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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 27 janvier 2021 22 minAutoproduitPortrait personnelSanté

Violé à 11 ans , le député Larem Bruno Questel témoigne

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 2 %Défensif 3 %

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] bonjour bloquer tel jeu j'ai l'habitude de vous recevoir ici sur bfm tv pour débattre des grands sujets d'actualité pour croiser le fer avec l'opposition vous êtes un des francs tireurs de la macro ni député de l'eure mais aujourd'hui ce n'est pas pour évoquer la politique du gouvernement c'est pour témoigner et raconter ce qui est arrivé à un petit garçon de 11 ans et ce petit garçon c'était vous un petit garçon agressé sexuellement par un voisin c'est un tweet qui vous a permis de briser le silence et comme on dit de libérer la la parole la semaine dernière il n'était pas de ma famille écrivez-vous il était du village de ces lieux où la famille est grande j'avais 11 ans je n'ai jamais oublié aucune excuse possible j'aimerais savoir d'abord comment quand vous allez aujourd'hui quelques jours après ce est ce qu'il y a eu une forme de soulagement comme un poids dont on se sépare dans quel état d'esprit êtes vous un peu fatiguée un peu fatigué comme on peut aussi auprès c'est parce que j'ai le sentiment de m'être midon seringue quoi seringue si tu t'étais tutu serait pas l'ail ou pour autre chose mais mais oui fallait que ça sorte parce que parce que ce qui s'est passé les enfants kouchner et et duhamel a été un détonateur vous avez lu ce livre je l' ai parcouru mais j'ai pas pu le lire entièrement mais c'est bien ce récit j vous a donné la force de parler c'est j'ai trouvé très courageux ce que ses frères et soeurs ont fait ses jumeaux en fait je pense qu'elle n'a jamais dit et n'est pas étrangère aussi dans cette complicité qui ferait chier voilà enfin et je me suis je me suis dit qu'il fallait que je parle aussi pour dire que tout le monde pouvait être concernés quelle que soit la le par une partie au mouvement politique auquel on appartient on est toutes et tous des femmes et des hommes et on a tous des parcours et je voulais juste dire ben voilà ce qui m'est arrivé mais regardez aujourd'hui et puis et puis et puis voilà c'est la preuve que qu'il faut avancer qu'il faut vivre qu'il faut se battre parfois je on a des étapes dans la vie ou plus ou moins facile et puis mais il faut surtout jamais oublier et ce grand mouvement de libération de parole jay je mesure pleinement depuis une semaine à la lecture des messages que je reçois que ça j'ai apporté ma pierre à ce travail collectif et il faut que la société maintenant face aussi sa part du travail qu'est ce qui s'est passé juste avant de faire ce tweet dans les heures qui précèdent vous dit non je vais pas le faire oui je vais y arriver que je me disais une parce que j'avais fait nous de trois jours avant j'avais fait plusieurs tweets en cascade qui sont restés 24 heures dans la queue pendant brouillon je les avais fait de manière posée où j'expliquais les choses dans le détail je me suis dit non non c'est pas le moment puis ne te mêle pas de ça et puis il ya eu cette déclaration de jack lang sur une radio et cette phrase je ne peux pas m'indigner toutes les minutes ça m'a été insupportable ça m'a été insupportable le contenu même de la france et il ya eu l'épisode fils ken croquis il y avait cette petite musique conte qui s'installait sur sur sept et c'était il ya plusieurs années c'était la liberté c'est après 68 enfin tout un tas de bêtises qu'ils quittent qui tendait à justifier l'innommable et je je je n'ai pas accepté vous prévenez qui avant de faire ce tweet en personne personne personne bons y compris vos proches j'avoue que j'ai appelé mon épouse le lendemain matin puisque je dormais à paris et je lui dis que ben que je suis content j'ai fait un tweet je pense que ça va un peu tanguay quoi elle le savait non qu'ils savaient l'instant une demi-heure après le tweet a été vu lu et j'ai reçu quelques messages très chaleureux qui soulignait la la notion de courage moi j'étais pas là dedans je disais juste âge atlante tais toi tais toi c'est ça mon tout s'est tu te tais tu vu on peut pas quand on est passé par l'unss et c'est quelque chose qui comme si vous étiez marqué au fer rouge elle vous dit quoi votre épouse quand vous lui annoncer elle me dit que nous dit cible c'est beau parce que s'est créé avec force est outillée et elle me dit que j'ai bien fait elle ne savait pas ce qui s'était tout ils le savent et elles sont maintenant une salle bien sûr elle savait mes enfants savaient nous en plomb sont grandes puis à quelques années je leur ai raconté quelques proches savaient beaucoup de proches aussi m'ont dit c'est dès ce week-end quand je t'avais fait une allusion tu avais lancé un truc et j'avais pas percuter et c'est vrai que je suis compliqué enfin vous l'imaginez bien c'est compliqué à à exprimer c'est compliqué pour moi maintenant c'est compliqué de d'être simplement dans dans la rationalité parce que parce que parce que ça vous au presse parce que vous êtes vous êtes quelque part ce petit garçon de 11 ans et il va vous d'enquêté si vous êtes d'accord et seulement si vous êtes d'accord je pourrais raconter ce qui s'est passé avec vous on est en 1977 vous avez 11 ans tout ça se passe en corse dans le village de votre maman c'est un soir de juillet c'est je crois une arrivée du tour de france et le chou que l'arrivée du tour de france il ya la télévision dans une maison chez ce voisin et vous allez voir comme un petit garçon devrait voir donc l'arrivée du tour de france sauf que ça va pas du tout se passait comme prévu c'est c'est tout mais là c'est aujourd'hui ma maison et cette maison qui n'était pas la maison de votre de l'agresseur de votre violeur mais qui est une maison dans laquelle se sont produits les faits cette maison vous l'avez racheter mais oui je suis d'accord c'est pourquoi vous avez fait ça je suis quand j'ai su qu'elle était à vendre pouvait il fallait que je l'achète avec une machette je les achetais et j'ai prévenu mon épouse après pour exorciser pour inconscient l'ancien tous les fantômes sans doute ce qui se passe ce jour là c'est avec un homme que vous connaissez mais toute la génération de mes parents fin de ma mère qui a quitté la corse dans les années 50 c'est la transhumance l'été on y va tous les ans au visage ce monsieur oui je le connaissais depuis la naissance des parents aussi vicieux du coup monsieur par les jeunes du village oui on est tous avec c'est une grande famille le village et puis je jouais c'était le soir on n'avait pas eu la possibilité de regarder le tour de france c'est parce que c'était bernard thévenet c'est con et je voulais voir par là et il y avait à l'époque avait un coup loin une pièce sur la droite où était la dame est propriétaire de la maison et son fils mes parents rentrent dans cette pièce et je demande pour aller voir la télé et je rentre dans cette pièce où voyais à ce monsieur est large et s'arrêter comme une pieuvre petit à petit vous savez approche toi et puis et puis et puis puis puis puis les mots les gestes qu'il vous demande de faire le souffle le souffle il m'est revenu tout de même la langue tout et puis et puis et puis vous êtes tout petit savez vous êtes tout petit vous c'est une forme de geslin tu sais c'est le début d'une autre vie à onze ans ouais comment tout cela at il pu se passer avec vos parents à côté c'est fou mieux c'est effroyable c'était quand je vous parle voyais je ressens la même chose à la pression d'être peut-être comme comme étrangler quand l'impression détonne pas les boules ce qui vous empêche de respirer c'est de cette oppression qui fait que vous êtes vous est paralysé vous êtes paralysé d'ailleurs paralysé au point de ne pas pouvoir par exemple se débattre j'avais 11 ans ils étaient ils tous et sentiments enfin c'est aujourd'hui je vous dis que c'était de la peur mais sur le moment c'est vous êtes comme cette pétrifiée qu'est ce qui se passe dans les minutes qui suivent ça continue puis il me dit qu'il faut que je retourne le voir de le lendemain que quand il y aura des fruits nous donnera des bonbons ils m'obligeaient lui dire oui je viendrai demain et celle là où sans doute ça m'a sauvé c'est que ça je les dis à mes parents majeur on est devant lui devant les gens chez qui on était devant mes parents j'étais voilà mon père m'a dit plus tard qu'ils avaient vu que j'étais pas bien il sans doute voulu quoi de ne pas avoir on est rentré à la maison l'âge et j'ai craqué en cash soit là on perd tout de suite sorti je prends le chercher pour le trouver pour voir et il ne l'a pas trouvé ma mère l'a vu le lendemain et après il a été décidé qu'on en rester là c'était il ya plus de 40 ans c'est dur je veux j'en veux à personne c'est ça que je dire sauf à l'intéressé une ouverture mais j'en veux à personne je c'était il ya quarante ans je vous le remettre dans ce contexte c'est quand je vais voir les témoignages de l'anonyme de femmes d'hommes de collègues et anciens parlementaires de gens qui ont exercé des fonctions hôte quitte puis mardi me dois et chef c'est un mal qui est fait partout vous savez quand je vous parle je me dis que en face de moi derrière sa télé il ya forcément un ou plusieurs types qui ont fait ça hier ou qu'ils feront demain je pense aussi fait aveu quoi comment il faut que l'on peut sans être malade sans être dingue mais c'est ça aussi qu'il faut il faut tout doux qu'il faut travailler quoi le monde ne peut plus demain ça peut plus être comme avant je ne voudrais pas vous parler et qu'on me dise dans un an ou deux mais oui c'est toujours pareil le phénomène initiée par les enfants kouchner et doit se dérouler maintenant ça doit aller jusqu'au bout qui consisterait à dire c'est plus possible vous avez 11 ans quand ça se produit quel adolescent suite vous êtes ça a été compliqué au collège c'était très compliqué parce que parce que j'étais perdue parce que qu'est-ce que ça vous a hanté pendant des aventures si j'étais plusieurs années sans aller en corse à partir l'adolescence j'avais peur jusque sa mort je pouvais pas le croiser parce qu'il est mort non jusqu'à sa mort je ne pouvais pas le croire et je n'arrivais pas physiquement et puis et puis voilà est ce que vous avez eu ce qu'on appelle l'amnésie un post traumatique dire qu'à un moment donné se souvenir vous voulez pas cédé face et quand les chasseurs dans combien de temps jr année plusieurs années thiam et puis bientôt savoir si vous faites aux villageois tête au visage qu'est ce qui s'est passé est ce qu'il ya eu un événement particulier qui a fait que ses revenus s'étaient infuser professionnel où j'étais sur un truc de tes engagements avaient été pris puis on m'annonce qui seront pas pris et je t'aime mon travail et je vais aux toilettes ou réfugiés parce que je suis incapable de rentrer dans mon bureau d'à fond de moi je suis j'ai été et je m'assieds par terre dans les toilettes savez comme ça quoi hélas ça ça revient quand vous avez raconté vous avez ensuite acheté cette maison est aujourd'hui dont vous nous disiez que c'est beaucoup de témoignages de gens proches des gens de partout mais c'est des messages qui vous ont fait particulièrement plaisir je veux pas il est rachitique hors jeu je pense qu'il faudra il ya déjà des gens un bon institutionnels qu'est-ce qu'on qu'est ce qu'on fait aujourd'hui est ce que est ce que le politique que vous êtes député l'élu de la nation eu déjà à travers votre témoigne de la force de votre témoignage aujourd'hui vous faites quelques normes mais est ce qu'il faut faire encore plus ce qu'il faut vraiment travailler sur l'imprescriptibilité de ces cribles le consentement on a vu ce qui s'est passé au sénat qu'est-ce qu'on fait ça on peut plus on peut plus appréhendée ça de manière froide on peut pas faire que du juridisme une dame qui m'a écrit ce week-end dimanche avait fait déposer la lettre à la maison par son mari elle me dit j'ai 62 ans sa durée de 12 à 22 ans l'auteur des faits a plus de 80 ans et je n'ai jamais pu parler [Musique] elle a parlé à son mari à cinq ans elle a pas parlé à ses enfants cette dame si demain elle veut que ce type qui l'a violée pendant 10 ans doivent s'expliquer devant elle et un tiers on doit lui permettre on doit le lui permettre je pense vraiment que dès lors où la victime demande à la société que les choses voilà acte et il faut le permettre on peut pas dire à quelqu'un il fallait vous réveiller plus tôt faute pour moi c'est pas possible c'est pas possible il faut se saisir de ce sujet il faut que la majorité le gouvernement s'est hissé en tout le monde c'est oui mais il faut le faire maintenant est ce qu'il y a urgence il faut le faire de la raison et pas dans l'émotion faut le faire avec rigueur mais humanité il faut que que là que la classe politique appréhende sa mère s'il n'y a pas une union nationale l'action moi je comprends plus rien puis la limite j'ai plus rien à [ __ ] en politique si on n'est pas capables tous tout ce qui vient de tous deux de se poser et de venir voilà ce qu'on met en place peut-être avec des clauses de revoyure pour évaluer si si ça permet d'aller mieux ou non si on n'est pas capable de faire ça c'est que la société ne tombe pas pour vous pour votre histoire là malheureusement il n'y a pas de possibilité de denquête puisque notre agresseur est mort qu'est ce que vous avez ressenti quand vous avez appris d'ailleurs tient-il à ajouter beaucoup de colère parce que parce qu'il n'avait pas répondu ces actes beaucoup de colère parce que c'était fini beaucoup de colère parce que ce que je n'avais jamais eu le courage de faire de savoir de le choper de l'attraper juste pour parler c'était plus possible non du coup de colère et de deux deux regrets mais parce que vous savez vous êtes comme ça votre vie elle est comme ça voilà il ya dix jours ça va pas et puis j'étais ado il ya des jours où ça allait pas vous jamais touché à la drogue mais des mamans j'étais fragile j'étais fragile jeux jeux souvenirs à dos dont des fêtes ou des d'avoir bu plus que de raison tout seul dans mon coin pour tomber et quand vous êtes seul avec sa compliqué d'avoir une vie sociale d'ado c'est compliqué d'avoir une vie scolaire comme vous voilà et puis c'est compliqué aussi au moment de la construction de la vie affective on ne pouvait pas raconter ça vaut petite copine parce que vous allez les effrayer vous mais néanmoins vous avez envie de vous confier parce que justement la structure parentale familiale et sociétal a pas été là donc parfois vous essayez parfois c'est profitable et puis parfois c'est pire mais la vie est belle il faut dire à nos enfants que si ça arrive il faut parler il faut et il faut classe mais la vie elle vaut le coup d'être vécue quoi il faut il faut se battre mais la vie est dure de toute façon au delà de ce qui m'est arrivé de ce qui est arrivé et c'est de la vie est dure et donc il faut que les jambes ce ce qu'on doit toujours se battre contre plein de choses quand vous avez vécu ça vous vous devez vous battre s'il ne sinon vous sombrez sinon vous décidez de plus vivre et puis et puis et puis tout c'est du gâchis quoi faut vivre voilà je suis sûr que tous ceux qui nous suivent ce matin qui vous ont entendu ont été bouleversés par ce que vous avez raconté mais aussi frappé par le courage qui est le vôtre aujourd'hui de venir ici pour raconter raconter tout cela je vous remercie infiniment merci et bien sûr je retiens aussi c'est tout dernier mot que vous venez de de prononcer sur la force de la vie quoi qu'il arrive merci mais fois ce moment qu est l merci beaucoup d'avoir raconté témoigner dans ce moment où justement il est si important de le faire donc

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