Macron, carburants, urgence sociale : Matinale de France Inter avec Clémence Guetté
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France interre le 69. Quent àin lafé vous recevez ce matin la députée France insoumise et vice-présidente de l'Assemblée nationale. Bonjour Clémence Gué. Bonjour. Menace hybride attaque russe guerre au Moyen-Orient prix qui explose hier aux 20h de TF1 et de France 2. Le président de la République a décrit une situation inquiétante, préoccupante. Est-ce que vous êtes Clémence Gueté aussi préoccupé qu'Emmanuel Macron aujourd'hui ? Alors je suis très préoccupée par la situation et notamment la situation en France. J'ai trouvé que le président une nouvelle fois était quand même très satisfait de lui-même. C'est-à-dire que il a assumé l'entièreté de son bilan qui conduit en partie à la situation économique qu'on connaît aujourd'hui. Il a rejeté la seule proposition qui
permettrait réellement de contrôler les prix du carburant. J'imagine qu'on va en parler juste après. Il a menti en disant que les raffineurs dont total ne faisaient pas de marge et de super profit en France. On va revenir sur tout ça mais sur les menaces quand même objectives réelles et internationales. Sur les menaces objectives. Commençons par euh la menace russe par exemple dont l'Europe est peut-être le premier objet aujourd'hui. Est-ce que vous êtes inquiet par cette menace russe concrètement là aussi ? Alors je suis inquiète par la situation et notamment par le risque d'escalade de la situation. On a vu que il y a des mots prononcés de part et d'autres qui peuvent être qui peuvent conduire à une augmentation de la menace. On a vu d'ailleurs aussi que le président de la
République était prudent sur ce point. dans les béliqueus de de la situation et nous ça fait 4 ans maintenant les mots qui peuvent augmenter la menace russe aujourd'hui. C'est ça le problème c'est les mots qu'on emploie. Ça fait partie de d'un climat, d'une ambiance qui conduise à une escalade ensuite très concrète qui ont déjà fait 2 millions de victimes dans ce conflit, je le rappelle, entre entre les morts, entre les blessés, entre les personnes disparues. Donc il y a une urgence à faire redescendre la pression et à proposer des solutions concrètes pour ça. Donc par exemple, j'y viens, le président de la République a proposé un double moratoire dans le conflit notamment pour arrêter de frapper les infrastructures énergétiques, les infrastructures civiles, la zone de la
mer noire et et donc il me semble que ça va dans le sens de ce que nous on prône depuis très longtemps qui est une stratégie des petits pas pour concrètement arriver à débloquer la situation puisqu'on le voit le front n'évolue pas quasiment depuis 4 ans. Par contre, ce qui évolue c'est le nombre de victimes de ce conflit. Donc, il y a une urgence à la paix, on le redit. Euh, et on continuera de proposer des solutions dans ce sens. Je voudrais revenir Clément Gué sur une déclaration proféré par Jean-Luc Mélenchon mercredi en conférence de presse. Il explique ce qui nous inquiète, c'est que personne n'a l'air de s'inquiéter de la raison pour laquelle la menace russe paraît plus grande aujourd'hui de la part de la Russie qu'elle ne l'était il y a quelques temps. Il faut peut-être se
demander si ça n'a pas un rapport avec les tirs en profondeur que fait l'Ukraine. Fin de citation. La menace rue sur l'Europe, c'est donc la la faute de l'Ukraine. Alors, je vous trouve un petit peu caricatural parce que la suite de la déclaration que vous ne citez pas évidemment, c'est que Jean-Luc Mélenchon rappelle que la Russie est l'agresseur initial qui nous vaut aujourd'hui cette situation, que ce qu'il dit là n'excuse en rien la Russie et cette agression là que nous avons dénoncé dès le premier dès le premier jour, mais que concrètement c'est un état de la situation. Je veux dire, le président a convoqué les chefs de parti y compris pour expliquer qu'il y avait bien des menaces de part et d'autre et que notamment les frappes sur Moscou ne participaient pas à cette désescalade
dont je viens de vous parler juste avant parce que l'Ukraine se défend et parce que la capitale ukrainienne elle-même est touchée particulièrement depuis l'été. Vous pouvez en penser ce que vous voulez mais celles et ceux pas je reprends simplement la la citation de mél vous vous en reprenez une seule partie comme d'habitude. Ce que celles et ceux qui s'amusent à se faire frémir sur des plateaux de télévision et de radio en disant dès que dès que l'un va plus loin, il faudrait que nous répliquions immédiatement, que nous envoyons des troupes et cetera comme ça a pu être dit par le président de la République, nous disons non, stop, stop. La guerre, la guerre ce sont des morts et des victimes. Et par ailleurs, celles et ceux qui s'amusent à faire ça sur des plateaux de télévision n'iront pas
mourir au front en Ukraine. Des escalades et solution concrètes. J'interroge simplement le le droit de l'Ukraine justement à se défendre lorsque sa propre capitale est attaquée directement chaque jour et que le nombre de morts augmente constamment notamment côté civil ukrainen. C'est une situation que nous n'avons jamais remise en question. Nous avons toujours dit clairement que la Russie était l'agresseur. Par ailleurs, nous nous hébergeons des opposants au régime de Poutine. Euh nous n'avons nous avons toujours euh accepté évidemment la situation et le fait que il fallait aider l'Ukraine à se défendre parce que le pays a été envahi. Ce que nous disons, c'est que maintenant que le front n'évolue pas depuis 4 ans, il faut faire des pas pour que la situation
retombe en pression. et et c'est pas là, ils sont très concrets. Donc par exemple, aller vers une interdiction des missiles de moyenne et de longue portée, c'est une une opération qui pourrait permettre là aussi de faire baisser un peu cette pression sur la guerre au Moyen-Orient. Cette fois-ci, Clémence Gueté, Manuel Macron a annoncé hier qu'il déploirait des moyens militaires, c'est-à-dire, je le cite, des soldats, des radars, des systèmes de défense pour protéger le site de Yambou, une pièce capitale du réseau énergétique saoudien et mondial. Votre position sur cette décision ? Alors, notre position c'est que bon la première des choses, c'est que si on est dans cette situation, pourquoi monsieur Macron, monsieur le président veut envoyer des troupes dans cette zone-là ? Euh c'est
notamment pour avoir un impact sur la situation intérieure et sur les prix des carburants puisque nous sommes totalement dépendants, enfin très grande partie dépendant de ce qui se passe dans la zone et du fait que hormous bloqué l'approvisionnement en majorité bloqué, ça a une répercussion sur les prix. La première chose, la première chose c'est que évidemment nous nous lui disons, il y a des solutions simples quand même que qu'on pourrait mettre en action. au niveau national et notamment le blocage des prix et des marges parce que contrairement à ce qu'a dit le président puisqu'il a menti, oui, les raffineurs font des marges en France et notamment Total fait des super profits qui sont des super profits de profiteurs de guerre et de crise. La deuxième chose,
c'est que nous nous sommes exprimés hier soir pour dire que euh l'envoi de troupes françaises dans une zone de guerre pouvait très rapidement faire de nous des cobelligérants et nous ne sommes pas les seuls à le dire et que donc à minima il fallait une discussion devant le parlement. Mais pardonz-moi par je termine. Non non, je termine mon raisonnement. Le chef le chef de l'État ne peut pas envoyer de troupe dans un conflit qui est aussi brûlant que celui qui a lieu aux proches et au Moyen-Orient en ce moment sans que ça sans que ça ait lieu sans qu'une discussion ait lieu devant le Parlement national. Est-ce qu'il n'est pas indispensable Clément Gué tout de même protéger cet endroit stratégique qui convoie 5 millions de barils par jour et surtout qui permet de contourner le D3
d'ormous donc qui est absolument capital pour notre approvisionnement. Moi je vous je vous ai répondu sur ce point. Évidemment, il y a une tension sur les prix du carburant. Vous avez répondu mais donc il faudrait pas aller protéger ce lieu ? Mais alors le chef de l'État décide de toute façon ce qu'il veut. Depuis depuis quelques années, on s'est habitué à ce que la représentation nationale n'ait aucune information. Ça a été une nouveauté de la semaine dernière. Les chefs de parti ont enfin eu des informations. Les Français hier soir ont eu quelques informations. Mais nous ce que nous disons, c'est que l'article 35 de notre constitution permet que normalement les parlementaires puissent se prononcer quand on envoie des hommes potentiellement dans des missions
risquées et potentiellement dans des missions qui feraient de nous des cobligérants dans ce conflit. Nous nous le refusons. Voilà. Sur le risque de pénurie cette fois-ci Clémence Gueté. Pénigurie sur le pétrole, sur le gaz. Emmanuel Macron s'est voulu rassurant. il aurait pris selon lui euh les décisions qu'il fallait prendre. Vous lui accorder le point ce spons tout va bien. Les Français le disent d'ailleurs, vraiment c'est c'est flagrant. 30 % de consommation en moins de carburant la semaine dernière. Pourquoi ? Pas parce que les gens tout d'un coup n'ont plus besoin de se déplacer. Ils sont toujours aussi dépendants de la voiture. Pourquoi ? parce que l'aménagement du territoire a été fait de telle sorte que les lieux où l'on peut vivre sont éloignés des
centres urbains, éloignés des zones d'emploi. Donc les gens sont dépendant de la voiture. Les gens sont dépendants de la voiture et ils ne peuvent plus se permettre de faire le plein. Donc on est dans une situation où ils renoncent à aller faire des courses à des loisirs, à des loisirs pour les enfants, à rendre visite à leurs proches. Ils renoncent à des soins. On est dans une situation de privation extrêmement grave. Je rappelle qu'au moment où les gilets jaunes ont commencé à se mobiliser en 2018, c'était 140 environ le prix du litre. On n'est plus du tout dans dans la même mesure. Donc là, il y a un moment donné, moi je le trouve complètement déconnecté de ce que sont les enjeux des Français aujourd'hui. Il y a urgence à agir et il y a des solutions pour le faire.
Un mot, Clémence Gué sur cette fois-ci sur la campagne présidentielle en France et sur la primaire socialiste. Est-ce que vous avez regardé le le débat de mercredi ? Oui, parce que sans doute je suis euh trop fan de politique, mais malheureusement euh malheureusement parce que ça m'intéresse quand même et puis parce que ils ont quand même passé la moitié du débat à parler de nous. Donc évidemment, je me sens un petit peu concerné mais euh les Français n'ont pas regardé eux. Euh voilà euh ils ont ils ont un inér000 auditeurs, c'est trois fois plus que c'est 1 % de la population française. Donc de 1 % de la population française. Donc de toute évidence l'intérêt populaire pour cette primaire est euh relative et je j'ai et je je le mais ça c'est votre appréciation 1 % de la
population plus par rapport à une case habituelle c'est obou ou non mais d'accord mais 10 fois moins que les primères précédentes donc si vous voulez tout est relatif. Bon, comment expliquez-vous que la pomme de discord se loge justement dans ces débats autour de la France ? Parce que parce qu'on est parce qu'on est au centre du jeu à gauche en France parce que la gauche s'est recomposé autour d'une gauche radicale qui propose un projet de rupture avec la candidature de Jean-Luc Mélenchon. D'ailleurs, on a des grands rendez-vous. On a le 11 octobre un meeting à Clermontferrand, le 7 novembre une convention au Bourger et si les Français ont 15 € à mettre dans une bonne cause pour changer véritablement la vie du pays qui participe à notre campagne sur mélanchant 2027.fr.
Merci Clément Gué d'être venu ce matin au micro d'Inter. Merci. Merci Quin.
Clémence Guetté