Ma campagne en auto-stop • Ep 3
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
dit tiens non c'est pareil vraiment il lui ressemble vachement au pin mais non c'est vraiment moi c'est lui. Mais vous allez où comme ça ? Non là j'ai j'ai juste acheté de la bricole parce que je suis au président d'un bar associatif et on va bricoler ce weekend.
Je prends vous prend et il se trouve où votre bar associatif ? Je trouve un néigant. Éigantigant c'est dans la communauté d'aglot de Libourne au sud de mer.
Ça tombe bien. On va jusque Pér nous. OK, c'est bien.
Vous avez du courage. Donc là vous allez à Libourne à Périgu. Ouais.
Là je vous amène pas à Périux. Oui je sais bien. Oui mais c'est une étape.
Mais et à Liborne vous allez où ? Ben à Liborne après on va faire du stop pour D'accord. Mais moi je vais vous amener jusqu'à Libour.
Trop bien parce que moi j'arrive avant j'habite avant Libour. B nous laisserez là où nous Non non je à Libour parce que ça sera plus cool pour qu'on fout près. Ouais ben il faut il nous faut un feu rouge.
Il faut un endroit où les gens gens s'arrêtent quoi. Ouais ouais là j'ai fait du stop moi il y a une quinzaine d'années et donc là pour avoir que un truc avec l'entourage et ainsi de suite mais on s'est dit bon allez on reprend le stop. Ça a combien du temps dans votre village ?
On est 850, enfin un peu plus là 870. Et il y a quoi d'autre comme commerce dans le village ? Il y a pas de commerce.
Il y a pas d'autres commerce. On a une commune un peu en en panne de d'accueil de population parce qu'en depuis les années 90, on avait un document d'urbanisme qui était fermé au niveau de des logements et on a euh [grognement] et là on a réouvert depuis 3 ans 4 ans. Mais bon, on est dans une phase où les gens ils ont du mal à venir habiter à la campagne, même si on a un projet en en ba un bail solidaire, on achète que le la maison BRS.
Mais et donc il y a plus du tout de commerce. Non, les commerces en fait sont autour. En fait, c'est ce qu'il faut concevoir, c'est qu'on a des communes qui sont bien dotées en en service en équipement juste autour de la commune et donc ben ça c'est quoi le chef lieu de Canton du coup ?
Alors le chef lieu là c'est l'bourne, c'est Ah oui, d'accord. C'est une aire urbaine en fait. Et euh voilà, on a on a tous les tous les services à 3 minutes, quoi.
Donc on est un gros haut, on va dire, mais on est quand même une commune au sens administratif. Et par exemple avec la loisane, vous dites quoi ? Vous dites c'est ça va pas être juste parce que nous qui avons fait attention euh à pas urbaniser euh on on n pas le droit on n pas plus le droit que les voisins de euh de faire des maisons.
Non, pour moi la loisane en fait je j'étais en activité quand ça a démarré donc c'est tous relatif. Là, ce qui nous bloque en fait en terme d'anisation, c'est le manque d'eau en fait et pas d'eau. Donc les champs captants qui sont prévus au nord de la Glo, il c'est pas c'est pas pour demain.
Et donc là, c'est clairement un problème de d'adduction d'eau quoi, qui bloque l'urbanisation et enfin qui est l qui légitime qu'on que les documents d'urbanisme bloquent la les organisation, ce qui est logique. Euh après, il y a des juifs. Enfin bon, c'est rare les endroits comme ça où il y a des soucis d'eau pour Non non, enfin, il y a des il y a des régions comme dans le Seir par exemple où ils ont ils ont joué la carte des de l'interconnexion des réseaux avec les syndicats.
Ici, ils ont plus de mal. Ici, les syndicats sont donc c'est chacun dans son coin quoi. Ouais.
Ouais. C'est un peu il y a une intelligence collective à avoir quoi. Bon, pas tous les territoires à mon avis.
Bah bon après moi je me suis un peu éloigné de la problématique puisque j'y suis plus. Ouais. Et dans votre métier, vous faisiez quoi ?
J'étais chargé d'études. J'ai des conseils auprès des élus en matière de de vanille, d'aménagement. Je te rappelle.
Oui, je trouve c'est ça c'est formidable quand même en France qu'on soit dans les campagne dans les quartiers partout encore il y a des assauts de sport de culture de solidarité pour maintenir et en fait ma crainte pour la suite c'est compte tenu des restrictions de budget du vieillissement des bénévoles des d'un certain nombre de contraintes qu'il y a un craquage de tit associé Et je pense que là déjà on a des services publics qui vont mal mais le jour où si le tissu associatif il craque en fait c'est un immense service public quoi. Ouais, ce qu'on peut dire c'est que les conditions surales, bien qu'on ait bénéficié quand même de beaucoup euh de de de financement région, comité d'aglo, département, même si c'est compliqué pour eux euh de la population rurale de fabriquer quelque chose. Ça que je voulais tester en fait.
Et oui, il y a quelque chose. On a des événements tous les weekends, ça se superpose, ça se faut s'entendre, faut se organiser pour il y a une réelle volonté de fabriquer quelque chose ensemble de Et après euh nous on fait la démonstration qu'avec un petit peu de moyen, on peut faire des choses, on peut Ouais, d'accord. pour la liste que je soutenais aux élections municipales à mien pour la liste de gauche, je disais enfin misez sur les assauts parce que quand vous leur donnez un, elles font 10.
Ouais. OK. C'est vrai.
Un peu vrai. Bon après, il y a il y a la notion aussi de de conviction politique. Moi, je sais ce qui m'anime.
Moi, c'est c'est l'objectif sociétal qui m'anime. C'est pas Mais vous y allez par un chemin détourné pour pas le prendre le mur de face. Oui.
Ouais. J'ai décidé euh de j'avais décidé à la retraite de pas militer politiquement, enfin de militer de cette façon-là, c'est-à-dire d'afficher des valeurs, de dire on par refaire le monde, on va fabriquer le monde, on va le faire, on va et on va afficher nos valeurs. Donc on a passé 3 ans à pas avoir de locaux.
On se revoyait tous les mois et on écrivait nousvellement ce qu'on voulait. Donc moi, je trouvais que l'enjeu majeur qu'il fallait afficher, c'était l'accueil. euh dans ce lieu euh toute origine que soit ethnique de genre ou social confondu et parce que c'est pour moi c'était l'urgence d'être clair avec ça et d'accueillir tout le monde, c'est-à-dire tout le monde tout le monde.
Ça fait l'objet de débat ou bien Oui, ça fait l'objet de débat avant. Ouais mais ouais je savais ce que je ce que je voulais à l'époque j'étais ferme sur ça et et ouais on accueille tout le monde et c'est bien je fais le constat que c'est bien. Ça veut dire qu' éventuellement vous avez quand il y a aussi des gens qui sont proches du Rassemblement national si jamais c'était des gens qui voulaient pas que ça soit affiché de cette manière là.
Ouais, mais les gens qui sont clairement mais qui l'affichent pas en venant hein, mais qu'on a accueilli, ça se passe très très bien. Et euh et je pense que au fond, je suis pas convaincu que l'adhésion au RA national soit si fondée illogiquement que ça quand on discute avec les gens qu'on affiche nos valeurs, ils sont avec. C'est valeur inverse du du du Rassembl national, c'est évident.
Donc bon, faut que je pense que ça désamorce pas mal de choses et le jour venu, je pense que voilà, c'est les gens qui voteront en fonction. Vous êtes vous construisez de en d'en bas pour produire un retournement le moment venu quoi, le moment où il y aura la possibilité que la marée s'inverse au niveau national. Mais vous savez, c'est l'un des trucs qui fait que la gauche est faible dans les campagnes, c'est que auparavant, bah il y avait l'institute qui était secrétaire de mairie et qui était un repère de gauche.
Il y avait le président du club de foot, c'était un cheminot qui était un repère de gauche sans qu'ils affichent leur conviction politique en permanence. Mais et il y a bien des endroits où ces ces piliers là pour ainsi dire ont disparu quoi. Oui, compétant complètement.
Et euh donc vous jouez le rôle de ce genre de pilier là rénové. Je je suis pas identifié. s'identifier parce que moi je bon après quand on affiche ce qu'on affiche évidemment les gens vous croyez que les gens ils disent pas que vous êtes de gauche il y a que moi qui suis pervers en point de vous classer comme ça non non bien sûr qu'il se doutent bon il y a c'est arrivé dans les ca où il y a justement la maréchère là une une des de maréché qui a dit rassurez-moi on est de gauche là si c'est gens les gens s'exprimer tout le monde a bien sûr bon voilà ça s'est exprimé une fois depuis 4 ans qu'on existe.
Donc c'est pour dire que voilà c'est Ah oui non mais c'est il faut le faire en en biaisant un peu en Ouais faut en prenant pas de front mais jamais. Et alors au niveau national qu'est-ce qu'il faut faire du coup vous président. Bon président, moi je sais ce que je vais voter mais euh je pense que ben les discours qui sont tenus par les gens qui veulent l'unité à gauche au second tour et ben voilà on verra sur tour qui il sera.
L'intérêt c'est que enfin moi j'ai plutôt une gauche qui vous ressemble plus mais c'est plutôt ça mon j'ai bien une gauche pour laquelle je vai pas ça c'est sûr mais dire c'est mais qu'est-ce que qu'est-ce que vous président qu'est-ce que vous prenez comme mesure qu'est-ce que vous faites pour le pays qui va pas bien quand même les gens vont pas bien dans l'ensemble. Ben pour tout dire, le j'ai suivi la la le programme euh d'FI depuis euh j'étais au meeting de du précédent mandat. Donc euh et là ben moi je suis assez raccord avec tout ce qu'il y a dans le programme.
Donc euh j'avais vu que c'était mon mon milieu, j'avais quelques quelques doutes sur la vision de tout ce qui était intercommunalité qui était remise en question sur l'autonomie des communes notamment. Euh enfin moi j'ai proné justement l'interc donc j'en avais discuté avec le notre député local et et il c'était pas c'était pas en tout cas c'était affirmé dans le programme ça et moi j'étais pas trop raccord avec quoi par ça je pense que les communes sont plutôt voué à se à à se regrouper à fabriquer quelque chose ensemble les les enjeux en En fait, les gens sont pas bien. Je pense qu'il y a des choses qui peuvent changer juste à l'échelle locale en donnant plus d'autonomie et de moyens évidemment à la bonne échelle.
Je tout balancer à la région par exemple un moment ça se limite surtout des grandes régions comme ça qui éloignent des gens de sens. Puis bon quand on sait comment elles ont été fabriquées les régions une nuit c'est voilà c'est ça il faut que les français le sachent. Ouais, je pense qu'il le sache et cétait en tout cas moi je parle de chez moi mais vous avez vécu un peu la même chose même si finalement Laakitaine vous avez gardé centre de pouvoir à Bordeaux pour ceux qui sont ici ceux qui sont plus au nord c'est pas pareil mais nous ça a été la disparition nuit de la la région Picardie c'est pas rien quand même hein h les gens c'est une blessure hein voilà et alors et pour les et pour tout ce qui est intercour c'est la même chose c'estàd que ça a pas du tout été décidé à l'échelle local fait une distribution Et euh donc voilà, c'est un peu ça un peu qu'on on paye un peu ça et les gens ont du mal à se reconnaître dans tout ce qui se passe quoi.
Mais euh on peut fabriquer des choses. Euh moi, j'essaie de faire ma petite démonstration à l'échelle locale et euh il y a beaucoup de de on on arrive à magnétiser pas mal de de de gens, les des responsables de la culture, d'autres politiques qui viennent voir ce qui se passe. Pourquoi ça se passe bien là ?
Qu'est-ce qui qu'est-ce qui se fabrique là ? Comme c'est assez hybride, comme on est un peu on est un peu dans tous les sens, ça l'air folle un peu certain parce qu'on tape un peu dans tous les les domaines mais d'un autre côté ça marche. C'est pas Et vous avez des enfants ?
Oui, j'ai deux filles. Et pourquoi alors ? Parce que si vous œuvre pour le monde, c'est pour aussi pour vos enfants, vos petits enfants.
Alors, j'en ai une qui est assistante sociale qui a 30 ans et l'autre qui vient aujourd'hui d'être admise éducateur spécialisé. Donc elle vient de passer le bac ou comment ? Elle vient de passer le bac ou elle a fait Non, elle éducateur Ah, elle a terminé ses études ?
Je crois qu'elle était admise en école d'éducation. Non, elle elle a terminé, elle était animatrice, elle a choisi de faire ça. Donc elle a terminé, elle est contente parce que ça c'est fini pour elle parce qu'elle fait elle était en apprentissage donc elle faisait elle bossait et elle faisait des études en même temps.
Donc voilà, ça c'est terminé pour elle et une forme de respiration là familiale aujourd'hui. qui est-ce que vous étiez inquiet ? Non non non, moi j'étais pas inquiet.
Sa mère oui, un peu plus. Maintenant après c'est quand même un secteur qui est morfou le médicocial en général si on regarde pas avant c'était dans le bâtiment qu'il y avait les plus gros euh soucis euh de maladie professionnelle et maintenant c'est le le plus grand secteur qui va mal c'est le médicocial je je le vis au quotidien parce qu'on est vraiment connecté avec elle et ben d'ailleurs Rachelle, elle est sur l'ibourne donc elle on la voit souvent. Voilà, conscience aigue de ce qu'elle vit et euh Ouais, mais c'est des J'étais assez d'accord avec cette vision là de de boulot superhéros.
Pour moi, c'est exactement ça. Elles sont dans ce C'est difficile mais elles le font. Pour l'instant, elles sont jeunes, donc elles sont dans le sujet peut-être, mais pour l'instant ça tient et elles sont heureuses de le faire.
En tout cas, ouais, c'est que ce que je ce que j'ai envie de dire aux politiques qui sont qui sont lancés dans le concret, c'est qu' un réel potentiel en rural et que et que voilà, ça peut répondre très facilement si on peut par des gens comme nous déjà. trouvé en tout cas ce qu'il y a je trouve que le la responsabilité de la politique c'est de trouver les gens qui ont envie de faire et les encourager. Ouais.
Plus que de faire lui-même ou de faire faire par l'État, mais c'est d'avoir voilà de repérer les bonnes volontés et de leur dire "Vas-y, on va t'aider, on va t'accompagner." Et il y a tellement de fois où moi je vois des gens qui ont des bonnes volontés, qui veulent prendre une initiative et ce qu'ils ont en face, c'est plutôt des motifs de découragement. des obstacles qui sont mis dans les pattes plutôt que le coup de pouce au bon moment.
Euh et voilà. Bon, moi je par rapport à la moyenne peut-être ce que je peux dire c'est que je suis un peu plus convaincu que la moyenne et de pas mon passé politique. Légèrement [rires] très légèrement.
Ouais. Ben d'accord. OK.
Mais c'est j'ai j'entraîe des gens avec moi et ça marche quoi. Ouou. Je pas je veux dire s'il y en a un ou deux comme ça.
Qu'est-ce qu'on va faire ? On va se mettre là sur le Non, je vais vous amener à limour là. Ouais, mais pour pour le c'est là que ça les gens ils prennent la route là pour aller à Perilleux.
Non. Ouais, mais là il y a personne là. Ça c'est les gens qui qui viennent de chez moi.
D'accord. D'accord. Donc je vous amené dans un endroit si je vais vous laisser à C'est où je vais vous laisser à revers.
Ouais. Là il y aura du monde qui va passer. Ça peut être sympa.
Ver c'est la porte d'entrée qui tourne et d'accord. C'est juste là. Donc il y a un feu et les gens s'arrêtent donc ils peuvent voir là.
Il faut juste la direction de Prigueux et là ça va vers Périgueux du coup. Euh ouais, ça peut après si vous allez passer par Libourne parce que là la route principale elle est là Ouais mais là il y a il y a rien qui la personne va s'arrêter mettre un endroit où il faut que les gens Ouais c'est la route de Ouais ils vont vous poser dans le centre de Libourne qui va vous amener un périum sur l'axe pé d'accord C'est super original. Jeess de ça.
Ça a désarçonné mon équipe aussi. Cette proposition elle a pas été accueillie avec un enthousiasme débordant au départ. Vous êtes parti de de chez vous de Saint-Cèvre ?
Non non, on est parti de de Bordeaux là. Enfin pas de Bordeaux mais de Saint-Cincel. Bah oui, Saint-C.
Oui. Mais on a eu un problème, c'est qu'on s'est retrouvé coincé dans une boucle du Tour de France et c'était impossible d'en sortir et donc il y avait pas de voiture à l'intérieur. C'était donc on a été on avait bien démarré puis après on a dû faire demi-tour parce que les gendarmes disait bien qu'il y aurait pas de voiture avant qu' pourrait passer avant 18h.
Donc pas de chance. Je crois ici au feu rouge là-bas. Parfait.
Ça c'est la route de PG. Ben non, c'est la route qui mène à Libourne mais dans Libourne après il y a plusieurs axes qui vous qui vont vous amener vers taille. OK.
Là là ils savent où ils vont les gens. Après en tout cas il y a des gens qui vont qui passent par là. Bah soit on demande ce qui nous avance vers Libourne, soit on leur enf de toute façon comme comme on est un feu rouge, on peut on peut discuter avec les gens quoi.
Néigant. Voilà, c'est là où vous êtes. C'est là.
OK. Ben merci beaucoup. Ben de rien.
Merci beaucoup. Avec plaisir. Et ben, bonne suite pour la programmation musicale et ainsi de suite.
Ben ouais, on va essayer de l'invariable. La variant. La variante.
Bon, je pense qu'il faut aller à Libourne. Ouais. Et puis après il faut euh il faut qu'on trouve un carton pour marquer pril dessus.
Ouais, j'ai plus de carton. La micro, je viens inquiet sur l'heure. Ça va en vrai.
Bah faut que ça avance, faut que ça avance. Alors, on est à Libourne, il est 15h50, il nous reste Non, on n pas à Libourne, ça le problème. Ouais.
Bon, on y est quasi quoi. Bon, en tout cas, il nous reste 2h40 pour être à Périgueux. Ouais, mais il nous reste 100 bornes.
Ouais. Ah c'est pour ça que c'est pas Ouais. Oui d'accord.
Libourne et puis après c'est combien de bord Libourne ? C'est marqué ou pas ? Non.
Bonjour. Bonjour. On va perilleux en fait.
Mais si vous pouvez nous avancer sur Libourne et puis trop bien. Merci beaucoup. Je pas monte par l'autre côté.
Merci beaucoup monsieur. Je me mets derrière. Ouais, ça va.
Vous avez assez place impeccable. Bonjour monsieur. Bonjour.
Donc je suis François Hin. Je suis candidat à l'élection présidentielle. D'accord.
Et j'ai décidé de faire du stop pour la journée pour rencontrer directement les Français. OK. Voilà.
Merci de nous prendre. Ben de rien. Qu'est-ce que vous faites de beau dans la vie ?
Euh moi je suis commercial. Enfin là je suis au chômage mais sinon je suis commercial. Euh j'ai travaillé dans le bâtiment et après je fais du professionnel en caccaillerie.
On vous enregistre, ça vous va ? Oui oui pas de souci. Pas de souci.
Et donc là vous vous retrouvez au chômage depuis combien de temps ? Euh depuis le mois de mars parce que ça me plaisait pas ce que je faisais. Et du coup là, j'en profite pour aider mon père qui est à la retraite pour retaper la maison.
Voilà. Est-ce que tu peux couper la musique s'il te plaît ? Ouais.
Donc euh donc voilà. Donc c'est c'est bricolage. Bricolage.
Bricage. C'est ça exactement. Et vous êtes fait vous êtes à quelle partie du bâtiment là ?
Alors euh là le bricolage là c'est un peu de tout avec mon père. Ça va être clôture de taille de pierre parce qu'il y est tailleur de pierre. Euh il y a quoi d'autre ?
Maçonnerie. Oui, d'accord. Il y a il y a du gros œuf encore.
Ouais, il y a du gros œuf quand même. Donc, c'est par votre père que vous avez eu le goût du bâtiment et que vous êtes mis commercial dans ces produits là ou ça rien à voir ? Euh non, j'ai commencé j'ai quand j'ai eu mon diplôme, mon BTS, j'ai commencé dans une entreprise de couverture isolation parce que j'avais trouvé là-bas, le l'entretien s'était bien passé et du coup, je suis resté dans le bâtiment.
Après, j'ai quitté cet emploi là et je suis allé en chez Foutier avec un cahier qui vend bah tout toute la vieillage, tout ça pour les professionnels. Mais du coup euh j'ai fait que quelques mois parce que il y avait trop de trop de suivi de l'entreprise dès qu'on faisait du de la prospection. Il fallait noter l'heure du rendez-vous, quand est-ce qu'on relançait ?
Donc je vais plus m'orienter dans l'alimentaire. Vous étiez trop fliqué quoi. On peut dire ça.
Bon, c'était aussi pour la bonne cause d'être fliqué euh mais c'était vraiment trop tout surveillé. Ouais. Des rapports sur faire des tableaux sur chaque chaque client.
Donc vous passiez autant de temps à à faire le boulot que à rendre compte du boulot quoi. C'est ça. Voilà.
Il y avait beaucoup d'administratifs et du coup moins de commercial avec les clients. Donc il fallait quand même faire le chiffre à côté. Il y a plein de métiers comme ça qui se plainent de ça.
Même à l'hôpital les soignants qui disent "On passe autant de temps à s'occuper des gens qu'à faire des de l'administratif." Ouais. Ouais.
Mais oui mais ma copine est infirmière aux urgences. Donc ouais effectivement il y a pas mal de d'administratif ça plus le manque de personnel ça les aide pas les pauvres. Elle est où ?
À Bordeaux. Oui, elle est à Lormont au quatre pavillons. Et vous, vous habitez où alors ?
Ville d'Ornon. Je sais pas du tout où c'est mais je suis du nord de la France. Ah, vous êtes du nord de la France ?
Ville, c'est la périphérie de Bordeaux. D'accord. C'est à côté de la rocade de de Bordeaux.
Et vos parents, ils habitent où du coup ? Ils habitent à Vert. D'accord.
Juste après là. Moi je vais je vais dans le centre là. Très bien.
Poser vous nous laissez là vous nous fait un feu rouge parce que c'est toujours plus facile de gou poser au rondpoint là. Il y a mais il y a du monde qui arrive ici. On doit aller à Prig.
Ouais. Ouais. Après ça sera l'autoroute.
Faudrait qu'on soit vers la sortie d'autoroute en fait. Ah non là. Ouais.
Au rond. Ça a l'air mignon. Ah, c'est un c'est un petit bordeaux, on va dire.
Je vous poser là. Merci beaucoup. Mais bon courage pour les travaux dans la chaleur.
Au revoir. Au revoir. Bon et maintenant on a un problème de carton.
Nor moins que j'essaie de l'écrire de ce côté-là mais c'est un peu cradeau. On va aller voir dans une boutique s'ils auraient pas un carton nous prêter. Bonjour messieurs, excusez-moi.
Moi vous auriez pas un bout de carton comme ça à un filet ? Vous auriez pas un carton ? Bonjour.
Pardon ? Là tiens l'épicerie. Non.
Ah non dans 15 minutes parce que l'épicerie ils ont des cartons. C'est juste pour parce qu'on fait du stop pour marquer la décation. Merci.
Ouais mais c'est toujours mieux de marquer une destination dessus. Ça aide quand même. On va à l'agence.
Bonjour madame. Bonjour. Excusez-moi.
Vous auriez pas un carton, un bout de carton qui traînerait un bout de carton ? Oui, j'ai j'ai vu l'un de vos je sais pas qui y a une personne qui est sortie avec un truc de un colis postal. Je me suis dit c'est rattrapzle demandezi.
Ouais, mais c'est pour mettre à la poste. Non, c'est c'est un colis qui vient d' récupérer. Ah bon ?
Bah tiens, tu peux le jeter. Il doit être dans la voiture blanche là. Dans quelle voiture blanche ?
La petite DS blanche. Dites-lui que il y a le sac. Excusez-moi, monsieur.
Est-ce que vous en avez besoin de votre emballage ? Euh non. Bah, il est rempli, mais je peux vous le donner si vous voulez.
Ouais, moi j'ai besoin de l'emballage en fait, c'est pour je fais du stop et j'ai besoin de marquer la destination dessus si ça vous dérange pas. Merci beaucoup monsieur. Merci à vous.
C'est bon, ça roule. Merci beaucoup madame. Bon après-midi à vous.
Au revoir. Merci. Je suis pas un aventurier moi. [rires] C'est génial.
Bon et donc du coup maintenant on a le carton. J'ai quand même plus de talent pour ça que pour faire des coups politiques. Maintenant qu'on a carton mitiguer la destination sur le périgueux.
Surtout faut se mettre sur la route de Prig quoi parce que Ouais. Alors, j'ai quand même noté est-ce qu'il y a un bled ? Mais non, mais faut là c'est périgueux direct qu'on note.
Bah là ouais ce serait bien contrat c'est qu'on une bagnole qui nous emmène à Pig quoi. Il reste 1h6 de voiture et Périgueux c'est là-basin. Ouais mais c'est sur la route là.
Euh la route de Périgueux là, si tu veux aller périgux, c'est genre comme ça. D'accord. Bon ben, on va avancer par là-bas là.
Ouais. Et tu l'avais pas le carton périgueux déjà ? Non, j'ai jeté.
Je te dis c'est le premier qu'on a qu'on a indiqué. Prig non avec beaucoup d'optimisme quand même depuis là où on était. Oui, c'est clair.
Mais après, on a mis un autre blade. En tout cas, c'est bien par là. Bon, alors on a combien de on doit marcher longtemps là comme ça ?
Alors, je pense pas. Je pense 5 minutes. Oh, ça va.
Ouais. Oui. Bah oui, on vient de comprendre.
Gare aussi un peu plus lo une gare. Non, on va essayer d'éviter la gare. C'est pas drôle la gare.
C'est vrai que il y avait le train libourne périgueux sinon. Ouis mais non mais là des solutions de facilité comme ça monsieur Dagbert vous avez pas honte de me les proposer ? 16h on doit être à 18h30.
Tu auras des choses à raconter à la réunion militante. Tu imagines Gman en train de faire du stop ? Bon, les autres aussi.
Les autres aussi mais quand même. [rires] Oh la belle place. C'est où ?
C'est tout droit toujours. Ouais. Alors, attends.
Ouais, c'est ça. C'est au bout de la place, quoi. Au bout de la place, on va avoir un axe là-bas parce que là, on est parti depuis pas si longtemps que ça en fin de compte, hein. 4h à peu près, non, un peu moins de 4h.
Et le premier bled que j'ai marqué sur ma mon truc, c'était crayon. Et là quand on est passé, il y avait encore marqué crayon. Qu'est-ce qu'on a fait comme chemin ?
Alors en fait on a essayé de couper à travers les terres sauf que on a été bloqué quoi. Une glace ? Tu veux une glace ?
Non. Prends si tu veux. Moi c'est bon.
Mais tu sais il y a un truc, j'ai déjà vu ça comme psychologie. Quand tu es en stop, en fait, tu prends pas le temps parce que tu dis "Putain, si ça se trouve la bagnole qui doit nous prendre, elle va arriver quoi." Ouais.
Pas faux. Alors après moi quand je faisais du stop, je le faisais avec mon sac de couchage et je le remets n'importe où sur le bord des routes. Tu t'as fait ça ?
Ouais, j'ai fait ça moi. Qu'est-ce qu'il y a ? C'est dingue.
Sentente avec un sac plastique. Attends, tu quel âge ? J'avais 38 ans.
Enfin, c'est dingue de faire ça. Mais tu étais journaliste là ? Ouais.
Et pourquoi tu faisais ça ? Pour l'aventure. Ouais.
Non. Bah si si. Bah là c'est carrément une aventure.
Oui, c'est comme ça. Tu sais pas exactement. Bon, tu as vaguement un un but.
Ton sac de couchage sur le bord des routes ? Bah dans un champ quoi. J'ai fait une traverser la France en vélo aussi.
Toute la France ? Ouais. Du nord au sud.
Donc ça part d'où ? Part de chez moi. Combien ?
Jusque la mer Montpellier [grognement] ou je sais plus trop dans ce coinl quoi. Ah ouais. Et je vois je souviens, il m''est arrivé des trucs la nuit là en dormant dans les champs.
Je me je m'allonge. [ __ ] il y a une bête avec des gros yeux jaunes qui est en train de se jeter sur moi. Et puis là, je me réveille en fait.
Tu vois, j'étais un cauchemar. Et en me réveillant, je me redresse et qu'est-ce que je vois ? Une pête gigantesque avec des yeux jaunes en train de se jer sur moi.
C'était une moissonnage bêteuse. [rires] [ __ ] j'ai j'ai bondi et puis j'ai foutu mon vélo comme un espèce de protection. Fait du bruit.
Non, elle faisit un énorme bruit. Non, c'est ça qui a dû me réveiller. Ouais, mais le mec s'est dit qu'est-ce que c'est que ce truc qui dort dans mon champ là ?
Ça c avec le vélo ou c'était avec le vélo ? Ah ou un autre jour. J'ai pas de bien dormi.
Il y avait un loup si tu vois ça tuentends le hurlement et tout ça. Bonjour. Même si tu sais que il va pas venir et qu' il est sans doute hyper loin.
Mais tu as entendu le tu as entendu l' hurlement du loup quoi. Ouais. C'est parachou.
Il a il a hurlé toute la nuit en tout cas tout le temps que bon et ben on y arrive on y arrive. Ça y est. Là, tu vois le l'axe là-bas là ?
Ouais, je vois la gare. C'est la gar c'est une église là.
François Ruffin