Mélenchon face aux maires de France 🇫🇷
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
d'abord Bonjour merci de me recevoir je vous remercier le président du nom des maires pour la démarche spectaculaire qu'il a fait au moment des parrainages avec une marque d'ouverture d'esprit qui fait honneur à l'association j'espère que les leçons en si rondiraient pour l'avenir aucun d'entre nous n'a jamais réclamé un tel privilège il a été attribué aux élus dans les circonstances historiques dont vous souvenez sans doute et puis pour finir je suis parfaitement capable de comprendre toutes les difficultés que soulève la méthode du parrainage qui est souvent assimilée à du soutien et compte tenu de la difficulté que nous avons déjà rassemblé des équipes communales à faire en sorte qu'on puisse bénéficier d'une autorité qui repose sur une certaine comment dire relaxation des rapports politiques entre deux élections municipales je comprends que ce soit difficile cependant c'est comme ça et je ne peux cacher une certaine amertume à avoir du perd tant de temps à collecter des parrainages plutôt qu'à faire campagne et pour l'avenir vous savez j'ai déposé une proposition de loi qui est qui on puisse faire un parrainage républicain et citoyen voilà comme ça la question serait réglée alors après ces remerciements j'en viens à l'objet de notre rencontre je m'avance marchant sur des œufs avec le sentiment d'être peut-être perçu comme un personnage iconoclaste 18 années de présence dans un conseil municipal et dans un conseil départemental 2 fois président de groupe m'ont habitué ou en tout cas initié au subtilités qui sont les nôtres à ces échelons de la démocratie française mais je suis de tradition jacobine et je le reste malheureusement le jacobinisme est souvent confondu avec le bonapartisme avec lequel il n'a rien à voir imaginez-vous que la Constitution 1793 prévoyait qu'une loi ne s'appliquerait pas si le tiers des départements n'en voulait pas imaginez qu'on propose une chose comme ça aujourd'hui on appellerait pas ça du jacobinisme on l'appelle autrement je ne sais pas comment ça se serait une idée assez étrange peut-être faut-il la proposer mais ce qui me frappe avant toute chose c'est que je ne participe pas du tout de la mentalité qui oppose les échelons de gestion les compares imagine leur complémentarité etc etc tous ce vocabulaire fait fit de l'esprit initial révolutionnaire de 1789 le sujet est comment s'exprime le souverain et il le fait à travers une série d'instruments qui ne sont ni complémentaires ni opposés c'est la même chose c'est un seul et même processus qui doit lier le niveau communal l'État et le département à ce sujet la France a tellement évolué que peut-être nous n'en sommes même plus conscients que de changement d'ailleurs l'État unitaire existe-t-il encore quand je le demande on est souvent surpris mes enfants quoi un État unitaire qui comporte un gouvernement territorial de la Polynésie française un congrès du territoire en Calédonie française une seule assemblée régionale en Guyane et en Martinique de à la Guadeloupe une structure différente encore ce qui sans doute devra encore évoluer par conséquent c'est une fiction que l'État unitaire tel que nous l'imaginons peut-être va-t-il mieux en prendre définitivement acte et se demander comment dans cette situation on pourrait construire une adéquation des structures à l'esprit qui dorénavant au président la République française est une république fédératrice aujourd'hui je n'ai pas dit fédéral ni fédérative fédératrice c'est-à-dire que son objet est de rapprocher les conditions sociales et de développement économique des différents territoires et populations qui le composent alors admettons que c'est l'effort fédérateur qui nous anime et dont nous sommes tous partis prenantes à partir de là les approbations et des approbations à l'égard des nouveautés se distribue différemment en attendant dans mon esprit et autant être direct la commune et la réalité démocratique fondamentale de la nation française non seulement en tant que République né en 1789 mais sur le long cycle de l'histoire c'est la grande différence quelle est la grande différence culturelle qui coupe l'Europe en deux il y a avant les lignes de l'Empire romain et après la cité d'un côté la horde de l'autre la Horde ne n'accue pas ou la tribu de notions péjoratives dans mon esprit mais ce sont deux logiques complètement différentes qui vont donner à un endroit le droit du sol à l'autre le droit du sang etc etc la commune donc en France n'était pas partout et la France partagée entre le territoire latin d'occupation romaine et le territoire celte c'est donc les rois qui ont se sont appuyés sur la naissance des villes pour construire leur autorité à l'époque et c'est ainsi que la ville est devenue et la cité est devenue le cœur battant de la réalité de l'identité nationale des Français la structure de base on ne peut pas passer à côté d'un process millénaire les libertés dans notre pays le droit de vote le vote lui-même les majorités les minorités tout cela est né dans la commune et par conséquent le processus néolibéral qui lui vise à éteindre les mécanismes de régulation citoyenne s'en prend d'abord la commune parce que c'est la source numéro un de la réalité démocratique voilà ma vision des choses je sais bien que tout le monde la partage pas mais en tout cas je voudrais vous montrer qu'elle est construite autour d'une vision historique et ensuite elle est construite autour d'un projet dans mon esprit le vieil antagonisme population territoire qui a donné lieu à la Chambre des communes la Chambre des Lords le Sénat en France qui peine j'ai été sénateur assez longtemps pour m'en souvenir à rappeler que sa légitimité et celle des collectivités locales et bien elle se ditsolve à notre époque dans la double question d'une part de l'émergence d'une démocratie citoyenne complète et d'autre part de la planification écologique qui permet de mettre la gestion des territoires au service d'une certaine vision de l'harmonie des êtres humains avec la nature c'est dans cet état d'esprit que j'imagine la commune comme le goutte-à-goutte de la planification le lieu doux remonte les préoccupations l'identification des problèmes leur soumission a des libérations collectives et où s'opèrent le goutte-à-goutte de la redistribution des 250 milliards d'investissements 200 milliards d'investissements écologiques qu’envisage mon plan sur la durée d'un quinquennat ce n'est peut-être autrement alors que font les départements les départements ont un autre niveau de d'organisation eux aussi sont le résultat d'une décision révolutionnaire qui correspondait à peu près à la surface du diocèse mais qui ne voulait pas les mettre sous l'autorité des cléricaux et donc à essayer d'inventer une autre structure parfois en brutalisant certaines frontières qui avaient d'anciennes racines culturelles mais c'est comme ça que ça c'est fait et surtout ça a défini un étalon de mesure de la proximité du rapport au pouvoir il fallait que ce soit à une journée du cheval ce qui semblait être une distance suffisante à l'époque de proximité aujourd'hui nous dirions à 30 minutes de tout citoyen citoyenne dans le pays et se pourrait être la surface l'idée que c'est dans ces conditions qu'on accède au département et le département est l'organisateur des grands services publics de leur répartition sur le territoire arrive le niveau régional dont la légitimité plus qu'un certain elle est même tellement confuse que les premières découpes étant intervenues en 1955 si mes souvenirs sont bons avant d'être fixés aux alentours des années 72 et bien intervalles réguliers on a pourvu les régions de d'attribution pourquoi celle-ci plutôt que celle-là peut-être parce qu'elle restait quels étaient au juste la légitimité de ces répartitions on n'en sait rien et je ne les trouve pas performantes la dernière organisation des régions a été une catastrophe parce que du peu qu'on s'était habitué à celle qui existait qui était une sorte de mariage finalement avec le temps sur deux générations plutôt réussi entre les cartes culturelles d'anciens régime les circulations plus modernes bref moi qui suis un adoptif de la Franche-Comté je ne vais pas vous dire que la Franche-Comté n'a pas de réalité ni que la Bourgogne n'en est pas une aux yeux des franc-comtois ni que PACA n'est pas de sens mais enfin le reste souvent non et je ne ferais même pas l'effort d'y croire je pense que il s'agit de déterminer clairement un cap pour ma part je ne suis pas d'accord avec le schéma ambivalent l'espérance sournoise de démembrer la France en en faisant une addition de l'Ender comme si le lander était le modèle de la bonne organisation du territoire ce que je ne crois pas en seul instant cela correspond à la vieille histoire allemande et c'est l'Ender en détail tellement différentes que leur signification démocratique n'est pas la même j'achève donc en vous disant que dans mon esprit les régions doivent avoir pour base une réalité écologique et géographique c'est-à-dire les bassins versants et alors vous voyez une manière d’emboîter les différents échelons car si les régions 24 bassins versants dans notre pays 22 régions avant en même temps un sarticule avec des départements dont les trois quarts portent le nom d'une rivière parce qu'ils sont organisés autour d'une rivière voilà ma vision de l'organisation du territoire et mon hostilité à tous ceux qui d'une manière d'une autre vise au démembrement d'unité de la nation merci merci Jean-Luc Mélenchon donc c'est le temps des questions trois questions une par échelons les échelons vous venez de nous décrire la parole pour commencer à Marie-Pierre Miss You Kemer de Cherveux présidente des maires des Deux-Sèvres je suis là ma question concerne l'accès aux soins pour tous je dis bien pour tous la crise sanitaire a mis à jour la pauvrissement de notre système de santé qui ne permet plus un accès aux soins satisfaisant en France l'accès aux soins les Français est aujourd'hui gravement compromis par l'extension des déserts médicaux qu'il touche aussi bien les territoires ruraux que les territoires urbains absolument et qui concerne tout autant la médecine générale que tout autre spécialité l'hôpital public et les soignants sont à bout de souffle dégradation des conditions de travail manque de personnel soignants surcharge de tâches administratives gestion difficile des urgences Monsieur Mélenchon quelle réforme globale concernant la médecine de ville la gouvernance hospitalière la pertinence des ARS la formation la répartition des professionnels de santé proposez-vous à courroux et moyen terme pour améliorer l'accès aux soins de nos concitoyens je vous remercie madame le Maire les ARS ou ton organisme bureaucratique inefficace et dont la vocation a été d'introduire à l'hôpital les normes qui sont celles de la gestion des entreprises considérées comme un modèle alors la gestion des entreprises correspond à des normes d'organisation qui ont avoir avec la production et l'échange ça n'a rien à voir avec la santé publique le premier objectif que je me donnerais et la démarchandisation du secteur de la santé ce qui veut dire que pour commencer on cesserait la distribution père noélique de l'argent public et notamment celui de la sécurité sociale qui ne tient qui n'a aucune prise sur le prix des médicaments aucune prise sur leur implantation en France tout ça ça suffit donc il nous faut un pôle public du médicament je le dis pour commencer faire la première réserve intellectuelle avec le système actuel évidemment à l'hôpital terminé la T2A c'est-à-dire la rémunération à l'acte qui défigure l'exercice de la profession médicale la bureaucratie l'administrative à mort et surtout la concentre sur une méthode qui consiste à regarder le patient la personne qui a besoin de soins comme plus que jamais une chose davantage qu'une personne humaine l'autre c'est évidemment la durée moyenne de ces jours autrement si on barbares qui résulte d'un regard statisticien sur la durée des maladies et qui aboutit à un partage absurde entre l'hôpital public et la clinique privée des malades qui sont acceptables dans des durées supportables par les uns et par les autres tout ça est un site issu de sottise le meilleur système de santé du monde a été en quelques années réduit à la situation que vous connaissez 17000 fermetures de lit 5000 en pleine crise et d'ailleurs certains étant à ce point halluciné par les tâches qu'ils avaient été accomplir dans la période précédente en pleine crise on continue à dire ah bah oui nous allons fermer des lits ici et là avant de se faire un peu réprimander mais il n'empêche que 5700 lits ont été fermés en pleine crise alors nous avons à faire face à partir de là premièrement une tâche de réorganisation de l'hôpital public réorganisation de sa norme interne réorganisation de sa diffusion sur le territoire car la réduction de la présence hospitalière et de ce qui va avec aboutir plus la désertification à une situation absolument folle ou les urgences deviennent le lieu où atterrissent tout le monde pour telle ou telle raison et on reproche aux gens d'y être mais enfin on n'est pas forcément soi-même capable d'évaluer ce dont on souffre et quand on souffre on a toujours l'idée que c'est plus intense que ce que ça apparaît aux autres donc je n'accepte pas la critique qui est faite et la méthode que je juge extrêmement dangereuse qui consiste à dire que si vous venez aux urgences et que vous n'êtes pas hospitalisé vous devrez payer 18 euros j'ai toujours pensé dès que ça a été décidé que c'était une bêtise immense que d'avoir décidé ça parce que sa forme une forme de de filtre d'accès aux soins je termine en vous disant comment faire face au désert médical parce que là c'est une grosse question il nous faut dit-on 10 ans pour préparer un médecin nous sommes en état de de pénurie d'abord commençons par regarder qui a eu l'idée de cette brillante pénurie c'était dans les années 70 le numéro slosus à l'époque on craignait qu'il y ait trop de praticiens si bien que la médecine libérale deviendrait une activité moins prestigieuse qu'elle n'était avant ou rapporte en bois et on a inventé le numerus clausus jusqu'à la au système actuel d'explosion parce que nous avons été tétanisés et bloqués avec des mécanismes très pervers de préparation à l'entrée en première année de médecine par des cours privés qui est une machine à sélection sociale absolument insupportable à mes yeux ayant eu à connaître de près plusieurs jeunes gens essayant d'entreprendre des études de médecine et ne pouvant le faire parce que la famille ne pouvait assumer les coûts ou bien parce que le mécanisme était trop grossièrement une machine à filtrer socialement alors première chose à dire les mentalités ont évolué donc ne vous repérez pas ne nous repérons pas pardon sur ce que nous avons connu notre bon docteur à nous de tel ou tel génération qu'on pouvait mobiliser la nuit le jour qui venait quand il fallait c'est fini tout ça les jeunes gens d'abord la profession c'est féminisée donc elle s'est rationalisée les gens sont en demande de relation professionnelle normale et dans les relations professionnelles normales il y a du temps pour les vacances il y a du temps pour s'occuper de la famille etc etc donc nous avons une plus grande disponibilité à la salarisation des médecins et donc c'est un atout pour la période qui vient si nous sommes capables de proposer à des jeunes gens de faire des études de médecine et de leur verser des bourses dès le départ comme on le faisait par exemple quand on recrutait dans les écoles normales départementales et bien nous trouverions le public qui viendrait en force pour devenir médecin et nous pourrions commencer à partir de la deuxième ou la troisième année vous savez aussi bien que moi que c'est déjà le cas à les introduire dans le processus et la divergence ne ferait qu'à la sixième année quand on arrive dans l'internat voilà comment alors clairement nous allons avoir une période intermédiaire extrêmement dur à gérée alors c'était pas une bonne idée de commencer à montrer du doigt tous les étrangers dans ce pays parce que si vous enlevez les médecins et un certain nombre de spécialistes parce qu'ils ne sont pas français ou qu'ils ont des origines qui sont pas dans nos terroirs il y aura encore moins de monde donc je propose qu'on commence à redevenir poli avec les gens qui sont chez nous et qu'on leur dise merci quand ils rentrent des services au lieu de les maltraiter ou de les regarder de travers mais disons-nous que nous allons au devant d'une période difficile intermédiaire mais encore on en sortira que c'est où on sait où on va si on sait pas et qu'on continue à ouvrir les mains en disant bah laissons faire le marché le résultat est acquis d'avance ça ne marchera pas il faut donc être volontariste ouvrir des maisons ou des centres de santé qui permettent à plusieurs médecins de participer au travail en étant salarié voilà bon c'est pas la peine d'inventer midi à 14h les solutions les connaît elles existent déjà dans un certain nombre d'endroits il faut les généraliser ça s'appelle la généralisation des bonnes pratiques c'est pas ça sera pas mon invention de la journée elle ne m'appartient pas on va prendre à présent une nouvelle question d'élus Monsieur Mélenchon celle de Christian Poiret qui est président du département du Nord je suis à votre gauche mais oui je vois voilà ça va faire du jaloux non non simplement vous nous parlez souvent de 6e république quelle est la différence entre la 6e République et la Cinquième République au niveau des départements c'est intéressant à avoir votre opinion sur ça et il y a un deuxième point qui m'interpelle c'est en 87 vous nous disiez la loi note ma femme s'est terminée je n'en veux plus on l'a pas entendu dans cette campagne encore peut-être on va l'entendre mais pour l'instant on n'a pas encore entendu et le dernier point vous en avez vous l'avez effleurer mais vous n'êtes pas allé jusqu'au bout de la de la démarche à mon avis pour qu'on comprenne bien quand vous parlez de recomposition dans votre programme il y a les départements la région ça veut dire que vous faites ce conseiller territorial d'un prédécesseur président de la République je ne citerai pas son nom voilà je pense que c'est intéressant d'avoir ces éclaircissements merci à vous alors je je vais d'abord ouvrir mon issue de secours comme vous l'avez dit je suis partisan d'une sixième république alors il fallait bien l'appeler on aurait dit une nouvelle république ça marquait moins les esprits 6 à côté de ça voilà l'idée c'est une nouvelle république mais là aussi il y a divergence sur comment on passe à autre chose vous avez des gens qui proposent des modifications dont il vous disent la mine pateline que ce sont des modifications et des réformes non c'est un changement de fond en comble mais ils veulent le faire eux-mêmes à quelques-uns et puis peut-être le soumettre à référendum ce n'est pas ma vision de la chose je pense que le peuple français est là permettez-moi de reprendre une certaine gravité le peuple français doit se refonder nous autres Français nous ne sommes décrits ni par une religion ni par une couleur de peau ni même par notre langue puisque 29 pays ont le français en langue officielle nous sommes entièrement décrit par la relation politique que nous avons les uns avec les autres qui tient en une maxime qui nous est commune que personne ne discute et qui nous fut proposé par le grand Maximilien Robespierre liberté égalité fraternité le peuple français tient dans ce pacte politique et il faut donc qu'un intervalle régulier lorsqu'il se perd lorsque il ne sait plus où il en est comme ce fut le cas au moment de la décolonisation quand il s'agissait de voir 13 départements français se transformant en une nation indépendante et bien il se refondent à travers une constitution parce que nous sommes la nation politique d'Europe je fais comme ça pour dire que les Italiens sont peut-être en compétition avec nous et que nous sommes le pays des cités et de la citoyenneté et du droit du sol le pays a tellement évolué depuis 1958 de tous les points de vue d'une population rurale à une population urbaine d'une situation de la relation sociale de la moitié de la population c'est-à-dire les femmes au reste de la société tellement modifiée par plusieurs vagues d'immigration qui ont provoqué une créolisation qui fait peur à certains mais qui est déjà acquise qui est déjà faite nous sommes passés en 1950 d'un Français ayant pardon chaque Français avait un ancêtre sur 10 qui était un étranger aujourd'hui c'est vraiment sur quatre donc c'est fait et nous sommes dans ce moment tohu-bohu ça va pas ça tourne pas bien c'est plus où on en est voilà alors c'est le moment de se refonder voilà à quoi sert la Constitution la Constituante elle sert à décrire les droits qu'on se reconnaît les uns aux autres librement voilà l'idée que je me fais de la Constitution donc je ne vais pas dire ce qu'elle doit faire et notamment comment elle va organiser les pouvoirs publics donc la seule chose que je pourrais vous dire c'est comment placer dans une telle circonstance qu'elle recommandation je ferai à mes amis et éventuellement à ceux qui voudraient m'écouter il ne peut pas être question qu'on continue avec la loi notre et quelques autres horreurs à mes yeux parce que d'abord il va falloir réfléchir au statut de certains territoires alors c'est un jacobin je vous l'ai dit au début qui vous parle mais voyez-vous j'ai observé ce qui se passait encore j'ai fait partie des gens je devant vous je le fais en toute transparence qui dans le passé a eu des propos assez sévères sur la Corse mais après moi je suis en démocrate la République ne vaut que si on l'aime et si on est prêt à y participer comme elle est on va forcément c'est impossible je l'ai observais dans ma vie ce que ça veut dire vouloir forcer les gens l'Algérie vouloir forcer les gens la Calédonie avec la troupe qui cantonnait moi président jamais je fais ça jamais jamais on n'a jamais fait une nation avec ce type de méthode alors la Corse a voté à trois reprises pour des élus autonomistes et massivement 3 sur 4 de leur député je m'incline je m'incline et je pense que l'application de l'article 74 de la Constitution qui rapprocherait la Corse de la situation de la Polynésie française et de la rendrai plus donc pas moins française que la Polynésie est la solution qui est adaptée et d'ailleurs c'est leur demande peut-être que ça n'est pas le plus urgent dans le moment il y a une série de questions à régler mais c'est la demande des élus corses et de l'assemblée du territoire c'est pour vous dire que nous avons quelques questions pendantes comme celle-là ce n'est pas les seuls je sais que le président de la Région Martinique le président de la Région Guyane le président de la région de la collectivité de Corse discute entre eux pour faire une proposition commune on verra ce qu'il nous propose mais attendez-vous à ce que cette question revienne dès lors ça peut nous faire porter un œil différent sur d'autres entités alors le département j'ai dit tout à l'heure pourquoi pour moi il est fondateur la République c'est la commune puisque le département la région je n'ai pas l'intention de décrier le travail des élus régionaux c'est pas mon sujet ni même je ne sais quoi de les montrer du doigt c'est pas le sujet mais il faut que ça corresponde à une réalité et nous ne pouvons pas accepter que les tracés d'anciens régimes ou les tracés folkloriques de gens dans un bureau qui décide par où passe le stylo veille désignation je lui propose une légitimité Monsieur Mélenchon simplement il va y avoir une dernière question pour une fois pardon de vous avoir interrompu aussi brutalement un tout dernier mot sur pour répondre à cette à cette question sinon je passe à la dernière oui mais là je vous m'avez interrompu allez c'est parti je peux maintenant vous avouer mes doutes ce que je ne sais pas comment on fait lire au 21e siècle des conseillers départementaux j'ai été conseillé général d'une demi-ville franchement il y avait un problème là aussi de légitimité les gens comprenaient même pas de quoi j'étais élu mais quand on va dans la zone rurale si tout le monde sait je sais pas moi dans le Jura il doit y avoir des élus jurassiens si tu es du canton de Beaufort tu sais où c'est le canton de massive ouest tout le monde s'en foutait d'abord il savait même pas qu'il y avait un ouest alors ça commençait mal allez donc voilà je pense que là nous avons je ne sais pas répondre à cette question et après les propositions qui sont faites une dernière question vous pouvez vous vous lever donc élu et de ce côté là Monsieur Mélenchon Jérôme moroge conseiller régional Grand Est oui monsieur Mélenchon bonjour une simple question sur sur l'Union européenne votre prédécesseur en a parlé on a parfois l'impression que bien l'Union européenne est assez éloignée des préoccupations des habitants et des Français en particulier est-ce que il n'y aurait-il pas une solution peut-être davantage associée alors je suis désolé je représente les régions les régions j'ai compris que cet après-midi on n'était pas forcément les plus à mettre devant sur le devant de la scène enfin c'est comme ça et donc est-ce qu'on pourrait pas davantage associer les régions voire même les intégrer encore plus sur bien des décisions comme les fonds européens les feders fait Ader et pourquoi pas même et bien donner la responsabilité au seul collectivités locales de gérer ses fonds vous savez on a eu la réponse récente de la Commission européenne qui s'engage financièrement maintenant sur aider les régions sur les politiques en lien avec la sécurité notamment sur le déploiement de la vidéoprotection alors ce qui m'amène à une deuxième question c'est êtes-vous favorable à ce que les régions continuent à investir comme elles le font puisque c'est devenu une vraie priorité moi je pense notamment à la région vers Rhône-Alpes qui a 1300 millions d'euros sur des politiques de sécurité et enfin en tant qu'élu lyonnais j'aimerais bien avoir votre avis sur sur ses élus écologistes alors à la mairie de Lyon et la métropole de Lyon qui se désengage totalement de ces politiques de sécurité merci beaucoup le tout en 3 minutes attendez rappelez-moi le début non excusez-moi mais à coup d'un grand oral par jour aujourd'hui de on finit par faire le fil voilà les fonds européens merci alors le paradoxe de la situation ou de ma réponse figurez-vous que le président de la commission des régions au Parlement européen 395 milliards géré par l'Union européenne est un insoumis ça va vous en êtes remis alors ici il s'occupe de ça il le fait bien il le fait sérieusement il s'agit de Monsieur Yunus Omar J qui est élu de l'île de la Réunion enfin qui vient de l'île de la Réunion qui est élu sur la liste nationale alors pour vous dire donc il y a pas comment dire espèce de blocage tétanisant à ce sujet alors je ne peux pas vous dire que je serai d'accord pour transférer la gestion des fonds européens aux régions peut-être que je fais preuve d'une méfiance excessive mais cette idée de me convient pas d'abord les fonds européens n'existent pas il y a des fonds français gérés par l'Europe nous cotisons tous les ans et nous sommes contributeurs nets de 9 milliards par conséquent l'argent que vous voyez arriver dans les régions c'est l'argent de la France alors c'est une usine à gaz à ses complexe que d'imaginer que l'argent de la France part dans la caisse de l'Europe qui fixe des normes qui ensuite s'appliquent en France je préférerais qu'on applique les normes françaises et je crois que ça serait plus démocratique d'appliquer des normes décidées par les députés et les sénateurs français que de le faire par un Parlement européen qui aussi bien n'a pas de pouvoir sur toute une série de questions quand on vient à la j'ai bien compris la sécurité je me demande pour qu'on fait un truc pareil à partir de l'Europe par définition la sécurité est une responsabilité nationale et de l'état régalien alors comme je ne suis pas follement ami des polices de toutes sortes locales et que je crois à la police nationale la police républicaine je suis encore plus encombré à vous répondre que ce serait une bonne idée d'en confier la gestion je ne sais qui en Europe avant de les voir arriver je ne sais comment localement votre dernière réponse franchement que de vous dire des choses où je vous car dans le sens qui vous conviendrait mais ça n'est pas ma pente ça n'est pas ce que je crois utile votre conclusion une dernière minute s'il vous plaît quoi donc excusez-moi pour conclure je ne vous en vis pas je connais la difficulté de la tâche et j'ai pas l'impression que ça soit calmé depuis c'est à dire que bon bah comme on vous connaît on sait où vous trouvez et donc vous avez un rude moment où il y avait un rude moment nous sommes dans un moment d'ébullition les élus locaux sont des éléments de stabilisation de la vie du pays je le sais et quel que soit les étiquettes politiques et d'ailleurs vous avez du mal avec vos étiquettes politiques la preuve vu le mal que vous avez à parrainer ça montre que bon dans la population il faut faire un peu profil bas si on veut arriver à tenir tout le monde ensemble et c'est bien notre objectif que tout le monde tient ensemble vive la France et surtout vive la république merci Jean-Luc Mélenchon [Applaudissements]
David Lisnard