[Témoignage sur le plateau d'une femme afghane]
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Chapitres
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« ma vie est de plus en plus difficile j'ai 21 ans je sais même plus l'âge que j'ai ce que je fais qui je suis »
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« on était avant on vivait on était comme toutes européennes que je vois depuis tout à l'heure dans les rues on se baladait on allait à l'école »
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« depuis 5 qu on assiste à la destruction de de de notre peuple et de jour en jour on a l'impression qu'on nous entend plus et qu'on nexexiste plus »
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« nous vivons dans des HLM à Kabou où à l'arrivée des talibans nous a obligé de mettre des des rideaux noirs »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bir vous avez 21 ans on va pas dire votre nom on va vous appeler Latifa vous venez d'Afghanistan quelle est votre vie tous les jours comment vous vivez ma vie est de plus en plus difficile j'ai 21 ans je sais même plus l'âge que j'ai ce que je fais qui je suis euh c'est pas simplement ma vie c'est la vie de de toutes mes toutes mes amis et de toutes mes compatriotes là-bas on était avant on vivait on était comme toutes européennes que je vois depuis tout à l'heure dans les rues on se baladait on allait à l'école je sais même plus ce que je sais aujourd'hui de la vie je sais rien du tout et depuis 5 qu on assiste à la destruction de de de notre peuple et de jour en jour on a l'impression qu'on nous entend plus et qu'on nexexiste plus sur sur la table de de ce plateau de télévision il y a un tader c'est ce que vous portez tous les jours est-ce que vous avez l'impression d'être emprisonné dans ce chadri c'est ce que je je porte tous les jours et que je refuse à cause de ça je refuse de sortir de chez moi c'est quelque chose que on est obligé de porter et on sait vous et moi que dès qu'on est obligé on oblige une personne un être humain de de porter quelque chose contre son gré ça veut dire que la personne est emprisonnée donc bien évidemment qu'on se sent tout emprisonné la première fois où je suis sortie avec ce chadri dans la rue de Kabou j'ai assisté à une scène atroce qui était une femme afghane qui était il y a la première année où on a fêté le le le nouvel an qui portait une de chaussures blanch et on l'a tellement frappé pour que ses chaussures deviennent rouges avec la couleur de son sang parce que la couleur blanche de ses chaussures était la couleur des drapeau des talibans alors je je vous regarde vous êtes jeune vous habillez là devant moi à l'occidental mais les télpectateurs Français ne peuvent pas vous voir pour des raison de sécurité est-ce que est-ce que vous avez des rêves aujourd'hui je ne pense même plus à mon avenir alors que j'ai 21 ans quand les taliban sont arrivés j'étais en terminal et je je m'engageais vers les études de journalisme j'étais obligé de tout arrêter je faisais un stage dans le journal de Kabou où le journal a été fermé à l'arrivée des talibans et au début c'était vraiment la la la la tristesse on a cru que c'était la suppression de toute notre vie et de la vie de tout le monde mais petit à petit on commence à se se réveiller parce que on assiste de manière impuissante nous les femmes à la nouvelle génération des jeunes qui n'ont aucun savoir qui n'ont rien du tout et depuis quelques temps on a mis en place avec une de mes amis des cours clandestins à la maison où moi je m'engage à prendre j'ai tris élèves à qui je donne des cours d'histoire et de de perant et ma copine donne des cours de d'anglais et de mathématiques à ces trois élèves et on tous les jours on risque notre vie il y a dans le journal l une photo en 1972 vous pensez que ça sera possible un jour ce que je ce que je vois sur cette photo c'est ce que c'est les photos de de ma mère de ce qu'il y avait avant à Kabou et moi ce que je sais c'est que pendant les 5 ans de de d'atrocité que nous vivons je je sais même pas je j'imagine même pas que ce fut possible une situation comme ça aujourd'hui je vous donne des cas concrets aujourd'hui nous vivons dans des HLM à Kabou où à l'arrivée des talibans nous a obligé de mettre des des rideaux noirs nous vivons au 3è étage des HLM qui était construit par les les Soviétiques avant et les talibans on fait mettre des rideaux noirs dans les sur les balcons et les terrasses pour les fenêtres pour qu'on puisse même pas voir ce qui se passe à l'extérieur voilà je voudrais que vous lui traduisiez aussi que nous avons été très heureux de vous recevoir sur ce plateau qu'on va pas vous oublier qu'on continuera à parler de la résistance des femmes afghanes merci d'avoir eu le courage de venir jusqu'ici