Marion Canalès : « Le protoxyde d’azote est un vrai fléau avec une consommation massive »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
On va parler de votre texte. Marion Canalise, bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous.
Vous êtes sénatrice socialiste du puit de d'ô. Votre texte pour réserver la vente du protoxyde d'azote au seul professionnel est examiné aujourd'hui au Sénat. On va longuement en parler mais d'abord comme d'habitude, on regarde les une de la presse régionale.
On va les regarder ensemble la une du Dauphiné libéré SNCF. les billets trop chers, c'est la question la une du journal SNCF qui va dévoiler aujourd'hui le montant de ces bénéfices des résultats qui s'annoncent très positif. Le prix des billets de train lui ne cesse d'augmenter ou cet argent est-il investi c'est la question.
La dépêche du midi qui titre elle sur la facture des crues qui s'annonce salé alors que le coût d'indemnisation pourrait atteindre 3 milliards. Les experts anticipent une hausse des primes d'assurance habitation et s'interroge sur la solidité du régime de catastrophe naturelle. Et puis dernière une, c'est West France, le combat des mes face à la montée du narcotrafic.
Que peuvent faire les maires lorsque le trafic de stupéfiant s'installe dans leur ville ? À quelques semaines des élections, la question de la police municipale devient majeure. De quelle lune avez-vous envie de nous parler ? toutes euh toutes parce que la SNCF euh comme je suis sur la ligne Paris Clairmont c'est intéressant mais non euh la facture euh je vais faire le narcotrafic pour euh pour les équipes, la facture euh des crues très important parce qu'il y a des problématiques assurantielles dans les collectivités qui ont été traitées ici par un rapport de mémoire de monsieur Husson.
Et je vais prendre le narcotrafic parce que moi je suis là, on va parler du protoxyde d'azote mais je travaille à la commission des affaires sociales avec mes collègues sur l'acte 2 du de la loi narcotrafic qui avait été appelé de de ses vœux par Étienne Blanc et Jérôme Durin lors de l'acte 1. Et je pense qu'effectivement les maires sont en première ligne face au narcotrafic, face aux enjeux de tranquillité publique et face également à la régulation et du la consommation de de produits psychoactifs comme le protoxyde d'azote. Donc vraiment ouais, un continuum de sécurité, ça a été fait avec l'acte 1.
Et moi, je défends un continuum de prévention. Les la prévention dans toute sa dans toutes ses dans toute sa splendeur. Il y a pas vraiment que la prévention en matière de santé publique.
Il y a de la prévention de l'entrée des mineurs dans le narcotrafic. Et sur les polices municipales, police municipal armée, police municipale, c'est dépend ce qu'on entend par armer. Il y a plein de de façons d'armer la police municipale.
Mais en tout cas, la police municipale fait partie du continuum de sécurité mais aussi et beaucoup du continuum de prévention. C'est une poli une police de proximité qui est en nilotage et qui est un rouage essentiel pour mener ces cet acte 2. On va parler évidemment de votre texte sur le protoxyde d'azote.
D'abord un un petit mot de de politique. On a entendu dans le journal hier la charge de Sébastien Lecnu contre les extrêmes, contre le Rassemblement national mais contre la France insoumise aussi. Il a raison.
Bah le premier ministre fait bien comme il veut à l'égard de de du contexte politique dans lequel on est. Moi, j'ai juste je je veux réagir sur ce qu'a dit Laurent Voquier, le cordon sanitaire sur la LFI. Moi, ça me fait je commenterai pas euh Sébastien Lecnu, mais ça me fait quand même doucement rire.
Moi, je viens de Verne Renalp, le cordon sanitaire autour de l'orquil a été fait pour empêcher le Rassemblement national de prendre sa place de députés. Ça a permis d'amener 10 souvent députés de notre région ce cordon nous qu'on a fait la gauche pour favoriser les collègues LR. Bon, je pense qu'on a pas de leçon à recevoir en matière de cordon sanitaire.
On a fait notre part. L'inverse a été moins vrai hein. Moi, ma collègue Christine Pirbone qui est question à l'Assemblée, il y a pas eu de cordon sanitaire de la droite autour d'elle face quand elle avait la la candidate de mémoire RN.
Il y a il y a le cordon sanitaire de Laurent Voquier, il y a Bruno Retaillot qui appelle le PS à ne pas s'aller avec la France insoumise. Qu'est-ce que vous lui dites ? Mais euh que ils gèrent leur propre leurs propres accords et leur propre famille.
Enfin, je veux dire pourquoi là tout d'un coup et puis après moi je vais vous dire une chose, je suis en ce moment sénatrice certes, mais je suis aussi sur une liste aux élections municipal. Enfin, arrêtons, il y a d'autres parties que le Rassemblement national et la LFI hein en France. Voilà, aujourd'hui nous, on a une liste socialiste par exemple dans d'autres villes.
Est-ce que Est-ce que le PS peut encore aujourd'hui passer des alliances avec la France insoumise ou est-ce que il faut qu'il y ait des désistements dans le second tour face au Rassemblement national ? Est-ce que les alliances vous dites c'est fini ? Mais tout ceci, on le verra au premier tour le 15 mars.
Le 15 mars, moi je ne sais pas parce que on est dans des élections locales également. Les les les habitants vont décider de projet. Donc on verra au lendemain du du 15 mars.
Moi ce que je veux dire c'est qu'il faut qu'on arrête de polariser le débat public politique et les élections municipales finalement autour de RN ou LFI. Déjà il y a d'autres alternatives politiques et on verra où les les citoyens décideront de porter leur voix pour quel projet municipaux. Et c'est un fléo qui prend de l'ampleur.
Les décès, les accidents liés au protoxyd d'azote se multiplient. En France, ce gazilan est en vente légale, utilisé en médecine, en cuisine, mais il peut avoir des effets dévastateurs s'il est anal inalé directement, pardon, vous saz encadrer son usage. Marion Canalise, votre texte est examiné aujourd'hui au Sénat.
D'abord Johann, on va voir avec vous est-ce qu'on a une idée précise des chiffres. Et bien, les chiffres les plus récents sont ceux d'une étude publiée en octobre 2025 par la fondation Vincy Autoroute avec Ipsos. Elle s'intéresse à la hausse des accidents de la route liés à la consommation de protoxyde d'azote.
Et bien, on y apprend que 10 % des moins de 35 ans consomme du protoxyde d'azote de manière occasionnelle en soirée avec des amis contre 2 % pour les 35 ans et plus. Les jeunes pas toujours conscients des risques du protoxyde d'azote, pour 9 % des moins de 35 ans, consommer ce gaz au vololant n'est pas dangereux. Une perception qui conduit à des comportements insensés. 6 % des 16 24 ans ont déjà pris du protoxyde en conduisant ou avant de prendre le volant et 9 % ont déjà été passager d'une voiture dont le conducteur a pris du protoxide.
Et le danger pourtant bien réel comme le prouvent les chiffres de la mortalité routière. Oui, l'an dernier en France 3513 personnes ont perdu la vie sur la route en France. Ce sont 80 à mort de plus qu'en 2024.
Alors pour expliquer cette hausse, les autorités point du doigt le protoxyde d'azote et son usage détourné à l'origine de très nombreux accidents. Et ça c'est sans compter tous les drames en dehors de la route auquels s'ajoutent les risques pour la santé. Le protoxyde d'azote peut causer des paralysies, des AVC voire la mort.
Mais là non plus n'existe pas de chiffres officiels récents. Mario Canalis, est-ce qu'on est face à un phénomène incontrôlé ? En tout cas, on est face à un vrai phénomène de société.
Donc je suis pas la première à parler du protoxyde d'azote. Beaucoup d'autres parlementaires avant moi l'ont fait. Députés, sénateurs, tout a été dit ou presque.
Mais globalement ça peine encore à avancer depuis la loi de Valérie Lettard qui a été quand même précurseur sur le sujet sur les mineurs aujourd'hui maintenant on sait que c'est un sujet, vous l'avez dit, sur les majeurs aussi hein, il y a pas que les mineurs et la prévention. Donc tout a été dit, mais là va vraiment falloir passer euh la vitesse supérieure. C'est un vrai fléo hein, on est sur une consommation massive, une accessibilité du produit massive.
Bon, il faut une réponse à la hauteur. On va pas tout résoudre avec nos textes et nos enjeux. Mais aujourd'hui, les maires sont en première ligne, prennent des arrêtés et sur lesquels il faut les accompagner à tout prix.
Avant de parler de votre texte, je vous propose de regarder un extrait du reportage de notre journaliste Fabien Recer. protoxyde d'azote, ce gaz qui n'a rien ditant, c'est l'alerte d'un médecin et ce témoignage poignant du jeune fille qui a perdu l'usage de ses jambes en raison de ce gaz. Allez, c'est parti.
C'est parti. Voilà. Et essaie de pas tenir.
OK. Ça va être compliqué. À 19 ans, Stéphanie doit réapprendre à marcher.
Ser habitué à vraiment avoir l'équilibre. Là franchement ça me fait mal au cœur de me voir comme ça quoi. Moi avant c'est pas comme ça donc je vais revenir à la vie d'avant.
Une rééducation longue et éprouvante pour tenter de soigner une paralysie des jambes causées par le protoxyde d'azote. Fixe un point et essaie de sentir ce qui s plantaire. Oui en fait au début j'ai je trouvais ça amusant.
On vendait ça sous forme de gazilaran. Donc voilà, c'était pour rire en soirée pour se marer. Après, ça a pris une tournure différente.
En tout cas, dans ma vie, j'étais accro, j'ai j'assume, j'étais accro au début, j'étais un peu dans le déni quand j'en consommais. J'allais jamais imaginer que j'allais finir comme ça. Sur la fin de ma consommation, vraiment, je faisais des ballons, ils étaient super tristes.
Je m'amenais à pleurer, j'en faisais toute seule. Pour moi, ça arrivait qu'aux autres et j'étais immunisée contre ça mais au final ça touche vraiment ton monde. Donc aujourd'hui, on va faire un bilan de contrôle.
Donc vous savez attend de semaines que vous êtes chez nous. Oui, c'est ça. Oui.
Salz-vous, je suis rééducateur depuis 30 ans. J'ai vu une explosion des cas d'intoxicationoxyde d'azote à partir de 2017. Alors maintenant, on va essayer donc de lever les deux bras maximum possible comme moi.
Exactement. H et attention à vous, je vais me pousser attention, il faut me résister, d'accord ? Avec des jeunes de 17 à 23 ans moyenne paralysé, incapable de gérer leur vie et incapable de poursuivre leurs études, ni faire des stages, ni travailler, ni se projeter dans l'avenir.
On le voit Marion Canalis. Alors, il y a ce témoignage poignant de cette jeune fille. Il y a il y a l'alerte de ce médecin sur le nombre, sur la jeunesse des victimes.
Est-ce qu'il y a suffisamment de prise de conscience de ce que sont les effets du protoxyde d'azote ? Je crois que on a encore beaucoup à faire en matière de prévention, on en parlait tout à l'heure et puis il y a de on le voit là, je sais pas où c'était comme comme région parisienne en région parisienne mais il y a des filières spécialisées dans les dans les CHU qui se multiplient he l'île a été avant-gardiste mais il y a d'ailleurs le congrès autour des més usages du protoxyde d'azote en mars. Non non, ça se massifie et puis je pense que au départ c'est festif, c'est elle le dit hein, c'est drôle mais c'est ça.
Est-ce que le fait que ce soit surnommé gazilan, les mots ils ont un sens, est-ce que le fait que ce soit surnommé gazinaran, ça empêche un peu la la prise de conscience des vrais dangers de secret ça banalise. C'est complètement banalisé, c'est accessible, c'est en vente libre. Pourquoi quelque chose en vente libre serait à ce point à ce point dangereux ?
Et on le voit, il y a des troubles neurologiques énormes et il y a une addiction. Moi, c'est ça que je n'avais pas mesuré tout à fait. par exemple il y a un an ou deux, une addiction très forte hein. 80 % des des personnes tombent dans l'addiction et dans une consommation quotidienne et donc une addiction c'està dire que c'est plus en sortie de boîte de nuit ou comme elle le disait en usage ponctuel, c'est tous les jours beaucoup et ça fait ça produit des troubles neurologiques extrêmes.
Et pour enrayer ce fléo Marion Canalis, vous avez donc déposé une proposition de loi. Johann, que prévoit le texte ? Et bien votre texte Mario Canalis vise à durcir les conditions d'accès au protoxes d'azote.
Aujourd'hui la loi interdit la vente uniquement aux mineurs. Et pour ce qui est des majeurs, la vente est interdite seulement dans les débits de boissons et les bureaux de tabac. Avec votre proposition de loi, la vente serait interdite à tous les particuliers.
Seuls certains professionnels auraient le droit d'en acheter. On pense au professionnels de la santé, de la gastronomie. La vente serait interdite en ligne dans les commerces et les lieux publics.
Et pour les établ les établissements pardon en infraction, le texte prévoit des sanctions allant jusqu'à la fermeture administrative et même des sanctions pénales en cas de récidive. Enfin, il y a un volet et prévention dans votre texte. Il introduirait des mesures de sensibilisation en milieu scolaire en matière de sécurité routière.
Et vous avez une première question du coup Johann sur cette proposition de loi. Oui, votre texte, il est en concurrence avec deux autres textes. Une proposition de loi qui a été adopté à l'Assemblée nationale, une autre, j'en parlerai peut-être, un projet de loi sur la sécurité du quotidien, celle du gouvernement, un texte du gouvernement.
Qu'est-ce qui vous fait dire que Infinet, ce sera votre texte qui sera qui sera retenu ? Ah rien et alors absolument rien effectivement, pardon, je ne suis ni la première, j'aimerais être la dernière. Et donc le texte sécurité du quotidien du ministre de l'intérieur, on l'attend tous avec beaucoup d'impatience parce qu'en fait il y a pas de il y a pas de de crédit hein sur sur le sujet.
Moi je veux juste que ça avance. Donc le fait que le le ministre de l'intérieur nous ait dit lors de l'examen de du texte police municipale, il y aura à plein de sénateurs qui sont aussi très mobilisés hein, je pense à Med la Wedge mais pas que euh sur le proto a dit il y aura bien un chapitre dans le prochain projet de loi. Bah oui, il faut que le gouvernement se saisisse de ce sujet-là.
L'Assemblée nationale a donné son avis, nous avons donné nos avis, tout a été dit mais il reste encore beaucoup à faire. Donc que ce soit mon texte ou pas mon texte, le principal c'est que je pense vraiment qu'on encadre la vente de ce de ce produit qui n'a rien de consommation courante, qui a des usages extrêmement précis. On l'a fait pour d'autres produits.
Moi, je prends l'exemple du GBL, c'est le GHB. En 2011, on a interdit la vente au particulier. C'est pas accessible.
C'est je crois utilisé dans la mécanique et dans l'industrie. Donc on arrive à le faire pour ça. Aujourd'hui, faisonsle pour le protoxyde d'azote et anticipons avec tous les produits de consommation courante qui ont des effets psychoactifs parce que demain ce sera autre chose.
On est bien d'accord. Cette loi, elle va pas résoudre le sujet. On est sur une problématique d'addiction.
Donc effectivement, il y a des enjeux de prévention énormes et moi j'ai choisi l'angle de la prévention routière parce que il y a eu euh plus de 450 incidents et accidents de la route. On ça a fait la une hein des journaux et euh ces accidents et incidents été multipés par 40 en 5 ans. Donc il y a un véritable enjeu sur la sécurité routière parce que ça a été dit hein ça on consomme dans les voitures jeunes et moins jeunes hein.
Il y a plus que les jeunes. C'est pour ça que la loi l'étard était précurseur mais il fallait aller un peu plus loin. Je pense que les majeurs sont tout aussi concernés.
Mais votre texte comme celui adopté à l'Assemblée nationale, il vise à durcir les conditions de vente là où le gouvernement veut au contraire plutôt sanctionner les consommateur. Est-ce que votre texte il manque pas d'ambition ? Non parce que je pense que euh il y a eu plusieurs volets hein au Sénat notamment.
On je pense qu'on aura tout dit entre le texte de la commission des de développement durable sur le traitement des bonbonnes parce que là on parle des bonbonnes, il y a des tanks et cetera sur les collectivités locales, c'est un fléo entre le texte d'Amed la Wetch qui était surtout aussi sur les mésusages et les consommateurs, bah il manquait aussi un peu ce ce cadre sur la vente. Bon ben, on aura fait le triptique au Sénat. Donc chacun est dans son entre guillemets couloir.
Et après, moi ce que je sanctionne aussi c'est l'incitation à la consommation. L'incitation à la consommation, elle est sanctionnée que pour les mineurs. C'est le texte Valérie Lettard.
Aujourd'hui, il faut arrêter, faut arrêter de faire ce marchandising agressif. Le protoxyde d'azote à la noix de coco, ça n'a aucun intérêt industriel. Donc on voit bien que c'est pour apater un client.
Donc on est vraiment sur euh voilà une avidité commerciale sur les addictions qu'on connaît déjà sur plein d'autres plein d'autres produits. Mais euh moi mon texte aujourd'hui porte vraiment sur la vente parce que les autres sujets ont me semble-t bien traités par mes collègues. Mais concrètement comment vous faites pour pour contrôler c'est on l'a dit hein, c'est pas un produit interdit.
Euh comment vous faites euh pour contrôler euh quand les gens peuvent l'acheter en ligne, quand les gens peuvent le faire acheter euh par un professionnel, puis s'en servir après pour un usage particulier ? Comment concrètement il peut s'appliquer votre ? Mais bien sûr, on peut toujours tordre la loi.
Enfin, on sait toujours qu'il y a des la vente de tabac en France, elle est complètement légale et pour autant, on est face à un fléo de de marché parallèle de tabac. Donc, je prétends pas qu'on va résoudre le problème tout de suite avec nos nos textes ni même avec le projet de loi du gouvernement. s'il arrive et j'en serai vraiment heureuse.
Non, aujourd'hui c'est aussi un sujet c'est aussi un sujet européen comme toujours hein. On a toujours ce volet européen. Le Danemark a arrêté cette vente, les Pays-Bas ont arrêté la vente au particuliers, régulé la vente au professionnel euh et aujourd'hui à l'Union européenne, c'est classé reoprotoxique neurotoxique et la France, la position de la France, c'est de réguler cette vente au sol professionnel.
Donc en fait, on ne ferait que décliner de toute façon la position qu'on défendra à l'Union européenne et à la Commission européenne autour de ce produit. Donc je pense qu'il faut aussi des discussions et puis élargir sur le marché européen et l'Allemagne qui était le dernier pays, c'est là où ça aussi il y a quand même pas mal de de vent, l'Allemagne commence également à encadrer sa vente. Donc je pense que on y arrivera, il faud il faut tariir l'accessibilité facile en fait plus c'est facile, plus c'est courant, plus c'est plus c'est c'est nocif pour le plus grand nombre de personnes.
En revanche, j'interdis pas le protoxyde d'azote. Il y a des usages industriels courants qui qu'il faut continuer à à préserver. Il faut pas empêcher les usages nor normaux de de ce produit.
Il y a aussi un volet prévention dans votre texte. Est-ce qu'il faudrait pas aussi prévoir peut-être des mesures d'accompagnement des consommateurs qui finalement deviennent des victimes ? Oui.
Bah la prévention après c'est toute la chaîne, on n'est pas rentré trop dans le détail. On est dans un un espace transpartisan. Il y a un texte avant moi sur les cancers pédiatriques.
Il y a un texte après moi sur les ordonnances et la sécurité sociale. L'objectif c'est d'aller straight to the point. en tout cas bien efficace pour redire ce qu'on a dit redit tous groupe confondu au ministres de l'intérieur tous les ministres de l'intérieur avançon avançon bien sûr après il y aura toute la chaîne de l'accompagnement de la prévention on l'a vu, il y a des filières spécialisées dans les CHU et c'est la chaîne de l'adictovigilance et de la dictologie qui prendra qui prendra la suite pour accompagner et sortir de cette addiction parce qu'en fait comme beaucoup d'autres produits, il y a pas de il y a pas de compensation donc il faut sortir d'un état addictif et ça on compte compte évidemment sur la filière.
Mais est-ce qu'il faut aussi l'aide du gouvernement des puvoirs publics ? Est-ce qu'il faut des campagnes de prévention ? Il y a les campagnes pour la sécurité routière.
Est-ce qu'il faut vraiment des des campagne du gouvernement sur ce que sont les réels dangers du protoxy d'azote ? De toute façon, moi je je je n'arrête pas de tané. Alors maintenant, ce sera plus santé publique France ou pas, on sait pas. le le ministre de la santé, faut que le ministre le ministère de la santé soit moins silencieux sur la les addictions d'une manière générale.
Je crois vraiment qu'on doit, on parlait du narcotrafic tout à l'heure, mais on doit vraiment rappeler qu'il y a des dangers très très forts pour la santé publique et montrer he des images choc et des témoignages chocs comme on vient de le voir pour que ça sensibilise aussi et accompagner à autre chose, la fête, ce n'est plus que la fête d'ailleurs le protoxyde mais la fête c'est pas forcément des états secondaires. Le Voltex, on le disait, il sera donc examiné aujourd'hui dans l'hémicycle du Sénat. On va aller chez vous du côté de Clermontferrand, on retrouve Stéphane Marcelot.
Bonjour Stéphane. Merci beaucoup d'être avec nous, coordinateur de la rédaction de RCF puis de Dome. Et Stéphane, vous allez vous interroger Marion Canal sur l'agriculture et la filière.
Oui, déjà bonjour et merci de votre invitation. Bonjour à madame Canal. Alors, je vais vous parler oui de la filière Vicole puisque'en Auvergne, vous le savez, on fait beaucoup de fromage hein, les visiteurs du salon de l'agriculture le savent bien, mais on fait aussi du vin avec notamment une cinquantaine de producteurs affiliés à la Fédération des côtes d'Auvergne, 400 hectares, 53 communes.
Alors, on est sur un domaine de taille modeste, mais qui dit domaine de taille modeste dit finalement que tous les débouchés, toutes les portes sont importantes. Alors Marion Canal, vous êtes opposé à l'accord commercial du Mercosour. Rappelons que le Parlement européen a saisi la Cour de justice de l'Union européenne pour vérifier la légalité du traité de libre échange.
Est-ce que c'est pas mettre des bâtons dans les roues à une tuilière ici en Auvergne B qui a besoin pour le coup d'un maximum de porte et de déboucher ? Oh non, je crois pas. Alors euh bonjour, ravi de vous de vous voir.
Je pensais que vous allez me parler des 21 médailles qu'on a eu pour nos fromages quand même parce que je suis un peu chaué. Les médailles, il y a les médailles du B. Oui, c'est ça.
On sort des Jeux Olympiques qui se passeront en plus dans notre région la fois prochaine. Euh donc je pensais qu'on parlerait de nos médaillers et je voulais quand même les féliciter. Non non, je crois que cet accord de libre échange, ça a été assez clair hein au [rires] Sénat.
Bon euh et on verra ce que ce que on verra la suite qui qui est réservée, mais je je ne le crois pas. En tout cas, aujourd'hui, on doit vraiment renforcer le lien entre le citoyen et et le monde agricole he d'une manière générale et le principal challenge y compris même dans notre région. On n'est pas une région viticole mais quand même on a des producteurs.
C'est le véritable enjeu, ça va être le défi climatique. Bon, on l'a vu avec les les crues en Gironde et c'est un le sujet de l'agriculture, il fait face à extrêmement de de nombreux défis auxquels il faut faire face. le défi démographique aussi euh puisqu'on a nos agriculteurs qui sont un paysan sur deux partira à la retraite très vite.
Donc défi climatique, défi démographique et puis ces accords de libre échange qui aujourd'hui viennent euh viennent effectivement inquiéter inquiéter les parlementaires que que nous sommes et puis les citoyens comme les comme les producteurs à différents échelons. Stéphane justement alors qu'est-ce que qu'est-ce que vous faites vous pour conforter cette cette filière ? Alors, vous l'avez dit, confronté à deux multiples défis.
On peut même rajouter la la chute de la consommation en France, baisse de la consommation d'alcool. Alors, l'alcool fait des ravages dans notre pays, personne ne le contestera ici. Euh mais en tout cas, on peut avoir aussi le sentiment que parfois cette profession stigmatisée dès qu'un débat ressurgit.
On l'a vu ces derniers jours au salon de l'agriculture avec ce débat qui a ressurgi. Faut-il interdire la consommation d'alcool au salon de l'agriculture ? Quel est votre sentiment sur ça ?
Comment faites-vous pour conforter la filière ? B justement la filière viticole, moi je moi je suis à la commission des affaires sociales, donc je suis très investi dans la lutte contre les addictions et notamment la les enjeux autour de de l'alcool. Et moi, je trouve que précisément on perd un peu le sens le sens de ce qui était initialement notre tradition française.
Moi, je lutte énormément contre les mélanges d'alcool fort avec des sucres qui conduisent à des addictions à l'alcool euh de la part de public très jeune. En fait, si on passe de la sucette goût bonbon barba papa à du mélange d'alcool fort avec des sucres, c'est pas du tout contre la filière viticol. justement, on voit qu'il y a une de moins en moins de consommation et puis une éducation à cette qualité française à la française qu'on perd puisque les jeunes ne boivent plus de vin et et c'est vrai que c'est aujourd'hui on c'est pas un affrontement entre une filière et la santé publique.
C'est dire comment on rentre dans des addictions à l'alcool, comment on fait des générations d'accro à l'alcool et c'est en quand on mélange l'alcool et et le sucre pour créer l'illusion que ce n'est pas ce n'est pas un produit gastronomique, culinaire et pas un produit dangereux. et et votre région est une grande région agricole, la la région Vernronalpe. Euh l'inquiétude des agriculteurs, on le voit euh lors de ce salon avec les crises qui se multiplient, des crises conjoncturelles, des crises structurelles.
Vous allez examiner dans quelques semaines un projet de loi d'urgence agricole. Qu'est-ce que vous en attendez ? Est-ce que pour vous, il peut être une réponse ?
On a été épargné. Bon, j'avoue que je suis un peu en limite de compétences quand même sur ces sujets euh agricoles. Moi je je comprends qu'il faut vraiment mais vous les entendez les agriculteurs de de région et leur inquiétud il faut vraiment il y a l'urgence écologique la souveraineté alimentaire enfin et on est percuté on est à la croisée de tous les enjeux de société et on le mesure he il y a pas mais il y a quand même cette urgence écologique et environnementale et y compris je crois que mes collègues députés ont déposé un texte sur ce ce cette tentative de dire que c'est pas de monde qui s'opposent au même titre que ce que disait le journaliste RCF il y a pas d'un côté les hygiques antialcool surtout et de l'autre côté ceux qui défendraient une filière viticole, on le sait pour les paysages, pour le l'environnement, pour une filière économique, c'est important mais c'est une question de toujours de mesure.
Merci Stéphane Marcelot, merci beaucoup d'avoir été euh avec nous coordinateur de la rédaction de RCF Pitdô et merci Marion Canales euh d'avoir été notre invité.
Marion Canalès