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InterviewLCI (sur YouTube)· 17 septembre 2026 27 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesDéfenseEurope & international

"Nous sommes agressés régulièrement par la Russie de Poutine", estime Jean-Noël Barrot|LCI

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Que comptez-vous faire de plus pour aider les pêcheurs bloqués par la crise des carburants ?

  • 0:35RelanceRéponse partielle

    Les aides prolongées jusqu'à décembre et 10 centimes de plus pour les pêcheurs suffisent-ils ?

  • 1:12OuverteRéponse directe

    Faut-il aller plus loin que les aides d'urgence pour traiter le problème à la racine ?

  • 2:30FerméeRéponse directe

    Actez-vous que la situation géopolitique ne sera pas débloquée avant la fin de l'année ?

  • 3:44OuverteRéponse directe

    Peut-on craindre une aggravation de la situation géopolitique et des prix à la pompe ?

  • 5:01OuverteRéponse directe

    La situation est-elle déjà insoutenable et peut-elle encore s'aggraver ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Jean-Noël BarrotPromesse
    « Nous avons nous avons la charge de tout faire pour que plus jamais à l'avenir nous retrouvions piégés, c'est-à-dire nous retrouvions victimes à payer le prix de guerre que nous n'avons pas choisi. »
  • 4:23Jean-Noël BarrotFait
    « Les conséquences dévastatrices du dérèglement climatique se font de plus en plus pressantes. On se souvient des incendies monstres cet été. »
  • 5:40Jean-Noël BarrotFait
    « Nous sommes entrés dans un monde où ce type de catastrophe, de crise et de conflits sont amenés à se multiplier. »
  • 12:52Jean-Noël BarrotFait
    « Notre dissuasion nucléaire, elle est strictement défensive, elle est strictement responsable et elle le restera. »
  • 23:19Jean-Noël BarrotChiffre
    « 3000 € par tête a été perdu par les Britanniques quand ils sont sortis de l'Union européenne. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Il est 8h23, Jean-Noel Barreot, ministre de l'Europe et des affaires étrangères et l'invité d'Amélie Carer. Bonjour. Bonjour Jean-Baptiste. Bonjour à tous. Bonjour Jean- Noël Barreau. Merci beaucoup d'avoir accepté l'invitation ce matin. Je vais vous montrer des images qui nous arrivent maintenant quotidiennement le matin. Là on est à Frontan. C'est le dépôt pétrolier qui est à nouveau bloqué par des pêcheurs. On va percevoir dans quelques instants des images du gros du roi. On voit même des pêcheurs qui suspendent sorte de poupée. On le voit derrière le monsieur là. Voilà pour dire que les les pêcheurs sont sont étranglés. C'est très fort ce qui est en train de se passer. Que comptez-vous faire de plus pour aider ces Français ? Oui, on l'a entendu, les aides sont prolongées jusqu'au 31

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décembre. Oui, 10 centimes de plus pour les pêcheurs, mais vous le voyez, ça n'aurait pas du tout la colère. Vous avez un séminaire gouvernemental cet après-midi, qu'allez-vous faire de plus pour aider les Français ? 2,30 € le le gasoile à la pompe, c'est évidemment, vous l'avez dit, un étranglement. Ça concerne bien sûr les pêcheurs, les agriculteurs, les aides soignantes qui utilisent leurs voitures quotidiennement, mais aussi des millions de Français qui dépendent très largement du carburant et qui voi leur pouvoir d'achat impacter. Et c'est pourquoi depuis le début de cette crise, de cette guerre en Iran qui n'est pas la nôtre, à laquelle nous n'avons pas participé, le gouvernement a pris des mesures d'urgence. Le premier ministre a dit hier qu'elle serait prolongée jusqu'au

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31 décembre et que s'agissant des pêcheurs, elle serait relevée au niveau maximalorise l'Union europé. Il faut aller plus. Vous êtes aussi par ailleurs vice-président du modè donc vous avez aussi une responsabilité politique sera au cœur des discussions du séminaire que réunit le premier ministre aujourd'hui. Mais ça ne suffit pas les aides d'urgence. Il faut aller traiter le problème à la racine. Et c'est pourquoi nous nous déployons, président de la République, ministre ministère des affaires étrangères, toute notre diplomatie. D'abord pour que le calme revienne dans la région, pour que la circulation maritime puisse reprendre et au-delà pour qu'on se déface de nos dépendance aux hydrocarbures qui nous empoisonnent la vie et pour qu'on diversifie nos routes commerce.

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Alors on va rentrer vraiment dans chacun de ces points. Effectivement, notre sort dépend en grande partie de la situation géopolitique sans paix, dit même le patron de la coopérative U qui était à votre place il y a quelques heures, quelques jours seulement, les prix resteront tendus. Vous avez la lecture et la charge de cette situation géopolitique aujourd'hui. Vous pouvez dire au français effectivement préparez-vous, ça va durer. On n'est pas sorti, on est encore dans le dur dans cette situation géopolitique. Nous avons nous avons la charge de tout faire pour que plus jamais à l'avenir nous retrouvions piégés, c'est-à-dire nous retrouvions victimes à payer le prix de guerre que nous n'avons pas choisi. Ce qui est clair, c'est que nous ne savons pas jusqu'à quand cette

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tension dans le D3 d'Ormous et désormais en Mer Rouge va durer. Et donc, nous devons nous mettons tout en œuvre pour que le calme revienne, pour faire passer les messages, pour exercer des pressions sur les parties prenantes, pour qu'elles parviennent par la négociation à trouver des accords. Nous nous sommes mis en ordre de marche avec nos moyens militaires pour que dans le D3 d'Ormouse comme en mer rouge, nous puissions le moment venu faciliter la circulation des navires avec des escortes du déminage. La question c'est effectivement le moment venu. Quand vous annoncez au gouvernement des aides jusqu'au mois de décembre, est-ceà dire que vous actez que la situation géopolitique ne sera pas débloquée avant la fin de l'année ? C'est surtout pour donner un peu de

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visibilité à ceux qui dépendent très largement pour leur activité professionnelle, pour leur vie quotidienne euh du prix des carburant et euh le gouvernement continuera euh sous l'autorité du Premier ministre à adapter les dispositifs d'aide pour qu'ils puissent bénéficier à ceux qui en ont le plus besoin. Mais gardons à l'esprit, c'était le le début de votre question, qu'effectivement nous entrons dans une période de préparation du budget et que jamais une discussion budgétaire n'aura été autant sous pression de notre environnement international. Je prends un instant pour dire à nos téléspectateurs qu'ils ont le QR code qui est à leur disposition. Ils peuvent scanner, flasher et vous poser des questions. Mais je peux vous dire déjà, monsieur le ministre, qu'elles sont

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nombreuses les questions des Français qui vous sont adressées ce matin. Je vais aller plus loin, on continue. Est-ce qu'on peut même craindre une aggravation de la situation ? Vous l'avez effleuré il y a quelques instants. Euh de quoi parle-t-on ? L'Arabie Saoudite a informé ses clients européens. Ça s'est passé ces dernières heures que certaines cargaisons de pétrole brut prévu pourtant fin septembre là seront annulé après la fermeture d'un oléoduc est- ouest à la suite d'une attaque. La situation peut s'aggraver et les prix à la pompe également. Monsieur d'abord la situation peut s'aggraver. Pourquoi ? Si on dézoome quelques instants avant de revenir à la question qui est la vôtre. D'abord parce que les conséquences dévastatrices du dérèglement climatique se font de plus

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en plus pressantes. On se souvient des incendies monstres cet été. et de la canicule avec toutes les conséquences que ça a pour le monde agricole qui est aujourd'hui en crise. On a parlé du prix des hydrocarbures liés aux tensions dans le détroit d'ormous et dans la mer rouge. Mais on peut ajouter à ça le niveau des taux d'intérêt qui partout dans le monde et singulièrement en France allourdit la charge du remboursement. Bref, tout ça crée pour nous des contraintes extrêmement fortes et réduit nos mares panneaux le long des autoroutes et qu'on quand on voit les prix explosé mais regardez le 2 280 là en bas pour le pour le diesel. Euh vraiment cette question c'est est-ce que suite à la situation qui s'est aggravée encore ces dernières heures du côté des

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outils notamment, ça va s'aggraver ici sur ces panneau français ? La situation, elle est déjà insoutenable et euh il est hors de question qu'elle s'aggrave encore puisque une nouvelle fois, elle est dement exclusivement à une guerre contre laquelle ou en tout cas à laquelle nous n'avons pas participé, que nous n'avons en aucun cas. Mais est-ce que cette guerre cette guerre est en train de est-ce qu'on est dans l'extension du domaine de la guerre ? Ce qui est clair, c'est que nous sommes entrés dans un monde où ce type de catastrophe, de crise et de conflits sont amenés à se multiplier. Et donc, bien sûr qu'il y a une réponse d'urgence à amener. Bien sûr qu'il faut alléger la dureté de ce que tout cela provoque dans le quotidien des Français, mais il faut

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aussi se projeter sur l'avenir et nous prémunir durablement contre ce type d'événements qui vont se multiplier. une aucune parenthèse ne va venir se refermer ni sur la COVID-19, ni sur les catastrophes naturelles liées au dérèglement climatique, ni sur les conflits autour. Quelle prise avons-nous avez-vous, monsieur le ministre, sur les les conflits ? Je reste sur les outils parce que c'est vraiment ce qui nous inquiète ces dernières heures. On a appris par les médias américains de Donald Trump refuse de frapper les outils. Est-ce que la France va avoir un rôle à jouer ? Lequel allez-vous intervenir en somme ? Mais nous intervenons déjà. De quelle manière ? Très concrètement. depuis 2 ans, nous sommes en mer rouge pour protéger la circulation des navires

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contre les attaques des outil puisque les outils, ça fait un moment maintenant qu' menace les bateaux qui circulent dans la mer rouge. Quelle est notre présence effective aujourd'hui ? Plusieurs bâtims militaires depuis 2 ans qui assurent cette sécurisation et ça marche puisque plusieurs centaines de navires ont été littéralement escortés par des moyens militaires français et aucun d'entre eux n'a eu à subir des pertes ou des dommages liés aux attaques pourtant très régulières et très fréquentes des outilis. Et donc on va continuer sur place à assurer la la circ la sécurisation de cette circul sur l'Arabie Saoudite, est-ce que vous dites aux Français qu'ils sont sur place "Partez, partez, repoussez vos voyages" bien évidemment, mais on a vu l'ambassade des États-Unis qui a

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recommandé mercredi au ressortissant américain d'éviter de de voyager dans dans la région, en tout cas dans dans le royaume. Est-ce que vous dites aux ressortissants ils sont 6000 français ? Partez. D'abord, nous sommes en contact étroit avec les autorités d'Arabie Saoudite avec lesquelles nous avons des liens très étroits que nous avons soutenu, y compris lorsqu'elles étaient prises pour cible, soit par l'Iran, soit par les les milices qui sont les soutiens de l'Iran. Et quant aux Français qui sont sur place, je les invite à consulter le plus régulièrement possible le site du ministère des Affaires étrangères pour qu'il puisse y trouver toutes les réponses à leurs questions. Alors, il faut qu'on parle de la Russie. Vous avez beaucoup fait réfléchir, réagir avec cette phrase cette semaine,

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nous sommes la cible prioritaire de de Vladimir Poutine. Pourtant, c'est pas nouveau. Oui, effectivement, on le sait, mais parfois quand c'est verbalisé et surtout compte tenu du contexte, on va y venir très précisément, qui se tend, ça fait un peu plus réfléchir. Mais cette le fait d'être aujourd'hui cible prioritaire de Vladimir Poutine, comment ça se concrétise ? Là encore, soyons concret pour les téléspectateurs, ça passe par quel type d'action contre nous ? Alors, d'abord euh qu'est-ce que ça veut dire très concrètement ? veut dire qu'on on on se prépare à parer à toute menace, toute agression d'où qu'elle viennent. Si nous avons doublé le budget de nos armées, nos dépenses militaires en 10 ans, malgré toutes les contraintes budgétaires qui s'exercent pour nous,

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c'est pas pour le plaisir, c'est précisément pour nous protéger contre la menace et même pour la dissuer. Mais maintenant, nous sommes donc cible prioritaire. Par quoi ? En quoi vous le voyez concrètement, est-ce que nous sommes déjà agressés, attaqués d'une certaine manière aujourd'hui en France ? Bien sûr, nous nous sommes agressé régulièrement par la Russie de Vladimir Poutine et pas euh pas depuis cet été, depuis 5 ans. Pourquoi ? Parce que nous soutenons l'Ukraine. Comment ? Par des campagnes de désinformation, des tentatives de de d'attaque cyber. Nous avons eu, souvenez-vous, en 2024 un un une tentative d'incendie provoquée par un ressortissant russoau-rainien. Bref, nous avons nous aussi peut-être un peu moins que d'autres pays européens subi

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ces manœuvres d'intimidation par lesquelles en réalité Vladimir Poutine cherche à atteindre la détermination et l'unité des Européens. Vous parlez des voisins européens qui ont été mis sous pression. Effectivement quand même ces 24 dernières heures, il s'est passé beaucoup de choses. Je me permets une petite liste quand même pour expliquer. Danemark, une frégate russe tire des fusées éclairantes sur un hélicoptère au large de la Lituanie, pardon, du pays. Lituanie, un drone abattu par l'OTAN, Allemagne. Un drone s'était grassé à seulement 1 km d'une base aérienne. Et la dernière en date, elle est lourde celle-là, ce vol de deux bombardiers stratégiques russes, 5 heur au-dessus des mers de Barens et de la Norvège et en plus décomplexer les Russes. Il partagent la vidéo. La provocation va

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jusqu'au bout. Je crois que vous étiez dans la région d'ailleurs. J'étais sur place. J'étais même en Norvège au moment où les bombardiers russes ont été escortés vers leur espace aérien par les forces de l'OTAN. C'est un message qui nous était adressé. Du coup, ce que je retiens surtout, c'est que s'agissant de ce drone qui s'est qui a été détruit en Lituanie ou de ces bombardiers russes, l'OTAN, c'est-à-dire l'alliance de sécurité qui nous défend et à laquelle nous participons, a réagi instantanément et a repoussé ou neutralisé. Est-ce que c'est votre présence qui était ciblée par ce passage de Bombardier ? Est-ce qu'elle a un lien de cause à je je n'ose l'imaginer parce que dans les échanges que nous avons eu avec nos partenaires norvégiens, ce qu'ils

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nous ont dit en réaction à ce qui était en train de se passer, c'est que la Russie régulièrement euh signale, teste, montre ses muscles et ce que nous faisons en réponse et bien c'est de montrer les nôtres en envoyant comme ça a été le cas les avions de chasse de l'OTAN qui escortent très simplement les avions bombardiers russes vers leur aen. On a l'impression que quelque chose est en train de se tendre un tout petit peu plus. C'est tendu depuis longtemps, on le sait, mais peut-être une montée d'un cran. D'ailleurs, Emmanuel Macron, saufur de ma part, a réuni un conseil de défense consacré à ces attaques hybrides en Europe imputé imputé à la Russie. Il y a-t-il une claire montée en tension ? Une campagne organisée en ce moment et plus intense que par le passé.

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Il y a une accélération d'un phénomène qui, je le disais, a commencé il y a à peu près 5 ans. Une accélération qu'on prend au sérieux et les services de l'État sont pleinement mobilisés. dans toutes les les dimensions de leurs activités. Mais nous ne nous laissons pas intimider parce que qui va mal aujourd'hui ? C'est la Russie. Les pénuriie de carburant, c'est en Russie. Le mécontentement, c'est en Russie. L'échec militaire, c'est en Russie. Et c'est précisément parce qu'il est en échec et parce qu'il a des élections dans quelques jours que Vladimir Poutine veut tenter par des intimidations vis-à-vis de l'Europe de nous décourager, de nous désunir. Parce qu'au fond, et chacun le sait, ce qui est visé, c'est pas le Danemark ou la Lituanie ou la France. Ce qui est visé,

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c'est l'Europe parce que quand nous sommes tous ensemble, nous sommes forts et nous sommes incontus. Alors là, vous pensez particulièrement à cette initiative française visant à étendre, j'imagine, notre dissuasion nucléaire à plusieurs pays européens. Ça fonctionne plutôt pas mal. On est au 10e pays qui nous rejoint, c'est la Finlande. Ce qui hérite particulièrement la Russie parce que la Finlande, c'est toute une histoire et c'est une présence géographique que la Russie estime être provoquante. D'ailleurs, elle nous menace, elle qualifie la situation dangereuse, d'irresponsable. Elle dit qu'elle elle va adapter sa stratégie militaire. que craindre derrière les mots de la Russie ? Et est-ce que c'est de nature à déstabiliser certains de nos partenaires et à dire "OK, maintenant on

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y va plus, on arrête, on prend peur ?" Pas du tout, puisque depuis le début euh de cette guerre d'agression, de cette invasion, euh ce que la Russie a réussi à provoquer et bien c'est une unité plus grande des Européens. On parlait de la Finlande, on pourrait parler de la Suède aussi de pays qui étaient neutres et qui sont rentrés dans l'OTAN à cause de l'attitude de Vladimir Poutine, échec diplomatique de Vladimir Poutine et s'agissant de la dissuasion avancée, c'est-à-dire cette européanisation de la dimension européenne, en tout cas opérationnalisation de la dimension européenne de nos intérêts vitaux, pardon, pour ce jargon de diplomat, mais quand on parle de dissuasion, on essaie d'utiliser des mots précis pour éviter que parapluie. Exactement. justement pour éviter de

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faire ce que la Russie a tendance à faire régulièrement, c'est-à-dire de l'intimidation nucléaire avec une rhtorique dangereuse et irresponsable. S'agissant d'un membre permanent du Conseil de sécurité des Nations- Unies qui est supposé parler de ces sujets avec toutes les précautions nécessaires. Notre dissuasion nucléaire, elle est strictement défensive, elle est strictement responsable et elle le restera. Quoi qu'en pense Vladimir, si l'un de ces pays est attaqué, on répond de quelle manière ? La décision d'emploi de l'arme nucléaire, l'exercice de la dissuasion française, elle repose sur l'analyse des intérêts de l'atteinte portée aux intérêts vitaux de la France et elle revient exclusivement au chef de l'État. Euh je vais, c'est un peu l'éléphant

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dans dans la pièce. Vous savez très bien que beaucoup de Français s'interrogent sur ce qui s'est passé à quand le déraillement d'un cin d'un train et beaucoup de mise en perspective avec ce qui s'est passé au Pays-Bas sur le réseau ferroviaire en partie paralysée. Ça a été assez spectaculaire. Il y a pas de preuve que ce soit la Russie, mais le soupçon est toujours là. Est-ce que l'inquiétude est-ce que le soupçon est toujours présent ? Est-ce que vous avez écarté tout soupçon de de d'intervention russe ? Il faut que les enquêtes disperent tout soupçon. Mais je le redis, attention à ne pas tomber dans Ouais. dans le piège dans lequel Vladimir Poutine voudrait que nous nous trouvions, c'est-à-dire que nous nous ayons peur, que nous soyons intimidés, que nous acceptions que la Russie de

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Vladimir Poutine subjugue l'Ukraine et que nous soyons interdits d'apporter notre soutien à la résistance ukrainienne héroïque qui qui défend sa sécurité et au passage la sécurité de Jean-Noel Bar, monsieur le ministre, est-ce qu'on peut encore parler de Gary Brin ? En fait aujourd'hui c'est c'est Jean-Maurice Riper qui est une grande voix quand même he c'est un ancien secrétaire général adjoint de l'ONU ancien ambassadeur de France en Russie qui sur ce plateau hier disait il faut arrêter de parler de guerre hybride c'est la guerre tout court qui nous est déclarée il faut le regarder en face et l'assumer à nouveau. Je pense que les phénomènes que nous voyons ne sont pas nouveaux. Ils s'accélèrent si vous m'interrogez sur le terme d'hybride un peu d'accord

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avec ceux qui considèrent que ça ne décrit pas tout à fait la situation. Il s'agit d'agression. Elles euh ne franchissent pas le seuil euh de l'agression armée, de l'agression militaire, mais ce sont des agressions que nous devons prendre au sérieux euh face auxquelles nous devons euh prendre les mesures qui s'imposent pour que nous nous fassions respecter qu'il faut parer comme l'OTAN l'a fait avec les drones, avec les bombardiers russes. Petite agression, mais est-ce qu'on peut dire guerre ? Est-ce que la la guerre nous est déclarée ? Nous ne sommes pas en paix mais nous ne sommes pas en guerre avec la Russie. Il faut pas se laisser entraîner dans cette escalade dans laquelle Vladimir Poutine serait si content de voir les Européens s'engouffrer. Nous ne sommes nous ne

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sommes pas en situation de paix, mais nous ne sommes pas en guerre avec la Russie mais rien ne nous fera dévier de notre stratégie de soutien à la à la résistance ukrainienne, de pression sur la Russie de Vladimir Poutine et de préparation de la paix. Et la préparation de la paix, c'est pas sur des plateaux de télévision de d'annoncer une grande conférence sur la paix comme madame Le Pen l'a fait hier à la télévision. Pardonnez-moi, mais euh c'est euh ça serait ça serait risible si n'est pas un peu triste d'entendre un responsable français s'exprimer avec une telle naïveté. Vous aurez l'occasion de reparler de Marine Le Pen puisque des questions de Français vous sont adressées sur la question de l'aide à l'Ukraine. Donc je pense que tout ça sera lié dans quelques instants. Les

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termes de guerre froide sont utilisés régulièrement sur ce plateau, sur mon plateau. Guerre froide, vous le reprenez. Bon, mon rôle n'est pas de de commenter ou de définir des terminologies. mon rôle. Vous avez dit il y a quelques instants que les mots avaient une importance particulière. Non, j'ai simplement dit que effectivement euh euh guerre hybride, c'est un terme qui qui recouvre une réalité qui est peut-être difficile à toucher du doigt. La réalité c'est qu'il y a de l'agression dans le champ de l'information, ce qui est un problème majeur pour nos démocraties, dans le champ cyber, dans le champ du sabotage et que c'est face à toutes ces menaces qu'on doit prendre au sérieux, qu'on doit se préparer. Jean-Noël Barreau, quel niveau de réponse quand même est vant envisagé

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dans les prochaines heures ? Je pense par exemple à l'epsich en Allemagne. Le résultat c'est que l'Allemagne a fermé des centres culturels et de représentations russes sur son sol. Nous, je prends un exemple, on a le centre spirituel et culturel orthodoxe russe qui est ici. Je crois que c'est vraiment juste du côté de l'autre côté de la scène. Vous envisagez la fermeture de tel centre russe sur notre territoire ? Dès lors que nous serions à notre tour euh pris pour cible par la la Russie de Vladimir Poutine à la manière dont l'aéroport de l'IFI a été pris pour cible, ben nous n'écartons aucune mesure de représaille. Dans le cas précis, ce que je retiens pour l'Allemagne, c'est que c'est que la solidarité européenne a joué à plein. Tous les pays européens

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ont condamné immédiatement. Tous ont convoqué les ambassadeurs pour protester vicemment contre ce qui s'était passé. Et aucun pays européen ne s'est dit bah tiens, peut-être que je vais ralentir ou peut-être que je vais lever le pied sur la pression contre la Russie et nous allons continuer à empiler des sanctions de plus en plus lourdes comme les États-Unis en ont décidé hier puisqu'un texte majeur de pression sur la Russie a été adopté par le Congrès américain pour que Vladimir Poutine change de calcul. Alors, nous on change de thème. Est-ce que vous dites ce matin bienvenue au Canada Jean-Noël Barre puisque la chef de l'Union européenne Ursula Van derleen propose au Canada de devenir notre première membre associé. Vous signez, la France signe. Ah, nous avons vocation à créer des

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liens toujours plus étroits avec le Canada. D'ailleurs, c'est à Saint-Pierre et Micelon, premier territoire libéré de la France libre que le président de la République retrouvera le premier ministre canadien dimanche. Ensuite, sur le terme exact, comme souvent lorsque la commission fait une proposition, il faudra que ce soit débattu, décortiqué, analysé avant que nous puissions prendre position. Vous ne reprenez pas forcément premier membre associé. C'est ça que vous dites sur les mots. Vous n'êtes pas tout à fait on va examiner ce que ça recouvre et puis ensuite on prendra position puis il faudra en dialoguer, il faudra en discuter aussi avec les autorités canadiennes avec lesquelles on travaille extrêmement bien. Et peut-être en parler avec Trump, je sais pas si c'est jouable mais il a

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menacé la nuit dernière sur ce sujet. Il a pas du tout aimé le président américain. Il dit "Ce serait un acte très hostile, je le cite, et une menace d'arrêter les échanges commerciaux avec l'Union européenne en cas d'association avec le Canada. Que répondez-vous à la diplomatiequelle ? Donald Trump d'ailleurs que la souveraineté, c'est comme les frontières, c'est comme la démocratie, ça n'est pas négociable. Peu importe les risques, ça n'est pas négociable. C'est le choix souverain des États qui décident de lier leur destin entre eux. Jean-Noël Barre, nous sommes-nous humiliés auprès des États-Unis ? Pour débloquer la nomination du nouvel ambassadeur français à Washington, Aurélien Le Chevalier, la mission française auprès de l'ONU s'est fendu d'un message de regret pour tenter de

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calmer la colère des Américains suite à un message précédent qui les avait ulcéré. Ce sont des excuses qui visiblement passent mal. On lit dans le Figaro ce matin un ministre qui dit "C'est scandaleux, la France n'a pas à s'excuser auprès des ministres." Et il précise ce ministre que il n'est pas du tout emballé à l'idée d'avoir à assumer cette position en cas de question sur un plateau de télévision. Bon, vous êtes ministre des affaires étrangères, vous êtes sur mon plateau de télévision, je vous pose la question, nous sommes-nous humiliés ? Regrtez-vous ce geste ? Faut-il le regretter ? Et moi, je vous pose la question, est-ce que c'est une question qui intéresse les Français ? Et je vous donne la réponse, non. Ceci étant dit, il y a un message qui effectivement a été euh publié euh

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au cœur de l'été euh qui euh euh portait euh une critique très forte, une position qui avait été prise par les États-Unis. Euh une position de regret, non pas d'excuse ou d'humiliation ou d'autoflagélation, a été publié comme un correctif comme ça arrive très régulièrement. L'affaire est désormais classée et la je dirais que la relation et heureusement entre les États-Unis et la France qui parfois passe par des moments de confrontation d'idées des désaccords, ben elle va bien au-delà de ce micro épisode. Et c'était le sens effectivement de ma question parce que je pense que ce qui intéresse en Venge les Français, c'est de savoir quel est l'état de nos relations avec avec les C'est très simple avec les États-Unis, nous sommes alliés et notamment au sein

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de l'OTAN mais nous ne sommes pas alignés. Nous sommes alliés mais nous ne sommes pas des vassaux. Maintenant, il y a 250 années d'amitié entre nos deux pays qui sont à la fondation même de la démocratie, qui se sont battus l'un pour l'autre au service de la liberté. Tout ça, ça compte aussi dans notre histoire. C'est l'heure de prendre les questions de français Jean-Noel Barreau et je vais en découvrir quelques-unes en direct avec vous. C'est Fatima Exen Provence qui vous dit pourquoi ne pas négocier avec d'autres pays pétroliers pour nous fournir du carburant ? Mais Fatima a absolument raison. Et lorsque le président de la République s'est entretenu lundi avec le Premier ministre irakien, aujourd'hui avec le roi de Jordanie, dans quelques jours avec le président de la Syrie et lorsque

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je me déplace moi-même dans la région, c'est exactement pour ça, pour trouver de nouvelles voies, des nouvelles routes, mais aussi des nouvelles sources d'approvisionnement en hydrocardique. Et vous êtes optimiste sur ce point ? Et rapidement, bien alors rapidement tout ça, ça prend le temps que ça doit prendre. Mais comme je l'ai dit tout à l'heure, l'objectif c'est de sécuriser à la fois l'approvisionnement et les routes d'approvisionnement et puis au-delà c'est de nous défaire hein de cette dépendance aux hydrocarbur parce que je le redis, aucune parenthèse ne va venir refermer ces épisodes de tension au proche et au Moyen-Orient à brève échéance. Une autre question nous attend. Allez, on la découvre ensemble. C'est Joseph Maison Lafide. Bonjour à vous Joseph.

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A-ton vraiment les moyens d'envoyer encore des milliards à l'Ukraine ? Alors effectivement la la question elle monte et c'est l'occasion de reparler peut-être de Marine Le Pen. Nous ne pouvons plus l'aider autant qu'avant l'Ukraine. C'est ce qu'a redit Marine Le Pen sur LCI. C'était hier elle assume ce tour de vie. Elle assuré que sa position n'est pas un acte d'hostilité. Et voilà ses propos. On ne peut pas dire d'un côté un acte d'hostilité. Oui. Mais vous plaisantez. Et ce que ça signifie, c'est que si Marine Le Pen avait été élu en 2022, l'Ukraine aurait sans doute été contrainte de capituler et nous aurions une Russie surarmée et menaçante à nos frontières. Voilà ce que ça veut dire. Et donc, a-t-on vraiment les moyens d'envoyer encore des milliards à l'Ukraine ? D'abord, vous

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avez vu que c'est ce sont par des mécanismes européens principalement que nous avons soutenu financièrement l'Ukraine et d'autre part aujourd'hui ce serait prendre le risque de payer beaucoup plus cher demain. Marine Le Peny, on peut pas dire d'un côté il y a pas un euro pour indexer les retraites mais en revanche il y a des milliards pour la contribution nette à l'Union européenne. Alors on change de sujet. La contribution nette à l'Union européenne c'est notre ticket d'entrée. Ticket d'entrée à quoi ? et bien l'appartenance à un groupe qui nous permet d'être fort, qui nous permet de nous protéger, de n'être pas le jouet de ces superpuissances et surtout qui nous enrichit. Regardez ce qui s'est passé au Royaume-Uni quand les les Anglais sont sortis de l'Union européenne. Ils se

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sont appauvris. Ils ont perdu 15 % de leur pouvoir d'achat. 3000 € par tête a été perdu par les Britanniques quand ils sont sortis de l'Union européenne. Donc quand on quand on refuse de payer le ticket d'entrée, bah soit on sort, soit on sort, soit on dit on fait qu'on fait baisser le budget communion européenne. Et si on fait baisser le budget commun, qui est-ce qui empathie ? Bah c'est les agriculteurs et les pêcheurs. Vous venez de dire faire le jeu de ces puissances. Vous tr vous pensez que Marine Le Pen fait le jeu de ses puissances. Je vais vous citer aussi quelques expressions très fortes de ces derniers jours. Elle a été qualifiée de cheval de 3 de la Russie. En tout cas, le Rassemblement national, le Parti de l'étranger de Patriote de Pacotti. Ce sont des termes

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que vous pourriez reprendre sans trop de difficulté. Oui, parce que ça n'est pas nouveau que les relations entre le Vladimir Poutine, Marine Le Pen et le Rassemblé nationale sont étroites. Que euh que les déclarations récentes sur le soutien à l'Ukraine font tomber les masques et qu'au fond c'est non à l'Union européenne, même si on le dit pas comme ça parce que ça n'est pas très à la mode. Et oui à la relation avec les grandes puissances. Ce que Marine Le Pen a dit hier, c'est que la France doit se situer à équiistance comme si elle mettait un signe égal entre la Russie et l'Ukraine. C'est totalement irresponsable et c'est confondre ou c'est c'est pardon c'est méconnaître ce qui a garanti à l'Europe 8 décennies de paix et de prospérité depuis la fin de

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la 2ème guerre mondiale, c'est-à-dire la construction d'une Europe unie, souveraine et démocratique. Voilà votre réponse à Marine Le Pen et c'est Christophe Barbier qui vient de nous rejoindre. Je vous en prie Christophe, vous êtes face au ministre des affaires étrangères. Mais on va parler quand même des affaires nationales et de politique nationale. Vous êtes vice-président du Modè. Édouard Philippe veut tenir une réunion début novembre pour constituer, on a l'impression, une espèce de majorité future. Il enjamble la présidentielle pour s'occuper des législatives. Est-ce que c'est une bonne idée ? Alors ce qui est sûr, c'est que le prochain président ou la prochaine présidente n'aura pas de majorité parlementaire spontanée. Vous l'avez même dit. Vous l'avez dit à l'instant

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Christophe Barbier. Et ben je suis d'accord avec vous. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que si nous voulons répondre à tous les défis qu'on vient d'évoquer, bien sûr que cette élection présidentielle est importante, mais il faudra revenir peut-être à une pratique nouvelle des institutions. Président garant des institutions traite notamment des des sujets de son domaine réservé, assure le rassemblement des Français et c'est le gouvernement qui conduit la politique de la nation sur quel socle politique puisqu'il y a pas de majorité spontanée sur une coalition. Et une coalition, ça n'est pas l'effacement des différences. C'est un travail qui permet à des partis qui se présente sous des couleurs différentes aux élections de trouver les compromis nécessaires pour que la France

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puisse être gouvernée comme dans toutes les démocraties européennes. Les Républicains n'en veulent pas pour l'instant de cette discussion. Vous les soupçonnez de vouloir aller vers l'Union des droites avec le RN ? C'est à eux qu'il faut poser la question. La question est de pas savoir si on en veut ou si on en veut pas. La question est de savoir si on si la France peut être gouvernée. Pour qu'elle soit gouvernée, il faut se résoudre à la constitution de coalition où des gens qui ne pensent pas la même chose vont devoir faire des compromis. Alors, je sais que ça n'est là encore pas très à la mode dans un pays où depuis 60 ans, c'est l'alternance un peu brutale d'un camp à l'autre qui a dicté la manière dont la politique est faite dans ce pays. Mais ça n'est pas la manière dont

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c'est fait dans les autres pays européens. Et c'est ce habitude-là à laquelle nous devons nous préparer, y compris euh avant l'élection présidentielle. Boem Sansal veut retourner en Algérie, il veut un vrai procès, un vrai acquitement. La grâce ne lui suffit pas. Vous lui déconseillez ? Euh je lui déconseille plutôt. Il y a Christophe Glaise, Christophe Glaise que nous n'oublions pas. Évidemment, nous mobilisons pour obtenir sa libération. Nous l'avons rencontré plusieurs fois cet été. il va bien, il est admirable dans l'épreuve qu'il traverse et nous ne lâcherons rien jusqu'à obtenir sa délibération définite. Merci beaucoup monsieur le ministre Jean- Noël Baruot d'avoir accepter l'invitation ce matin.