Aleksandar Nikolic : "Stop au laxisme judiciaire !" (LCI)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:48OuverteRéponse directe
Prenons deux cas réels de peines prononcées.
- 3:41RelanceRéponse partielle
Pourquoi les peines planchées n'ont-elles pas marché ?
- 5:38OuverteRéponse directe
Comment gérez-vous les violences dans votre ville ?
- 6:50OuverteRéponse directe
Que proposez-vous pour réduire la surpopulation carcérale ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:54Invité politiqueFait
« S'il y a une incapacité de moins de huit jours, c'est cinq ans et 45 000 euros d'amende. »
- 1:36Invité politiqueFait
« Cinq ans et 75 000 euros d'amende pour un abribus cassé. »
- 3:28InvitéChiffre
« L'individualisation des peines était mise en avant dans plus de 80% des cas par les magistrats. »
- 7:37Invité politiqueChiffre
« Les 25% de délinquants étrangers qui occupent aujourd'hui nos prisons. »
Temps de parole
- Aleksandar Nikolic41 %
- Invité22 %
- Invité 217 %
- Invité 312 %
- Invité 46 %
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C'est justement l'axisme judiciaire et cette impunité qui entraînent aussi la surpopulation carcérale. Mais qui vous parle d'impunité ? Mais écoutez, on vient d'entendre les centaines de personnes qui sont relaxées. Et quand la justice est implacable, donc les quatre premières sanctions, vous avez vu ce que c'est ? C'est du sursis. Il y a 80 000. Laissez le finir. C'est du sursis. Et vous avez un stage de citoyenneté. Donc un stage pour rappeler les valeurs de la République à des gens qui ont fait des violences. On en est là. J'ai écouté M. Darmanin. Je vais juste rappeler que les peines minimales, on les avait proposées dans la niche parlementaire le 31 octobre dernier.
Et sa majorité a voté contre. Donc il arrive maintenant comme ça, en faisant semblant de jouer les durs, en disant qu'il faut trois mois minimum fermes pour ceux qui s'en prennent à force de l'ordre. Mais ça a été dit. Mais quand on s'en prend à des forces de l'ordre, vous l'avez dit, je reprends l'article 222.11, c'est trois ans et 45 000 euros d'amende si les policiers ne sont pas blessés. S'il y a une incapacité de moins de huit jours, c'est cinq ans et 45 000 euros d'amende. On peut parler des sanctions.
Mais oui, je pense sincèrement que quand on pille un magasin et si on appliquait justement la peine maximale, parfois, ce qui est de, comme c'était le cas des vols en réunion, sept ans et 100 000 euros d'amende, on réfléchirait à deux fois avant d'aller voler deux paires de baskets à 100 euros si on risque 100 000 euros d'amende et sept ans de prison. Et on peut peut-être d'ailleurs avoir des images qui attestent avec un drone comme vous avez par exemple là, parce que ça permettrait justement qu'il n'y ait aucun acte impuni.
Quand vous savez que chaque acte va être impuni, oui, il n'y aurait pas eu des milliers de personnes qui viendraient, qui casseraient des voitures, qui casseraient des abribus que les impôts des autres personnes vont devoir payer. Et si on appliquait la loi, oui, c'est cinq ans et 75 000 euros d'amende pour un abribus cassé. Eh bien oui, il va falloir que ces peines, à un moment, elles soient appliquées avec une exemplarité, qu'on se rapproche de la peine maximale. Et je peux vous garantir que oui, il ne le ferait pas.
Alors pardon, moi, je m'interromps. Prenons deux cas qui ne sont pas d'école, qui sont des cas réels, puisqu'il y a eu un certain nombre de comparutions rapides avec des peines qui ont été prononcées. Prenons deux exemples. Alors Aurélien P, possession de mortier d'artifice, tire en direction des forces de l'ordre, la peine, trois mois de sursis, simple, donc pas de prison, et amende de 500 euros. Il était place de la Concorde à 2h du matin. Il dit être venu fêter la victoire du PSG. Et donc il a tiré en direction des forces de l'ordre avec le mortier d'artifice.
Autre exemple, donc ça c'est Aurélien P, autre, Ahmed F, qui a, casier vierge, fait survenue dans le 8e arrondissement en 1er juin, tentative de vol dans une boutique de téléphonie, en pénétrant par effraction dans le magasin, il reconnaît les faits, il dit avoir suivi la foule, réquisition, huit mois de prison ferme, la condamnation réelle, six mois avec sursis, plus 500 euros d'amende, plus renvoi aux civils pour le vol dans la boutique. Il est là le laxisme que M. Meyer-Rossignol dénie. Il est là, il est dans cette absence de condamnation. Je cherche l'efficacité. Extraordinaire.
Et bien l'efficacité, elle consiste à, à mon avis, avoir un tour de vis répressif que la France n'a jamais connu. Et tous les pays qui l'ont fait avant vous. Et comme vous le disiez très justement, les prisons sont pleines. Donc effectivement, de toute façon, même si on condamnait à un an de prison, je vais terminer, même si on condamnait ces voyous à un an de prison ferme, il ne ferait pas de prison. Parce que c'est la loi qui le prévoit. En fait, il faut tout changer. C'est 40 ans de loi, passées, hélas d'ailleurs, par la gauche et par la droite, qu'il faut changer. Et quand vous disiez, les peines planchées, ça ne marche pas. Et pour cause, elles n'ont jamais été appliquées.
Je vous renvoie aux statistiques. L'individualisation des peines était mise en avant dans plus de 80% des cas par les magistrats. Pourquoi ? Parce que les magistrats, ils n'aimaient pas Nicolas Sarkozy. Et donc ils disaient, tu veux nous imposer ta loi ? Eh bien, on continuera à faire ce qu'on veut. Et ce qui est extraordinaire, je vous rappelle juste, parce que c'est formidable, les propos d'Emmanuel Macron dimanche soir, avec un ton solennel, nous poursuivrons, nous punirons, nous serons incapables. Et je pense que c'est ce genre de tartarinade que les Français ne supportent plus.
C'est-à-dire que d'un côté, il y a la gauche qui dit, ça ne marche pas, il ne faut pas punir les gens, parce que les études prouvent que ça ne sert à rien. Et de l'autre côté, un président de la République qui dit, on va être implacable, et derrière, il ne se passe rien. On ne peut pas avoir un débat posé, apaisé sur ce sujet-là. Vous êtes tout de suite dans la caricature. Moi aussi, je peux aller dans la caricature, si vous voulez. Je peux dire que Marine Le Pen, si on ne veut pas individualiser les peines, elle devrait déjà être en prison. Elle ne devrait pas avoir un brassard électronique. Bon, je vous signale que c'est quand même 4 ans. Mais vous mélangez.
Non, non, attendez, c'est la déléguence financière. Il y a 12 personnes, oui, excusez-moi, ce sont 12 personnes qui ont été condamnées, 4 ans de prison, dont 2 ans de sursis. Allons-y, c'est 4 ans de prison. Il y en a combien là qui seraient condamnés de 4 ans ? Personne. Bon, maintenant, on va essayer de revenir à un débat un peu apaisé. Alors, la réponse est là-dessus. Attendez, attendez, je vais leur s'éloigner. Excusez-moi, je peux juste m'exprimer une fois. Vous êtes tous en train, je crois, vraiment, de nier la réalité de ce sujet en caricaturant les positions des uns et des autres. Gaëlle Erniot, qui est un policier de la brigade canine, il est aujourd'hui dans le commun artificiel.
Il est dans le commun artificiel. Est-ce que ça, vous trouvez que c'est normal, en fait ? Est-ce que vous... Non, mais pardon. Est-ce que vous êtes en train de dire que vous entendrez tous mes langues ?
Monsieur, vous avez l'air de dire... Et vous avez l'air de dire... Vous savez qu'en fait, je suis... Alors, on est après l'autre.
La différence entre nous quatre, c'est que moi, je suis ici le seul à être maire et à devoir gérer ce type de situation de violence tous les jours. Et en 2023, et les autres années aussi, j'en ai eu des violences dans ma ville, comme dans d'autres villes. Donc, excusez-moi, mais on n'a aucune leçon à recevoir sur la gestion des violences. J'essaie juste de dire, c'est que vous avez l'intérêt... Faisons circuler la parole. J'essaie de ne pas faire de prise de position politicienne, stupide. J'essaie juste de dire que ce sujet est profond parce qu'il y a une chose que vous n'avez pas dite. Stupide, c'est nous, j'imagine ? Oui, oui, c'est nous. Non, ce prise de position, ce débat-là...
Pas vous.
Allez-y, allez-y.
J'essaie d'être constructif. Vous êtes formidable. J'essaie juste de dire, si vous me permettez juste de placer un mot dans ce débat, ce sont des Français. Il n'y a que vous qui parlez. Ce sont des jeunes... Non, pas vraiment. Ce sont des jeunes Français. C'est important de le dire. Parce que l'amalgame qui est fait souvent... Personne n'a dit le contraire. Oui, bien sûr. Mais vous savez très bien qu'il y a des caricatures qui, parce qu'il y aurait des origines à X générations, sous-entendent que ce sont des Français de papier, pas de bons Français, pas de vrais Français. Donc, d'abord, un... Vous pouvez revenir à la parole. Un débat, on ne sait pas faire du salaire.
Ne monopolisez pas la parole. Je termine d'une phrase. Nicolas Maillé, raisonneur. On ne peut pas monopoliser la parole. Je ne laissais répondre. On vous a entendu. C'est un problème qui est lié à notre jeunesse en France. Je n'essaie pas de caricaturer. Non, ce n'est pas bien ce que vous faites, parce qu'en fait, c'est vous que vous entendez, que les gens sont racistes, et qu'il n'y a que les gars issus d'immigration... Il y a encore eu un crime raciste. Non, mais si vous plaît, c'est à rien de parler en même temps. Ce n'est pas bien ce que vous faites. Il faut que vous laissiez les réponses. Ce n'est pas une Retailleau qui a tué cette personne.
Non, mais Nicolas Maillé, il faut que vous admettiez qu'on vous réponde. À un moment donné, il faut que vous admettiez qu'on vous réponde. Vous avez personnalisé, moi j'ai été pompier.
Et là, il y a eu 32 policiers blessés, 7 pompiers blessés. Et quand vous relativisez les sanctions, alors que presque tous ceux qui ont été arrêtés ont été relaxés, et je le disais tout à l'heure, et pour les cas les plus graves, avec des tirs par mortier, avec quelqu'un qui tenait à mortier, qui a visé des forces de l'ordre, il y a trois mois de sursis, et vous êtes là, ce n'est pas très grave, c'est normal. Et vous dites que ça ne marche pas si on met des sanctions plus dures. Mais évidemment que si on se dit qu'on va faire 5 ans de prison si on fait ça, oui, je vous le garantis, que les personnes qui le font réfléchiront à deux fois avant de le faire. Vous les mettez où ? Comment ?
Vous les mettez où ?
Donc vous dites toujours... Non, non, non, non. Les armes de prison, on ne les arrête pas.
Je vais répéter ce que j'ai dit tout à l'heure. Soyons très pragmatiques. Donc on les relâche. Si vous libérez, si vous expulsez déjà les 25% de délinquants étrangers qui occupent aujourd'hui nos prisons, vous libérez 25% de place. Si vous construisez déjà au moins les 15 000 places de prison qui avaient été promises par Emmanuel Macron, ça permet de mettre des gens en prison, oui. Et si, justement, vous avez cette exemplarité de la peine qui fait que vous réfléchissez à deux fois avant de commettre ces actes, eh bien oui, il y aurait beaucoup moins de délinquants dans notre pays et donc vous allez libérer des places de prison. Et ça marche très bien.
Et juste par idéologie, par idéologie, vous refusez en essayant presque de dire, de les défendre en disant je ne sais pas quoi, vous vous mettez à la place des délinquants, mais moi je me mets à la place de tous ceux qui doivent subir cette injustice. Mais bien sûr que si, tout à l'heure vous dites, ils sont accusés, je ne sais pas quoi, vous parlez de français de papier, je ne sais pas quoi. Mais si, c'est vous qui dites ça alors que vous faites un débat parallèle alors que personne n'a évoqué ce sujet parce que vous voulez essayer de les défendre. C'est quand même incroyable. C'est pas de les défendre, c'est essayer de résoudre le problème.
Et en faisant ça, moi qui suffisent d'étrangers justement, je pourrais être accusé de la même manière vous dites français de papier. Eh bien je le prends mal parce que oui, il y a des millions de français pauvres issus de l'immigration qui respectent les lois et qui ne commettent pas ce type d'actes. Mais justement, il faut une sanction exemplaire pour faire la différence. Et il faut des sanctions très claires. Mais vous êtes toujours dans cette défense justement de ces délinquants.
Aleksandar Nikolic