Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
AutreC dans l'air (sur YouTube)· 13 novembre 2021 5 minActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & élections

Une nouvelle forme de ségrégation à Bâton-Rouge, en Louisiane - reportage #cdanslair 12.11.2021

Source d'origine 1 locuteur

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:44InvitéFait
    « On a voté pour se séparer de Bâton-Rouge et créer notre propre ville qui s'appellera Saint-Georges. »
  • 0:51InvitéFait
    « L'idée en étant indépendant et plus petit, c'est d'être plus performant. »
  • 1:12InvitéChiffre
    « composée à 90% de blancs. »
  • 1:15InvitéChiffre
    « Contrairement au reste de la ville, à large majorité noire, 55%. »
  • 1:34InvitéChiffre
    « Voici les résultats du vote pour la création de Saint-Georges. 54% contre 46%, 8 points d'écart. »
  • 2:00InvitéChiffre
    « Les habitants de Saint-Georges gagnent deux fois plus que les autres. »
  • 3:38InvitéChiffre
    « La dernière carte est 12% plus blanche que la précédente. »
  • 4:19InvitéChiffre
    « La ville perdrait 40% de ses revenus en impôts si les riches de Saint-Georges obtenaient leur indépendance. »

Temps de parole

  • Invité49 %
  • Invité 220 %
  • Invité 314 %
  • Invité 412 %
  • Invité 55 %

2,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Invité

Un terrain de basket flambant neuf, du matériel dernier cri. Des élèves modèles, mais surtout riches et blancs. Cette école de bâton rouge en Louisiane symbolise le rêve d'une partie des habitants de la ville. Rester entre soi, devenir indépendant. On travaille dur tous les jours pour être l'élite de cette ville. Pour préserver son élite blanche et rester loin de la majorité noire de bâton rouge, ce quartier riche du sud de la ville a une solution radicale, faire sécession. On a voté pour se séparer de bâton rouge et créer notre propre ville qui s'appellera Saint-Georges. L'idée en étant indépendant et plus petit, c'est d'être plus performant.

D'un côté, les bonnes écoles, les berlines, les villas. De l'autre, les quartiers pauvres, abandonnés. Si le projet voit le jour, Saint-Georges s'établirait sur la partie la plus riche de bâton rouge, composée à 90% de blancs. Contrairement au reste de la ville, à large majorité noire, 55%. Blancs et noirs, riches et pauvres, séparés. Aussi incroyable que cela puisse paraître, les partisans de Saint-Georges s'appuient sur une loi de l'État de Louisiane qui leur permet de créer leur propre ville. Étape décisive, le référendum remporté en 2019. Voici les résultats du vote pour la création de Saint-Georges. 54% contre 46%, 8 points d'écart. On a gagné haut la main.

Cet admirateur de Donald Trump est le leader du projet Saint-Georges. Il réfute toute motivation raciste et avance plutôt un argument économique. Les habitants de Saint-Georges gagnent deux fois plus que les autres. En créant notre propre ville, on permettra à nos impôts et aux revenus générés ici de rester ici. Ils n'iront plus vers d'autres parties de la ville. On aura notre propre maire, notre conseil municipal. On pourra décider de ce qui est mieux pour nous. Tout le monde a le droit de venir chez nous. Il n'y aura pas de mur entre les deux villes. D'ailleurs, si vous regardez qui a voté pour Saint-Georges, il y a de tout.

Des blancs, des noirs, des gays, des hétéros, des démocrates ou républicains. Donc tous ceux qui nous accusent d'être racistes ont tort. Ils n'ont juste aucun argument. Pourtant des arguments, l'opposition n'en manque pas. Amy Cormier est une habitante de bâton rouge qui refuse de voir sa ville coupée en deux. Saint-Georges s'arrêtera juste là, au niveau de cette barrière. Les habitations derrière moi n'en feront pas partie. Puis Saint-Georges continue juste derrière là-bas. Elle a étudié la carte du projet et remarque que Saint-Georges a tout fait pour exclure la communauté noire de son périmètre. Ici, on voit bien qu'ils ont délibérément contourné ces appartements, la Hongrie.

Dans ces appartements ne vivent que des noirs et des hispaniques. C'est clairement de la ségrégation. Ils ont dessiné plusieurs cartes et c'est de pire en pire à chaque fois. La dernière carte est 12% plus blanche que la précédente. Dans les quartiers noirs de bâton rouge, le projet de sécession de Saint-Georges exaspère et ravive de mauvais souvenirs. On a beau être en 2021, on se croirait en 1969. Vous savez, on est en Louisiane, là où est né l'esclavage, avant de s'étendre dans le reste du pays. Et aujourd'hui, il y a toujours des nostalgiques. La création de Saint-Georges est pour l'instant suspendue par un recours en justice porté par la municipalité démocrate de bâton rouge.

La ville perdrait 40% de ses revenus en impôts si les riches de Saint-Georges obtenaient leur indépendance.