Virginie Dupont, rectrice de l'académie de Clermont est invitée d'ICI Pays d'Auvergne en cette rentrée scolaire 2026
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Chapitres
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Questions et réponses
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On va parler des nouveautés de cette rentrée, des moyens également.
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On est à quelques minutes de la rentrée pour 206 713 élèves chez nous dans l'Académie. C'est précis, c'est 3400 élèves de moins à peu près que l'année dernière, c'est une baisse constante chaque année.
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Ça veut dire des réorganisations, notamment on imagine dans les écoles aux primaires ?
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Comment ça se passe ?
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Est-ce qu'il y a bien un prof devant chaque classe ce matin ?
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Dans le dossier de presse, vous parlez d'une école ambitieuse, on parle depuis des années de la baisse du niveau français, mathématiques, mais pas que, c'est quoi vos objectifs pour cette année ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Bonjour. »
- 0:26PrésentateurChiffre
« On est à quelques minutes de la rentrée pour 206 713 élèves chez nous dans l'Académie. C'est précis, c'est 3400 élèves de moins à peu près que l'année dernière, c'est une baisse constante chaque année. »
- 0:36Invité politiqueFait
« Eh bien oui, du fait de cette diminution démographique, on a dû fermer des classes à certains endroits. »
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« Pas vraiment d'écoles cette année, mais des classes. »
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« Oui, il y a un prof devant chaque classe, après on va dire, vous savez on a en fait ce qui s'appelle quelques moyens provisoires, c'est-à-dire que mettons dans un champ disciplinaire, je vais dire en physique, dans tel collège, il manque 5 heures, ou en maths à un autre endroit. »
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« Quelques petits trous dans la raquette, mais de quelques heures, pas de service complet. »
- 3:08Invité politiqueFait
« Alors écoutez, j'espère que ça sera mieux que ça, mais on sait que c'est quand même du chemin long. »
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« Donc une ambition forte sur la maîtrise du langage, la maîtrise du raisonnement mathématique et scientifique, mais je dirais quand même en 1. Les acquis, les savoirs fondamentaux, et quand même en 1, le français. »
- 3:32Invité politiqueFait
« Donc en primaire, ça va être lire, compter, savoir résoudre des problèmes. »
- 3:41Invité politiqueFait
« Au collège, on s'aperçoit que le niveau baisse, donc là aussi, sur ces fondamentaux, il va falloir qu'on travaille fortement. »
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« On doit faire réécrire les élèves. Texte à trous, on ne veut plus en voir. »
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« Et le ministre a été très clair là-dessus, je ne veux plus voir un seul texte à trous. »
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« C'est un peu le retour de l'école à l'ancienne, il y a 15, 20, 20, 30 ans. »
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« Exactement, comme quoi ça ne marchait pas si mal ? Apprendre par cœur, enfin voilà. »
- 4:31Invité politiqueFait
« Alors donc, voilà, tout ça, tout un peu ce que vous dites, c'est-à-dire que de toute façon, c'est une loi, donc elle s'applique. »
Temps de parole
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Toute l'Auvergne se réveille, avec ici Pays d'Auvergne. Il est 7h46, ce mardi 1er septembre, c'est donc la rentrée, et on en parle avec votre invitée Delphine Marion-Boulot. Oui, puisque nous sommes ce matin avec la rectrice de l'Académie de Clermont-Ferrand, on va parler des nouveautés de cette rentrée, des moyens également. Virginie Dupont, bonjour. Bonjour. On est à quelques minutes de la rentrée pour 206 713 élèves chez nous dans l'Académie. C'est précis, c'est 3400 élèves de moins à peu près que l'année dernière, c'est une baisse constante chaque année. Ça veut dire des réorganisations, notamment on imagine dans les écoles aux primaires ?
Eh bien oui, du fait de cette diminution démographique, on a dû fermer des classes à certains endroits. Pas vraiment d'écoles cette année, mais des classes. Et puis on doit réfléchir là en pluriannuel, notamment pour savoir comment en fait on va s'organiser dans les années à venir, parce qu'il va falloir anticiper, anticiper avec les élus d'ailleurs. Et c'est pour ça que le Cantal par exemple est aujourd'hui un département qui expérimente cette voie pluriannuelle dans un travail de concertation avec les élus.
Comment ça se passe ?
Eh bien, on se réunit dans ce qui s'appelle le cadre d'un observatoire des dynamiques rurales et territoriales, sur un volet départemental, et puis après ça se décline aussi par circonscription ou par EPCI, de façon à rencontrer les élus et qu'on leur fasse un état des lieux, un diagnostic. Et ensuite on réfléchit ensemble à ce que l'on doit conduire, mais en travaillant ensemble il faut vraiment que ce soit un consensus pour faire en fait des propositions par exemple de regroupement d'écoles ou alors d'avoir quelques classes à un endroit, puis d'autres classes à un endroit, ça s'appelle en fait des RPI.
Il faut qu'on réfléchisse aussi éventuellement pour le collège par exemple, par redynamiser les internats parce qu'on a beaucoup de petites structures et beaucoup de milieux ruraux et qu'on ne pourra peut-être pas garder, même si on sait aussi qu'on a certains endroits où on ne pourra rien faire, parce que compte tenu en fait de leur situation, des transports, eh bien on sera obligé de garder des structures. Mais voilà, tout ça c'est une réflexion qui s'engage, on doit faire des propositions pluriannuelles concernant le Cantal pour le mois de décembre et on va prévoir sur le long terme, on va prévoir des choses déjà à 5 ans et on va réfléchir jusqu'à peu près 10 ans.
Question rituelle, annuelle j'ai envie de vous dire, est-ce qu'il y a bien un prof devant chaque classe ce matin ?
Oui, il y a un prof devant chaque classe, après on va dire, vous savez on a en fait ce qui s'appelle quelques moyens provisoires, c'est-à-dire que mettons dans un champ disciplinaire, je vais dire en physique, dans tel collège, il manque 5 heures, ou en maths à un autre endroit. Quelques petits trous dans la raquette. Il y a quelques petits trous dans la raquette, mais de quelques heures, pas de service complet. Donc voilà, ça c'est des choses qui peuvent aussi s'organiser avec les enseignants dans les établissements.
Dans le dossier de presse, vous parlez d'une école ambitieuse, on parle depuis des années de la baisse du niveau français, mathématiques, mais pas que, c'est quoi vos objectifs pour cette année ? Que le niveau ne baisse pas trop, ou qu'il laissait même d'augmenter ?
Alors écoutez, j'espère que ça sera mieux que ça, mais on sait que c'est quand même du chemin long. Donc une ambition forte sur la maîtrise du langage, la maîtrise du raisonnement mathématique et scientifique, mais je dirais quand même en 1. Les acquis, les savoirs fondamentaux, et quand même en 1, le français, parce que le langage, parce que si on ne comprend pas la consigne écrite en français, on ne va pas pouvoir résoudre le problème mathématique. Mais néanmoins, c'est des choses importantes, donc en primaire, ça va être lire, compter, savoir résoudre des problèmes.
Au collège, on s'aperçoit que le niveau baisse, donc là aussi, sur ces fondamentaux, il va falloir qu'on travaille fortement, et il faut qu'on travaille surtout avec des méthodes explicites. On doit faire réécrire les élèves. Texte à trous, on ne veut plus en voir. Et le ministre a été très clair là-dessus, je ne veux plus voir un seul texte à trous.
C'est un peu le retour de l'école à l'ancienne, il y a 15, 20, 20, 30 ans.
Exactement, comme quoi ça ne marchait pas si mal ? Apprendre par cœur, enfin voilà. Apprendre des récitations, comme on disait de l'entente. Exactement, apprendre des récitations.
La grande nouveauté de cette année, c'est aussi, surtout, l'interdiction du portable au lycée. C'était déjà le cas au collège. Comment ça va s'organiser pour les lycéens, qui sont peut-être encore plus accros que les collégiens au smartphone, y compris pendant les cours ?
Alors écoutez, justement, c'est la question pendant les cours qui est quand même importante. On fait quoi ? On le met dans le cartable ? On mise sur des élèves qui soient plutôt conciliants ?
Est-ce qu'on les met dans des boîtes ? Est-ce qu'on les force à les mettre dans le casier ?
Alors donc, voilà, tout ça, tout un peu ce que vous dites, c'est-à-dire que de toute façon, c'est une loi, donc elle s'applique. Là, maintenant, comment ça va marcher ? Il est attendu que dans les établissements, ils réunissent un conseil d'administration, c'est souvent aux alentours du mois d'octobre, qui est le premier conseil d'administration. Ils vont devoir, s'ils n'ont pas déjà engagé des choses, parce que certains avaient déjà engagé des choses.
Ça veut dire que ça ne va pas s'appliquer aujourd'hui, jour J de la rentrée ?
Si, ça va s'appliquer, mais on va dire que comme ce n'est pas dans le règlement intérieur, il va y avoir quand même de la tolérance, d'adaptation, d'explication. Donc, le premier conseil d'administration, après la consultation aussi du conseil de la vie lycéenne, et ça va rentrer dans le règlement intérieur. Les choses essentielles, pas dans les salles de cours, pas dans les couloirs, pas dans les bâtiments.
Pas dans les toilettes non plus. Pas dans les toilettes.
Donc, le bâtiment, les toilettes, son priori, sont à l'intérieur. Mais des tolérances qui peuvent se faire dans les espaces extérieurs, ça dépendra de chaque établissement. Et puis, vous savez, moi qui me promène assez régulièrement dans les établissements, je trouve que de peut-être ne plus voir les élèves assis, les jambes tendues, au milieu des couloirs, qui ne se parlent pas, le nez dans leur portable, peut-être qu'ils vont échanger, ça sera pas mal.
Un peu de sociabilité. Merci beaucoup Virginie Dupont, rectrice de l'Académie de Clermont-Ferrand. Bonne rentrée à vous, aux enseignants aussi, et aux personnels qui feront leur rentrée ce matin. Il est 7h52.