Patrick Buisson : "Le peuple est une réalité complexe et composite."
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Vous avez lu ce livre ?
- 0:15OuverteRéponse directe
Nicolas Sarkozy se présente comme le candidat du peuple face aux élites, c'est crédible ?
- 0:45OuverteRéponse directe
Votre définition de ce qu'est un peuple ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Le populisme est-il une forme d'hyper démocratie ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Un fédéraliste européen fait-il partie du peuple français selon vous ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Vous semblez avoir une vision identitaire du peuple, est-ce exact ?
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
aujourd'hui à la lettre p comme peuple nous recevons donc patrick buisson pour son dernier ouvrage la cause du peuple stéphane robert vous avez lu ce livre oui oui alors on a commencé à parler de nicolas sarkozy puisque ce livre s'appelle la cause du peuple sous titre histoire interdite du quinquennat sarkozy pour ce qui concerne nicolas sarkozy il se présente encore aujourd'hui comme le candidat du peuple face aux élites c'est ce qu'on a pu voir notamment lors du meeting du zénith il ya quelques jours la salle est-ce que c'est crédible ça puisque c'était on peut dire encore une fois candidat du peuple contre contre les élites comme beaucoup de politiques qui a chez nicolas sarkozy ni l'antique et réelle identité narrative celle du storytelling voilà qui d'entités narrative il existe le temps des campagnes électorales évidemment que cette assimilation est parfaitement invisible et d'ailleurs je crois que nicolas sarkozy est en train de se tromper de campagne on subodore ce que sera le périmètre électoral de la primaire iront voter essentiellement les incluent ceux des versions pour une relation de proximité avec la politique pas la france périphérique de monsieur bedie pas la france des invisibles elle votera la présidentielle celle là donc en fait dans cette campagne populiste et en s'adressant finalement à ce qui va être un exercice de suffrage censitaire nicolas sarkozy fait une horde analyse qui va lui coûter très cher votre définition de ce qu'est un peuple c'est quoi un peuple et question subsidiaire est ce qu'il ya un peuple français qu'est ce qu'est le peuple le peuple français coutu peuple c'est une réalité complexe composite il ya eu le peuple prolétariat la simulation 19e au début du 20e siècle définition purement sociologique a prédominé il ya un peuple demos est un peuple politique il est un des acteurs il fut l'un des acteurs de l'histoire de france tout le problème est de le ré institué comme acteur souverain de son destin aujourd'hui on voit bien quels sont les moyens institutionnels mise en oeuvre pour l'en priver et puis un peuple et non c'est un peu flou dans lequel l'identité et est un est un facteur essentiel dans le populisme aujourd'hui on ne voit que la protestation identitaire celle de l'insécurité culturel je crois parce qu'on se trompe dans cette analyse que la dimension protestataires sur la demande de démocratie un hyper démocratisme le mot n'est pas de moi il est de taille f le populisme est une forme d'hyper démocratique la volonté de récupérer son destin valérie anticipe la définition de ce qu'est notre poste démocratie l'art t'empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde nous y sommes votre votre ouvrage s'intitule s'intitule la cause du peuple si quelqu'un n'est pas d'accord avec la vision que vous avez du peuple et pourrait par exemple être fédéraliste européen ce qu'il fait quand même pour vous partie du peuple français revêtement je vois pas pourquoi on l'espérait au nom de ses choix politiques et de ces critères politiques il ya simplement un précipité de l'histoire qui existent encore qui est à travers effectivement il mémoire collective une forme de sociabilité qui a fait de la société française pendant plusieurs siècles ces valeurs-là ce qui fondait le lien social c'est bien le problème aujourd'hui c'est qu'elles ont été déconstruite déstructuré et que nous ne savons pas comment nous devons refaire nation ou comment nous pouvons refaire société aujourd'hui toutes les symptômes d des liaisons sociales qui se sont accumulées depuis 50 ans france n'ont pas été traitées elles n'ont pas été faits par les politiques pour la simple raison qu'ils ne le disent pas il les ignore et ils considèrent elles sont prisonniers de l'économisme voilà pouvoir d'achat chômage croissance c'est le triangle carcéral de la pensée politique aujourd'hui en france alors qu'on voit bien que les ressorts du vote sont ailleurs vous vous dites que le peuple sait que c'est une réalité assez complexe mais vous semblez avoir enfin c'est ce qui ressort à de mon point de vue en tout cas de du livre une vision une conception assez identitaire en tout cas c'est quelque chose de très de très fort chez vous je vous cite un l'abandon de la politique assimilationniste qui faisait des français de souche des modèles à imiter provoque dites vous une érosion destine de soi de la confiance collective du sentiment d'unité et de fierté nationale c'est vrai c'est vrai je pense que ce capital immatériel est quelque chose auquel sont attachés et les français de capital immatériel c'est quelque chose que l'économie ne s'est pas produire et ne peut pas reproduire et c'est au coeur des scrutins depuis 10 ans 20 ans partout en europe et même d'ailleurs au delà l'europe puisque ce clivage entre identité et diversité passe à travers toutes les grandes les grandes démocraties et moi je n'ai aucune obsession identitaire ce n'est pas moi mais la gauche qui a remplacé la question sociale par la question et non raciale en faisant de l'appartenance à une ethnie le critère de redistribution par exemple est la politique de la ville cette obsession identitaire elle est à gauche elle n'est pas en tout cas pas dans mon propos soit julien vous êtes invité de la dernière partie de la grande table pour votre ouvrage il n'y a pas d'identité culturelle que pensez vous justement de cette question identitaire tel convient de l'aborder moi je pense qu'elle est mal posé c'est à dire que ce n'est pas en terme d'identité qu'on peut parler de culture et la profession qui est la mienne c'est de parler de ressources culturelles de fécondité culturel et ce que nous avons je crois à explorer exploitée à développer c'est ça et le débat aujourd'hui pour moi c'est 400 les ressources culturelles en france le top 10 d'un tiers ne pariait ne pas convenir parce que identité vraiment conduit identitaire et parce que si l'identité faudrait définir quelle est cette identité or quelle serait la définition identité culturelle française soit on se limite à quelques très schématique pseudo caractéristiques mais on voit ce moment là que ce qui est intéressant c'est ce qui échappe à sa soit on donc je vois que l'identité fait cool avec une différence je vois pas que les vidéo fear of culturelle caractéristique puissent être effectivement convient à une définition la culture française l'attribution vous auriez une île une définition de l'identité culturelle française et mon repos le plus mauvaise c'est celui d'un politologue j'entends tout à fait le propos de monsieur sur les ressources culturelles et la difficulté de définir une identité culturelle alors pour le débat le débat que nous pourrions avoir qui serait d'ordre philosophique sépare anthropologique peut-être c'est très intéressant mais là n'est pas la question moi ce qui m'intéresse c'est l'identité comme mythe politique les mythologies politiques sont les ressorts du vote pour moi c'est incontestable le mythe de l'égalité a longtemps fonctionné au profit de la gauche aujourd'hui le fait important je lirai historique c'est que c'est le front national on peut le regretter personnellement je le regrette qu est en train de récupérer ce mythe de l'égalité à son profit qui a été le patrimoine idéologique de la gauche et le resort électorale de la gauche avec l'idée de progrès pendant un siècle le mythe de l'identité fait partie de la mythologie qui constitue le ressort principal du vote en france ou ailleurs on le voit bien ce ne sont pas les problèmes économiques ne sont pas même les données ce que vous avoue qu'on peut appeler la sécurité culturelle qui sont le moteur de ce vote mais le sentiment d'appartenir à une communauté à une collectivité avec une histoire en politique les perceptions sont les faits peu importe que les faits ne correspondent pas à la définition philosophique où il serait que vous pouvez donner une identité c'est le ressenti la perception qui constituent le moteur des votes vous vous mettez l'accent beaucoup dans votre livre sur la la cette fracture grandissante entre le peuple et les élites et notamment sur le fait que le président de la république aujourd'hui en france est toujours considéré comme un monarque enfin comme avant la république a en quelque sorte mais qu'il incarne le plus du tout cette cette fonction là est ce que c'est une traduction de cette rupture entre peuple et l'élite oui je crois que marcel gaucher a une excellente définition nous sommes un pays de tradition chrétienne qu'on le veuille ou non le pouvoir s'exerce par incarnation plus que par délégation est gaucher dit que c'est un concentré de religion un visage politique le monarque républicain et bien depuis mitterrand c'est à dire depuis de gaulle mais mitterrand incarne et ce à un certain moment désincarnation sont plus réussis ce qui peut susciter du respect fondé légitimité qu'est-ce qu'ils font légitimité c'est le vote d'abord mais derrière le sens du bien commun et du service de la communauté de la collectivité or aucun des présidents qui se sont succédé depuis maintenant dix ans n'est parvenu à très vite et l'idée qu'il était au service de l'intérêt général et qu'il faudrait passer l'intérêt général avant ça personne propres le problème c'est que les personnes l'emportent sur la fonction aujourd'hui c'est tellement visible que j'ai dit qu'il s'agit des présidents selphy ils sont dans un jubilé permanente de leur propre personne exubérant lac sarkozy plus discret mairie avec françois hollande et comment est-ce qu'on résout le problème est ce que c'est c'est ce sont les hommes uniquement aux loups les institutions avec l'essentiel c'est évidemment déjà la pression de sélection les volets les partis veulent confisquer continuer à pratiquer cette endogamie tant que nous resterons dans ce système avec les parrainages des élus jean monsieur l'assemblée nationale qui foutent la majorité qui votent les lois aujourd'hui elles représentent 16% du corps électoral et je suis généreux puisque je me inclut pas les trois millions et demi de français qui ne sont pas inscrits sur la liste électorale andré tardieu avant guerre va une formule il parlait de despotisme d'une minorité légal nous vivons sous ce régime accentuée depuis quelques années
Nicolas Sarkozy