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ChroniqueEurope 1 (sur YouTube)· 28 juillet 2025 10 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéJusticeImmigration & asileInstitutions & élections

"La république n’est plus chez elle dans certains quartiers" (Bernard Cohen-Haddad)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Chiffre
    « 79 % des communes françaises sont aujourd'hui touchées par le trafic de drogue. »
  • 0:25Fait
    « À Béier, c'est une quarantaine de jeunes qui tendent un piège au policier en réponse à de multiples interpellations et saisies pour lutter contre le narcotrafic. »
  • 0:45Fait
    « Des couvre-feu pour les mineurs de moins de 16 ans ont été mis en place dans plusieurs villes. »
  • 2:00Fait
    « Il y avait quelque chose de très très structuré, très organisé et ça ça signifie pour moi que c'est un acte de guerre. »
  • 3:30Chiffre
    « On a interpellé à Béier deux fois plus de trafiquants que l'année précédente. »
  • 8:30Fait
    « On ne peut pas mobiliser toutes les semaines la CRS82 pour faire le Tour de France. »
  • 9:30Fait
    « Il y a un vrai problème aujourd'hui aussi d'ordre public sur l'ensemble des quartiers de la République. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

On va revenir sur ce dossier élaboré par nos confrères du JDD qui font un état assez inquiétant de la France. Selon la Cour des comptes, 79 % des communes françaises sont aujourd'hui touchées par le trafic de drogue. Et puis on voit beaucoup d'événements avec des tirs de mortiers, des guetapantes, des règlements de compte, des rodéo.

Bref, on voit que toute la France périphérique aujourd'hui est touchée. On revient d'abord justement sur cette carte de France avec François Tiskvic. Écoutez scène de guerri urbaine à Limoge.

Armée de mortier, de cocktail molotof et de battes de baseball. Une centaine d'individus agressent des automobilistes et affrontent pendant plusieurs heures les forces de l'ordre. Neuf policiers sont blessés.

Il y avait quelque chose de très très structuré, très organisé et ça ça signifie pour moi que c'est un acte de guerre. Comme ce n'est pas une guerre généralisée, c'est une guerri locale. Des scènes similaires ont aussi eu lieu à Charleville-Mière, Compienne ou Julouville, petite station balnéaire de la Manche où un restaurateur et sa femme sont violentés par une trentaine d'individus.

À Béier, c'est une quarantaine de jeunes qui tendent un piège au policier en réponse à de multiples interpellations et saisies pour lutter contre le narcotrafic. C'est encore une fois la réponse à des actes que nous avons posés, des interpellations 6. Vous savez que depuis le début de l'année, on a interpellé à Béier deux fois plus de trafiquants que l'année précédente et puis il y a sans doute vraisemblablement un effet d'entraînement par les réseaux sociaux par les faits qui se sont produits dans dans d'autres villes pour tenter de lutter contre cette délinquence.

Des couvre-feu pour les mineurs de moins de 16 ans ont été mis en place dans plusieurs villes. Bonne soirée. Bonne soirée.

Ce qu'on voit Naïa Mfadel très clairement et notamment le JDD a élaboré une carte qui était précise là-dessus, c'est que toute la France est touchée, pas juste les grandes villes. On est en train de de de constater cette carte, c'est que toutes les villes, quel que soit leur taille, quel que soit l'endroit où elles se situe en France, le trafic de drogue maintenant est de toute évidence partout. Oui, parce qu'on a laissé faire en fait, il y a un 40 il y a plus de 40 ans aujourd'hui, ça a commencé dans certaines villes et notamment tout ce qui est guetté, guetapan, s'attaquer à nos forces de l'ordre et cetera.

Petit à petit, ça s'est élargi à d'autres villes notamment grâce à la loi SRU, la solidarité rénovation urbaine, renouvellement urbain, pardon, euh qui imposait 20 à 25 % de logements sociaux. Donc il y a eu des répartitions et malheureusement cette répartition s'est fait aussi par une répartition de de délinquence et là et notre pays est aussi gangrainé par par le la drogue, le phénomène aussi de de d'écosystème qui s'est mis en place, les narcotrafiquants et cetera. Et puis la réponse en face c'est elle est elle est elle est je veux dire pas au haut niveau.

Euh il y a un laxisme que et un déni quarantaine d'années et puis vous avez vu un petit peu ce que risque un trafiquant et vous avez aussi tous ces jeunes qui sont enrôlés dans le trafic de drogue les mineurs notamment qui ne seront pas poursuivis. Et puis justement parce que on a certains maires qui expliquent Jacques Morel qu'ils ont mis beaucoup de polices notamment de policiers municipaux mais premièrement tous les ma n'ont pas les moyens d'investir autant dans la sécurité. Puis on se dit la réponse uniquement de mettre des forces de l'ordre sur le terrain.

Bien sûr que c'est nécessaire mais ça peut ne pas suffire à tout. On peut pas, on dit là c'est 79 % des communes françaises touchées par le trafic de drogue. On n'imagine bien qu'on peut pas mettre des escadrons de CRS dans toutes ces commune ou les policiers municipaux ça coûte très cher si vous voulez aux communes et ce ne sont pas des fonctionnaires qui sont faits pour régler des problèmes d'affrontement.

Euh ces phénomènes là se passent la nuit. la nuit la police municipale, ils ont des effectifs souvent limités. La police municipale, c'est d'abord et avant tout une police de contact, hein.

C'est la fameuse police dont on nous parle souvent qui est est réclamée par les Français. Là, le soir, il s'agit il s'agit de rétablissement de l'ordre, maintien de l'ordre. Donc ça c'est réservé à des professionnels que sont les policiers nationaux ou les gendarmes qui qui doivent maintenant se se renforcer à Limoche et les gendarmes des plelotons d'intervention et de surveillance de la gendarmerie qui sont venus renforcer les policiers qui d'un seul trou se trouvent confrontés si vous voulez à à des bandes d'émeutiers.

Ce sont des émettiers. Alors je crois que monsieur Rotaillot est en train de faire travailler sur le sujet. On a un peu tendance à oublier que ces mortiers sont pratiquement aussi dangereux que des armes de guerre et ils sont dans une législation qui est un peu vague.

Ça sert pour les fêtes, les feux d'artifice. Faut pas du tout assimiler ça à des festivités. C'est utilisé maintenant à des fins de d'attaque des forces de l'ordre.

Ça peut mettre des incendies dans des appartements. Il y a eu récemment un appartement euh qui qui a été incendié à cause d'un d'un mortier qui est qui a atterri. Je crois qu'il faut très très rapidement durcir la législation là-dessus comme on a su le faire si vous voulez pour les couteaux.

À un moment nous parlait que d'histoire avec des agressions avec les couteaux. Là on en est maintenant avec les mortiers. Je crois que très rapidement, aussi bien les vendeurs que les possesseurs et les utilisateurs de mortiers doivent être sanctionnés euh lourdement.

Euh Arnaud Clarfeld avec aussi cette difficulté euh pour les gouvernements euh actuels et à venir quand on voit que le trafic de drogue a gangrainé euh presque 80 % des communes, forcément pour y mettre fin, c'est très compliqué. On est plus sur la gestion de certains quartiers bien connus sur lesquels on peut se concentrer. Maintenant faut se concentrer sur 79 % du territoire.

Ouais, ça nécessite une rébellion des pouvoirs publics comme la l'Angleterre envoyé au 19e siècle de l'opium en Chine et bon ça abétissait considérablement les Chinois et à un moment les Chinois ou les autorités chinoises en place l'impératrice ou l'empereur je m'en rappelle plus c'est dans les 55 jours de Pékin un film avec Charlton et Ston enfin ils sont ils sont rebellés et bah il faut se rebeller aussi c'està-dire c'est au pouvoir public de se rebeller parce que vous m'avez dit ou j'ai entendu dire que qu'un qu'un intervenant avait dit tout à l'heure que entre l'alcool et le hachich, il y avait pas tellement de différence médicalement peut-être mais le trafic de drogue gangraine notre société, suscite des actes de délinquence, délite le tissu social, marginalise les gens. Donc il faut une une rébellion. Et le ministre de l'intérieur a tout à fait raison de dire que le terrorisme islamiste nous déstabilise.

Le trafic de drogue aussi. Ce sont deux dangers auxquels la société doit faire face mais avec véhémanence. Ouais.

Et puis on voit surtout que parfois ceux qui osent parler clairement et bien ça peut se retourner contre le maire de Limoge. Peut-être que vous l'avez entendu sur nos antenne avait expliqué que dans sa ville, il y avait une guerria urbaine et on apprend dans le populaire du centre le journal local que près de 200 personnes ont manifesté à Limoche contre les propos d'Émile Roger Lomberti. Donc le maire en disant il a touché quelque chose de sensible.

Qu'est-ce qui est sensible Bernard Conadad ? Et bien, il parlait de guerria, il parlait aussi du de l'implication d'un certain nombre d'immigrer dans ces actes de guerri et donc que récolte le maire ? Une mobilisation d'environ 200 personnes.

Oui, puis on est en période municipale, prémunicipale, donc ça fait partie du jeu. Le maire avait employé des propos justifiés puisqu'il parlait d'enfants soldats. H euh ne l'oublions pas.

Donc, on voit bien qu'aujourd'hui la République n'est plus en souveraineté chez elle dans un certain nombre de quartiers. Ça c'est c'est bien montré dans l'analyse du journal du dimanche qui était avant l'apanage de certaines banlieux de grande métropole lié à la popérisation au manque à l'éloignement et aujourd'hui repris cette cette souveraineté cette économie est reprise par les necotrafiquants avec une population de plus en plus jeune donc qui n'est pénalement non responsable et puis bien entendu un certain nombre de maires ne peuvent être que désœuvrés enfin Enfin, on le voit bien, on ne peut pas mobiliser toutes les semaines la CRS82 pour faire le Tour de France. C'est pas non plus très rentable en général hein, vous êtes de la gendarmerie, vous voyez ce que je veux dire.

Et donc effectivement, il y a un vrai problème aujourd'hui aussi d'ordre public sur l'ensemble des quartiers de la République. Il faut des moyens. On est tout on entendait tout à l'heure les bons chiffres sur l'immigration de Bruno Rotaillot.

On on souhaite en avoir aussi de bons sur le maintien de l'ordre. Encore faut-il euh que les Français euh euh jouent le jeu, moi je le dis, de la rébellion. De la rébellion, ça a été dit tout à l'heure par Arnaud.

Mais la barbarie, rappelez la barbarie quand ils ont quand ils ont tué le le le gosse de 19 ans ou qui était peut-être trafiquant lui-même et ils l'ont de trois balles dans la tête et qu' l'ont mis après dans une voiture, ils ont brûlé. Ça ça fait peur au français. 10 secondes s'il vous plaît.

Na je pense que je euh tant que c'était localisé, je veux dire tout tout allait bien. Aujourd'hui, effectivement ça gangraine l'ensemble du pays. Et on peut s'interroger pourquoi il n'y a pas eu de réponse en fait c'est ça qui qui m'interpelle moi pour ma part.

Pourquoi il n'y a pas eu de réponse de fermeté ? Pourquoi on a laissé ces quartiers se gangrainer, se créer cet écosystème et après qu'il viennent aujourd'hui ganger l'ensemble du pays. Donc aujourd'hui, moi j'ai le sentiment, je vous le dis hein, je parle sous le contrôle du du général que c'est pratiquement trop tard.

J'ai vraiment ce sentiment-là parce que vu le phénomène, vu les 79 % du territoire qui est aujourd'hui touché, vu qu'on qu'on a encore un tabou à nommer quand on parle des jeunes, moi je les vois les gamins de 8 9 ans. Pourquoi les on ne réagit pas au niveau des parents quand vous avez des gamins de 8 9 ans qui sont enrôlés dans le trafic de drogue. Pourquoi ?