Incendie en Gironde : au cœur du brasier
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Questions et réponses
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- 8:01RelanceRéponse partielle
Pourquoi les moyens aériens semblent-ils insuffisants face à l'ampleur des feux ?
- 10:01OuverteRéponse directe
Quels sont les moyens déployés pour lutter contre les incendies en Gironde ?
- 12:01RelanceRéponse partielle
Les budgets alloués à la lutte contre les incendies ont-ils été réduits ?
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Dans l'épaisse fumée, on devine sa puissance. Le feu n'est plus qu'à quelques mètres. Là, vous rentrez à l'intérieur.
Vous mettez à l'intérieur tout droit. À côté de nous, c'est un mur de flamme qui s'avance. Alors, face à lui, des dizaines de pompiers se positionnent.
Tu te mets parallèle à eux. Très bien, ça marche. La ville de Marche Prime est toute proche et nous sommes à 20 km de Bordeaux.
C'est un feu qui est qui peut prendre beaucoup de puissance et au bout de la pinette, bah vous avez des habitations et l'objectif bah c'est de protéger les habitations. La situation est catastrophique là. Il est beaucoup trop dangereux pour nous de rester sur place au plus près des pompiers.
Nous devons donc nous éloigner de quelques dizaines de mètres. Car derrière nous, voici le monstre de feu que les pompiers doivent combattre, prêt à tout dévorer sur son passage. Puissant et imprévisible.
Envoie-moi le chef de groupe, s'il te plaît. L'incendie ne cesse de changer de direction. C C'est un feu atypique.
Il accélère, il ralentit, il va à droite, il va à gauche, il recule. C'est très compliqué de le lire entre guillemets, de l'analyser. Et alors que la situation semble s'améliorer ici, il y a une saute de feu plus loin.
A priori, on risque de repartir. Il faut intervenir très vite sur un autre front. Allez, c'est bon.
Ici, c'est un champ de panneau solaire que le brasier menace. L'électricité circule encore peut-être, mais dans cette opération délicate, là, on va les alimenter en direct. de l'eau on continue.
Les soldats du feu peuvent compter sur l'aide précieuse des agriculteurs. Faut aider quand même parce qu'on va pas non plus faire brûer Bordeaux et les gens ils sont en galère. Indispensable car la bataille ne s'arrête jamais.
Un peu plus loin dans la forêt le brasier est incontrôlable. Il y a de il s'est dédoublé en fait sur le côté gauche. Face à lui, seul deux camions insuffisants pour parvenir à le stopper ni même le ralentir.
Le feu a encore gagné sur ce sur ce flan là. Pour cette fois, les pompiers doivent faire marche arrière. Ouais, c'est reçu mais là, le feu vient d'exploser et il se dirige très rapidement vers Saint-Jeanc.
Voilà. Donc, on a fait notre possible mais là, ça va être difficile de le tenir. Après plus de 4 jours de combat.
Tous se demandent ici combien de temps il faudra pour enfin maîtriser ce monstre incandescent. Et c'est la nuit que le combat est le plus éprouvant pour les pompiers car à ce moment-là, les Canadaires ne peuvent pas voler. Tout se joue au sol au plus près du brasier avec parfois l'aide des habitants qui défient le feu avec des moyens dérisoires.
Retour sur cette nouvelle nuit en enfer, c'est un document exceptionnel. Paul Luc Monier, Carole Guillon, Guillaume Souda. Le crépitement des flammes et le dévouement des hommes.
J'ai rien malgré le danger en short, en t-shirt, des habitants, des bénévoles seuls en première ligne pour défendre leur village. Avec eux des camions, des pompes, des citternes prêtés par des entreprises et des agriculteurs. Vous avez appelé les pompiers, c'est ça ?
Et vous attendez qu'il arrivent Non, on nappelle pas les pompiers nous hein. Nous on on éteint, on est là pour voilà. Aider avance avance marche arrière.
On est là juste voilà pour aider parce que ça brûle le trop. Mais le brasier gagne encore en intensité. Un agent de la défense des forêts finit par arriver.
On arrête. Le feu on le contrôle plus. C'est terminé.
Le feu il est parti. On le maîtrise plus. C'est terminé.
Il faut abandonner la position. Notre équipe quitte la zone. Un mur de feu visible à des kilomètres.
Un monstre inarrêtable. Allez allez allez les gars. Au sol la détermination des pompiers en binô toujours pour mieux voir le danger. 75 blessés dans leur rang depuis le début de l'incendie.
À quelques mètres, nous tombons sur ces habitations. Le danger vient des bonbonnes de gaz. Il faut les retirer ici.
Elles ont déjà été mises à l'abri par les habitants dans leur piscine. La bataille sans merci se poursuit tout au long de la nuit. Le brasier filmé depuis l'intérieur d'un camion de pompier et puis cette flamme de 40 peut-être 50 m.
Moi je par la trouverendroit 4h du matin, nous suivons ces pompiers volontaire. L'eau commence à manquer. Il tente de la rationner quand arrive une aide précieuse, un bénévole encore avec une cuve.
Les enfants du pays, on a grandi tous dans la forêt. Enfin, on peut pas on peut pas rester là comme ça. Ils sont là pour nous, on se doit au moins d'être là pour eux, quoi.
Donc même si on n'est pas aussi efficace queeux, on essaie d'y être au maximum. Sur le front des incendies en Gironde, ils sont 2500 pompiers mobilisés, des femmes et des hommes sursollicités et pour beaucoup épuisés. Et le feu est ce soir à 15 km de la métropole de Bordeaux et de ses 8500 habitants.
Conséquence, 5 communes limitrophes ont à leur tour été évacué, soit environ 55000 personnes. Des réfugiés du feu qui abandonnent leur maison le cœur lourd comme à Cestas, Caspar de Florival, Angéuro et Roxan Paul. le feu par le feu.
Nouvel incendie tactique provoqué par ses pompiers aux portes de marcheprime à quelques kilomètres de Bordeaux. Ultime recours pour tenter de freiner le brasier qui menace la métropole. Bordeaux bientôt encerclé.
Voici l'avancée des flammes vers le nord et surtout vers l'est aux portes de la métropole bordelaise. Il arrive sur nous. Il arrive, il arrive sur nous alors queil partait normalement sur l'autre.
Le feu est toujours hors de contrôle. Alors plutôt que d'aller au devant du brasier, les pompiers changent de stratégie cet après-midi. Déboisements massif et colonne de camion pour cette fois prendre le feu par surprise.
Cet espace est suffisamment large, permet le positionnement des véhicules comme vous pouvez le voir sous la forme de rempart. Donc nous l'attendons et quand il va sortir, nous allons lui sauter dessus. Le feu aux portes de la métropole.
Alors dans le même temps, les évacuations se poursuivent au pas de course pour ces gendarmes. Hier soir, maison après maison dans ceux hameau, certains habitants n'ont pas encore quitté les lieux. Monsieur, là faut partir tout de suite.
Le feu il arrive. Prenez pas d'affaires, partez. La nuit dernière, la préfecture de Géronde a ordonné l'évacuation de cinq nouvelles communes qui viennent s'ajouter aux autres ces derniers jours. 220000 personnes délogées au total.
Allez, arrê certains semblent même pourchasser par les flammes. Deuxième évacuation en de jours pour ses sinistrés. Après avoir aressé cette fois ce gymnase de marche prime qu'il faut quitter en urgence.
Ça fait 3 jours qu'on dort pas. Donc il y a le stress, la pression monte un peu, on s'accroche un peu, mais le le seul objectif c'est que tout le monde soit serein et qu'on arrive entier là-bas. Pour eux direction sale à 20 km en espérant que le feu finisse par les laisser tranquilles.
À Bordeaux cet après-midi, si les flammes sont encore à quelques kilomètres de la ville, la fumée elle enveille les rues. Difficile à supporter pour certains habitants. Pour ça que la fumée est un peu trop importante, ça gratte le nez.
Je mets le masque. L'évacuation de Bordeaux n'est pour l'instant pas à l'ordre du jour. À présent, on va retrouver notre envoyé spécial Audil Longval à Marche Prime près du front de l'incendie Odil la nuit s'annonce une nouvelle fois extrêmement éprouvante pour les pompiers.
Oui, j'ai changé avec un pompier il y a quelques minutes. Il m'indiquait que la situation était très défavorable sur son secteur, c'est-à-dire que le feu continue de progresser et nous ne sommes ici qu'à une vingtaine de kilomètres de Bordeaux. Alors certes, il a un peu plu il y a 1 heure et ce devrait être a priori une bonne nouvelle pour les pompiers, sauf que cela reste largement insuffisant tant le feu est violent, tant il est puissant.
Il en faudra beaucoup plus pour en venir à bout. Et puis les pompiers redoutent toujours le vent ce soir et c'est peut-être là leur pire ennemi parce que c'est ce vent qui rend l'incendie si imprévisible et toujours hors de contrôle ce soir. Merci Odil pour ces toutes dernières précisions sur l'autre front dans les landes.
La situation s'améliore. Le feu est mieux contenu sans toutefois être fixé. 3000 évacués ont été autorisés hier soir à rentrer chez eux à Biscaros.
Nous étions à leur côté aujourd'hui, certains retrouvent leur maison en ruine. Réy Casalis, Elzarin Injuno. Des forêts de pain, des cimées, une terre brûlée et encore et toujours des fumerolles.
Un paysage de désolation sur des kilomètres. Nous avons pu accéder exceptionnellement à cette route menant à Biscaros, encore fermé à la circulation. En entrant dans la ville, on devine ces maisons dont il ne reste plus rien, dévasté par les flammes.
Et à seulement quelques mètres de là, ces pompiers qui continuent de sécuriser ce quartier où les habitants ont pu revenir. On est arrivé il y a 2h ou 1 heure, je sais pas et la fumée venait vers nous. Là, elle repart dans l'autre sens.
C'est tour Ouais, le vent tourbe. Cet habitant aide comme il peut. Là, il mouille en profondeur pour éviter que ça passe par les racines et que ça reparte.
Voir mes amis. Sa maison, elle se trouve juste derrière. Je mets l'alarme aux yeux.
Excusez-moi. On a réussi à sauver un bien et je suis ému parce que aussi il y en a qui a pas eu de chance. A priori la grange a brûlé onu là.
Dans le quartier, certaines maisons n'ont pu être sauvées par les soldats du feu. Sylvie et Christian Courtel découvrent les dégâts. Merci, vous avez sauvé notre quartier.
Merci. Merci. Heureusement pour eux, leur maison a été épargnée par les flammes.
J'avais peur qu'on revienne la trouve en cendre parce que là quand on est parti, on voyait les flammes et la fumée et c'est plus derrière à 200 m derrière qu'il y a eu beaucoup de dégâts. Nous dans le quartier là, on est privilégié. Ce soir, le feu n'est toujours pas fixé. 3000 habitants de Biscaros ont pu tout de même regagner leur logement sous le contrôle très strict des gendarmes.
Pouvez vous couper contact s'il vous plaît et me présenter un justificatif de domicile. Mais pour certains, impossible de regagner leur logement et doivent faire demi-tour. Un feu pour l'heure inarrêtable avec des spécificités qu'on a jamais connu en France.
C'est ce qu'a dit cet après-midi le commandant des pompiers de Gironde, Aaron Tansit du service météoclimat nous a rejoint. Bonsoir Aaron. On parle d'orage de feu.
De quoi s'agit-il ? Oui, c'est tout simplement du jamais vu en France. Regardez ces images, elles sont impressionnantes.
C'est ce qu'on surnomme donc un orage de feu avec cette épaisse panage de fumée en forme d'enclume et au sol, un brasier qui défore quasiment tout sur son passage. On voit ici la forêt landaise et girondine. Alors, comment se forme ce phénomène ?
En ce moment, à cause des flammes, la chaleur au sol est extrême. L'air chaud plus léger s'élève alors dans l'atmosphère. C'est ce qu'on appelle le phénomène de convection.
Il va rencontrer en altitude un air beaucoup plus froid avec quelques gouttelettes qui vont se former pour former ce premier nuage, le pyroumulus. ce qui est assez banal lorsqu'il y a des grands feux, mais cette fois-ci, l'incendie est si intense que la convection continue et propulse le pyrocumulus à une dizaine de kilomètres d'altitude pour former cette fois-ci un pyrocumulonus capable de générer ses propres phénomènes météorologiques avec des vents capables d'eindre les 80 km/h en rafale, des vents quasiment imprévisibles qui rendent le travail des pompiers sur place quasiment impossible avec un feu qui tournoi autour d'eux à 360° qui plusait avec des pommes de pain. Regardez cette animation, cette infographie qu'on a concocté pour vous avec des pommes de pain qui sont capables de qui se transforme en véritable bombe incendiaire capable de sauter d'une dizaine voire d'une centaine de mètres provoquant ainsi de nouveaux départs de feu.
Merci beaucoup Aaron. On comprend mieux ce soir pourquoi ce feu est inarrêtable. Et on poursuit à présent notre édition spéciale avec Jean-Baptiste Marteau qu'on retrouve en direct du Porsge en Giron.
Nous allons être avec vous Jean-Baptiste au plus près des sinistrés et des pompiers. Le Porsge, c'est l'une des communes les plus touchées. Vous avez pu constater dès votre arrivée l'ampleur des dégâts.
En effet, Julien, bonsoir. Bonsoir à tous. Quand on est arrivé tout de suite, vous savez, il y a cette odeur de brûlée extrêmement forte et puis cette fumée qu'on voit encore derrière nous acre qui vous pique la gorge.
Et puis très vite quand vous prenez la voiture le long de la départementale, il y a ses vues, c'estes centaines d'hectares de pain totalement calcinés. Et puis quand on arrive au Porsge, il y a ces maisons, ces maisons entièrement détruites. Elles sont 175 avoir été entièrement ravagé par le feu.
En fait, dans la nuit de jeudi à vendredi, la commune a été encerclée par les flammes au nord et au sud. Et ça n'est pas terminé. Encore tout à l'heure vers 16h, il y a une nouvelle alerte, nouvelle reprise de feu et les pompiers qui sont immédiatement repartis au front aidé par plusieurs bénévoles.
On va en parler évidemment dans un instant. Regardez d'abord pour bien comprendre l'étendue des dégâts, ce qu'on vécu également les habitants que nous avons rencontré ce premier reportage de Marianne Buisson avec Nathan à Cloc et Osane Laballette. Un village fantôme.
C'est vu du ciel qu'on mesure l'ampleur de la catastrophe. Les ruines de maison ravagées par les flammes sont dignes d'une scène de guerre. Le feu a tout dévoré mais par miracle, aucun blessé.
Voiture calcinée, jardin carbonisé, rien n'a résisté aux flammes dont ce qui était il y a quelques jours encore une cité touristique. Au milieu du chaos, Mathieu Plessy revient pour la première fois chez lui. Il découvre sa maison.
Ah ben je vois je vois plus rien là. Je vois plus rien. Je vois de la désolation.
Je vois la maison de mes ancêtres. Ma grand-mère est née dans la maison. D'un point de vue déjà psychologique, c'est compliqué.
D'un point de vue financier, bon, on sait pas comment ça va se passer non plus. Et en attendant, ben on est SDF, quoi. Le choc puis l'émotion.
C'est désastreux. Cette dame, elle a eu plus de chance. Sa maison n'est pas touchée.
On est nouveau résident depuis le 2 juin. Donc on voulait quand même venir voir. Je désolé.
L'incendie a détruit les quartiers périphériques de la commune du Porge. Ces deux élus font le tour pour recenser les habitations brûlées et prévenir les propriétaires. Tu imagines quand les gens vont arriver là ?
Non, moi je a des enfants et tout. Non mais c'est pas possible. Au moins 175 maisons entièrement détruites.
Ben ça c'était une maison aussi je pense avec les cloisons avec toutes ces cloisons c'est une maison hein. L'adjointe au maire ne trouve plus les mots. On peut pas on peut pas je peux plus parler là.
Le désespoir et pour les habitants l'angoisse de ne jamais retrouver leur vie d'avant. On comprend bien avec ce reportage qu' vécu évidemment les habitants et c'est votre cas gamonet. Bonsoir, merci d'être avec nous.
Vous habitez évidemment le le Porsge. Vous coordonnez également le ravitaillement de tous les bénévoles. On va en parler dans un instant.
Mais d'abord cette nuit de jeudi à vendredi quand tout a brûlé en presque quelques minutes. Comment vous l'avez vécu ? Vous avez cru que on n'y arriverait pas à faire face ?
Non, en fait sur le moment on a une espèce de résilience pour pour pas lier à tout ça. On réfléchit même pas. On est dans l'instant et je crois qu'il y a même pas de réflexion.
C'est vrai, on est vraiment dans l'instant et il faut y aller quoi. C'est de la résilience. Et il a fallu tout de suite évacuer les habitants notamment les plus âgés.
Vous l'avez fait avec d'autres bien sûr. Oui, parce qu' en fait l'évacuation de personnes âgées qui sont venues avec leurs véhicules et qui pouvaient pas repartir dans la nuit puisque l'évacuation se faisait par la plage, par piste cyclable, j'ai essayé de regrouper tout le monde avec avec leurs médicaments, tout ça et de rassurer en leur disant que c'était la meilleure solution malgré pour certains la colère et tout ça. la colère parce que je le sens depuis ce matin, depuis qu'on est arrivé, il y a un petit sentiment d'abandon. se dire effectivement bah euh une fois que le feu est parti au feret, ben vous étiez un peu seul pour gérer les habitants, les les élus, tout le monde avec les bénévoles.
Euh oui, un petit peu. Après euh oui, on s'est un peu retrouvé seul parce qu'on a eu l'impression que ben le feret avait une espèce de de priorité, que nous on n'existait plus et on s'est retrouvé un soir avec 200 pompiers en encerclés par le feu et euh il fallait réagir, assurer tout le monde, plus de Canada parce qu'il y avait des priorités. Donc oui, on a eu un sentiment d'abandon et je pense que c'est le sentiment de de tous les villageois du Porsge.
Il y a eu sentiment d'abandon mais une solidarité absolument incroyable. Vous disiez, vous coordonnez le ravitaillement de tous les bénévoles. On va en voir dans ce reportage parce que des moments de solidarité franchement qui font chaud au cœur qu'on voit depuis ce matin mais qui me touche énormément.
On voit les habitants, les bénévoles avec les pompiers. On a vu des élèves euh kiné qui venaient en proposant de masser les pompiers qui étaient intervenus sur le feu. Ça on on l'a vu un peu partout euh chez vous et un peu dans dans toute la région.
Regardez ce reportage de Méel de la saga. Mélior Moa est marié Petit Jean. Du côté de Saint-Hélène, les pompiers ont trouvé un allié précieux, ce cuisinier itinérant.
La commune a été évacuée, lui a décidé de rester. Ce soir, c'est Rougaille Saucisse. C'est un plat référent de la Réunion et l'idée c'est d'amener un petit peu de soleil à travers ce climat qui est quand même voilà hein assez dramatique.
Hier, il y avait la queue pour le carry de poulet et probablement cette nuit, lorsque des centaines de pompiers vont revenir du front, les marmites les attendent. vu euh l'énergie mise pour tenter de contrôler ces feux, euh nous l'idée c'est les servir le plus rapidement possible. Cette solidarité rayonne tout autour du bassin d'Arcachon.
Dans ce centre d'accueil du TCH, des bénévoles s'activent jour et nuit. C'est le cas de cette jeune femme. Je suis infirmière et pour moi, c'est évident d'aller aider les gens qui en ont besoin.
Quand on m'a envoyé un message, je suis venue direct. Une infirmière à la retraite vient prendre sa relève. l'entraide entre bénévoles et le soutien des anonymes.
Les dons afflu, produits d'hygiène, linge et nourriture. Ce ne sont que des dons. Oui.
Et ça arrive tout le temps comme ça ? Euh hier beaucoup. Là, on a stoppé le temps de d'écouler un petit peu.
Mais vous avez été obligé de stopper ? Oui. Bah oui, parce qu'on en avait trop en fait.
Ils sont toujours là pour répondre à nos questions. Son toujours là pour nous aider si on a un problème. Et ouais, franchement, ça fait du bien un peu de solidarité.
Dans cette même ville du Tch, cette salle en temps normal accueille des spectacles. Depuis de jours, des lits médicalisé ont pris place. Ici, on a établi notre ce qu'on appelle notre petit hôpital. un peu de fortune mais au moins ce sont des personnes qui sont prises en charge sur la scène dans la salle des gens âgés qui ont dû quitter leur domicile au gré des évacuations successives écoutez bravo parce que de nous accueillir comme ça on est dans l'urgence et là encore les bénévoles sont les premiers à prêter mains fortes ouais j'ai les bénévoles pour les repas qui arrivent fait une pause.
D'accord. C'est une situation catastrophique ce qui se passe mais pour le coup cet cet élan de solidarité ce mouvement d'équipe c'est c'est vivant et c'est fédérateur la motivation est là l'incertitude aussi. La ville du TCH n'a encore jamais été évacuée.
Cet élan de solidarité on le sent particulièrement également où nous nous trouvons depuis ce matin. Le maire Martial Zanine Netti est avec nous. Bonsoir monsieur le maire.
Bonsoir. Bonsoir. Je vous disais jeudi, vendredi, il y a cette nuit et vous étiez dans la salle des fêtes et vous voyez ces murs de flamme 40 m de haut.
Vous me disiez tout à l'heure, vous avez cru que la commune allait y passer. Oui, effectivement, la commune était a été complètement encerclée par les flammes de plus de 40 m d'eau. C'était une situation catastrophique et et à la limite du soutenable.
On a un peu le sentiment d'un village gaulois où vous êtes-vous avec vos habitants, vos vos élus, vos bénévoles, les pompiers bien sûr à presque essayer de prendre aussi des décisions stratégiques parfois de se dire "Bah, on va creuser une tranchée là pour préserver notamment bah le camping municipal sur la plage." Ça c'est vous êtes en première ligne, vous avez même votre téléphone qui sonne parce que vous êtes censé solliciter. Monsieur le maire, c'est ça vous prenez des décisions, vous êtes au cœur de les de depuis 3 jours, moi-même et l'ensemble des équipes, nous prenons constamment des décisions à peu près toutes les toutes les 5 minutes de façon à être efficace, à parer au plus pressant, à organiser effectivement toute cette logistique et aujourd'hui, on est en train d'organiser tout ce qui tout ce qui va se passer après, c'est-à-dire demain le retour de nos administrés et le fait de pouvoir les accueillir et et de mettre en place des cellules psychologiques parce que la situation est vraiment dramatique parce que vous nous disiez effectivement que le retour va être difficile.
À votre avis, ce sera pour quand ? Quand est-ce que ceux qui en tout cas ont leur maison encore debout pourront revenir chez eux ? Alors aujourd'hui les services de la préfecture n'autorise pas à ce que les retours puissent se faire.
Vous vous l'avez constaté, il y a encore des parties de la commune où où le feu persiste, les vents sont en train de tourner, les les tourbières sont encore actives, donc le risque est trop important. Donc nos administrés ne doivent pas revenir sur le ici. C'est pour leur sécurité.
Ça va prendre du temps. Ça va prendre le temps qu'il faudra pour sécuriser et une fois le site sécurisé, ils pourront revenir. Mais je souhaite pas qu'il reviennent, c'est trop dangereux.
Mais en tout cas, on voit la mobilisation, celle de tous les élus locaux, votre village, mais comme tant d'autres. Et c'est ça aussi la France qui dans cette période de crise peut se resserrer les coudes. Et c'est assez important et touchant.
Je le disais ce qu'on voit effectivement dans dans votre commune comme d'entend d'autres face à cette situation catastrophique. Ça fait 4 jours maintenant qu'on parle déjà de feu du siècle. Vous entendiez les chiffres de Julien tout à l'heure ? 42000 hectares brûlés rien qu'en Giron 220000 personnes évacuées.
Ce sont des chiffres totalement inimaginales stratosphériques. 4 jours en enfer. Regardez ce reportage raconté par Laurence Naon avec Yan Cadouche et toutes les équipes de la rédaction mobilisé sur le terrain.
Un ogre, un monstre, un feu apocalyptique. Là-bas, ça brûle là-bas. Les mots viennent à manquer au pompiers pour décrire l'ennemi qu'il combattent.
De nuit comme de jours, une lutte souvent inégale. Impuissant, complètement impuissant. Il va trop vite.
Il va trop vite. Et des centaines de milliers de naufragés du feu obligé de fuir les flammes et les fumées. Mais j'ai peur voir ma maison.
Ouais. Retour sur 4 jours d'enfer avec les pompiers et 4 jours d'angoisse pour les évacuer. Cr violent là.
Mercredi dernier, le scénario estival tant redoutée se produit en Gironde. Un départ de feu à Somos, une sécheresse extrême, une chaleur intense et des vents capricieux qui font sauter les flammes. Les ingrédients d'un incendie hors norme et hors de contrôle.
Les flammes menacent la presquille du Cap Ferré. Pompiers au sol et moyens aériens livre bataille. C'est un peu comme une guerre.
Aucun nom à l'avion et nous après la bayonnette dans les dans les dans les fossées. Après les massifs forestiers, les flammes dévorent désormais les maisons de ce quartier de lèche Capfer Feret. Les pompiers ont besoin de renfort en urgence.
On a deux baraques deux baraques qui vont partir. Ça arrive pas vite. Là je je suis en face.
Là, il faut choisir celle-là ou celle-là ? Non, là on va pas choisir, on va sauver les deux. Mais les maisons un peu plus loin s'embrasent pied à pied.
Les pompiers tente tout pour sauver un maximum de pavillons. Mais ils sont cernés. On n pas assez nombreux là.
Non, on est pas assez nombreux mais on fait comme on peut parce que passer la guerre. Des pompiers sur tous les fronts car 130 km plus au sud à Biscaros, un deuxième incendie ferrage. En 4 jours en Gironde et dans les Landes, plus de 200 maisons détruites.
Face à ces deux brasiers incontrôlables, les autorités décident d'une opération d'évacuation sans précédent par la terre, la mer. 220000 personnes contraintes de fuir. On a reçu une alerte et on a dégarpé aussi vite qu'on est pu.
Certaines évacuations sont délicates comme celles des épades avec leurs pensionnaires âgés ou celles des personnes malades comme cet homme de 94 ans. On va faire au plus vite pour lui. Il y a une cellule médicalisée à la salle des fêtes de Pontinx.
Donc il sera très bien là-bas. Tout le monde est à l'abri, c'est l'essentiel. On dit ça pour se donner du courage he mais c'est épouvantable.
Juste le temps de prendre quelques affaires, papier, vêtements, nourriture. Des habitants et qui doivent donc quitter au plus vite et de tout urgence le et sans se retourner laisser derrière soi sa maison. C'est horrible bouleversé.
Cette femme redoute de ne jamais retrouver la maison qu'elle a mis toute une vie à construire. Je l'ai gratté la maison. Travailler dur pour avoir quelque chose.
Ah non, parce que c'est la maison, c'est toute une vie. Voilà. Et on a tout laissé dedans.
Et on a tout laissé. Donc on on sait on sait pas comment on va retrouver. Voilà.
Et qu'est-ce qu'on va devenir ? Le feu et la fumée se rapprochent désormais de Bordeaux. Une dizaine de villes de l'agglomération reçoit ordre d'évacuer.
Les habitants se retrouvent ici au parc des expositions par milliers. Pendant ce temps, les feux redoublent de force. Les pompiers sont à bout de souffle.
L'incendie qu'ils affrontent est d'une rare intensité. Ils luttent souvent 18h d'affilé avant d'arracher 3 he de sommeil. Même si on est fatigué, bah on se donne on se donne pour les gens, on se donne pour nos copains qui sont tombés mardi.
Alors la solidarité s'organise. Des agriculteurs viennent prêter main fortes en arrosant les lisières. Attends que je passe avant de t'engager.
Ou en rechargeant en eau les camions des pompiers. Parfois des habitants viennent simplement distribuer un peu de réconfort. On a pris ce qu'on a.
La solidarité aussi de ces habitants qui tentent de sauver la maison de leur amis. La grange est déjà perdue mais avec quelques tuyaux d'arrosage et l'énergie du désespoir, ils espèrent bien sauver l'habitation attenante. On est là depuis ce matin et on fait ce qu'on peut.
On a dû sauver au moins 40 maisons, je pense. Le sud-ouest meurtrier et des images à peine croyables comme les plages et les terrasse du Cap Ferr et vide en plein été. Des animaux apeurés qui fuient, une planète qui brûle et une nature martyre qui mettra des décennies à renaître. et on vous retrouvera à la présentation du 20h demain toujours depuis la Gironde.
Ce sera une nouvelle édition spéciale. Le ministre de l'intérieur nous a rejoint. Bonsoir Laurent Nunes.
Bonsoir. Merci d'être avec nous. Avant de vous entendre, on fait le point sur les deux autres incendies en cours dans le Var et en Corse.
Les dernières images commentées par Valentin Châtelier. Au 6e jour de lutte dans le Var, les pompiers font encore face aux flammes qui dévorcent massif. Le feu a repris à plusieurs endroits aujourd'hui attisés par ses rafales de vent.
Depuis les airs, quatre canadires, un dash et pas moins de se hélicoptères bombardiers d'eau multiplie les largage protégeant par exemple cette maison située à quelques centaines de mètres du brasier. Plus de 1000 pompiers sont encore mobilisés mais pour l'heure le feu n'est toujours pas éteint ni fixé. On n jamais pu encore aller sur cette phase où il faut mettre beaucoup de tuyaux, même à l'aide d'hélicoptères et cetera pour aller chercher le feu au plus loin.
Ça, on a jamais pu le faire parce qu'il y a des foyers actifs, donc on se ferait brûler tous les tuyaux. Euh et puis euh on est toujours sur des modèles extrêmement dynamiques pour aller euh faire du défense de points sensibles, maison ou village. Des paysages calcinés.
Cet incendie dans le Var qui a démarré sur la commune de Pontevest a déjà parcouru 4500 hectares et plusieurs centaines de personnes ne peuvent ce soir toujours pas regagner leur domicile. Plus au sud, la Corse fait-elle aussi face à plusieurs incendies, notamment sur les hauteurs de Bigogliia près de Bastia où le feu a débuté hier après-midi et a ravagé 100 hectares. Les habitants de ce village contemplent ce balai aérien des Canadaires avec un peu d'inquiétude.
La crainte c'est c'est surtout cette nuit parce qu'à priori le vent va se calmer demain matin et commencer la nuit les moyens a rien seront pas là. Donc c'est c'est plutôt ça. L'incendie de Coré dans les montagnes corse à lui parcouru 900 hectares.
Demain, ce sont sept départements du pourtour méditerranéen qui seront placés en vigilance orange feu de forêt. On revient à ces mégafeux en gironde et dans les landes. Situation très défavorable.
C'est le mot que vous avez employé ce matin. Où en est-on ce soir ? Quelles sont les toutes dernières informations du front de ces gigantesques incendies ce soir ?
Oui, c'est une situation qui est effectivement très défavorable. On peut difficilement dire l'inverse. Tous les jours, on a 30 à 40 départs de feu.
C'est 30 à 40 feux qui sont combattus simultanément. C'est ce qu'on a vu dans vos différents reportages. Au total, on est à 115000 hectares qui ont été parcourus depuis le début de la saison, ce qui est tout à fait exceptionnel.
C'est bien plus que toute que ce qu'on a pu connaître par le passé. Donc on est dans une situation qui est totalement inédite avec des feux qui se répètent un peu partout qui sont combattus courageusement par les sapeurs pompiers. On l'a vu dans le Var, on l'a vu à Biscaros où les incendies, vous l'avez rappelé, ne sont pas encore fixés, sont toujours en train d'être combattu.
Et puis il y a un mégafeu en Gironde qui est un feu encore plus inédit qui lui a déjà parcouru 40000 hectares et détruit plus de de plus de 200 habitations. Alors justement ce méga feu en Gironde, pourquoi est-il si difficile à combattre ? Un feu d'un type qu'on a jamais connu en France.
C'est ce que disait cet après-midi le commandant des pompiers de Gironde. Elle est là la principale difficulté ? Oui, la principale difficulté, elle est là, c'est que c'est un feu qui est complètement erratique.
Il n'a pas de cohérence. il va, il vient, il est c'est un feu convectif d'abord, un feu qui s'autoalimente et puis qui en plus a pu créer, c'est ce qui s'est passé hier soir et qui a conduit d'ailleurs la préfet vacu nombre de personnes puisque notre priorité c'est évidemment de sauver des vides humaines, lutter contre le feu, sauver des des vides humaines. La préfette a dû évacuer dans la nuit 50000 personnes parce que ce feu a créé ce qu'on appelle un nuage pyrocumulonus comme vous l'avez montré dans votre reportage qui peut créer des dommages très graves puisque il il crée des arcs électriques et il projette de la braise très très très au loin et donc il est extrêmement dangereux et heureusement hier il a pu être enrayé mais il a il a il a perduré hier entre 21h 22h jusqu'à 1h30 du matin.
Alors, autre inquiétude ce soir. Le feu est à quelques kilomètres de la métropole bordelaise. Pas de panique, nous disait euh ce midi le le maire de Bordeaux.
Faut-il évacuer tout ou parties de la ville et est-ce que vous êtes en mesure ce soir euh de rassurer les les habitants de Bordeaux ? Non, moi je je Non, il faut il faut il faut regarder les choses avec euh avec calme bien sûr, mais aussi avec réalisme. On a un feu qui pour l'instant n'est pas maîtrisé, qui euh se dirige effectivement à échéance assez régulière, se redirige vers la métropole et donc le le réalisme, le calme et la détermination qui est la nôtre, c'est évidemment de le combattre.
Et il se combat de plusieurs façons. Il se combat au sol par des moyens terrestres. Il y a des il y a 2500 sapeurs pompiers qui sont mobilisés sur le terrain.
C'est c'est 1500 renforts. Il y a des moyens aériens. Il y a 18 moyens aériens qui sont développés sur le terrain.
Il y a les militaires également, 1500 militaires. Je remercie la ministre des armées qui a déployé des effectifs qui viennent aider les sapeurs pompiers à combattre le feu au terrestre et à faire des coupes, allumer les feux tactiques, éviter qu'il progresse et c'est ce qu'il parviennent à faire pour l'instant. Mais bien sûr, ce feu, il est complètement ératique.
Il peut très bien faire des saut. Il peut faire ce qu'on appelle des sauts qui peuvent faire parfois faire 1 km, on l'a vu avec ce feu de de Gironde. Donc il faut il faut continuer évidemment à le faire.
Et notre priorité évidemment c'est de sauver viver des vies humaines, d'où les 2200 évacuations qui qu'il y a eu. Vous restez avec nous. Je voudrais vous faire réagir sur ces témoignages que nous avons récolté ces dernières heures en Gironde et dans les landes.
Colère des sinistrés, impuissance des pompiers. Simon Ricotier, Alexandre Gain et Stéphane Guimo. Des ruines calcinées.
Voilà tout ce qu'il reste de la maison de François Goget. 30 minutes ont suffi vendredi soir pour que le feu emporte tout sur son passage. Terrasse terra, c'est la porte à peu près là.
Mes enfants ont tous leurs souvenirs d'enfance dedans. Les souvenirs de de ma maman qui est partie. J'ai j'ai plus rien.
Et ça ça se remplace pas. Ça se remplace pas. Au désarrois s'ajoute l'incompréhension.
Les pompiers qui ont tenté de défendre sa maison étaient-il assez nombreux, assez bien équipé ? Avec la répétition des feux de forêt, il ne comprend pas qu'une telle catastrophe soit encore possible. On l'a vu à Fontaineb il y a pas longtemps.
On l'a vu il y a 4 ans avec les grands feux qu'on a eu que dans la région et rien n'a changé. Il des budgets qui sont partis ailleurs et c'est pas enfin pour moi c'est pas normal. Un manque de moyen qui ne laisse pas le choix à ses habitants que d'agir eux-mêmes.
Les services de secours sont surchargés alors ils débroussaillent à la hâte pour créer un parfeu entre les arbres et leur lottissement. On se mobilise tous avec les citeros, les engins, on nettoie les abordés maisons pour essayer de protéger au maximum nos maisons quoi. Parce que les pompiers, ils sont débordés.
Enfin, ils peuvent pas faire autrement. C'est tellement immense ce feu que c'est ingérable. Sur l'autre front en Gironde.
Ces soldats du feu aimeraient eux aussi que les budgets augmentent pour la lutte contre les incendies de forêt car la menace va s'intensifier dans les années à venir. Le réchauffement climatique, il est là et et on s'aperçoit qu'on a pas plus de moyens. Je pense qu'il y a un gros travail à faire au niveau de la politique, au niveau de Ouais. des élus.
Moi, je me rends compte qu'on a pas suffisamment de moyens ni humain ni matériel pour répondre à des catastrophes d'une dimension aussi importante quoi. Plus que les moyens au sol, ce sont les moyens aériens qui font défaut selon eux. On a on a des murs de feu qui arrivent 15 m voir 20 m de haut.
Quand on a une lance avec un délit de un débit de 500 L minute, c'est vrai que bon, on a l'impression d'avoir un GO dans le main. Plus de 3000 pompiers sont engagés pour combattre les feux qui font encore rage en Gironde et dans les landes. Laurent Nunes, que répondez-vous ce soir à ces soldats du feu en colère ?
On vient de les entendre. D'abord, je les rencontre souvent les soldats du feu. D'abord répondre à la détresse des sinistrés.
Évidemment, je je comprends parfaitement cette détresse des gens qui perdent leur habitation, qui perdent de tout. redire que nous notre priorité c'est la sauvegarde des vies humaines. Je veux rappeler aussi que nous avons perdu trois sapeurs pompiers dans cette séquence mais nous protégeons la vie des civils et j'ai une pensée évidemment pour ces trois sapeurs pompiers.
Je ne peux pas laisser dire que les budgets sont partis ailleurs. Ça n ça n'est pas possible. Vous savez en 2017 le budget de la sécurité civile c'est le programme 161 du budget du ministère de l'intérieur.
C'était 450 millions d'euros en 2026 et 800 millions d'euros qui ont été en partie destinés à renouveler notre flotte. On a une flotte aérienne que ce soit patrimoniale, c'estàd qui nous appartient ou que nous louons qui représente une quarantaine d'engins plus les engins des 10 plus les engins qui viennent de l'Union européenne, vous savez vos reportages le montre vos reportages montez on voit à Biscaros, on voit dans le Var, on voit en Corse, on voit en Gironde des moyens aériens qui sont en Vous évoquez cette flotte aérienne. On va se pencher sur le cas des Canadaires qui cristallisent une partie de la colère.
La France en a 12. Il y a eu au mieux, arrêtez-moi si je me trompe, quatre Canadaires actifs en Girondé dans les Lland Landes. Ça semble dérisoire quand on voit ces images d'apocalypse.
C'est faux. Non, ces chiffres sont faux. D'abord les les vous avez 12 Canadaires.
Nous avons une flotte de 12 Canadaires qui contiennent 6000 L. Nous avons aussi des dashes. Nous avons h avions d'héquis d'ailleurs entre 2019 et 2023.
D'où les budgets que je vous citais en augmentation importante. Et puis nous lions des avions tractor, nous lions des hélicoptères bombardiaux. On les a vu, on les a vu en image.
Et c'est faux de dire que nous avons eu que quatre canires. Vous avez une taux de rotation qui est important. Vous savez avec la période inédite que nous connaissons, le taux de rotation des appareils par rapport à l'an passé, il a été multiplié par 3.
Vous avez des moments d'arrêt de maintenance d'un certain nombre d'avions, de canadaires mais qui sont très courts et en réalité on a une disponibil en certains qui sont en maintenance mais vous aviez les avions air tractor, vous aviez les hélicoptères donc c'est ce qui arrive dans tous les pays d'Europe. Il faut arrêter de raconter n'importe quoi. Dans tous les pays d'Europe, vous avez des mainten courte durée.
Pourquoi on fait de la maintenance ? Pour sécuriser évidemment nos pilotes. Pour sécuriser nos pilotes, c'est évidemment extrêmement important.
Et donc, je crois que c'est l'heure n'est vraiment pas à ce genre de polémique. Vous avez une flotte aérienne qui a été multipliée par de ces dernières années, des budgets qui ont parfois été multipliés par de et nous travaillons encore à l'augmentation des moyens. Moi, je rencontre les organisations syndicales des supports pompiers et je les écoute sur les moyens.
Bien sûr qu'on va encore progresser, mais on peut pas dire qu'on a rien fait. Et pour faire face à ce type d'incendie, nous avons des moyens et un engagement humain qui est absolument remarquable que je veux saluer de l'ensemble de nos effectifs. Je voudrais qu'on regarde ensemble cette carte.
C'est une carte qui représente les feux qui sont actifs en ce moment euh en France. Prenons un cas euh concret. Si un incendie d'une grande ampleur se déclenche aux portes de Marseille par exemple, comment fait-on ?
Est-ce qu'on doit sacrifier une zone touchée au détriment d'une autre ? C'est ça la réalité aujourd'hui. La réalité aujourd'hui, c'est qu'on répond d'abord quand un feu se déclenche, la première réaction, elle est terrestre et nous avons des moyens de saort pompiers qui sont déployés partout. 95 % faut vos téléspectateurs comprennent bien que 95 % des feux se combattent de manière terrestre.
Donc si un feu se déclare aux portes de Marseille, nous interviendrons. Mais je je je vous r enfin je veux pas vous inquiéter mais tous les jours, il y a les déclenchements de feu partout sur le territoire national. Nous sommes au moment où je vous parle à plus de 13000 départs de feu.
Tous évidemment et c'est heureux. n'ont pas donné lieu à des incendies tels que ceux que nous connaissons actuellement. Donc la première réposte, elle est terrestre et puis ensuite moi, je prends mes responsabilités de mise de l'intérieur avec le directeur général de la sécurité civile qui me fait des propositions.
On répartit les moyens pour éviter que les feux ne prennent une ampleur importante. Mais sur les feux qui ont été que vous nous avez que vous avez montré dans vos reportages, nous avons déployé une flotte aérienne extrêmement conséquente. Et d'ailleurs, les pompiers eux-mêmes le disent et tous les spécialistes de sécurité civile disent bien que un feu ça se combat par des moyens terrestres.
C'est ce que nous faisons en Gironde. Je vous redis 1500 militaires, 2500 sapeurs pompiers, énormément d'engins. Je veux saluer aussi le travail qui est fait par les agents de la défense forêt contre l'incendie des FCI qui en ce moment travaillent au moment où on se parle, sont en train de construire des tranchées pour éviter que le feu de Gironde ne progresse.
Merci beaucoup pour toutes ces explications ce soir. Laurent Nunz, ministre de l'intérieur. Voilà ce que l'on pouvait dire sur les incendies ce soir.
Laurent Nuñez