SMART IMPACT - Emission du lundi 6 juillet
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Bonjour à toutes et à tous, bienvenue à Smart Impact, l'émission des entreprises à impact positif. Et voici le sommaire, c'est Miriam Maestroni, la présidente du cercle de réflexion E5T, qui sera l'invité du grand entretien aujourd'hui, 26 minutes, pour découvrir son antidote au défaitisme, son livre Économie et Climat, le folie d'aime, ou comment sortir du choix entre fin du monde et fin du mois. Mais d'abord, je reçois Simon Bestel, le cofondateur de FEV. Il nous expliquera comment mettre l'épargne des Français au service de la transition agricole. Dans notre débat, on verra comment articuler philanthropie, accompagnement et financement au sein de l'économie sociale et solidaire.
L'équilibre budgétaire de nombreuses structures du secteur est en péril. Et puis dans notre rubrique Startup et Innovation, je vous présenterai 1 km à pied. C'est une plateforme d'analyse des trajets domicile-travail. Voilà pour les titres, c'est l'heure de Smart Impact. L'invité de ce Smart Impact, c'est Simon Bestel. Bonjour. Bonjour. Bienvenue. Vous êtes le cofondateur de FEV. Vous l'avez créé il y a 6 ans avec Marc Batti et Vincent Croce. FEV pour Ferme en Vie. De quoi s'agit-il ?
Ferme en Vie est une société de l'économie sociale et solidaire dont l'objectif est d'installer des jeunes agriculteurs sur des exploitations qu'on va financer pour les aider à reprendre ces fermes et à effectuer une transition de l'agriculture vers des modèles plus résilients, plus robustes, plus sains pour à la fois l'environnement et la santé.
Alors pourquoi vous l'avez créé il y a 6 ans et pourquoi le choix de l'économie sociale et solidaire ?
L'idée initiale était vraiment d'aider l'agriculture à effectuer cette transition. On avait tous des convictions à la fois écologiques et le souhait, parce qu'on connaissait bien le milieu agricole, le souhait de pouvoir aider les agriculteurs. Donc on s'est dit que le meilleur moyen, c'était d'aider les jeunes à pouvoir s'installer. Et donc très naturellement, on s'est orienté vers l'économie sociale et solidaire parce que c'était l'objet en fait de cette société. Oui. Il ne s'agissait pas forcément de faire du profit ou de l'argent. Non, vraiment. C'était d'avoir de l'impact et d'aider la conversion ou la reconversion de l'agriculture.
Et alors, quelles difficultés, quels écueils rencontrés par les agriculteurs vous cherchez à résoudre et comment ?
Alors, un des principaux freins pour l'installation d'un jeune, bien évidemment, c'est l'accès aux fonciers, le financement d'une exploitation agricole. Une exploitation moyenne, ça va être en France 60-70 hectares. Si on doit acheter des bâtiments, des terres, du matériel, investir dans l'exploitation, ça peut représenter plusieurs centaines de milliers d'euros, voire plus d'un million d'euros. Donc, c'est inaccessible pour la plupart des jeunes. Donc, FEV va intervenir pour aider le financement sur le foncier, ainsi faciliter le démarrage de l'activité. Et alors, comment ça marche ? Alors, en fait, on collecte de l'épargne auprès de particuliers et d'institutionnels.
Et cette épargne va ensuite permettre d'acheter des fermes qu'on aura, nous, évaluées, qu'on va ensuite louer à l'agriculteur qui s'installe avec une option d'achat. C'est-à-dire qu'il n'aura pas à rembourser le capital de l'exploitation, il va juste être en location. Et le jour où il le souhaite, s'il est prêt, s'il en a envie, il pourra quand même racheter l'exploitation sur laquelle il est installé.
Alors, ici, on va regarder à la fois le profil type des, je ne sais pas s'il y en a d'ailleurs, des agriculteurs, et puis peut-être aussi de celles et ceux qui participent des épargnants d'abord. Les agriculteurs jeunes, agriculteurs, ça, c'est le principe de base. Quand on dit jeunes, ça veut dire quoi, d'ailleurs ?
Alors, la définition de jeunes en agriculture, ça va loin. C'est, en général, une quarantaine d'années. Jusqu'à 40 ans, on est considéré comme jeunes. Nous, il nous arrive d'installer des gens de plus de 40 ans, quand même. Après, effectivement, majoritairement, c'est une trentaine d'années ou un peu moins. Il faut quand même un minimum d'expérience, parce que reprendre une exploitation agricole, c'est un rôle de chef d'entreprise, donc il faut avoir un certain bagage, on va dire. Et c'est aujourd'hui assez divers en termes de profil.
Là, on a à la fois des gens qui sont issus du milieu agricole, des gens qui sont en périphérie du milieu agricole, qui travaillent dans des coopératives, des chambres d'agriculture, et qui souhaitent s'installer, on peut passer le pas. Et puis des gens qui ne sont pas du tout issus du milieu, qui ont vraiment un coup de cœur pour l'agriculture. Là, on est très attentifs quand même à ce qu'ils aient une expérience significative sur des fermes pour être sûrs que c'est fait pour eux, parce que ce n'est pas un métier simple.
Oui, parce qu'on peut un peu fantasmer le métier d'agriculture.
Exactement, tout post-Covid, on a eu beaucoup de gens qui rêvaient du retour à la nature, mais voilà, ce n'est pas juste ça, l'agriculture. C'est vraiment, il y a des contraintes qu'il faut assumer. Donc voilà, on est assez attentifs à ça, mais ça permet aussi d'avoir des profils assez différents, qui ont vécu d'autres choses, qui ont vu d'autres modes de fonctionnement, d'autres activités économiques, donc qui apportent quelque chose de nouveau à l'agriculture, qui permet un peu un renouvellement aussi des modes de pensée, des modes de fonctionnement.
Un agriculteur, c'est d'abord un chef d'entreprise, un, et deux, est-ce que c'est un chef d'entreprise forcément atypique ? C'est-à-dire, est-ce que son entreprise ne coche pas exactement les mêmes cases que toutes les entreprises ?
Alors je dirais oui et non. Dans ce qu'on cherche, nous, quand même, plutôt oui, parce qu'on est dans la transition, donc il faut inventer de nouveaux modèles agricoles, donc on va quand même rechercher des profils qui ont cette appétence pour faire différemment, chercher la nouveauté, ne pas faire comme les voisins, parce qu'il y a quand même aujourd'hui une grosse pression sociale en agriculture. Donc nous, on cherche plutôt ce profil, mais c'est effectivement en agriculture pas obligatoire, on peut tout à fait appliquer des modèles existants, et ça fonctionne.
Et les épargnants alors ? Qui rentrent dans l'aventure ?
Oui, donc ils sont assez nombreux aujourd'hui, on doit être à plus de 5000 épargnants particuliers, et eux, leur premier attrait, c'est évidemment le sens que ça a d'investir pour aider des jeunes à s'installer sur des modèles agriculture biologique, agroforesterie et autres. Donc ça, c'est vraiment le premier intérêt. Le deuxième intérêt, c'est aussi l'économie d'impôts. Comme on est une société de l'économie sociale et solidaire, ils peuvent bénéficier d'une réduction d'impôts lorsqu'ils investissent, donc il y a quand même cette attractivité. Et puis, au global, ça reste des gens intéressés par l'agriculture et les problématiques environnementales. Voilà, c'est un peu tout ça.
Et leur profil, c'est aujourd'hui plutôt des urbains, avec un certain niveau de revenu qui investissent en moyenne 5-6 000 euros, mais ça peut aller à 500 euros pour les moins fortunés, on va dire.
Ça, c'est le ticket d'entrée. Ça, c'est le ticket le plus bas, c'est ça ?
Exactement. Et à plusieurs dizaines ou centaines de milliers d'euros pour les plus riches.
Il y a aussi des investisseurs plus institutionnels ?
Oui, tout à fait. On est accompagnés, par exemple, par la Banque des Territoires ou le Fonds Impact Mirovin. En fait, des structures qui sont vraiment concernées par la transition qu'on doit faire, que nos sociétés doivent faire, et donc qui investissent pour supporter des jeunes entreprises qui vont dans ce sens-là et qui vont créer de nouveaux modèles, de nouveaux modes de fonctionnement.
Alors, ça répond, Fèvre répond à deux défis majeurs de l'agriculture, la transition agroécologique, on va y revenir, et puis aussi la transmission. Alors, je ne sais pas ce chiffre, je le vois circuler un peu partout. Un agriculteur sur deux va prendre sa retraite dans les... Oui, c'est ce qu'on dit généralement. Alors, dans les 10 ans. 10 ans, 10-15 ans. Bon, voilà. En tout cas, on est dans cet épure-là. Ça veut dire qu'il y a un enjeu presque existentiel pour l'agriculture française, là, qui se joue dans la décennie ?
Existentiel, certains sont pour des modèles où l'agriculture devient très financière, et on a des très grosses exploitations, plutôt possédées par des financiers ou des industriels.
Et donc, on fait du départ à la retraite pour faire grandir les exploitations.
Pour faire grandir les exploitations, exactement. Effectivement, il y a des pays où les exploitations sont beaucoup plus grandes qu'en France. On est plutôt dans une moyenne avec des exploitations relativement petites. Mais c'est assez contradictoire avec un modèle agroécologique. C'est-à-dire, pour faire de l'agroécologie, avoir, on va dire, des pratiques qui sont assez vertueuses d'un point de vue environnemental, il faut avoir des exploitations pas de taille trop grande parce qu'il faut beaucoup de diversité, ce qui demande quand même pas mal de main-d'œuvre, une attention forte aux terres, aux cheptels, si on a de l'élevage. Donc voilà, il faut une grande proximité.
Ce qui est assez contradictoire avec des exploitations très grandes, on va plutôt rechercher de l'économie d'échelle, donc une simplification des modèles agricoles qui ne sont pas tout à fait compatibles avec l'agroécologie. Donc nous, on ne pose pas trop vers ces modèles. Ils sont viables, ils sont certainement existants dans 10, 15, 20 ans. Mais il faut absolument qu'on ait à côté de ça des modèles beaucoup plus vertueux, plus résilients et plus bénéfiques pour la santé aussi des agriculteurs et des consommateurs.
Bien sûr, il y a quelques critères principaux, majeurs dans les projets que vous accompagnez. Donc derrière ce terme agroécologie, qu'est-ce que vous mettez ?
Alors l'agroécologie, il y a pas mal de choses derrière, mais en gros, c'est utiliser de manière très respectueuse les ressources auxquelles on a accès. Et les ressources principales, ça va être la terre, donc préserver la qualité des sols, l'eau, extrêmement important, et on le voit aujourd'hui de plus en plus, malheureusement, et la biodiversité. Donc ça, c'est vraiment les trois facteurs sur lesquels l'agriculture ne peut pas fonctionner et que l'agroécologie doit absolument préserver. Il y a plusieurs moyens de le faire.
Aujourd'hui, notre choix, ça a été d'orienter en particulier vers la bio, l'agriculture biologique, qui préserve, parce qu'elle n'utilise pas d'intrants de synthèse, qui préserve les sols, qui préserve l'eau, qui préserve la biodiversité. Donc c'est aujourd'hui un des seuls labels ou une des seules pratiques qui a vraiment un impact très positif sur ces trois facteurs-là. Donc on a choisi de privilégier. Mais après, il y a des gens qui font la restauration des sols, qui ont d'autres types de pratiques qui peuvent aussi être intéressantes.
Sur la question de l'eau, la loi d'urgence agricole a été votée par le Sénat cette semaine. Elle est critiquée par les associations environnementales en disant qu'elle a été, je simplifie, mais un peu dictée par la FNSEA. Elle prévoit notamment d'augmenter, de doubler les capacités de stockage. Donc ça repose la question notamment des bassines et du partage de l'eau. Et puis elle prévoit une gouvernance un peu différente de l'eau, notamment dans la façon dont les agriculteurs pourraient devenir un peu prioritaires dans les instances qui gouvernent le partage de l'eau. Vous dites qu'on est à contresens avec une loi comme celle-là ?
Je dirais un peu oui, malheureusement. Alors que l'eau soit indispensable à l'agriculture et donc à la vie de toute une population, évidemment.
Le métier de l'agriculture, c'est de nous nourrir et de nourrir les animaux. Exactement.
Donc il est assez normal que l'agriculture ait une forme de priorité sur l'accès à l'eau. Maintenant, on ne devrait pas laisser les décisions uniquement dans les mains des agriculteurs. C'est quand même une décision collective et qui doit donc être prise collectivement.
Je reviens sur le terme méga-bassine qui est devenu une sorte de gros mot. Est-ce que ce n'est pas une erreur, finalement ? Parce que le cycle de l'eau s'est transformé. Il faut quand même aussi pouvoir récupérer, par exemple, l'eau de pluie quand elle tombe massivement à d'autres périodes de l'année pour pouvoir peut-être l'utiliser l'été quand on n'en a plus.
Tout à fait. Après, c'est sous quelle forme on le fait. Effectivement, on se dit aujourd'hui, on perd les glaciers dans les montagnes qui étaient une réserve d'eau douce pour l'été. Aujourd'hui, on perd ça. Donc, recréer des réserves d'une manière ou d'une autre n'est pas une mauvaise idée. Après, il ne faut pas faire que ça. Il ne faut pas considérer que ça répondra à tous les problèmes. Il faut avant tout consommer moins d'eau, restaurer nos sols pour que l'eau reste dans les sols et ne reparte pas à la mer.
Et après, oui, on peut également aussi prévoir des rétentions d'eau sous forme de bassines ou directement dans les nappes phréatiques pour faire que l'eau aille moins vite vers les mers. Mais donc, c'est en fait une multitude de solutions qu'il faudra avoir. Il ne faut surtout pas laisser penser que les méga-vaccines seront la solution magique. Ce ne sera pas le cas.
Merci beaucoup, Simon Bestalé. A bientôt sur Be Smart for Change. On passe tout de suite à notre débat, le financement de l'économie sociale et solidaire au programme. Le financement de l'économie sociale et solidaire au programme de notre débat. J'accueille Anne-Claire Roux. Bonjour. Bonjour. Bienvenue. Vous êtes la directrice générale de la fondation Mirova. Denis Demanton, bonjour. Bienvenue à vous aussi, le directeur général de France Active. Vous avez signé un partenariat qui court pour la période 2026-2028. Vous allez nous le présenter dans un instant. Allez, d'abord, on présente vos structures respectives, Mirova Foundation, en quelques mots.
Alors, Mirova Foundation, c'est le fonds de dotation, donc on va dire l'outil philanthropique de Mirova, qui est un investisseur à impact, société à mission. Et on a vraiment voulu utiliser la philanthropie comme levier pour aller financer ce qu'on ne peut pas financer à travers l'investissement classique aussi bien à impact que solidaire.
On parle de quelle enveloppe budgétaire dispose la fondation ?
On a un beau budget pour une entreprise comme Mirova puisqu'on a un budget d'à peu près 2,5 millions, 3 millions d'euros par an. Et on s'adresse vraiment aux angles morts sur le volet social parce qu'on est très présents sur la partie environnementale, biodiversité, climat, transition énergétique. Et le volet social, c'est plus difficile à adresser via l'investissement. Donc nous, on adresse trois segments via la fondation, l'éducation, l'emploi, l'accès aux ressources essentielles et notamment la lutte contre la précarité énergétique en France.
On y reviendra évidemment. France Active, en quelques mots, Denis de Menton ?
France Active, c'est un réseau associatif qui est présent partout en France et qui finance des projets d'entreprises ou d'associations à impact social. On le fait avec des équipes qui sont dans tous les territoires, qui accompagnent les projets, qui les reçoivent, qui expertisent les plans de financement. Et puis on a des outils de financement, d'investissement notamment, qui nous permettent, alors avec des actionnaires prestigieux comme Mirova et d'autres, et qui nous permettent d'investir et d'aider ces entreprises à se développer, à renforcer leur haut de bilan, comme on dit, et donc à trouver des moyens de financement. C'est au moment,
ça peut être à différentes étapes de la vie d'une entreprise,
c'est à la création, c'est... Alors on a à peu près 20-25% de ce qu'on finance avec France Active Investissement, qui sont des structures très jeunes, donc en création, ou dans les premiers mois, les trois premières années. Donc ça c'est une phase qui est assez critique. Et puis bien sûr, on finance du développement, des changements d'échelle, comme on dit aussi dans le milieu, donc des structures qui ont un beau projet, qui à un moment donné bascule dans une dimension économique plus large. Et puis malheureusement, mais on le fait aussi, on soutient des structures dans des phases un peu difficiles.
Et dans la période actuelle, on a pas mal de clients qui viennent nous voir pour reconstituer leur fonds propres,
par exemple. Alors justement, je vais vous poser la même question à l'une et à l'autre. Le constat de la situation de l'économie sociale... Alors c'est très vaste, l'économie sociale et solidaire. Dans l'économie sociale et solidaire, il y a des banques ou des assureurs mutualistes, et puis il y a des associations. Enfin ça... Mais si on parle plutôt du modèle associatif, à quel point il est en souffrance aujourd'hui, budgétairement ?
Nous, on le constate, effectivement, du côté de la fondation, on accompagne majoritairement des associations avec une approche aussi particulière, j'y reviendrai peut-être, mais sur du long terme. Et donc ça veut dire aussi que nous, on a un vrai lien de confiance avec les associations. On ne fait pas juste distribuer des chèques actuellement. Donc cette relation de long terme, de confiance avec des moyens financiers structurants, de l'accompagnement, ça fait aussi qu'on voit vraiment quand il y a des difficultés, des problèmes qui arrivent.
Et c'est sûr que là, depuis 18 mois, deux ans, et je pense que Denis fait le même constat sur l'économie sociale et solidaire de manière large, mais on voit un secteur qui est en souffrance, déjà parce qu'il y a une diminution des subventions publiques quand même extrêmement importante.
Etatique et des collectivités locales.
Exactement. Et puis aussi surtout qui arrivent parfois aussi un peu en fin de course, enfin même parfois des subventions qui devaient être renouvelées qui ne le sont pas. Donc c'est ça aussi qui peut causer des difficultés ou même des difficultés de trésorerie parce qu'il peut y avoir aussi un délai extrêmement important. Pour les associations qui sont moins dépendantes des subventions publiques, on voit quand même du côté y compris du mécénat d'entreprise aussi une diminution des budgets.
Et puis malheureusement, il y a un effet boule de neige puisque quand vous avez des associations qui voient leur financement public diminuer, ils vont se reporter sur aussi peut-être du mécénat d'entreprise qu'ils ne demandaient pas auparavant. Donc forcément, ça fait des financements qui n'augmentent pas mais des bénéficiaires et des demandeurs qui eux augmentent. Donc forcément, il y a des difficultés.
Et puis nous, ce qu'on voit quand même et ce n'était pas le cas auparavant, bien sûr qu'il y a toujours eu des difficultés dans le secteur de l'économie sociale et solidaire mais là, on voit vraiment des associations y compris des associations qui étaient quand même assez solides qui existaient depuis plusieurs années qui mettent la clé sous la porte. Donc ça, c'est vrai une situation extrêmement compliquée.
C'est justement la question que j'allais vous poser Denis de Menton. Est-ce que vous voyez là malheureusement des associations fermées ?
Alors oui, il y a des associations qui ferment. Je rejoins complètement ce que dit Anne-Claire mais avec un élément supplémentaire c'est qu'en fait, on est face à un tissu associatif en France qui est composé très majoritairement de petites associations avec parfois un salarié, quatre salariés, huit salariés. en fait, ce sont des TPE comme on dit, ce sont des très petites entreprises.
Donc avant même d'avoir un reflux des politiques publiques, ce sont des structures qui avaient besoin d'investir pour pouvoir se transformer, pour pouvoir faire face à des défis d'investissement dans des systèmes d'information un peu plus modernes, dans des parcs de véhicules quand on est par exemple sur l'aide à domicile en milieu rural, dans de la formation des salariés. Donc il y avait déjà ces besoins-là et dans un contexte économique qui était déjà tendu avec des marges très faibles. Donc c'est déjà un tissu fragilisé qui se prend de plein fouet des réductions de budget de l'État, des collectivités et donc là, on a de la casse.
Oui, parce que si les marges sont très faibles, forcément, tu perds une subvention, ça peut mettre en péril. Voilà, ça retourne complètement
la situation avec des dirigeants associatifs qui sont souvent donc des bénévoles et qui ont du mal à anticiper ces instabilités.
Mais est-ce que ce n'est pas aussi le signe d'un besoin de professionnalisation de certaines de ces associations ?
Alors oui, on dit ça, comment dire, je ne suis pas sûr que les dirigeants associatifs, y compris bénévoles, soient des mauvais gestionnaires. C'est devenu de plus en plus compliqué, surtout dans des périodes instables où il est très difficile d'anticiper des augmentations de coûts sur l'énergie, par exemple, très difficile d'anticiper des diminutions de subventions pour l'année suivante. En fait, on se retrouve avec des dirigeants associatifs qui doivent vraiment devenir des très bons chefs d'entreprise.
Donc, on ne part pas d'une situation où tout le monde est non professionnalisé, ne s'est pas géré, mais on a vraiment besoin maintenant d'avoir une réactivité très forte, une capacité de prise de décision et puis des décisions qui ne sont pas faciles du tout. Et quand on est dirigeant bénévole, licencié deux personnes, c'est très compliqué parce qu'on tient à son projet et on n'est pas venu pour ça.
Est-ce que, alors vous avez donc signé ce partenariat pour les deux, trois prochaines années à venir, Anne-Claire-Roux, est-ce que l'idée c'est de, face à cette situation, d'innover, d'inventer d'une certaine façon de nouveaux modèles de financement ?
Exactement. En fait, le partenariat avec France Active, il s'inscrit dans un partenariat historique entre Mirova, pour le coup, l'entreprise, dont le métier c'est de faire de l'investissement et de l'investissement solidaire et d'accompagner France Active là-dessus.
Et nous, depuis quatre ans déjà, donc là, on a déjà eu un premier partenariat de trois ans qu'on a renouvelé là pour trois ans à nouveau, on a décidé, nous, de soutenir via la partie fondation France Active, l'association, en se disant, effectivement, il y a peut-être de l'innovation aussi à avoir dans les financements puisqu'il y a de l'investissement à apporter via France Active, notamment investissement et garantie, mais France Active, c'est aussi une association, une structure qui a aussi besoin de soutien et donc pour nous, c'était important aussi de pouvoir apporter ce soutien complémentaire et j'allais dire, l'innovation, elle est peut-être dans deux volets, à la fois sur le fait que pouvoir apporter un soutien quand même structurant et sur la durée sur six ans, de manière aussi ce qu'on appelle non fléchée, c'est-à-dire que nous, on accepte ce qu'on fait avec toutes nos associations mais ce qu'on fait aussi avec France Active de pouvoir soutenir l'association pour ce qu'elle est, donc concrètement aussi payer des salaires, payer des coûts de fonctionnement et ça, pour toute association, je pense que c'est un vrai besoin aussi que les mécènes prennent conscience qu'il y a ce besoin-là et puis j'allais dire, la deuxième aussi, peut-être innovation pour nous, c'est qu'on soutient vraiment le secteur associatif mais soutenir une tête de réseau comme France Active, c'est aussi un moyen de faire ruisseler notre soutien sur l'ensemble de l'économie sociale et solidaire là où France Active est présente sur tout le territoire et ça, je pense que ce n'est pas forcément encore quelque chose qui est forcément perçu de manière, on va dire, stratégique pour beaucoup de mécènes, soutenir les têtes de réseau, c'est aussi un moyen de soutenir derrière l'ensemble du tissu associatif.
Alors justement, ce partenariat, Denis Demanton, qu'est-ce que, alors effectivement, il y a la continuation parce que Mirovat, je crois que ça fait presque un quart de siècle que Mirovat et France Active, voilà, vous travaillez ensemble, donc ce partenariat, qu'est-ce qui change, qu'est-ce qui va vous permettre de continuer de faire
si je comprends bien ? Comme l'a très bien dit Anne-Claire, ce qui est extrêmement appréciable, c'est la visibilité. C'est un partenariat sur plusieurs années, voilà, c'est une manière pour des mécènes d'intervenir qui, pour une organisation comme la mienne, change tout parce qu'on n'est pas dans une temporalité courte où il va falloir remplir un objectif tout de suite et puis après, on ne sait pas. Donc nous, ça nous permet de construire des programmes d'action sur lesquels on se met d'accord, des grandes orientations et puis chemin faisant d'ajuster aussi parce que le monde autour de nous change et donc cette forme d'intervention-là, dans la durée, elle est extrêmement précieuse.
On se connaît avec Mirova depuis la création de Mirova et presque la création de France Active parce que Mirova est un des investisseurs chez nous. Donc il y a ce lien déjà professionnel sur l'investissement mais cette nouvelle forme complémentaire d'intervention nous a permis de déployer ce que l'investissement lui-même ne peut pas faire, c'est-à-dire des actions pédagogiques. Vous parliez tout à l'heure de former les dirigeants professionnalisés. On le fait, on l'a fait avec des podcasts, on l'a fait avec des formations, on a des webinaires pour les dirigeants associatifs et ça, ça crée un environnement qui démultiplie notre action. Donc voilà.
Ça c'est l'un des programmes d'action par exemple.
C'est une des actions qu'on a faites et puis cette année, grâce à l'ingénierie que nous a permis de monter Mirova Foundation, on a créé ce qu'on appelle le programme Trajectoire et qui précisément s'adresse à des associations qui sont en limite de rupture et qui ont besoin de souffler un petit peu, d'avoir des avances de trésorerie pour prendre le temps de reconstituer leur modèle. 200 structures qui seront touchées cette année avec une enveloppe qui nous permet de faire des avances de trésorerie jusqu'à 60 000 euros et d'accompagner dans la durée ces dirigeants associatifs pour se retourner.
C'est la logique dont vous parliez tout à l'heure, cette approche de long terme avec France Active. C'est le cas avec toutes les structures que vous accompagnez, toutes les associations que vous avez ?
Oui, c'est vraiment, peut-être j'aurais pu le rappeler effectivement dans l'introduction, déjà on est une jeune fondation puisqu'on vient de fêter nos 5 ans au mois de juin mais c'est vrai que dès le démarrage on a voulu avoir cette approche de dire on va accompagner les associations sur la durée pour leur donner de la visibilité, leur permettre de financer leurs projets donc on apporte un soutien financier structurant mais comme l'a dit Denis aussi, il y a toute cette partie du non-fléché pour nous qui est importante et puis aller au-delà juste du soutien financier par exemple ce qu'on fait avec France Active et qu'on fait avec l'ensemble de nos associations c'est qu'on va aller aider les associations à monter en compétences ou en tout cas à les accompagner sur des sujets importants Donc c'est qu'aussi du mécénat de compétences ?
Et avec une innovation qui n'est pas que du mécénat de compétences parce qu'on admet aussi que nous-mêmes on n'a pas toutes les compétences enfin y compris Cémi Rovin et donc pour vous donner deux exemples concrets sur la partie digitale intelligence artificielle montée en compétences en numérique on a noué par exemple un partenariat avec la fondation Accenture et là c'est pas nous qui apportons du mécénat de compétences mais c'est les équipes d'Accenture qui accompagnent nos associations sur du pro bono Très concrètement et je pense que c'est aussi une innovation de notre partenariat le métier de France Active comme l'a très bien dit Denis c'est d'accompagner aussi les associations au quotidien il y a une vraie expertise chez France Active et nous par exemple pour nos propres associations lauréates on leur fait bénéficier d'un accompagnement sur mesure de France Active sur des sujets très concrets de la trésorerie les outils de gestion la formation des dirigeants associatifs et donc c'est vraiment ça aussi peut-être qui rend un peu notre approche particulière c'est ce long terme ces moyens financiers mais c'est aussi aller au-delà du financier et vraiment nouer une relation de partenaire et pas juste de financeurs financés Merci beaucoup
à tous les deux d'avoir participé à ce débat je vous dis à bientôt sur Be Smart for Change c'est l'heure du grand entretien de ce Smart Impact avec Myriam Maestroni la fondatrice du Think Tank du Cercle de Réflexion et d'Action E5T prêt pour l'impact c'est la question que je pose chaque jour à une personnalité qui compte dans notre économie je reçois aujourd'hui Myriam Maestroni bonjour bonjour bienvenue vous êtes la fondatrice du Cercle de Réflexion et d'Action E5T et cofondatrice de la start-up Disco vous publiez aussi avec Raphaël Omaïoun Bourouman économie et climat le faux dilemme antidote au défaitisme j'adore l'antidote au défaitisme heureusement que vous êtes là pour nous faire passer une bonne journée cette édition de BOC alors je commence par ce Think Tank E5T de quoi s'agit-il ?
E5T déjà ça veut dire énergie au pluriel efficacité énergétique environnement économie et territoire et en fait nos 15 ans c'est un Think Tank dédié à la transition énergétique vu par les solutions donc pendant 15 ans on a rencontré des centaines d'experts organisés des dizaines de conventions de séminaires en France en Italie en Espagne en Tunisie en Chine et donc on a conforté l'idée qu'il y avait des solutions et beaucoup de choses à faire
le monde de l'énergie des énergies fossiles vous le connaissez bien vous avez commencé votre carrière professionnelle je crois avec des postes notamment des postes de direction chez Dinef Agip chez Primagaz à quel moment vous vous êtes dit il faut faire basculer ce monde-là le faire évoluer de l'intérieur d'une certaine façon
j'ai eu un moment très impactant quand j'ai découvert le trou dans la couche d'ozone d'ailleurs c'est pas mal de le rappeler puisqu'aujourd'hui on voit qu'il y a des solutions oui
donc ça ça fait partie des solutions qu'on a trouvées voilà
quand j'ai démarré en 96 dans le GPL en Espagne et ensuite je suis arrivée en France en 2004 et j'ai compris que moi qui on avait raconté que le 20ème siècle serait le siècle du pétrole et le 21ème siècle celui du gaz et bien on m'avait raconté n'importe quoi que le monde était en train de changer que ce ne serait pas du tout comme ça et là j'ai décidé de m'intéresser beaucoup à l'énergie vue par le client par le consommateur à l'époque on l'appelait l'usager ça a beaucoup évolué et donc c'est un sujet qui ne m'a pas quitté depuis notre rapport à l'énergie qui est fondamental
qu'est-ce que vous avez appris de cette expérience dans plusieurs entreprises de l'énergie fossile sur le fonctionnement de nos systèmes énergétiques sur la logique qui nous guide finalement depuis des décennies
déjà que l'énergie c'est quand même au coeur de nos sociétés modernes et au coeur de notre économie donc c'est vraiment une réflexion fondamentale évidemment qu'on a beaucoup pensé l'énergie dans la grande logique héritée de la révolution industrielle comme quelque chose de centralisé et lié à des infrastructures on avait des infrastructures on avait des clients avec la diversification et toutes les sources d'énergie possibles on s'aperçoit qu'il est extrêmement important d'y associer le client consomme-acteur ou l'éco-citoyen consomme-acteur et je pense qu'aujourd'hui on va redécouvrir ça parce que c'est la synthèse de l'énergie dont la demande est en explosion et des datas qui sont locaux et qui sont générés par le client qui devient ce consomme-acteur
qui consomme l'énergie qu'il crée lui-même par exemple avec des panneaux photovoltaïques c'est vrai pour des particuliers c'est vrai pour des entreprises est-ce que nos réseaux sont prêts à ça ? Non Il faut tout reconnecter d'une certaine façon
Je pense qu'avant de parler des réseaux est-ce que nous sommes prêts à affronter une transition qui est d'abord énergétique on parle de transition énergétique on en parle un peu moins aujourd'hui c'est une erreur d'ailleurs parce qu'on s'est beaucoup focalisé sur la décarbonation or la décarbonation est un des trois aspects que l'on avait dans la transition énergétique qui bien sûr parle de compétitivité de concurrence entre les énergies entre les pays on le voit aujourd'hui plus que jamais et d'économie et de croissance on a beaucoup assimilé décarbonation à décroissance et donc à la décarbonation subie et évidemment de souveraineté et donc là où nous avions la révolution industrielle nous a mis le charbon le pétrole le gaz dans cet ordre là on doit réinventer de nouvelles énergies il y en a plein et évidemment avec une électrification de la société et électrification de la société ça veut dire bien sûr produire de l'électricité avec toutes les différentes sources que l'on peut imaginer puisqu'il y a évidemment beaucoup de moyens plus efficients moins efficients plus local plus centralisé moins centralisé d'ailleurs j'ai votre attention sur le fait que nous n'avons toujours pas d'accord sur un mix énergétique européen c'est un des grands sujets qui devrait vraiment retenir l'attention de tous et ensuite comme vous le disiez préparer nos réseaux de transport de distribution avoir une fiscalité évidemment qui porte plus sur l'électricité et qui est mieux comprise des tarifications mieux comprises des citoyens en France rappelons-nous qu'aujourd'hui seulement un quart de la demande est liée à de la puissance électrique le reste sont des énergies fossiles d'autres énergies dont majoritairement plus de 60% toujours les énergies fossiles donc ce phénomène d'électrification est majeur et requiert des investissements dans les infrastructures pas juste de production mais sur toute la chaîne quand vous parliez
de mix énergétique européen c'est vrai que je disais ce matin il y a quand même des échos que ça coince par exemple sur les EPR2 les nouveaux réacteurs nucléaires l'Europe est en train d'hésiter à donner son accord ça veut dire que peut-être qu'ils vont être reportés qu'est-ce qui coince dans cette absence de mix énergétique européen parce qu'il y a eu des accords quand même sur la taxonomie le fait de flécher les investissements ça ne suffit pas
non parce qu'en fait je vous rappelle que dans l'Europe l'énergie est tellement importante qu'elle est restée un sujet de souveraineté nationale et en fait chacun l'a porté à sa guise finalement moi je suis donc les Allemands ont choisi d'avoir un mix plus gaz les Italiens je reviens de Rome bon on fait d'autres choix donc chaque pays s'est cru finalement souverain à juste titre et avait peut-être raison sauf que on découvre un rebattage mondial des cartes géopolitiques et on s'aperçoit que finalement on est coincé entre les pétrodollars trumpiens aujourd'hui les électroyans de Xi de l'autre côté et j'ai envie de vous dire les gazos roubles ailleurs et donc finalement le manque d'Europe de l'énergie se fait sentir plus que toute autre chose moi personnellement j'ai beaucoup porté l'idée de Energy Efficiency Union une union de l'efficacité énergétique parce que j'ai la conviction que nous ne parviendrons pas faire cette Europe sans compter sur les éco-citoyens consom-acteurs producteurs comme vous le disiez et la preuve à n'est que lorsque nous avons eu le choc de la guerre en Ukraine et bien on a demandé à tous les citoyens européens de faire 15% d'économie et on en est arrivé donc finalement faire un mix avec l'efficacité énergétique où on implique les citoyens et où on repense y compris des hubs énergétiques on pourrait tout à fait imaginer un mix énergétique européen mais aujourd'hui c'est difficile parce qu'il y a beaucoup de tensions liées à d'autres sujets mais il va quand même falloir qu'on s'attaque à cette question du mix européen et à notre compétitivité attention mix énergétique je répète ce ne sera pas juste une question de décarbonation ce sera aussi la souveraineté et la croissance et ce serait bien qu'on se mette d'accord sur une ambition de croissance puisqu'en fait on rétropédale on perd des parts de marché entre guillemets dans la compétition mondiale aujourd'hui
alors vous publiez avec Raphaël Omaillon ce livre économie et climat le faux dilemme antilote au défaitisme pourquoi déjà vous parlez d'un faux dilemme ?
parce que le sujet probablement de la transition énergétique qui a beaucoup glissé vers la décarbonation a clivé l'opinion une partie de l'opinion entre les vendeurs on appelle ça les vendeurs de doute qui remettent en question le changement climatique alors qu'on a largement et jour après jour des preuves tangibles pour ceux qui ne lisent pas les rapports du GIEC et donc finalement on a ce climato-scepticisme d'ambiance qui se décline de plusieurs façons et en face on a les marchands de peur décroissantistes déclinologues voire collapsologues et en fait quand on a un sujet qui est trop clivé on ne réfléchit pas sur la transition vers quoi
ça peut être paralysant même pour les citoyens
c'est absolument paralysant et donc en fait on se bat sur finalement des débats idéologiques quand le quotidien et une envie de croissance verte la croissance du discernement une économie du discernement s'imposerait dans notre pays et en Europe aujourd'hui
mais comment convaincre effectivement cette transition c'est une opportunité une opportunité notamment de compétitivité
et bien je pense qu'il faut donner une vision un peu plus globale c'est ce que nous appelons le nouveau paradigme éco-énergétique puisqu'il y a une équation entre les deux avec une vision c'est une vision globale la première la première des dimensions c'est que l'on peut avoir une croissance décorrélée de l'augmentation de l'utilisation des énergies fossiles c'est un fait c'est avéré il y a des exemples en Europe la deuxième dimension c'est prendre en compte les externalités donc le coût des dégâts climatiques et les solutions l'économie circulaire l'économie régénérative la réparation de ce que l'on a abîmé les territoires c'est une dimension de décentralisation qui est difficile à porter dans notre pays historiquement centralisée et la quatrième dimension c'est l'innovation on vit une vague d'innovation comme on a certainement pas vécu depuis la renaissance et donc accélérée par l'IA et au milieu de tout ça on a besoin de beaucoup de leadership et c'est un leadership difficile à exercer aujourd'hui parce que comment choisir entre ce monde qui se reconfigure sous nos yeux des pays émergents des changements complets d'utilisation où on fait des pas en avant des pas en arrière donc je crois qu'on doit redonner cette vision ce souffle cette énergie pour voir de l'espoir où beaucoup voient la partie vous savez quand on est entrepreneur on apprend à avoir le verre à moitié plein et pas à moitié vide et c'est un état d'esprit il faut retrouver cet état d'esprit
en septembre 2025 vous disiez aux médias capitaine carbone nous ne pouvons pas attendre un messie énergétique chacun peut faire le vie à l'intérieur même des organisations je reprends cette expression c'est quoi un messie énergétique
c'est l'idée qu'il y aurait une solution magique qui réglerait tout au détriment de toutes les autres aujourd'hui moi j'aimerais peut-être que ce sera le cas en 2050 mais là tout de suite ça n'existe pas on a des énergies avec des inconvénients avec des avantages des inconvénients et donc on a besoin de vraiment reprendre cette idée de mix énergétique et approfondir moi je viens des Pyrénées donc le lieu le berceau français-européen mondial du solaire où on a eu les premières centrales à concentration aujourd'hui la Chine dans le désert de Gobi a fait des promotions énormes d'un système qu'on a inventé en France il y a 50 ans la différence qu'ils l'ont industrialisé
on était les leaders de la production de panneaux photovoltaïques à la fin des années 90
on a eu toutes les idées on les a industrialisées sauf qu'aujourd'hui les idées qui est le pays qui dépose le plus de brevets au monde et qui détient le plus de brevets c'est la Chine donc il y a quelque chose qui est assez frustrant parce qu'on se dit mais qu'est-ce qu'on a fait pour mériter ça et donc une fois passé l'énervement il faut se retrousser les manches et voilà
je reviens sur cette expression de messier énergétique c'est une pierre dans le jardin des technosolutionnistes ceux qui pensent que la technologie l'innovation va permettre de tout résoudre
non non non je reviens sur mon paradigme éco-énergétique je pense qu'il faut vraiment raisonner globalement il y a des solutions qui passeront à l'échelle des solutions qui resteront locales d'où cette idée de territoire avec des ressources locales avec on a besoin de faire feu de tout bois si je peux m'exprimer ainsi et réellement penser qu'un mix énergétique c'est l'utilisation avec l'efficacité énergétique qu'on doit doubler c'est la production d'électricité qui va doubler partout dans le monde ou pratiquement d'ici à 2050 puisqu'on sait que l'IA j'espère qu'on arrivera à la moduler un petit peu mais est en train de faire exploser la demande d'électricité le remplacement la substitution des véhicules électriques les pompes à chaleur donc on va avoir vraiment beaucoup un grand besoin d'énergie donc on peut se dire ah mais non mais ça c'est pas bien mais en attendant le reste du monde avance et nous on doit avancer avec tous nos pions
vous parlez de plus en plus de régénération plutôt que de transition qu'est-ce que ça change
fondamentalement ?
j'ai fait travailler une jeune artiste qui elle dit ça autrement à 25 ans elle dit il faut réparer ce que l'on a on a fait ce que l'on a abîmé et donc quelque part avec les connaissances que nous avons aujourd'hui on fait toujours ce qu'on peut de mieux avec ce que l'on sait donc je crois qu'aujourd'hui on a compris le problème et on va pouvoir apporter des solutions qui vont aider à régénérer et il y a beaucoup d'exemples puisqu'on sait que la neutralité carbone ou le fait d'abaisser le carbone tout en restant compétitif en produisant mieux avec moins et bien ça demande de l'imagination et ça demande des disruptions dans nos systèmes de production qui vont évidemment être un peu challenging mais on a on a déjà les pièces pour avancer
on va continuer de parler des territoires parce que c'est la question que celui qui était à votre place la semaine dernière Jean-Emmanuel Rodokanaki le fondateur des petits chaperons rouges a choisi de vous poser on l'écoute
Bonjour Myriam j'ai vu avec attention votre livre économie et climat et sur ce faux dilemme permanent mais d'ailleurs qu'on a souvent en France quel que soit le secteur d'activité à vouloir opposer les gens au lieu d'aller chercher la complémentarité et ma question est la suivante finalement cette approbation des changements climatiques et la manière dont ils peuvent être vertueux pour l'économie est-ce qu'il ne faut pas arrêter que ça arrive du sommet sous forme de grande directive et est-ce qu'il ne faut pas maintenant est-ce qu'il n'est pas temps de faire confiance à la fois à la jeunesse et surtout au territoire au local au terrain pour leur permettre de trouver eux-mêmes des initiatives concrètes de tous les jours pour faire en sorte qu'on rapproche économie et climat
Alors des exemples ça plaide voilà ça rejoint vos arguments mais je veux bien qu'on prenne des exemples d'efficacité territoriale vous voyez ce que je veux dire
Écoutez nous depuis 15 ans on fait nos universités à La Rochelle aujourd'hui installer une infrastructure de production éolienne c'est entre 11 à 15 ans si on y arrive à La Rochelle j'ai vu un exemple Val-Aussens d'une installation qui s'est faite à moins de 6 ans parce qu'on a regroupé les citoyens locaux qui ont pu devenir des producteurs en tout cas des actionnaires de cette infrastructure et ça c'est un exemple on a des exemples sur la consommation collective l'autoconsommation collective où des villages vont comprendre qu'une partie au moins de leur énergie va provenir de ce qui est produit localement donc c'est des articulations entre un plan directeur global déréglementation mais force est de constater que on ne peut pas imaginer que cette transition ne se construise qu'à Bruxelles ou à Paris localement on a besoin de gens qui prennent le sujet en main et dans chaque territoire on va avoir en fonction des spécificités qui sont connues localement des enjeux des priorités mises en place par des élus bien sûr mais l'ensemble des parties prenantes des entreprises locales qui connaissent leur milieu des citoyens des étudiants des chercheurs enfin voilà des jeunes je suis tout à fait d'accord avec le fait qu'on doit passer une rentrée
à l'inverse Mia Maestroni est-ce qu'il n'y a pas des projets que vous avez vu abandonner parce qu'il y avait cette espèce de millefeuille administrative trop de réglementation ou de réglementation contradictoire c'est à dire à la rigueur qu'il y ait des réglementations c'est très bien elles nous protègent elles sont là pour nous protéger mais parfois elles sont totalement contradictoires donc pour des créateurs de projets c'est décourageant
bien sûr je pense que on a besoin de retrouver cet équilibre ce discernement dont on parle l'excès de réglementation n'est pas souhaitable et on voit qu'il est assez paralysant avec des interprétations qui sont vraiment très difficiles localement et aujourd'hui dans les territoires une des principales complètes que l'on tend systématiquement c'est vraiment ce fameux permitting ces périodes pendant lesquelles on va attendre longtemps et finalement bien sûr au bout du compte quand on fait quand on arrive à faire au bout de 15 ans une infrastructure est-ce qu'elle est toujours adaptée ou pas parce que le monde avance très très vite donc le temps est un enjeu et l'efficacité
mais les critiques sur cette thématique des injonctions contradictoires elles se reportent souvent sur le droit de l'environnement parce que c'est le dernier né d'une certaine façon et donc c'est celui qui est pointé du doigt parfois à raison souvent à tort
c'est pour ça que je disais quelque part ce serait fondamental de partager un enjeu de mix en France on a beaucoup on a un débat qui se cristallise beaucoup et vous en parliez tout à l'heure autour du mix le nucléaire pas le nucléaire est-ce que les autres pays sont d'accord ou pas on a besoin de tout après dans quelle proportion et dans quel pays on doit porter l'effort on a besoin de clarifier ça parce que si déjà on était un peu plus clair là-dessus les choses avanceraient plus vite c'est pas facile peut-être à faire mais on s'aperçoit que dans l'environnement actuel ça devient une priorité qui devrait être en première ligne de tous les sommets qui pourraient porter ce sujet
alors on va parler des entreprises aussi que vous avez créées je commence par économie d'énergie on est en 2011 c'était quelle idée ça ?
c'est une idée qui remonte à 2004 lorsque j'étais dans ma période fossile où je me suis aperçue qu'il fallait vraiment prendre en compte les clients qui ne sont pas juste bons à payer des factures on a besoin de leur donner le pouvoir pas juste de les contraindre de les convaincre et beaucoup de français sont convaincus puisqu'aujourd'hui la facture d'électricité ou le budget énergie plutôt représente pratiquement 10% donc c'est pas autant que l'alimentation mais presque 13% pour l'alimentation donc on a une situation de précarité énergétique avec un effondrement en tout cas un abaissement du PIB par habitant en France et donc il faut leur redonner le pouvoir de contrôler de comprendre et de piloter leur consommation et donc économie d'énergie est née de l'idée qu'une partie de ce pouvoir consistait à comprendre que toutes les maisons ne se valent pas que si on vit dans un logement G c'est pas juste qu'on puisse ne pas louer ou vendre c'est qu'on consomme 9, 6 à 9 fois plus d'énergie que si on est dans une maison 9 qui crée une injustice sociale énorme et des coûts récurrents qui font qu'on a vu sur les dernières années la valeur des logements en EFG baisser de 5 à 30% selon les régions et selon les types de logements par rapport à quelque chose de similaire qui au contraire serait en A ou en B qui sont les nouvelles normes de construction donc c'est un enjeu sociétal énorme et donc j'ai eu cette réflexion peut-être sans doute avant tous les autres puisque c'était pas facile à cette époque-là de dire on va faire faire des économies d'énergie alors que je venais de prendre la direction de PrimaGaz en France
et donc c'est peut-être la suite logique en 2024 avec Charlotte Aubin vous avez lancé Disco D2E SCO c'est la suite logique d'économies d'énergie
c'est une disruption plus qu'une suite logique ça capitalise sur tout le savoir que Charlotte avait en matière de finances durables de solaire et ma propre expérience donc c'est une rencontre et Disco c'est digitalisé et démocratiser l'efficacité énergétique dont Digital Energy Efficiency Service Company en anglais et donc on avait ce côté allons vers les clients et donnons-leur un compteur comme quand on conduit sa voiture on met une limitation de vitesse si on n'a pas un compteur ça sert à rien donc c'est cette idée de leur donner des outils clairs faciles d'accès pour pouvoir mieux comprendre leur facture d'énergie pour pouvoir la maîtriser avec leurs gestes pour pouvoir rénover étape par étape qui est un sujet qui a été complètement occulté du débat et puis bien sûr s'équiper comprendre leur consommation avec les données et s'équiper de véhicules électriques de panneaux de production d'électricité photovoltaïque de bornes électriques dont les associer à ce besoin c'est un marché énorme on parle de 500 à 800 milliards d'euros juste en France et on peut déployer ça au niveau européen
l'outil c'est le pass vert
c'est ça ?
c'est le disco pass avec disco pass discovery donc il y a une gamme de services que l'on a déployé le pass vert ou le disco pass va pour le client permettre de stocker toutes les informations d'avoir une vision à 360 degrés j'ai fait des travaux j'ai changé ma pompe à chaleur ça sert à rien que je regarde les pompes à chaleur même si elles sont aidées ce qui m'importe c'est comment je vais articuler ces travaux avec la montée en gamme de mon logement et aujourd'hui vous noterez que nous avons d'un côté la promotion des travaux de rénovation énergétique de l'autre les injonctions sur les mauvaises catégories les passoires et les bouilloires énergétiques aujourd'hui mais l'articulation étape par étape pour passer de l'un à l'autre on ne l'a pas donc c'est très frustrant pour les gens qui ont fait un geste qui ont changé la pompe à chaleur qui pourraient deux ou trois ans plus tard changer leur fenêtre deux ou trois ans plus tard peut-être isoler leur toit et je crois que ça correspond au vrai marché de la rénovation et à la possibilité financière de chaque Français
est en train de changer au contraire en fléchant plus vers les rénovations globales
c'est pour ça que nous arrivons avec le discopas c'est des idées qui sont disruptives parce qu'aujourd'hui quand on regarde le système qui a été pionnier et précurseur en France à partir de 2006 des certificats d'économie d'énergie l'ancien de MaPrimeRénov' etc on s'aperçoit qu'on a très mal fait évoluer le système qui a besoin de s'appuyer sur les nouveaux outils entre temps on a déployé pratiquement 100% de Linky de Compteur Intelligent ou Gaspard sur le PAC français on a nommé au Danemark un commissaire à l'énergie et au logement pour articuler ces deux notions le Danemark qui aujourd'hui est devenu un modèle en matière de transition énergétique donc nous on arrive avec cet outil pour permettre à chacun de maîtriser de piloter ses consommations et l'ensemble des leviers qu'il permette de comprendre et d'améliorer
mais est-ce qu'on a pas on a privilégié la décarbonation quand on parle par exemple là avec la canicule et le focus sur les bouloirs thermiques on s'est rendu compte qu'il y avait des logements qui étaient classés A et qui étaient quand même des bouloirs thermiques grosso modo on les a tellement bien isolés qu'elles deviennent des bouloirs thermiques comment on peut concilier finalement confort d'hiver confort d'été
confort en général pendant toute l'année je pense qu'on a trop négligé le confort d'été on a eu beaucoup de sorties médiatiques en disant oui mais à quoi bon mais aujourd'hui on a quand même des victimes de ce changement climatique donc dans la plupart des pays européens on voit que les consommations sur les climatisations équivalent à celles d'hiver pour le chauffage donc malheureusement que ça nous plaise ou non aujourd'hui un logement doit permettre le confort en matière d'eau chaude sanitaire et de températures à peu près tenables l'hiver et l'été même si on ne doit pas faire du 15 en plein été comme aux Etats-Unis ou du 24 pendant l'hiver donc on a cette éducation chez nous mais on doit s'équiper il y a des équipements qui permettent de faire ça et je pense qu'on doit former massivement les installateurs qui sont restés un peu dans des vieilles lunes y compris sur les packs où là on me disait ah bon une pack c'est réversible et bien oui une pack c'est réversible je ne dis pas qu'on peut installer ça partout n'importe comment mais on a le matériel il faut juste repenser ce rapport à la maison et au logement qui est fondamental sans en faire un sujet idéologique c'est un peu cette idée de ne pas se vers redonner le contrôle et à chacun la possibilité de comprendre
merci beaucoup Myriam Maestroni votre livre économie et climat le faux dilemme antidote au défaitisme et donc publié aux éditions de Boc à très bientôt sur Be Smart for Change c'est l'heure de notre rubrique start-up Smart Ideas c'est notre rubrique consacrée aux start-up éco-responsables j'accueille Laure Gagner bonjour bienvenue vous êtes la fondatrice de quel site alors c'est le logiciel édité par l'entreprise qui s'appelle Un Kilomètre à Pied d'ailleurs vous étiez venue il y a quelques années nous parler d'un kilomètre à pied vous l'avez créé en 2020 avec quelle idée
l'idée de réduire les trajets domicile de travail mais vraiment réduire la distance moi j'étais avant chez Blablacar et donc on se disait que les trajets longs c'était bien de les mutualiser de les faire à plusieurs et là j'ai pris le problème à l'envers je me suis dit et si on réduisait la distance parce qu'il y a des millions d'employés de terrain qui pourraient faire le même job dans la même entreprise mais plus près de chez eux et comment fonctionne
ce logiciel quel site alors c'est quoi ?
concrètement ce logiciel quel site permet justement de savoir sur quel site affecter un candidat déjà on a l'adresse du candidat et ça s'adresse aux entreprises multi-sites et donc déjà là on va pouvoir faire une première affectation une primo-affectation plus logique que ce qui est fait actuellement parce que je dévoile un chiffre 60% de ces employés de terrain multi-sites sont mal placés ils ne sont pas sur le site le plus proche de chez eux ils en ont un, deux, trois ou quatre plus près de chez eux donc déjà primo-affectation et ensuite notre logiciel va montrer aussi comment réaffecter savoir sur quel site réaffecter au fil de l'eau quand il y a un poste qui se libère et bien on va montrer le vivier interne je recrute sur tel site à Aubervilliers je vois tous ceux à qui je peux proposer pour que ça réduise le trajet et on voit aussi sur quel site réaffecter reclasser des salariés quand un site ferme ça arrive en ce moment et donc pour voir redispatcher les salariés
alors qui sont vos clients et puis quel bilan vous faites après 5-6 ans d'existence
quand on s'était vu il y a 3 ans on démarrait là maintenant on travaille aussi pour des services publics on travaille pour la SNCF Transilien on travaille pour La Poste on travaille pour Lidl on travaille pour les crèches Petit Chaperon Rouge vous avez eu le fondateur il y a quelques jours et donc le bilan qu'on fait c'est que cette hypothèse que j'avais que parce que je connaissais quelques personnes qui étaient mal affectées maintenant c'est établi on a une doctorante chez nous qui fait la première thèse au monde sur ce sujet là 60% des employés de terrain pourraient faire le même job dans la même entreprise plus près de chez eux avec un gain de 10 km
alors c'était la question que j'allais vous poser c'est quel gain en kilomètre et en temps
exactement un gain de 10 km par trajet donc 20 km par jour et en fonction de la vitesse du transport ils vont gagner entre 20 et 40 minutes par trajet et donc c'est vraiment significatif et donc grâce à cette thèse et à notre connaissance partagée puisqu'on a sorti un observatoire aussi maintenant avec la connaissance accumulée on commence à attirer les regards et l'intérêt à la fois du monde de la mobilité durable et des RH
est-ce que ça veut dire que la marche à pied reprend de la place ou est-ce que quand même on reste quand même dans des déplacements qui sont des déplacements soit en transport public soit à vélo etc.
j'étais peut-être un peu ambitieuse un peu utopiste en me disant allez on va faire en sorte qu'ils puissent marcher d'où le changement de nous aussi qu'elle cite c'est que en fait ce qu'on observe et dans notre observatoire ce qu'on a partagé c'est que tous on a rapproché maintenant plus de 2000 personnes et bien ils avaient un trajet moyen de 15 kilomètres et quelques 15,3 et ils se retrouvent à 3 kilomètres de leur domicile donc 3 kilomètres c'est encore trop long pour le faire à pied à pied c'est 1 kilomètre à pied en gros mais cela dit l'économie d'énergie liée au fait d'économiser comme ça 12 kilomètres matin et soir c'est déjà énorme et donc on peut s'en satisfaire et alors ça on ne peut pas le promettre on ne l'a pas modélisé mais effectivement quand tout d'un coup on a un petit trajet de 3 kilomètres c'est beaucoup plus envisageable de se dire de passer au vélo si les conditions sont réunies mais en tout cas déjà rien que de faire moins de kilomètres en voiture on atteint déjà les objectifs de l'ADEME
quel effet sur le moral la santé peut-être même aussi la productivité des salariés
exactement tout est lié il y a plusieurs études et là c'est pas moi qui le dit entre la durée du trajet domicile travail et l'absentéisme évidemment plus le trajet est long plus il y a d'absentéisme pourquoi ?
parce qu'il y a plus de fatigue et il y a aussi d'autres études qui font la corrélation entre la durée du trajet et le turnover donc plus un salarié habite proche un petit trajet plus il va s'inscrire dans la durée dans l'entreprise et ça j'avoue que c'est ça l'intérêt des employeurs qui travaillent avec nous c'est à la fois se dire on fait une bonne action pour le climat on réduit les trajets mais aussi on améliore notre performance opérationnelle c'est comme ça qu'ils disent sur la réduction des retards de l'absentéisme et du turnover
les freins que vous rencontrez en quelques journées il reste 30 secondes c'est quoi ?
et bien merci de m'inviter c'est la notoriété c'est le fait de maintenant on a établi les faits les employés de terrain ont un site plus proche de chez eux maintenant il faut que ce soit adopté par des milliers d'employeurs multi-sites et l'ADEME s'y intéresse l'ANDRH s'y intéresse le MEDEF nous a invité un webinaire donc ça commence ça y est il fallait le temps de l'innovation de rupture faire savoir à la fois le besoin l'intérêt et notre capacité nous maintenant opérationnelle à vraiment organiser ces rapprochements
merci beaucoup Laure Wagner et bon vent à quel site ? voilà c'est la fin de ce Smart Impact à demain pour de nouvelles aventures salut salut