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interviewLe Média (sur YouTube)· 9 avril 2023 15 min

UN VENT DE PANIQUE DANS LES MÉDIAS DES MILLIARDAIRES

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

je ne sais pas quel âge vous avez je ne sais pas si vous avez l'âge de vous voir poser cette question par de jeunes insolents comment seront contre qu'on devient vieux et ben moi je m'en rends compte tous les midis dans la cuisine du média quand je me rends compte que mes références culturelles ne parlent pas à mes collègues imaginez la scène est-ce que vous avez connu la mode du portail dromadaire.com et des tramaka énorme blanc suivi d'un méprisant ouh là là le boomer et quand en plus pompon sur la Garonne vous vous rendez compte que le type qui a créé ce fameux dromadaire et peut-être comme le dit la comptine aussi idiot que le chameau son demi-frère bref dans ce nouvel épisode de l'actu démasquée on va moins parler des camélidés que de nos médias mainstream de leur lutte interne des commentateurs qu'il est déconsidèrent et des journalistes qui y travaillent et continuent d'honorer notre métier [Musique] en rentrant du boulot mercredi dernier j'ai trouvé assez de force pour m'installer devant la télé BFM en particulier et je suis tombé sur une vie discussion qui était aussi un moment de vérité il s'agissait d'une sorte de duel entre rafixmati diplômé du Centrale Paris entre preneur investisseurs chef de partie pilier de plateau télé et Brahim Sidibe juste éboueur enfin chauffeur et power en gros nous sommes à la veille de la 11e journée de grève et de mobilisation contre la réforme des retraites Macron borne raffix matier sous les il explique que dans le fond le vrai enjeu c'est pété l'intelligence artificielle mais que les Français n'y comprennent rien qu'en plus quoi la loi est adoptée il faut passer à autre chose qu'on soudain la vraie vie lui s'auto visage je sais pas si vous mesurez la gravité de vos propos donc c'est à dire nous vous croyez que ça nous fait plaisir de m'aide à aller encore c'est manifester ça va être pour la 11e fois que moi je vais dans la rue donc ça ne fait pas plaisir tout tout pendant 3 mois on est quasiment et à la rue à crier contre cette réforme de retraite brutale ce n'est pas ce qu'on on ne veut pas ce que nous n'y arriverons pas c'est ça en fait que vous n'arrivez pas à comprendre moi le métier que j'exerce c'est un métier qui est pénible d'accord donc on a des horaires décalés vous avez une équipe qui commence très tôt le matin pause je ne sais pas si vous avez capté le regard du rafix Matisse un peu le Duck face du regard on sait pas trop ce que ça signifie agacement commisération simili écoute jeune on le saura très vite mais reprenons ça veut dire à 4h30 prise de service donc il va se réveiller à 3h du matin vous avez d'autres comme moi par exemple qui affecté à L'Équipe du Soir voilà donc du coup j'étais à l'arrière de la bien pendant 8 ans là j'ai oublié actuellement je suis connecté mais c'est à dire il pleut on est dehors il fait chaud on est dehors et les intempéries les odeurs on respire tout ça et nous risquons de développer trois fois plus de des glacières parmi toute la population donc vous nous demandez à nous de bosser ce Concessionnaire que peut-on opposer à ce vécu à ce récit puissant d'un travailleur essentiel et ben un principe Richard techno machin truc j'ai énormément de de respect pour ce que vous faites vraiment et si vous avez des respects vous vous êtes vous êtes plutôt jeune euh et je peux vous dire que notre modèle de retraite aujourd'hui par répartition que moi je suis partisan d'ailleurs de faire évoluer notamment vers plus de capitalisation mais si on veut défendre le modèle de retraite par hépati par répartition ce qui est manifestement votre cas ici un modèle qui aujourd'hui en déficit chronique de plus de 30 milliards d'euros qu'est-ce qui va se passer monsieur ça veut dire que le système actuel risque de sacrifier votre retraite voilà ce qui va se passer le modèle actuel tel qu'il tel qu'il est fait et si on ne fait rien bah sacrifier votre retard moi je ne veux pas vérifier votre retenue c'est que vous nous demandes vous êtes en train de le faire pour pourquoi parce que cette sacrifice là vous lui demandez de travailler jusqu'à 60 ans ça veut dire nous on va mourir avant d'y arriver moi je vous le dire en toute honnêteté je vous le dis donc ça veut dire cette crise là vous lui demandez à nous à nous les travailleurs pauvre de lui sacrifier madame à l'instant qui est là qui est boulangère vous êtes bien content le matin quand vous rêvez à 8h du matin et trouver un bon croissant chaud ou un pain au chocolat et à prendre un petit déjeuner avec la famille pendant ce temps-là madame c'est à dire 2h du matin 2h30 ou 3h pour aller bosser dans le four c'est 45 degrés mais il faut tenir compte de cette pénibilité on se dit Rafik soit il va se taire soit il va faire au moins semblant d'être d'accord avec la question de la pénibilité pour continuer à défendre sa boutique sans donner l'impression d'être complètement dépourvu d'intelligence émotionnelle mais non en fait alors dans ce cas-là militait pour un autre système de retraite basé sur de la capitalisation qui vous permettra d'avoir une tension de retraite qui sera supérieure à celle que vous aurez et vous pourrez partir à 55 ans comme c'est le cas dans d'autres pays mais on on ne peut pas c'est moi où il a fait sans trembler une Marie-Antoinette qu'il mange de la brioche en plus en vrai elle a même pas dit Marie-Antoinette il y avait pas écrit dromadaire sur sa couronne la révolution ne sera peut-être pas télévisée mais la lutte des classes les en ce moment elle est criade dans des duels comme celui que nous venons de voir et elle traverse aussi les rédactions de l'intérieur comme je le disais dans l'épisode précédent de cette chronique vous avez l'aristocratie médiatique qui a de belles manières et un ton de dame patrones qui donne des leçons de maintien des manifestations vous ouais moi j'y reste je pense que quand la police dit c'est le moment il y a une sommation qui demande à ce que les manifestations soient dispersées que chacun entre ses sois vous faites quoi vous en fait il y a une volonté ben moi je suis resté jeudi je suis allée en manifestation spontanée les autres jours j'ai été réprimé par la police aussi parce qu'en fait je voulais aller sur les piquets de grève soutenir les travailleurs parce qu'en fait il y a des phénomènes de jonction entre les travailleurs et les étudiants ça plaît pas du tout gouvernement il veut absolument réprimer briser cette jeunesse donc oui en fait moi j'ai été aussi victime et témoins des violences policières contre la jeunesse je pense que il faut voir à quel point ma question quand la police dit c'est le moment de rentrer chez vous vous rentrez pas chez vous bah non nous on rentre pas chez nous pourquoi vous faites pas nous on rentre pas il y a la manifestation et quand c'est l'heure de rentrer chez soi pourquoi vous ne serez pas chez vous non mais c'est vrai quoi Cendrillon à minuit l'enchantement seront et la braven tape encore plus fort mais n'ayant pas mauvais esprit je parlais de l'aristocratie médiatique qui adore les conseils en dialogue et en modération vous vous parlez avec personne mais nous c'est pardon je parle avec vous déjà précisément c'est dire pourquoi ne pas mettre les pieds dans la porte pourquoi est-ce que au moins parler vous asseoir à sa table lui dire que vous n'êtes pas d'accord pouvoir échanger pensez que Madame bon doute du fait de notre désaccord non attendez c'est pas mieux quand même à un moment de se parler il y a de l'autre côté de la profession le tiers-état journalistique qui est au charbon et se fait agresser par la brabelle Rémi Buzine de brut peut en témoigner c'est la presse c'est la presse monsieur c'est la presse c'est la presse notamment pour le Huffington Post aussi attention jeudi dernier cette image de la journaliste Laurence Peyron en service à France Inter qui brandit sa carte de presse sous les vivas des manifestants alors que des policiers veulent l'arrêter dans une nasse place Italie a fait le tour du web forcément quand les directions des rédactions relais docile des actionnaires liés au pouvoir choisissent de contrarier les évidences et ben ça ne passe pas auprès de la piétaille journalistique qui se rebiffe de plus en plus avez-vous lu cette enquête de Mediapart qui s'appuie sur des sources internes pour révéler qu'à BFM l'expression violence policière et officiellement bannie peu importe que des images et des enregistrements sonores attestent des comportements déviants des forces de l'ordre sur la chaîne d'information la plus regardée de France les consignes de la direction de la rédaction en la matière sont sans équivoque l'emploi du terme violence policière politiquement connoté est interdit aux journalistes priez de lui préférer des formules du type dérapage utilisez notamment au sujet de la bravem brigade de policiers à moto accabler notamment par un enregistrement ou accusation de violences policières selon des consignes officielles dont Mediapart a eu connaissance sollicité la direction de BFM TVA a indiqué ne pas s'exprimer sur ce sujet on ne va pas dire qu'on ne s'en doutait pas mais le fait que ce type d'info sorte maintenant traduit le ras le bol de journaliste qui en ont marre de jouer le jeu et on les comprend ils en sont à un point ou quand ils couvrent les manifs ils n'osent plus dévoiler leur nom ou leur visage à l'antenne de peur de subir la colère des manifestants comment les professionnels qui subissent ces consignes confinant à la censure l'explique-t-il une journaliste analyse c'est directive en premier lieu par la proximité de la chaîne avec la hiérarchie et les syndicats policiers qui alimentent en continu en informations et en fait divers et occupent les plateaux de ces innombrables Torx une proximité qui cache en réalité une dépendance à partir du moment où les flics font vivre cette antenne depuis ses débuts la direction est pieds liée estime cette journaliste il s'interdisent de parler de violences policières car ce serait une ligne rouge et que les policiers iraient systématiquement sur cnews or ils sont flippés car les audiences de BFM ont baissé et ils ont très peur de la concurrence de cnews mon dieu c'est pire que ce que j'imaginais non seulement les syndicats de police dictent leur loi à la hiérarchie policière et au ministère de l'intérieur mais il parviennent à influencer à ce point la chaîne d'infos la plus en vue du pays et puis non cela ne saurait être l'explication déjà je vois mal un nombre significatif de téléspectateurs se dire c'est fâcheux je ne vois pas assez sur BFM c'est si sympathique représentant des flics je suis en manque de leur saillie s'illumineuses bonboula d'accord ça ne doit pas se dire etc ça reste encore à peu près convenable allez vite filons sur cnews et puis de toute façon la suite de l'article de media partent l'explique il s'agit de choix éminemment politique qui consiste à se caler sur le pouvoir et que dit le pouvoir en question ne parlez pas de répression de violence policière ces mots sont inacceptables dans un état de droit le chef a décidé c'est fidèle exécute mais ça craque et ça va finir par péter on l'a vu plus haut à la tête de BFM on s'inquiète pour les audiences en berne à quoi ça sert en effet d'investir à fond perdu dans une machinerie idéologique grand public si les gens font la grève de la télécommande alors effectivement une petite partie du public de la première chaîne info se barre chez Bolloré TV mais une grosse partie nous le croyons se rabat sur nous les indés nous qui ne nous cachons pas derrière notre petit doigt en ne proclamant pas une fausse neutralité mais qui par exemple aux médias faisons le choix des classes populaires et de la traduction de leurs aspirations à chaque abonné de plus à chaque donateur de plus notre rôle de contre-pouvoir médiatique se confirme et se renforce même si bien entendu on est encore loin d'avoir à nos côtés tous les soutiens dont nous avons besoin pour faire face je ne sais pas si vous l'avez remarqué mais face aux discrédits dont souffre les mastodontes qu'ils ont créé ou racheté à coups de millions d'euros les puissants jouent la stratégie du caméléon crée leur propre média indépendants mais pour de faux faut pas jeter Draï dans les orties alors c'est quoi un média indé caméléon c'est une marque nouvelle qui est créée directement sur le web qui officiellement s'appuie sur sa communauté pour exister notamment via les abonnements mais qui dans le fond est adossé à de grosses fortunes le dernier exemple en date et ben c'est factuel un indé incarné par Dominique Griset du journaliste avocat des flics chez BFM c'est à dire chez Drarry TV et par Christine Kelly la figure de cnews c'est-à-dire vous l'aurez TV s parring partner d'un Éric Zemmour qui se préparait à devenir candidat à la présidentielle de 2022 la posture des indices caméléons peut se résumer à cette vidéo de promo de factuel par Christine Kelly surréaliste bonjour je suis Christine Kelly vous avez lu le synthé journaliste investigatrice sur deux ne fait plus confiance aux médias et un sur quatre estime que les journalistes ne sont pas indépendants pour illustrer son propos il faut réagir nous avons besoin de médias qui rétablissent la confiance avec les Français des médias qui se concentrent sur les fondamentaux du journalisme la formation fiable et vérifiée indépendance vis-à-vis des influences politiques et financières neutralité et objectivité c'est pour cela que nous créons factuels un média d'information et d'actualité 100% digital 100% original et 100% indépendants indépendant mais point trop n'en faut n'est-ce pas on sait qu'à la manœuvre de factuel on a Stéphane Simon qui avait déjà piloté ont fêté et la web tv de Gilles William Goldnadel bon c'est pas l'association des Amis du bolchevisme mais encore et ben on en saura pas plus parce que selon le média spécialisé la lettre A l'identité d'une partie des actionnaires est tenu secrète ces gens ne nous prennent pas au sérieux restez connectés aux 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