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interviewParti socialiste (sur YouTube)· 12 avril 2026 53 minAutoproduit

« Le vrai sujet, c’est ce qu’il reste à la fin du mois. » Olivier Faure

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue dans Question politique. Nous sommes à 1 an de la présidentielle et à ce stade, le Rassemblement national fait toujours la course en tête dans les sondages.

Et de loin, Jordan Bardella recueille entre [musique] 34 et 38 % des instentions de vote. Alors bien sûr, ça n'est qu'une photo, un instantané alors que la route est encore longue. Mais qui pourrait lui faire face au second tour ?

La question qui tarot de la gauche est forcé de constater que la gauche non LFI [musique] n'est pas en ordre de marche. Les prétendances bousculent au PS en particulier, les ambitions sont plus évidentes que la direction. Depuis les municipales, le parti n'en finit plus de se déchirer.

Fallait-il [musique] ou non accepter les alliances locales avec les insoumis ? Autre question. Faut-il passer par [musique] une primaire pour désigner un candidat pour 2027 ?

Les portesclaques [musique] des voies s'élèvent pour réclamer désormais la démission du premier du premier secrétaire du PS. Est-il sur la scellette ? Qu'en pense-il ?

Qu'en dit-il ? Sa voix est attendue. Olivier Fort est en direct sur France interre.

France info, le canal 16 de la télé. Cette émission est [musique] en partenariat avec le journal Le Monde et nous sommes ensemble jusqu'à 13h. France inter question politique.

Alexandra [musique] Ben Said. Bonjour et bienvenue Olivier Fort. Bonjour à vous Alexandra Ben Said.

Merci d'avoir accepté notre invitation. Avec plaisir. Ah de mes côtés pour vous interviewer, je les salue Alix Bouillagué de France Télévision.

Bonjour Alix. Bonjour Alexandra. Tout à l'heure vous ferez pour nous pour nos auditeurs téléspectateurs, le portrait du premier secrétaire du PS.

Oui Olivier Fort, vous avez été longtemps un homme de l'ombre. Celui qui aimait se définir comme le fils unique de François Hollande et de Martin Au est-ce toujours le cas ou avez-vous pré ? C'était en fait un journal qui avait qui m'avait ainsi présenté.

Voilà. Et ça vous va enfin ça vous allait à l'époque. J'ai travaillé avec l'un et l'autre.

On se posera la question de savoir si vous avez pris goût à la lumière. On se posera aussi une question pour 2027 avec Françoise Fressos du journal Le Monde. Bonjour Françoise.

Bonjour à toutes et tous. La question c'est l'immigration qui non seulement sert de carburant au Rassemblement national mais structure désormais le débat entre le Rassemblement national et Jean-Luc Mélenchon. La séquence France 2027, ça sera vers 12h50.

Mais d'abord Olivier Fort 5 minutes d'actualité entre quatre yeux, on va parler d'un marqueur fort pour la gauche. Le 1er mai, le Parlement est en passe de permettre à plus de salariés euh de travailler ce jour-là qui est ferrier, chamé et payé. Ça concerne a priori ceux qui euh travaillent dans des boulangeries, des établissements culturels et chez les fleuristes.

Alors, ce matin, les huit grandes centrales syndicales ont adressé une lettre commune au Premier ministre, Sébastien Lecnu. Ces organisations, elles lui demandent de ne pas convoquer la commission mixte paritaire qui doit permettre l'adoption rapide de cette proposition de loi. Est-ce que vous soutenez les syndicats ?

Oui, absolument. J'ai moi-même interpellé le premier ministre. J'ai eu une discussion avec lui.

La réalité c'est que lui-même s'est engagé quand il est devenu premier ministre à faire du dialogue social une de ses marque de fabrique. Et la réalité de ce texte qui n'est pas d'origine gouvernementale mais d'origine parlementaire, c'est Gabriel Atal qui l'a mis sur l'ordre du jour qui lui était réservé, qui a souhaité revenir sur un acquis fondamental, un symbole important pour non seulement la gauche mais pour tous les travailleurs puisque il s'agit ce jour-là d'avoir le seul jour de l'année qui est effectivement chamé, payé pour l'ensemble des salariés de France. Et donc c'est très important de maintenir un cap et de ne pas détricoter progressivement.

C'est à qui ? C'est ce que vous redoutez la banalisation quand vous dites détricoter progressivement. Oui, je vois je vois bien que il y a eu le travail du dimanche puis maintenant le 1er mai et que tous ces jours qui sont faits en réalité pour que les gens puissent vivre ensemble pour que on ait des espaces dans lesquels on puisse encore considérer que nous ne sommes pas soumis exclusivement aux lois du marché.

Demain, peut-être que nous travaillerons aussi dans ces cas-là euh le jour, la nuit, peut-être que nous serons comme les Américains avec des enseignes lumineuses qui paront nos villes et on sera dans une super une hyper consommation permanente. La réalité c'est que nous devons défendre aussi un modèle, un modèle français, un modèle européen, un modèle qui permet justement aux salariés aussi de célébrer leur victoire et de poser ce jour comme un jour de revendication. Mais quand même, les partisans de ce texte, ils défendent en fait une espèce de mise aux norme de ce qui se pratique déjà.

On pense à ces salariés là des boulangeries de Vendé. Les boulangers qui avaient ouvert, ils sont cinq l'an dernier, ils ont été verbalisés. Est-ce que Priscat Tevno dit la social-démocratie ça n'est pas empêcher le travail ?

Est-ce que en disant faut toucher à rien, vous n'êtes pas en train d'empêcher le travail ? On empêche le travail mais enfin de qui se moque-ton ? Enfin 364 jours par an, on travaille.

Il y a un jour dans l'année où on ne travaille pas. Et on voudrait nous expliquer que là, c'est une entrave incroyable à la vie collective. C'est la vie des entreprises, c'est absolument faux.

Bon donc moi ce que je souhaite c'est queeffectivement il n'y ait pas de passage en force que la commission expitaire ne soit pas convoquée. Alors pas de passage en force. C'est ce que dit c'est ce que dit Matignon.

Il dit Matignon dit il n'y aura pas de passage en force il faut arriver à une solution acceptable. Ben très bien. Ça veut dire que le premier ministre entend ce que lui demandent les syndicats ce matin.

Ça veut dire que il faut qu'on puisse discuter parce que ce qu'il faut comprendre c'est que ce texte là qui vient au départ du Sénat qui est arrivé à l'Assemblée et bien il y a eu un détournement de procédure. Ce sont en réalité les macronistes qui ont eux-mêmes voté une notion de rejet du texte pour éviter le débat, empêcher que le débat parlementaire puisse se dérouler normalement et ensuite renvoyer vers une commission mixte paritaire où il y a très peu de monde. a sep députés sep sénateurs tous enfin ou presque de droite et faire ensemble leur tambouille ça n'est pas ça c'est la méthode Olivier Fort c'est la méthode mais sur le fond quand Matignon dit il faut une solution efficace et acceptable ça veut dire quand même qu'il y a une solution ça veut dire qu'il faut toucher à quelque chose.

Si je vous pose la question très simplement est-ce qu'il faut toucher à quelque chose sur ce 1er mai ou est-ce que vous dites non ? Moi, je ne crois pas. Je crois que il y a une loi aujourd'hui qui est très claire et qui dit que le 1er mai seul travaille ceux pour lesquels nous ne pouvons pas nous passer de leur contribution à l'effort fort publique.

Je pense aux services publics notamment qui sont évidemment requis y compris le 1er mai dans les hôpitaux. On ne s'arrête pas de travailler le 1er mai. Et la radio aussi et la télé aussi.

Mais et les boulangers, qu'est-ce qu'on fait pour ces boulangers ? pour les les boulangers qui veulent ouvrir avec un salarié, pour ceux qui ont été verbalisés, on leur dit mais chacun sait qu'il y a déjà une tolérance depuis longtemps et que il y a eu quelques accrochages dans un dans quelques boulangeries en France, il y a pas besoin de passer par la loi pour essayer de régler ces questions-là. Et moi je souhaite que le dialogue social reprenne, que l'on puisse avoir là à la fois donc un dialogue dès les prochains jours entre Matignon et les syndicats et que nous puissions arriver à un décret qui permette de dire précisément les choses.

Un décret qui permette de dire quoi ? bah qui permettent d'exclure tout ce qui n'est pas nécessaire parce que je ne veux pas que demain on nous dit c'est sur la base du volontariat mais vous savez très bien que Non mais là vous êtes en train de dire que quand même on touche à quelqu donc quand même quand vous dites il faut un décret ça veut dire qu'on va adapter quelque chose touour il y a toujours un décret mais les syndicats sont prêts à ça c'est que on définisse précisément quels sont les métiers sur lesquels il y a effectivement une obligation d'une continuité mais et donc les boulangers je vous repose ma question des boulangers parce que pardonnez-moi j'ai l'impression de je ne comprends pas mais moi je ne crois pas que le comis boulanger doivent être requis le premier Mais je pense que si est volontaire mais le volontariat c'est un volontariat qui est en général très largement suggéré par l'employeur parce qu'évidemment et bien quand on est un salarié quand on a un pouvoir qui est très limité par rapport à son employeur et que son employeur lui dit tu viens demain bah la réalité c'est que il doit plier parce queautrement il sait qu'il prend un risque et donc il n'y a pas de réel volontariat. Regardez ce qui se passe sur le travail du dimanche.

Il y a toute une série de salariés qui aujourd'hui travaillent le dimanche alors même que il n'avait pas vraiment fait le choix. Est-ce que si le gouvernement euh continue sur cette sur ou est-ce que si ce cette loi passe ? Est-ce que s'il y a il y a un on touche à ce texte sur le 1er mai, euh est-ce que vous pouvez aller à la motion de censure ?

Je vous dis ça parce que le groupe communiste avant euh euh à à avant euh que le Matignon dise il y aura pas de passage en force, le groupe communiste a proposé aux trois autres groupes de gauche de déposer une motion de censure demain lundi. Est-ce que s'il se passe quelque chose sur le 1er mai, est-ce que si on bouge, le PS peut aller à la motion de censure ? J'ai eu Stéphane Peu, le président du groupe communiste qui m'a effectivement indiqué que à la fois le premier ministre l'avait appelé et lui avait dit qu'il n'y aurait pas de passage en force, que donc lui considère que il a pour l'instant une censure en réserve et que cette notion de censure peut permettre de construire un rapport de force et de dire que à un moment donné si on n'est pas entendu, si le dialogue social ne trouve pas sa place et bien effectivement il peut y avoir une censure avec le Parti socialiste, avec l'ensemble des partis de gauche qui considèrent que à un moment il faut aussi poser des limites parce que si on ne les pose pas, y compris pour ce jour tellement symbolique et bien on sait que c'est en fait la porte ouverte à la déconstruction du code du travail et sur ce sujet-là sur le code du travail précisément il ne peut pas y avoir autre chose que la relance du dialogue social.

On ouvre la discussion à Françoise Fressose et Alix Bouillagué. Question d'Alix. Je vous entends mais c'est vrai quand on regarde les les études d'opinion, les trois/4 des salariés, ils sont pour cette mesure.

Donc vous dites le volontariat volontariat forcé mais en fait il y a plein de gens qui qui ont besoin et qui ont envie d'être payé double jour. Je enfin je ne crois pas. Je crois que les Français vous ont exprimé avec suffisamment de force quand François Beou a souhaité supprimer de jours férier.

Ils vous ont exprimé avec suffisamment de force le fait qu'ils étaient totalement opposés à cette Ils sont payés double hein les salariés. Mais ils sont pas paybles, ils sont payés en réalité euh simplement à la fois ils sont payés leur journées de travail et ils sont payés le jour chamé. C'est tout.

François, tout ça moi me rappelle beaucoup ce qui s'était passé à la fin du quinquenaat de François Hollande à propos du travail du dimanche justement que vous évoquiez tout à l'heure. La mère socialiste Anne Hidalgo de Paris avait commencé par s'opposer formellement à cette mesure et puis finalement il y a eu des aménagements et aujourd'hui on entend pas tellement parler d'une crise sociale du d'une remise en cause. Donc est-ce que vous n'êtes pas un peu à contre-courant de ce qui se passe réellement dans la société française ?

Mais je ne remets pas je ne reviens pas sur le travail du dimanche. Je dis simplement que vous comprenez que à un moment si on ne pose pas des bornes, on va se retrouver dans une situation où au fond on fera travailler les gens tout le temps, n'importe quand et cetera. Pour une famille où vous avez un papa, une maman ou de maman, de papa, quelque famille que ce soit qui ont des enfants à élever et que vous vous trouvez dans une situation où il y en a un qui travaille la nuit, l'autre qui travaille le jour, il y en a un qui travaille le weekend, l'autre qui qui ne travaille pas.

Mais comment voulez-vous créer en fait une communauté ? Comment voulez-vous que les gens puissent se retrouver ? Comment voulez-vous que la vie familiale soit préservée ?

Comment voulez-vous que la vie citoyenne soit préservée elle-même ? parce qu'il faut des temps dans une société où tout le monde a à peu près le même rythme. Si ça n'est pas le cas, forcément vous êtes dans une situation où vous vous contribuez à la fragmentation et moi, je souhaite au contraire un pays qui puisse se retrouver, qui puisse se rassembler et que on nous laisse un jour par an le droit de célébrer les travailleurs, les travailleuses et faire en sorte que ce jour-là, ils puissent aussi poser leur revendication.

Et vous avez dit que vous avez interpellé le premier ministre à ce sujet. Est-ce que ça veut dire que vous lui avez parlé directement ? Oui, je lui ai parlé bien sûr.

Vous l'avez appelé ? Oui. Et alors il vous a dit, ben il a dit ce que vous avez entendu, c'est-à-dire qu'il y aura pas de passage en force et et je le remercie parce que euh ce qui ce à quoi il s'est engagé en devenant premier ministre, c'était précisément de faire en sorte que sur ces sujets-là, sur l'assurance chômage comme sur la question euh du droit du travail, et bien il y ait un rétablissement du dialogue social.

De quoi avons-nous manqué pendant 9 ans ? Nous avons manqué de cette considération normale pour les partenaires sociaux. Ça a été le cas pour tous les sujets.

Ça a été le cas notamment sur la question des retraites et donc moi je souhaite qu'à un moment le dialogue social soit complètement rétabli. [rires] On peut pas faire vivre la démocratie sans faire vivre la démocratie sociale. Voilà.

Avant le premier mien, il y a aussi les soucis du quotidien pour les Français, notamment le passage à la station service Olivier Fort. Les négociations entre iraniens et américains ont échoué cette nuit. On ignore quand le D3 d'ormous sera de nouveau praticable.

Dans ce contexte, le gouvernement a présenté, c'était vendredi soir, un plan d'électrification à l'horizon 2030. Il y a du leasing social pour les voitures électriques, il y a l'interdiction des chaudières à gaz. Qu'avez-vous pensé des premières mesures ?

Je vais vous dire ce que moi je peux je préconise depuis longtemps, depuis que le la crise a commencé et même peut-être commencer par dire une chose, c'est situer cette crise, elle est le fait de qui ? Elle est le fait de deux gouvernements d'extrême droite qui ont fait sans aucun mandat international sans en en évoquant une guerre préventive dont on ne comprendrait pas pas très bien que était la menace c'est quoi c'est États-Unis et Israël États-Unis et Israël qui ont fait d'une guerre préventive alors qu'aucune menace réelle et sérieuse n'était en réalité à l'horizon et on a aujourd'hui après le début de cette guerre plus de problèmes qu'on en avait avant le début de cette guerre. On nous a d'abord expliqué que il fallait éradiquer un régime qui était un régime sanguinaire, ce qui est le cas.

Il est aujourd'hui plus dur encore qu'il ne l'était avant le début de la crise. Nous n'avions pas de problème avec le D3 d'Ormous. Nous avons désormais un problème avec ce D3 qui provoque une crise mondiale.

Vous condamnez vous condamnez l'initiative américanoisraélienne et les attaques je condamne effectivement cette initiative maintenant. Consid que nous avons là un problème majeur, c'est qu'un moment aussi il faut que les Européens disent stop parce que on ne peut pas à chaque fois être mis devant le fait accompliet mais par exemple faire en sorte que sur les tarifs doués sur la question des accords d'association avec Israël nous soyons plus fermes. que nous soyons d'une mesure nous soyons façons peser sur nos partenaires, nos alliés parfois et bien que nous leur disions que à un moment nous ne pouvons pas accepter de détricoter tout ce que nous avons patiemment construit pendant 80 ans un droit international des institutions internationales.

Donc Emmanuel Macron s'y prend mal en fait vous vous me dites que vous auriez fait mieux que lui. Il s'y prend mal. Il s'y opposé quand même à Donald Trump.

Mais je n'irais pas parler d'Emmanuel Macron. Je vous dis ce que je pense et en l'occurrence s'agissant de ce que dit Manuel Macron quand il souhaite que le cesser le feu s'étendre au Liban par exemple, je le soutiens pleinement. Ce qu'on peut lui reprocher, c'est d'avoir été trop lent, d'avoir souvent hésité et donc d'avoir d'une façon amoindri la parole de la France.

Mais aujourd'hui, sur cette question là, effectivement, je le soutiens parfaitement. Alors maintenant, que pensez-vous ? Quelle est votre opinion sur le gouvernement ?

Les mesures ? Il y a eu des mesures d'urgence, il y a eu un plan d'électrification présenté ? Euh est-ce que c'est suffisant par est-ce que c'est à la hauteur des attentes des Français et de ce qu'ils subissent sur leur pouvoir d'achat ?

Est-ce que c'est à la hauteur de ce que les gens attendent ? Non. Est-ce que il faudrait que nous vidions des caisses déjà vides ?

La réponse est non aussi. Alors que faire ? Il y a là, vous êtes d'accord avec Sébastien Lecnu ?

Vous validez en effet cette idée que on n plus les moyens. Je Attendez, j'ai pas fini. H que nous n'avons pas tous les moyens, mais nous n'avons pas non plus aucun moyen.

Il y a dans une crise comme celle-là en fait un enrichissement sans cause des prof des profiteurs de crise, je pense évidemment aux raffineurs, aux distributeurs qui ont largement profité de ce moment. Est-ce qu'il y a des français là-dedans ? Je pense à l'État aussi.

Je pense à l'État français qui à l'insu de son pleiné de certaine façon récolte des recettes supplémentaires. Vous avez vu ce qu'il a dit ? d'abord c'est pas beaucoup et ensuite tout ce qui est récolté il vaut mieux le mettre dans l'électrification à long terme plutôt que dans des mesures à court terme ce que je vous dis moi c'est que il faut que on ait des mesures de court terme notamment pour les gros rouleurs, pour les Français les plus modestes, pour les taxis, pour les les infirmières libérales, pour toutes celles et ceux qui aujourd'hui ont besoin de leur véhicules pour aller travailler parce qu'ils sont loin.

J'habite en Sénémarne. Franchement, je pense à tous mes amis Smarnetis qui aujourd'hui sont dans une situation où ils voient le prix de leur carburant augmenter sans cesse et n'ont pas toujours les moyens de faire autrement que de se déplacer avec leurs véhicules. Et vous l'avez dit à Sébastien le Cornu, il faudrait plus de mesures d'urgence dès aujourd'hui.

Il faut plus de mesures d'urgence et il faut aussi veiller à ne pas avoir uniquement le nez sur le guidon et avoir aussi une vision de long terme ou moins de moyen terme. Et donc là, je plaide aussi pour ce leasing social et je reprends la proposition qu'on fait Lucas Chancel et l'économiste, Lucas Chancel l'économiste et puis Gabriel Zucman l'autre économiste qui propose effectivement un leasing social pour 1 million de françaises et de Français très loin des 50000 véhicules en leasing qui ont été proposés par le gouvernement et faire en sorte que nous allions vers une électrification de nos usages parce que nous avons un problème de souveraineté et ce problème de souveraineté va se reposer de manière régulière. Nous ne pouvons pas dépendre exclusivement de ce qui se passe à l'autre bout du monde.

Donc nous devons avoir une capacité et financé [raclement de gorge] par une super taxe sur les profits pétroliers. C'est quoi le la solution ? Oui, par exemple effectivement c'est ce qu'il propose et je pense que c'est n pas une mauvaise solution.

Il faut il faut taxer total. C'est ça que vous êtes en train de dire. Oui, je pense que Total a largement les moyens de contribuer et nous avons de toute façon un problème qui est en fait à la fois le changement climatique.

Tout le monde sait qu'il faut décarboner et nous avons un problème de souveraineté lié au fait de notre trop grande dépendance au pétrole et au gaz. Et donc oui, il faut aller en avant construire de de nouvelles odyssées. Il y a eu une première crise pétrolière.

Qu'est-ce que le gouvernement à l'époque de Mesmer avait fait ? Il avait dit "On lance une grande odyssée, c'est le nucléaire." Et bien il faut aujourd'hui faire en sorte que sur le nucléaire comme sur les renouvelables et bien nous ayons une programmation pluriannuelle de l'énergie qui permette d'aller vers notre pleine souveraineté et de faire en sorte que nous all arrivions à électrifier nos usages, faire en sorte que nous puissions demain être totalement indépendants et souverain.

Olivier Fort vous quand même bien entendu, vous dites comme Marine Le Pen. Marine Le Pen, elle dit "L'État en clair s'en met plein les poches. C'est d'un professeur profiteur de crise." J'ai dit à l'insu sont plein gré l'État en fait il n pas mais vous savez très bien ce qui se passe qu'effectivement il y a il y a des euh il y a un petit surplus de bénéfice sur le carburant mais qu'à l'arrivée c'est des baisses de consommation, c'est baisses de l'économie, c'est une hausse de l'inflation que l'État ne sort jamais gagnant d'un choc pétrolier.

Mais je n'ai pas dit qu'il était gagnant. J'ai dit simplement qu'il fallait redistribuer l'argent qui était lié à ces surreettes qui sont peut-être provisoire mais que cet argent-là devait être utilisé notamment pour celles et ceux qui eux pas de sur l'électrification du pays. C'est pas ça quand même l'objectif. ne pas faire preuve de démagogie et penser plutôt prouvé que je fais preuve de démagogie là que j'ai cherché à accabler le gouvernement et à dire qu'il faisait n'importe quoi.

Je dis pas ça. Je dis que c'est une situation qui est très difficile pour tout le monde, que gouverner c'est compliqué mais qu'il faut à la fois des mesures de court terme parce qu'il y a des gens qui souffrent, des gens qu'on ne peut pas abandonner et puis il y a des mesures de long terme ou de moyen terme qu'il faut aussi mettre en place parce que nous ne pouvons pas dépendre toute notre vie de pays de crise de de de carbone. Sébastien le corn fait preuve de courage politique mais je je vais pas lui c'est pas moi qui donne des bons points.

Je suis pas vous sentrez Non mais on vous sent très en ligne finalement. Vous dites il faut un plan d'électrification, vous dites il faut des mesures d'urgence. Vous êtes très en ligne avec la politique actuelle de moi je crois qu'à certains moments sur des grandes questions notamment des questions qui sont celles de notre avenir climatique, celle de notre souveraineté énergétique, il y a des moments où il faut essayer de chercher le plus largement possible les consensus et tant mieux s'il y a des gens qui enfin accèdent à l'idée que le réchauffement climatique c'est pas une blague et que la souveraineté énergétique ça n'est pas une non plus.

Et donc si on peut à la fois avancer sur la question de notre souveraineté par le nucléaire et par les énergies renouvelables, j'y suis grandement favorable. À propos de consensus, Olivier Fortnistes qui n'en finit pas de se déchirer. Les municipales ont mis en lumière des fissures internes dans le parti et vous êtes mise en cause.

On écoute le maire socialiste de Saint-toin Karim Boamran. C'était sur France info jeudi dernier. Lorsque vous êtes dans une succession de défaite Nabuyag, vous sortez.

Aujourd'hui, Olivier Fort doit sortir parce que sa ligne ne fonctionne pas, ne fonctionne plus. Envie de dire, elle a jamais fonctionné. La balle est dans la balle est dans le camp de Boris Vallot.

Il y a eu des claquements de porte. Très bien, j'applaudis des demain. Bravo.

Mais aujourd'hui, faut comme on dit dans le milieu anglo-saxon, faut scalop et faut se donner les moyens pour vite changer de stratégie, de direction parce que nous n'avons plus le temps. Karim Boamran qui était au micro d'Alix Bouillagué. Donc première question d'Alix donc on vient de l'entendre, c'était donc il y a 3 jours Karim Boam qui au passage lui a été largement réélu maire de Saint-toin notamment face une insoumise.

J'étais é au premier tour face à une liste insoumise au municipal. Pardon ? Moi j'ai été élu sur une liste au premier tour face aux insoumis et donc tout à fait mais donc on l'entendait demander votre démission.

On a vu aussi que le bureau national mardi soir c'était pas très bien passé, c'est le cas de le dire. Boris Valallot a claqué la porte. Euh bref, on a le sentiment que beaucoup souhaitent vous mettre aujourd'hui en minorité au sein du parti.

Est-ce que vous pouvez résister longtemps à cette pression ? Il y avait autrefois François Mterran qui parlait du coup d'état permanent et le problème du PS c'est que c'est un peu le congrès permanent et que ceux qui ont vendu sur le Ferino viennent aujourd'hui me faire la leçon en m'expliquant ce qu'il faudrait faire alors que quand moi j'ai repris le PS, il était par terre. J'avoue que parfois je suis assez confondu.

Alors soyons très précis. Aujourd'hui sur Radio J, l'ancien premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambréis vous demande soit de démissionner, soit d'organiser un congrès. Que lui répondez-vous concrètement ?

Ben, je viens de vous répondre, je viens de vous dire, je suis assez stupéfait que celui qui a vendu Solfereno qui a mis en état de quasi faillite le Parti socialiste vienne aujourd'hui me demander ma peau. Vous parlez de Jean-Christophe Combaad. Clairement.

Ben oui, je viens de d'écouter Françoise Fressose qui est informé de ce que Jean-Christophe Cromadellis dit en temps réel. Donc voilà, très bien. Mais écoutez, le congrès permanent, ça ne permet pas aux françaises et aux Français de considérer donc vous bougez pas vous.

Votre votre stratégie, c'est je je bouge pas. La stratégie c'est de faire en sorte que la gauche, elle soit un moment suffisamment rassemblée pour éviter que dans un an et de mois, nous ayons l'extrémate au pouvoir. Il me semble que ce qui intéresse les Français, c'est davantage le début de notre émission.

Qu'est-ce qu'on fait sur le droit du travail ? Qu'est-ce qu'on fait sur le prix de l'essence ? Qu'est-ce qu'on fait sur tous les sujets ?

Mais ouais, je crois pas que les congrès du PS intéressent encore br. Est-ce que vous parlez est-ce que vous parlez encore à Boris Valallot ? Bien sûr, j'étais hier à une réunion avec lui à Montreuil, avec Yannick Jad, avec Raphaël Gman, avec vous a dit quoi ?

Il vous il Bien sûr qu'on se parle mais vous croyez quoi ? Vous croyez que en fait on est on l'a vu à l'offensive Boris Vallot quand même il était votre soutien, il était très discret et cette semaine il a claqué la porte du bureau national. Est-ce que est-ce qu'il doit penser lui-même à quitter la direction s'il n'est plus d'accord avec vous ?

Puison comprend lui poserez vous lui poserez à lui la question. Moi je suis pas là mais moi je ne souhaite la la je ne souhaite que personne ne claque les claquements de porte le cinéma permanent et cetera. Je pense que ça lasse tout le monde et même ça dégoûte.

Et donc moi je souhaite que les Français comprennent qu'à un moment quand on est un grand parti socialiste et bien au lieu de jouer le Congrès tous les jours et ça fait 8 ans que ce congrès se déroule toutes les heures, toutes les semaines, tous les mois, et bien moi je souhaite qu'à un moment on s'intéresse davantage aux Françaises et aux Français et qu'on leur dise oui, nous vous avons compris. J'ai fait pendant cette campagne, pendant 2 mois la campagne, j'étais dans toute la France, j'ai écouté ce que nous disaient les Français. Il y a 1 an, j'ai fait un Tour de France aussi qu'on avait baptisé notre France parlons-en.

Et bien c'est de c'est deux dont je voudrais qu'on parle et qu'on arrête de parler qui ne sert à rien. Pour parcler, ce matin, vous nous dites je suis indéboulonnable. Mais tout le monde est déboulonnable importe.

La question c'est enfin moi je veux bien mais c'est c'est quoi en fait l'alternative à ce que je pose ? Est-ce qu'il y en a une ? Est-ce que Karim Boamran nous explique comment il va faire pour arriver à rassembler des gens qui aujourd'hui considèrent que la gauche écologique démocratique et bien doit se rassembler ?

Comment est-ce qu'on fait ? En fait, c'est sympathique les mouvements de menton en disant c'est la faute d'un tel, c'est la faute d'un tel. Moi, je ne mets la responsabilité sur personne.

Je dis simplement qu'à un moment, il faut trouver les moyens d'unir, de rassembler cette gauche qui va de François Ruffin jusqu'à Raphaël Gluxman parce que si nous ne le faisons pas, il la gauche ne sera pas au second tour et vous aurez au mieux un combat entre un je sais même pas comment le qualifier tant je vois de porosité entre la droite et l'extrême droite, ce sera un combat à droite extrême droite au second tour et à force d'avoir tapé sur la gauche et bien on sera dans un combat où on sera nous-même amené à nous rallier à celui qui sera le moins à l'extrême droite. Moi ça ne m'intéresse pas. Je ne me fais pas de la je ne fais pas de la politique pour savoir comment au deuxème tour je vais finir par dire tapé sur la gauche.

Vous avez tapé sur les les filles et puis vous tapez sur les filles puis après vous rabibochez. Vous tapez vous rabcher. Je défends des positions.

Bah les municipales des alliances partout. Alors vous aviez dit pas d'alliance mais dans dans une dizaine de villes quand même. D'accord.

Il y a dans celle de de la numéro 2 du PS Johanna Roland à qui a gagné. Oui qui a gagné. Justement, est-ce que c'est pas votre ambiguïté fondamentale parce que c'est ça fondamentalement qui a rallumé la crise au sein du Parti socialiste.

En fait, on vous reproche de pas être clair par rapport à Jean-Luc Mélenchon avec lequel normalement vous avez rompu. Donc, quelle est aujourd'hui votre position par rapport à Jean-Luc ? Moi, je ne rompe pas avec les électrices et les électeurs de gauche.

C'est en fait c'est je comprends pas cette idée en fait. Je ronds, je ne suis pas d'accord avec Jean-Luc Mélenchon. Je considère que il est le bruit, la fureur, ses dérives, ses dérapage antisémite, tout ça le rend en réalité insupportable et y compris fait baisser le plafond de verre sur la gauche et rend impossible la victoire dans un second tour d'une élection présidentielle.

Et donc, il est aujourd'hui le plus mauvais candidat pour la gauche à l'élection présidentielle. Maintenant, ça ne veut pas dire que je ne parle pas à ces électrices électes et ces électeurs. Moi, il y a plein de gens que je rencontre dans ma circonscription, dans ma commune et cetera qui sont des électrices et des électeurs traditionnels de la France insoumise et avec lesquels j'ai beaucoup à partager.

Mais avant de parler de 2027, Olivier Fort, là, on était vraiment sur le bilan des municipales et la critique qui vous est faite d'avoir dit qu'il n'y aurait pas d'accord et finalement qu'il y ait eu des accords locaux. C'est ça qui est en train de semer le poison au sein du Parti socialiste. Franchement, les prétextes sont permanents.

Enfin, franchement, regardez ce qui s'est passé depuis quelques années. En fait, on a on a déjà dit que j'étais soumis aux insoumis et puis après on a dit "Ben non, finalement il est pas, il négocia avec le Sébastien Lecnu." Puis après on a dit il a fait, vous rendez compte, il a fait le NFP mais tout le monde était dans le NFP.

C'était même le NFP de Poutou jusqu'à Hollande et tous célébraient le NFP. Le soir où le NFP est arrivé en tête de l'élection, derrière moi au quand j'étais au micro pour euh commenter les résultats, il y avait tout le parti socialiste, tout le monde était là pour prendre sa part et tout le monde voulait rentrer au gouvernement. Donc je dis simplement que à un moment, il faut que euh chacun dise ce qu'il veut.

C'estàd que je comprends qu'il y a des ambitions qui s'expriment qu' a des gens qui veillent être candidats à l'élection présidentielle. C'est parfaitement légitime et je n'ai jamais daigné à quiconque le droit ou la volonté d'être candidat à l'élection présidentielle. Ce que je dis simplement, c'est que 10 candidats, c'est neuf de trop et donc il en faut un seul ou une seule à la fin et qu'il faut donc qu'on ait à un moment un mode d'emploi quel qu'il soit qui permette d'arriver à ce qu'il y ait un seul candidat pour cette gauche qui va de Rufin Luxman.

Restons juste un point sur les municipales. Quand vous voyez ce qui s'est passé à Vau enin à Saint-en où au fond le candidat sortant socialiste, le maire sortant socialiste a besoin des forces de l'ordre pour résister aux insoumis qui sont au fond dans un règlement de compte à l'intérieur de la gauche. Est-ce que vous dites pas il y a quelque chose qui fondamentalement marche pas, quoi.

Non mais euh enfin d'abord moi je enfin j'ai beaucoup de désaccords avec la France insoumise, vraiment beaucoup et je pourrais en faire le catalogue mais enfin j'en ai assez aussi que il y ait cette espèce de diabolisation permanente de ces candidats et cetera de Bali Bakayoko jusqu'à je ne sais qui et cetera. Il faut en finir avec ça. Vous ne vous rendez pas compte que il y a des électrices et des électeurs qui un soir d'élection se sont mal comportés sans aucun doute mais qui exprimait quelque chose, une révolte, une colère mais contre le Parti socialiste.

Mais bien sûr qu'il y a des gens qui sont en colère contre le Parti socialiste et c'est pas moi qui les m'en féliciter. Je dis simplement qu'il faut arrêter de chercher à antagoniser les uns et les autres. Au contraire, cherchons à faire en sorte de comprendre ces gens et de leur dire que justement le Parti socialiste, il n'est pas là pour les pour contrecarrer ce qu'ils veulent.

Il n'est pas là pour les empêcher d'exister. Au contraire là pour les aider, les accompagner, faire en sorte que demain nous puissions en scène Saint-Denis dans le rô et bien faire en sorte que tout le monde trouve sa place. Et moi je j'ai trouvé que les polémiques sur Bali Bakayoko étaient indigne et que on ne peut pas accepter que le racisme s'exprime de manière aussi libérée que désormais on puisse comparer un maire à un chef de tribu, à un singe, que ce soit considéré comme de l'ordre des choses et qu'on puisse vraiment sur des antennes de télévision voilà sur ces news.

D'accord. Mais enfin pas possible. Olivier, vous avez parlé du mode d'emploi de 10 candidats.

Euh ça ça fait neuf de trop avez-vous dit. Je vous propose d'écouter l'ancien chef de l'État et député de Corè, François Hollande au sujet de 2027 et de la bonne stratégie. Il s'exprime là, c'était au lendemain des municipales.

La seule stratégie que je recommande aujourd'hui et l'appel que je lance, c'est que tous ceux qui veulent qu'il y ait une candidature de la gauche républicaine, de la gauche réformiste, de la gauche telle que Lionel Jospin, puisqu'on en a parlé l'avait conçu, et bien il faut qu'il y ait cette candidature et qu'il ne faut pas perdre son temps dans je ne sais quelle alliance, dans je ne sais quel primaire. L'élection présentielle, c'est la rencontre et je peux en parler entre une personne et le pays sur une ligne politique qui doit être claire et qui doit être entendable par non seulement sa famille politique mais au-delà de sa famille politique. Olivier Fort, vous êtes pour la primaire.

Est-ce que vous pouvez nous résum On y comprend plus rien. Ah bah moi non plus. [rires] Est-ce que vous pouvez nous résumer le débat qui est en train de sur la présidentielle et sur la stratégie qui PS écouter ?

Je vais écouter François Hollande une partie avec laquelle je suis parfaitement d'accord. En fait, Lionel Jospin avait réussi à rassembler une gauche qui est plurielle. Elle est restée plurielle, elle est toujours pluriel, elle sera toujours plurielle.

Et donc, il avait réussi à la rassembler. Et puis malheureusement le 21 avril 2002 parce qu'il y avait Rober candidat communiste, Noël Mamère candidat écologiste, qu'il y avait Christian Tobira candidat radical qu'il y avait Jean-Pierre Chavenement candidat du mouvement des citoyens qu'il y avait aussi un candidat pour lutte ouvrière un candidat pour le nouveau parti anticapitaliste. Et bien Lionel Jospin n'a pas été au second de l'élection présidentielle et c'est pour la première fois l'extrême droite qui était à sa place au deuxème tour.

Il a manqué deux bulletins de vote par bureau. Olivier deux bulletins de vote par bureau. Et donc les mêmes causes ont produit mêm effet mais pardon, je vais finir je fin ma phrase en disant en disant que ça n'est pas comme si nous n'avions pas connu depuis la réplique 201722 aucun candidat de gauche sous contrôle de l'élection présidentielle parce qu'il y a trop de candidats de gauche au premier tour.

Donc la question elle est simple, c'est comment est-ce qu'on fait pour arriver à ce qu'il y en ait ? qu'il n'y en ait que deux puisqu'on sait que Jean-Luc Mélenchon sera candidat dans les prochains jours. Donc désormais, il faut pour le reste de la gauche un seul et unique candidat.

En a de tr ou quatre et bien forcément de fameuses petites primes comme on l'appelle de de petite primaire parce que tout le monde ne veut pas y aller justement ceux qui disent petite primaire s'ils veulent une grosse primaire qu'ils y viennent ce sera une grosse primaire. Sauf qu'une une primaire de la gauche sans Jean-Luc Mélenchon, sans Fabien Roussell, sans Raphaël Luxman euh alors que chez les socialistes, Boris Valallot n'en veut pas, François Hollande n'en veut pas, quel sens ça a si ce n'est peut-être euh vous propulsez-vous euh candidat à la présidentielle ? Je pense pas qu'il a tous envie de me propulser à l'élection présidentielle.

Ça, je les rassure et je vous rassure. Non, mais si vous gagnez cette primaire, d'abord enfin d'abord un candidat gagne une primaire, c'est une certaine légitimité. Et pourquoi croyez-vous que Jean-Luc Mélenchon se bat avec autant de force contre la primaire ?

Si ce n'est que parce qu'il craint justement la force de l'événement, la force qui viennent. Vous pensez qu'il peut être battu lors d'une primaire Jean-Luc Mélenchon ? Mais Jean-Luc Mélenchon viendra jamais dans une primaire.

Il a déjà dit. Ce que je dis simplement, c'est que lui-même ne veut pas que le reste de la gauche organise une primaire parce que il ne veut pas qu'à un moment, il y ait ce rassemblement du reste de la gauche et lui a besoin d'organiser le désordre dans ce qui est l'autre partie de la gauche pour pouvoir être celui qui jaillira en tête de la gauche et qui permettra de convoquer le vote utile. Donc je comprends sa stratégie, elle est suffisamment limpide pour que chacun la comprenne.

Et donc justement on n'est pas obligé d'être les idiots utiles ni de Jean-Luc Mélenchon ni de l'extrême droite et bien on peut à un moment chercher un mode d'emploi pour se rassembler. Alors pour la primaire pour qui est une petite primaire si tout le monde n'y est pas sans doute mais qui peut être une grande primaire si tout le monde y vient ça ne dépend que d'eux. Apparemment c'est pas c'est pas parti comme ça et moi ce que je dis c'est pas parti comme ça mais attendez loin qui est en train de je finis si je peux à chaque fois aller jusqu'au bout de ma réflexion et vous dire que moi je suis d'accord y compris avec ce que vous allez énoncer.

Euh c'est-à-dire que s'il y a des gens qui ont une autre solution qui disent "On sait comment on arrive à candidat et Yannick Jade, ils étaient hier à Montreuil comme vous. Ils ont affiché leur proximité. Ils sont tous les trois antiprimaires.

On dit on dit qu'ils préparent une tribune commune, qu'ils envisagent d'organiser des événements communs. Cet attelage là, est-ce que qu'en pensez-vous ? Qu'est-ce que vous leur dites ?

Mais cet attelage, c'est le mien. En fait, je suis c'est votre Jado Val. Bien sûr, je suis pour aller de Luxman à Ruffin, de Ruefin à Gluxman.

Donc je n'ai aucun problème et je souhaite que tous ces gens-là forment une nouvelle équipe de France, une nouvelle dream team pour reprendre le vocabulaire qui avait été utilisé sous Jospin et que ces gens-là puissent gouverner ensemble. Je ne peux pas être plus clair. Maintenant, ce que je dis aussi, c'est que c'est pas parce qu'on fait un projet commun que on doit avoir cinq candidats pour pas pour défendre ce projet commun.

Alors, pourquoi pas allier derrière Raphaël Gluxman ? celui qui fait la course en tête, une synergie des efforts et de la campagne et vous regroupez derrière lui. Ça semble logique à ce stade.

Bah à ce stade, ça paraît logique mais à ce stade Annie Dalg faisait 10 % aussi et donc elle a fait 1,7. Benoît Amont en janvier faisait 18 %, il a fini à 6,5. Euh moi je veux bien que on prenne des exemples.

Alain Jupé, Dora Baladur, euh Valérie PCR plus récemment euh euh Raymond Bar il y a plus longtemps, tous ces gens-là ont été champions des sondages et à la fin n'a pas marché. Qu'est-ce qu'il faut dans la vie politique pour arriver à créer quelque chose ? Il faut créer des dynamiques politiques.

Et ces dynamiques politiques, elles se créent par le rassemblement, par la capacité à fédérer des forces qui ne sont pas naturellement. ces dynamiques, est-ce qu'elles doivent pas aussi se construire sur la clarté ? Et Gluxman dit, "J'ai trop de divergences notamment sur l'Europe avec y compris ceux qui sont plus insoumis y compris avec Rufin.

Donc je ne peux pas aller à la primaire, je peux pas faire un rassemblement avec ces personnes-là. Est-ce que c'est pas le cœur du sujet aujourd'hui ? Au fond, il y a une aile social-démocrate qui n'est plus compatible avec le une partie du reste de la gauche.

Mais est-ce que vous croyez que quand François Mitterrand a fait l'accord avec le parti, est-ce que c'est pas fini l'époque Mitteran ? aussi. Enfin, il est mort malheureusement mais enfin la réalité c'est quand même que il nous a pris quelque chose.

Enfin, il a fait accord à un programme commun avec un parti communiste qui était lui-même à l'époque soumis au Kremelin. Bon pardon, il a gouverné avec des ministres communistes. Il a été capable de rassembler la gauche et toute la gauche ne partageait pas tous les points de vue de François Militeran.

Donc euh il y a un moment bah justement dans une primaire, quelqu'un qui a une sensibilité différente des autres, qui se dégage plus que les autres et qui donc imprime sa sensibilité même s'il y a un programme commun. Et donc si euh Raphaël Luxman bah souhaite avoir une alliance large qui lui permet d'être au second tour et de faire en sorte que ce soit sa sa sensibilité qui s'exprime plus que celle des autres, et bien qu'il gagne la primaire et on en parle plus. OK.

Je crois que c'est clair Olivier Fort J'espère que c'est clair. Enfin, en tout cas, moi c'est très clair. Surtout ce qui est très clair, c'est que je ne veux pas moi-même participer à être l'ascenseur de l'extrême droite vers la victoire et l'ascenseur de vers l'échafaud pour le reste de la gauche.

Et donc moi, je me battrai jusqu'au bout. Il y a un point sur lequel je ne transigerai pas, un candidat ou une candidate commun ou commune. Point. quel que soit le mode d'emploi.

Donc maintenant, s'il y a des gens qui ont un mode d'emploi différent de celui que nous avons proposé avec Marine Tondolier, avec Clémentine Autin, avec François Rfin, et bien qu'il le disent. Voici qu'arrive à l'Assemblée nationale, un texte très controversé. C'est la proposition de loi de la députée Renaissance Caroline Yadan, un texte contre les formes renouvelées de l'antisémitisme depuis l'attaque terroriste du Hamas le 7 octobre 2023.

Alors, cette proposition de loi, elle sera examinée à partir de jeudi prochain. Euh, ce qu'il y a dedans, elle propose de sanctionner notamment des propos présentant des actes de terrorisme comme une légitime résistance et puis surtout le texte crée un nouveau délit qui réprime les appels à la destruction d'un état passible d'une peine de 5 ans d'emprisonnement et de 75000 € d'amende. Question d'Alix Bouyaguer.

Il y a aujourd'hui deux socialistes qui sont signataires du texte he pas des moindres François Hollande et et Jérôme Gedge, des socialistes qui se sont dans un premier temps absten lors de l'examen en commission avant finalement décider de de voter contre jeudi lors des débats. Pourquoi ce revirement ? Non, il y a pas eu de revirement.

Il y a eu en fait un premier enfin le groupe socialiste n'avait pas été interrogé sur ce qu'était les conclusions de la commission. Donc les commissaires se sont abstenus, mais quand ils sont revenus devant l'ensemble du groupe, nous avons eu un débat euh qui a été un débat qui a opposé deux visions en fait, celle de Jérôme Gage et puis celle des autres socialistes et à la quasi unanimité du coup et bien nous avons décidé de voter contre cette proposition de loi dans il y a pas de nouvelles forme d'antisémitisme en France, il y a pas besoin de rafraîchir une loi. Il y a un combat contre l'antisémitisme qui doit être absolu et il n'y a aucune raison de céder à qui que ce soit sur cette question là.

Mais le problème de cette proposition de loi, c'est qu'elle ne répond pas à cette question et qu'elle au contraire elle essentialise l'ensemble des Français juifs en les identifiant à l'état d'Israël à la politique menée par Benjamin Daniaou aujourd'hui. Elle élargit le délit d'apologie du terrorisme même avec une un flou artistique que tous les juristes condamnent avec l'idée d'une provocation indirecte au terrorisme. Elle crée un délit pour la négation d'un état.

Mais euh expliquez-moi en fait comment sans nommer cet état, n'est-ce pas ? Dans le texte, sans le nommer, mais euh ça pose beaucoup de problèmes. Regardez, enfin, vous demandez le retrait le retrait euh au moins temporaire de l'ordre du jour comme le modè.

Bah le modemme a raison de demander le retrait. Moi, je pense que c'est un retrait définitif qu'il faut demander et de toute façon, si cette loi venait à l'examen, je voterai contre. Mais euh bon, je vais arrêter là parce que c'est pas la peine de d'ayer davantage.

Mais enfin, il y a plein de cas en fait y compris sur la question des Étatswan, l' Carabar, il y a plein de sujets sur lesquels en fait nous ne sommes pas forcément toujours d'accord avec euh y compris ce qu'est la position officielle de la France. La position officielle de la France c'est une seule Chine. Est-ce que on ne reconnaît pas en réalité dans les faits un état qui est l'état de Taiïwan qui é un état démocratique et qui est aujourd'hui en difficulté face aux géants chinois ?

Olivier Fort apprendre à mieux vous connaître aujourd'hui avec le portrait France interre Alexandra Benï politique et les questions d'Alix Bouyaguet qui a fait remonter cette archive enfin les ennuis commencent y sommes. Mais d'abord, avant de parler des ennuis, je veux vous dire ma joie, ma satisfaction, ma fierté d'être désormais le 13e premier secrétaire du Parti socialiste. Comme vos prédécesseurs l'ont écrit après Épinet décrivant ce congrès comme un théâtre d'ombre, vous écrirez sans doute que nous sommes à nouveau un théâtre d'ombre, mais vous verrez que ces [raclement de gorge] ombres vont continuer à avancer et dans l'ombre ceux qui nous ont précédé, nous allons demain trouver à nouveau des raisons de vous faire espérer.

On vient de vous entendre, nous sommes le 29 mars 2018. Contre toute attente, vous devenez premier secrétaire du PS, vous étiez pas le favori. Vous dites, et d'ailleurs, on le sent un petit peu à votre voix, avoir été écrasé au début par le poids de la fonction et vous dites aussi avoir été longtemps habité par un sentiment d'illégitimité.

Ça vous vient d'où ce sentiment ? Est-ce que vous l'avez réellement perçu, ressenti ? Oui, d'ailleurs, je l'ai senti souvent dans ma vie tout simplement parce que moi, j'ai grandi dans un quartier populaire.

Euh je viens de la classe moyenne, je suis euh eurasien donc euh euh avec une maman vietnamienne, un père français d'origine espagnole, avec euh toute une série de complexes sociaux qui euh ont fait que pendant longtemps, j'ai considéré que dans la vie politique, je n'avais pas complètement ma place, que euh il y avait des gens qui étaient certainement plus intelligents, plus légitimes, plus euh voilà. Et donc c'était un combat de tous les jours pour se dire que j'étais effectivement là. et que j' avais toute ma place et que je représentais des gens qui justement eux-mêmes se sent légitimes souvent.

Et effectivement, vous vous grandissez dans une tour en périphérie d'Orléan où on vous appelle, c'est vous qui qui en parlez, le bol de riz, face de citron, car vous êtes le fils d'une immigrée vietnamienne et d'un français. Et si on comprend bien le message, est-ce que Olivier Fort Bali Bagayoko même combat vraiment ? Bah euh d'abord euh je suis moins typé que W Bakayoko donc forcément et je m'appelle fort et donc je ne suis plus victime depuis longtemps de quelque forme de racisme que ce soit et donc je ne me comparerai pas avec ce que lui a subi mais je comprends parfaitement ce que l'on peut subir quand on est d'origine étrangère que l'on connaît en réalité que la France qu'on est parfaitement français et que dans le regard des autres, vous êtes regardé comme un étranger.

On a comme un petit peu le sentiment aujourd'hui que chacun met en avant ses discriminations. Est-ce qu'il y a pas un risque de banaliser la vraie discrimination ? Laquelle ?

Bah euh quand on fait cette comparaison effectivement entre votre profil et celui de Bali Bagayoko, est-ce que si chacun revient avec ses discrimin je viens de vous dire l'inverse. Je viens de vous dire que je ne me compare pas, que je ne vis pas la discrimination au quotidien, que je ne suis pas euh traité ni de singe, ni de chef de tribu, ni de che ne sais quoi encore. Donc je ne me compare pas.

Je dis simplement que je comprends ce qu'il vit parce que enfant je l'ai vécu et que c'était dur et que c'était en fait enfant on a envie de ressembler à tous les autres. On a envie de se mêler à la foule et de ne pas être distingué. Et je l'ai été et j'en ai souffert.

Donc je je me suis j'ai ça en mémoire mais aujourd'hui évidemment je ne suis victime de rien donc je me compare pas. Vous avez aussi longtemps été un homme de l'ombre, hein, de prestigieux, de Michel Rocard, euh de Martine AuRD, de Jean-Marc, François Hollande euh vous avez une parenthèse à 25 ans où vous dirigez quelques années seulement euh une PME, sinon vous êtes ce qu'on peut appeler un professionnel de la politique. Est-ce que vous ça vous gêne qu'on dise de vous que vous êtes un apparat chic ?

Bah, c'est une partie de ce que je suis. Oui, en fait, mais il faut moi je je pas de honte à ça. Je suis de ceux qui ont fait vivre sous des formes différente le débat public, d'abord dans l'ombre puis dans la lumière.

Et et vous y prenez goût à cette lumière ? Est-ce que j'y prends goût ? En tout cas, euh j'ai fait ce choix là un moment d'être moi-même candidat pour pouvoir exprimer très directement ce à quoi je pense que je crois et j'espère le faire avec intérêt pour nombre de Françaises et de Français et en tout cas pour celles et ceux qui se reconnaissent dans la gauche.

Olivier Fort, nous vous avons demandé de venir avec une carte blanche. Vous avez une minute pour nous donner votre carte blanche sur le reste à vivre, je crois. Oui, je voulais parler du reste à vivre parce que on parle toujours du pouvoir d'achat et le pouvoir d'achat c'est la comparaison entre l'inflation et puis les salaires.

Les salaires, c'est très important et évidemment c'est un combat qu'il faut mener mais il faut comprendre que derrière la question du salaire et on en a parlé tout à l'heure, il y a plein d'autres sujets. Le sujet c'est justement ce qu'il reste à la fin du mois parce que même quand le salaire augmente, il y a aussi des dépenses contraintes qui augmentent plus vite que le salaire. C'est le loyer, c'est l'emprunt, c'est le carburant, c'est le chauffage, c'est l'alimentation.

Et donc, je voudrais que le débat public se porte davantage sur le reste à vivre et que on arrête de nous dire le pouvoir d'achat augmente donc tout va bien. Non, tout ne va pas bien parce que en réalité le reste à vivre lui il baisse. Et donc ce que je vois chaque semaine quand je fais mes courses dans mon supermarché préféré et bien je vois des gens qui sont là à calculer et qui même y compris à la caisse quand il voi que sur le l'écran de contrôle et bien ça monte trop vite, je les vois discrètement reposer un certain nombre d'achat parce que ils ne peuvent pas s'alimenter correctement.

Et donc je voudrais que on pense au fait que aujourd'hui 37 % des Français et bien considèrent que ils sont ils s'alimentent mal et que on a voilà on a un énorme problème. Ça sera un sujet pour 2027 et donc oui effectivement il faut en parler. Autre sujet dans la pièce la politique migratoire c'est une question qui sera au cœur du débat pour 2027. parce que on voit bien que ça sert de carburant au Rassemblement national et peut-être plus récemment ça sert aussi à structurer le débat entre l'extrême droite et Jean-Luc Mélenchon qui parle de Nouvelle-Fance.

Alors vous qui avez été fait un bout de chemin avec Michel Roca, est-ce que vous diriez que la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde ? Fresse Fressose, citez-le en entier, s'il vous plaît. Allez-y.

B la France peut pas accueillir toute la misère du monde mais elle doit en prendre toute sa part. Voilà. Et donc bien sûr que nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde.

Qui le peut ? Aucun pays ne le peut. Et donc c'est un sujet qui est aussi un sujet européen continental, un sujet pour les pays riches qui doivent aussi accepter l'idée que on ne peut pas continuer à coloniser commercialement les matières premières de tous ces pays qui sont des pays que l'on disait autrefois en voie de développement et en même temps réprouver les mouvements migratoires.

On ne peut pas s'aligner sur Donald Trump comme le fait l'extrême droite et sur Benjamin Netaniaou et en même temps maintenant expliquer que ah il y a un problème, il y a des guerres et donc les gens ils fuient la guerre. Mais oui, les gens ils fuient toujours la guerre depuis que le monde des mondes c'est comme ça. Faut est-ce qu'il faut une politique de quota des débats au parlement de de façon chaque année pour dire voilà c'est ça ?

Oui. Vous êtes pour ça ? Je suis pour ça, je suis pour qu'on objective la question migratoire, qu'on arrête d'en faire un enjeu qui est un enjeu qui finalement nourrit le fantasme, met en insécurité nombre de nos compatriotes qui sont d'origine étrangère mais qui sont vécus comme étrangers.

Qu'on menace aussi celles et ceux qui ont un travail et moi je suis pour l'intégration par le travail. Je suis pour qu'on régularise toutes celles et ceux qui travaillent dans notre pays qui a un contrat de travail depuis plus de 6 mois. C'est pas possible de laisser comme ça dans l'insécurité permanente des gens qui participent à notre richesse et dont nous avons besoin.

Même madame Mélony en Italie a été obligé de régulariser 4500 mais parce que bien sûr il fallait en fait parce que tout le monde est content d'avoir sa pizza livrée quand il regarde le match de foot PSG OM. Je fais ça parce que en fait mais il y a eu longtemps le rêve de l'intégration et aujourd'hui on voit quand même le débat politique se structurer entre l'ancienne France fantasmé par l'extrême droite et puis la Nouvelle-Fance portée au nu par Jean-Luc Mélenchon en disant voilà c'est une France créolisée une France Est-ce que vous vous reconnaissez dans ce concept là ? Ben je trouve que le concept est maladroit.

Je comprends ce que ça peut vouloir dire même si je vois bien le jeu complexe et parfois dangereux que joue que ça débouge pas sur le communautarisme mais j'y viens. Je le problème de Jean-Luc Mélenchon, c'est que lui-même a repris le concept du grand remplacement qui vient de l'extrême noite et lui-même donne le sentiment que au fond et bien il y aurait une nouvelle France qui serait justement celle qui revendique le fait de remplacer progressivement la France éternelle revendiquée par l'extrême droite. Et moi, je ne suis ni pour la France éternelle et je viens de vous dire qui j'étais.

Moi-même, je suis issu d'un mariage mixte et je ne suis pas d'accord pour dire qu'il y a une nouvelle France qui viendrait remplacer l'ancienne France. Il y a tout simplement un pays qui sait, je préféris créolisation. J'ai grandi, il suffit enfin j'ai il se trouve que j'ai fait mes premiers pas à l'île de la Réunion et que le grand concept de créolisation vient aussi de ce de cette île française qui a mélangé des cultures et qui a permis à des gens de vivre ensemble avec parfois des emprunts à des cultures différentes.

Ben moi, je souhaite que on soit on soit conscient que notre pays s'est enrichi des vagues successives migratoires et nous ne sommes enfin nous avons longtemps été un empire. À cette époque là, tout le monde considérait que céit formidable. Désormais ça n'est plus un empire.

Donc quand on ne domine pas des populations, on considère qu'elles sont désormais insupportables et qu'on ne peut plus vivre avec. Moi, je considère l'inverse et je considère qu'il y a beaucoup d'apports et que nous avons la chance d'être un pays qui a évolué au fil des siècles. C'est un pays métissé, qui est pluriculturel, qui est plureligieux, que ça doit être revendiqué et que c'est comme ça que nous aimons la France.

Olivier Fort, on arrive aux dernières minutes de l'émission. On se quitte avec une petite séquence. Vous avez le droit de prendre une gorgée d'eau.

De vrais faux. Il va falloir être rapide. Je vous propose certaines affirmations, certaines sérieuses, d'autres triviales et vous nous dites si c'est vrai ou si c'est faux, ça va vite.

François Hollande, candidat en 2027, c'est possible. Vrai ou faux ? Ah bah, il le souhaite.

Donc c'est vrai. Vous serez candidat en 2027, vrai ou faux ? Ben, c'est ni vrai ni faux.

J'ai jamais pris de décision à ce à ce stade et moi je souhaite d'abord un candidat commun et je vous l'ai dit, y compris si on trouve le nom de quelqu'un qui satisfait tout le monde, je serai le premier à dire oui. Vous aimeriez être ce candidat commun, vrai ou faux ? Ah bah tout le monde aimerait l'être et donc si je l'étais, je serais ravi.

La Zizanie au PS : vous en faites encore des dessins de bande dessinée vrai ou faux ? Euh je C'est vrai que je dessine beaucoup y compris pendant les réunions et donc c'est vrai. Jordan Bardella et Maria Carolina de Bourbon des deux Siciles dans Paris Match, vous avez regardé toutes les photos.

Vrai ou faux ? C'est faux. J'ai vu la couverture.

La finance c'est votre ennemi. Vrai ou faux ? Euh c'est c'est à la c'est difficile.

Il y a la bonne et la mauvaise finance. Et donc moi je crois que on peut pas se priver de la finance mais je préfère celle de Mathieu Pigas à celle de Vincent Boloré. Un peu de politique fiction 2027 2e tour Mélenchon Bardella.

Vous votez Mélenchon vrai ou faux ? C'est vrai. Le ministère de l'intérieur a raison de classer LFI à l'extrême gauche.

Vrai ou faux ? Ah c'est faux. Vous avez une voiture thermique essence ou diesel.

Vrai ou faux ? J'ai une hybride. Avec l'arrivée de l'intelligence artificielle.

On doit recommencer à parler de la taxe robot. Vrai ou faux ? Vrai.

Enfin, c'est le terme est mal choisi, mais il va falloir se poser la question, on va faire d'immenses gains de productivité avec l'intelligence artificielle et donc il va falloir se poser la question de savoir comment on répartit la valeur ajoutée et donc qu'est-ce qui part vers les actionnaires, qu'est-ce qui part vers les salariés en temps de travail, en salaire, en conditions de travail et donc tout ça effectivement doit être reposé. Olivier Fort, le premier secrétaire du Parti socialiste.