Et si les grands-parents devenaient plus que jamais un pilier de la famille moderne !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Saufo, pensez votre logement pour demain. Travaux, domotique, sécurité, bien-être. Sophinco présente Sud Radio, la vie devant nous.
Et bien, bonjour à tous. Ravi de vous retrouver pour un nouvel épisode de la vie devant nous. Ce dimanche avec nos invités, on va vous donner envie de vivre votre âge, quel qu'il soit.
Euh cette émission, elle est faite justement pour euh bah pour vous, vous soyez enfants, euh parents, grands-parents, voire même arrière euh grands-parents, on pense à eux. Euh et puis ici, on va parler justement de de d'histoire de vie, de témoignages, de conseils concrets euh pour mieux vivre ensemble à tous les âges de la vie. Alors aujourd'hui, on va parler justement de de lien entre les générations.
Quel justement quel rôle jouent aujourd'hui les grands-parents dans les familles modernes ? À quoi sert un vieux ? C'est un peu provoquant mais c'est volontaire mais ça va être profondément philosophique et et sociétal.
Et puis une autre question que beaucoup se pose au moment de la retraite, comment réinventer sa vie après le travail ? Et on va parler du fameux pot de retraite. Est-ce que c'est une fête ou une antifête ?
Voilà, des sujets humains universels que on va aborder avec nos invités. Si les grands-parents devenaient plus que jamais un pilier de la famille moderne. Sud Radio, la vie devant nous.
Alors, on reçoit Sophie Gaillet, fondatrice de Grand Mercredi, une plateforme dédiée au lien entre générations. Alors, c'est plutôt une plateforme pour les grands-parents euh et petits-enfants, enfin en tout cas pour qu'il s'occupe des petits enfants. Bonjour Sophie Gaillet.
Bonjour à tous. Oui, grand mercredi, c'est un média dédié aux grands-parents qui existe depuis 10 ans maintenant, qui est un média que les grands-parents reçoivent trois fois par semaine dans leur boîte mail gratuitement et on leur donne des conseils pour accompagner le rôle de leur vie. En tout cas, nous on dit que c'est le rôle de leur vie euh qui est d'être grands-parent puisqu'on est grands-parent un/ers de sa vie pratiquement.
On devient grands-parent à 55 ans en moyenne et on l' jusqu'à la bout de au bout de sa vie évidemment. Et donc le rôle de grand mercredi, c'est d'accompagner euh pratiquement un million de grands-parents chaque mois. Il y a 18 millions et de000 de grands-parents en France.
Ouais. Donc c'est bien. Donc voilà, on a on a on a on a grandi en 10 ans, on va dire.
Et ces grands-parents, on les accompagne avec cette newsletter, avec des réseaux sociaux, avec des livres. Voilà, c'est l'objet de grand mercredi. Alors, parce que vous vous pensez en le créant en fait, vous pensiez en le créant que les grands-parents étaient un peu paumés en recevant.
Alors, c'est vrai qu'en France, on a beaucoup beaucoup de vacances. Les vacances scolaires, c'est 2 mois 2 mois juillet août. Ensuite, vous avez de semaines tous les quasiment tous les de mois.
Donc, c'est une fréquence soutenue et et les parents aujourd'hui souvent se retournent vers les grands-parents. Exactement. Alors, il il y a deux sujets à ça.
On est un des pays en Europe à avoir le plus de jours de vacances et on a un des systèmes de garde en France les plus onéreux. Donc ça marche pas bien pour les les parents qui travaillent au 5/5e. Donc évidemment, on se tourne naturellement vers les grands-parents pour faire garder les petits-enfants.
Et alors si on se parle de statistique, il y a 22 jours de vacances par an entre les grands-parents et les petits-enfants. C'est énorme. Mais on comprend assez vite.
Vous le disiez, les vacances reviennent fréquemment février, puis on est en pâque et puis très très vite il y a les ponts et puis très vite il y a l'été. Donc on compte naturellement sur les grands-parents qui sont devenus le troisème mode de garde en France de nos enfants et tout ça gratuitement. Euh ce qui évidemment aide beaucoup les les parents qui euh sont en totale confiance avec les grands-parents.
Alors, c'est vrai que c'est euh il y a de l'amour quand même hein. Euh mais parfois moi j'entends euh comme ça je déjeune où je d oùouù je prends un café et je je prête l'oreille avec des grands-parents qui disent "Bon, on a encore les enfants là, on est fatigué." Puis en fait, on a l'impression qu'ils sont très heureux de les avoir en en définitive.
Comment vous avez le retour par rapport à votre média en fait hein ce cette plateforme qui qui accompagne en fait on a du on a un retour très fort depuis 10 ans puisqu'on a un courrier des lecteurs, des grands-parents qui nous écrivent, qui nous racontent. Euh c'est il y a cette espèce de dualité qui est à la fois évidemment que les petits enfants sont épuisants. Quand on a cinq petits enfants qui débarquent à la maison, on va pas dire l'inverse, c'est épuisant.
Euh mais euh ça nous maintient dans une forme de jeunesse, de modernité, euh de de un maintien dans notre époque euh qui fait que on a une forme d'addiction à ces petits enfants naturels parce que ça nous force à en être quelque part. Donc oui, on on râle un peu. Je crois que les grands-parents râent un peu.
La réalité, c'est qu'ils sont quand même dans la majorité très heureux d'avoir leurs petits-enfants et ils les ont presque 9h par semaine. C'est énorme. On a 22 jours de vacances par an et à ça, on ajoute 9h par semaine.
C'est marrant parce que c'est exactement le même chiffre, le 10h par semaine pour les aidants. Bon bref, euh et c'est un très bon parallèle avec l'émission de de dimanche dernier d'ailleurs puisque vous vous parliez des aidants dimanche dernier. Les grands-parents sont dans plus de la moitié des cas également un aidant familial.
Donc, on est grands-parents auprès de ces petits enfants 9h par semaine et on est malheureusement un cas sur deux aidant auprès d'un proche. On l'avait jamais imaginer. Alors, qu'est-ce qu'on retrouve ?
Qu'est-ce qui est le plus consulté euh dans votre dans votre média lorsqu'on va sur grand mercredi, hein, c'est grandmercredi.com, c'est ça exactement. Ouais.
Qu'est-ce qui est plus consulter ? Parce que j'ai vu vous avez des recettes, des jeux pour les enfants, des sorties et cetera. Alors nous, chez nous, bon, les recettes, les sorties, c'est c'est évidemment un un fond éditorial de grand mercredi, mais euh ce qu'on vient donner comme conseil aux grands-parents, c'est comment trouver sa place auprès de ces petits-enfants adolescents qui commencent à qui on perd un peu le lien, comment jouer un rôle dès la naissance, comment s'entendre avec les belles filles avec qui parfois il peut y avoir donc on vient vraiment chercher à donner tous les conseils possibles à un grand-parent pour trouver sa place dans sa famille et pour jouer finalement un rôle dans l'harmonie famille. familial.
Nous, c'est ça qu'on propose dans grand mercredi, c'est que tout le monde se sente bien à sa place dans sa famille. C'est gratuit, c'est entièrement gratuit. Ça le sera toujours.
L'ambition, c'est de parler à tous les grands-parents en France. Il en a 18 millions et demi, donc on a encore un peu de travail. Mais l'idée, c'est qu'on reste gratuit et qu'on continue d'accompagner tous les grands-parents dans le rôle qu'on souhaite qu'ils puissent jouer auprès de leurs petits enfants et de leur famille.
Ouais, parce que j'ai vu il y a plein de recettes. Il y a plein de recettes sympathiques, recettes au sens large animé donner transmettre raconter des histoires. Là, la recette de mardi dernier c'était comment organiser un stage détox en famille.
Donc comment est-ce qu'on fait pour embarquer les parents, les petits enfants ados qui sont tous accros au téléphone portable ? Bon, les grands-parents le sont tout autant hein. Je je ris toujours en imaginant les trois générations en stage détox.
Mais voilà, ça a été un un de nos sujets de la semaine dernière qui a qui a cartonné puisqueen fait ils attendent ça. Comment est-ce que tout à coup j'organise un stage de 3 jours sans téléphone portable avec toute ma famille ? Donc c'est ce type d'astuces que vous allez retrouver chez Grand Mercredi.
C'est génial. Ben écoutez, je pense que les vacances approchent donc ça va donner beaucoup de d'intérêt à nos justement grands-parents qui nous écoutent et parents aussi hein. Merci Sophie Gaillet.
Je rappelle que vous êtes fondatrice de euh votre site grand-mercredi.com. Merci beaucoup.
Bah justement cette question du regard porté sur l'âge va être au cœur de notre émission aujourd'hui et c'est précisément le sujet de notre grand invité. Sud Radio, la vie devant nous. Et si notre société justement avait oublié que les personnes âgés apportent encore quelque chose au monde, alors on reçoit Bertrand Quentin, philosophe, docteur en philosophie et auteur de philosophie de la vieillesse aux éditions Kimé.
Moi, je suis ravi. C'est la première fois qu'on qu'on accueille en fait un philosophe qui traite en plus d'un livre euh sur la euh vieillesse. Donc euh bah, j'ai une première question, hein, parce que vous avez euh un terme très provocateur.
À quoi sert un vieux ? Euh bah pourquoi avoir choisi justement cette cette formulation ? Alors, c'est une des parties de mon livre.
À quoi sert vieux ? Évidateur parce queon aurait tendance à dire c'est on doit pas parler de quelqu'un de cette manière-là personne ne sert on doit avoir une dignité et cetera mais évidemment derrière la question il y a la remarque que bah les vieux sont des révélateurs des valeurs de notre société et des valeurs de toutes les sociétés du passé donc c'est un très bon critère d'étudier la manière dont la vieillesse a été envisagée à différentes périodes. qui est une partie de mon livre qui est historique hein un travail sur les philosophes du passé, la manière dont ils ont parlé de la vieillesse sur des sociétés, on parlait des aînés d'ailleurs.
Voilà. Et alors on remarque d'abord que il y a des enfin une des nouvelles de mon livre c'est de dire que c'était pas mieux avant. C'estàd que l'agisme n'est pas une invention de notre époque, mais il y avait déjà de l'agisme, il y avait déjà des discours de déploration sur la vieillesse.
Et ce qui est intéressant, c'est de voir que quelqu'un comme Platon dans le début de la République fait intervenir un vieux qui s'appelle Céphal qui parle avec Socrate. En général, c'est plutôt Socrate qui est le vieux et qui discute avec un un jeune homme. Euh là, c'est inversé.
Socrate parle à un vieux et Cépal raconte un petit peu comment sont les vieux. Et au début, on a un peu des descriptions qui ressemblent à des vieux ronchons d'aujourd'hui qui pourrai dire "C'était mieux avant. Ah, on était plus heureux dans notre jeunesse et cetera." Et donc c'est un premier discours que donne CFAL en disant "Je connais beaucoup de vieux qui disent ça mais pas tous et loin de là." Et là, le discours change.
Et Platon est en train de fabriquer un discours dans cette histoire de la philosophie qui va créer un paradigme du vieux qui revendique que la vieillesse, ça a aussi son intérêt. Et l'une des choses très importantes que dit Céphalle, c'est qu'en fait ces vieux barbons souvent euh il le problème ne vient pas de la vieillesse pour eux, ça vient de leur caractère. Et très souvent on confond les deux. quelqu'un qui se plaint de la vieillesse, faudrait lui demander est-ce que c'est de la vieillesse dont tu te plains ou est-ce que tu c'est pas quelque chose d'autre et qui qui est plutôt de l'ordre du caractère.
Ouais. Mais c'est intéressant ce que vous dites parce que euh en fait on parle de Platon, on parle de la République, ça c'est ça nous amène à des lectures assez anciennes et euh on sent qu'il y a une absence totale de réflexion philosophique euh peut-être avant votre livre, mais voilà, on parle d'amour, on parle souvent de de de société, de jeunesse, de la déprime, de de du modernisme, de de l'intelligence artificielle, mais absolument pas du vieillisme. Ouais.
Alors, il y a plusieurs raisons à ça déjà. Il y a un côté empirique dans le la vieillesse qui fait que un certain nombre de philosophes aiment bien avoir des objets plus abstrait à travailler. Euh moi, je travaille d'une manière que j'appelle un mé un polythéisme méthodologique.
Alors, c'est dimanche, hein. C'est dimanche. Donc, rassurez-vous, ça n'est pas un polythéisme religieux.
Donc, polythéisme avoir plusieurs dieux. Le le la plupart des gens qui travaillent sur un objet ont une seule discipline. Ils sont sociologues et ils travaillent sur la vieillesse ou ils sont psychologue, il travaille sur la vieillesse ou alors en tant que philosophe, on peut avoir une autre discipline.
Alors alors juste peut-être juste avant la pause, je vais vous poser une question et c'est une question qui va intéresser fortement nos auditeurs dans nos sociétés justement modernes. Quelle place reste-t-il pour la sagesse, l'expérience ou la transmission ? On reste sur Sud Radio avec nous, on revient tout de suite et on parlera avec notre invité de cette question et puis du pot de retraite Safino.
Pensez votre logement pour demain. Travaux, domotique, sécurité bien-être. Sofin présente Sud Radio, la vie devant nous.
De retour sur Sud Radio. Vous êtes dans la vie devant nous. Malamiction justement qui casse les clichés sur les seiors.
On est de retour avec Bertrand Quentin, philosophe, docteur en philosophie et auteur de philosophie de la vieillesse aux éditions Kimé. Alors cette fameuse question qu'on s'est posée dans nos sociétés modernes, quelle place reste-t-il pour la sagesse ? L'expérience ou la transmission ?
Comment vous le traitez en fait dans votre dans votre livre ? Qu'est-ce que en tant que philosophe vous ressortez ? Alors euh, j'aurais tendance à dire euh que s'il y a une transmission à voir euh notamment à en direction des jeunes, c'est de les rassurer, de leur dire euh n'ayez pas peur que vous avez peut-être l'impression que 20 ans serait le plus bel âge de la vie.
Or, bien d'autres pollnisant ont dit que ce n'est pas du tout le cas, que ça peut être une grosse bêtise de penser cela. Et il y a beaucoup de choses très belles à vivre dans la suite de votre existence. Moi, j'aurais tendance à dire à mon âge qui n'est pas si avancé mais tout de même je suis plus heureux que quand j'avais 20 ans.
J'entendait l'autre jour sur l'émission le papotin euh une émission vous savez où il y avait voilà, il y a des personnes handicapées qui sont journalistes, handicapées psychiques, autistes et cetera et qui intervievait Muriel Robin. Muriel Robin disait "À 70 ans, je suis beaucoup plus heureuse que je l'étais entre 20 ans et 50 ans." Donc cette idée que la jeunesse est quelque chose d'heureux et que notre vie va être une succession de perte d'échec et de ça sera ça sera de mal en pis, c'est quelque chose qu'il faut se retirer de notre imaginaire collectif et ça c'est très important à transmettre.
Non, c'est c'est intéressant. Alors vous expliquez aussi que le que vieillir peut aussi être une manière différente d'habiter le temps. C'est intéressant ça parce que le temps n'est pas le même pour vous.
Alors euh quand on j'aime bien la formule de de George Abraham qui parle de Géronton pour parler des vieux en disant ce sont des voyageurs du temps. Ils sont ils voyagent pas dans l'espace mais ils ce sont des voyageurs du temps et on a tendance à faire du vieux quelqu'un de fragile alors qu'en réalité c'est un peu comme si on était sur un marathon et c'est ceux qui vont arriver le plus loin. Donc c'est les plus résistants en réalité les vieux.
Et on devrait être devant euh la vieillesse en se disant quelle force, quelle force hein, aller si loin. Et donc on est devant euh quelque chose qui est une une auscultation du temps plus longue que d'autres. Moi alors euh j'ai une camarade j'ai fait des études.
Il y a une époque à jouer en Josas et j'ai une camarade qui a 20 ans a été fauchée par une voiture. Bah je pense qu'elle elle aurait aimé vivre plus longtemps et atteindre ce pays de la vieillesse que tout le monde n'atteint pas. on pense à elle.
Et alors justement le regard des autres, si on si on tire toujours ce même fil rouge, euh il a un rôle majeur ? Euh en tout cas euh joue-t-il un rôle majeur dans la manière dont on vieillit ce regard des autres ? Alors évidemment quand on est dans une société, on tient compte des valeurs de la société dans laquelle on vit.
Donc si on est dans une société où la performance est quelque chose de valorisé, bah il faut continuer un petit peu à l'être à sa manière à tout à un âge avancé. Mais on peut gagner en en paix, en plénitude et se dire finalement je relâche un peu la pression. Et c'est ce qui serait important arriver à avoir cette capacité à relâcher la pression.
Alors, dans votre livre, j'ai j'ai eu l'impression que vous faisiez enfin vous déconnectiez le la partie physique, le visissement physique, la difficulté euh voilà le le sa son propre regard euh de d'un vieillissement d'une maturité en fait euh psychique. Alors, je sais pas si c'est le bon terme ou voilà. Alors euh c'est là où je parle de ce polythéisme méthodologique.
C'est si on ne suit que la biologie, on voit un vieux corps qui a des difficulté et ça fait peur et on se dit c'est pas chouette d'être vieux. Mais si on suit une autre trame qui serait psychologique à l'intérieur de la tête du vieux monsieur ou de la vieille dame, ça peut être la fête dans sa tête parce que à 5h, il y a sa petite fille qui va venir au goûter et euh on est dans ce qu'on appelle grand mercredi. Voilà, moi j'appelle ça l'empathie égocentrée.
On a de l'empathie, on essaie de se mettre à la place des gens mais on le fait toujours à partir de notre propre manière d'être et du coup on se dit "Ah si j'étais vieux et que j'avais du mal à marcher, que c'était lent, ça serait horrible la vie." Mais en réalité, on on le fait à partir de nos propres présupposés et la personne en question intérieurement, elle vit beaucoup mieux certainement ce qu'elle ce qu'elle a à vivre. Alors, c'est bien pour ce dimanche, c'est très positif parce que mais on l'entend assez peu quand même ce ce regard philosophique.
Est-ce que pour vous notre société est en train d'évoluer rapidement sur ces sujets ou très lentement ? Parce que on a parlé de Platon. Bon, c'est quand même assez vieux, hein.
Quel Quel est votre juste en Ah, alors je suis j'ai j'ai je lis pas dans le mar de café, je peux pas vous dire ce que notre société est en train de de devenir en tant que philosophe. Bon euh j'ai j'ai un optimisme de fond qui me fait penser que il y a toujours de de l'intelligence qui se dégage des choses, que euh nous avec des médias de qualité comme celui de Sophie euh on gagne en en en savoir un magazine comme le magazine Vieux est vraiment super. C'est un super petit clin d'œil à notre ami Antoine de Con.
Donc il y a de bons signaux. Il faut simplement que ces signaux soient relayés. Ouais.
Alors peut-être en en quelques phrases votre message à celles et ceux qui nous écoutent et qui appréhendent le vieillisissement. Alors euh d'abord euh il peut y avoir des vieillissements difficiles, il y a des vieillissements qui ne le sont pas ou qui ne le sont moins. De toute façon, ça fait partie de notre condition humaine.
Donc on va on va l'appréhender. Mais il y a c'est tellement beau de vivre, c'est la condition humaine est quelque chose de tellement unique que ce serait dommage de rater cet épisode. Ben merci beaucoup Bertrand Quentin pour votre réflexion philosophique.
Je te rappelle que vous êtes vous avez vous êtes docteur en philosophie et que vous avez publié philosophie de la vieillesse aux éditions qui met qui courrait aller l'acheter pour le lire. Merci beaucoup. Et puis justement si lorsque le travail s'arrête beaucoup se demandent he comment écrire une nouvelle page.
On va en parler tout de suite. Sud Radio, la vie devant nous. Et si le plus difficile après la retraite justement était finalement de retrouver sa place.
On va parler bah du pot de départ. On reçoit Julien M, auteur justement de ce roman, le pot de départ qui nous a bien fait rire aux éditions Mazarine. Alors pourquoi aussi pour pourquoi ce livre en fait ?
Alors ce livre, il m'a été inspiré par mes parents qui ont fait un stage de préparation à la retraite. Moi je savais même pas que ça existait. Ouais.
Et souvent on me dit "Mais tu as inventé ça pour le roman ?" Et pas du tout. Et quand ils m'ont annoncé qu'ils allaient se préparer pour la retraite, je d'abord ris.
Je dis "Mais vous avez besoin de vous préparer à ne rien faire, à être en vacances sans arrêt." Et en fait, ils m'ont expliqué que non. et j'ai vu un peu le programme des stages et préparations à retraite et je me suis rendu compte que ça pouvait être un vrai traumatisme, un vrai bouleversement dans la vie bah des futurs retraités parce que du jour au lendemain euh personne ne remplit notre calendrier, on le téléphone sonne moins, il y a plus d'email, qu'est-ce qu'on fait du jour en demain ?
Donc il y avait vraiment cette question là et je me suis dit OK, ils ont raison en fait de vouloir se préparer pour réussir ce grand saut. Ouais. Alors, c'est pas commun parce que le pot de départ par contre, il est à la retraite, il est quasi obligatoire dans les de voilà dans toutes les entreprises.
Dans toutes les entreprises, on en a tous suivi hein. Alors, c'est le discours du président, du directeur général, la femme du préfet, enfin bon bref, tout le monde y passe et c'est un côté très en fait très classique, très classique et se pose la question "Est-ce que à mon pot de départ, je vais dire mes quatre vérités ? Quoi je te détestais ?
Toi, tu m'as pourri la vie mes derniers mois où est-ce que on fait quelque chose de consensuel ? Bon bah vous allez me manquer. J'espère qu'on se reverra alors que on se revoit pas finalement.
Et donc se pose vraiment la question et Jean-Michel, le héros du roman, se pose la question "Qu'est-ce que je vais dire à mon de départ ? Est-ce que je dis vraiment ce que je pense ou je pars bah comme tout le monde en étant voilà neutre et indolore et je rentre chez moi avec ma petite médaille, mon mug, mes boules de pétanque. C'est un peu ça la question.
Ouais. Ouais. Alors justement, votre livre parle aussi beaucoup de solitude et de reconstruction.
Est-ce que c'est un sujet central aujourd'hui ? c'est qu'on est passé d'un monde où on vous reconnaît qu' monde dit des actifs des utiles à un monde qui est en fait le monde de l'inutile de de l'absent. Mais vous mettez vraiment le le poid enfin le doigt sur quelque chose de de vraiment important parce que l'actif qu'est-ce que çait c'est quoi le contraire de l'actif ?
C'est l'inactif, c'est le passif, celui qui sert à rien. Et on parlait de du vieux bah il sert à rien dans un monde capitaliste en fait concrètement parce qu' il ne produit plus, il ne travaille plus. Ce qui est faux, on l'a démontré d'ailleurs avec les grands-parents.
Il est là exactement, il s'occupe des petits enfants. Il a un pouvoir d'achat qui est supérieur aux actifs aussi, un 3 % en terme de pouvoir d'achat. Donc c'est important mais il y a quand même la question du quand on est retraité, qui on est, c'est quoi notre identité ?
C'est quoi notre utilité ? Est-ce que on s'est défini avec un métier, on était avocat, on était boulanger, on était charcutier et du jour au lendemain, qui on est en fait à part être bah un grand-père aimant, un pêcheur, quelqu'un qui va faire du bowling, je sais pas mais se pose la question qui je suis une fois que je ne travaille plus. Ouais.
Et justement, c'est d'où l'intérêt d'avoir ce stage de préparation à la retraite. Alors ça ça rappelle des stages aussi euh que que certains faisaient lorsqu'ils se mariaient. et on se prépare à tout sauf à la retraite.
C'est quand même incroyable dans les parce que c'est un déni notre philosophe on se prépare au brevet et on se prépare. En fait, depuis qu'on est enfant, on est préparé à avoir un métier. On doit être bon à l'école, on prépare un métier, monsieur est philosophe, madame s'occupe des des grands-parents.
Qui on est une fois que on est retraité ? Bah justement, qu'est-ce que vous aimeriez que que les lecteurs retiennent après avoir refermé votre livre et bien rigoler ? C'est ça ?
Bah déjà qui rit ensuite qui se projette en se disant "Ben moi, je vais il faut que je prépare ma retraite, il faut que je la réussisse, qu'est-ce que je vais faire des 20 30 ans qui me reste ?" Parce que généralement, on arrive en bonne santé à 62 63 ans 64, enfin ça dépend les métiers qu'on a fait mais j'espère pour tous nos auditeurs qui sont en bonne santé. Euh est-ce que je déménage ?
Est-ce que je continue avec ma femme, mon mari ? parce que se pose la question Jean-Michel, il a l'impression que sa femme s'éloigne de lui, qu'elle va peut-être le larguer parce qu'il est plus haut niveau, il est un peu pantoufl et par rapport à elle, il la trouve beaucoup plus belle que lui et il se dit mais dès qu'il l' voir rire avec un autre homme, il dit ça y est, elle va me quitter et moi j'ai fin ma vie seule comme un vieux chien trop triste quoi. Donc se se pose tous ces questions là.
Bon ben je on adore, on a très envie euh en tout cas j'espère que les auditeurs vont avoir cette même envie de de lire euh ce euh ce ce beau ce beau bouquin. En fait, on rigole beaucoup. que Julien a M le pot de départ aux éditions Mazarine.
Merci à nos invités, merci à vous auditeurs de nous avoir suivi dans la vie devant nousin chaque dimanche sur Sud Radio. Je vous laisse en compagnie de Christophe de Bien pour la planète demain. Ça aussi c'est important sur Sud Radio.
Rendez-vous dimanche prochain de 12h à 1230. Et puis et puis pour ceux qui souhaitent écouter réécouter en podcast justement l'émission La vie devant nous ou en replay et bien c'est sur Sudradio ou sudradio.fr.
Bon dimanche, bon appétit, portez-vous bien. Sud Radio, la vie devant nous avec Sofino. Pensez votre logement pour demain.
Travaux domic sécurité bien-être. M.
Xavier Bertrand