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interviewEmmanuel Macron (sur YouTube)· 10 décembre 2025 156 minAutoproduit

Face aux lecteurs de Ouest-France.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

tu as le micro. Alors, bienvenue. Bonjour à toutes et à tous et bienvenue donc monsieur le président de la République.

Bienvenue évidemment pour pour cet échange sur les réseaux sociaux, sur la démocratie à l'épreuve des réseaux sociaux. On a euh globalement une quinzaine euh de questions qui nous ont été euh envoyées par les Alors, on a reçu évidemment beaucoup plus. Il a fallu qu'on qu'on les sélectionne.

Je précise que l'Élysée et vous-même, vous n'avez pas eu euh les questions en main. Euh ce sont des questions qui ont été choisies par la rédaction de de de Wouest-France. Nous allons aborder quatre thématiques, donc une demi-heure chacune.

Thématique sur la démocratie avec en ligne de mire évidemment les futures élections notamment les élections municipales. On parlera d'environnement avec notamment, j'allais dire la science mise en doute à travers les les réseaux sociaux. On parlera des réseaux sociaux et des jeunes et puis on on terminera sur les réseaux sociaux versus les médias.

Et pour ouvrir donc cette cet événement, je donne la parole au président du directoire de Wouest-France, François Xévier Lefan. Monsieur le président de la République, bonjour. Merci d'avoir proposé cet échange avec les lectrices et lecteurs de des médias en région puisque ce n'est pas la première date en fait.

Vous êtes aujourd'hui en Bretagne à Saint-Malot pour rencontrer nos lecteurs, nos lectrices du groupe CPA West France que dirige Fris Bakouche ici présent. Donc Wuest-Fance bien sûr, groupe actu d'une centaine de titres sur l'ensemble du territoire national mais également le public de Nova 19, la chaîne généraliste nationale créée par le groupe West-Fance et au passage la première chaîne nationale créée un peu loin de Paris sous le bonheur breton. Bienvenue à vous.

Nous allons parler des réseaux sociaux qui nous ont été légués à la fin du 20e siècle avec une belle promesse de liberté. On allait enfin pouvoir tout dire à tout moment à la terre entière. Plus rien ne devait retenir les mots ni les images, quoi qu'ils disent et quoi qu'elle montre.

Nous avons ouvert notre espace conversationnel à tout vent. Les réseaux numériques diffusent en permanence le meilleur mais aussi le pire. Tout ce que la nature humaine est capable d'inventer comme mot et de produire comme image.

Ils ont libérer la parole de personnes opprimées, mais leur activité a aussi contribué à détruire des personnes. À l'entrée du 20e siècle, n'avons-nous pas finalement accepté l'inacceptable en acceptant le fait que ces réseaux n'étaient pas responsables de ce qu'il diffuse, pas responsable devant la loi. Contrairement au médias, je voudrais simplement rappeler rapidement qu'en France les médias sont encadrés par la loi, c'est vrai depuis la 3e République, la loi de 1881 notamment, il y en a eu d'autres, que la loi a prévu le développement de médias libre, elle a également prévu la protection des citoyens devant les éventuels débordements des médias.

Concrètement, les journalistes professionnels sont évidemment responsables de ce qu'ils écrivent. Dans chaque média, une personne directrice de la publication est pénalement et personnellement responsable de tout ce qui est écrit. Ce n'est pas vrai pour les réseaux sociaux.

Les choses sont totalement différentes. Nous avons permis qu'il se développe très librement. Nous avons juste oublié la question de la protection des citoyens.

Il y aura beaucoup de questions sur ce thème-là aujourd'hui. Des citoyens ont pai le prix fort quand ils sont impunément menacés, harcelés, insulté avec régulièrement des conséquences terribles. Les réseaux sociaux ont pris une place gigantesque dans notre démocratie quand aujourd'hui certains de leurs propriétaires affirment en nous regardant les yeux dans les yeux qu'ils refusent d'appliquer notre droit, qui ne serait selon eux que de la censure. nous pouvons légitimement nous inquiéter pour l'avenir de notre démocratie.

Heureusement, les choses avancent. L'Europe a prévu un certain nombre de textes qui devraient maintenant encadrer l'activité des réseaux sociaux, notamment le Digital Services Act. Encore faut-il qu'il soit appliqué.

L'espace numérique ne peut pas être une zone de non droit. La technologie qui avance à une à une vitesse vertigineuse peut nous apporter et va nous apporter des outils qui peuvent être formidable pour le développement humain, mais à une condition, c'est que ces grandes entreprises respectent le droit comme chacune et chacun d'entre nous sommes tenus de le faire. Voilà, monsieur le président de la République, ce qui va nourrir les nombreuses questions de nos lecteurs et nos lectrices.

Merci à vous. Merci. [applaudissements] Donc 2h d'échange, on a donc sélectionné ou présélectionné une quinzaine de questions et bien sûr si on a le temps, on prendra évidemment d'autres questions parce que je sais qu'il y a pas mal de jeunes qui ont préparé des questions avec leurs professeurs.

Donc peut-être qu'on aura quelques minutes à leur à leur à leur accorder. On va commencer donc avec la première thématique qui s'appelle réseaux sociaux, démocratie et élection. Pour chacune des thématiques, un journaliste du groupe CPA West France viendra évidemment planter le décor.

Et on commence donc avec Christelle Martel. Elle est responsable de la rubrique Bretagne à Westfrance. Oui, merci Gaë.

Monsieur le président, bonjour à tous. À l'heure où la désinformation et les fake news n'ont jamais autant sapé les piliers de la démocratie, comment les échéances électorale à venir, les municipales bientôt et la présidentielle en 2027 peuvent-elles permettre aux citoyens d'exercer leur esprit critique et de voter sans être manipulé par les algorithmes et autres théories complotistes ? Alors, un mot peut-être, Christelle, sur justement ce que représente euh la désinformation sur les réseaux sociaux.

Oui, selon une étude de science feedback de septembre 2025 euh qui a regardé TikTok, Instagram, X, Facebook, euh YouTube et et LinkedIn, la désinformation n'est plus seulement isolée dans les recoins du web. Elle est devenue un enjeu central du débat public. Dans cette arène numérique, TikTok, on peut le dire, est le pire des élèves.

Toujours selon cette étude, entre mars et avril 2025, près d'un contenu sur 5 sur cette application contient des informations fausses ou trompeuses. 34 % des publications diffusent des discours haineux ou d'autres diffusant de fausses informations. C'est 32 % sur X.

Alors, tu parlais de TikTok, il y a les les autres réseaux sociaux. Oui, tout à fait. Facebook véhiculerait 13 % de fausses informations et 8 % sur YouTube.

L'étude démande donc que sur TikTok, essentiellement consulté par les plus jeunes et les plus vulnérables, les usagers sont 10 fois plus exposés à des contenus mensongers qu'un utilisateur de LinkedIn par exemple qui s'adresse plus spécifiquement à des adultes et dans un cadre plus professionnel. Alors je le disais en introduction, on est-ce que quel sera l'impact des réseaux sociaux notamment sur les prochaines élections les municipales qui arrivent à grand pas ? Oui, on on considère qu'il y a plus que jamais un risque réel euh sur les municipales dès lors que les outils euh de manipulation de masse et des ingérences extérieures s'attaquent aussi aux communes, même si il faut le souligner, le lien de confiance avec le maire demeure encore assez solide.

Mais pour combien de temps ? Face à des faussites par exemple qui injectent des sujets polémiques, les médias transitionnels doivent être capables de garantir une information fiable, vérifiée et équilibrée. Cela implique d'être transparent, d'être réactif et que nous fassions collectivement le choix d'un traitement de qualité.

Merci Christelle pour cette introduction. On va donc passer aux échanges euh avec le premier intervenant qui s'appelle Wilfried. Wilfried Deltombe.

Il est directeur territorial à la retraite et lui euh il veut euh participer et renforcer la citoyenneté notamment en dehors des réseaux sociaux. Alors Wilfried, voilà, vous allez vous lever et je vous propose de poser votre question à Emmanuel Macron. Merci.

Tout d'abord, merci monsieur le président de vous être déplacé. C'est quelque chose, je dirais, d'assez motivant pour le citoyen de pouvoir échanger en direct avec vous et même enthousiasement. Euh voilà, c'est mon point de vue.

Euh lutter contre les déviances des réseaux sociaux, je rentre tout de suite dans la substance puisqu'on a peu de temps. Euh je pense que ça commence d'abord par lutter contre l'anonymat. C'est vraiment le problème, je crois majeur des réseaux sociaux en général, l'anonymat.

Alors, je rependrai d'ailleurs à ce titre parce qu'il y a des moyens. Je fais d'ailleurs une proposition. l'article 11 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen qui figure bien sûr en préambule de notre constitution actuelle assez court mais très clair.

La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme. Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement sauf sauf à répondre à l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. Alors justement est-ce qu'il ne faudrait pas tout simplement, mais tout a l'air toujours simple, que la loi détermine que désormais l'anonymat constitue un abus et ça rentrerait dans la catégorie qui serait donc sanctionnable.

C'est la première proposition que je vous fais et je vous demanderai bien sûr, c'est ma question, comment peut-on mettre en œuvre euh cette je dirais euh proposition si toutefois elle vous agrée et si elle ne vous agrée pas, je serais très heureux d'entendre euh vos arguments. Sachant, j'ajoute ici évidemment que je ne détiens pas la ré vérité. Je suis comme tout le monde, je cherche cherche à m'en rapprocher tous les jours et c'est pas facile.

Deuxième chose, rapidement Wilfried parce qu'il y a beaucoup de monde, il y a beaucoup de questions et je voudrais quand même que le président de la République puisse s'exprimer. [rires] Allez-y, allez-y, allez-y. Continue.

Voilà. Bon, alors c'était c'était la suite, c'est la même question en fait mais sous un angle plus positif. Euh la première question, c'est sur l'angle effectivement de la sion négative, l'anonymat.

Le côté positif, vous l'avez souligné tout à l'heure, c'est la citoyenneté et comment euh la développer aujourd'hui. Moi, je reviens systématiquement à je dirais aux penseurs euh que nous avons eu au 18e siècle qui sont très intéressants. Oui, je pense à ça.

Un mot sa péodé, ose utiliser ton propre entendement Emmanuel Kant évidemment et je pense qu'il faut développ sur Emmanuel Kant, nous on va se concentrer sur Emmanuel Macron et oublé. Je vais oublier Emmanuel Kant. Merci.

Merci. Non Wilfried Wilfri, je suis obligé de vous couper parce qu'autrement Wilfried non je suis obligé de vous couper. J'ai monsieur.

Non non, je suis obligé de faire le jour parce qu'autrement j'ai neuf points. Je vous les propose par écrit comme ça. Possibilité.

Voilà. Bah écoutez merci. Voilà me fais le messager.

Ah non. Merci beaucoup. Désolé Wilfried mais c'est le jeu.

Merci d'abord. Merci monsieurs le présidents pour l'accueil, l'organisation de ce débat. Monsieur le préfet de région, madame la rectrice, mesdames messieurs en en vos grades et qualités on dit mesdames messieurs et merci d'être d'être venu jusqu'ici pour avoir ce débat et je voulais avant tout commencer en vous présentant mes excuses pour le retard qui n'est pas lié à un choix, une volonté mais au caractère un peu imprévisible parfois de l'actualité internationale.

à 15h où on devait commencer notre débat. J'étais en mairie de Saint-Malot pour un appel téléphonique avec quelques collègues sur la question de l'Ukraine et le président Trump. Donc on a eu ces 40 minutes de discussion pour essayer d'avancer sur un sujet qui nous préoccupe tous.

Donc pardonnez-moi, veuillez voilà me pardonner pour le retard avec lequel je suis arrivé devant vous. Je voulais vous remercier d'organiser ces débats et je trouve que vous l'avez parfaitement cadré, si je puis dire, en en caricatural, c'est-à-dire les réseaux sociaux nous apportent énormément au quotidien. C'est une formidable avancée.

Ça permet de de d'accéder à de la connaissance, à comprendre des choses, d'alerter sur des situations, de faire circuler beaucoup mieux l'information, mais forcé de constater que au fond, depuis la dizaine d'années que nous avons de recul, parce que c'est vraiment ça s'est diffusé dans nos vies depuis 10 ans, des choses se sont passées qui doivent nous inciter aujourd'hui à prendre un tout petit peu de recul et au fond reprendre le contrôle de ces derniers. Quand on parle de nos enfants et de nos adolescents parce qu'on maintenant on va y revenir puisque c'est un des thèmes que vous avez choisi, on voit bien que ça a bousculé leur vie et ça a des vraies conséquences qu'on sait mesurer. Ensuite quand on parle évidemment de le fonctionnement de notre démocratie parce que de plus en plus de gens s'informment sur les réseaux sociaux, vous l'avez dit et en particulier chez les plus jeunes.

Et donc ça crée une concurrence déloyale. On reviendra sans doute sur ce sujet. avec la presse.

Mais du coup, ça structure notre démocratie parce qu'une démocratie s'est allée aux élections mais en s'étant forgé une opinion libre et on se la forge de plus en plus sur les réseaux sociaux. Et est-ce qu'elle est libre ? Qui la structure ?

Comment ? C'est une vraie question démocratique. Et donc la réponse, elle est pas univoque.

Il y a pas une, si je puis dire, une réponse unique ou toute simple, mais elle passe sans doute peut-être par des interdictions, par des régulations parce qu'aujourd'hui il y en a quasiment pas. Les premières, on les a mis en place et elles prévalent depuis un peu plus de 2 ans et elles viennent d'être appliquées ces derniers jours pour ce qui est de la la directive qui a été évoqué tout à l'heure qui est Digital Service Act à l'égard de du réseau X mais c'est la première fois donc c'est le tout début donc on a besoin donc parfois peut-être d'interdire de réguler à coup sûr d'éduquer d'instruire de comprendre de remettre de l'esprit critique dans la société et puis enfin de continuer à innover pour reprendre le contrôle L'innovation fait partie des manières aussi de redomestiquer tout cela en fait, de la remettre au service d'une certaine idée de l'homme. Donc fort de ce cette question, on va revenir je pense sur d'autres sujets d'ingérance mais puisque le premier thème si j'ai bien compris est sur les les élections qui arrivent.

La question de l'anonymat qui est la première question dans cette thématique est beaucoup plus large. Donc je vais y répondre mais après je reviendrai sans doute sur des choses plus spécifiques au aux élections. Alors l'anonymat a apporté beaucoup de choses dans les réseaux sociaux parce qu'il a permis à des gens dans des sociétés qui ne sont pas libres de pouvoir s'exprimer.

En France, vous n'êtes pas attaqué aujourd'hui si euh vous vous exprimez sur un réseau social et que vous décidez de le faire sans anonymat. À coup sûr, seriez-vous universitaire ou citoyens, même au sein de l'Union européenne en Hongrie, vous auriez quelques difficultés à vous exprimer avec la même liberté s'il y avait pas d'anonymat. À coup sûr encore plus dans des pays plus autoritaires ou les réseaux sociaux.

Donc ça c'est pour dire que l'anonymat dans un système qui est quand même mondialisé, même au niveau de l'Union européenne a des avantages en tout cas et difficiles à totalement supprimer. La deuxième chose, c'est que beaucoup de gens vous diraient l'anonymat, c'est ce qui a permis aussi à des gens d'être lanceur d'alerte, à des gens qui peut-être ne veulent pas cacher leur identité, mais de partager tel ou tel contenu sans être totalement exposé, sans avoir la pression sociale, sans donc il y a eu et on sait le mesurer, un intérêt de l'anonymat dans le fonctionnement libre des informations de ce qui s'est fait sur internet. à côté de ça, forcé de constater que l'anonymat a désinhibé les choses.

Parce que quand on voit pas votre visage, qu'on connaît pas votre nom, ça libère un peu la parole et ça peut inciter certains à dire n'importe quoi. Donc je ne pense pas que la levée immédiate de l'anonyma, je je dis pas moi non plus que comme vous hein, j'ai pas forcément la réponse la science infuse, mais j'ai écouté les arguments des uns des autres parce que moi je pouvais aller au début aller un peu dans votre direction. Je pense c'est très compliqué.

On aura pas le consensus au niveau européen pour le faire et c'est très compliqué de le faire qu'en France et ça peut avoir des tas d'effets pervers de lever complètement l'anonymat. Mais il me semble qu'il faut un accélérer le travail de la justice quand on veut la levée d'un homin pour poursuivre quelqu'un. On a déjà les voix et moyens mais c'est encore trop lent.

De qu'est-ce qui vous pose problème ? C'est les gens qui abusent de l'anonymat. Je vous écoutez et donc là on a des premiers instruments, mais il faut aller plus loin.

Et ça, je pense que c'est la clé dans ce qu'on est en train de vouloir faire. C'est-à-dire qu'en fait quand quelqu'un dit quelque chose de raciste, d'antisémiste, d'homophobe, ben il faut pouvoir tout de suite exiger le retrait de ce contenu des plateformes et pouvoir poursuivre cette personne. En vrai, on a les bases légales, on ne les utilise pas assez parce que sur ces contenus là, c'est inattaquable.

On a la base d'égale, c'est déjà interdit. Il faut activer la responsabilité de ces plateformes. On y reviendra souvent dans le débat.

Mais si West-Fance publiait dans un article ou dans ses courriers ou dans ses tribunes quelque chose qui est raciste, antisémite ou autre, à la seconde le rédacteur en chef serait attaqué parce qu'il a la responsabilité et donc il serait mis devant les tribunaux. Faut que ça soit pareil pour les plateformes. On a la base avec le DSA, mais il faut aller beaucoup plus vite et plus fort.

Et donc là, faut prendre, c'est ce que le paquet qu'on prévoit à la rentrée janvier et circulaires qui permettent d'aller dans ce sens. Et puis enfin, on y reviendra dans le deuxième thème, donc je veux pas être plus long, il y a la question des fausses informations et des gens qui disent des fausses informations avec l'anonymat. Ça c'est beaucoup plus compliqué à réguler.

C'est pas le juge qui peut dire c'est vrai ou faux. C'est souvent le débat critique et la capacité à distinguer le vrai du faux. Donc voyez, il y a pas une blanc ou noir, mais si on veut avancer, simplifier les choses, je pense aller beaucoup plus vite sur la levée d'anonymat quand il y a un problème.

Retirer, appliquer le retrait immédiat des contenus quand ils sont clairement des contenus haineux ou hors la loi et mettre en œuvre la responsabilité des plateformes. Ça me semble plus efficace que la levée immédiate de l'anonymat. Allez, une nouvelle question.

Elle nous vient d'un d'un lecteur d'actu.fr, Thierry Julienne. Alors, où se trouve-t-il monsieur Julienne ?

Oui. Alors, levez-vous, ça sera plus simple. On va vous tendre un micro.

Euh alors vous euh vous jugez qu'il est inenvisageable euh d'éradiquer les fake news dans les médias et dans les réseaux sociaux, sauf à les remplacer par des fake news d'état, comme dites-vous euh en Russie et en Chine. Et donc, quelle est votre question ? Euh ma question est simple.

D'abord, merci monsieur le président d'être venu jusqu'à nous. En effet, il me paraît inenvisageable de réussir à éradiquer complètement les fake news, mais on doit pouvoir réussir à en diminuer l'efficacité. Et ma question est simple.

D'après vous, pour y arriver, quel est le meilleur moyen qui puisse allier efficacité et respecté d'expression ? Merci beaucoup. D'abord, ça a été dit dans l'introduction et c'est apparemment ce que vous pensez.

Vous avez raison, c'est pas l'État qui peut faire ça. Et ça, je réinsiste toujours sur ce point parce qu'il y a eu parfois des débats ces derniers jours largement biaisé qui ont dit un peu n'importe quoi, y compris sur ce que j'avais pu dire. Je pense c'est pas du tout le travail de l'État qui est distingué le le vrai du faux.

C'est précisément le travail d'une presse libre par la contradiction, la vérification et puis après pour d'autres sujets, ça peut être le travail des scientifiques, une parole scientifique à restaurer. Et vous avez raison, il y a toujours eu ce qu'on appelle aujourd'hui des fake news, c'est-à-dire des fausses informations, des rumeurs. Des historiens, des sociologues d'ailleurs ont pu écrire sur ces sujets.

La question c'est comment leur tort le coup le plus vite possible pour éviter où qu'elles deviennent les informations les plus largement crues alors qu'elles sont fausses ou en quelque sorte pour contaminer le jugement. La clé, c'est d'abord de redonner une place centrale à ceux dont celle de travail, c'est-à-dire les journalistes et les organes de presse parce que ils ont des professionnels qui ont été formés pour se faire. Ils ont une déontologie, une charte déontologique.

Je me souviens que c'est le cas pour West-France. J'ai eu dans les mains cette charte et j'en ai encore le le souvenir. Donc les journalistes ont une charte dontologique qui s'applique à eux-mêmes elle est vérifiée par des paires et puis ils ont une responsabilité qui peut être activée par la loi.

Et donc la première chose c'est de se dire où est l'information. Et ça c'est une première remarque que je voulais faire qui vaut au-delà des élections. C'est peut-être à ce stade de la discussion qu'on soit bien clair sur qu'est-ce que c'est les réseaux sociaux et au fond à quoi ça sert.

Et quand on parle des élections ou de l'information, le grand malentendu, il est là. Les réseaux sociaux ne sont pas faits pour nous informer. Et vous savez pourquoi ? parce que vous n'avez jamais payé un réseau social pour vous informer.

Or, l'information, si vous voulez que ce soit préparé par des gens qui vont aller faire une enquête, qui vont la vérifier, qui vont la contrôler, bah il faut bien qu'il y ait un modèle économique derrière. Quand vous achetez le journal, vous savez que vous payez pour avoir de l'information et puis avoir à côté de l'information des éditoriaux, une ligne, vous suivez ou des mais payer et accessoirement il gagne aussi de l'argent avec de la publicité, des annonces légales ou autres. Mais il y a un modèle économique, vous payez pour de l'information.

Quand vous allez sur les réseaux sociaux, vous ne payez pas. Donc comment les réseaux sociaux gagnent de l'argent ? Pas en vous informant.

Il gagne de l'argent en vendant de la publicité individualisée. C'est pas un gros mot hein, c'est leur métier. C'est le le modèle d'affaires des réseaux sociaux, c'est ça.

Et donc qu'est-ce qui au fond les conduit ? D'avoir le maximum de gens qui vont sur ses réseaux sociaux et de créer le maximum d'excitation. Ils veulent pas vous informer.

Enfin, en tout cas, ils ont pas aucun intérêt à vous informer. Ils ont aucun intérêt à ce que vous alliez chercher des arguments. Ils veulent qu'il y ait le maximum de mouvement, le maximum d'excitation parce que c'est sur cette base là qu'il pourront avoir le maximum d'information sur vous et vendre plus cher de la publicité individualisée qui vont vous pousser.

C'est c'est pas du tout une critique que je fais. Je décris exactement ce que c'est TikTok X. Enfin, tous les réseaux sociaux fonctionnent sur ce modèle économique.

Ce qui fait d'ailleurs qu'ils ont pris beaucoup de publicité au secteur de la presse qui est allé sur les réseaux sociaux parce que leur on dit nous on est beaucoup plus efficace. Plutôt que d'envoyer la même pub à tous les lecteurs de West-Fance, nous on sait dire que lui adore la Formule 1, que madame adore plutôt le cinéma et cetera et par les réseaux consultés, par les pages consultées et va pousser cette information. Et donc les réseaux sociaux que nous consultons, dont nous parlons depuis tout à l'heure, leur modèle d'affair, ça n'est pas de vous informer, de nous informer.

Leur modèle d'affaire, c'est de créer de l'excitation pour pouvoir vendre de la publicité individualisée à des tiers. Quand on a compris ça, on comprend que ce qui est le plus important, c'est de créer de la dépendance. C'est ce qui va motiver l'algorithme des réseaux et qu'ensuite ce qui est beaucoup plus efficace pour créer de l'excitation, c'est de pousser des contenus qui sont choquants, qui vont vous faire réagir parfois qui vont de manière compulsive vous amener à revenir.

Alors pour les uns, ce seront des vidéos de chat, pour les autres ce seront des contenus qui attraent à votre passion, qu'importe. Mais le plus bas dans l'excitation, c'est l'information, c'est l'argument, c'est le rationnel. L'émotion, ça crée plus d'excitation.

L'émotion négative ou les choses addictives, ça en crée encore plus. Donc vous comprenez que on parle d'une infrastructure d'échange quand on parle de nos réseaux sociaux dont l'objectif, dont tout ce qui la détermine n'est pas fait pour canaliser l'information, vous pousser des bonnes informations. Il est fait pour que vous soyez dépendant, pour que vous y passiez le maximum de temps et que vous soyez au maximum excité.

Une fois qu'on a dit ça, c'est structurellement un propagateur potentiel de fausses informations. Et donc je recadre ça pour qu'on dise bien, faut pas se tromper, les réseaux sociaux, ce sont pas de manière native des lieux pour s'informer. et ça ne le sera jamais, sauf le jour où vous aurez un réseau social qui vous demandera de payer pour avoir de l'information parce que ça veut dire qu'il y a des gens qui produiront cette information parce que ça a une valeur donc ça a un coût.

Donc on narrivera pas à régler ça si on se dit pas d'abord l'endroit pour s'informer c'est la presse, c'est le débat public et la et l'information elle a quand même une valeur et donc elle peut avoir un coût à un moment donné elle a un coût individuel et elle un coût collectif. Fois qu'on a dit ça pour essayer de réguler et limiter les fausses informations. La première chose c'est d'avoir la transparence et la loyauté des algorithmes.

Je dois pouvoir savoir si j'ai un algorithme parce que c'est lui qui va me pousser les informations. Est-ce que cet algorithme est biaisé ? Est-ce qu'il va avoir tendance à me pousser des fausses informations ?

On a les débuts dans notre fameux DSA au niveau européen, mais on doit aller beaucoup plus loin sur la transparence des algorithmes. La deuxième chose, c'est d'avoir la responsabilité des plateformes. C'est un combat européen maintenant on doit, on a commencé avec le DSA, on doit pousser beaucoup plus loin, qui est de dire quand de manière avérée, on vous a alerté sur le fait qu'une information pouvait être fausse, qu'après un contradictoire et une procédure qui est à déterminer, qui doit se faire entre paè, il est avéré que vous n'avez rien fait, vous avez laissé se propager, prendre de l'ampleur. votre responsabilité peut être mise en cause exactement comme un éditeur de presse.

Et puis la troisième chose qui est très importante pour éviter la propagation des fake news, ce sont les faux comptes. Et ça c'est le lien avec ce que disait monsieur. Sans doute plus important et plus prioritaire que l'anonymat, c'est d'exiger la disparition des faux comptes.

Aujourd'hui, quand vous avez un compte sur les réseaux sociaux, vous savez pas dire forcément qui c'est s'il a choisi l'anonymat. Mais vous ne savez même pas dire si c'est une personne physique ou pas. Ce qui veut dire que vous pouvez avoir et en particulier dans les situations électoral des informations qui sont propagées.

On vous dit il y a 100 1500 parfois 1 million de personnes qui l'ont poussé, qui l'ont aimé. Donc ça ça commence à prendre une valeur parce qu'on est dans cette société d'une qui se mesure quantitativement à travers les likes ou les retweets ou les et cetera. Vous ne savez pas dire combien sont des personnes réelles.

Et qu'est-ce qui se passe de manière très simple ? Vous avez des gens qui achètent des faux comptes, ces fameux bots, ces fermatrol et qui l'achète pour manipuler l'espace informationnel et donc propager massivement une fake news. Et ceux qui font de l'ingérence étrangère dans notre pays aujourd'hui utilisent ça à plein.

Et donc il y a des choses qu'on doit faire nous-même qui sont liées, si je puis dire, à la structure des réseaux sociaux. l'algorithme qui n'est pas transparent aujourd'hui, le fait qu'il y a pas de responsabilité et que ces réseaux sont pas faits pour nous informer et puis il y a des choses où on est beaucoup trop naïf et qui sont massivement utilisées par l'ingérence étrangère qui sont ces fameux faux comptes. Si on aborde ces trois sujets en ayant toujours à l'esprit que les réseaux sociaux sont de toute façon pas fait pour nous informer, on sera beaucoup plus efficace pour lutter contre la propagation des fausses informations.

Merci pour cette réponse. 3è et et dernière intervention pour cette thématique avec un lycéen, il a 17 ans, il s'appelle Clémentin Guyan. Bienvenue.

Clémentin, pardon Gaillan. Euh donc tu es lycéen, tu es élève en classe de terminale au lycée l'institution. C'est Malo, c'est ici, c'est ici.

On est chez toi. Euh et tu alors cette année, tu es cédacteur en chef d'un journal lycéen qui se nomme le Kelawen. Tout à fait.

Ça veut dire journal en breton. Ça veut dire journal en breton. Euh, tu es content d'être présent ici à cette rencontre parce que ça va te permettre de faire un article très intéressant pour les lycéens mains.

Tu n'oublieras pas de l'envoyer à l'Élysée. Allez, on écoute ta question. Bonjour monsieur le président.

Ma question porte sur la souveraineté numérique. On sait que les réseaux sociaux utilisés par les Français et les Européens sont des services numériques offerts par des entreprises américaines ou chinoises. Et alors, je me demande qu'est-ce que la France et l'Europe peuvent-elles faire pour garantir notre souveraineté numérique ?

Merci beaucoup CL. Alors le sujet de la souveraineté numérique, il est beaucoup plus large que les réseaux sociaux. Mais ce que ce que tu dis est tout à fait juste, c'est-à-dire que ces grands réseaux, ils sont non européens.

Mais on a une chance, c'est que tous ceux qui en Europe les consultent et qui du coup leur font gagner beaucoup d'argent parce que comme j'ai l'expliqué tout à l'heure, ils gagnent de l'argent par la publicité qu'ils vendent sur nous tous. Bah ça c'est dans notre mar. Donc c'est aussi pour ça qu'on a un intérêt à réguler parce que si on régule pas, on délègue la totalité de nos émotions, notre capacité à nous approcher de certaines réalités, parfois nous informer, même si j'essaie d'expliquer que c'est pas le le bon endroit pour et pour beaucoup de nos jeunes aussi à découvrir parfois beaucoup de choses, on le délègue à ces entreprises qui sont ou américaines ou chinoises.

Et donc la souveraineté numérique, quand on parle des réseaux sociaux, elle se fait dans la capacité à réguler les contenus et donc à mettre des bornes et à dire c'est notre modèle, nos préférences collectives qu'on veut imposer. Et notre chance, notre force dans ce contexte c'est précisément les presque 450 millions de citoyens européens qui sont touchés par ces régulations. Et c'est aussi pour ça que même si parfois c'est lent, vous m'avez souvent entendu dire faut d'abord passer par l'Europe parce que c'est au niveau européen qu'on a cette force de frappe.

Et c'est ce qu'on a fait sous présidence française, on leur a imposé deux règles. Cette directive sur les services numériques DSA et la directive sur les marchés numériques DMA parce que certains aussi essaient de dévorer tous les autres et abusent de leur position dominante. Et c'est aujourd'hui la grande bataille parce que vous l'avez peut-être vu ces derniers jours encore mais les grands acteurs du numérique et en particulier américains et parfois leur gouvernement disent "Nous on va exiger des Européens qui suppriment ces règles parce qu'on veut plus les voir bah c'est un rapport de force qu'il faut assumer et c'est ça la souveraineté parce qu'il se trouve qu'ils sont quand même dépendants de notre marché aussi parce que ils y font beaucoup d'argent.

Donc la force c'est que les Européens soient unis et qu'ils se disent au fond c'est les cerveaux, les émotions de nos enfants, on va pas les laisser filer comme ça et c'est la la santé de notre démocratie. Donc ça c'est notre souveraineté en fait souveraineté réglementaire. Et puis après il faut reconquérir des briques technologiques.

Et c'est un peu toute la bataille qu'on est en train de mener sur l'intelligence artificielle parce que ce que tu dis est vrai, on l'a perdu sur les réseaux sociaux. On n pas les acteurs alternatifs. Je peux pas vous dire quitter toutes les plateformes américaines, on a une super plateforme française qui fait la même prestation, la même chose, ce serait pas vrai.

Par contre, sur l'intelligence artificielle, c'est exactement ce qu'on est en train de faire parce que ça, on peut encore. Et on se dit certes, il y a les chats GPT et cetera, ces modèles d'intelligence artificielle dit génératif qui produit du langage. Bah là, on a un acteur français qui s'appelle Mistral et Aï avec le chat.

Donc là, je vous dis, allez plutôt télécharger le chat que chat GPT parce que il est français, il a il a qu'est-ce que c'est un modèle d'intelligence artificielle générative ? C'est juste un super ordinateur qu'il calcule très vite, qui a une énorme puissance à qui on a fait lire le maximum de livres. Pat GPT, il a lu énormément le livre anglo-saxon.

Le chat, il a lu énormément le livre français. C'est c'est mieux pour nous si on veut garder une souveraineté cognitive. Et donc ça on l'a.

Donc on va se battre pour garder développer notre modèle d'intelligence artificielle générative européen qui est le on veut avoir des calculateurs, des super calculateurs et des data centers européens. C'est ce qu'on est en train de faire là à plein pour avoir ces capacités de calcul qui sont européennes et puis on est en train de consolider et ça c'est une stratégie au niveau européen avec les Allemands pour avoir sur notre sol tous les éléments clés technologiques qui qui nous permettent de parler de souveraineté numérique. Et il y a deux secteurs quand on parle du numérique au sens large où il faut reconquérir notre souveraineté parce qu'on l'a perdu ces dernières années.

C'est les réseaux sociaux. C'est pour ça qu'il faut réguler pour que nos règles s'y imposent quand c'est nous dont il s'agit. Et c'est le cloud dont on parle, c'est-à-dire l'endroit où sont stockées nos données où là ces dernières années, on a repris et réussi à pousser les Américains à revenir avec nous pour que ce soit régulé par les Européens parce que nos données, c'est aussi un des vrais trésors du 21e siècle et on avait laissé tout filer uniquement côté américain.

Donc là, on est en train de rebâtir des solutions européennes et la France sur ces deux combats est aux avant-postes. Merci. On va passer donc à la deuxème thématique liée à l'environnement, les réseaux sociaux, l'environnement, le défi climatique avec évidemment la vérité scientifique qui est souvent remise en cause sur les réseaux sociaux.

Pour introduire cette thématique numéro 2, je vous demande d'accueillir donc Timothy Langjoin. Il est rédacteur en chef d'ctu.fr.

Timothé, euh bonjour monsieur le président. La désinformation climatique est devenue une menace pour nos démocraties. Nous devons protéger la science et bâtir nos politiques sur des faits.

J'imagine que vous reconnaissez ces mots. Oui, ce sont les vôtres. Euh vous les avez prononcé à la COP 30 au Brésil il y a quelques semaines et lors de cette prise de parole, vous avez pointé du doigt les prophètes du désordre euh sans citer personne en particulier, mais on pourrait imaginer que Trump pourrait faire partie Donald Trump pourrait faire partie de ses prophètes du désordre, lui qui multiplie les critiques contre la science et qui avait qualifié il y a quelques mois le changement climatique de plus grande arnaque que le monde est jamais connu. ou la plus grande arnaque menée contre le monde.

Euh en France, vous le savez, nous ne sommes pas épargnés par ces éléments de langage. Euh de nombreuses personnalités politiques euh qui sont amplifiées par certains médias les reprennent et ciblent euh les scientifiques. Alors, je vais citer les climatologues, les météorologues, les océanographes, les agronomes.

Voilà, c'est en ligne qui subissent voilà toutes ces toutes ces attaques. en avait parlé tout à l'heure et euh ils sont victimes de pression, ils sont victimes de menaces, de harcèlement avec la complaisance de ces réseaux sociaux. On va citer X, vous en parliez tout à l'heure, qui a été justement condamné.

Euh X qui utilise d'ailleurs son intelligence artificielle Grock pour amplifier justement cette désinformation. Euh voilà donc dans face à cette offensive mensongère acharnée qui n'épargne aucun réseau, j'ai parlé de X mais évidemment il y a de nombreux autres réseaux qui qui passent hein. Euh comment peut-on enrayer cette machine ?

Cette machine qui affaiblit la confiance, qui brouille les faits et surtout qui retde l'action. Et par ailleurs, dans ce contexte euh votre parole, vos décisions peuvent aussi prêter à confusion. Euh voilà, vous dénoncez la désinformation climatique avec des mots très forts comme vous l'avez fait lors de la COP, mais les décisions que vous prenez au niveau climatique, au niveau de la biodiversité, de l'agriculture peuvent sembler contraires, voir même contradictoire avec l'urgence climatique et avec les conclusions de des scientifiques.

Donc voilà, on ces scientifiques justement l'ont noté et ont déploré ces ces prises de décision et on a même le au conseil pour le climat institution que vous avez créée en 2018 qui regrette justement un peu cette inaction climatique. Donc pour conclure, voilà, ma l'idée c'est comment redonner de du crédit à ces scientifiques pour que il y ait une vraie prise de conscience qui soit prise comme il le demande et comment cesser de faire que eux soient des cibles et surtout quelle réponse leur apporter, quelle réponse apporter en français dans cette dans ce contexte. Voilà, je vous remercie.

Bien, monsieur le président, vous voulez répondre, prendre la parole quelques minutes et puis après on passera au lecteur bien sûr. Alors, parce que vous avez dit beaucoup de choses, peut-être ça justifie que j'essaie de de reprendre le le fil pour remettre essayer de en tout cas de vous dire comment je vois les choses. Qu'il s'agisse du climat en fait comme de la santé qui sont les deux grands sujets ces dernières années qui ont fait l'objet d'une telle attaque.

On vit dans un monde qui s'est transformé, qui a fait l'objet d'une forme enfin où l'obscurantisme revient et en vérité et où le complotisme est là. C'est les deux grands sujets. Je dirais le climat et la santé.

En fait, quand je dis la santé, c'est un peu les vaccins. C'est deux sujets où vous avez eu ces dernières années une remise en cause de la science derrière parfois une vraie agressivité, des menaces sur les scientifiques et des gens qui se sont écartés de l'esprit des lumières et donc avec parfois un recul des pratiques. Je dis ça parce qu'on a aujourd'hui des familles françaises qui par exemple sortent de la vaccination parce qu'elles ont lu sur internet et vous avez des gens qui reculent sur l'adhésion au climat parce qu'ils ont lu sur internet telle ou telle information.

Nous, on se bat et c'est le ce que les citations que vous avez reprises pour que les décisions soient prises sur une base scientifique ouverte et indépendante. Et la France est intraitable sur ce sujet et j'ai toujours été très clair et les Européens sont intraitables sur ce sujet. C'est-à-dire au fond, il faut qu'il y ait déjà une science qui puisse dire de manière totalement indépendante, académique avec des gens qui ont la légitimité pour cela.

C'està-dire qui se sont formés, qui ont lu des livres, fait des études, des recherches qui sont reconnues par leur père avec là aussi des certitudes, des incertitudes, des remises en cause. C'est le propre même de la science mais la science doit pouvoir être ouverte académiquement libre et pouvoir s'exprimer. Et ça c'est la base de tout.

Et dans une société démocratique ouverte, c'est ce qu'il faut préserver. En France, il y a la liberté académique, il y a la liberté, c'est le président de la République ne dit pas "On n'a pas le droit de rechercher sur telle chose ou cette recherche est bonne et cette recherche n'est pas bonne." Et ça c'est le premier point que vous avez cité et je veux ici le redire parce qu'on se bat pour ça et nous Européens, on se bat pour ça.

Au moment où on se parle, aux États-Unis d'Amérique, vous avez un gouvernement qui dit "Recher sur par exemple la diversité toutes ces formes, ça n'est pas bon." On coupe les recherché sur le climat, ça n'est pas bon et c'est interdit. Et ils ont coupé tous les financements et ils ont sorti ces mots même la chose et il y a une pression sur les universités et les organismes de recherche.

Donc ça c'est la sousmaiso et nous on se bat pour ça en États avant-post. J'ai tenu à la Sorbonne il y a quelques mois un sommet où j'ai invité les autres européens en disant on doit se battre pour cette science libre indépendante. Et ça on s'est toujours battu.

Une fois qu'on a cette science libre et indépendante, ensuite il y a l'action publique qui se construit dessus. Pour ça que vous n'avez pas été précis dans votre interpellation parce que vous avez donné le sentiment que j'étais ambigu par rapport à cette défense. Non, non, mais en vrai, on prend tous les jours des décisions.

Est-ce que pour autant un politique peut prendre toutes les décisions que les scientifiques demandent ? En réalité non. Parce que c'est ça gouverner, c'est que vous êtes obligé de prendre des décisions et des arbitrages entre des contraintes multiples.

C'est-à-dire, vous avez des scientifiques qui vont vous dire il faut aller vers zéro, par exemple un tranc au produits phytosanitaires. Et puis à côté de ça, vous avez d'autres scientifiques à juste ce titre qui vous disent faut préserver la souveraineté alimentaire du pays. Et si vous faites zéro phytosanitaire, vous allez complètement désarticuler votre agriculture et la perdre.

Donc vous prenez des décisions qui ne satisfont jamais totalement tout le monde mais qui sont des chemins. Et donc les scientifiques, ils sont dans leur rôle. Et ce que vous avez dit pour moi est la parfaite illustration de ce qu'on fait qui est la force des démocraties.

Je défends la science libre et ouverte. Elle éclaire les décisions du gouvernement. Le gouvernement prend chaque jour des décisions qui prend en compte ça mais d'autres contraintes de notre vie. la vie industrielle, la vie agricole, d'autres intérêts qui sont parfois alimentaires.

Parce que si j'allais au bout de ces de ces demandes parfois d'aller vers zéro phytosanitaire, qu'est-ce qu'on fait ? On peut, ce qui est arrivé dans certaines filières, totalement supprimer la filière et importer des produits qui viennent de l'étranger parce qu'on en produit plus chez nous, qui eux ne respectent plus ses règles. C'est plus compliqué qu'on y croirait.

Et donc, on est obligé de faire de trouver des solutions qui sont le mieux possible. Et après, on met en place des organes indépendants qui peuvent dire "Vous avez fait une part de chemin mais elle est pas suffisante. Vous avez pas été bon là avec notre critère." Puis après vous allez traverser la rue comme dirait l'autre.

Puis vous regardez de l'autre côté de la rue celui qui n'était pas d'accord du tout. Il dit "Moi, je suis pas non plus tout à fait d'accord avec ce que vous avez fait parce qu'avec mes critères, vous m'avez empoché empêché empêché de produire 100. Je produis plus que 70 ou 80 parce que vous m'avez mis des règles." Mais c'est le chemin qu'on fait.

Mais je veux faire ce distingo entre les décisions qu'on prend qui sont fondées sur la science mais qui peuvent ne pas suivre à 100 % la science parce qu'on doit faire constamment des compromis dans l'organisation de la vie de la cité et le fait de contester une science libre. La France, elle défend de manière inattaquable la liberté académique ouverte et même la possibilité d'être critiquée dans son action par la science. Maintenant, permettez-moi toutefois de vous dire que depuis les 9 ans que je suis président de la République, la France n'est plus dans l'inaction climatique.

Vous avez utilisé ce mot qui a été un mot pour lequel la France a été condamnée par un jugement qui a porté sur la période 2015-2018. Vous reconnaîtrez que j'ai été élu en mai 2017 et donc elle n'a pas porté sur mon action. Quand j'ai été élu, on réduisait d' 1 % nos émissions de CO2 par an.

Le premier quinquena, on est passé à 2 %, on est revenu, on a doublé. Les trois premières années de ce deuxième quinquena, on est passé à plus de 4 et5 %. Nous sommes revenus dans notre trajectoire pour ce qui nous concerne et il a été acté y compris.

Il y a des tas de choses qu'on doit faire mieux, hein. Et je me bat encore et on va sortir dans quelques jours la stratégie nationale bacarbone. Néanmoins, on peut pas nous dire qu'on est dans l'inaction, sinon plus rien n'a de sens.

Parce que sinon des des exécutifs comme le nôtre qui depuis des années se battent pour améliorer les choses en faisant porter parfois beaucoup de contraintes sur nos industriels pour qu'il décarbonent leur production. Ici vous avez le groupe Roulier dans cette ville qui a dépensé des millions d'euros sous la pression collective pour décarboner sa production. Vous avez des agriculteurs, demandez-leur si on leur aura pas demandé des efforts ces dernières années.

Ils ont mené une vraie révolution pour baisser leurs émissions. Alors, c'est pas encore assez. Mais ne dites pas qu'on a rien fait, sinon vous allez décourager tout le monde.

Et c'est et surtout parce que là, factuellement, ça n'est pas vrai. Allez, place au place au lecteur. On a trois trois interventions.

Timothé a parlé tout à l'heure de de la COP. On a une question de Jean-Pierre Priou. Alors Jean-Pierre Priou, allez-y le levez la main, dites je le jure et levez-vous.

Je vais rester assis, je vais être juste en face du président de la République. Ça me va tout à fait. Oui, mais c'est bien que les le public puisse vous voir.

Voilà. Et on peut en plus vous applaudir. [applaudissements] Voilà.

Alors, vous avez une une question sur la la prochaine COP, la COP 26 avec de nombreux engagements de développement durable et une question liée évidemment aux réseaux sociaux. On vous écoute. Tout à fait.

Je lis via bien sûr mon abonnement West France sur la COP 26 également via d'autres réseaux mais je m'instruis pas des réseaux sociaux. J'ai suivi votre conseil. Euh donc elle s'est tenue dans un contexte marqué par l'urgence climatique souligné par les projection très sombre du programme des Nations Unies pour l'environnement.

Vous y étiez ? Comment engager un sursaut démocratique capable d'accélérer la transition climatique et tout ceci à l'épreuve des réseaux sociaux ? Merci pour votre question. vaste vaste programme.

Bon, d'abord les réseaux sociaux, il y a aussi ça a été très bien dit par monsieur juste avant et il diffuse aussi beaucoup de vérités scientifiques. La difficulté qu'on a, vous l'avez dit dans dans votre cadrage, c'est qu'on a environ un/ers des contenus, c'est variables selon les réseaux, mais qui diffusent des fausses informations climatiques. et on a monté monsieur évoquait tout à l'heure le le réseau X on voit bien qu' on a de manière délibéré l'algorithme qui pousse des contenus climatoceptiques.

Donc il y a un affaiblissement dans certaines sociétés en tout cas il y a une démarche organisée par certains parce qu'ils ont aussi des connexions idéologiques qui est un peu de de saper cette confiance. Maintenant si on est honnête c'est aussi beaucoup de gouvernements qui ne s'engagent pas assez. Je dis pas nous qu'on est parfait.

J'ai défendais mes résultats à l'instant, mais on peut toujours faire plus, faut toujours faire plus. On a simplement des problèmes de de conflit, d'usage, de difficultés à avancer sur certains sujets, mais il faut s'en relâche relancer parce que je crois pouvoir vous dire en tout cas de là où je me trouve et pour avoir reçu la semaine dernière les scientifiques du JC, vous savez le JC le le groupe d'experts qui a été rassemblé par les Nations Unies, c'est les experts du climat du monde entier. Donc il y a plus de 600 experts qui sont les plus reconnus qui se réunissent dans le GC et c'est lui qui enquête en quelque sorte nous a donné les bases et l'accord de Paris qui a été signé ce sera 10 ans vendredi l'a été sur la base des rapports du JC.

Et donc la meilleure manière de ne pas tomber justement dans l'inaction climatique et de répondre à cette urgence c'est de continuer de s'appuyer sur la science. Et que nous dit la science ? Que disent les scientifiques du JC ?

Les accords de Paris ont permis de faire bouger les choses. C'est-à-dire là où la trajectoire il y a 10 ans, elle était partie vers les 4 degrés, on est on en est pas là. Deux, on s'était dit on doit aller vers 1,5 malheureusement on va les dépasser et c'est sans doute dans les années à venir qu'on va on va les toucher.

Donc ça veut dire que il y a eu un effort, il y a une prise de conscience, il y a beaucoup de choses qui ont été faites mais ça va pas assez vite. Tr ils nous disent il va y avoir des dérèglements et donc il faut concentrer l'action. Et maintenant, je je pourrais ici faire un débat de plusieurs heures, mais pour vous essayer de vous dire quelle est l'action possible et où est la priorité d'action pour nous, c'est accélérer la sortie du charbon pour tous les États qui l'amènent.

Donc, on a des États très importants, la Chine, l'Inde, le Vietnam, l'Indonésie. plus vite ils vont à leur parce que ils continuent à monter en charbon en fait, c'est plus vite ils atteignent leur pic de charbon et il commence à baisser, plus vite on aura des résultats concrets sur les émissions. Donc priorité numéro 1, sortir du charbon et donc les conduire à aller vers les uns le gaz mais au maximum le renouvelable et ou le nucléaire qui sont des énergies des carbonées comme vous le savez et réduire les besoins. un c'est la sortie du charbon de le méthane qui est vraiment une des émissions les plus les plus agressives.

Il y a il se trouve qu'on il y a beaucoup de de fuite de méthane lorsque on prélève des hydrocarbures. C'est d'avoir une action renforcée sur ce point-là. étroit d'accompagner les pays clés qui sont souvent des grands émergents pour les aider et financer leur transition énergétique et puis après que tous les pays les plus riches dont les nôtres euh suivent leur chemin.

Et donc là, on voit bien au sein de l'Europe, on a une hésitation, il y en a beaucoup qui se disent "Bon, c'est déjà assez dur, on va lever le pied, on va faire moins d'efforts." Et on voit bien que dans nos débats, on a ces confiss, ce qui était décrit tout à l'heure des débats publics est tout à fait vrai. Et donc, on doit continuer de s'appuyer sur la science pour dire "On a fait déjà des choses, mais il faut continuer et pas baisser pavillon, pas baisser l'effort".

Puis dernier point, c'est queon a quand même appris ces dernières années que le combat pour le euh justement le climat était inséparable de celui pour la biodiversité et donc océan et forêts qui sont des combats jumeaux. Pourquoi ? parce que ce sont des puits de carbone et c'est des puits de carbone qui sont malheureusement de moins moins efficaces pour nos forêts parce que le dérèglement climatique commence à les toucher.

Donc voilà, un défendre la science libre 2, lutter contre la désinformation sur les réseaux sociaux quand elle pousse des contenus climatoques. 3 essayer d'expliquer qu'on a un plan d'action concrète que certes c'est pas parfait mais enfin qui nous permet de faire des progrès et que déjà les 10 ans écoulés nous ont permis d'en faire des premiers même s'ils sont pas suffisants. Comme vous avez bien répondu, [rires] je vais vous remettre une écharpe du golf du morbillon. [applaudissements] Merci beaucoup. [applaudissements] Vous pourrez la mettre après quand vous sortirez.

Euh dans le sillage de ce que vous venez de dire, on a une question de Pierre Robin. Alors Pierre Robin à Non loin de l'interlocuteur précédent. Merci écoute ça marche là.

Ça marche très très bien. Parfait. Bienvenue à Samalo.

Monsieur le président. Alors je vais aller un peu dans le sens de la première question. Oui, du rédacteur en chef d'actu.fr.

J'aimerais attirer votre attention sur la sauvegarde des milieux naturels qui me paraissent trop souvent sacrifiés. Que ferons-nous lorsque notre PIB progressera de 3, 4 ou 5 % mais que l'air ambiance sera chargé de piface, que nos océans seront plus riches en microplastique qu'en faune marine tandis que l'eau douce ne sera plus potable. C'est déjà en partie le cas et de façon irréversible.

Les réseaux sociaux sont le vecteur du sont le vecteur du complotisme et certains outre atlantiques déjà cité prétendent même que le changement climatique est la plus grande arnaque du monde. Qu'en pensez-vous ? On revient.

Désolé ça fait un peu doublon avec la présent de question. Merci beaucoup. Non mais ça me permet de revenir peut-être sur ce sujet de de plus large que la les simples émissions de CO2 et revenir là-dessus.

D'abord, vous l'avez dit, il y a une idéologie qui combat ce que j'ai appelé une internationale réactionnaire qui en fait combat un peu, enfin combat même résolument la sens libre et ouverte qui combat nos enfin l'apport de cette science en matière de santé, le vaccin et tout ce qui a permis quand même d'améliorer la santé publique ces dernières décennies et qui combat en effet le climat. Pourquoi ? parce qu'il contrarie des intérêts financiers et économiques, soyons honnête et parce que vous êtes un pays où il y a beaucoup d'intérêt dans la production d'hydrocarbure et que même les États-Unis, c'est le grand changement que beaucoup n'ont pas vu ces 15 dernières années, les États-Unis qui dépendaient du pétrole et du gaz qui venait du proche et Moyen-Orient est devenu un grand pays producteur avec la technique dit du fracking.

Et donc ils défendent leurs intérêts. On peut défendre ses intérêts simplement. On peut pas défendre ses intérêts en disant des mensonges aux gens.

Et donc c'est là où on est en désaccord profond et qu'il faut se battre pour préserver la parole des scientifiques sur la biodiversité et les sujet du plastique puisque vous les avez cité, je veux répondre au fond. Ces dernières, d'abord la France, elle a une histoire en la matière. On est un des premiers pays qui a créé euh le conservatoire du littoral qui fait un travail remarquable dont c'est l'anniversaire d'ailleurs cette année.

Euh les parcs naturels qui a été une innovation française. On a protégé notre espace en France bien avant les autres et on a été aux avant-postes. C'est l'initiative qu'on a pris avec le Costa Rica et quelques autres il y a quelques années avant la COP biodiversité qui a été entre Kunming et Montréal pour avoir 30 % de nos aires marines et terrestres qui soient protégé et qui a été vraiment un combat.

On a réussi à l'imposer dans cette COP biodiversité et la France elle le met en place pour elle-même. Protection et super protection. On a encore annoncé au sommet de Nice cette protection et puis on a réussi à compléter tout ça à Nice lors du sommet des Nations- Unies sur des océans où là on a enfin réussi à faire ratifier quelque chose qu'on attendait depuis des décennies.

C'est un traité qui va réguler la haute mer parce que figurez-vous que les deux tiers de nos espaces maritimes dans le monde les deux tiers c'était le PH ouest. Il y avait aucune régulation et donc même quand on protégeait les nôtres c'était un petit peu ridicule. On ne protégeit pas le grand large.

Maintenant, on a un cadre juridique pour le faire. Où est-ce qu'on a encore beaucoup de boulot à faire ? Le sujet desphas qui est fondamental et qui est un sujet aussi de santé publique, vous l'avez évoqué mais qui est en fait plus large que tout ce qu'on se dit.

Et la question du plastique, je vais y revenir. La France, grâce à l'action collective, vraiment des associations, des collectivités locales, tous, elle a été aux avant-postes pour commencer à sortir du plastique à usage unique. On a été un des premiers pays au monde, si ce n'est le premier, à imposer que dans les fast food, on n plus le plastique jetable, à imposer qu'on est en vraque, donc qu'est-ce que j'ai pas entendu à l'époque ?

Enfin, on l'a fait, on a commencé à sortir de ce plastique à usage unique. On a commencé à aller vers le recyclage. Moi, je crois beaucoup aller aussi euh avec les collectivités locales vers concerle et euh réussir à sortir, à améliorer les choses.

Maintenant, on doit se battre pour un cadre qui est le traité plastique qui a échoué l'été dernier. Et là, on l'a relancé justement avec quelques discussions. Pour la priorité de l'année qui vient, c'est qu'on se donne un cadre pour en effet engager les pays clés sur la lutte contre le plastique comme on l'a fait, le faire au moins à l'échelle de la Méditerranée si on arrivait pas à avoir un traité international.

Et donc, on a là aussi progressé ces dernières années, passé encore, faut relancer le combat, mais la France, elle est aux avant-postes de la protection et ça depuis des décennies de son espace. Maintenant, on doit continuer plastique, péphaas, particule pour véritablement que l'air, la qualité de l'air, la qualité de notre eau et la préservation de la biodiversité de nos espaces continuent de s'améliorer. Alors 3e 3è intervention sur l'environnement.

Alors là, c'est une question qui est très concrète. Elle va vous posée par George Bertrand puisque cela concerne les un serveur qui comme tout le monde le sait sont très énergivores. Monsieur Bonjour monsieur le président.

Euh dans les acteurs de réchauffement climatique, on a toujours tendance à à citer les centrales à charbon, la voiture, l'avion, les usines et aussi les serveurs qui servent justement à collecter, à stocker les milliards d'informations qui circulent tous les jours. Autant sur le charbon, vous l'avez cité, les voitures et cetera, on essaie d'engager des actions pour corriger le tir et autant sur les serveurs, j'ai l'impression qu'on part sur une fuite en avant qui va être encore augmentée avec l'intelligence artificielle et que quelle quelle pourrait être la solution sur ce sujet puisque de plus en plus on stock, on on fait circuler de l'information. Est-ce qu'on pourrait peut-être aussi au niveau européen par défaut toutes les informations qui circulent, les imposer comme FMR sur un jour, sur une semaine et qu'elles disparaissent d'elles-même ?

Ce qui éviterait de les propager, de les repropager, de les recollecter quelques temps plus tard. Voilà ma question. Et vous parliez notamment aussi de de mail éphémère, c'est ça ?

Oui. Voilà. sur tous les sujets, que ce soit les mails sur WhatsApp, sur Facebook, pourquoi pas par défaut avoir des informations éphémères qui partent d'elle-même et si vraiment on veut sauvegarder quelque chose qui est très intéressant, bon, on fait l'action de le sauvegarder.

Alors qu'aujourd'hui, c'est par défaut, ça reste à Vitam eternam, ça prend de la place et les serveurs ne font que que se que se saturer eux-mêmes. Merci. Alors peut-être pour la clarté des débats puis pour les plus jeunes essayer d'expliquer comment ça se passe.

En fait on consomme de l'énergie tout le temps pour se chauffer, pour se déplacer et en effet on consomme pour les services numériques parce que vous avez vous le consommez quand vous faites des actes. C'estàd à chaque fois que vous regardez une vidéo, que vous envoyez un mail, que vous cliquez que vous envoyez un message sur X et puis on en consomme aussi pour l'intelligence artificielle et ses grands calculateurs. Je vais y revenir.

Donc tout ça, ce sont nos usages d'énergie. Alors si on veut réussir la bataille contre le dérèglement climatique, on doit faire plusieurs choses. Et c'est la stratégie qu'on a définie qui est là basée totalement sur la science qui est le fruit d'un rapport de l'Agence internationale de l'énergie et de notre régulateur qui s'appelle RTE, enfin notre agent de réseau en fonction de nos besoins et autres.

Un, on doit réduire faire de l'économie d'énergie partout où on peut. l'effacement, c'est-à-dire mettre des capteurs, rendre avoir des appartements intelligents ou des maisons intelligentes, réussir à faire de l'effacement énergétique par la meilleure énergie, la moins coûteuse, c'est celle qu'on utilise pas. C'est un peu votre idée.

Je vais revenir là-dessus. Deux, c'est d'électrifier nos pratiques. C'estàdire dès qu'on consomme de l'énergie, plus on va vers l'électrique, plus on réduit l'utilisation d'énergie qui sont en fait beaucoup plus polluantes que notre électricité.

Et trois, c'est d'améliorer ce qu'on appelle le mix électrique, c'est énergétique. C'est-à-dire comment on fait l'électricité, à base de quoi ? Bah, on a une chance en France, c'est le nucléaire.

Ce qui fait que quand on utilise bah 100 d'électricité, 75 viennent du nucléaire et le reste du renouvelable et cetera est très marginalement du thermique. Et on va finir en 27 de fermer complètement nos centrales thermiques. Donc, on a un mix qui est très décarboné en France et ça c'est une chance.

Donc nous, qu'est-ce qu'on va continuer de faire ? d'essayer de moins consommer d'énergie partout où on le peut en étant intelligent, de d'électrifier nos pratiques. C'est tout ce qu'on fait.

Les transports urbains, on va de plus en plus vers les transports collectifs mais aussi vers l'électrification de ces derniers pour vous passer du fossile. Et puis c'est continuer à baisser le thermique pour avoir une électricité qui est produite avec 100 % et renouvelable. C'est ça la bonne stratégie.

Donc c'est celle qu'on va continuer à faire. Dans ce contexte-là, on a un problème de souveraineté numérique qui était euh bien pointé tout à l'heure par euh Clémentin euh et et il a raison. Et donc en vrai aujourd'hui notre problème à nous, c'est qu'on n' pas assez de serveurs et de calculateurs sur notre territoire et donc nos capacités de calcul nous européens, on les a délégué aux Américains et à d'autres.

C'est pas super non plus. Et avoir vos données qui sont retenues à l'autre bout des États-Unis ou ailleurs, c'est pas super rassurant. Je vous le dis comme je le pense parce qu'à un moment donné, s'ils décident de changer les règles ou s'ils disent "Bah tiens, vos données en santé qui sont stockées à l'autre bout du monde, je vais décider de les vendre à un prestataire de service ou à un assureur, je ne suis pas sûr que je pourrais totalement le bloquer." Donc notre souveraineté numérique, elle exige d'avoir plus de capacité de calcul de stockage chez nous.

Donc ça c'est une mauvaise idée d'aller en arrière. Maintenant comment on doit faire ? Bah on doit réussir à avoir des pratiques plus frugales sur le plan. de l'utilisation du numérique.

Et donc vous avez raison. D'abord nous tous comme citoyens, bah faut se dire à chaque fois qu'on est sur les réseaux sociaux, qu'on clique, on envoie un message à mail, ça a un coût énergétique. Deux, avoir des bonnes pratiques et ça c'est plutôt les prestataires et dans les contrats, de limiter le stockage exigé.

Et certains prestataires vont d'ailleurs dans le sens de ce que vous dites. Et on a de l'innovation qui permet de faire ce que vous dites et qui a commencé à mettre à être mise en œuvre. et trois faut aller vers des modèles plus frugaux d'intelligence artificielle.

Et c'est d'ailleurs la force de Mistral que j'évoqué tout à l'heure par rapport à d'autres, c'est que Mistral c'est un modèle pour le dire de manière simple qui pour obtenir le même résultat fait un peu moins de calcul que les autres parce qu'il essaie de mieux cibler et donc il est moins gourmand en capacité de calcul pour obtenir un même résultat qu'un de ses compétiteurs américains parce qu'il était comme on est parti un peu plus tard, on essaie d'être plus malin. Cette frugalité de l'intelligence artificielle, il faut la valoriser et on doit la valoriser comme citoyen parce que on peut faire la transition climatique en faisant la transition technologique et numérique. Faut juste, c'est partout essayer de trouver le bon équilibre.

Donc je pense qu'il faut pas réduire nos capacités de stockage et nos capacités de service parce qu'on en a besoin pour notre souveraineté mais il faut par l'innovation réduire le stockage inutile, réduire les stockages de données totalement inutiles. Vous avez raison. favoriser les pratiques éphémères quand elles sont acceptées et agrées et qu'on a la bonne technique d'innovation et avoir des modèles plus fréux.

C'est ce à quoi c'est ce sur quoi on avance. 3è thématique. Alors ça c'est une thématique relativement importante et notamment il y a beaucoup de beaucoup de jeunes qui sont toutoui qui vont vous écouter puisque on va parler des des réseaux sociaux et de l'impact sur notre sur notre jeunesse.

Alors pour planter le décor je vais demander à Camille da Silva. Elle est journaliste, elle est responsable du dimanche West-France et puis elle est membre du réseau éducation au média. Camille, on t'écoute et ensuite on donne la parole au lecteur.

Comment parler de l'un sans évoquer l'autre ? Ils ont presque grandi ensemble. D'un côté, TikTok, Instagram, X, toutes ces applications qui composent nos réseaux sociaux.

De l'autre, il y a les jeunes. Une population trop vaste, trop hétéroclite pour être contenu en un seul terme. Mais accordons-nous au moins sur le fait que ces jeunes sont pour partie mineurs, qu'ils sont donc les citoyens de demain, ce qui en fait un public sensible car en construction.

En préparant ce texte, en repensant à tous ces jeunes que je peux rencontrer dans le cadre de mon travail et qui ont de plus en plus tôt des téléphone entre les mains, il m'est venu une image, celle d'un adolescent qu'on aurait installé à bord d'une Formule 1 alors même qu'il n'a jamais conduit. Parce que c'est ça le numérique aujourd'hui. De la vitesse, une autoroute de possibilités, mais aussi le risque d'un crash si on perd le contrôle.

Alors, en vous disant ça, loin de moi l'idée de simplement pointer du doigt les réseaux sociaux. Je suis d'ailleurs la première à les utiliser comme vous, monsieur le président. Je sais qu'ils peuvent être formidables, créer du lien, réussir là où nous avons longtemps échoué.

Je pense par exemple au mouvement Mou n'est d'une libération de la parole derrière les écrans qui a finalement réussi à faire évoluer la loi en faveur des femmes. Les réseaux sociaux ont en cela l'incroyable pouvoir de transformer le réel. Mais comme bien d'autres pouvoirs, il attent les intérêts.

Il y avait une utopie au fondement d'Internet, celle d'une grande bibliothèque de savoir gérée par les gens, pour les gens, loin de la rigidité des institutions. Mais qu'en est-il à l'heure du capitalisme ? avec ces géants qui monétisent le temps de cerveau disponible des plus vulnérables armés d'algorithmes addictifs avec ces jeunes qui sans même s'en rendre compte sont devenus des produits parfois même au détriment de leur santé avec ces plateformes où la raison se fait éclipser par l'émotion où la violence la radicalité ou encore la désinformation sont légion car génératrice de toujours plus de clics.

Est cela que l'on espère pour des citoyens en devenir ? Est-ce cela que l'on veut pour la société de demain ? Face à ces réflexion, monsieur le président, vous avez récemment annoncé l'interdiction des téléphones au collège.

Certains vont plus loin, comme l'Australie en interdisant les réseaux sociaux au moins de 16 ans. Mais n'y a-t-il pas d'autre voix ? Qu'en est-il de l'éducation aux réseaux sociaux ?

Quelle politique publique pour favoriser une information, vérifier et développer l'esprit critique ? Car il existe des remparts, ils sont déjà là, j'en vois au moins trois. la famille, l'école, les médias, mais tous sont bien désemparés car laissés seuls face à des outils qui les dépasse, des règles du jeu établi sans eux et des financements qui ne sont pas à la hauteur de l'enjeu.

Nos lecteurs vont maintenant pouvoir vous adresser leurs questions quant aux jeunes et aux réseaux sociaux, monsieur le président, j'espère pour ma part que nous répondrons à celle-ci. Va-ton enfin venir en aide à cet adolescent qu'on a installé à bord d'une Formule 1 et qui a déjà enclenché le contact ? Va-t-on lui donner les outils et l'équipement nécessaire pour remporter cette course qui semblait pourtant perdue d'avance ?

Je vous remercie. Merci [applaudissements] monsieur le président. On va vous laisser la parole dans un instant.

Vous allez effectivement pouvoir réagir aux nombreuses remarques qui ont été faites par Camille. Mais avant cela, pour ouvrir cette séquence, je voulais que l'on écoute le témoignage d'une d'une mère de famille euh qui s'appelle Emmanuel Puédras. Alors Emmanuel, où est-ce que vous êtes ?

Voilà, on va vous donner un micro. Il nous a semblé évidemment euh particulièrement important euh d'écouter ce euh ce témoignage car il ouvre parfaitement le danger des réseaux sociaux sur notre sur notre jeunesse. Emmanuel, on vous exp Je vais essayer déjà commence par merci West France de m'avoir invité.

J'ai reçu l'invitation hier à 16h. J'ai traversé la Bretagne et je suis là. Il y a beaucoup de jeunes, c'est super.

Je suis en effet Emmanuel, j'habite l'Orient et monsieur le président, vous le savez, mon fils de 15 ans s'est donné la mort. Il a sauté d'un pont de 14 m la semaine de la rentrée scolaire en 2024. L'enquête a été menée, enfin une enquête, je ne sais pas, puisqu'il n'y a eu aucune réquisition sur son téléphone.

On nous a rendu le téléphone en nous disant "Désolé, il est verrouillé, on peut rien faire. Mais comme je suis une maman, comme je me suis battue pour faire famille, comme peut-être beaucoup d'entre vous et peut-être d'autres demain, j'ai dit je peux pas rester comme ça. Et donc j'ai mené mon enquête pas à travers son téléphone mais à travers d'autres éléments.

Et j'ai découvert l'impensable. Mon fils, il était cyber harcelé par des camarades de classe qui la journée tout se passait bien et puis dans leur chambre, il l'insultait. Le tit de grosses merdes.

On lancé des sondages pour connaître ses orientations sexuelles. L'ont insulté en le traitant de Gabriel Atal. Et quand j'ai découvert tout ça, ça se voit peut-être encore un peu provoquer une paralysie faciale sous le choc.

Et puis par hasard, au détour d'un mail de soit mail, qu'est-ce que je découvre ? Alors qu'on l'avait interdit, qu'on avait dit parce que je suis avertie sur le sujet, les réseaux sociaux c'était pas OK chez nous, on en parle avant. Et là, je découvre qu'il a TikTok.

Et là, j'ouvre le fil TikTok parce qu'évidemment ni TikTok, ni Instagram, ni tous les autres pendant 6 mois que j'ai mené l'enquête n'ont répondu positivement à ma requête. Grâce aux médias, merci les médias. Je porte mon combat.

On a porté plainte. Première enquête, il y en a pas eu. On a porté plainte.

Aujourd'hui, je n'ai pas un récepissé du parquet me disant "On a reçu votre plainte." C'est important de poser tout le contexte parce que j'ai j'entends, je vous suis, je suis la ministre évidemment, je sais qu'il y a des choses qui se préparent mais là maintenant concrètement qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce qu'on fait pour ces milliers de dossiers de cyberharcèlement qui sont bloqués au parquet à droite à gauche ?

Qu'est-ce qu'on fait pour ces familles qui ont besoin d'aide ? Le 318, ils le connaissent. Comment c'est possible qu'on me demande à moi en train de faire le deuil comment c'est possible qu'à moi je suis obligé de mener l'enquête ?

Comment on peut enquêter sur le décès d'un enfant de 15 ans sans faire de réquisition sur son téléphone ? Moi, je vous le demande, monsieur le président, qu'est-ce que vous allez faire ? pour que tous ces dossiers s'arrêtent et que enfin ils soient traités.

La question de l'âge 15 ans, pas 15 ans, moi je sais pas. On me pose, les médias me posent la question. À 20 ans, on peut être immaturer et être fragile.

À 14 ans, on peut avoir clairement la capacité critique de dire ça c'est du réseau social, je ne vais pas y aller ou je ne vais pas croire. Mon fils, il pensait se divertir sur les réseaux sociaux. L'État n'a rien fait.

Ça fait 10 ans qu'on 10 ans, je ne sais plus exactement, mais qu'on a les réseaux sociaux. L'État n'a pas protégé toute une génération. Je vous ai écrit pour vous rencontrer parce que j'ai plein de choses à dire.

Je viens du marketing donc j'ai quitté le marketing pour ce que vous aviez expliqué des dérives. Je ne pouvais pas être maman et travailler au marketing. Moi, j'ai j'ai besoin de vous rencontrer.

Mon fils de 18 ans qui va voter dans dans 3 mois, il a besoin de comprendre que l'État l'entend. Donc qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce que vous allez imposer comme mesure immédiate vis-à-vis des parquets, vis-à-vis des plateformes pour qu'enfin elles accompagnent les familles enillées ?

Et puis pour vous souveniez quand même de nous, je vous dépose une photo de Clément avec nos coordonnées. [applaudissements] Monsieur Monsieur le président, je vous laisse répondre et réagir bien sûr à ce témoignage très fort et très bouleversant. Oui, merci d'abord d'avoir eu le courage de faire ce témoignage parce que vous avez parlé pour malheureusement beaucoup de familles et de mamans qui ont vécu ce drame.

Donc merci à vous. Je on se parlera après et je veux pas ici dans le public et haute parler d'une d'une enquête particulière et une instruction telle que vous l'avez décrite. Ça semble en tout cas il semble que il y ait des éléments aberrents et donc on va regarder avec vous l'ensemble des services de l'État qui sont impliqués pour qu'en effet les choses puissent être clarifiées et que et que vous ayez évidemment la réponse à tout cela.

Donc ça vous avez mon engagement et on va se voir juste après. Ensuite on a une justice indépendamment de de votre cas si je puis dire mais qui est très mobilisée sur ce sujet. On a maintenant qualifié pénalement le cyberharcèlement.

Enfin la loi ces dernières années si je puis dire malheureusement parce que c'était un peu un continent caché. Il y a 10 ans, ça existait le harcèlement. On en parlait pas.

Et donc on a ces dernières années pris sujet parce qu'il est aussi sorti. Il est aussi sorti d'ailleurs pour pour partie grâce aux réseaux sociaux. Vous avez évoqué madame tout à l'heure l'égalité femme-homme qui a eu qui a été relayée par les réseaux sociaux.

C'est vrai aussi pour harcèlement. C'est c'est d'ailleurs ce qui fait que depuis le début de notre débat, faut pas qu'on soit maniquin quand on parle des réseaux sociaux. Il y a le meilleur et le pire.

Mais le harcèlement c'est un continent qui était caché, qui s'est révélé. Face à ça, on s'est mobilisé. D'abord, on a formé le programme phare, les enseignants.

Maintenant, il y a dans nos collèges, dans nos lycées, dans nos écoles, on a des enseignants. On a des une communauté pédagogique qui est beaucoup plus formée, qui est vigilante. On doit maintenant améliorer le dialogue avec les parents parce que c'est dans chaque détail qu'il faut traquer les choses.

On on forme aussi nos jeunes, je parle sous le contrôle de madame la directrice mais qui doivent justement faire partie de de cette communauté de vigilance au fond pour pas laisser les autres dans ce comportement du pire qui est de d'aller insulter un élève. Et il y a le fameux 318 que vous avez évoqué, qu'on a maintenant généralisé, qui permet de lutter contre le contre le harcèlement et le cyberharcèlement parce que ce à quoi on assiste souvent, il semble que c'est différent pour pour votre fils, mais c'est que c'est le harcèlement à l'école qui continue par les réseaux, par les bouc WhatsApp, par les c'est souvent ça. Et donc apparemment lui c'était le cyberharcèlement constant mais c'était pas le cas physique.

Mais donc on a créé les instruments pour essayer de faire ça. Maintenant, qu'est-ce que derrière on doit faire ? C'est mettre en œuvre les textes qu'on a aussi voté.

Parce que sur ce sujet, on a voté les textes. Un enfant qui harcelle, c'est lui qui en écarte de l'école. C'est plus l'enfant qui est harcelé qui doit partir.

On a créé une responsabilité de l'enfant et des parents qui harcellent. Et on a créé aussi une responsabilité sur les plateformes. Ce qui fait qu'aujourd'hui par la loi française, un enfant qui harcèle, on peut l'interdire de réseaux sociaux et le chasser.

Maintenant là, il s'est passé quelque chose qu'il faut qu'on clarifie pour votre fils. Mais tout ça pour vous dire que il y a beaucoup de choses qui ont bougé mais c'est une vigilance de chaque instant et c'est des cas individuel et c'est à chaque fois des détresses terribles et cette cette lutte contre le harcèlement et le cyberharcèlement on lâchera rien et donc on va se voir après, je vous promets, pour ce qui est du combat pour votre fils et de votre combat pour vous et votre famille. Merci à vous. [applaudissements] Ah moi je je voudrais répondre de manière très directe au fond à la question que vous avez posé en reprenant votre métaphore.

Mon enfant s'il est dans une Formule 1 et qu'il allume le contact, j'ai pas envie qu'il gagne la course. J'ai juste envie qu'il descende de la voiture. Je vais être très caché avec vous.

J'ai juste envie qu'il descende de la voiture. Je veux d'abord lui apprendre le code, être sûr que la voiture fonctionne, lui apprendre à conduire sur une autre voiture et puis après quand il sera en âge et qu'il a compris comment ça marche pouvoir accéder. Mais je vais pas lui permettre de réussir la course.

Donc vous avez compris vers quel dans quelle direction on va au fond. Qu'est-ce qui s'est passé depuis 10 ans ? Et je dis tous les pays du monde qui ont les réseaux sociaux ont été confrontés à la même chose.

On a tous été parce que nous adultes, on a été dans la même chose. On a on a tous pratiqué les réseaux sociaux. Vous l'avez dit vous comme journaliste, moi comme président, avant comme candidat, vous le faites tous comme citoyen et cetera.

Et puis c'est une innovation technologique. On a vu tout ça, une opportunité. Et au fond, on est devenu une société, faut le dire aussi les choses, où il y a eu cette pression croissante d'abord d'occuper nos enfants parce que ça commence là en vrai.

Ça commence avec les écrans avant les réseaux sociaux. Prenez un train, un enfant fait du bruit, tous les regards se portent vers les parents. Il y a pas besoin de parler pour supplier les parents de lui donner très vite un écran pour qu'il arrête de faire du bruit.

Et ben en fait, on sait maintenant que c'est mauvais. Donc la première chose, je prends dans l'ordre, on sait aujourd'hui parce que ça a été scientifiquement établi, une commission qui nous a rendu le travail il y a un an, les écrans avant 3 ans, c'est une catastrophe. C'est une catastrophe pour le développement affectif, cognitif et cetera.

Donc faut pas mettre un écran, faut au maximum le limiter avant l'âge de 6 ans. Et même si c'est pour occuper, non, on doit réapprendre à vivre avec nos enfants dans la société, à ce qu'ils fassent du bruit et cetera et c'est nous qui devons nous adapter. Mais c'est comme ça et aux parents bien les élever et cetera mais ça peut pas être l'écran diversion en permanence.

Faut le limiter au maximum avant 6 ans et l'écran, il faut être proportionné dans son utilisation dans les méthodes pédagogique. Je dirais que la France, on était quand même plutôt prudent. On n'est jamais passé au tout écran comme les scandinaves.

Mais les scandinaves qu'il avait fait sont en train de revenir en arrière. Ça, on le sait. C'est ce qu'on va appliquer, ce qu'on a commencé déjà à appliquer.

Et que les messages aux familles soient super clairs sur ce qu'on sait parce que c'est prouvé scientifiquement. Et là, c'est la même manière. J'ai utilisé la même méthode, c'est-à-dire qu'on a pris des scientifiques pour bâtir un consensus et jusqu'à quelques mois, il y avait pas de consensus absolu là-dessus.

Il y avait d'ailleurs beaucoup de désaccord entre les spécialistes. Tout ça s'est consolidé. Ensuite, il y a le téléphone, vous l'avez évoqué.

En fait, on a fait des expérimentations à partir de 2017 dans nos écoles et collèges et on a depuis cette rentrée généralisé l'absence de portable au collège. C'est en tout cas de la cloche à la cloche, si je puis dire. Le portable, il est dans le cartable éteint où il est dans un casier, chacun a l'organisation qui veut, mais il y a plus de portable au collège.

Et notre volonté avec le ministre de l'éducation nationale, c'est de faire pareil au lycée à la rentrée prochaine. Pourquoi ? Parce qu'on sait que ça trouble terriblement la tension, ça crée des désordres en classe, ça désociabilise pendant les cours de récré.

En tout, il y a que des mauvais effets. Ça permet pas aux enseignants de faire bien leur travail, aux élèves de se fréquenter entre eux comme il le faut et ça trouve beaucoup de choses. Et donc ça sur le portable vraiment, on va aller au bout de ce combat mais les premiers retours sont très bons et les pays qui ont fait comme nous l'ont fait le ont des très bons retours.

C'est je vous assure, c'est une bonne chose pour vous. Même si apporter des contraintes, ça veut pas dire absence de portable parce que je vois des protestations du regard qui sont intéressés à ça. Mais ça veut dire que quand vous êtes en cours, non, quand vous êtes à l'école, donc quand vous êtes au collège, quand vous êtes au lycée, le portable il est éteint et dans le cartable.

Quand vous ressortez, vous pouvez rappeler les parents et cetera. Après 3è étape, il a la question des réseaux sociaux. votre fameuse Formule 1.

Et là au fond, pour moi, il y a eu deux étapes. 2015 c'est le moment où ça se diffuse très largement et en fait on laisse les choses se faire tous. Et il y a une accélération terrible en 2020 pendant la période Covid où pas simplement pour nos jeunes mais pour nous tous, le temps d'écran moyen a beaucoup augmenté.

Et ce qui fait qu'aujourd'hui le temps d'écran moyen pour un jeune, il est de 4h20 par jour. Alors, vous en avez peut-être qui disent ça sera zéro pour moi. Peut-être qu' vont me dire "Moi, je fais 2 heures par jour." Moi, j'ai croisé dans des débats des rencontres que j'ai fait avec d'autres des collégiens, des jeunes qui quand même m'ont avoué qu'il passaient 6 he par jour sur un portable.

Et vous avez raison sur les l'école, les médias, la famille, votre triptique. Je suis totalement d'accord. D'abord, c'est pas juste parce que il y a des jeunes qui ont une famille organisée qui sera là, qui sera vigilante, mais vous avez des familles qui sont moins bien équipé.

Vous avez des familles à qui on a donné aucun conseil puis a des enfants qui vivent avec des mamans solo et puis a des enfants qui vivent dans des familles éclatées. Et donc si on délègue ça à la famille, bah c'est pas juste parce qu'en fait on envoie ça des modèles différents et puis en fait on n pas donné de règles du jeu à la famille. On lui a pas dit c'est bon, c'est pas bon.

L'école elle fait son maximum. On a mis des cours d'éducation au médias autres. Mais qu'est-ce que vous voulez vous battre contre 4h20 d'exposition par jour ?

Vous pouvez dire, je vais rajouter déjà des programmes qui sont surchargé une heure d'instruction civique ou d'instruction média par semaine ou par quinzaine. Vous avez aucune chance de vous battre face à 4h20 d'exposition en moyenne par jour. C'est beaucoup trop.

Et donc on voit bien qu'au fond bah le premier truc qui a été trouvé c'est la d'accélérateur sur votre formule. Et donc c'est très très dur de réapprendre le code et tout ça. Et en fait on sait maintenant mesurer les choses.

Alors il y a pas de c'est pour ça que beaucoup de scientifiques étaient pas d'accord jusqu'à récemment parce qu'il y a pas d'élément de causalité parfaitement mesuré scientifiquement. On a fait travailler des sociologues, des psychiatres, des spécialistes de cognitif et cetera. Mais maintenant, on a des corrélations qui sont super claires, qui ont été faites par la commission écran, qui ont été faites l'année dernière par monsieur Hart qui scientifique, vous avez peut-être plus, ça correspond d'ailleurs à votre propos, la génération anxieuse, ce livre qu'il a publié sur nos jeunes, il a fait beaucoup de corrélations, les travaux qui ont été faits récemment encore avec avec PISA par le CDE.

Plus on augmente le temps d'écran, plus les performances éducatives chutent. C'est terrible. Plus on augmente le temps d'écran, plus les problèmes de santé mentale augmentent.

Et donc depuis 10 ans, on a vu à mesure que se diffusaient les réseaux sociaux chez nos jeunes une épidémie de mal-être et de problèmes de santé mentale, une épidémie de trouble du comportement, en particulier chez les jeunes filles. Pourquoi ? Parce que les réseaux sociaux ont diffusé des standards qui créent une honte de son propre corps, des complexes et cetera.

On a aujourd'hui un énorme problème de la relation et de l'égalité fam. Vous avez justement dit que les réseaux sociaux ont permis l'émergence et la diffusion de mit tout. Dans le même temps, les réseaux sociaux chez nos jeunes font que la plupart de nos jeunes accèdent à une image de la femme d'abord par des contenus pornographiques à travers les réseaux sociaux et donc un et donc une approche extrêmement dégradante de l'autre sexe.

Et donc vous avez au fond tout ce qu'on ne veut pas, à quoi on a surexposé nos enfants à travers les réseaux sociaux. Et il est clair que toutes ces corrélations montrent que bah les réseaux sociaux n'ont pas permis le meilleur. Et donc pour le bon développement affectif, humain, cognitif de nos enfants, on peut pas les laisser aux réseaux sociaux et on narrive pas à réguler et surtout si on envoie pas un message clair aux familles et si on ne prépare pas à d'abord donner des certitudes puis avoir un esprit critique.

Et c'est pour ça que le consensus est en train de se forger. L'Australie vient de le faire et nous ce qu'on veut faire en effet c'est à 15 ou 16 ans. C'est ça qu'on doit affiner parce que c'est clairement l'âge où il y a une maturité affective où le cerveau d'ailleurs atteint un niveau de maturité.

Bah avant cet âge là de dire on doit pas pouvoir accéder aux réseaux sociaux parce qu'en fait on n'est pas prêt. Et ce qui était d'ailleurs ce que enfin ce qu'on a vécu he ma génération celle de beaucoup qui sont dans cette salle aussi. Je le dis pour nos plus jeunes parce qu'on n'est pas prêt et parce qu'en fait il faut envoyer ce message aux jeunes et il faut l'interdiction parce que c'est ce qui va permettre aux familles bah d'avoir un guide, une règle et de s'adapter à nos jeunes de comprendre parce que si on le fait de manière plus subtile ça marchera jamais parce qu'il y aura toujours une pression sociale.

Mon copain là, comment tu peux m'empêcher dans notre famille et cetera ? Je suis coupé du monde. Alors comment on va faire ?

Et c'est pour ça que ça nous a pris un peu de temps, c'est que d'abord on s'est battu au niveau européen parce que la vérification de l'âge ne peut se faire qu'au niveau européen. C'est une compétence européenne. Pardon, c'est un peu technique mais c'est comme ça parce qu'on a décidé de de réguler nos réseaux au niveau européen parce qu'on est un espace commun et c'est comme ça qu'on est fort.

On a obtenu de la commission l'été dernier, on pourrait imposer une vérification de l'âge à nos réseaux sociaux. Formidable, pas en avant. Et on savait que ça marchait techniquement, pardon de la comparaison parce qu'on l'avait fait pour les sites pornographiques.

On a eu ce problème pendant des années. On avait des mineurs qui all sur les sites pornographiques. On a imposé à ces sites une vérification de l'âge pour qu'il y ait plus que des majeurs avec des techniques qui sont éprouvées, qui marchent, ça fonctionne.

Ils sont pas contents mais ça fonctionne. Cette technique, on peut l'utiliser pour les réseaux sociaux. Les pays doivent définir la majorité numérique.

Et donc nous ce qu'on veut faire dans les prochaines semaines, mais ça passe aussi par ces débats parce qu'il faut que la conscience collective se renforce parce que ça marche si tout le monde comprend ce qui est en train de se passer. C'est dire on va imposer à tous les réseaux sociaux la vérification de l'âge et on va définir cet âge à 15 ou 16 ans et dire en dessous de cet âge il peut pas y avoir accès aux réseaux sociaux et c'est la seule manière de protéger. Et en parallèle de ça, qu'est-ce qu'on doit faire ?

Consolider notre école, la formation des maîtres à l'école d'abord pour transmettre des savoirs. Et avant l'esprit critique, le rôle de l'école, c'est de transmettre au fond, je dirais des certitudes et des savoirs. Et s'il y a pas de savoir, peut pas y avoir un esprit critique et ensuite, on peut pas être confronté à tout et n'importe quoi.

Donc, faut le refaire dans le bon ordre. Avant d'apprendre le cogito cartésien, on a appris que 2 + 2 faisait 4 avant de noter. Donc, on doit repartir des savoirs.

L'école doit transmettre des savoirs fondamentaux. et bien les consolider. Elle doit apprendre à réfléchir ensuite sur les médias et les réseaux sociaux à partir d'un certain âge et consolider l'esprit critique et préparer nos jeunes pour qu'à l'âge de 15 16 ans avec l'accompagnement des familles, ils puissent aller sur ses réseaux.

Dans l'entre-temps, on veut aussi les améliorer. C'est toute la discussion qu'on a par ailleurs, pour qu'il soit préparé sur ces réseaux sociaux et qu'on ait consolidé nos règles. Et c'est la meilleure manière, je crois, de tirer les conséquences d'un consensus scientifique et ce qu'on a collectivement appris ces dernières années.

Cette bataille, je considère qu'elle est absolument fondamentale et au fond, donc on va faire descendre un peu de la voiture et on va apprendre sur d'autres voitures qui vont moins vite. On va apprendre le code pour filer votre métaphore et on va protéger nos enfants dans cette phase parce qu'on est maintenant sûr qu'en effet la Formule 1 va très très vite et qu'il y a des accidents qu'on doit pouvoir éviter. Beaucoup me diront "D'accord mais ça va pas marcher, il y a des gens qui vont échapper." Bah d'abord s'il y a une vraie vérification pour tous les réseaux sociaux de l'âge, non, il y a une règle.

Après, si des familles veulent que leurs enfants échappent en leur donnant accès à des réseaux sociaux, mais j'ai envie de dire, elles prendront leur responsabilité, mais je ferai une comparaison simple, c'est celle avec l'alcool. On a interdit l'alcool mineur dans notre pays. Il y a des décennies de ça, c'était pas interdit.

D'ailleurs, il y a des familles qui ont donné aux enfants. On a dit la science nous dit que c'est un mauvais pour la santé publique. On l'interdit.

Il y a peut-être encore des familles qui donnent aux enfants de 10 ans de l'alcool. Enfin, vous conviendrez avec moi que c'est pas la majorité du genre parce que tout le monde a compris que c'était pas bon. Et là, ce qu'il faut qu'on fasse, c'est qu'on envoie à toutes les familles et tous les jeunes un message avant 15 16 ans, c'est pas bon.

Voilà comment on va faire. Alors, on va accueillir Latitia Recourchine. Euh, bienvenue.

Alors, levez-vous Latitia, je vous présente en en deux mots. Euh vous êtes membre de l'association des parents d'élèves d'un collège, le collège Valorance, c'est à Plouer sur Rance. Euh au sein de cette association, vous travaillez pour reculer l'âge de détention du smartphone et pour limiter son usage par les enfants et les collégiens.

Le président en a un peu parlé. Euh notamment, vous travaillez notamment avec un un site internet qui s'appelle Débranchonsles et vous avez une question qui rejoint un peu l'intervention du président juste avant. On vous écoute Latitia.

Merci. Merci d'être venu jusque nous. Donc compte tenu de ce qui vient d'être évoqué, effectivement je vais adapter puisque c'est un débat et donc les questions ont du mal à rester figées.

Donc notre notre groupement de collectif de parents a le souhait par rapport à ce que vous avez dit là d'inverser la norme qui est aujourd'hui et d'équiper les enfants de toujours de plus en plus tôt euh et sans forcément des contrôles ou un apprentissage avec. de réduire la pression sociale aussi pour que les parents ne se sentent pas contraints pour ne pas isoler leurs enfants, de leur donner un smartphone s'ils ne l'ont pas décidé et donc de protéger nos enfants. Régulière euh monsieur le président, vous avez régulièrement pris position ces derniers temps sur les dangers des réseaux sociaux pour la jeunesse.

Pourtant, ils restent omniprésents puisque dans leur poche constamment via leur smartphone. Ma question est à 1 an et demi de la fin de votre queda, seriez-vous prêt à prendre devant nous aujourd'hui un engagement de faire voter d'ici la prochaine présidentielle et même avant une loi courageuse et utile afin de protéger efficacement nos enfants des dangers des réseaux sociaux ? Vous l'avez un peu évoqué auparavant, mais on a on se questionne légitimement en tant que parent sur la question du timing.

On a des pays comme l'Australie qui l'ont mis en place cet effectif à partir d'aujourd'hui. J'ai bien compris qu'il y avait un problème d'âge. Je pense que comme disait une personne tout à l'heure, c'est relatif selon chaque enfant, mais peut-être vaut mieux pousser trop tard que trop tôt pour protéger tout le monde.

Donc par rapport à la loi qu'on vous demandait si vous étiez prêt à prendre cet engagement, laquelle serait-elle et avec quel budget ? Je pense notamment aux établissements scolairire qui manque de budget pour tenir ces obligations d'interdiction de de détention de smartphone dans les dans les écoles. Voilà.

Donc comme vous l'avez dit tout à l'heure, on a suffisamment de recul scientifiqu aujourd'hui. Des familles vivent des drames. Il faut qu'on agisse.

Ça devient vraiment urgent et ça l'était déjà auparavant. Merci de m'avoir écouté. Merci beaucoup madame et merci de votre engagement comme parent d'élèves.

Je vais en dire un mot. Bon, d'abord, on a tous appris ensemble ces dernières années et on a on n pas rien fait, j'essayé de le rappeler, mais on a fait passer des textes contre le harcèlement et le cyberharcèlement. On a expérimenté et généralisé l'interdiction du portable au collège.

Ça s'est fait et donc on veut le faire maintenant pour le lycée. Et on a aussi passer des textes sur le contrôle parental pour l'achat de téléphone comme vous le savez qui a été une initiative des parlementaires il y a quelques années sur l'interdiction des réseaux sociaux. C'est un débat dont je me suis saisi à partir de 2022.

On a lancé cette commission qui a été confiée à monsieur Broner puis la commission écran, elle a rendu il y a un an et demi son travail avec d'ailleurs des désaccords parfois sur des points, on a affiné les choses mais surtout on devait faire bouger l'Europe pour pouvoir faire ce contrôle, cette vérification d'âge. Sinon, en fait, on pouvait passer de texte, on avait pas la manière de vérifier si vous aviez 15, 16, 17 ou 18 ans. Et ça, on l'a eu l'été dernier.

Donc, on n'est pas en retard. Je dirais même qu'en Europe, on est avec les Danois les plus en avance. On est ceux qui all qui allont le faire. et l'Australie, comme vous venez de le dire, est en train de le faire.

Donc la France fait partie des pays qui sont aux avant-postes sur ce sujet. L'objectif c'est de déposer un texte de loi du gouvernement en début d'année prochaine et donc de le faire voter dans les meilleurs délais. Et donc je peux très facilement prendre l'engagement qui sera voté avant la fin de ce mandat parce que c'est ce que je veux faire et que je pense que c'est une question de responsabilité éducative et de santé publique.

Une loi, elle fait néanmoins pas tout. Et je voulais insister sur un point, l'importance au-delà des enseignants, des parents d'élèves et des association de l'éducation populaire de toutes celles et ceux qui à côté de la communauté pédagogique joue ce rôle. Et on a besoin aussi de vous tous d'être engagé dans cette la loi doit donner une norme et l'État doit prendre ses responsabilités pour dire pour vous aider.

Mais après, on a besoin de l'engagement de tous sur les équipements. Très honnêtement, c'est pas quelque chose d'honéreux. On a fait les collèges là.

Alors c'est en fait ça dépend des départements pour les collèges et des régions pour les lycées. C'est des débats que le gouvernement a avec les uns et les autres. C'est objectivement pas des montants extrêmement importants et c'est aussi des questions organisationnelles.

Il y a d'ailleurs dans d'autres pays des pays qui ont commencé à interdire est-ce qu'il faut des casiers partout ? Il y a aussi l'idée vous éteignez vous le mettez dans le dans le cartable. Donc c'est pas forcément un coût énorme.

Je pense pas que ce soit un élément qui va nous bloquer et ça c'est des débats qui après seront avec les avec les collèges, avec les départements pardon et les et les régions, mais il y aura l'accompagnement qui qui prévaut. C'est vraiment pas le sujet principal. Il y a deux points qu'il faut mettre au débat.

Je le glisse ici pour qu'on réfléchisse collectivement. Moi, j'ai pas la réponse et j'ai demandé aussi une consultation. C'est qu'est-ce qu'on fait avec les messageries qui ont des agents IA ? vrai sujet pour en citer qu'un méta dans votre WhatsApp aujourd'hui WhatsApp on dire c'est une messagerie c'est pas un réseau social néanmoins maintenant il y a un agent I conversationnel il y a beaucoup de jeunes qui commencent à échanger et c'est un vrai je je Est-ce que c'est aussi dangereux que la formule 1 en tout cas ça peut aller vite aussi c'est un vrai sujet qu'il faut qu'on se pose et ça ça m'a été soulevé d'ailleurs par des parents d'élèves et des mouvements de l'éducation populaire C'est pour ça que je pense à ça en vous voyant, mais c'est un vrai sujet, ce qu'on doit aussi l'interdire parce que c'est pas simplement une messagerie.

C'est pas simplement une messagerie. Et la deuxième chose, c'est aussi tous les systèmes en ligne qui vont avec les jeux vidéos. Jeux vidéo, c'est une chose mais vous avez communautés en ligne parfois qui se font très jeunes.

Là aussi, c'est une vraie question qui se pose par rapport à tout ce qu'on est en train de se dire sur l'attention, le rapport à l'écran, le rapport à à des communautés virtuelles. Voilà, je je le mets là. C'est un débat qui n'est pas encore tranché mais merci beaucoup pour votre engagement votre question.

La réponse est donc sansage oui et dès janvier. Merci. Allez, une autre question, celle de Gabin Jugo.

Alors, Gabin, où est-ce qu'il est Gabin ? Voilà. Alors Gabin Gabin, il est convaincu que les réseaux sociaux peuvent être un formidable outil d'information et de participation citoyenne à condition évidemment et on est tous d'accord qu'il soit mieux régulé pour limiter les dérives et protéger les plus jeunes.

Alors, quelle est ta question Gabin ? Euh bonjour monsieur le président de la République, compte tenu de ce que vous avez dit précédemment, euh pourquoi ne pas mettre finalement un couvre-feu plutôt qu'une interdiction pour les moins de 15 ou 16 ans ? Un couvre-feu numérique, je précise. [rires] Sinon, on reviendrait à des souvenirs qu'on a pas envie de revivre.

On est d'accord. On refera un [rires] ça me semble et et ces fameux couvre-feu d'ailleurs étaient plutôt des grandes ouvertures numérique. Oui.

Alors d'abord parce que le le sujet qu'on pose pour les enfants et les adolescents, il se pose pas que la nuit. Néanmoins, vous avez raison, c'est que l'un des problèmes qu'on a au ceux que j'ai évoqué, c'est que beaucoup de jeunes en fait ont des problèmes de de sommeil parce qu'il restent très très tard sur le téléphone et et donc il y a des systèmes de couvre-feu qui existent déjà, il y a pas besoin de la loi ou de moi pour le faire. Alors madame a des pratiques radicales, débranche le wifi, mais après en configurant le téléphone, il y a des tas de parents qui le font et qui savent le faire, le contrôle parental et cetera.

Donc ça ça existe déjà. Mais en vrai ce qu'on est en train de se dire depuis tout à l'heure c'est que même si on disait faut arrêter à 22h 21h ou 20h x he par jour c'est pas bon avant un certain âge et ça crée de l'exposition à plein de contenus qu'on a énormément de mal à réguler. En tout cas qu'on ne sait pas réguler aujourd'hui.

Et je dis ça après des années où on a essayé le couvre-feu parce que c'est des pratiques qu'on a favorisé. On a accompagné ça. On a mis comme je le disais le contrôle parental sur les téléphones. un on a incité au contrefeu et moi j'ai tenu je pense une dizaine de réunions à mon niveau avec les patrons de ces plateformes pour qu'il m'aident à réguler le contenu pour les jeunes et les adolescents.

La réalité c'est que pendant quelques années, ils ont un peu amélioré et après ils ont complètement lâché l'affaire et ils ont pas modéré même ses contenus. Donc je comprends très bien ton point mais c'est je je le dis sincèrement ça n'est pas suffisant et compte tenu de ce qu'on sait pour le coup j'ai je sais bien que ça vous fait pas plaisir et que c'est pas mais je pense que avant 15 16 ans, c'est pas c'est vraiment pas une bonne chose et c'est pas qu'une question de couvre-feu. Et moi mon rêve c'est que ça soit du temps de sport et du temps de lecture.

Parce que ce qu'on ce à quoi on assiste en même temps dans nos sociétés chez les plus jeunes, mais pas que chez les plus jeunes, c'est un recul très préoccupant de la lecture. Et ça me permet de faire juste une petite remarque pour dire que c'est pas qu'un problème le soir tard, mais c'est que toutes toutes celles et ceux qui sont addictes aux réseaux sociaux, bah lisent de moins en moins. Et du coup, ça développe nos capacités d'abord de concentration beaucoup moins qu'avant, nos capacités d'accéder à des raisonnements complexes, du coup à nous confronter à des raisonnements scientifiques qui vont pouvoir nous éclairer, faire ce qu'on disait tout à l'heure, qui sont en train de baisser.

Nos capacités aussi à nous concentrer au travail. et à évoluer et être des citoyens pleinement formés. Et donc la formation d'esprit que ça en s'exposant très tôt aux réseaux sociaux au scrolling qui va avec, c'est-à-dire des contenu rapide, fait qu'on a un effondrement et de la lecture chez les jeunes et de même des films qui sont regardés parce qu'on s'habitue à des formats qui sont très courts.

Je pense qu'il faut un peu ralentir tout ça, je crois en vrai pour tout le monde, mais en particulier pour les plus jeunes pour redonner du temps à la lecture qui est la plus formidable des choses pour être libre, connaître, ressentir, pour sortir de la solitude. Le réseau social te renvoie à ta solitude parce qu'en fait tu vois plein de choses, tu es excité mais tu es toujours seul derrière ton écran. La lecture te permet de sentir d'abord de comprendre des paysages, des histoires, se partage avec les autres.

C'est la sortie de la solitude de la lecture parce que elle t'ouvre en effet à l'imaginaire et à quelqu'un d'autre qui va ressentir qui va mettre des mots sur ce que tu ressens qui est l'une des plus belles expériences humaines. Et donc en même temps qu' il y a tout ce qu'on se dit là qui qui peut paraître comme une interdiction simplement c'est une formidable libération du temps utile pour lire et pour faire du sport. Et c'est une formidable réouverture pour reprendre le contrôle un peu de vos vies, de vos émotions, de vos cerveaux qui sinon être livré à d'autres.

Donc le couvre-feu c'est pas suffisant. J'espère t'avoir convaincu. Allez, une question de Bénédicte Simon que je présente en quelques mots.

Alors, Bénédicte euh, elle est où Bénédicte ? Pardon ? Euh mère de trois enfants, l'aîné a à 10 ans.

Alors, vous dites que les réseaux sociaux et les algorithmes vous posent beaucoup de questions quant à l'impact qu'ils auront sur leur capacité à exprimer leur identité, leur intelligence et leur libre arbitre. Je précise que vous êtes auto-entrepreneur dans le numérique, donc vous êtes au premier rang pour voir cette évolution sans limite et sans règles. On écoute votre question.

Merci beaucoup et merci à Westfance. Merci monsieur Macron. Ce débat est vraiment extrêmement intéressant.

Je suis contente d'en faire partie. Donc ma question, elle porte sur la cohésion sociale. Donc ça touche aussi à la démocratie, sur ce qui fait de nous un peuple distinct et et qui est régi par des valeurs qui sont communes.

Donc je m'interroge sur la façon dont on peut continuer à faire société quand les réseaux sociaux, les algorithmes qui sont notamment américains voire chinois, on en a déjà parlé, pousse euh non pas les valeurs qui nous régissent nous en tant que République française, mais pousse plutôt euh une certaine sensationnel de la polarisation et du communautarisme. Donc ma question aussi c'est qu'est-ce que la France peut mettre en place pour s'assurer que l'on reste soudé en tant que que peuple français et notamment les jeunes autour de valeurs communes ? Merci beaucoup madame pour cette question.

Alors c'est un peu le sous-jacent de tout ce qu'on se dit depuis tout à l'heure et vous avez parfaitement raison. D'abord, de la même manière que j'ai dit tout à l'heure que les réseaux sociaux en fait n'étaient pas fait pour nous informer en expliquant le modèle économique, structurellement, les réseaux sociaux vont plutôt aux extrêmes et à la fracturation de la société pour plusieurs raisons. D'abord parce que comme je le disais, c'est des modèles d'excitation et donc dans l'ordre de mérite, l'émotion est supérieure à l'argumentation et à la raison. et l'émotion négative est supérieure à l'émotion positive.

Ce qui fait que structurellement ceux que vous allez plus entendre pousser qui vont être le plus exposé, ce sont ceux qui vont pousser ces émotions négatives, même s'ils sont pas majoritaires. Donc elle tire aux extrêmes, elle n'est pas un facteur de consensus. Et au fond, l'infrastructure des réseaux sociaux, elle est un peu antidélibérative.

Dans cette salle où on se regarde, on prend le temps de s'écouter et d'échanger, on a une structure même qui est délibérative. C'est-à-dire qu'on se regarde, moi je vois si vous êtes d'accord, pas d'accord à peu près les trucs, on le voit dans nos visages. Donc on va essayer de convaincre, on va s'écouter, on va mais mécaniquement sauf parfois il y a toujours des gens qui sont totalement réfractairs, mais vous allez créer par un débat dans une salle, c'est vrai dans une salle de conseil municipal, c'est vrai dans c'est comme ça qu'on a créé la démocratie dans l'agora athénienne, vous allez créer du consensus par la discussion.

Parfois vous allez constater vos désaccords, mais vous allez pas tout de suite tout hur sur vous invectivant. Les réseaux sociaux, c'est comme si un peu on rentrait tous avec des cagoules et on hurle tous en s'investivant. Et c'est celui qui dit les trucs les plus horribles qui qui gagne à la fin parce que il y a les autres qui le suivent plus en disant celui-là il est motivéin.

C'est un peu comme ça que c'est structuré. Donc ça part aux extrêmes, ça diffracte. Pas bon.

La deuxième et donc c'est structurellement c'est favorable aux extrêmes et ça empêche la délibération qui va avec la démocratie. La deuxième chose ça instance par tout ce qu'on a dit depuis tout à l'heure parce que ça crée un univers informationnel où il est très dur de distinguer le vrai du faux et il y a l'intelligence artificielle pardon rajoute à ce trouble. C'est aussi pour ça qu'on doit la réguler, qu'on doit savoir qu'en un contenu de l'intelligence artificielle.

Et là où dans une société démocratique, c'est très bon d'avoir du doute parce que le doute se nourrit de l'esprit, nourrit l'esprit critique, permet de réfléchir. Si vous rentrez dans une défiance permanente, ça devient un problème parce que vous n'avez plus confiance en rien et il y a plus de soc. Vous n'avez même plus confiance dans la parole scientifique.

Vous n'avez plus confiance dans aucune forme d'autorité qui permet de vivre ensemble. C'est le débat qu'on avait sur le climat. Et d'ailleurs, en même temps que les gens vont de plus en plus s'informer sur internet, on l'a pas cité jusqu'à mais la grande différence entre la presse quotidienne régionale et la presse quotidienne et les réseaux, c'est que les gens ont plutôt confiance dans leurs journaux, mais ils sont plutôt défiants à l'égard des réseaux sociaux, même s'ils y vont beaucoup, ils ont pas confiance.

Et donc les réseaux sociaux créent une société de défiance, ça enlève du commun. Et puis la troisième chose, ça nous enferme dans des bulles cognitives. Qu'est-ce que ça veut dire ?

Ça veut dire vous avez tendance à suivre les gens qui pensent un peu comme vous. Et les gens qui vous suivent c'est généralement des gens qui pensent comme vous qui trouvent que c'est ce que vous dites est sympa ou qui sont des gens qui Et donc en fait ça nous met avec un bia permanent c'est que on finit par se surinformer ou surcommuniquer avec des gens qui sont déjà d'accord avec nous. Et c'est pas un vrai débat comme dans cette salle.

C'est pas un débat comme dans la rue. C'est pas un débat comme au café. C'est pas un débat comme euh dans la vie de la cité parce qu'on est dans une bulle et ces bulles cognitives d'ailleurs font là aussi monter ceux qui sont les plus radicaux qui généralement sont les plus suivis.

Ça c'est ce qu'on constate dans les réseaux. C'est exactement comme ça qui fonctionne. Et donc vous voyez bien que ça détruit plutôt du commun.

Et donc dans la reprise de contrôle en quelque sorte de nos vies, de notre démocratie, la clé pour une nation comme la nôtre, mais c'est vrai toutes les nations, c'est comment on remet du commun. qui est pas de l'unanimité he du commun, c'est de se dire on a des différences, on a des désaccords, on pense pas la même chose mais on a des bonnes raisons de vivre ensemble et d'être une nation. La première, c'est de conforter les familles dans leur rôle éducatif et donc de leur donner des règles claires, ce que j'ai dit, les écrans, les réseaux pour protéger leurs enfants et aider nos familles à faire ce travail qui est leur ensuite c'est de consolider notre école dans son rôle d'instruction.

L'école, elle peut pas tout faire, elle peut pas sub aux familles, elle instruit. Mais il est c'est fondamental et c'était le mot de buisson Ferdinand, c'est que l'école, elle transmet des savoirs, l'esprit critique mais elle fait des républicains. Et donc le rôle de l'école pour transmettre ce commun, il est clé.

Et c'est aussi pour ça qu'on réinvestit en ce moment sur la formation des professeurs et que le rôle de l'école, son caractère, c'est une lutte de chaque jour à laquelle il faut rien céder. La troisième, c'est de consolider ça à tous les âges de l'esprit critique à l'école mais aussi tout au long de la vie. Et là de le de le réinvestir parce que c'est ce qui permet de mettre du commun paradoxalement.

Et la 4rième c'est de défendre les valeurs de notre République et donc de lui redonner de la vitalité. Et c'est pour ça que je vous remercie aussi. Je remercie la PQR et aujourd'hui Ouest France parce que ces débats permettent de faire du commun.

Et donc quelles sont les instances qui structurent sur le terrain ? les associations, nos élus et en particulier nos maires, la presse, les services de l'État et donc tout ce qui structure la République dans ses fondements. Et donc ce socle, on doit le revigorer.

Et donc la bonne solution, c'est aussi de remettre de la proximité et de la délibération dans nos vies. Et je pense que dans les prochains mois, ce qu'on doit faire pour accompagner tout ce mouvement et remettre du commun, c'est aussi cela. Les élections municipales seront aussi une occasion de le faire, je dirais en terme réel et invivu.

Voilà quelques un des points pour ce qui ne va pas et ce qu'on doit continuer d'essayer de faire, ce qu'il faut consolider. Merci. On écoutera le l'intervention dans un instant d'une d'une autre maire de famille, mais j'ai voulu donner ou nous avons voulu donner la parole quand même à à un lycéen parce qu'ils ont beaucoup beaucoup travaillé.

Alors, on avait pas retenu leurs questions parce qu'on les avait pas reçu tout simplement. Mais euh Émile du lycée Sévigner de Sesson Sévigner, c'est à côté de Rennes, va vous poser une question. Émile, on t'écoute.

Bonjour monsieur le président. Euh j'aimerais révoquer le projet enfin plutôt le sujet de l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, notamment sur la méthode utilisé pour vérifier l'âge des des utilisateurs. Par exemple, s'il y a utilisation de la carte d'identité, cela pourrait poser des problèmes d'anonymat certes entre les utilisateurs, mais aussi entre l'utilisateur et les plateformes.

Avons-nous envie que des sociétés comme MTA détiennent dans sa base de données nos cartes d'identité ? Voilà. Merci beaucoup.

Question très question très directe. Non mais alors il y a plusieurs méthodes pour le faire. Il peut y avoir la carte d'identité avec des règles de confidentialité et donc ça ça fait typiquement partie.

Ça rejoint un peu la question de tout à l'heure mais dans les conditions d'utilisation elle n elle n'a pas l'autorisation de les garder. Elle est garantie on peut le vérifier. Néanmoins, il y a le selfie.

On va utiliser aussi dans les techniques qu'on garde Pronote parce que c'est une plateforme nationale qui permet de vérifier l'âge l'identité qui ne donne pas votre numéro d'identité que vous connaissez bien et que vos familles connaît et qu'on peut utiliser pour cet accès. Donc il y a plusieurs techniques différentes qui existent qui sont stabilisées qui ont fait leur preuve. Donc 1, il y aura jamais uniquement la carte d'identité et de on a passé des textes en particulier ce fameux RGPD pour protéger votre vos données personnelles, votre vie privée face à ces géants du numérique.

Et ça fait partie de cette souveraineté numérique Clémentin évoqué tout à l'heure, c'est que on a déjà passé des régulations en européen qui sont très contestées par ces plateformes pour leur dire, vous avez pas le droit d'utiliser votre carte d'identité si cétait le moyen que vous preniez pour vérifier votre âge. Ce sera pas le seul moyen et vous êtes protégé. Allez, on va clore cette séquence avec les jeunes et avec donc une une mère de famille également euh Véronique Touchard.

Levez-vous. Véronique, euh votre fille est au lycée. Euh alors c'est ce que vous nous avez envoyé, donc je vais lire intégralement.

Euh et elle a son portable greffé à la main. Elle a déjà vu du malgré elle porno. Le porno et légion surtout auprès des garçons qui sont donc irrespectueux voir inquiétants auprès de leurs camarades féminines.

Vous êtes effaré de constater que rien n'est fait autant du côté scolaire que gouvernemental. Votre question Véronique. Bonjour monsieur le président.

Vous avez annoncé récemment vouloir interdire enfin votre intention d'interdire les téléphones portables dans les lycées et pourtant c'est un exercice qui a échoué au niveau carcéral. Donc je voulais connaître vos plans d'action. Pour moi, ça n'engage que moi, hein.

Mais le téléphone dans le cartable, le téléphone dans les casiers ou autres, ça n'engage que moi. Ce n'est que de la poudre aux yeux. Ils sont futés les adolescents, beaucoup plus que nous.

Merci. Alors, comment être plus futé que les adolescents en fait ? Alors, d'abord, on a mis déjà le le contrôle parental sur les achats de téléphone comme vous le savez en posant des règles et autres.

Après, le signal qu'on envoie, c'est que c'est pas c'est pas une bonne idée d'avoir le téléphone au lycée et au collège. Donc déjà, on crée une norme. Faut faut regarder ce qui se passe.

C'est que depuis la rentrée de septembre qu'on le fait au collège. Et là, pour préparer les esprits, j'ai dit septembre prochain, on va le faire au lycée. On envoie un message clair aux parents qui, j'espère va inciter le maximum de parents à pas du tout donner le téléphone à leurs enfants.

Néanmoins, j'entends aussi le message de certains parents qui disent "Pour moi c'est utile parce que il rentre ou elle rentre euh en bus, je veux savoir quand il sort de l'école pour l'organisation" et ça c'est respectable, il faut l'entendre même si euh dans d'autres générations on a su s'en passer mais la pratique maintenant est là et il peut y avoir un bon usage des téléphones. Bah moi, je crois simplement que quand on met une règle qu'on l'applique, d'abord vous avez raison, il y en a qui sont futés mais il y en a quand même beaucoup qui accepte la règle et l'autorité et ensuite vous avez des professeurs, des CPE, des directrices et directeurs d'établissement qui savent la faire appliquer. Et les retours qu'on a contourne notre rectrice en collège depuis la rentrée sont bons.

C'est-à-dire que c'est plutôt respecté. Celui qui sort, il suffit de le sanctionner tout de suite et de dire aux parents, il sera sanctionné. On confisque, on sanctionne, voilà, il y a une escalade.

Donc moi, je partage pas du tout votre pessimisme et je ne comparerai pas nos ados à des détenus. [rires] Moi, je suis choqué comme vous. On est tous choqués de ce qui se passe en prison.

Soyons clair, ce qui se passe en prison. Pourquoi ? C'est que vous avez des gens au parloir, les familles, les proches ou les avocats qui filent des portables aux autres ou des gens qui les envoient.

C'est aussi pour ça qu'on durcit fortement les règles et que aujourd'hui on a créé des prisons où on fait de la fouille intégrale, on fait de la surveillance vidéo, donc on durcit les règles, on s'adapte et croyez-moi, on va éradiquer ce trucl mais c'est plutôt dans ce sens-là que je veux aller qu'en comparaison. Voilà, je ferme cette parenthèse. En tout cas, moi j'y crois.

Je pense que c'est possible, je pense que c'est faisable. Et est-ce que ça arrivera au zéro risque ? Mais ça changera la norme et donc ça change les représentations des familles.

Aujourd'hui, si on dit pas qu'il faut l'éviter, les familles sont laissées toutes seules. Les profs sont laissés seuls. Et donc aujourd'hui, on laisse un prof face à sa classe jusqu'à présent, c'est le cas quand il y a un élève qui sort son portable en classe.

Là, on va dire la règle est claire, c'est non. Et puis après, on va multiplier les contrôles. Donc, est-ce que le monde est parfait ?

Non. Est-ce qu'on doit pour autant baisser la garde ? Jamais de la vie.

Vous savez, les couteaux sont interdits depuis très longtemps à l'école. Il y a quelques mois, on a lancé une opération systématique de contrôle des couteaux devant l'établissement et j'ai une pensée pour femme formidable qui était là au monde contrôle et qui malheureusement a pris un coup de couteau et décédé. Mais on a vu qu'il y a eu des milliers de couteaux qui étaient transportés.

Est-ce que pour autant faut céder ? Bah non. Et donc faut aller voir les familles, leur dire que c'est inacceptable, responsabiliser nos enfants et nos adolescents et être au côté des profs.

En tout cas, une telle règle, elle aide les profs à faire leur travail, elle aide les directrices et directeurs, elle aide la communauté pédagogique à bien faire son travail. On peut pas les laisser tout seul et elle donne un message clair aux familles. Donc je pense qu'elle va dans le bon sens.

Voilà. enseignant, je crois simplement que le corps enseignant est en souffrance et n'est pas là pour faire appliquer des règles de sécurité. Non, mais le corps enseignant, il demande d'avoir des règles claires.

On dit la même chose. Il est en souff Vous avez raison qu'il y a des enseignants pour qui c'est très dur. Mais si au niveau national, on dit pas que le portable est interdit au collège, bah je laisse l'enseignant de collège tout seul dans sa classe s' un élève qui sort le portable, il dit bah c'est pas interdit.

Là, si au sommet de l'État, on dit c'est interdit au collège et demain au lycée, le professeur il est plus seul parce qu'il peut se réfugier derrière une règle nationale qui est assumée par le ministre, par les recteurs, par toute la hiérarchie. Ce qu'il faut comprendre, c'est que nos enseignants, ils souffrent parce que la société souffre et qui a aujourd'hui des troubles et qui sont confrontés à des difficultés que vivent des jeunes, des familles, mais ils souffrent que parfois trop souvent, on n'est pas des messages assez clairs et une autorité affirmée, il souffrent quand la règle est pas claire, quand on les défend pas assez, quand on dit pour enseigner la laïcité, vous avez pas le droit d'être ennuyé quand on réaffirme l'autorité du professeur, même quand ça plaîit pas à tel ou tel parent qui vient le menacer à la sortie du lycée. Donc, croyez-moi, face à cette souffrance, une règle claire, elle est protectrice.

Et donc ce qu'on est en train de se dire, c'est bon pour tous les processeurs de France. et la mobilisation aujourd'hui de votre ministre, directrice et directeurs, de nos directeurs d'établissement, des directeurs académiques, de toute la ce qu'on appelle la communauté pédagogique, c'est de soutenir nos enseignants sur le terrain pour qu'ils puissent faire dans les meilleures conditions possibles leur travail, c'est-à-dire enseigner le contenu qui sont prévus dans les programmes, le faire de manière libre, le faire en étant respecté par les élèves et par les familles. et ben une telle règle, elle va dans ce sens-là parce qu'elle est nationale et qu'elle s'impose à tout le monde.

Merci. Non, on va passer à la après si on a le temps, mais on va d'abord passer à la 4e euh thématique pour parler des réseaux sociaux, de la responsabilité éditoriale et des médias. Et pour introduire cette thématique, nous accueillons Céline Montsalier.

Elle est rédactrice en chef, non directrice pardon de la rédaction, je vais pas la rétrograder, directrice de la rédaction de Nova 19. Bonjour monsieur le président. Vous l'avez dit il y a de ça quelques instants maintenant qu'il fallait pas s'informer sur les réseaux sociaux que c'était pas l'endroit.

Je pense que si on fait un sondage l'art peut-être plutôt de ce côté-là où il y a des jeunes ou de ce côté-là, je pense que si on leur pose la question où est-ce que vous informez ? Ça sera sur les réseaux sociaux. Donc on a un véritable enjeu en tant que nous médias traditionnel officiel à pouvoir faire en sorte que les jeunes aillent plutôt s'informer chez nous médias que sur les réseaux sociaux.

Cet enjeu, il est énorme pour nous notamment puisque en tant que chaîne de télévision Nova 19, nous avons un gendarme des médias l'ARCOM qui évidemment nous impose des règles de respect de la diversité, de l'inclusion, de savoir vérifier nos informations, nos sources et toutes ces contraintes là évidemment nous permettent d'avoir une information vérifiée. Il y a un récent sondage de l'UNESCO en 2024 qui dit que près de 2 tiers des influenceurs affirment ne pas vérifier leurs sources avant de les partager auprès de leur public. C'est-à-dire que la plupart des jeunes ou des personnes ici voient des informations chaque jour qui ne sont pas vérifiées.

Comment faire ? François Xafier lefrancanc le disait tout à l'heure, comment faire pour qu'il y ait un gendarme de ces réseaux sociaux et que nous médias nous puissions aussi faire correctement notre métier. Comme vous le disiez, ce métier demande du temps, demande de l'argent et il y a un véritable enjeu de modèle économique pour les aujourd'hui, quel qu'il soi presse écrite, radio ou audiovisuel puisque beaucoup de nos contenus aussi sont pris tel quel par certaines personnes dans les réseaux sociaux sans citer nos sources et en prenant les informations que nous avons nous-mêmes vérifiées.

Et j'en arriverai au dernier point qui évidemment est complètement corrolaire qui est ce fameux label d'information. On a hâte de vous entendre, monsieur le président, puisque tout ça a été un petit peu déformé selon vous, de savoir est-ce qu'il doit y avoir un label d'information pour que chacune et chacun quand il voit un contenu sur les réseaux sociaux, puisque nous-même utilisons les réseaux sociaux évidemment, est-ce qu'on doit avoir un label d'information qui permettra à chacun et chacune de savoir que c'est un travail journalistique qui a été fait derrière et qui a été vérifié ? Merci beaucoup.

Merci. Merci. Merci beaucoup.

J'imagine que vous allez répondre tout de suite sur les label. Pardon ? Non non non non non.

Allez-y. Non non mais j'allais vous j'allais vous proposer de répondre sur effectivement cette question des des label puisque ça a agité un peu le le monde politique cométique. Le Landerno euh ler le l surtout le lerno parisien hein.

Euh voilà on vous écoute et puis après on donne la parole au lecteur. Et d'abord j'ai mon voisin qui m'a rappelé à juste titre à l'ordre parce que j'ai utilisé un acronyme tout à l'heure pour pour vous répondre en disant RGPD. il m'a dit "Je sais pas ce que c'est." Euh quand j'ai dit qu'on protégeit, qu'on avait pris des règles.

Et il a raison parce qu'il faut pas utiliser des acronymes au niveau européen. On a pris des règles sur les réseaux sociaux. On a depuis tout à l'heure et vous avez ouvert le bal en l'évoquant, on a une directive sur les services numériques qu'on appelle DSA, Digital Service Act qui régule, permet de créer, va dans le sens de ce qu'on voudrait depuis tout à l'heure mais qui va pas assez loin dans la pratique et qu'on voudrait durcir mais qui commence à créer des règles de responsabilité et transparence des algorithmes.

Puis on a créé une directive sur les marchés numériques, celle que j'évoqué tout aussi rapidement, DMA pour réguler les acteurs. le marché les euh pour qu'il y ait pas des acteurs trop gros ou qui fassent de la prédation. Et puis il y a ce fameux RGPD qui date d'un peu avant qui est un règlement qu'on a pris au niveau européen pour protéger les données et la vie privée et donc on impose à tous ceux qui opèrent en Europe et donc toutes les grandes plateformes, tous les grands réseaux, y compris d'ailleurs les messageries haut crypté, de se conformer à des règles de protection de la vie privée et des données.

Et donc c'est pour ça que je pouvais vous dire que par exemple, ils peuvent pas utiliser votre carte d'identité sans votre accord. ils peuvent pas stocker et cetera. Ça c'est c'est lié à cette réglementation qu'on a prise au niveau européen.

Voilà, je ferme cette parenthèse. C'était pour corriger mon impère de tout à l'heure. Euh sur ce que vous avez dit, en fait, vous avez ouvert la question qu'on a qu'on qu'on avait évoqué au tout début quand on parlait des municipales de qu'est-ce que au fond l'information le statut de l'information dans ce dans ce vaste monde des réseaux sociaux.

Et au fond, l'information, ça existe avant les réseaux sociaux, ça existera après, ça existe pendant. La question c'est comment on en préserve le statut ? Parce que on a le sentiment d'être toujours face à des informations quand on est dans les réseaux sociaux et tout se noie.

J'ai expliqué tout à l'heure pourquoi c'était pas le bon vecteur parce que c'est pas le bon modèle économique. Néanmoins, vous pouvez passer par les réseaux sociaux pour aller vers un journal. Je crois que l'un d'entre vous l'a dit tout à l'heure.

Je je vais sur une plateforme, enfin sur un réseau social pour rejoindre je crois que c'était vous le site de West France. Néanmoins, faut faire attention parce que parfois du coup vous donnez de la publicité à un réseau social et vous ne la donnez pas à West France en faisant ça. Euh parce qu'en fait ils ont des ils ont la ils sont garde barrière si je puis dire.

La clé c'est que il y a des gens qui ont décidé de prendre leur responsabilité de s'organiser pour produire une information en démocratie. Et donc ça ça a un statut à part et ça n'est pas un compte sur un réseau social quel qu'il soit. Ça n'est pas forcément même un site.

Ce c'est un journal, un titre de presse qui peut après être numérique ou papier parce que ce n'est pas contingent à la forme ou avoir une une chaîne comme la vôtre et et donc qui par des médias différents va organiser des journalistes qui sont des professionnels. qu'ils ont un diplôme, ils ont généralement une charte de déontologie qui va avec leur rédaction et comme ça a été dit depuis les lois qu'on s'est donné au 19e siècle, enfin les lois 1881 et après, une responsabilité comme éditeur, ça c'est un peu le gardien du temple parce qu'on avait des journ des journaux qui existaient avant toutes ces lois mais ces journaux n'avaient pas le même rapport à l'information parce qu'il y avait pas de responsabilité et souvent ils étaient détenus par les plus riches. Donc c'est pour ça aussi que tout le 19e siècle, on a fait l'expérience démocratique de ce que c'était d'avoir des journaux qui avaient pas exactement le même rapport à l'information et la vérité.

Donc c'est un apprentissage démocratique qu'on a fait avec le temps et puis on a amélioré nos règles ensuite tout au long du 20e siècle pour d'ailleurs accroître même les règles en terme de pluralisme vis-à-vis des chaînes et pour accroître les règles au moment de la période électorale avec des périodes de silence qui sont observées, d'équilibre et cetera. Et donc on a créé un système où vous avez des professionnels où il y avait un modèle où il y a un modèle économique où il y a un système de responsabilité où on assure le pluralisme. C'est ça le trésor de l'information libre et ouverte en démocratie.

Le grand risque du moment c'est la confusion. Et donc en réaffirmant ça, je vous dis simplement tout n'a pas la même valeur. Et donc quand vous allez consulter le site de quelqu'un, même s'il a 500000 personnes qui suivent, ça n'est pas forcément de l'information.

Et même si ça n'est pas un titre de presse, c'est quelqu'un qui va vous dire quelque chose. Alors si c'est un scientifique qui vous donnera peut-être le fruit de ses travaux, un citoyen vous donnera peut-être son avis ou l'information qu'il a lui-même glané, mais ça n'a pas la même valeur qu'un site d'information avec une rédaction qui a tout système de de justement élaboré à travers le temps. Ce distingo, il est fondamental si on veut pas tous se perdre.

Et on va d'abord d'ailleurs devoir sur le plan démocratique pour préserver nos élections redurcir les textes sans doute dans les périodes électoral parce que tout ce qu'on a imposé sur la capacité informe déstabilisée n'existe pas de la même manière dans les réseaux sociaux et numériques et on l'a vu dans nos récentes élections et on pourra revenir parce qu'on en a pas parlé mais on a aussi beaucoup appris des élections en Roumanie ou en Moldavie récemment qui ont fait l'objet d'interférence et de déstabilisation très profonde. La difficulté du moment, c'est que se crée chaque semaine des faux sites d'information et ça faut pas le négliger. C'est vous avez des gens qui créent quelque chose qui ressemble à un journal sur internet.

C'est pas du tout des journalistes derrière et autres. Donc ça faut faire la chasse à ce point-là, faut faire attention. Et dans les exemples en Roumanie au Maldavie, ils ont truqué les élections en en prenant le relais d'une centaine même de milliers de fauxiles d'informations.

Donc faut vous référer à des gens qui ont ce statut de titre de presse avec les responsabilités qui les accompagnent. Et nous ce qu'on doit faire c'est justement consolider le modèle économique de ces dernières, éduquer au médias et travailler justement sur l'esprit critique de tous pour faire la distinction entre ce que sont ces titres de presse et le reste de l'information. La question du label, elle rentre en jeu exactement là-dedans.

Là où ça a été déformé, ce que j'ai dit de manière à mon avis très impropre et par des gens malintentionnés, c'est que je n'ai jamais parlé d'un label d'état. Jamais. J'ai jamais dit ça.

J'ai même dit le contraire. C'est pas le gouvernement, quel qu'il soit qui dit si West-Fance est un journal ou pas. Parce que si on faisait ça, on serait plus dans une démocratie.

Ce serait un régime autoritaire. C'est-à-dire que vous auriez un gouvernement qui peut décider de la liberté de la presse de ce qui est une bonne et une mauvaise presse. Jamais de la vie.

Le gouvernement, il doit garantir et la justice avec le cadre sincère du pluralisme, la libre circulation des idées de toutes les opinions et le bon fonctionnement justement de l'information par laquelle on se forge une opinion libre pour les élections. Par contre, j'ai reconnu et encouragé une initiative qui vient de votre profession. c'est que votre profession à l'esprit de confusion que je décris depuis tout à l'heure a dit "On doit pouvoir distinguer ce qui est un ce qui sont des gens qui font vraiment le métier de journaliste, de gens qui n'en sont pas." Et donc Reporter sans frontières qui est donc une organisation non gouvernementale organisée par des journalistes avec des gens dont le métier de certifié a créé un peu vous savez c'est comme bureau vérit quoi elle a créé un processus de certification indépendant en disant ils font bien leur métier de journaliste.

C'estd ils ont des professionnels dans leur rédaction ils vérifient l'information ils disent quand ils se sont trompés il donnent un droit de réponse. Ça remplace pas la loi. Ça doit surtout pas être une loi.

Mais ils ont créé ce processus là. Je sais pas d'ailleurs si vous voulez être vous êtes certifié dans ce processus, mais je réagissais parce que vos collègues du groupe EBRA donc dans le Grand Test disaient nous on a ce label qui s'appelle GTI pour Journalism Trust Initiative donc l'initiative pour la confiance dans le journalisme. Je disais juste ça ce sont des initiatives louables parce que c'est des gens qui disent chez nous on respecte la déontologie de la presse mais en aucun cas ça ne doit être un label d'état et donc sur le rapport à la presse et à l'information ou à la fausse information on tourne autour depuis tout à l'heure c'est pas l'état qui peut décider c'est qu'il faut clarifier les règles pour distinguer qui est journaliste et qui ne l'est pas ça ne peut venir que d'initiatives qui vous sont propres ça ne peut venir que de ce dialogue entre père et d'une clarté.

Ça doit passer par une éducation au médias et un esprit critique dans la société beaucoup plus fort pour que vous vous sachiez faire le distinction quand vous regardez des pages. Et ça va prendre du temps mais ça ne peut pas venir par l'interdiction ou par le label. Et donc vous m'avez permis de clarifier ce qui était une vraie fausse information poussée par beaucoup.

Je n'ai jamais parlé de label d'État et je pense ce serait la pire des solutions. Néanmoins, je salue les initiatives qui sont prises pour distinguer ce qu'est un titre de presse avec les responsabilités et le professionnalisme qui vont avec et n'importe quelle page qui donne des opinions, des avis ou parfois des fausses informations sur les réseaux. Merci.

Alors, il nous reste 10 petites minutes, m'a-ton fait savoir. Donc, on va essayer de prendre le maximum de euh questions, c'est-à-dire une ou deux. Euh, je vais demander à Thbo de la Croix.

Alors, Thba Croix, voilà, Thba Croix. Alors, vous dites que les réseaux sociaux sont des accélérateurs de communication. Ils accélèrent aussi bien l'information que la désinformation, la manipulation, y compris à des fins politiques.

Votre question Thibo. Bonjour monsieur le président. Merci.

Euh donc ma question comme on dit l'autre, elle est vite répondue parce que depuis le début du débat euh ça a permis d'avancer beaucoup sur le sujet. Donc ma question est la suivante. Les réseaux sociaux sont des outils puissants de de communication et et de démocratisation de l'information qu'il véhicule.

Euh, ils sont également devenus des caisses de résonance pour la désinformation, la manipulation euh des ingérences politiques, l'intelligence artificielle en amplifiant ces phénomènes en fait une menace systématique euh pour euh nos démocraties, nos esprits critiques et l'avenir de nos générations. Or, malgré les législations existantes, les contournements restent trop faciles, les sanctions trop rares ou insuffisantes et les plateformes trop peu responsables. Quelle stratégie globale envisagez-vous pour protéger notre espace public, notre souveraineté informationnelle et surtout nos citoyens, notamment les plus jeunes, contre ces dérives qui fragilisent le vivre ensemble et la confiance dans nos institutions ?

Je précise que je me suis aidé du chat de Mistral pour peaufiner cette question. C'est bien la prochaine. Merci de cette belle illustration au chat et merci de l'avoir dit comme ça.

C'est l'intelligence artificielle permet d'aider mais elle doit pas se substituer et merci pour la promotion du chat. On en a un peu parlé depuis tout à l'heure, mais en vrai pour aller droit au but comme on dirait dans une grande équipe, le moins régional. Euh première chose, chasser les faux comptes.

Je crois que la première chose pour sincériser cet espace, il faut interdire les faux comptes. On doit être sûr que derrière chaque compte, il y a une personne. S'il y a pas une personne, la plateforme doit nous le garantir.

Ça, c'est quelque chose qu'on doit changer. Deuxième chose, de créer une responsabilité des plateformes. On a commencé avec notre directive sur les services.

On a commencé là la première fois les premières sanctions sur sur X. On doit aller beaucoup plus loin pour que véritablement quand on voit qu'il y a une responsabilité de la plateforme pour diffuser des fausses informations, elle puissent être activée et donc que ça leur coûte cher pour qu'ils soient obligés de modérer, de réguler et de vérifier. Troisème chose, transparence des algorithmes.

Parce qu'en vrai, quand vous allez sur les réseaux sociaux, vous scrolllez, vous voyagez ce qui en fait le cas de beaucoup de gens qui s'informment sur les réseaux, bah c'est pas vous qui allez chercher. Si vous allez sur le site ou si vous ouvrez le journal de Westfance, il y a des gens qui ont trié l'information qui l'ont hiérarchisé pour vous. Là, il y a quelqu'un qui va hiérarchiser sur les réseaux sociaux pour vous, mais vous le connaissez pas.

Vous savez pas ses préférences, c'est pas transparent. transparence des algorithmes. On pourra savoir du coup quels sont les biaiss.

Et je prends un exemple très simple, factuel récent pour vous montrer le danger de cette affaire. Des chercheurs français travaillant pour une start-up qu'on a fait travailler avec le ministère de l'intérieur Harlequin, monsieur Micheron, on fait ce travail, on crée des comptes totalement neutres sur TikTok. Ils sont aperçus qu'entre le 3e et 5e contenu scrollé, quand vous êtes un ado et que vous créez un compte va être un contenu salafiste.

Donc parce que ça crée de l'excitation, ça pousse les choses. Donc il y a un billet, on le voit bien, il y a un bia dans cet algorithme, c'est pas transparent. Donc pas de faux compte, responsabilité des plateformes, transparence des algorithmes et enfin esprit critique, éducation de la population par ces débats et donc marteler marteler marteler le fait que les gens qui font l'information, ça s'appelle des journalistes et qu'il faut des rédactions, des titres de presse pour faire justement ce travail et que c'est pas quelque chose qui est ouvert à tout le monde sans déontologie, sans règle et que c'est pas la même chose que de lire lire la page même de quelqu'un qui a beaucoup de lecteurs et donc éduquer à cela est fondamental et je dirais que le dernier point pour y arriver recréer du commun et cet espace c'est de réguler le modèle économique qui va l'un l'autre parce qu'en fait des milliards de publicités ont été enlevées à nos titres de presse qui participer du modèle pour aller sur ses réseaux sociaux il faut pouvoir rééquilibrer ce modèle pour assurer la viabilité économique en parallèle de nos titres voilà d'un d'un lycéen maintenant euh comme Nogret alors comme alors com on va te tendre un un micro, je précise que tu as 16 ans.

Euh tu alors tu suis activement activement pardon les les débats au parlement, tu es passionné de politique, les débats également qui sont dans l'actualité ainsi que la politique locale des municipalités qui t'entoure. Alors, on écoute ta question com Bonjour monsieur le président. D'abord, je voulais vous dire que je suis très honoré de pouvoir vous poser mes questions.

Vous l'avez dit, les réseaux sociaux sont pas l'endroit pour s'informer. Malheureusement, beaucoup le font quand même et l'information circule sur les réseaux sociaux et tout le monde peut dire ce qu'il veut sans vérification. Donc je vais vous poser une question qui est qui pose sur la liberté d'expression, une liberté fondamentale.

Est-ce qu'on peut dire que les réseaux sociaux ou ailleurs, on peut dire tout ce qu'on veut sur les réseaux sociaux ou ailleurs au nom de la liberté d'expression, même des mensonges ? Et deuxème question, monsieur le président, comment peut-on faire pour limiter les fake news sans tomber dans la censure ? Merci. [applaudissements] Alors, c'est le débat qu'on a un peu depuis tout à l'heure, mais vous y aller encore plus spécifiquement.

Et et au fond, c'est tout, on voit bien tout le débat qui monte même à l'international. Vous avez peut-être vu qu'aux États-Unis, il nous attaque sur toutes les régulations en disant "Nous, on est pour le free speech, c'est-à-dire la liberté d'expression". Monsieur cita à juste titre tout à l'heure le préambule de notre constitution et en fait même ce qui sort de la loi 1789.

Notre démocratie, la République, elle s'est construite sur la liberté de conscience mais aussi la liberté d'expression. Mais cette liberté, c'est pas une liberté absolue. Et d'ailleurs, aucune de nos libertés n'est absolue.

La liberté, elle n'existe que dans des limites qui permettent de respecter la liberté de l'autre et une possibilité de vivre ensemble. Si j'ai une liberté absolue qui consiste à faire n'importe quoi et que cette liberté entrave votre liberté, très vite on rentre en conflit. Et donc c'est pour ça que la loi peut encadrer cette liberté dans des limites qui sont soumises à nos principes constitutionnels.

Il y a pas de liberté d'expression qui soit absolue. Et d'ailleurs, toute l'histoire l' créée. On a créé des journaux et leur liberté d'expression, elle est encadrée.

C'est-à-dire que si ils disent quelque chose qui est faux, j'ai un droit de réponse que je peux demander. Et même s'ils disent quelque chose qui nuit à mes intérêts ou qui me diffemme, je vais les je vais les poursuivre devant le juge. Premier point, ça n'existe pas sur internet.

Donc c'est pas vrai de dire qu'il y a la liberté d'expression sur internet parce qu'il y a aucune responsabilité. Or nulle part dans la vraie vie il y a une liberté sans responsabilité qui va avec. Ça n'existe pas.

C'est pas possible. Et donc le numérique doit faire exactement comme dans la vraie vie. Il y a une liberté d'expression formidable.

Chacun peut s'exprimer librement sur les réseaux. Il y a une responsabilité qui doit avec aller avec de la personne et de la plateforme. C'est ce qu'on dit depuis tout à l'heure.

La deuxième chose et on n peut-être pas assez fait le distingo depuis tout à l'heure parce que les questions nous ont pas permis de le faire mais vous avez dit je crois des contenus blessants et puis des fausses informations. Il y a des contenus illicites et puis il y a ce qu'on appelle les fausses informations. C'est pas la même chose.

Les contenus illicites, c'est des choses qui sont vraiment interdites. Je l'ai évoqué tout à l'heure rapidement, mais par exemple des propos racistes, des propos antisémites, des propos homophobes, il y a des choses que la loi interdit. Ça, on doit les retirer tout de suite.

Et ça, on a la base légale pour le faire avec une plateforme qui s'appelle Pharaos. On a des textes, on a aussi pour les périodes électorales, j'y reviendrai après, viginum. Mais donc ça, on peut le faire.

Le problème qu'on a, c'est que les plateformes ne coopèrent pas assez et même quand il y a des contenus illicites, elle les laissent et on a énormément de mal à se retourner contre elle. Donc, on a créé les bonnes lois au niveau national, on a créé les bons opérateurs, mais on a des plateformes qui ne coopèrent pas et on peut pas les sanctionner assez fort. Donc ce qu'on doit changer, c'est de les sanctionner beaucoup plus fort sur les contenus illicites.

Sur les fausses informations, c'est pas la même nature parce qu'en vrai, même si c'est un mensonge, bah on va le prouver à travers le débat. Alors, il y a il y a plusieurs types de mensonges. Il y a les mensonges qui vont vous faire du mal et on voit bien qu'ils vont essayer de vous nuire.

Et puis après, il y a les mensonges sur des choses générales. Ça, il faut pouvoir les combattre par l'esprit critique et le dialogue. C'est pas le même statut.

Ça c'est par l'esprit critique, c'est par la controverse, c'est par la libre circulation des choses. Mais néanmoins, faut qu'il y ait un système de responsabilité comparable à la presse qui soit mis en place pour ces plateformes et ses réseaux sociaux. Sinon, il y a aucun moyen de réguler, de créer les bonnes incitations pour qu'elles enlèvent ces fausses informations.

Après, dans le temps électoral, puisque vous me parliez de ça, on a créé des et pour la vie politique, on a créé des textes spécifiques pour éviter les ingérences étrangères. Et donc on a créé ce qui s'appelle Viginum qui est une agence d'État qui contrôle pour voir s'il y a des ingérences, c'est-à-dire s'il y a des puissances étrangères qui viennent s'interférer pour pousser ces fausses informations qui vont soit nuire au pays, soit nuire un tel ou tel candidat. Et donc à ce moment-là, il y a une alerte, on le rend public pour en quelque sorte que tout le monde puisse réagir et pour pouvoir retirer ses contenus.

Ça, on le fait, ça marche. Néanmoins, le problème qu'on a, c'est que les plateformes coopèrent beaucoup trop peu et qu'on a une base qui est un peu fragile parce qu'on regarde les conditions général d'utilisation de ces plateformes. C'est ce que fait Viginum.

Et donc là, elle dit c'est une ingérence étrangère. Là, elle dit c'est pas conforme à vos conditions générales d'utilisation. Donc, vous devez retirer ce contenu qui est de manière évidente un mensonge.

Il y a des plateformes qui enfin il y a des réseaux qui coopèrent, il y en a qui coopèrent pas du tout. Et donc c'est ça qu'on doit renforcer aujourd'hui. Donc c'est pour ça qu'il faut changer.

D'abord, il faut durcir nos textes, davantage utiliser les textes existants. ce que on va faire avec le garde des saut à travers ce qu'on appelle des circulaires pénales pour demander au procureur et au juges de s'en saisir davantage et puis changer le droit européen pour durcir cela et permettre justement évidemment d'être beaucoup plus efficace pour retirer les contenus qui sont illicites et mieux réguler la lutte enfin mieux réguler justement ces fake news et créer des systèmes d'incitation et de responsabilité pour se faire mais ça c'est un autre système et c'est forcément plus lent et pour la période électorale réussi réussir à être beaucoup plus contraignant avec les plateformes pour que notre vie démocratique ne soit pas faussée par ces ingérences étrangères. Tout dernier point, on a créé quelque chose dans la loi il y a quelques années qu'on va aussi beaucoup mieux utiliser qui est ce qu'on appelle le le référé électoral qui permet aussi de saisir le juge et de retirer tel ou tel contenu quand on est dans une période électorale.

On l'a fait une fois en 2019, on va veiller à mieux l'utiliser en particulier pour les élections municipales parce que vous avez des maires sortants ou des candidats qui parfois sont face à des grandes attaques informationnelles. Terrible fausse information qui est diffusée. Ça peut fausser l'élection.

Là, faut que le juge puisse tout de suite retirer les choses parce que ça fausse complètement l'élection et le faire donc très vite. C'est sous le contrôle du juge. Alors, le temps qui est imparti et euh est terminé.

On peut on peut pousser un un petit peu. Euh alors ben si on peut pousser un petit peu. On va pousser un petit peu et je vais demander à Laurent Lambert.

Euh voilà Laurent Lambert. Alors vous êtes un usager régulier mais pas addicte pour autant des réseaux que vous qualifiez d'associ euh et vous êtes extrêmement intéressé par un échange avec notre président. Ça tombe bien, on vous laisse la parole.

Oui, bonjour monsieur le président. Euh merci euh de nous donner la parole. Merci aussi par une occasion à Wouest-France de permettre ces échanges.

Euh ma question, elle est assez rapide, elle a déjà été évoquée par Clémentin, mais ça vous permettra de de d'aller un petit peu plus loin peut-être. Pensez-vous que l'Union européenne saura un jour suffisamment forte pour réguler significativement le pouvoir des réseaux associaux qui sont l'un des faires de lance du soft power américain et chinois ? Et si oui, quand et à quelles conditions ?

Je vous remercie. Merci beaucoup. [applaudissements] On a commencé à le dire.

On a commencé et en vrai, on est les seuls à le faire. Les Américains ne régulent rien, les Chinois contrôle tout. Et d'ailleurs ce qui montre que c'est un sujet même de, si je puis dire, de souveraineté cognitive, c'est que nos enfants et nos adolescents qui sont tellement sur TikTok, les Chinois qui ont créé TikTok n'ont pas le même TikTok chez eux.

Ils ont quelque chose qui est limité en nombre d'heures par la journée et qui ne donne que du contenu pédagogique. Donc vous voyez bien que c'est un enjeu de pouvoir et c'est un enjeu en fait c'est un combat géopolitique. Il y a il y a l'unité de la nation, la protection de nos enfants, la protection de la démocratie.

Mais derrière tout ce qu'on se dit là, il y a un vrai combat géopolitique. C'est qu'en fait il y a des gens qui ont compris qu'on pouvait faire beaucoup d'argent avec ça, plutôt les Américains. Et des gouvernants aux États-Unis qui ont décidé de laisser ce truc privatisé.

Il y a une alliance avec l'international réactionnaire qui est dire nous on croit dans le free speech et au fond ils sont alliés et ils sont dit nous on vous nous laisser faire beaucoup d'argent et nous on va pousser ce que vous voulez c'est-à-dire on sera anticlimat quand vous voulez être anticlimat et on va pousser votre agenda. Et puis de l'autre côté vous avez la Chine qui a qui on fait un instrument de pouvoir. D'abord elle voit que c'est dangereux donc elle elle a interdit tous les acteurs américains chez elle.

Elle a créé le sien, elle fait beaucoup d'argent à l'étranger avec nos jeunes mais chez elle, elle a fait un contenu pédagogique et nous on est au milieu et comme souvent c'est tout le défi de l'Europe. On a on s'est trop vu comme un marché mais on doit être une puissance et une puissance ça veut dire qu'on doit être beaucoup plus souverain. C'est le combat que je mène depuis 8 ans pour l'Europe.

Une Europe plus souveraine, ça veut dire qu'une Europe qui décide pour elle-même. Alors, on n pas les acteurs, mais enfin ces acteurs, ils viennent chez nous parce qu'on est un très gros marché. C'est une source de puissance.

Et donc, on a commencé à réguler. Ben, je vais vous dire le test c'est dans les mois qui viennent parce qu'après la réaction que X et que les dirigeants américains ont tuent, après les déclarations du vice-président américain il y a quelques mois à Munich, la bataille est lancée. Ils vont tout faire pour faire plier les Européens.

Moi, je vais me battre de toutes mes forces pour que non seulement on tienne, mais qu'on puisse aller plus loin dans le sens qu'on évoque tout à l'heure, depuis tout à l'heure. Et donc, c'est un vrai combat politique au sens noble du terme, c'est-à-dire c'est un combat pour nos convictions et c'est un combat pour savoir si les Européens veulent continuer d'être souverain d'un point de vue cognitif et démocratique ou s'ils veulent déléguer tout ça en disant "C'est trop compliqué à d'autres, les Américains ou les Chinois." Je pense qu'on serait fou de laisser faire. fou.

Et donc le plus vite possible, on doit renforcer ces règles, c'est-à-dire faire appliquer nos directives, réussir à ce qui a des pénalités massives sur les acteurs qui ne respectent pas et mettre en œuvre la lutte contre les faux comptes, la responsabilité des réseaux et la transparence des algorithmes de manière effective. C'est le combat des prochains mois et on ne lâchera rien. Mais moi, je crois que les Européens sont conscients.

Je pense que tout ce qu'on a lancé là et moi j'en entraîné là dans les prochains mois mes collègues à le faire aussi dans leur pays, on le sent tous, même ceux qui qui consommont depuis des années les réseaux sociaux ou qui y sommes. On sent que quelque chose ne va pas et en en prenant conscience, on voit qu'il y a une urgence à agir. Et donc je pense que c'est ce réveil collectif, c'est aussi une sortie de l'état de minorité des Européens qui impose d'agir et d'être fort.

Maintenant, merci beaucoup monsieur le président pour cet échange. Il y a deux jeunes là, je vois un Allez-y. Alors, une question.

Merci. J'aimerais vous poser une question, monsieur le président de la République. Vous faites des comparaisons entre les sites pornographiques et les réseaux sociaux, mais il existe quelque chose qui existe et qui permet justement aux jeunes d'aller sur les sites pornographiques qui s'appelle le VPN.

Euh comment allez-vous faire pour interdire ou voir punir légalement les VPN sur la pornographie mais aussi sur les réseaux sociaux puisque votre but est d'interdire les réseaux sociaux pour le moins de 15 ou 16 ans. Moi j'ai 14 ans. Si j'utilise un VPN je pourrais utiliser les réseaux sociaux.

Quelle est votre contre-attaque face à cela ? Alors vous avez raison. Alors d'abord je et merci parce que la comparaison que vous avez faite est la bonne.

Je les ai comparé sur la vérification de l'âge mais j'ai pas comparé par nature mais c'est la vérification de l'âge. Vous avez parfaitement raison, ça existe. Pourquoi ?

Je pense que malgré tout c'est une bonne mesure et qu'est-ce qu'on peut faire pour contrecarrer 1. Jusqu'à aujourd'hui on donne pas de mode d'emploi aux parents. Donc les parents, on leur a pas dit c'est bon, c'est pas bon, c'est interdit, pas interdit.

Maintenant, on a donné un mode d'emploi. Donc les parents, ils vont être là pour beaucoup mieux contrôler. Ils vont se dire il y a une norme, elle est décidée au niveau national, c'est passé dans la loi donc c'est pas bon pour mon enfant.

Jusqu'à présent, on éétait pas clair sur le sujet. Un, c'est le premier truc qui change. Donc d'abord, je pense qu'il y a beaucoup d'ados, beaucoup d'enfants, beaucoup de parents qui soit vont coopérer, c'estàd vont plus y aller, soit vont le faire appliquer, vont contrôler.

Après, il y a les gens plus malins, ça rejoint un peu la discussion qu'on avait tout à l'heure, qui vont dire "Moi, j'ai trouvé le truc pour contourner VPN." C'est tout à fait vrai. De la même manière, si je file la la comparaison que je faisais tout à l'heure avec l'alcool, c'est interdit pour les mineurs.

Il y a toujours des gens qui se qui se débrouille pour aller faire acheter par un copain majeur de l'alcool ou du tabacin. Néanmoins, on a beaucoup beaucoup baissé la consommation depuis que c'est interdit. Donc on va et on l'a vu sur les sites pornographiques, on a beaucoup baissé parce que malgré tout la majorité vont pas chercher les DVPN, c'est plus compliqué, faut être plus malin et cetera.

Donc un, je pense que ce sera super efficace même s'il y a ces voix de contournement qui existent. Vous avez raison. de on va essayer de responsabiliser les fournisseurs pour nous aider dans ce sens parce que eux ils peuvent nous aider en limitant les accès à ces fameux VPN quand les fournisseurs encouragent les VPN ou expliquent qu'avec eux ce sera plus simple d'y aller certains le font c'est pas civique.

Tr C'est pour ça que je mène la bataille européenne parce que vous avez raison si je le fais tout seul tu peux aller chercher un VPN parce que les pays frontaliers font pas la même chose. Si c'est européen, c'est beaucoup plus compliqué. Et donc là le combat qu'on va mener c'est un je me suis engagé dès début de l'année la loi qui arrive dépose en France pour qu'elle soit voter très vite.

Mais en parallèle on va créer une coalition d'État européen et en particulier je voudrais tous les frontaliers les autres pour qu'ils nous suivent et qu'il fassent la même chose et qu'on arrive à ce que toute l'Union européenne fasse cette interdiction sur les moins de 15 16 ans et là il y a plus la possibilité de de contourner de la même façon. Voilà. Mais c'est une très bonne question.

Alors, il y avait une question à côté de moi. Oui, mais il y en a pas qu'une. He, il y en a Allez-y, allez-y.

Après, on va tourner. Alors, votre question, mademoiselle. J'ai peur.

Non, non. Allez-y, allez-y. Bah, bonjour monsieur le président de la République euh fais comme si tu française.

Euh non, j'ai pleuré Vous dites que les réseaux sociaux nous poussent à nous renfermer sur nous-mêmes, ce qui n'est pas totalement faux. Or, les réseaux sociaux comme TikTok, par exemple, peuvent nous inciter à la lecture ou au sport. Enfin, ce qui est vrai.

Enfin, voilà. Bref, euh vas-y. Euh donc, n'a-t-il pas un moyen pour que nos réseaux sociaux soient entre guillemets nettoyés et que et pour mettre en avant les bienfaits de nos réseaux genre enfin non pas genre pardon genre [rires] non mais pour que en fait les choses bien des réseaux soient plus en avant pour les jeunes.

Voilà. mettre en avant le côté positif sur les réseaux et nettoyer de choses négatives. Merci beaucoup.

Alors, d'abord sur la lecture, l'exemple que tu as pris, je dirais, on pourrait dire, on pourrait l'utiliser pour dire l'inverse. Plus tu vas passer de temps sur les réseaux sociaux, moins tu vas passer de temps à lire. Et ça, c'est plutôt vérifié.

Donc, je préfère que tu sois pas sur les réseaux sociaux, que tu suives les conseils de tes parents, de tes copains, de tes profs pour aller chercher tel ou tel livre et le lire, c'est beaucoup mieux. Et je suis sérieux là-dessus parce que la lecture, je disais tout à l'heure, elle est très importante pour pas simplement s'instruire mais pour ton propre développement, pour ton émancipation, je crois pour le bonheur individuel, mais pour aussi faire des citoyens bien éduqués. ce que tu dis c'est un peu ce qu'on a essayé de faire ces dernières années paron rien fait face à ça.

Je me suis pas d'un seul coup réveillé en disant faut interdire. On a essayé pendant des années. Dès 2018 moi j'ai monté deux fois par an un sommet qu'on appelait tech for l'anglisme mais on met on on l'emmenait ses réseaux sociaux et ses boîtes de technologie pour dire comment on pourrait améliorer le contenu, mieux le réguler pour nos enfants faire des choses.

La réalité c'est qu'ils ne veulent pas le faire. Je veux pas te mentir, pas passer par quatre chemins, ça ne les intéresse pas parce que c'est pas comme ça qu'il gagne de l'argent. Et donc en leur mettant un maximum de pression, on avait obtenu qu'il fassent ce qu'on appelle de la modération des contenus.

C'estàd qu'ils aillent regarder quand un contenu était adapté à un enfant ou pas, qu'ils aillent le retirer, qu'ils aillent justement nous aider à lutter contre le cyberharcèlement. Quand on a vérifié le nombre de modérateurs qui mettaient en langue française sur l'intégralité de leur réseau, selon les plateformes, c'était entre 3 et 7. il se ficha de nous.

Donc ils veulent gagner de l'argent. Je l'ai, c'est des entreprises privées, je l'ai. Donc en vrai, compte tenu de ce qu'on sait, compte tenu du fait que ce que tu dis, ils ont pas voulu nettoyer et séparer ce qui est bien et pas bien dans les réseaux sociaux pour vous, je serais irresponsable à dire "Continuez à y aller, c'est super et vous allez faire le ménage." Peut-être qu'il y a quelques fleurs au milieu de la décharge, mais je préfère que vous y mettiez pas les pieds.

Je vous le dis sincèrement. Donc ils n'ont pas joué le jeu. Pendant des années, on leur a donné cette chance, ils n'ont pas joué le jeu.

Et c'est un peu une limite, ça rejoint les questions qu'on a depuis tout à l'heure, c'est que si on avait nos propres réseaux, on pourrait imposer, on aurait pu créer notre propre réseau avec des contenus pédagogiques. C'est ton idée de souveraineté humaine. On les a pas encore.

Alors, je serai ravi moi qui a des innovateurs qui créent des entreprises et un réseau social adapté aux jeunes avec des contenus pédagogiques. Peut-être que ça va venir et qu'on peut encourager et ouvrir à ce moment-là, on trouvera le chemin. Mais aujourd'hui, on n pas un acteur aussi fort que ces derniers, français ou européen qui donne des contenus pédagogiques et où je pourrais dire tu peux aller parce qu'il y a des conseils de lecture, des conseils intelligents, de la pédagogie autres.

Aujourd'hui, il y a des trucs super mais il y a des trucs terribles et on sait quand même dire que ça n'est pas très bon pour ton développement personnel, pour ton équilibre, pour apprendre, pour devenir un adulte. Voilà. Merci beaucoup monsieur le président.

Non, on va Non, non, non, non, monsieur le président non. On va on va clore le malheureusement. J'aurais aimé et nous aurions tous aimé vous écouter encore longtemps, mais là la pression est trop forte et donc je dois vous couper.

Voilà, je prends cette autorisation pour vous couper. En tout cas, merci beaucoup. On peut vous applaudir.

Merci d'être venu et puis euh on suivra effectivement la loi. Bah, merci à vous. Merci mesdames et messieurs.

En tout cas, merci du temps que vous avez passé et pris et moi je voulais simplement vous dire que derrière tout ça, il va y avoir des décisions, des lois, des textes, des combats européens mais que tout ça ne vaut que si on arrive à mettre en mouvement la société. C'estàd tout ce qu'on se dit depuis tout à l'heure, c'est aussi une conscience civique et citoyenne. Et donc voilà, chacun et chacune a son rôle à jouer.

Merci beaucoup. Beaucoup