui sert de base puisque le Sénat lui a exercé ses responsabilité et a voté un budget, ce que n'a pas encore fait l'Assemblée nationale. Bon comme tout le monde le sait, c'est l'Assemblée nationale qui a le dernier mot. Euh donc il faut voir à travers les les premières consultations qui vont avoir lieu dès aujourd'hui si des voies de passage sont possible.
Nous nous restons enfin le la majorité sénatoriale reste sur ces grands principes à savoir que il faut arrêter de dépenser l'argent que nous n'avons plus. Euh on a vu cette affaire au niveau des des retraites, on s'est exprimé très clairement sur ça. J'ose espérer que euh la bonne volonté des uns et des autres se manifestera et que le gouvernement n'entendra pas qu'une seule voix, à savoir euh le groupe socialiste pour essayer de trouver un compromis.
Car qui dit compromis dit que chacun fasse son effort. Chacun doit faire un effort. Donc y compris vous êtes prêt à revenir sur ce que vous avez voté.
Je laisse mes collègues qui suivent ces problèmes avec beaucoup plus d'acuité que moi, mais je pense effectivement qu'il faudra trouver une voie de passage car la France a absolument besoin d'un budget. Vous rendez compte que nous sommes le 12 janvier. Enfin, c'est c'est risible sur le plan international et notamment pour nos armées.
On va en parler tout de suite incertitude budgétaire sur le plan national. Tension géopolitique mondiale, quelle conséquence pour notre défense et nos armées. Emmanuel Macron sera jeudi à Istre pour présenter ses vœux aux armées.
On va justement aller à Istre. Bonjour François Bernardini, vous êtes le maire d'hiver gauche d'Istre, vice-président de la métropole ex-Marseille Provence. D'abord, est-ce que vous savez pourquoi Emmanuel Macron a choisi de présenter ses vœux chez vous sur la base militaire d'Istre ? pas particulièrement, mais je me doute quand même que dans le contexte international et compte tenu de l'effort de la France sur son budget vers l'armée, il avait besoin euh d'avoir une audition la plus large possible dans le lieu symbolique de la défense nationale et la ville d'Istre avec sa base militaire représente bien sûr tous les symptômes pour justifier cette présence.
Qu'est-ce que ça représente juste monsieur le maire ? le poids de l'armée dans votre ville, c'est considérable. D'abord au niveau identitaire, euh il y a une communauté de vie, d'union entre l'armée et la population civile.
Il y a une identité tout à fait commune, partagée et à travers l'histoire de nos générations passées, on a pu effectivement voir cet enchevêtrement très positif. Et puis euh statistiquement la base représente 5000 âmes qui travaillent sur son site, 3500 militaires, 1500 euh civils. Euh c'est un aspect fondamental pour euh l'aspect euh identitaire notre commune.
Qu'est-ce que vous attendez jeudi du du chef de l'État des propos de d'Emmanuel Macron ? Écoutez, j'attends une chose qui soit véritablement liée à son déplacement et une autre qui soit liée à aux responsabilités que exorçons et qui sont quelquefois très difficiles. sur l'aspect militaire.
Je suis heureux de voir que après euh le premier ministre qui était mise des armées à l'époque, euh les moyens qui ont été donnés à la base aérienne qui sont considérables puisqu'il y a eu la création d'un un aéroport militaire, puisqu'il y a eu l'arrivée des MRTT. En fait, il y a effectivement une confirmation de du degré d'importance de la base et je souhaite que cela soit confirmé à travers bien sûr également l'élément majeur d'assistance que nous représentons nous la ville qui est le pôle Jean Saray que nous avons mis à disposition de des armées pour effectivement être le le théâtre d'accueil des structures industrielles qui peuvent le servir notamment l'entreprise Zabena notement l'entreprise Talè et bientôt l'entreprise AON pour la sécurité civile. Donc tout ça est fondamental pour la ville en création d'emplois, en énergie, en animation et c'est pour ça que je suis très heureux que cette forme de constatation, de confirmation puisse se faire aujourd'hui.
Et le deuxième aspect qui m'intéresse plus particulièrement aussi en tant que vice-président de métropole chargé des problèmes industriels dans ce territoire, c'est d'avoir enfin un message clair de simplification sur toutes les procédures administratives qui nous sont demandées pour l'éclosion de nos projets. des projets qui sont fondamentals pour la sécurité nationale et des projets qui sont fondamentaux aussi pour nous sur l'aspect de notre développement propre et je j'aimerais on dit souvent ici que on est dans un territoire d'exception car effectivement avec la zone tristelle au portuaire de fosse avec la branche aéronautique sur ISRE qui se considérablement on a besoin de facilité on a besoin d'énergie on a besoin de rapidité et c'est pour ça que j'aimerais que le président puisse donner des directives pour que effectivement à la fois au niveau du euh de l'assemblée, on a des textes plus simplificateurs et au niveau des procédures préfectorales euh des aménagements. Christian Christian Combon juste [rires] pardon monsieur le maire, je je vais laisser répondre Christian Combon.
Euh vous entendez ce que dit le merdise. Qu'est-ce que vous vous attendez du chef de l'État ? Bon, d'abord, je crois que effectivement, comme le le maire Distre que je salue euh vient de le dire, le choix Distre est un le choix DISRE est un très bon choix.
Moi, j'ai eu l'occasion d'aller à plusieurs reprises euh sur le site, c'est effectivement l'aéroport militaire euh de de nos forces. C'est de là que partent les OPEX, les fameuses opérations extérieures dans un dans un effort de confort, d'accueil et d'efficacité qui effectivement est tout à fait remarquable. Et donc Istre devient un des endroits les plus importants euh notamment pour l'armé mais bien au-delà puisque'encore une fois c'est une plateforme les soucis.
Alors moi ce que j'attends du discours du président de la République c'est qu'effectivement il fixe le cap. Alors, c'est évidemment compliqué pour lui puisque malheureusement pour lui son son mandat va bientôt arriver à terme et que les vous savez l'industrie de défense, la défense d'une manière générale est une activité de long terme et singulièrement son industrie et donc il faut que les choix qui soient posés puissent être mis en œuvre pendant plusieurs années. Et je pense que moi je serai du reste présent à ISRE pour écouter avec attention ce discours et puis aussi par égard pour nos forces armées qui seront présentes et qui seront toutes représentées.
L'important c'est de savoir où l'on va alors même que le monde est en est dans une phase de déstabilisation et de crise qui est quand même très inquiétante. Toutes les voies importantes et je dirais qu'il y a un très grand consensus là-dessus demande un renforcement de nos moyens. Moi, j'ai eu l'honneur de porter deux lois de programmation militaire en tant que rapporteur.
Nous avons déjà franchi une étape et je rends au moins ce point au président de la République. Ces lois de programmation ont été exécutées, mais je pense qu'il faut aller au-delà. Je il y a pas de comparaison avec les États-Unis, mais vous avez vu le chiffre euh que le président Trump a lancé pour euh les États-Unis, c'est 1500 milliards.
Passer de 1000 à 1500 milliards. Bon, évidemment, la France est très très loin de tout ça, mais les efforts doivent être absolument euh multipliés parce que c'est notre indépendance, c'est notre souveraineté qui est en jeu. Il y a l'argent, il y a aussi les hommes.
Hier, Catherine Vrin disait objectif 275000 soldats à l'horizon 2030. aujourd'hui est lancé la campagne de recrutement pour le service national volontaire. Est-ce que c'est une bonne idée ?
Ça va marcher ? Est-ce que ça va vraiment aider nos armées ? Alors, comme toujours, les idées sont les idées sont bonnes.
On avait même on avait eu la même chose au niveau du service national universel puis finalement cette opération a capoté parce que elle a peut-être pas été suffisamment préparée. J'observe du reste que une fois de plus le Parlement est absent de ce sujet puisqu'on n pas eu l'occasion d'avoir de véritables débats. Et vous en demandez un.
Bah, je pense que la moindre des choses serait d'avoir un débat parce que c'est une mesure quand même très importante. Même si c'est un service volontaire, c'est de l'argent public. Et moi, ma crainte, c'est queon se tourne une nouvelle fois vers les collectivités territoriales pour assurer la logistique.
Car où va-t-on loger ? Pour l'instant 3000, c'est facile à faire. Quand on sera 30000 ou 50000, on a je rappelle qu'on a vendu quand même 47 47 casernements il y a de ça, un certain nombre d'années.
Et où va-t-on les loger ? C'est une des questions parmi lesquelles nous devons bien évidemment intervenir au titre du parlement. Merci François Bernardini d'avoir été avec nous.
Mire Distre, vice-président de la métropole ex Marseille-Pencece. On suivra bien sûr les les vœux d'Emmanuel Macron jeudi sur la base militaire d'Istre. Merci beaucoup.
Et dans ce contexte international compliqué, on va parler du Groenland puisque Alexandre Donald Trump semble déterminer à prendre le contrôle du Groenland, même si c'est un territoire européen. Oui, le président américain veut annexer le Groenland par tous les moyens. On l'écoute.
J'aimerais conclure un accord par la manière douce, mais si nous n'y arrivons pas, nous utiliserons la manière forte. Réponse des Européens dans une déclaration conjointe signée la semaine dernière à l'Élysée par la France, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, l'Espagne, la Pologne et le Danemark. Je la cite, le Groenland appartient à son peuple.
Il appartient au Danemark et au Groenland et à eux seuls de décider des questions concernant le Danemark et le Groenland. Et pour bien comprendre, Alexandre, quel est le statut du Groenland ? Alors, cette immense île dans l'océan arctique n'est peuplée, on le rappelle, que de 57000 habitants.
Et c'est une ancienne colonie danoise qui a depuis euh 1979 eth bien le statut de collectivité autonome constitutive du royaume du Danemark. Ça veut dire que l'île est dirigée par un gouvernement autonome local avec beaucoup de compétences, par exemple l'éducation, la santé, la politique sociale et le contrôle de ces ressources naturelles. Le Groenland reste néanmoins soumis à la constitution du royaume du Danemark et l'État danois conserve des prérogatives sur ce territoire, notamment en terme de défense, de sécurité et de relation internationale.
En revanche, contrairement au Danemark, le Groenland ne fait plus partie de l'Union européenne depuis 1985. Il fait partie des 13 pays et territoires d'outremè de l'Union européenne. Cela veut dire que les Groenlandais disposent de la citoyenneté européenne et d'un passeport de lieu.
Et pour quelle raison Donald Trump convoite le Groenlande ? Alors, première raison officielle invoquée par Donald Trump, la sécurité nationale des États-Unis. Le président américain assure que s'il ne fait rien dans le futur, la Chine et la Russie vont occuper le Groenland et ce serait alors problématique pour les États-Unis.
En effet, on le regarde sur cette carte. Les États-Unis dans l'océan Arctique sont à porté de missile de la Russie. La Russie qui a de nombreuses bases militaires au nord de son territoire et donc le Groenland est un territoire stratégique.
D'ailleurs, les États-Unis ont déjà une base militaire au nord-ouest de cette île à Pitoufi une base essentielle dans le système de défense antimissile américain. Et puis le réchauffement climatique va ouvrir dans l'article de nouvelles voies navigables et notamment pour les navires chinois. Mais la seconde raison de l'intérêt américain pour le Groenland, ce sont ces ressources minières, immenses mais peu exploitées.
Le Groenland dispose d'hydrocarbur, de nombreux métaux comme le fer, le plomb, le zinc, le nickel, l'or et le platine. Et puis le Renland dispose de métau rares, les fameuses terres rares essentielles dans le secteur de l'armement et dans la fabrication des des batteries de voiture électrique. Le Groenland abrite entre 12 et 25 % des ressources mondiales de terre rare et cela intéresse beaucoup Donald Trump.
Christian Cambon, est-ce que l'Union européenne a concrètement les moyens d'empêcher une annexion américaine du Groenland ? C'est c'est assez triste ce que je vais dire, mais je ne crois pas. Je ne crois pas.
Je crois que malheureusement si Donald Trump va au bout de son projet de manière offensive et je reviendrai peut-être sur ce point parce que je crois qu'il y avait d'autres solutions, je pense que l'Europe ne peut pas faire grand-chose. Concrètement, il faut dire la vérité. Est-ce que le Danemark va partir en guerre contre les États-Unis ?
C'est pas possible. Est-ce que l'Europe toute entière va partir en guerre contre les États-Unis alors qu'une partie importante des pays euh de l'Europe compte sur les Américains eux-mêmes pour leur propre défense ? Prenez un pays comme la comme la Pologne qui attend du reste la livraison de ces systèmes de défense antiaérien qui doivent être livrés par les États-Unis.
Est-ce que vous pensez sincèrement que la Pologne va partir en guerre et en hostilité ? Je crois que il va y avoir des communiqués où l'Europe va montrer combien elle souffre de cette politique d'intimidation de du président américain. Mais concrètement, je ne vois pas très bien comment les choses peuvent se passer.
Alors, quelle pourrait être la solution pour réffire C'est là où l'affaire est étrange parce que au demeurant euh les accords de 1951 qui étaient intervenus au lendemain de la guerre donnaient aux États-Unis et donnent toujours aux États-Unis toute liberté non seulement en terme de défense mais aussi en terme d'implantation et de développement de l'économie. Les textes sont absolument clairs. ce que et et je pense que il pourrait y avoir tout à fait une négociation car la dimension géostratégique du Groenland existe et votre carte est tout à fait significative car de l'autre côté du Groenland si j'ose dire on est effectivement en face de la Russie et de base très importante puisque depuis Archangelsk jusqu'à Mourmandsk il y a tout un chapelet de base où sont notamment stationné une partie des forces sous-marines nucléaires de la Russie.
Donc ça ça me semble tout à fait important et on sait que s'il devait y avoir dieu face que ça n'existe pas une attaque de la Russie contre les États-Unis, les missiles passerait par le par le pôle et non pas au-dessus de chez nous. Bien donc ça cette affaire et et je comprends, on peut tout à fait comprendre que le la situation du Gruenland nécessite sans doute un renforcement des forces mais je ne crois pas personnellement que une attaque enfin l'utilisation de la force par les États-Unis puisse être mise en œuvre. Et je crois que là l'Europe peut effectivement se faire entendre pour appeler à la négociation mais il faut de toute façon arriver à ce terme pour éviter une confrontation qui n'aurait pas de sens parce que ça aurait de telles conséquences.
Je rappelle tout de même que le Danemark fait partie de l'OTAN. Donc si ce sont deux pays au sein de l'OTAN qui commencent à s'attaquer, par ailleurs, le Danemark, je le dis quand même au passage, plutôt que de d'acheter des armes françaises, je pense notamment à nos rafales, a préféré confirmer sa commande de F35. Alors, vous voyez, ils attendent des fournit des fournitures américaines en matière de défense, ils vont pas les utiliser contre les Américains.
Enfin, vous voyez, il y a quelque chose qui ne colle pas dans cette histoire. Un mot sur ce qui se passe en Iran où les manifestations contre le régime prennent de plus en plus d'ampleur. Donald Trump qui n'exclut pas une intervention militaire.
Est-ce qu'il a raison ? D'abord, ce qu'il faut dire, c'est que c'est absolument effroyable et qu'à l'heure où nous parlons, le drame les pantes continue, puisque maintenant ce sont par centaines et peut-être par milliers car nous ne connaissons pas la vérité euh de victimes de la répression féroce euh de cette euh de ces moles-là qui ont perdu toute notion d'humanité. Je rappelle que c'est le pays qui a pendu plus de 1000 de ses citoyens au cours de l'année dernière.
Donc, on voit à qui on a affaire. Alors, une intervention bien évidemment le premier réflexe que l'on a quand on voit ça, c'est dire mais qu'on les qu'on leur tape dessus et et qu'il s'en aille. Ceci posé, l'expérience récente de l'histoire doit nous faire réfléchir.
On a vu ce qui s'est passé en Irak, on a vu ce qui s'est passé en Libye, on a vu ce qui s'est passé en Afghanistan. À chaque fois, c'est assez facile de faire disparaître les les les leaders, surtout lorsque ce sont des bourreaux. Le problème, c'est le lendemain, c'est-à-dire comment les choses s'organisent le lendemain.
Et là, si vous voulez, il me semble que s'il y a quelque chose à faire, c'est aider l'opposition à se structurer. Car c'est une des difficultés euh de l'opposition iranienne, c'est que il y a plusieurs clans, plusieurs sensibilités, plusieurs directions. Euh je pense qu'il faut plutôt aider l'opposition et que cette solution doit intervenir par les Iraniens eux-mêmes qui du reste, je crois, cette fois-ci, se soulèvent en masse puisque c'est pas simplement inhérant.
Mais sur l'ensemble du terrain, on sait qu'elle ira jusqu'au bout cette révolution. Je pense que cette fois-ci euh cette fois-ci, il y a des chances que euh ça a jusqu'au bout. D'abord parce que la crise économique et a atteint des niveaux absolument effroyables.
La répression atteint des niveaux absolument effroyables. Alors, je crois que mais je pense que le fait de tirer sur des casernes ou des choses comme ça, ça ne règle pas le sujet parce que encore une fois le régime oppressif peut demeurer. Et le fait de, on le voit au Venezuela, le fait d'avoir enlevé le chef de l'État ne veut pas dire que le régime s'est écroulé.
Enfin dans tous les cas pas au jour d'aujourd'hui. On va revenir à l'actualité dans votre département pour terminer. On va nos gens on va nos gens sur Marne.
Bonjour C du Bois. Merci beaucoup d'être avec nous. Cécile rédactrice en chef du quotidien en ligne 94 citoyens.
Cécile on va parler avec vous des municipales et des enjeux dans le Val de Marne. Oui, bonjour. Oui, les municipales de 2020 vous ont permis républicain de de remporter d'emblématiques bastion communistes comme Champignnie, Villu Saint-Georges, Valenton et cetera et d'enclencher une dynamique qui vous a fait ensuite gagner le département l'année suivante.
Je voulais savoir pour 2026, quelle ville vous semble encore prenable ? Quelle ville craignez-vous éventuellement de perdre ? Et avec quel parti vous semble-t-il opportun alliance ?
Et surtout, quelle est aussi votre stratégie par rapport au sénatorial qui, comme chacun sae, se prépare au municipal ? Je suis heureux de saluer d'abord madame Dubois que je connais bien. Alors tout d'abord, je voudrais dire que nous avons l'intention de conserver tous les acquis que en deux élections municipales passées nous avons enregistré.
La dernière fois, nous avons conquis des villes phares. Je pense à Champign, je pense à Chois le roi, je pense à Valenton qui était communiste comme Champign et je crois que l'action de ces mères, je pense à Laurent Jeanne, je pense à Migu, je pense à tous ces garçons, toutes ces équipes municipales qui ont fait un travail extraordinaire, je pense que nous allons confirmer nos succès et puis bien évidemment nous ne partons pas uniquement pour conserver la situation mais nous souhaitons pouvoir conquérir d'autres villes. Moi, je regarde de près ce qui se passe au crème bic qui est peut-être tout à fait gagnable.
Il y a d'autres villes euh je pense à Fraine où il y a beaucoup de tension euh au sein de la gauche. Il y a comme ça et puis bien sûr juif que nous avons perdu et la dernière fois et que nous pouvons tout à fait euh récupérer. Vous voyez, nous avons des équipes qui sont très fortes, très mobilisées et puis bien évidemment pour arriver à ce résultat, c'est dans l'union que nous y parviendrons.
Il faut qu'avec nos collègues centristes et toutes les forces qui ne veulent pas revivre les 45 ans de domination communiste que nous avons vécu dans cette dans ce département, il faut s'unir. Et nous avons une chance cette année, c'est que le LFI et la gauche traditionnelle ne joue pas exactement la même partition. Donc il faut se servir de ces divisions et montrer que nous avec Olivier Capitanot, le président de notre département, nous avons une vraie stratégie pour faire en sorte que le Val de Marne redevienne un de ces départements majeurs de l'Île-de-France et j'y travaillerai de toutes mes forces.
Merci Cécile Dubois, merci d'avoir été avec nous et merci Christian Cbon d'avoir été notre notre invité ce matin pendant cette première demi-heure.
Christian Cambon