"20 millions de Français n'ont pas décidé, les jeux ne sont pas faits" : Nicolas Dupont-Aignan
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Nicolas Dupont-Aignan, merci d'être ce matin sur LCI, c'est votre troisième candidature à l'Élysée, les jeux sont presque faits dans les intentions de vote, vous êtes à 2% selon l'IFOP, parlons du fond, vous allez me dire que comme tous ceux qui sont bas dans les sondages que vous n'y croyez pas, parlons du fond.
Non, excusez-moi un instant quand même, vous dites les jeux sont quasiment faits, les sondages, mais vous vous trompez complètement, excusez-moi, je vois un peu le terrain quand même, il y a 20 millions de français qui n'ont pas décidé, jamais il y a eu autant d'indécis, même les sondeurs le disent, et ils disent tous, les sondages vous savez, même les sondeurs disent, on n'a jamais vu ça, il y a 20 millions de français qui vont décider entre maintenant et dimanche matin, alors ne dites pas les jeux sont faits, c'est complètement faux, pour moi comme pour les autres.
Vous visez dans le fond, dites-moi votre objectif.
Mais je vise la démocratie, défendre mes idées, offrir le choix aux français, et attendez, excusez-moi, les sondages ne valent rien puisqu'ils sont faits sur une moitié de français, les autres sont aux abonnés absents, et ils vont décider dans les jours qui viennent, et je m'adresse à eux, une élection n'est jamais jouée d'avant. Vous avez raison, vous me faites penser aux journalistes qui sous-voient le Jospin, le voyait élu, il a été éliminé, non c'est le fond ça, il a été éliminé dès le premier tour.
Vous avez raison, les jeux ne sont pas tout à fait faits.
Vous étiez plus jeunes, mais il a été éliminé dès le premier tour.
Je vous donne le point, les jeux ne sont pas tout à fait faits pour l'instant.
Voilà, pas tout à fait, j'en suis convaincu.
Oui, oui, mais vous avez raison, et d'ailleurs il y a un gros suspens. Les intentions de vote pour l'instant, vous créditent de 2%, et donc le fond, on va d'abord parler de l'Ukraine, si vous permettez. J'assume totalement de parler à Vladimir Poutine, a dit Emmanuel Macron hier soir sur TF1. Vous, Président, est-ce que vous maintiendriez le fil du dialogue avec un homme soupçonné de crime de guerre ?
Écoutez, Emmanuel Macron, pour le coup, a dit, ce qui est évident, il maintiendra le lien. Tout le monde le maintiendra, parce qu'il faut en sortir de cette boucherie. Et j'ai toujours proposé la même chose, c'est pas de maintenir un lien qui compte, parce qu'Emmanuel Macron l'a vu sans arrêt, a téléphoné sans arrêt. On voit le résultat. Ce qui compte, c'est pas d'avoir un lien, ce qui compte, c'est de proposer une solution pour en finir avec ce drame humanitaire. Et la solution, on la connaît, elle a été proposée par Jacques Chirac en 2006. Vous voyez ? Je l'ai proposée en 2015. Elle existe, elle est là sur la table. Le Président Zelensky commence à être mûr pour cette solution.
C'est la neutralité de l'Ukraine, c'est l'autonomie constitutionnelle du Donbass qui était prévue par les accords de Minsk. Ce sont des élections sous la supervision de l'ONU. C'est bien sûr le retrait des troupes russes. Il faut arrêter ce drame avant qu'il ne soit trop tard.
Les sanctions doivent-elles être alourdies ? Vous avez peut-être entendu hier le plaidoyer de l'ancien Premier ministre Guy Ferrochtat qui dit qu'il est temps de changer de stratégie. Les sanctions graduelles ne fonctionnent pas auprès des autocrates sans opinion publique. Il faut, pour l'instant, ce qu'on fait, c'est prolonger la guerre, multiplier les décès. Il faut couper le gaz, dit-il. Il lance un cri à ses partenaires européens.
Eh bien, qu'il aille voir les Allemands qui n'ont jamais... Il s'est adressé spécifiquement aux Allemands. Écoutez, il faut arrêter ces gens qui disent n'importe quoi. On n'a jamais... Vous savez ce qui se passe en ce moment ? Les statistiques ? Depuis le début de l'offensive russe, jamais l'Europe n'a autant augmenté ses achats de gaz à la Russie. 17 milliards d'euros donnés à Poutine. Alors, moi, je trouve qu'il y a... Est-ce qu'il faut couper le gaz ? Oui ou non ? C'est impossible de couper le gaz. Vous le savez très bien. Il faut, il faut, il n'y a qu'à... Demandez aux Allemands. Les Allemands ont clairement dit que leur économie s'arrête. S'arrête des millions de chômeurs.
Ce que je dis, madame Martichoux, c'est qu'il faut arrêter avec ces espèces de gens incompétents qui ne savent pas de quoi ils parlent. La réalité, c'est que jamais on n'a autant augmenté les achats de gaz payés en monnaie forte, en euros, à la Russie. Et en même temps, on accuse des entreprises françaises. Moi, ce que je demande, parce que l'économie allemande, c'est pas nous, c'est l'économie allemande qui a supprimé le nucléaire. Et donc, on voit bien l'hypocrisie et la bêtise européenne.
On va essayer d'avancer.
Oui, mais avancer, excusez-moi. Ce que je veux dire aux Français, c'est que dans la vie, on paye toujours ses erreurs. La France a eu la chance de maintenir le nucléaire. Elle ne dépend pas aussi fortement du gaz russe. La France pourra se passer dans un an ou deux du gaz russe. Il le faut. Pas obligatoirement, parce que le Qatar... Question de souveraineté. Excusez-moi, le Qatar et l'Arabie Saoudite ne me paraissent pas mieux sur le plan des droits de... Oui, non, mais...
Je vous demande sur le gaz russe, il faut s'en passer ou pas.
Ce que je veux dire...
Répondez simplement à une question. Mais excusez-moi. Est-ce qu'il faut se passer du gaz russe ?
Je pense qu'on ne s'en passera jamais totalement. Maintenant, il faut réduire sa dépendance.
Vous êtes le chanteur de la souveraineté. Est-ce qu'il faut se passer du gaz russe ?
On ne pourra jamais totalement s'en passer. En tout cas, la France pourra s'en passer. Mais je ne veux pas dépendre que du Qatar non plus. Ce que je veux, et je l'ai toujours proposé, c'est ne jamais abandonner le nucléaire, comme l'a voulu Emmanuel Macron au départ. C'est dans votre programme. Et je crois qu'on voit là la preuve que Mme Merkel, en supprémant le nucléaire en Allemagne, a commis une faute gravissime. Victor Orban. Donc, si je veux qu'on vienne sur l'Ukraine, pour être clair, je pense qu'il faut réduire notre dépendance, qu'il faut réarmer le continent, dépendre sur nous-mêmes, la souveraineté, et en même temps, faire une offre de paix pour sortir de ce conflit.
C'est clair, net, précis.
Couper le gaz, non ?
Mais ce n'est pas possible.
Aggraver les sanctions et aggraver les sanctions, non. Victor Orban.
Non, excusez-moi, Mme Martichoux. Oui. Non, je n'ai pas dit ça. Est-ce que vous êtes pour l'aggravation des sanctions ? Non, ça dépend des sanctions. Si ce sont des sanctions qui pénalisent les Français, je n'en veux pas. Car nos concitoyens souffrent déjà beaucoup, n'ont pas à mettre le doigt dans l'engrenage de cette guerre.
Alors, Victor Orban, qui a été réélu sans difficulté
dimanche à la tête de la Hongrie, vous félicitez. Je le félicite, je suis heureux, que malgré... Comment dire ? Malgré le mépris des médias occidentaux, malgré les pressions extérieures sur ce beau peuple, le peuple hongrois a voté massivement pour Orban, qui défend son pays.
Est-ce que la Hongrie est un modèle ?
Vous savez, moi, je crois qu'il n'y a qu'un modèle, c'est le modèle français. Parce qu'il ne faut jamais importer des modèles extérieurs. Mais la souveraineté, la défense de la nation, ça prouve que quand on est libre, eh bien, on défend son peuple. Quand on est soumis à Mme van der Leyen, à l'Union européenne, aux Américains, aux autres, à Poutine, on ne défend pas son peuple. Moi, je veux un peuple libre.
Quand on est libre, Victor Orban, puisque vous me dites que ce n'est pas un modèle, mais que vous le félicitez.
Bah oui, je suis heureux qu'il ait gagné cette élection.
Il musèle sa presse.
Mais non, bah...
Attendez, je finis ma phrase. Il musèle la presse. Il a fait en sorte que la justice soit davantage aux hommes.
Ça, c'est la propagande.
Vous croyez que la presse n'est pas musulée en France ? Pardon. Ses opposants ont eu droit à 5 minutes sur la télévision publique. Imaginez que vous ayez droit à 5 minutes sur la télévision publique française, alors que lui a pu rediffuser à Foison et à l'envie ses discours. Est-ce que c'est un modèle ?
Pourquoi ça, ce n'est pas un modèle ? Ça, ce n'est pas un modèle. Mais en revanche, arrêtez avec Orban. Moi, je suis pour la liberté des peuples et des nations. En tout cas, c'est une nation fière d'elle-même, qui se défend et qui est libre et qui n'obéit pas aux soucasses de Washington, de l'Union européenne et des autres.
En tout cas, ce n'est pas un contre-modèle, c'est ce que je comprends. Vous voulez remplacer, c'est la proposition numéro 10 dans votre programme, l'Union européenne destructrice de notre démocratie et réductrice de notre puissance par un nouveau traité instituant une communauté des nations libres et des projets à la carte. Donc, vous voulez remplacer, vous voulez sortir de l'Union européenne ?
Non, je vais vous dire. C'est un point fondamental et je vous remercie d'en parler, de mon projet. Je considère qu'on ne peut pas contrôler l'immigration si on ne contrôle pas nos frontières. Je considère qu'on ne peut pas lutter contre l'insécurité si on ne maîtrise pas nos frontières et nos lois. Je considère qu'on ne peut pas relocaliser un million d'emplois qui est dans mon programme si on obéit aux règles de Bruxelles qui font partir l'emploi.
Et je considère enfin, rassurez-vous, je m'arrête là, je considère enfin que si on veut éviter la retraite à 65 ans, comme je veux maintenir la retraite et ne pas alourdir les charges sur nos retraités, je veux les défendre, je vais prendre l'argent que nous versons à l'Union européenne, les 10 milliards nets, 10 milliards en plus de ce que nous versons, c'est-à-dire de ce que nous recevons, c'est-à-dire qu'on verse 10 milliards de plus.
Comment vous faites ? Vous négociez ça comment ?
Ah mais c'est très simple. En arrivant au pouvoir, c'est ce qu'a fait le général de Gaulle avec l'OTAN. Il a donné un mémorandum, le traité est écrit, il est écrit, vous l'avez sur mon site internet, c'est une redéfinition de l'Europe, on retrouve notre souveraineté nationale, nos frontières, nos lois, notre budget.
Combien d'années les Britanniques ont-ils mis ? Combien d'années Margaret Thatcher, dont vous dites que c'est un modèle, a mis à la mécanique ? Oui, parce qu'elle a récupéré son argent. En combien de temps ?
Elle a bloqué le jeu.
En combien de temps ?
À Fontainebleau, le sommet de Fontainebleau, elle a mis 6 mois.
Non, elle a mis 5 ans.
Et la France est un pays libre.
Vous ne pouvez pas arriver. Mais si, mais on le fera. Alors là, il n'y a qu'à Faucon, Nicolas Dupont. Vous ne pouvez pas arriver, vous pouvez engager un procès, ça prend 5 ans, ça prend des années.
En tout cas, je ne paierai plus les 10 milliards, les 10 milliards ne seront plus versés. Je n'appliquerai plus.
Vous sortez le facto.
Mais ce que vous ne comprenez pas, c'est que les peuples...
C'est pas grave, d'autres l'ont fait, mais il y a des conséquences.
Les peuples européens, on n'attend que ça. Personne ne veut diriger par des gens corrompus, sur les lobbies. On l'a vu avec Pfizer et Mme van der Leyen. Personne ne veut vivre dans un système qui n'a rien d'européen, qui est un système de lobby. On va remettre l'Europe sur ses rails.
Dans les sondages, vous allez me dire, j'ose plus parler des sondages, mais dans les sondages, les Français sont favorables au maintien dans l'Union Européenne.
Mais on peut changer le fonctionnement, on peut en finir avec ce système et recréer une Europe qui soit au service des peuples. Et si nos partenaires ne le veulent pas, c'est tout à fait leur choix, nous nous en irons et ce sera adopté par référendum. Car je vous dis une chose, Madame, et je le dis dans les Français, je suis le seul candidat qui est clair là-dessus. C'est qu'on ne peut pas résoudre nos problèmes si nous n'avons pas retrouvé notre liberté. C'est simple.
Oui, vous êtes d'ailleurs le candidat, dites-vous, des libertés.
Vous dites que l'Europe est destructrice de la démocratie. Oui, parce que les décisions sont prises par des gens non élus. Madame van der Leyen n'est élue par personne. Les juges de la Cour de justice ne sont élus par personne. Et pourquoi les gens ne veulent plus voter ? Parce qu'ils voient bien qu'ils élisent un président, une assemblée, et qu'à la fin, ce sont des bureaucrates à Bruxelles sous des conflits d'intérêts gigantesques qui décident pour eux. Et on ne peut pas continuer comme ça. Donc je maintiens qu'on ne peut avoir une vraie démocratie que si on a un minimum de liberté en Europe.
Ça ne veut pas dire, contrairement à ce que vous pourriez faire croire, d'abandonner des coopérations. Je ne suis pas justement pour tout envoyer balader. Je suis pour qu'on concentre l'action européenne sur des coopérations à la carte, comme on a fait Airbus, Ariane, le numérique, le développement de l'Afrique, la transition énergétique, la lutte contre le cancer. L'Europe doit se concentrer sur des projets et ne pas embêter les peuples dans leur vie quotidienne. Mais ce qui se passe en Hongrie, ce qui se passe dans beaucoup de peuples, dans beaucoup de pays d'Europe, c'est la volonté de sortir de ce joug sans pour autant casser l'idée européenne.
L'idée européenne a été trahie par l'Union européenne. Et on a encore le choix.
L'Union européenne qui vient de sanctionner, mais on ne va pas ouvrir ce chapitre parce que j'aimerais aussi qu'on avance sur votre programme. Oui, qui vient de sanctionner la Hongrie parce qu'elle est en contravention avec des valeurs.
Elle vient de voter et elle sanctionne. En fait, c'est exactement la souveraineté limitée du pacte de Varsovie. C'est-à-dire que soit tu votes dans le bon sens, soit on te sanctionne. Mais ce n'est pas une Europe démocratique. Les valeurs décidées par Mme Van der Leyen, qui échangent... Vous ne les partagez pas ces valeurs européennes ? Mais les valeurs européennes, je les aime et je les partage. Mais ce n'est pas Mme Van der Leyen qui me les donne. Ce ne sont pas des gens qui sont corrompus sous des conflits d'intérêts qui vont nous donner des valeurs.
Mais c'est le monde à l'envers. Est-ce que vous maintenez qu'Emmanuel Macron est un petit dictateur ?
Je maintiens qu'Emmanuel Macron est un homme dangereux.
Non, est-ce que vous maintenez ce mot ?
Un petit dictateur, c'est une expression dans un meeting, mais c'est un petit... Vous l'avez dit plusieurs fois quand même. Oui, c'est un homme qui ne respecte pas le débat, qui ne veut même pas répondre aux questions des journalistes. C'est grave de devenir petit dictateur, non ?
Parce que d'abord, une dictature, ce n'est ni petit ni grand. C'est une dictature.
En tout cas, c'est un petit bonhomme.
Donc vous retirez ce mot. C'est un petit bonhomme.
Non, je ne le retire pas. Je dis que c'est un homme qui, s'il était réélu, serait encore plus dangereux, qui a fait beaucoup de mal au pays, qui est d'un mépris à l'égard des classes populaires, qui est un mépris à l'égard des Français, au point d'ailleurs qu'il ne veut même pas répondre aux journalistes sur son bilan, sur son projet, sur ses conflits d'intérêts, sur son patrimoine.
Quel conflit d'intérêts ?
Écoutez, il a distribué, il a augmenté, rapport du Sénat. Il a multiplié par 3,7 à 450 millions d'euros des financements pour des cabinets de conseil en stratégie. Je ne parle pas des cabinets de conseil informatique qui peuvent se justifier. Je parle de ce qui a été multiplié par 3,7 entre 2018, si je peux finir ma phrase, Mme Martichoux.
Les études commandées concernent aux trois quarts des prestations informatiques. Non, ce n'est pas vrai.
Vous lui donnez quittus. Non, ce n'est pas vrai. Le rapport du Sénat, sur 850 millions d'euros, il y a 450 millions pour des conseils en stratégie, le reste est pour de l'informatique. Donc c'est faux ce qu'il dit.
Ah, donc lui, il a dit le contraire de la réalité.
Mais il n'a pas dit la vérité, oui. Il suffit de lire le rapport du Sénat, lisez-le. Et 450 millions de conseils en stratégie multipliés par 3,7. Et alors c'est curieux, c'est toujours...
Quel conflit d'intérêt ?
Qu'est-ce que vous sous-entendez ? C'est toujours le renvoi d'ascenseur à ses copains.
Et vous pensez que, pour être clair, est-ce qu'il s'en met plein les poches éventuellement ?
Je veux savoir s'il y a conflit d'intérêt, parce que c'est quand même bizarre que l'on dépense tant d'argent inutile, toujours à des gens qui sont très proches. Le dernier, les matériels électoraux, 300 000 euros. 300 000 euros à une famille qui a été témoin de son mariage, qui a travaillé avec lui. 300 000 euros. 425 000 euros, on apprend aujourd'hui, madame. Vous dites conflit d'intérêt.
Vous avez des preuves ou pas ?
Mais c'est dans le rapport du Sénat, lisez.
Non, les conflits d'intérêt, donc des collusions, donc éventuellement... Tout ça, ça veut dire des contreparties.
Est-ce que vous avez des preuves ? Il y a un soupçon de conflit d'intérêt. Voilà pourquoi je demande l'ouverture d'une vraie enquête du parquet financier, car ça commence à faire beaucoup. On a eu l'affaire McKinsey, on sait tous, c'est écrit par le journal Le Monde, qui n'est pas de mon côté, que McKinsey a donné des conseils gratuits pour sa campagne en 2017, que McKinsey donne des conseils gratuits à l'Elysée.
Et alors ? Quelle conclusion vous en tirez ?
Vous trouvez normal qu'un chef d'État, sous un chef d'État, l'argent public de la sueur des Français, de la difficulté des Français, aille à des amis politiques ?
Vous êtes un démagogue de Nicolas Dupont-Aignan. Aille à des amis politiques ? On ne peut jamais faire appel à un cabinet extérieur quand on gouverne ? Jamais ?
Mais il ne s'agit pas de dire...
Vous, quand vous étiez conseiller de François Bayrou ou de Michel Barnier ? Jamais, jamais ?
Il y avait des hauts fonctionnaires qu'on respectait, et on s'appuyait sur l'administration, et on ne donnait pas 300 000 euros pour dire qu'il fallait passer par la poste. à des amis, des amis très proches. 425 000 euros ce matin. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est la presse. 425 000 euros pour un nouveau cabinet d'études, pour la petite enfance, alors qu'on a confié une mission par ailleurs. 500 000 euros sur le métier de professeur.
Vous parlez d'Henri Sérunic ?
Non, à côté d'Henri Sérunic.
Il vient de faire une communication d'Henri Sérunic pour dire que c'était une polémique conflée. Ce n'est pas très honorable.
Enfin, pour nous, on parlait journaliste. En tout cas, ça fait beaucoup d'argent. Et moi, je vais vous dire, Mme Martichoux, j'ai été à l'Assemblée nationale il y a 6 mois. Tous les bords politiques, on a tous voté, on voulait tous voter l'augmentation de l'allocation adulte handicapé. 800 millions d'euros pour donner de la dignité aux personnes handicapées. France Insoumise, Républicain, Socialiste, Centriste, tous les bancs de l'Assemblée, Mme Martichoux, vous entendez bien ? Il y a eu un blocage, un blocage du pouvoir d'Emmanuel Macron et de son Premier ministre, M. Castex. Quel était le motif ? Je peux vous le dire. Ça coûtait trop cher, ça représentait 800 millions d'euros.
Eh bien, les 800 millions d'euros que nous voulions donner pour donner de la dignité aux personnes handicapées, Emmanuel Macron a préféré les donner à des cabinets de conseil qui l'ont aidé à venir au pouvoir, qui sont de ses amis. Alors, est-ce qu'il y a malhonnêteté ou pas ? Ce sera à la justice d'en décider.
C'est ce que vous insinuez.
Ah ben, je trouve quand même curieux. C'est ce que vous insinuez. Soit il est complètement incompétent. Je vais vous dire. Soit il est complètement incompétent. Il gaspille l'argent public. Il distribue l'argent des Français pour rien.
Pour mettre en place la campagne de vaccination, a été dit hier soir sur TF1, puisqu'il a été interrogé. D'abord, il a précisé, c'est intéressant, que c'est McKinsey. On dit l'affaire McKinsey. Bon, ça représente 4% du montant total. Oui, mais ça fait quand même beaucoup de millions. Mais bon, c'est maintenant la formule McKinsey. Oui, oui. Et par ailleurs, il explique qu'Emmanuel McKinsey...
Emmanuel McKinsey, on pourrait l'appeler.
Mais est-ce que vous pensez... Je repose ma question, parce que votre insinuation m'intéresse, enfin m'intéresse, m'interpelle, disons. Vous pensez qu'il s'en met plein les poches pour dire les choses familièrement. Non, je ne sais pas. Mais c'est ce que vous insinuez.
Non, mais j'insinue que l'argent public... C'est grave. Oui, c'est grave. Je dis que ce qui est grave, madame. Vous savez ce qui est grave ? C'est que l'argent public soit gaspillé. C'est que l'argent public soit donné à un cabinet qui a conseillé Pfizer. C'est que l'argent public soit donné... Alors pour mettre en place la campagne de vaccination, est-ce que c'était idiot ? C'est quand même bizarre. C'est quand même extravagant.
À l'instant.
Vous savez ce que c'est que l'État, madame ? L'État, au service du bien public, du bien commun, pourquoi on a créé une haute fonction publique indépendante des intérêts ? Pourquoi il y a des hauts fonctionnaires qui gagnent beaucoup moins d'argent, qui sont neutres, impartiales ? C'est parce qu'ils ne sont pas soumis au conflit d'intérêts. Si vous regardez la galaxie McKinsey, si vous regardez qui a fait quoi, vous verrez comme c'est curieux. C'est toujours l'entourage du président de la République. Alors il n'a peut-être pas touché d'argent. Ça sera à la justice d'en déterminer. Mais je vais vous dire une chose. On serait dans une vraie démocratie. On serait aux États-Unis.
Il aurait été obligé de répondre aux questions de manière précise. Précise. Et les journalistes américains l'auraient vraiment interrogé précisément. Là, ils refusent de répondre. Vous vous rendez compte de ce qui se passe ? C'est l'argent des Français. Eh bien moi, je voudrais un État propre. Je voudrais un État où les hauts fonctionnaires font leur travail sans dépendre d'intérêts privés. Où il n'y ait pas de banque d'affaires dans les couloirs de l'Élysée. Où il n'y ait pas de laboratoire pharmaceutique dans les couloirs du ministère de la Santé. Voilà ce qu'attendent les Français. Un peu de propreté.
Vous voulez vous interroger sur une annonce qui vient d'arriver concernant la vaccination. Vous avez été très actif depuis le début du Covid. Olivier Véran vient d'autoriser, ou plutôt de recommander, si je comprends bien, aux plus de 60 ans, la deuxième dose de rappel. Donc ça n'est pas terminé.
La quatrième dose.
La deuxième dose de rappel, c'est la quatrième. Voilà, c'est la quatrième. Et il y aura la cinquième et la sixième.
Eh bien moi je vais vous dire Madame, je persiste et je signe encore davantage qu'aujourd'hui, qu'avant, que malheureusement la vaccination doit être établie dans la liberté, et c'est pour ça que je suis candidat aussi, à partir d'un bénéfice-risque établi par le médecin traitant. Et quand on voit la commission du Sénat qui est en train de travailler, celle du Sénat américain, les statistiques de l'ANSM, Organisme Public, Agence Nationale de la Sécurité du Médicament, vous pouvez aller sur son site, la multitude d'effets secondaires graves qui se multiplient aujourd'hui, les signaux d'alerte partout, je dis qu'il y a danger.
Et qu'avec Emmanuel Macron, là aussi, on est, si par malheur il était réélu, et je pense qu'il ne le sera pas, parce que je pense qu'il y aura un sursaut des Français, eh bien nous aurions une vaccination obligatoire, dangereuse pour la santé des Français. Et je suis le candidat, le seul, qui a été clair.
Vous interdisez le confinement d'ailleurs, par la loi, c'est ça ?
Non, pas par la loi, par la Constitution, comme au Japon. J'abrogerais tous les passes sanitaires et vaccinales. Je réintégrerais les soignants exclus, puisqu'on a la preuve aujourd'hui que la vaccination n'empêche pas la transmission, que la vaccination est un geste individuel de protection qui appartient à la conscience de chacun avec le médecin.
Vous avez fait inscrire, pardon, dans la Constitution, l'interdiction du confinement.
Oui, parce que j'estime qu'on ne peut pas enfermer un peuple.
Ce n'est pas comme ça qu'on est sortis de l'épidémie ?
Pas du tout. Ça a été l'échec absolu. D'ailleurs, la preuve, c'est qu'après, on n'a pas refait le confinement, parce qu'on s'est aperçu qu'avec des masques, ça suffisait.
Tous les pays européens, tous les pays qui ont confiné, qui ont fermé leurs frontières.
Mais pas du tout, madame. Ne confondez pas tout. Le premier confinement a été justifié pour une raison très simple. Vous le savez, je l'ai approuvé. Il n'y avait aucun masque de protection. Non, il n'y avait pas de masque.
A fortiori, il n'y avait pas de vaccination.
Il n'y avait ni masque, ni test, ni rien. Maintenant qu'on a des outils, vous dites, on ne doit pas revenir.
Mais s'il y a un autre virus, s'il y avait un autre virus...
On peut se protéger. Le confinement peut être instrumentalisé par un pouvoir. C'est pour ça qu'au Japon, c'est interdit. Et dans des pays démocratiques. Et vous savez qu'il y a des États américains qui n'ont jamais confiné, qui n'ont pas eu plus de morts que ceux qui avaient confiné.
Nicolas Dupont-Aignan, vous disiez à l'instant... Il y a eu un immense mensonge. Les Français auront le sursaut de ne pas réélire Emmanuel Macron.
Oui, et de choisir une voie sérieuse d'alternative. Alors justement, est-ce que dimanche soir, on l'a dit, les jeux ne sont pas faits.
Mais il est vraisemblable que vous ne soyez pas au second tour. Il est vraisemblable que Marine Le Pen le soit. Est-ce que vous la soutenez ? Est-ce que vous lui apportez son soutien ? C'est une question sérieuse.
Mais la question sérieuse, j'y répondrai au deuxième tour, selon la situation. Je n'en sais rien aujourd'hui. On ne sait même pas qui sera en face de Marine Le Pen. Je vous propose un scénario.
Mais dans le cadre de ce scénario, que feriez-vous ?
Je suis... Il y a un match qui est le premier tour. Je ne vais pas jouer la finale avant de jouer le match qualificatif. Il faut arrêter. Laissez les Français jugent. C'est terrible cette façon de vouloir... Comment dire ? C'est pour ça que les Français, vous savez, n'ont plus envie de voter. C'est ça qui est grave. Vouloir toujours jouer le match d'après.
Il ne faut pas prendre non plus les Français pour des imbéciles.
Les Français sont libres de voter au deuxième tour.
Ne les prenez pas pour des imbéciles. Ils savent très bien que quand ils votent pour vous, ils vous aident à peser. Ils vous aident à... Ils soutiennent vos idées. Ils vous aident à peser pour la liberté. Mais ils vous aident... Mais ils savent très bien que vous ne serez pas élu président de la République. Mais vous n'en savez rien, madame. D'accord. Mais quel mépris ! Non, mais vous avez raison. Mais quel mépris ! Vous avez raison, il faut qu'il faut qu'il y ait des choses avant.
Mais à ce moment-là, on arrête la démocratie, madame. Non ! Il n'y a plus de démocratie. Si ceux...
Vous avez la possibilité de défendre vos idées, c'est ça la démocratie.
Non, la démocratie, c'est la possibilité... Et de critiquer autant que vous le voulez. Non, la possibilité d'arriver au pouvoir. Quand je me suis présenté dans ma ville de hier, les sondages me donnaient à 10%. Pas élu. Personne ne pensait que je serais élu. J'ai été élu. Laissez les Français choisir. Ce n'est pas vous qui choisissez. Je sais qu'il y a la tentation.
Donc vous ne voulez pas nous dire qui vous soutiendriez dans l'hypothèse ?
Je ne sais pas qui il y aura au second tour. Mais je ne sais pas qui il y aura au second tour. Mais je ne sais pas qui il y aura au second tour.
Vous l'aviez rejoint. Donc un soutien pourrait être logique.
Mais je ne sais pas qui il y aura au second tour. Je dis aux Français, donnez-moi le maximum de voix si vous voulez préserver vos libertés. Ça, c'est important. Très important.
Juste une dernière question, parce que vous en avez parlé dans votre programme. Vous nommez Didier Raoult, ministre de la Santé.
Oui, absolument. Pour faire le nettoyage des conflits d'intérêts au sommet. De l'argent qu'a pourri la santé en France. Et pour sauver des vies. Parce qu'il a sauvé des vies et que c'est un des plus grands scientifiques mondiaux.
Vous dites que je ferai le ménage. Didier Raoult fera le ménage.
Un grand ménage dans les conflits d'intérêts qui ont pourri le ministère de la Santé depuis des années. Bonne fin de campagne. Et bien vous aussi. Nicolas Dupont-Aignan.
Vous avez jusqu'à demain minuit. C'est ce que je voulais dire d'ailleurs tout à l'heure quand j'ai dit les jeux sans fesses. C'est de la campagne officielle. Elle est presque terminée. Et pourtant... Hier soir, vous avez tenu un mythique. On a vu les images sur LCI. Merci à vous. Bonne fin de journée. Mais vous savez que les Français... Dans un instant, le temps de ce jeudi avec IOM.
Encore une fois, il y a des millions de Français qui ne savent pas ce qu'ils vont voter.
Merci.
À nous de les convaincre. Sous-titrage ST' 501
Nicolas Dupont-Aignan