Légion étrangère : E.Macron préside la commémoration de Camerone, une bataille au Mexique en 1863
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
officier sous-officiers caporochef capor clairon et légionnaire le premier de vos 30 avril a eu lieu loin d'ici il y a 162 ans à Cameron village mexicain où une poignée de légionnaires assiégé par 2000 et ennemis a tenu une position pendant 11h. Histoire de courage insensé écrite au sang des légendes chevaleresques. Et le 30 avril 1863, la tragédie dépassa la légende. 62 contre 2000, 1 contre 30. leur fusil un coup contre des armes à répétition, le soleil de plomb, la gorge qui les brûlé, assailli par la chaleur, la fumée, la soif, la faim, le nombre, ils auraient pu se rendre mais ils avaient des cartouches pour 60 et du courage pour 2000.
Le capitaine d'Anjou, levant la main, jura de se défendre jusqu'à la mort et fit prêter à ses hommes le même serment. À 6h du soir, quand les Mexicains les prirent, ils n'était plus que trois. Ils avaient tenu depuis 10h du matin, tuer 300 ennemis et en avait blessé autant.
Derrière eux, j'isais des ruines, des corps, despis blanc. Il y a tant d'exigences dans ces deux simples mots que vous venez de prononcer, votre serment, honneur, fidélité. Honneur des hommes de Cameron.
Honneur du drapeau, fidélité au serment fait, fidélité à notre légende. C'est à cet instant que leur grandeur est devenue de l'héroïsme et que leur histoire est devenue la nôtre. Sous l'uniforme écrivait Éie de Saint-Mar.
Seul compte le danger partagé. Je ne te demande ni ton nom, ni ta religion, mais seulement quel est ton courage ? Oui, le silence du légionnaire et son appannage, mais en endossant l'uniforme, en mettant le képi blanc, chacun épouse ce champ des siècles.
Soldat sans passé, vous portez une mémoire glorieuse de la France. La France en laquelle vous croyez, celle que vous avez librement choisie. qui vous a accueilli, celle qui n'abandonne jamais ses enfants, pas plus qu'un légionnaire n'abandonne ses morts ni ses blessés.
Et nous pensons à chacun de vos camarades tomber au combat à leur famille et à leurs proches. La France, la France en laquelle vous croyez et celle qui ne se rend pas à la loi du nombre, qui debout impose le respect dans la noblesse de ces combats. en France, patrie de volonté et de bravoure qui ne se définit ni par le sang, ni par une race, ni par une religion, ni par une identité figée, mais une volonté chaque jour recommencée d'accomplir de grandes choses avec une poignée de notre terre dans la main.
Un rêve d'universel, un idéal. cette solidarité, cette fidélité à la patrie. Mon colonel, vous allez dans un instant porter la main de bois du capitaine d'Anjou.
La main qui s'est levée pour commander, pour jurer fidélité, pour porter les armes, pour relever son frère tombé, pour soigner son frère blessé. Oui, colonel l'hôpitalier, vous qui avez servi tant d'années, vous serez là accompagné de la Ju d'Ambroche et du sergent Donofriot, vous incarnez les paupées glorieuses des régiments étrangers de parachutistes qui célèbrent cette année leurs 70 ans. comme l'incarne le père l'allemand à qui je viens de remettre les insignes de grand officiers de la Légion d'honneur.
Vous qui avez sauté sur Colvési, vous qui avez vu 58 de vos camarades tomber à Beouh lors de l'attentat du Dracard, vous qui avez toujours été pour eux le signe d'une élévation humaine et spirituelle de la Corse auchad. Avant Cameron, après Cameron, il y tant et tant d'hommes pour continuer d'incarner ce courage et écrire l'épopée glorieuse des régiments étrangers de parachutistes. Il célèbre cette année leurs 70 ans.
La longue coorte des conflits du second empire, la Crimée, la guerre franco-prussienne, le Tonquin, les deux guerres mondiales, l'Algérie, l'Indochine, l'Alma, le siège de Sébastopol, Magenta, Solferino, la Provence, Colmar, Strasbourg, toutes les guerres, toutes les batailles d'un pays en quête de liberté. Il y eut birakaim face à Romel dans le désert de Libye. Il eut bienfou face au Vietmin dans la jungle et les marécages.
Il y eu insécurité et inquiétude, tourmente et bagarre, force et courage, puis ses retours difficiles parfois comme de nouveaux exils. Le pactage et les armes à reprendre toujours pour aller de l'avant. C'est deuil à faire de camarades aimés.
Douleur et grandeur du sacrifice consenti pour la patrie. Dans une semaine, le 8 mai au soir, je me tiendrai sous l'Arc de Triomphe face à la tombe du soldat inconnu pour commémorer la fin de la Seconde Guerre mondiale. Là, je penserai aux 40000 légionnaires tombés depuis 150 ans pour notre pays.
Là, je penserai à ce soldat inconnu qui peut-être était l'un des vôtres, votre frère, non par le sang reçu, mais par le sang versé. Là, je penserai à tous les combats que la France devra encore mener, éclairé par le courage de Cameron pour que vive la République et pour que vive la France. M.
Emmanuel Macron