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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 21 mars 2024 6 min

CETA : "Il faut voter ce texte", soutient Jean-Pierre Raffarin

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

fondamentalement je crois qu'il faut voter ce texte et ce texte est en effet né on a construit une période transitoire pour voir les résultats les résultats sont convaincants et donc je crois vraiment quand on voit une augmentation de notre commerce extérieur d'un tiers on on voit que les les exportations agricoles sont renforcé on voit que nos fromages se vendent magnifiquement mais on va revenir sur le fond du texte avec Julien mais sur la méthode est-ce que c'est normal vous êtes ancien sénateur est-ce que c'est normal que le gouvernement n'est toujours pas soumis ce texte au sén j'ajouterai monsieur monsieur le Premier ministre que l'argument du du bilan attendre le bilan qui est sorti par le gouvernement il est un peu faible puisque le texte il est quand même été voté par par l'Assemblée nationale de justesse en 2019 donc je veux dire ça veut dire qu'on avait déjà les éléments pour le passer pour le passer devant la représentation nationale écoutez on a une période transitoire cette période transitoire c'est en 2023 maintenant que nous pouvons l'expertiser le gouvernement s'il avait pu le faire passer avant il aurait sans doute fait passer avant il pas pour pas fait parce que forcément il y a pas forcément de majorité non franchement le gouvernement il est pas responsable de tout som dans dans un pays parlementaire on qu' a pas eu un manque de respect du Parlement à ne pas faire voter ce texte au Sénat mais c'est pas une question de de manque de respect c'est c'est une question de majorité donc est-ce que c'est possible de le faire voter ou pas le faire voter moi je suis très inquiet parce qu'au fond on abandonne l'idée de compétitivité dans ce pays on parle aux agriculteurs on dit voilà les norme qu'il faut que vous suiviez voilà voilà ce qu'il faut faire voilà ce qu'il faut faire ils ont pas les moyens de faire ça et donc c'est l'État qui doit payer or l'État on le voit bien il a pas d'argent on est en train de nationaliser l'agriculture on est en train de socialiser notre économie on abandonne l'objectif de compétitivité et donc de dire on va on va taper tel tel pays on va se mettre contre si on était les plus forts on pourrait le faire mais je vois bien que on a raison de de de taxer les véhicules électrique pour pas qu'on ait une invasion de la Chine mais qu'est-ce que fait la Chine taxe le cognac et nous nos exportations que le cognac est un produit non seulement excellent qui provient d'une région magnifique mais en plus qui qui est un un produit qui qui rapporte beaucoup de devis pour la France et bien il est dans les rapports de force ce qu'il faut c'est le désaccord et des accords positifs laatenstion nous ne sommes pas les plus forts aujourd'hui regardez les étatspuissan nous sommes pas un grand état puissance notre Europe elle est pas encore suffisamment organisée et donc on a un déficit d'Europe on a un déficit de puissance donc les grandes puissances vont pouvoir nous avoir des mesures de rétorsion il nous faut des accords et des accords positifs là nous avons un accord qui est un accord positif P que vous dites monieur le Premier ministre c'est c'est que le le CAT serait devenu le le bouc émissaire de la remise en cause des traités internationaux deç Gén je pense c'est le bou myère de l'isolement c'est on est les plus forts on ferme on met nos frontières on s'enferme on sera plus heureux entre nous la richesse c'est l'ouverture et la richesse c'est les échanges c'est là où on CR de la valeur c'est là où on va chercher des des performances mais pour ça naturellement il faut un pays mobiliser et mobiliser sur la compétitivité c'est très intéressant de voir ce qui se passe sur le modèle agricole le modèle agricole c'est une économie c'est une économie compétitive les agriculteurs ont fait des effort depuis une cinquantaine d'années incroyable pour avoir un haut niveau de compétitivité et aujourd'hui la société donne des normes et ces normes elles coûtent très cher et les agriculteurs n'ont pas les moyens de financer ces normes donc c'est l'état on assiste quelqu part à une sorte de nationalisation de l'agriculture et tout ceci c'est c'est à mon avis c'est assez absurde si l'état été très riche vous pourrait se permettre ce luxe mais est-ce que vous comprenez la position des républicains qui voteront majoritairement contre non je je comprends pas bon j'aime bien les républicains j'ai beaucoup d'amitié de respect pour Bruno rotillot je je connais beaucoup il y a beaucoup d'amis làdessus ça c'est ma base politique j'iscardien j'iraquien j'ai j'ai j'ai eu toute cette culture donc je je ne les attaque pas mais je pense que on n pas aujourd'hui compr aujourd'hui majeur que au fond ce qui compte c'est en fait la l'ouverture pour aller chercher des performances et mobiliser notre pays pour des performances on a obtenu des performances avec le Canada le Canada c'est un pays ami on voit bien que les États-Unis avec le dollar avec l'extraterritorialité des lois nous font des pressions très fortes on voit bien que la Chine nous fait des pressions très très fortes également et donc avec qui on peut vraiment parler en ami le Canada c'est vraiment et ce pays Québec où nous avons nos frères c'est vraiment un pays pays qui est le parmi le plus proche alors si on n'est pas capable de s'entendre avec le Canada avec qui on va s'entendre et si on est isolé je vous assure que ce sera difficile parce qu'on aura toujours des mesures de rétorsion qui seront plus fortes que nos coup de menton Monsieur le Premier Ministre la bataille de l'opinion publique n'est-elle pas déjà perdu il y a selon odoxa qui a sorti un sondage hier 6 Français sur 10 considèent que les accords commerciaux conclus par l'Union européenne avec d'autres parties du monde sont un danger pour nos entreprises plutôt qu'une chance pour exporter mais ça c'est la l'état de l'opinion je je vois bien que le souverainisme je vois bien que le populisme je vois bien qu'un certain nombre de forces qui sont des forces du repli sont en train de se développer on préfère une sorte de confort du repli plutôt que un effort de la performance donc je vois bien que mais je dis ça te conduit nulle part on va s'appauvrir progressivement plus on s'isole plus on s'appauvrit et moins on aura de moyens pour nous je vois les déficits dans lesquels on est quoi qu'il en coûte et tout ce qui ce qui ce qui ce qui est mené qui a été mené aujourd'hui on voit bien que les moyens de l'État sont faibles donc où sont les moyens de l'avenir de la France les moyens de l'avenir de la France sont dans le talent des Français dans leur qualité à faire des produits de qualité comme comme les produits agricoles français donc c'est c'est ça notre performance donc tourner le dos à cet effort surtout quand on a un pays amis qu'est-ce qu'on a on a des valeurs communes avec le Canada nous l'avons peuplé ce pays donc c'est quel on a des racines ensemble

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