Guerre en Iran : le point de rupture entre les États-Unis et l'Europe ? |LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] Les suites de LCI direct 16h26. Juste avant votre grand dossier, je voulais évoquer avec vous cette passe d'arme depuis quelques heures entre d'un côté les Américains et les Européens. Allons-nous vers le point de rupture parce que il y a quelques heures, le secrétaire [musique] àÉtat secrétaire à la défense Pitexet en a remis une couche sur les attaques sur les Européens.
Selon lui pas assez conciliant envers leur guerre face à l'Iran et surtout qu'il ne leur viennent pas en aide suffisamment. Je vous propose d'écouter les propos de Piqu et puis on prendra la direction de Washington pour retrouver notre correspondante. L'Europe et l'Asie ont bénéficié de notre protection pendant des décennies, mais l'époque du parasitisme est terminée.
L'Amérique et le monde libre méritent des alliés compétents, loyaux et conscients que l'alliance n'est pas une voie à sens unique, mais une relation réciproque. On ne compte pas sur l'Europe, mais elle a bien plus besoin du détroit d'ormous que nous. Elle ferait sûrement mieux de moins parler, d'organiser moins de belles conférences et de monter sur un bateau.
Propos très virulent. Général François Chaovancier, je vous ai vu réagir. Oui, parce que c'est en partie vraie c'est en partie faux aussi.
Euh d'abord, rappelons-nous que dans cette guerre contre l'Iran, aucun État européen n'était concerné euh consulté pour savoir ce qui allait se passer. Donc déjà, c'est très facile de dire après, vous êtes pas là, vous venez pas nous aider. Ensuite, la réponse finalement ou la non réponse était on viendra pas vous aider.
Donc finalement, ça énerve. Et puis je pense aussi que Donald Trump et puis son secrétaire d'état défense pense que ils ont claqué des doigts pour que les Européens arrivent. Bah non, donc on vient pas.
Voilà. Donc en revanche, je pense pour ça c'est l'aspect je dirais conflictuel. Maintenant, il est certain que si la sécurité euh des négociations finissent un jour par aboutir, euh il va bien falloir quelque un un comment dire une coalition, on serait-je dire, organise la sécurité du D3 et en l'occurrence et je crois que Pitex a raison, c'est pas les Américains qui sont les principaux concernés par l'ouverture de ce D3, à part peut-être l'hélium et autres sujets qui ne sont pas que le pétrole et le gaz, mais c'est pas trop les Européens, mais surtout les asiatiques.
Mais effectivement, nous sommes intéressés, nous avons des intérêts par l'ouverture et la libre circulation dans le détroit d'Ormouse. Et d'ailleurs, le président Macron l'a dit encore tout à l'heure en Grèce en disant "Nous ne voulons pas qu'il y ait des taxes de d'un péage sur le D3 d'us." Donc, on est quand même concerné si les Iraniens veulent le mettre à tout prix.
Voilà. Alors, on va prendre la direction justement de Washington où on retrouve notre correspondante TF1 LCI, Sonia Adridi. Sonia, évidemment, on avait entendu ces dernières semaines les pics de Donald Trump.
Cette fois-ci, c'est une nouvelle pique donc de de Pit Exet. Est-ce que c'est le point de rupture aujourd'hui entre les Américains et les Européens ? Alors, en tout cas, on a l'impression que cette administration veut marquer le coup.
Une administration qui, selon politicaux aurait établi une liste de bons et mauvais pays, de bons et mauvais élèves. En gros, concernant les pays de l'OTAN, les sages et les indisciplinés. C'est cette politico s'est procuré cette information via des sources de diplomates européens mais aussi une source proche du secrétariat à la défense.
Et bien il n'est pas encore très clair des conséquences qui toucheront ces pays indisciplinés. Mais ces derniers jours, il y a plusieurs sources qui se sont confiées au aux médias américains et selon lesquelles et bien les cette administration réfléchirait notamment à retirer les troupes américaines de certains pays d'Europe pour les mettre dans des pays plus sages entre guillemets. Il y a aussi cette idée de suspendre l'Espagne de l'Alliance Atlantique.
En tout cas, on a eu un Trump qui est un président Trump qui est très frustré qui est c'est nous dit sa frustration depuis des semaines déjà envers les pays de l'OTAN. Et Pitec, le secrétariat le secrétaire à la défense qui hier lors d'une conférence de presse disait que les pays européens devaient arrêter de discuter et plutôt envoyer des bateaux pour aider les Américains à défendre le D3 d'Ormous. Merci beaucoup Sonia Dri en direct de Washington et et Sonia le disait, Donald Trump qui aurait fait une liste de ses alliés européens avec les bons élèves, les moins bons élèves et les mauvais élèves.
On l'a vu, regardez les bons élèves et les mauvais élèves. Les bons élèves, par exemple, l'Allemagne et la Pologne. On rappelle que c'est un article de politico.
D'après une note du Pentagone, les moyens élèves, la France et les États et les Italies, les mauvais élèves, l'Espagne et le Royaume-Uni. Hè oui mais ça va pas très loin en terme de politique étrangère. Je trouve ce PSh navrant parce que il est inculte sur le sujet à il n'apprécie pas l'historique à sa juste mesure.
Et je si j'étais là, j'aurais bien voulu lui demander qui donc sont nos alliés aujourd'hui s'il va bouder l'Europe, s'il va bouder l'OTAN et s'il va fragiliser l'OTAN. Vous voyez même on est en foi avec notre nos alliés historiques, le Canada, un peu moins le Mexique mais le Canada quand même. Il faut le faire quand même.
Comment il a fait dans un claquement de doigts faire en sorte que tout le soft power américain n'est plus. Bon, votre c'est pas nouveau. C'est George Bush le fils en 2003 avait proclamé la nouvelle Europe.
C'était ceux qui avaient accepté de les suivre dans cette stupide invasion illégale de l'Irak. et la vieille Europe qui incluait d'ailleurs le Canada. Il y avait quatre pays, le Canada, la Belgique, la l'Allemagne et la France.
Et il traitait euh ces quatre pays avec condescendance. Donc c'est une vieille tactique des républicains américains. À l'époque c'était les néoconservateurs.
Et donc cette nouvelle Europe, c'était les gentils qui avaient accepté d'y aller avec beaucoup de regrets du côté des Polonais en particulier qui n'avaient pas été récompensés à la hauteur de ce qu'ils avaient fourni comme effort. Et maintenant on nous ressort les bons élèves et les mauvais élèves. Donc c'est typiquement c'est c'est typique de la de l'approche républicaine je pense de la politique étrangère.
Mais vous avez raison effectivement de faire le parallèle avec ce qui s'était passé en 2003. Mais là quand même, on sent qu'on a passé un capot dessus. Les relations n'étaient pas aussi tendues à l'époque.
Là quand même l'intéini, ce classement avec les mauvais élèves. On reviendra dans le grand dossier notamment sur les menaces parce que Sonia Nadridi a parlé de de la volonté potentiellement d'exclure l'Espagne de l'OTAN. Il y a aussi une question autour des Malwin prêt à remettre en cause la souveraineté des des Malwin du côté de des côtés argentines.
Là tout de même on franchit encore une fois un cap entre la relation entre les Américains et les Européens. Il est clair que la crise de confiance avait déjà commencé et en fait avait déjà commencé il y a quelques mois et là on l'a vu avec ce des trmous qui lui en fait a été on va dire un accélérateur de cette crise de confiance. Donc d'un côté les Européens qui reprochent aux Américains d'avoir agi unilatéralement et de l'autre côté Donald Trump qui reproche eux aux Européens de ne pas être à ses côtés.
Alors, je veux revenir un peu sur le classement parce que euh je j'ai pas l'image là à l'écran, mais c'est juste un peu pour euh pour comprendre un petit peu. Alors, pour les moyens élèves, on remarque qu'il y a le côté personnel en fait. Donald Trump, il utilise en fait sa relation personnelle pour émettre ce classement parce que par exemple l'Italie et la France, il aime il aime bien Emmanuel Macron, il aime beaucoup Méloni mais leur position par rapport au D3 les a probablement déclassifié dans sa liste de bons élèves à moyens élèves.
Il les a pas il ne les fait passer à mauvais élèves parce qu'il a quand même cette relation personnelle avec ces deux ces deux chefs d'état qu'il aime bien finalement. Et puis le Royaume-Uni, mauvais élèves alors que le Royaume-Uni est historiquement l'allié des États-Unis. Donc il en veut tellement au Royaume-Uni parce que ils historiquement le Royaume-Uni a toujours suivi.
Vous vous souvenez Tony Blair dans la guerre de 2003 qui a aveuglément suivi les États-Unis dans cette guerre en Irak et donc il leur reproche doublement et puis l'Espagne parce que l'Espagne aujourd'hui sur la scène internationale c'est celle qui est la plus vocale on va dire contre cette guerre. Hm hm. C'est un peu il y a un peu le côté relationnel et puis bons élèves parce que les Allemands, bon les Allemands et les Polonais, il ils n'ont pas vraiment une une position très claire.
Ils sont un peu voilà et on les entend pas autant que que les autres parce qu'il n'a pas la même relation personnelle avec les dirigeants de ces pays-là. Alors effectivement, il y a la question du D3 d'Ormous, mais il faut aussi reconnaître que Donald Trump classe ces pays en fonction également des défenses des des dépenses militaires. Et sur ce point effectivement les Polonais sont très loin de nous.
Ils ont quasiment atteint les 5 % de de PIB. quand nous les Français alors on a une une loi de programmation militaire qui nous amène autour des 5 % mais aux alentours de 2030 un peu un peu au-delà même je si je me trompe pas les Allemands aussi ont densifié leur leurs dépenses mais général François Chovani le Royaume-Uni ça ça nous interpelle quand même parce que ce que disait l'inté allié de de historique de la part des des pour les Américains. Oui c'est c'est surprenant mais peut-être parce que il y a l'anniversaire bientôt de l'indépendance des États-Unis les 250 ans.
Peut-être qu'il faut rappeler des petites choses parce que fait c'est bien les Britanniques ont été mis dehors euh et le rappeler comme ça, je trouve que c'est pas mal. Donc ça expliquerait peut-être des choses mais il y a pas que ça bien entendu. Il y a quand même les relations politiques.
On voit bien que les Britanniques ne soussivent absolument pas avec leur premier ministre les États-Unis qui ont même et puis il y a peut-être aussi ce rapprochement avec la France quand même. N'oublions pas qu'on vient de parler du détroit d'ormouse. France Grande-Bretagne c'est établir une force multinationale pour assurer la sécurité dans le T3 d'ormous après la fin du conflit.
Euh et donc en se dissociant nettement euh de ce que veulent les Américains et surtout en ne participant pas tout de suite euh comme ça a été le cas par exemple en Afghanistan ou en Irak où les Britanniques sont allés tout de suite au côté des Américains. Bah là non, le premier ministre travailliste dit "Non, non euh je ne viens pas à côté de vous et je suis plutôt plus européen parce qu'il y a une autre carte que les Britanniques jouent, c'est rentrer plus ou moins bien dans assurer plus ou moins bien la fin du Brexit qui les arrangerait beaucoup parce que économiquement ils en ont besoin." Et une réaction à vous faire écouter, celle du président français Emmanuel Macron qui évidemment a réagi hier à cette déclaration de de Pitex 7.
Et évidemment, on peut parler d'une passe d'arbre lorsqu'on écoute la réaction de du président français. Écoutez le la réaction d'ol Macron. Nous ne devons pas sous-estimer le moment actuel.
Nous avons un président américain, un président russe et un président chinois qui sont tous contre l'Union européenne et donc le bon moment pour nous de nous réveiller. Si nous ne croyons pas en nous-mêmes, nous n'avons aucune chance que les autres nous trouvent formidables. Emmanuel Macron qui s'exprimait en anglais parce qu'il était là dans le cadre d'une d'une visite diplomatique en Grèce autour notamment de la question de de l'OTAN. général François Chevans, le président américain qui est contre l'Union européenne, ça veut dire qu'aujourd'hui les États-Unis ne sont plus un allié ?
Euh bon, c'est difficile à dire, je veux dire, ça dépend des jours. Euh voilà, ça dépend de l'humeur de Trump. Maintenant, il y a la réalité.
Je parlais que du point de vue militaire. Les militaires américains et européens travaillent très bien ensemble sans état d'âme. On fait pas de politique.
C'està-dire que les notion de sécurité dépassent les questions politiques. Donc déjà, ce n'est pas à ce niveau-là que il y aura un problème. Après, c'est dans les déclarations.
Évidemment, les déclarations, c'est ce qui va exciter les uns les autres. Et Trump est très fort dans ce domaineel. Et le président Macron parle très bien, il répond, il dit "On va pas se laisser faire.
Bon, vous nous aimez pas, bah vous êtes obligé de faire avec nous." On est quand même, je crois le premier partenaire commercial des États-Unis. C'est quand même pas rien.
On représente une force aussi en terme de défense, en terme je dirais même d'influence. Voilà. Alors bien sûr, on n'est pas aussi martial que les États-Unis.
On n'est pas prêt de faire la guerre parce on fait tout pour l'éviter quels que soient nos intérêts. Certes, donc c'est pas tout à fait dans la logique Trump et américaine mais dans l'absolu on est on montre notre différence et c'est important. Hen Kun rapidement le mot de la fin.
Est-ce que les États-Unis sont encore un allié pour les Européens ? Alors, je pense que le peuple américain y est toujours et ce qui était l'administration américaine y était, c'est vraiment la personnalisation de Donald Trump, sa personne et son détermination à être tout et transactionnel pour sa personne. Très bien.
Merci beaucoup d'avoir animé LC direct avec moi. Merci Ronaldo, merci Hélè K, merci Lintini et merci Général François Chovan.
Emmanuel Macron