Emmanuel Macron n’assume aucune responsabilité ! - Philippe Ballard (LCI)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 85 %Défensif 15 %
Questions et réponses
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- 0:17OuverteRéponse directe
Votre sentiment général sur ces 10 minutes d'allocution du président ?
- 1:34RelanceRéponse directe
Il va plus loin que de dire qu'il y a une alliance : il vous traite d'anti-républicain.
- 3:15OuverteRéponse directe
Est-ce que vous participerez aux consultations pour former un gouvernement d'intérêt général ?
- 4:39RelanceRéponse partielle
Est-ce que vous êtes prêts à coopérer ? Vous avez la force de tuer un gouvernement.
- 6:05OuverteRéponse directe
Marine Le Pen conteste la déclaration de Macron : que signifie cette réaction ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:23Invité politiqueFait
« Il n'y a aucune remise en cause de la part du chef de l'État. »
- 0:33Invité politiqueFait
« Il a expliqué que sa dissolution, on ne l'avait pas compris, lui seul l'avait compris. »
- 0:36Invité politiqueFait
« Donc les Français sont toujours aussi bêtes. »
- 0:54Invité politiqueFait
« Elle a eu lieu entre le 30 juin et le 7 juillet. Ça s'appelait le Front républicain. »
- 1:51Invité politiqueFait
« Il prononce des mots violents. Il insulte, en fait, le premier groupe représenté à l'Assemblée nationale, 11 millions de Français. »
- 3:45Invité politiqueFait
« On se souvient de cette rencontre entre Marine Le Pen, Jordan Bardella et le chef de l'État le 29 août, où ils avaient commencé d'ailleurs à fixer des lignes rouges. »
- 4:00Invité politiquePromesse
« Oui, bien sûr, on ira à toutes ces convocations qui nous seront envoyées. »
- 4:21Invité politiqueFait
« On peut peut-être rappeler au président de la République que la censure s'est quand même compris dans la Constitution. »
Temps de parole
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- Présentateur7 %
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Puisque vous parlez du RN et de Marine Le Pen, écoutons son représentant Philippe Ballard. Première réaction ce soir après la déclaration du président de la République à 20h. Philippe Ballard, vous êtes le porte-parole du Rassemblement national député de l'Oise. Bonsoir. Bonsoir. Votre sentiment général d'abord sur ces 10 minutes, 10 minutes et 45 secondes, je crois, d'allocution du président de la République ?
Il n'y a aucune remise en cause de la part du chef de l'État. Il a expliqué que sa dissolution, on ne l'avait pas compris, lui seul l'avait compris. Donc les Français sont toujours aussi bêtes. Après, il a menti aux Français, il faut dire ce qui est, en laissant croire qu'il y avait une sorte d'alliance électorale entre la gauche, le nouveau Front populaire et le Rassemblement national, puisque nous avons voté la même motion de censure. Pas du tout l'alliance électorale entre les macronistes et les mélanchonistes. Elle a eu lieu entre le 30 juin et le 7 juillet. Ça s'appelait le Front républicain. Et tout ça, ça aboutit à ce que l'on connaît, ce chaos politique actuellement.
Alors il y a peut-être une chose qu'on peut porter au crédit du chef de l'État. Vous voyez, on n'est pas borné. C'est qu'il a démenti, en fait, Michel Barnier et ses ministres, quand il a dit qu'il n'y aura pas de catastrophe dans les semaines, dans les mois qui viennent. Certes, nous n'avons pas de budget, mais nous allons en avoir un prochainement. Et puis les services publics vont continuer de fonctionner. Les fonctionnaires seront payés, etc. Voilà, si on devait résumer en une minute ce que l'on peut ressentir après ces propos du chef de l'État, qui a aussi prononcé des phrases creuses.
Philippe, alors encore, juste un mot là-dessus, c'est qu'il va plus loin que de dire qu'il y a une alliance. Il vous traite d'anti-républicain. Il dit que vous, vous et le nouveau Front populaire, en votant cette motion, en votant cette censure, vous avez été anti-républicain. Réponse là-dessus. Et ensuite, tout le monde réagira sur ce plateau.
Oui, non, mais il prononce des mots violents. Il insulte, en fait, le premier groupe représenté à l'Assemblée nationale, 11 millions de Français. Mais Emmanuel Macron fait ça depuis 7 ans maintenant. Donc malheureusement, on finirait presque par s'y habituer.
Réaction sur ce plateau, sur ce que vient de dire M. Ballard ? Oui, on comprend dans l'attitude de Philippe Ballard qu'il y a une volonté de dire que la faute, elle est toujours dans le camp du président de la République. C'est d'abord cette dissolution qui est un échec. Jean-Philippe Tanguy disait, voilà, puisqu'il reconnaît que c'est un échec, il doit partir. Et puis ensuite, les responsables de cette situation, du vote de cette censure, qui va créer peut-être un désordre dans le pays, ce sont les extrêmes. Donc voilà, on comprend ces éléments de langage. Maintenant, le Rassemblement national va devoir gérer l'après. On va voir comment est-ce qu'il va se positionner.
Il va, à mon avis, devoir gérer aussi les réactions des franges qui ont récemment voté pour le Rassemblement national. Là aussi, les sondages ont été assez trompeurs. Quand on regarde les sympathisants, les sympathisants RN qui étaient 62% à soutenir une motion de censure, c'est vrai. Mais dans les sympathisants, il n'y avait pas ces nouvelles catégories qui ont voté RN, notamment aux élections européennes. Ces retraités, ces cadres supérieurs, ces entrepreneurs qui, eux, attendaient une forme de stabilité et souhaitaient sans doute qu'on laisse sa chance à Michel Barnier.
Philippe Ballard, vous êtes toujours avec nous. Le président de la République, ce soir, parle d'un Premier ministre, donc nommé dans les prochains jours, qui sera chargé de consultations et de former, c'est sa formule, un gouvernement d'intérêt général. Est-ce que vous participerez aux consultations ? Est-ce que, si vous êtes invité, vous irez à l'Élysée, à Matignon, on verra où ça se passe, pour répondre à des consultations ?
Écoutez, Marine Le Pen et Jordan Bardella se sont toujours rendus aux convocations qui ont été données par le chef de l'État. On se souvient de cette rencontre entre Marine Le Pen, Jordan Bardella et le chef de l'État le 29 août, où ils avaient commencé d'ailleurs à fixer des lignes rouges, le pouvoir d'achat, à organiser une proportionnelle, à mettre un terme à cette insécurité et cette immigration à contrôler.
Oui, bien sûr, on ira à toutes ces convocations qui nous seront envoyées, simplement pour revenir sur ce gouvernement dont vous parliez, effectivement un gouvernement d'intérêt général, mais chef de l'État précise, dont les membres seront issus de groupes qui s'engagent à ne pas censurer le gouvernement. Alors on attend, un, le mode d'emploi, puis on peut peut-être rappeler au président de la République que la censure s'est quand même compris dans la Constitution.
Et puis une dernière chose, on fait référence à cet état d'esprit des Français, qui sont inquiets, on le comprend très bien, mais les premiers sondages viennent de sortir, on regarde attentivement, bien sûr, ces études d'opinion, mais que ce soit et là, Boiris, a priori, on s'en sort renforcés.
Est-ce que vous êtes prêts à coopérer ? On voit bien s'il y a un pacte de non-censure, vous avez le droit ou de vie ou de mort, il y a la fameuse photo de Marine Le Pen qui fait comme ça, vous avez cette force, le sang a coulé maintenant, donc vous avez fait la preuve que vous avez la force de tuer un gouvernement. Est-ce que vous êtes prêts à coopérer ? Est-ce que demain, un Premier ministre peut venir vers vous en vous disant « Est-ce qu'on peut signer ensemble un pacte de non-censure sur une base d'un programme, ou en tout cas d'un minimum programme ? »
Bon, heureusement, le sang n'a pas coulé quand même. Une base de non-censure, enfin, oui, j'avais compris, mais je voulais juste réagir là-dessus. Non, mais un pacte de non-censure, encore une fois, c'est compris dans la Constitution, mais nous, on a fixé, on a déjà présenté un contre-budget, c'est Jean-Philippe Tanguy qui l'a fait, avec une partie recette, une partie économie sur les dépenses, mais des économies structurelles, 10 milliards d'euros. Donc, on va écouter, en fait, ça nous ramène quelques semaines ou quelques mois en arrière, cette séquence. C'est quand même que Michel Barnier a été désigné.
Un, on n'a pas voté la censure en mode de vote, contrairement au nouveau Front populaire. Marine Le Pen, Jordan Bardella ont dit « on accorde un crédit à Michel Barnier, on va juger sur pièce, en quelque sorte ». Malheureusement, lors du discours de politique générale, si Michel Barnier s'était engagé à dire « je vais co-construire le budget », en écoutant les différentes sensibilités présentes dans l'hémicycle, et au fil du temps, ça ne s'est pas déroulé ainsi. Philippe Ballard, un mot encore.
Alors, à la seconde où on se parle, Marine Le Pen vient de dire qu'elle conteste tout à fait la déclaration du président de la République, elle dit « la motion de censure n'est pas un acte anti-républicain ». Que signifie cette réaction ? Vous êtes beaucoup plaint d'être maltraité. Est-ce que vous avez l'impression d'être toujours aussi maltraité par les pouvoirs ?
En l'occurrence, ce soir, par Emmanuel Macron, oui, tout à fait. Encore une fois, il insulte 11 millions de Français, il insulte le premier groupe représenté dans l'hémicycle. Et encore une fois, je vais vous répéter ce que je vous ai dit, mais ça fait 7 ans qu'il procède de la sorte qu'il insulte non seulement le Rassemblement national, mais peut-être plus important, des millions et des millions de Français. Donc, il est temps que cette parenthèse macroniste se refaire.
Merci beaucoup. Merci Philippe Ballard. Merci Philippe Ballard.
Philippe Ballard