Retraites : pour qui les 1200 euros ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Cette colère qui vient des villes moyennes, ça vous inquiète ?
- 2:00FerméeRéponse partielle
Il y a un essoufflement du mouvement, vous pensez ?
- 4:00RelanceÉludée
Vous soutenez ce gouvernement ou alors on a un scoop sur ce plateau ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Qu'en pensez-vous de la retraite minimum à 85% du SMIC à 1200 euros ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Que répondez-vous à ces inquiétudes des salariés des industries électriques et gazières ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00politiqueChiffre
« 72% des Français rejettent cette réforme »
- 3:00politiqueFait
« La première ministre a dit c'est non négociable »
- 7:00politiqueChiffre
« 40 000 personnes de plus chaque année passeront le cap des 85% du SMIC grâce à cette seule réforme »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
presque évenou cette journée d'aujourd'hui elle s'annonce comme la mobilisation des villes moyennes est-ce que ça vous inquiète cette colère qui vient des villes moyennes aucune manifestation ne doit être inquiétée en revanche elle doit être entendue l'enjeu aujourd'hui des manifestations c'est que c'est bien évidemment le lieu ben légitime de revendications et ses revendications nous devons être en capacité de les entendre mais plus que de les entendre dans débattre au sein de l'émission et c'est ce que nous demandeons notamment en tant que parlementaire puisqu'effectivement le temps parlementaire et aujourd'hui là alors il se termine demain soir à minuit mais nous ne désespérons pas et nous espérons qu'enfin et bien ces revendications soient débattue au sein de l'Assemblée nationale et on va venir évidemment sur le débat à l'Assemblée très rapidement sur la mobilisation mobilisation des villes moyennes aujourd'hui mais mobilisations qui s'annoncent moindres que les précédentes il y a un essoufflement du mouvement je pense pas qu'il y ait des soufflements du tout d'ailleurs je voudrais vraiment remercier très chaleureusement les macronistes et prises qui a été venaux en particulier parce que plus vous saturez les plateaux plus vous développez votre argumentaire plus les Français cette réforme et d'ailleurs un sondage publié ce matin par l'Ifop montre que 72% des Français rejettent cette réforme donc il n'y a pas d'essoufflement du tout il y a un mouvement social qui est aujourd'hui très soutenu massivement soutenu par la population et la caractéristique effectivement de ce mouvement social c'est qu'il s'encre dans les territoires il est évidemment puissant dans les grandes métropoles mais il est aussi très puissant dans les petites villes et dans les villes moyennes et donc ce que je vois surtout c'est qu'on a un mouvement qui s'encre dans la durée il y a la journée d'aujourd'hui il y aura le 7 mars avec la France à l'arrêt le 7 mars si le gouvernement n’entend pas cette mobilisation mais en tout cas ce qui est sûr c'est que ce mouvement il est puissant et il est parti pour durer tant que le gouvernement fera la sourde oreille moi j'entends ce sujet cette phrase qu'on entend à longueur de journée dans dans l'hémicycle mais moi ce que je suis en train de dire c'est une question de entendre pas entendre c'est en réalité que faites-vous moi ce que je me ce dont je me rends compte c'est que on a face à nous la nuit Pesse qui représente aujourd'hui et je le dis très clairement une arnaque politique au sens propre du terme c'est-à-dire qu'ils nous font croire en long en large en travers qu'on pourra avec le défi démocratique qu'on a non seulement poursuivre sur ce système de répartition sans le réformer mais en plus baisser l'âge de retraite à 60 ans qui nous explique qu'il veut en permanence travailler pour le pouvoir d'achat des Français mais dès qu'on a le dos tourné dans l'hémicycle et bien ils essaient d'augmenter les impôts pour tous d'ailleurs vous vous essayez pas vous le faites à Paris et ensuite on a aussi ce sujet où il représente la voix des travailleurs et en fait que font-ils quand les syndicats leur demandent de pousser un index au Seigneur ils disent attendez cher ami on va voter contre parce que ça nous fait bien marrer donc aujourd'hui je préfère le dire nous ne sommes pas là simplement pour nous pour nous parler entre nous mais pour parler des besoins des Français mais surtout les respecter c'est vous passez votre temps à répéter ça et à répéter vos éléments de langage je le redis depuis un mois et les Français vous détestent les Français haïssent cette réforme les Français ne supportent plus votre arrogance et votre mépris et contrairement à ce que vous dites ça n'est pas une affaire de nup contre le gouvernement ça n'est pas sale sujet c'est la France contre le gouvernement c'est la France du travail ce sont ces millions de travailleurs qui se mobilisent et parfois ceux qui ne sortent pas dans la rue mais qui rejettent cette réforme qui aujourd'hui ne veulent pas de ce que vous êtes en train de mettre en place et vous dites il faut écouter les Français qui manifestent c'est quand même extraordinaire manifestement vous avez un problème d'audition parce que ce que disent les Français c'est qu'ils ne veulent pas de la retraite à 64 ans c'est ça qui aujourd'hui motive les gens à sortir dans la rue et dans le même temps on a une première ministre et un gouvernement qui dit il n'est pas question de toucher à cette affaire des 64 ans donc vous vous moquez du monde vous ne pouvez pas dire d'un côté il faut écouter les Français qui rejettent cette réforme il faut écouter les Français qui se mobilisent et dire dans le même temps il n'est pas question de débattre de la question des 64 ans parce que c'est le cœur de la mobilisation bien sûr que si puisque la première ministre a dit c'est non négociable alors peut-être que vous n'écoutez pas non plus peut-être que vous n'écoutez pas la première ministre mais en l'occurrence c'est ce qu'elle a dit ça n'est pas négociable et donc la oui mais vous soutenez ce gouvernement ou alors on a un scoop sur ce plateau et vous ne soutenez ni le gouvernement ni la réforme des retraites mais à ce que j'ai pris j'ai compris madame Thévenot vous passez votre temps à être la porte-parole du gouvernement et je crois que vous êtes même la porte-parole de renaissance donc en l'occurrence oui assumez la politique du gouvernement vous ne voulez pas débattre de cette question des 64 ans mais enfin si c'est le cas vous tant mieux la France souffre le martyre à cause de vous et la France du travail est en train de vous dire qu'elle ne veut pas qu'on sentir à des efforts supplémentaires parce que dans le même temps effectivement et je l'assume il y a des gens qui se gavent et auxquels vous ne demandez pas le moindre effort déjà je pense que je me permets un parce que avec ce qu'on vient en ce moment dans l'hémicycle je préfère vous dire taxer de mépris je pense que c'est l'argument qu'on a plus d'arguments et nous dire que les Français nous détestent en réalité quand quand et ensuite dire monsieur je vais finir monsieur j'ai fini je vous ai vous ai parlé tranquillement et ensuite me dire qu'il nous déteste je pense que ça n'apporte rien au départ non on déteste pas les gens on combat des idées ensuite je veux le dire aussi simplement parler effectivement débattre du sujet de l'âge mais écoutez oui il y a une réforme qui a été présentée qui a été présentée au moment même des élections présidentielles se faire de ma part d'ailleurs vous étiez porte-parole des élections présidentielles nous avons affiché cette réforme maintenant nous voulons pouvoir nous en tant que parlementaire élu en débattre au sein de l'hémicycle et je vous l'ai dit très clairement pendant 10 jours dans l'hémicycle mais aussi pendant trois jours et trois nuits en commission la nupesse est uniquement la nupesse nous a dit nous ne voulons pas débattre allons-y ayez ce courage politique d'assumer ce débat opposer vos arguments plutôt que de nous dire que nous sommes méprisants détestables ou je ne sais quoi encore qui n'apporte rien aux Français et bien allons-y des bâtons moi ce que je vois et je le dis de façon très claire hier soir entre 22h et minuit on a vu dans l'hémicycle effectivement un certain nombre d'amendements tombés de la nupesse j'espère et je le dis très clairement que c'est de bonne augures pour la tenue des débats d'aujourd'hui et de demain et que nous allons sûrement pouvoir aller sur l'article 7 sur les 64 ans il y aura les Français se fichent totalement de la procédure parlementaire on peut débattre pendant des heures du débat lui-même mais tout ça n'a aucun sens aucun intérêt ça n'est pas ça qui intéresse les Français la question que se pose l'article sauf que la question que se pose les Français elle est elle est extrêmement simple extrêmement claire est-ce qu'on va devoir travailler deux années supplémentaires est-ce qu'on va demander à des assistantes maternelles à des Carreleurs à des ouvriers à des employés de travailler deux années supplémentaires C'est ça la vraie question c'est ça le cœur du sujet et donc on peut débattre en permanence de l'attitude de telle ou tel et d'ailleurs vous avez aussi votre part de responsabilité dans la décrépitude du débat démocratique oui je le dis ça veut dire par exemple que quand Bruno Fuchs kiffe appartient à votre majorité qui est député du MoDem donc de votre majorité se permet de comparer ceux qui s'opposent à la réforme des retraites aux assassins de Samuel Paty c'est une ignominie c'est une ignominie acceptée il faudrait aussi regarder ce qui se passe dans un certain nombre de la macronie ce qui m'intéresse et ceux qui m'intéresse c'est le cœur du débat c'est le cœur du sujet est-ce qu'on oblige les Français à travailler davantage où est-ce qu'on cherche d'autres pistes de financement pour nous retraite et donc c'est une vraie question de société vous savez quand on a mis en place la retraite par répartition à l'issue de la Seconde Guerre mondiale avec Ambroise Croizat qui était ouvrier et qui a mis en place ça lorsqu'il était ministre on n'a pas commencé par se demander combien ça coûte on a commencé par se dire c'est nécessaire pour redresser le pays et ensuite on a trouvé les financements nécessaires pour y arriver d'abord le projet de société d'abord la vision comporte et ensuite on trouve les sources de financement aujourd'hui nous sommes dans la même situation et donc on doit se placer à cette hauteur là de débat et c'est ce que je souhaite faire évidemment à la France avec de retirer encore plus d'amendements pour arriver plus vite les parlementaires communistes ce sont toujours comportés comme ça je vous parlais de 1945 mais c'est le cas aussi aujourd'hui et André Chasset une autre président de groupe à l'Assemblée et profondément fidèle à cette tradition là et donc pour ce qui nous concerne nous nous sommes par définition responsable de ce que nous faisons nous-mêmes nous continuerons à avoir cette attitude là qui est une attitude à la fois très combative et très responsable parce qu'on peut dire des choses très fortes et très radicales en étant calme serein mais déterminé presque vous avez intérêt arrive à l'article 7 vous ne craignez pas d'être mis en minorité tout le monde y a intérêt tout le monde y a intérêt et j'entends tout à fait ce que vous dites effectivement mais expliquer ça à vos collègues vos partenaires de la lsfi notamment puisque moi je le dis aussi très clairement il faut dire les choses ELV aussi a commencé à retirer ses amendements ils ont pas attendu hier ils ont commencé à le faire en début de semaine donc encore une fois il s'agit pas simplement de pointer du doigt pour pointer du doigt mais pour dire entrons dans le débat maintenant le débat de fond c'est ce que j'entends c'est trouvons d'autres moyens de financement pour notre système de retraite et donc là je le redis encore une fois donc assumons que dans ce débat on peut considérer qu'on sort du système par répartition parce que trouver pas trop moyen de financement c'est aussi dire la réalité aux Français dire nous sortons du système où ce sont les salariés actuels les actifs actuels qui cotisent pour les pensions actuelles nous allons en trouver d'autres et donc nous sortons de ce système pareil partition et vous savez très bien ce que ça pose derrière c'est potentiellement la fragilité du système ça il faut être aussi capable de le dire puisque vous citez de grands hommes il faut aller au bout de leurs propos le débat il est justement opposé vous vous nous dites si on ne fait pas travailler les Français plus longtemps on remet en cause le système de retraite par répartition mais pas du tout comment est financé notre système il est financé grâce au cotisations sociales et ces dernières années les gouvernements successifs pas seulement le vôtre d'ailleurs mais les gouvernements précédents ont passé leur temps d’abord à ne plus parler de cotisations sociales mais à parler de charges sociales et à les réduire et donc à fragiliser le financement de nos retraites c'est d'ailleurs une grande hypocrisie on vide les caisses et ensuite on s'étonne qu'elle ne soit pas pleine et donc ce que nous disons nous c'est qu'il faut remettre de l'argent dans les caisses de retraite comment par exemple en augmentant les salaires aujourd'hui vous avez une inflation qui est importante vous avez une baisse de pouvoir d'achat pour ceux qui travaillent et donc ce que nous suggérons nous Fabien Roussel a d'ailleurs déposé une proposition de loi en ce sens c'est d'indexer les salaires sur l'inflation si vous augmentez les salaires de 7%, vous faites rentrer 12 milliards d'euros dans les caisses de retraite mais non mais ne soufflez pas vous savez mince non seulement on a du mal en ce moment en inflation mais augmenter les salaires est-ce que je peux juste terminer est-ce que je peux juste terminer mon raisonnement oui il faut augmenter les salaires et oui bien sûr il faut aider les petites entreprises et quand je vois que chaque année l'état vertes 160 milliards d'euros d'être public sans conditions aux entreprises y compris de très grosses entreprises qui font de l'optimisation fiscale jeudi concentrons nos aides sur les petites entreprises ça leur permettra d'augmenter les salaires et ça permettra de faire rentrer de l'argent dans nos caisses de retraite au moins le débat est posé on dit les choses et ça nous permet d'avancer sur un débat après très rapidement vous le savez très bien qu'on peut pas décider comme ça de façon arbitraire pour le privé de dire chers amis augmenter les salaires 99 plus de 99% de notre tissu français ce sont des TPE PME des entreprises où il y a même pas un salarié en général donc ce que je vous dis c'est qu'en période d'inflation dans laquelle nous sommes en ce moment on va leur dire les amis allez-y non seulement c'est compliqué mais en plus on vous oblige à augmenter l'ensemble de vos salariés sans aucune sans aucun regard sur votre situation économique ce n'est pas entendable aujourd'hui ensuite vous nous dites oui mais on a baissé l'imposition sur les entreprises et c'est un drame absolu mais non c'est pas un drame absolu parce que en parallèle ça permet de créer plus d'un virgule 6 millions d'emplois et je vous le dis et je vous le dis tout de suite changez pas de sujet c'est le cœur du sujet je vous parle de grosses entreprises attendez j'ai fini mon propos ça vous dérange mais je vais le finir sur l'impôt sur les sociétés parlons franchement l'impôt sur cft oui le taux d'imposition a baissé passer à 25 % et vous trouvez jamais nous n'avons reçu autant de recettes de la part de cette impôts x 2 en 1 an ça vous parle donc en réalité ça sert à rien de savoir la solution de la facilité c'est imposer imposer imposé sauf qu'avec cette solution le sujet c'est pas augmenter les salaires mais sans trouver on va parler d'un thème dont il est beaucoup question ces dernières heures dans l'hémics il y a beaucoup d'interrogations de parlementaires c'est sur la question de la retraite minimum à 85% du SMIC à 1200 euros Audrey d'abord on va essayer de voir un peu plus clair avec vous j'espère que tout le monde est bien accroché parce que ce n'est pas simple les calculs sont très compliqués les situations différentes ça il faut le concéder au ministre mais peut-être que les calculs ils avaient pas vraiment été fait vous allez voir pourquoi 25 janvier dernier le ministre est auditionné au Sénat question de la sénatrice écologiste Mélanie Vogel question donc combien de retraités toucheront vraiment la pension ion à 1200 euros je vous propose d'écouter la réponse du ministre sur les 1200 euros je ne sais pas le dire précisément je sais que le système que nous proposons permet de revaloriser la pension et la petite pension d'une certaine manière de 200 000 nouveaux assurés par an c'est-à-dire un départ sur 4 le ministre ne sait pas il le concept mais il donne un autre chiffre les pensions revalorisées des nouveaux retraités oui mais voilà les parlementaires veulent savoir on lui repose donc la question à l'Assemblée c'était il y a deux jours réponse en deux temps attendez un peu et puis on va finalement je vous donne des chiffres je languis moi aussi de pouvoir vous apporter ses réponses et je les apporterai à l'article 10 je suis allé retraite pays imam ce sont plusieurs dizaines de milliers de personnes qui chaque année bénéficieront cette garantie à 1200 euros à qu'il en bénéficiait pas aujourd'hui bon finalement la réponse est arrivée hier matin après on l'imagine quelques calculs en urgence de la part de ses services écoutés on a une prévision elle m'est arrivée hier soir 40 000 personnes de plus chaque année passeront le cap des 85% du SMIC grâce à cette seule réforme donc chaque année 40 000 nouvelles personnes en environ partiront à la retraite avec à peu près 1200 euros sur cette question de la part du gouvernement non je me permets simplement de rappeler dans quel contexte effectivement beaucoup de collègues de la nu pour ont interrogé le ministre sur cette question en long en largeant travers se servant d'amendement qui n'avait rien à voir avec le sujet nous étions en train de parler de l'index senior l'index senior qui est justement demandé par beaucoup de syndicats et notamment qui représentent les travailleurs donc c'est vrai que le SMIC et nous-même l'ensemble des autres parlementaires disions mais parlons du sujet de fond et traitons sujet après sujet donc c'est pas qu'il a essayé de pas répondre c'est juste que c'était pas le sujet du débat et je pense que c'est aussi important de respecter l'ordre du jour d'un débat ensuite sur le sujet des pensions revalorisées bien évidemment que c'est important parce que c'est une grande mesure nous allons avoir sur l'ensemble des revalorisations 1,8 millions de français actuellement retraités impactés dont effectivement on va avoir 250 000 qui supplémentaires qui auront cette revalorisation qui va dépasser ou atteindre les 85% du SMIC pour une pour une retraite complète et ensuite ça sera 40 000 euros à peu près par an ce qui est important de souligner aussi c'est que deux tiers de ces personnes de ces bénéficiaires de ces relevalorisations seront des femmes donc oui nous devons pouvoir donner ces chiffres oui nous les donnons mais il n'y a aucune volonté de ne pas les donner il y a juste une volonté de respecter les articles que nous sommes en temps débattre c'est aussi simple que ça excusez-moi mais votre petit montage il est tragique il est tragique il est tragique à la fois pour le ministre et il est tragique pour les Français parce que affolant d'avoir des gens qui nous expliquent qu'ils ont préparé cette réforme dès la campagne présidentielle et qui plusieurs mois après la campagne présidentielle ne sont même pas capables de donner un certain nombre de chiffres sur une promesse qui pourtant a été claironnée sur tous les toits et puis quand même début on nous a dit ça concernera tout le monde au début on nous a dit ça concernera un million 800 000 personnes et aujourd'hui on nous dit ça concernera 40 000 personnes vous savez il y a eu ce film quand j'étais petit qui s'appelait chéri j'ai rétréci les gosses et là maintenant c'est chérie j'ai rétréci la promesse c'est à dire que en réalité ça exactement ça ne concerne que que 5% des futurs retraités partez du principe que les gens qui ne sont pas d'accord avec vous sont aussi intelligents vous vous gagnerez du temps je pense au contraire que vous les Français ont je fais partie des gens non mais là partez du principe que c'est le cas ce sera plus simple et vous verrez ça nous permettra de débattre tout le monde dégage la réalité c'est que les Français ont très bien compris l'arnaque pas seulement sur ça surtout les sujets surtout les sujets pareils ils ont aussi compris que ce serait ils ont aussi compris que ce serait madame thévenois à qui voulez-vous faire croire que vous n'avez pas mentiellement vous avez été pris tout cela en flagrant délit de mensonges vous avez été pris en flagrants maintenant que vous avez été cohérente sur le sujet vous savez le seul qui a dit la vérité c'est Franck Riester ministre des Relations avec le Parlement qui a admis que cette promesse des 1200 euros de la pension minimale était en réalité quelque chose qui n'existait pas et quelque chose qu'on a vendu aux Français qui va être jeunes français et qui ne correspond pas la réalité ce qui est lunaire c'est votre manière de gouverner en vous moquant des Français et on vous cueillant leur tête en permanence en termes de moquerie je vais vous le dire tranquillement certes vous n'êtes pas parlementaire mais vous êtes quand même élu élus dans une majorité qui s'appelle celle de la faute mais en termes de mensonges je n'ai aucune leçon à recevoir dessus alors je vous le dis tranquillement maintenant je le redis les revalorisations de pension vont concerner oui vous avez le bon chiffre mais pas dans le bon ordre 1,8 millions de Français à l'aventure à 1200 euros ça concernera combien de personnes bien sûr 250 comme vous en avez donné des différents combien de personnes qui seront revalorisés la retraite à 1200 euros c'est combien de personnes vous avez vu ce qui se passe c'est très symptomatique c'est que c'est la même démarche la même technique c'est-à-dire que même dans l'hémicycle quand on essaie de parler quand on essaie on ne peut pas alors soit de temps en temps on s’agace et on explique qu'il faut qu'on puisse parler aussi c'est la même chose sur les plateaux donc je le redis des oblige en fait je le redis de façon très claire 1,8 millions de Français à la retraite actuellement auront une revalorisation des pensions de l'ordre de 55 euros par mois c'est pas rien monsieur c'est 6% d'augmentation il y aura exactement 250 000 personnes supplémentaires qui verront leur retraite dépasser ou atteindre les fameux 85% du SMIC et ensuite pour les nouveaux entrants dans notre système de retraite ça sera 40 000 par an supplémentaires oui ça vous paraît ça vous paraît insolent mais je vous le dis très honnêtement ce qu'on est en train de faire vous avez jamais fait vous ne l'avez jamais fait donc au lieu de tourner en rond aujourd'hui peut-être regarder un peu ce qui permet aujourd'hui d'améliorer le sort de nos pensions les plus après car on va pas vous mettre d'accord là dessus on a compris on va parler d'un article qui a été voté il y en a pas eu beaucoup mais il y en a eu sur la fin progressive des régimes spéciaux parmi les concernés les salariés des industries électriques et gazières Jérôme Rabier est allé à Lyon les rencontrer en regard bienvenue ici nous sommes à l'union locale CGT de Vénissieux Saint-Fons Feyzin où les syndicats dans toutes les catégories professionnelles s'organisent pour lutter ensemble ici les militants CGT sont évidemment opposés à la réforme des retraites mais ce qui inquiète davantage mot de milliers c'est la fin du régime spécial dans les industries électriques et gazières car avec la réforme les agents de ces entreprises héritières d'edfgdf vont voir le statut disparaître pour les futurs embauchés puisque aujourd'hui nous sommes un régime particulier qui existe depuis tout temps qu'il y a notre statut qui est lié à nos missions de service public et aujourd'hui c'est lui qui est en danger dans la réforme qui est présentée par le gouvernement et en perspective de la prochaine loi de financement de la sécurité sociale la fin d'un statut créé après la Seconde Guerre mondiale et qui pour la CGT va créer des entreprises à plusieurs vitesses il est pas acceptable que sur un même site de travail ou dans une la même entreprise cohabitent deux contrats de travail différents deux statuts différents et de régimes de retraite différents c'est opposer les salariés les uns aux autres ceux qui ont pu perdre sont les salariés dit du service actif qui ont des missions pénibles ou nécessitent une disponibilité totale ce sont notamment eux qui doivent maintenir le réseau électrique en cas d'intempéries Antonio Noguerra est un de ses agents pour la société enedis et pour lui la pénibilité à une définition bien réelle et c'est aussi bien travaillé à genoux sous 2 mètres sous le sol ou les mains en l'air à 10 mètres en l'air que ça soit sous de la neige coulante du vent du canicule et ça a tout au long du jour de la nuit il y a un n'importe quelle heure à titre personnel il a fait ses calculs et la réforme aura un impact bien concret dans la réforme je partirai à 60 ans mais avec la réforme je devrais partir à 64 ans nous on aura une double peine deux ans supplémentaire pour tous et comme moi j'effectue des tâches pénibles et contraignantes je vais je vais perdre le pénibilités et donc du coup deux ans supplémentaires encore et ça fait 4 ans en plus une réforme qui selon lui va fragiliser l'attractivité dans ses entreprises et qui explique la mobilisation importante dans ce secteur auprès de 60% des salariés ont participé au précédentes journées d'action pour des enfants qu'est-ce que vous répondez à ces inquiétudes mais j'entends tout à fait ces inquiétudes mais je veux dire à ce monsieur que déjà premièrement ceux qui sont déjà embauchés employés salariés ne seront pas concernés si à la fameuse clause du grand-père donc seule les nous devons entrants et ensuite je lui ai envie de lui dire mais non en fait justement c'est mieux prendre en compte les pénibilités mais accepter que dans une même entreprise la j'entendais enedis et ben tous ne pouvons pas sujets à la même pénibilité ce monsieur a un travail extrêmement pénible extrêmement douloureux physiquement il ne pourra pas continuer jusqu'à 64 ans il devra pouvoir partir avant les autres mais pas tout le monde au sein des nudistes a le même travail que lui et donc c'est ça qu'aujourd'hui nous pouvons nous devons regarder être plus proche de ceux qui en ont le plus besoin et ça il faut avoir la responsabilité politique de le dire aujourd'hui et nous devons pouvoir débattre précisément au cas par cas des enjeux de pénibilité alors visiblement je crois pas que ça va pouvoir arriver au sein de l'hémicycle parce que là ça traîne encore une fois voyons et j'espère que j'aurai tort sur ce point là mais je rassure ce monsieur non il faut pouvoir prendre en compte sa pénibilité et ça fait partie de la réforme qui est un discours classique fort répandu qui consiste à présenter un certain nombre d'agents de nos services publics comme des privilégiés à expliquer qu'ils auraient des acquis qui auraient vocation à être remis en cause et supprimé d'abord ce que je vois c'est que dans ces entreprises je pense notamment à la RATP par exemple il y a énormément de difficultés à recruter et donc si c'était des métiers dans lesquels avait des acquis sociaux absolument extraordinaires et si ces gens étaient des privilégiés ce ne serait pas si dur de recruter c'est donc que ce sont des métiers qui sont difficiles qui sont pénibles et c'est ce qui explique le manque d'attractivité de ces métiers et la réalité surtout c'est qu'en supprimant ces acquis sociaux là on va rendre ces métiers encore moins attractifs mais vous le savez je pense que la justice le combat pour l'égalité celui qui m'anime comme communiste ça n'est pas d'enlever à ceux qui ont un peu le peu qu'ils ont c'est de lutter contre les vrais injustices quand je vois par exemple monsieur pouyanet qui a un salaire de 500 000 euros par mois nous expliquer dans Le Parisien il y a quelques jours que la justice c'est de faire travailler davantage ceux qui sont aujourd'hui au charbon je trouve ça honteux et donc je pense que dans notre pays si on veut s'attaquer contre les injustices et contre les inégalités c'est pas assez salarié là qu'il faut s'attaquer pour conclure il reste deux jours de débats à l'Assemblée puisque demain à minuit le texte va partir au Sénas que vous pensez que l'examen pour aller jusqu'au bout parce qu'il y a tellement pas jusqu'au bout du texte soyons très clair euh la démarche que en train d'entreprendre la nuque et à mon avis un peu trop tard mais maintenant j'espère qu'on pourra quand même aller jusqu'à ce fameux article 7 l'article sur l'âge parce que c'est un débat qui a attendu pas pour nous simplement en tant que parlementaire mais pour les Français donc voyons ce qui arrive ça se trouve là je vais arriver dans l'hémicycle et je vais me rendre compte qu'il y a encore des milliers d'amendements qui sont tombés et tant mieux ça ne dénature pas la qualité des débats mais ça nous permet d'aller plus précisément dans les débats ce que nous souhaitons nous surtout c'est que cette réforme soit retirée parce qu'elle ne correspond pas du tout à l'aspiration des Français et si le gouvernement ne souhaite pas la retirer il est libre de la présenter sous forme de référendum aux Françaises qui permettra au peuple de trancher cette question de manière tout à fait démocratique merci merci beaucoup d'avoir été avec nous pour ce débat vous restez avec nous quelques instants si [Musique]
Prisca Thevenot