Liban, blocus américain... la réaction du ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Je vous interromps, Elisa, parce qu'on va retrouver le ministre. ... ce dernier auprès de mon homologue israélien et c'est la seule voie possible pour qu'un cessez-le-feu dont nous considérons qu'il doit impérativement couvrir le Liban puisse être consolidé dans ce pays qui a été meurtri par des guerres trop nombreuses et tout récemment par les frappes israéliennes massives qui ont ensanglanté le pays qu'il puisse engager un un processus ordonné de désarmement du hezbollah qui doit rendre ses armes à l'état libanais et puis qui permettent de résoudre le différent qui oppose israël le liban depuis des décennies monsieur le ministre vous avez évoqué vous avez parlé de l'importance de g7 comme une instance de dialogue vous avez expliqué à quel point la france compte sur la scène diplomatique mondiale Et justement, demain se tiendra une conférence co-présidée par la France et le Royaume-Uni pour restaurer la liberté de navigation dans les détruits d'Hermoz dans une mission pacifique et défensive.
Pourriez-vous nous en dire davantage sur cette mission ? Chacun le voit, le blocage du détroit d'Hermoz a des conséquences majeures sur l'économie mondiale et donc sur la vie quotidienne des le Président de la République a lancé une initiative, celle qui consiste à former une mission internationale qui pourra le moment venu, une fois le calme rétabli, de manière pacifique, de manière strictement défensives, en coordination avec les pays riverains du Détroit, fluidifier la circulation des navires pour que le tachafik puisse reprendre et que les impacts de la guerre sur l'économie mondial puisse diminuer au plus vite. Et c'est l'objectif de la réunion de demain que le président co-présidera, accueillera avec le premier ministre britannique, que de fédérer tous les pays qui, dans ce même esprit, souhaitent participer à une telle initiative.
Participer à cette initiative pour la France, à une initiative de ce type et pour la France pas tout à fait nouveau, puisque ça fait plusieurs années déjà que la France contribue en mer rouge à faciliter la circulation des navires et à limiter le risque auquel ils s'exposent et notamment le risque d'agression ou de frappe des houthis qui depuis le Yémen ont harcelé par phase et par période les navires transitant par la mer Rouge. Donc c'est dans ce même esprit pacifique défensif que nous voulons constituer cette mission en rappelant demain à pari à quel point il est essentiel que la liberté de navigation et que la sécurité maritime dans les eaux internationales qui sont des biens communs de l'humanité puissent être préservés partout et en toutes circonstances. Dernière question.
Dernière question. Vous avez appelé les Israéliens à saisir la main tendue par le Liban. Vous êtes en contact permanent avec vos partenaires régionaux et internationaux.
Vous êtes le président de la République. Est-ce qu il peut y avoir un cessez-le-feu prochainement entre le Liban et Israël pour mettre un terme à ce que vous avez vous-même qualifié des attaques intolérables contre les civils ? Il doit impérativement y avoir un cessez-le-feu au Liban, que nous puissions revenir aux arrangements qui avaient été trouvés grâce aux efforts déployés par les Etats-Unis et la France au mois de novembre 2024 qui qui avait permis de mettre fin à une escalade meurtrière au Liban, et que sur cette base-là, un travail coordonné entre le gouvernement libanais et le gouvernement israélien puissent s'engager pour désarmer le Hezbollah pour restaurer l'autorité de l'état libanais qui doit disposer du monopole des armes de manière à être en capacité d'assurer la sécurité sur l'ensemble de son territoire au profit de toutes les communautés du liban et à vivre en paix et en sécurité avec ses voisins les attaques israéliennes contre les civils je l'ai dit les les attaques du 8 avril dernier, qui ont ensanglanté le Liban et fait en moins de 10 minutes.
Plusieurs centaines de morts qui viennent s'ajouter aux 1500 morts au Liban depuis le début de cette offensive étaient intolérables. Nous les avons condamnés avec la plus grande fermetée, notamment parce qu'elle fragilisait un cessez-le-feu qui avait été trouvé entre les Etats-Unis et l'Iran, mais aussi parce que le Liban ne doit pas être la victime expiatoire de dix-ménamiques régionales ou de guerres qu'il n'a pas choisies et que détruire le Liban ne permet pas de détruire le Hezbollah, au contraire cela le renforce. — Merci. — Je voulais juste sur le détroit d'Hormuz.
Qu'attend-ce que vous attendez ? Qu'attend la France, là, précisément et concrètement ? — Sa réouverture complète.
Parce que les eaux internationales, je le disais, sont un bien commun de l'humanité. Il ne peut y avoir aucune entrave, aucun droit de passage dans les eaux internationales. Vous imaginez un monde où chacun se mettrait à imposer des blocages ou à imposer des droits de douane sur la circulation des navires ?
C'est une Une humanité qui se retrouverait appauvrie et qui se retrouverait repliée sur elle-même. Donc nous avons besoin que cette circulation soit rétablie, non seulement pour que l'impact de la guerre sur l'économie mondiale soit contraint et ensuite pour ne pas créer un précédent grave, c'est l'un des objectifs de la réunion de demain, d'une part réaffirmer ces principes auxquels nous sommes très attachés, liberté de navigation partout et en toutes circonstances et créer les conditions par la mobilisation de pays partenaires qui veulent se placer dans une logique strictement défensive et pacifique pour, grâce à un système d'escorte, faciliter la circulation des navires. Dire que nous sommes prêts dès lors que le calme sera rétabli à œuvrer activement pour que le trafic puisse reprendre sur l'ukraine on a appris ce matin
Jean-noël Barrot