Censure et 49-3 : « le gouvernement Bayrou a deux béquilles : le RN et le PS » | Paul Elek
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 33 %Attaque 47 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 62 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:33OuverteRéponse partielle
Qu'en pensent les LR concernant cette motion de censure ?
- 1:38OuverteRéponse directe
Est-ce un coup de massue pour LFI que le PS ne les vote pas ?
- 1:46RelanceRéponse directe
Est-ce que ce soutien sans participation marque la fin du NFP ?
- 3:55FerméeÉludée
Vous êtes d'accord, Evan Damongeau ? C'est un mariage en cours en ce moment entre LR et les macronistes ?
- 9:29OuverteRéponse partielle
Mathieu Darnot estime que les républicains ont obtenu des avancées significatives sur le budget. Lesquelles ?
- 11:10RelanceRéponse directe
Mais vous avez soutenu la politique d'Emmanuel Macron qui a effectivement fait concrètement baisser le pouvoir d'achat. Vous êtes d'accord que les Républicains ont voté la majorité des textes dans les deux derniers quinquennats ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:23Invité politiqueFait
« Désormais, il va y avoir un budget porté par le gouvernement, et grâce au fait qu'à sa droite, le gouvernement trouve le RN comme béquille, et à sa gauche, le Parti Socialiste. »
- 2:27Invité politiqueFait
« Conjointement, des membres qui se déclarent de l'opposition ont accepté de participer de façon critique au soutien au gouvernement par le fait qu'ils ont accepté le budget, qui est quand même pas n'importe quel texte. »
- 3:20Invité politiqueFait
« Le tout début du programme, c'était d'expliquer qu'il voulait proposer un programme de rupture en termes de financement, notamment des services publics, de refuser le cadre austéritaire qui, année à année, se répétait au niveau du gouvernement. »
- 11:43Invité politiqueFait
« Dans le budget, par exemple, vous avez une mesure qui va baisser, c'est un peu technique, baisser le taux de franchise de base de la TVA. »
- 12:05Invité politiqueChiffre
« Aujourd'hui, ce seuil va passer à 25 000. »
- 20:16Invité politiqueChiffre
« Cette année, il va y avoir 300 000 emplois qui sont menacés par des plans de suppression d'emplois. »
- 26:21Invité politiqueFait
« c'est plus insupportable et plus des clins d'œil à l'extrême droite qu'une politique humaine. »
- 26:57IntervenantFait
« les Républicains sont le parti avec le plus de maires et de conseillers municipaux, tout ça va venir en France. »
- 28:43PrésentateurChiffre
« 78% des étudiants vivent avec moins de 100 euros par mois après avoir payé leur loyer et fait les courses. »
- 29:07InvitéChiffre
« Le nombre de paniers de 5 à 7 kilos composés de produits frais sauvés du gaspillage distribués par l'association est passé de 100 000 en 2022 à 250 000 en 2024. »
- 29:40InvitéChiffre
« 1 sur 4 a arrêté ses études parce qu'il n'a pas les moyens. »
- 30:27PrésentateurChiffre
« il y a 3 millions de repas qui ont été distribués à des étudiants en 2024. »
- 33:06Invité politiqueChiffre
« Dans le budget de l'enseignement supérieur, 1,5 milliard de coupes. »
- 34:20Invité politiquePromesse
« une contribution et une fusion avec notamment le système de bourse doit être fusionné et de l'autre côté une contribution patronale pour former un salaire étudiant sur lequel il cotise, que ça compte pour les années de retraite. »
- 36:39IntervenantChiffre
« Ils lui doivent 18 000 euros. »
Temps de parole
- Invité politique51 %
- Intervenant32 %
- Présentateur12 %
- Invité2 %
- Invité 22 %
≈ 0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
49.3, motion de censure, des termes qui au début avaient besoin d'être expliqués. Désormais, ceux qui vivent en France y sont habitués. François Bayrou a dégainé deux fois le 49.3. Conséquence, elle a déposé deux mentions de censure. L'une d'elles a été débattue cet après-midi, elle n'est pas passée. On le rappelle, l'ERN ne l'a pas votée. L'EPS non plus. On va en parler justement avec nos invités, Paul Ellec, notre analyste politique. Bonsoir, Paul. Bonsoir. Merci d'être avec nous. Et Evan Damongeau, alors vous êtes responsable des Jeunes Républicains de l'Eure. Bonsoir. Bonsoir, merci d'être avec nous. Alors justement, on entend peu les LR concernant cette motion de censure.
On sait qu'ils n'ont pas voté, bien évidemment. Mais qu'en pensent-ils ?
Vous savez, nous, aux Républicains, on a toujours été une force politique de responsabilité. La question à se poser effectivement ici est de savoir à qui pourrait profiter cette motion de censure. Aux agriculteurs, déjà pas. Aux Français, de manière générale, non. En réalité, je pense que cette motion de censure est plutôt servie comme une magouille politicienne, on va dire, pour, on va dire, se désolidariser du gouvernement et surtout servir de profit, on va dire, à un électorat qui, en réalité, ne supporte pas le macronisme, mais j'en fais partie aussi. Je ne suis pas macroniste.
Mais cependant, je pense qu'avec cette assemblée fracturée, nous devons essayer de trouver et faire quelques compromis pour essayer justement de trouver des solutions viables pour gouverner.
Paul, c'est l'actu du joueur, bien évidemment, c'est une motion de censure. Est-ce un coup de massue pour LFI que le PS ne les vote pas ? Est-ce que ce soutien sans participation marque la fin du NFP ? C'est une question qu'on se pose depuis des semaines. Donc, est-ce qu'on n'a rien de réponse ce soir ?
Coup de massue, probablement pas, puisqu'il ne s'agit pas d'un effet de surprise. C'est un effet annoncé. C'est la chronique d'une trahison annoncée, si je puis m'exprimer comme ça. Ce qui est vrai, c'est que ça change la situation politique par rapport à la dernière censure. C'est-à-dire que le 49.3 permet une motion de censure en réponse. C'est dans le cadre de la Constitution. Donc, ce n'est pas non plus un artifice politique fou d'en avoir déposé une motion de censure. Par contre, ce qui se joue devant nous, c'est le fait qu'il y a une modification.
Désormais, il va y avoir un budget porté par le gouvernement, et grâce au fait qu'à sa droite, le gouvernement trouve le RN comme béquille, et à sa gauche, le Parti Socialiste. Donc, conjointement, des membres qui se déclarent de l'opposition ont accepté de participer de façon critique au soutien au gouvernement par le fait qu'ils ont accepté le budget, qui est quand même pas n'importe quel texte. Le budget, c'est ce qui va financer et organiser la vie politique de l'État et les décisions, l'ensemble dans les administrations, leur fonctionnement général et la politique qui va être appliquée. Donc, c'est un changement de cap. Est-ce que ça met à mal le nouveau Front populaire ?
De fait, le Parti Socialiste, en faisant un acte de soutien critique au gouvernement, renonce à ce qu'était le programme du nouveau Front populaire. Je rappelle que le tout début du programme, c'était d'expliquer qu'il voulait proposer un programme de rupture en termes de financement, notamment des services publics, de refuser le cadre austéritaire qui, année à année, se répétait au niveau du gouvernement. Et ça, c'est des engagements qui étaient écrits sur le début du texte, en disant, nous serons en possibilité de gouverner différemment, ou nous refuserons la politique macroniste. Nous serons en rupture avec ça. Et là, au contraire, on a bien vu qu'il vienne à son chevet.
Parce qu'en fait, voilà, le gouvernement macroniste s'était péter une jambe sur la motion badge.
Le jambé qui, et d'ailleurs, justement, tout à l'heure, vous parliez de béquille, Paul. Vous disiez PS, la béquille des macronistes, le RN également, et les LR. Alors, puisqu'on a un LR ce soir, j'aimerais entendre votre position par rapport aux Républicains. On parle beaucoup des socialistes, des insoumis et du RN.
Absolument, parce qu'en fait, la question des Républicains s'est soldée bien avant. Je rappelle que, pendant le premier quinquennat, les LR ont critiqué les macronistes tout en votant régulièrement avec eux à l'Assemblée nationale, mais en maintenant une position un peu de surenchère sur un certain nombre de questions, notamment sur la question de la baisse des dépenses. Et cette stratégie n'a pas véritablement été un succès, puisque, à la présidentielle d'après, ils ont fait un score extrêmement faible et ils ont perdu des parlementaires.
Et ce qui s'est passé, c'est que, à la suite des élections législatives qui ont été organisées suite à la dissolution, les LR ont officiellement rejoint la Macronie, puisqu'ils sont rentrés au gouvernement et ils ont fait cette alliance qui était le gouvernement Barnier. Et depuis, ils n'ont pas vraiment changé de position. Ils continuent d'avoir des membres au gouvernement et ils continuent de vouloir appliquer ensemble la même politique. Donc, je dirais qu'ils sont un pas plus avancé. Je veux dire, s'il y a soutien critique de la part des socialistes et alliance tacite avec le Rassemblement national, il y a avec les LR un mariage en cours.
Vous êtes d'accord, Evan Damongeau ? C'est un mariage en cours en ce moment entre LR et les macronistes ?
Évidemment que non. Je pense que le divorce a été acté il y a bien longtemps. Quand ? Toujours. Nous n'avons jamais soutenu Emmanuel Macron. Nous ne le soutenons toujours pas. Cependant, effectivement, nous avons pris nos responsabilités lors des dernières élections législatives, où, je le rappelle, le nouveau Front populaire scande sur tous les plateaux de télévision et même à l'Assemblée qu'ils ont gagné les élections. Mais personne n'a gagné ces élections. La gauche, si on fait le cumul des 577 députés, il y a plus de députés de centre ou de droite que des députés de gauche.
Et donc, dans cette question, justement, puisque c'est le sujet ce soir de la motion de censure, la question est de savoir censurer. Pourquoi pas ? C'est un article démocratique. Mais pour proposer quoi avec ? C'est-à-dire que... Moi, j'aime toujours voir par rapport à l'histoire, puisque ça donne des leçons et puis ça donne des contextes, pourquoi la Ve République a été faite en 1958 ? Pourquoi on a appelé Général de Gaulle pour essayer de retrouver une certaine stabilité démocratique ? Parce que la IVe République, qui était un régime très parlementaire avec un pouvoir exécutif très faible. Les présidents de la République étaient Vincent Oriol et ensuite René Coty.
C'était des titres honorifiques. Et donc, l'Assemblée nationale et, de manière générale, le Parlement avaient vraiment le pouvoir, comment dire, dans les décisions, et étaient au premier plan. Qu'est-ce qui s'est passé ensuite ? Des motions de censure à répétition. 24 changements de gouvernement pendant cette IVe République qui n'a pas duré très longtemps. Et donc, qu'est-ce qui s'est passé ? C'est qu'on a bien vu cette crise politique s'installer pendant cette IVe République. Et donc, là, actuellement, effectivement, l'Assemblée est fracturée. Et donc, qu'est-ce qu'on peut faire, ensemble, collectivement, pour essayer de trouver...
On a eu un budget, il n'est évidemment, à mes yeux, pas parfait. Mais cependant, la question à se poser, c'est que, si j'étais député, j'aurais pu dire, mais on va censurer le budget, je le trouve pas parfait. Mais, d'accord, mais on m'aurait dit, mais pour trouver quoi, en substitution ? Donc, c'est pour ça, pour moi, la censure, il ne faut pas rigoler avec ça. Je veux dire, c'est un article démocratique, comment dire, d'énorme pouvoir. Et donc, enfin, je veux dire, proposer quelque chose en alternative avec une censure.
Paul ? Non, mais bien sûr, mais sauf que des propositions ont été faites. Je rappelle que, pendant l'examen du budget qui avait été proposé par Michel Barnier, et qui est la base sur laquelle elle construit ce budget, puisque François Bayrou a fait le choix de partir de cette base, via le retour de ce texte en deuxième lecture au Sénat, avait été discuté. Et à l'Assemblée nationale, il y a plein de propositions qu'on mène.
Il y a eu des propositions, notamment de la part du NFP à l'époque, complètement unies dans cette bataille, qui proposaient de faire en sorte que le budget ne se présente pas comme un gigantesque plan d'austérité qui va frapper des milliers de foyers, mais également les collectivités territoriales, tout ce sort de ministères, ce qui va dégrader le quotidien des Français. Je pense qu'on va revenir un peu dans le fond sur cette question. Et qu'est-ce qui s'est passé ? Il y a eu un recours la dernière fois au 49-3, justement parce que l'Assemblée nationale avait joué son rôle. C'est-à-dire qu'elle avait décidé de quelles dépenses budgétaires on fait, de quelle augmentation des recettes on fait.
Et en fait, cette politique qui avait été proposée, cette alternative qui consistait en partie pour la gauche, à augmenter une fiscalité chez les grandes entreprises et un certain nombre de foyers aisés a été refusé en bloc parce que c'est le cœur de la proposition néolibérale qui met d'accord là, pour le coup, les LR et la Macronie. Je vous accorde que mariage, c'est peut-être un mot fort, je dirais concubinage sans problème. Mais le problème, c'est donc que l'alternative politique qui a été proposée à l'Assemblée nationale a été refusée par quoi ? Encore une fois, un article antidémocratique qui empêche le vote. 49-3. Pourquoi il passe par 49-3 systématiquement ?
D'abord parce que la Constitution l'autorise dans le cadre des textes budgétaires de façon répétitive alors qu'il est limité pour un certain nombre d'autres textes et qu'ils savent bien que face à une Assemblée nationale qui travaille les textes qui proposent d'autres choses, il serait obligé de rompre avec la politique d'Emmanuel Macron et ce qu'il a essayé de poursuivre comme politique depuis en gros le résultat de ces élections qu'il a perdu à plusieurs reprises.
Alors, Mathieu Darnot, un président du groupe LR au Sénat, estime que les républicains ont obtenu des avancées significatives sur le budget. lesquelles ?
Écoutez, tout d'abord, effectivement, je ne connais pas tout à fait toutes les clauses précises du budget mais en tout cas, de manière générale, sur la politique qu'on compte mener notamment sur le régalien parce que nous, on est une politique qui compte beaucoup sur le régalien, nous avons quand même un ministre de l'Intérieur qui est Bruno Retailleau qui est le ministre de l'Intérieur avec le plus haut taux de popularité depuis des années quand même puisque quand la droite est au pouvoir, quand la droite est aux manettes, elle bosse et comment dire, on ne s'inquiète pas on va dire de dire les termes et d'agir vraiment.
Notamment maintenant parce que puisque vous m'avez posé la question sur le budget je vais y répondre, lorsque c'était Michel Barnier, effectivement, on n'avait qu'un mot d'ordre, les dépenses. Non, excusez-moi, vous voyez, comment dire, les recettes et puis surtout la baisse des dépenses. Voilà. La question est de savoir voilà, on dépense moins mais surtout il faut dépenser mieux. Quand on voit par exemple que pour certains pays on paye notamment une aide au développement à la Chine, effectivement, c'est des questions comme ça où il faut maintenant essayer de voir point par point qu'est-ce qu'on peut réduire pour essayer de mieux économiser.
Et donc, pour moi, ça me paraît nécessaire parce que, comment dire, les Français voient leur pouvoir d'achat comment dire, baisser d'année en année, le prix du carburant augmenté, le prix de l'électricité, du gaz et donc, nous, on doit quand même être aux manettes pour dire si ils vivent ça, on va quand même essayer aussi de dépenser beaucoup moins.
Mais vous avez soutenu la politique d'Emmanuel Macron qui a effectivement fait concrètement baisser le pouvoir d'achat. Vous êtes d'accord que les Républicains ont voté la majorité des textes dans les deux derniers quinquennats ?
Par exemple, auquel vous pensez ? C'est-à-dire ? Quel texte vous pensez ?
Je pense qu'il n'a pas... Je ne sais pas si Paul, vous avez des textes précis parce que je peux vous donner un exemple sur le budget.
Je peux vous donner un exemple sur le budget, ce qui va concrètement amputer un pouvoir d'achat, en tout cas, la capacité d'un certain nombre d'acteurs économiques de survivre à la crise qui se présente. Dans le budget, par exemple, vous avez une mesure qui va baisser, c'est un peu technique, baisser le taux de franchise de base de la TVA. C'est-à-dire qu'en gros, pour les auto-entrepreneurs, c'est-à-dire environ 200 000 personnes, vous avez aujourd'hui un seuil d'assujettissement à la TVA, enfin une franchise dans laquelle, au-dessus de 37 500 euros, en dessous de 37 500 euros, vous ne payez pas la TVA, vous n'en êtes pas redevable. Aujourd'hui, ce seuil va passer à 25 000.
Qu'est-ce que ça veut dire concrètement ? Ça veut dire qu'un certain nombre de personnes qui sont auto-entrepreneurs, c'est-à-dire souvent dans des relations commerciales difficiles avec des grosses structures, je pense à différents métiers du tourisme, du service à la personne, vous allez avoir des gens qui vont devoir soit augmenter leur tarif de 20%, soit réduire l'argent qu'ils retirent de leur activité de 20% pour pouvoir compenser ce passage à la TVA.
Ça, concrètement, ça va toucher plusieurs dizaines de milliers de personnes, peut-être 100 000 personnes puisqu'une partie des auto-entrepreneurs le sont de façon complémentaire à leur activité principale, mais ça, c'est une mesure concrètement qui va amputer en plus le pouvoir d'achat qui, je rappelle, des auto-entrepreneurs, c'est-à-dire le modèle fétiche qui a été proposé par la droite et les macronistes pour pouvoir organiser les relations de travail. Ce n'était pas véritablement quand dire une mesure de gauche proposée, ils posent plein de problèmes. Mais voilà, concrètement, ça, c'est des gens qui vont perdre de l'argent.
Et après, on peut regarder dans les budgets qui vont être alloués à différents ministères, notamment de l'aide du ministère du Travail, etc. Il y a plein de choses. Pouvoir d'achat en moins, reculer quand dire l'âge de la retraite des Français, par exemple. On pourrait penser que ce n'est pas une question de pouvoir d'achat, c'est une question de temps de travail. Mais non, c'est faux. C'est une question de temps gagné dans laquelle on n'a pas besoin de se faire valider par le marché du travail pour retirer de l'argent sur lequel on peut vivre et pas simplement travailler pour vivre. Plein de mesures, la liste est longue.
Alors, pour justifier le fait de ne pas censurer certains, on va le dire, LR, le RN, l'EPS, ont indiqué que la France ne pouvait pas avancer sans budget, qu'il lui fallait un budget, que c'était nécessaire. Mais il n'y en a-t-il pas un, justement ? Écoutez à ce sujet le député insommi Éric Ocrel.
La loi spéciale, c'est une loi budgétaire qui permet d'appliquer en 2025 les budgets de 2024. Le budget de 2024, il est moins austéritaire que celui que nous allons nous apprêter à voter. Donc, au moins pour quelques semaines, le temps d'avoir un meilleur budget, cette loi spéciale faisait l'affaire, excusez-moi, vous allez me laisser continuer, faisait largement l'affaire et quant à payer plus d'impôts, il suffisait d'une chose, c'est qu'on censure ce gouvernement, on passe immédiatement une loi d'urgence qui permet, parce que c'est possible, de faire en sorte que l'impôt soit indexé sur l'inflation, le barème de l'impôt, et ça réglait le problème. Tout ça, c'est fait pour quoi ?
C'est fait pour un chantage, c'est fait pour un sabotage de la loi spéciale que le gouvernement a organisé pour mettre la pression et obligé, j'allais dire, à imaginer qu'il vaut mieux un mauvais budget que pas de budget du tout. Aujourd'hui, il faut le répéter, il y a un budget qui fonctionne, donc rien, le temps ne pressait pas, et tout ça a été fait avec la volonté que la censure ne passe pas.
Donc Paul, c'est-à-dire que la France a un budget et il est moins pire en tout cas, selon Elie Coquerel, que celui qui va être voté là.
Toujours, le problème, c'est que c'est très technique. Donc ce à quoi fait référence Eric Coquerel, qui est quand même, je le rappelle, le président de la commission des finances, c'est l'article 45 de la LOF. La LOF, c'est la loi organique relative aux lois de finances et qu'on l'appelle comme ça dans le milieu de la constitution financière, c'est-à-dire le cadrage de comment doivent se faire les financements de l'État. En gros, cet article, il permet quoi ? De passer une loi spéciale quand un budget n'a pas été débattu dans la temporalité qui devait être sa temporalité naturelle, c'est-à-dire à l'automne dernier. Et qu'est-ce qui s'est passé ?
Il y a une loi spéciale en vertu de cet article 45 qui a été adoptée le 16 décembre 2024 à l'Assemblée nationale, le 18 décembre au Sénat. Elle avait été présentée au Conseil des ministres le 1er. Et cette loi permet quelque chose de très simple. Elle permet que l'État continue de prélever les impôts et ensuite prélever les impôts. Elle permet aussi à l'État d'emprunter et à des organismes de sécurité sociale d'emprunter. En gros, c'est trois articles. Et ensuite, selon l'article 47 de la Constitution, cette fois-ci, il y a une possibilité par décret de regarder les dépenses qui sont votées l'an dernier et de les continuer.
C'est-à-dire de faire en sorte qu'on continue sur le budget, les services votés, ça s'appelle, c'est très très bien, qu'on continue sur le budget de l'an dernier. Donc, il y a une possibilité tout simplement en attendant un véritable débat budgétaire sur d'autres bases que le projet Barnier qui a été repris par François Bayrou de discuter de comment faire pour se donner un budget. Et il n'y avait pas de drame en soi. Et le gouvernement, pourquoi il parle de chantage, a fait quelque chose de particulier. C'est-à-dire qu'ils ont anticipé sur les coupes budgétaires qu'ils souhaitent faire dans la période avec ce nouveau budget et ils ont décidé de sabrer un certain nombre de programmes.
Je donne juste un exemple pour vous donner une idée. Le pass culture, c'est quand même un dispositif qui permet à beaucoup de gens d'avoir accès à la culture.
Les jeunes d'accéder à la culture.
Et notamment, c'est aussi des pass collectifs qui permettent de faire en sorte que dans l'éducation nationale, on finance énormément de sorties culturelles. D'aller voir une visite guidée d'un monument historique ou de participer à un programme cinéma. Oui, des parcours
école et cinéma qu'on appelle communément.
Absolument. Ce qui s'est passé, c'est que le gouvernement a dit à partir de tant de dépenses, je coupe. Parce que dans le budget qu'on anticipe, on va couper les dépenses. On pouvait très simplement reproduire le budget de l'an dernier qui était, je crois, sur plusieurs années, je ne sais plus si c'est l'an dernier ou plus, mais en gros, 120 millions d'euros. Et là, ils ont dit à partir de 50 millions, hop, plus d'aucune dépense. Ce qui se fait que concrètement, des professionnels, je sais, j'ai des gens sur qui je travaille dans ma thèse, le voient, ont une peur bleue de savoir qu'ils vont perdre énormément de clients qui utilisent le pass culture pour avoir accès à leur service.
Et là, on est dans une difficulté particulière. Et donc, il y avait un budget, il y avait des mécanismes pour faire autrement et à régner une seule chose et c'est ça qu'il faut retenir, il n'y a pas d'alternative qui est vraiment le mot d'ordre qui rassemble encore une fois toutes les nuances de droite qui sont prêtes à dire il faut absolument couper dans les dépenses, couper dans les défenses et la question de l'aide au développement de la Chine, ce n'est pas la question centrale.
Il y a 1,6 milliard de baisse de l'aide au développement, c'est aussi de l'aide au développement auprès de plein de pays et c'est quand on tire toujours une excuse pour cacher derrière le fait que c'est le budget du sport qui va diminuer, c'est le budget de la culture, c'est le budget de l'enseignement supérieur et de la recherche, 1,5 milliard de moins pour la recherche, 2 milliards et demi pour l'écologie, ça concrètement, ça va dégrader la vie des Français et c'est ce qu'on nous appelle un choix quand, et je terminerai là-dessus, en vérité, il y a des alternatives.
La cour des comptes vous estimerez avec moi que la cour des comptes n'est pas un instrument de la puissance bolchevique mondiale ou ça n'est pas un institut de la CGT. Bon, la cour des comptes, elle estime qu'il y a entre 200 et 260 milliards d'euros qui sont, quand on dit, des politiques de soutien financier aux entreprises. Ça, là-dedans, des niches fiscales, des exonérations de cotisation, peut-être qu'il y a quelque chose qu'il faut faire à ce niveau-là, d'autant plus dans une période où là on a 300 000 emplois en moins.
Contre ce budget à 100% du début à la fin, on l'a compris, Évane Damongeau, la position d'Eller, c'est bon, ce budget n'est pas vraiment parfait. D'ailleurs, même François Bayrou l'a concédé, il a dit, ce n'est pas un budget parfait, mais bon. Donc, je ne comprends pas. Qu'est-ce qui vous séduit, ne serait-ce qu'un petit peu dans ce budget pour ne pas avoir voté la censure ?
Mais, en fait, le budget, effectivement, bon, ça peut être un long débat. Le budget, on aurait pu avoir fait une émission entière dessus. Mais ce que je veux dire, la question de base, ici, ça a été vraiment la censure. Et effectivement, nous refusons de voter la censure pour une raison très simple. Bon, je ne vais pas redire tout ça. Mais, enfin, je veux dire, je suis d'accord d'entendre une gauche sans cesse à dire il faut dépenser dans ceci, il faut dépenser dans cela. Mais le problème, c'est qu'avec quel argent ? On dépense quoi avec 600 milliards d'euros de dettes ?
L'argent que vous avez donné aux grandes entreprises, main dans la main avec la Macronie, c'est ça que dit la gauche. Moi, j'estime que c'est une proposition plutôt sensée. Les exorérations de cotisations sociales, les niches fiscales, je vous dis, 200 milliards d'euros. C'est-à-dire la politique de subvention, le CICE qui a ensuite été transformé en exorérations de cotisations, tous les économistes vous disent c'est de l'argent qui a été donné aux entreprises sous contrepartie d'emplois. Et là, ce qu'on nous annonce, c'est que cette année, il va y avoir 300 000 emplois qui sont menacés par des plans de suppression d'emplois, environ 300. Alors, qu'est-ce qui se passe ?
Pourquoi des entreprises qui font du profit, qui ont des subventions publiques, celles-ci, on ne touche pas dans ces dépenses qui nous coûtent un pognon dingue, si vous me permettez l'expression ?
La raison est simple, déjà, ça c'est le discours on va dire habituel de la gauche, c'est-à-dire s'en prendre au grand patronat, s'en prendre aux entreprises qui font des bénéfices, tout ça, mais le problème c'est que là, je vois par exemple sur le vert, il y a Vincent Bolloré, donc je ne suis pas un grand adepte de Vincent Bolloré, mais enfin la question est est-ce que par exemple c'est à Vincent Bolloré de financer la retraite ? Oui. Et en quel honneur ? Il ne l'a pas volé cet argent, Vincent Bolloré ?
Alors d'abord, il l'a volé puisque le capitalisme fonctionne par le prélèvement de travail gratuit, non rémunéré, ça s'appelle la plus-value, c'est la base du système économique, mais en dehors de ça, effectivement c'est à lui de le financer pour une simple raison, c'est que vous êtes au courant que les entreprises et la valeur ajoutée est mise à contribution pour la protection sociale. Oui, d'accord.
C'est notre système de protection sociale, c'est une part du salaire qui n'est pas versée directement sur le compte mais qui est versée sous la forme de cotisations sociales qui permettent une mutualisation des richesses et de faire en sorte qu'on puisse être protégé contre la maladie et effectivement qu'on puisse faire en sorte qu'au bout d'un moment on est retraité, c'est-à-dire qu'on n'a pas besoin de passer par le marché de l'emploi pour pouvoir recevoir sa rémunération en tant que producteur.
C'est un système absolument magique et ça marche parce que les patrons doivent participer et ça ne marche plus quand on empêche les patrons de participer en leur disant je vais te faire une fleur, on va baisser les cotisations et puis au final ça va baisser le coût du travail, tu vas employer des gens et ça va bien se passer et à la fin ils n'emploient pas de personnes, qu'il y a une baisse des recettes et voilà, on nous explique qu'il faut travailler plus longtemps. C'est ça le problème ?
Alors messieurs, on n'a pas beaucoup de temps, je suis désolée, j'en profite parce qu'on a un républicain avec nous ce soir, je le disais tout à l'heure, les républicains sont plutôt discrets ces derniers temps mais ils sont peut-être concentrés sur autre chose, je rappelle, il y avait leur bureau politique aujourd'hui, alors ils ont promis de tout changer, de changer leur organisation, de changer leur programme, de même changer leur nom, est-ce que, Evan Damongeau, est-ce que vous avez eu vent des conclusions de ce bureau politique qui a eu lieu aujourd'hui ?
Alors, il ne vous a pas échappé que je ne suis pas malheureusement au bureau politique des républicains donc je pense que les annonces seront faites en temps voulu mais en tout cas, effectivement, sur la refondation, ça me paraît nécessaire. Il faut tout refonder à droite parce qu'effectivement, moi, je n'ai pas du tout de peine à le dire et puis je le dis sans me pincer, la droite a déçu lorsqu'elle a été au pouvoir. Et d'où l'intérêt justement de refonder, refonder les idées, apporter beaucoup plus de jeunesse. Voilà, dans la droite qu'on voit, la gauche aime bien employer la droite de papa. Effectivement, donc cette droite de papa-là, il lui faut un peu plus de modernité.
Et donc, en tout cas, voilà, sur vraiment les débats internes du parti, je n'ai pas eu vent effectivement des principales annonces mais voilà, je ne doute pas que sur un tas de sujets, effectivement, nous allons réussir à proposer quelque chose qui attend plus aux exigences des Français, du moins.
Alors Paul, on a des petites victoires d'ailleurs, je pense à Villeneuve-Saint-Georges par exemple, où la républicaine, Christelle Niass, a été élu maire lors du second tour des élections municipales anticipées. Il y a d'autres élections municipales anticipées à Boulogne-Biancourt avec Pareil, un républicain au second tour. Est-ce que ça relève quelque chose ?
Non, je pense que c'est un épiphénomène. Si vous regardez le territoire de Villeneuve-Saint-Georges, c'est un phénomène qui est lié au fait que c'est une ville très disputée. Si vous regardez les cinq dernières élections qu'il y a eu, il y a eu différents moments. Dire une amplitude de scores pour la gauche intéressante au niveau des législatives, au régional, c'était l'inverse et la droite a fait des bons scores. Je rappelle que si vous regardez la mairie depuis 1945, il y a eu une alternance assez régulière entre d'une part le PCF au départ, puis ensuite une partie de, je crois que c'était l'UDF à l'époque, donc la droite, et puis ensuite le PRG. Enfin, c'est un territoire disputé.
Ce qui est intéressant à Boulogne-Biancourt, c'est qu'effectivement le candidat sortant en Renaissance est arrivé quatrième, ce qui est quand même une défaite de la part du camp présidentiel. Mais enfin, c'est Boulogne-Biancourt et c'est un territoire dans lequel il n'y avait pas de risque que la CERCO passe à gauche ou ailleurs. et c'est un territoire dans lequel la droite a un ancrage historique. C'est les Hauts-de-Seine. Toutes les figures de proue de la droite sont sorties des Hauts-de-Seine. On peut citer juste Nicolas Sarkozy et j'en passerai. Tous les grands barons viennent de cet endroit et qui a un département particulier.
Par contre, je trouve ça intéressant qu'effectivement il y ait une discussion sur la refonte du nom ou pas du parti, en tout cas de l'organisation, et qui se pose la question parce que je pense que ça valide le fait que depuis, le 2017 et le fait que la droite n'est pas arrivée au second tour de la présidentielle, ce qui était craint-il inédit à ce moment-là. Je rappelle François Fillon car on dit là malheureux. Il s'est passé quelque chose. C'est que la droite a essayé de trouver sa place dans un système où elle avait toujours été, si elle n'était pas dominante, en tout cas centrale. Centrale sur la scène politique. Et ils n'ont pas trouvé leur place.
Parce que la Macronie a su phagocyter son électorat, a su s'imposer sur le volant au départ néolibéral et puis ensuite de plus en plus réactionnaire. De l'autre côté, à sa droite, le Ration National a d'une part pris aussi une part de son électorat. C'est très strict après la présentation de Nicolas Sarkozy. Une part de son électorat est partie directement au Ration National. Et dans cette surenchère entre le tout raciste ou le tout néolibéral et puis ensuite plus ou moins l'alignement des deux, la droite n'a pas su trouver une place singulière. Et c'est pour ça qu'elle a continué dans la défaite.
Simplement, je n'irai pas jusqu'à dire qu'ils sont très discrets parce que je pense qu'on entend beaucoup trop parler de Bruno Retailleau, qu'on entend beaucoup trop ses déclarations. Il fait le job en même temps. Non, je pense qu'il caracole et qu'il fait beaucoup de communication et pour l'instant c'est plus insupportable et plus des clins d'œil à l'extrême droite qu'une politique humaine.
Alors justement, Bruno Retailleau-Wauquiez, ce sont les deux noms qui sortent pour présider les Républicains et Van Damongeau, est-ce que vous avez un avis sur ça ?
Écoutez, de toute manière, pour l'instant, effectivement, je pense que, en tout cas en termes de débat public, je pense que ça intéresse très peu les gens de savoir si c'est Bruno Retailleau ou Laurent Wauquiez qui va reprendre la présidence du mouvement ou en tout cas sur ces questions-là. Mais juste pour rebondir sur ce qui a été dit parce que là, on a donné trois exemples précis d'élections qui ont eu lieu le même jour, on le rappelle.
Dire effectivement que le fait que les LR soient arrivés en tête ou qu'ils ont gagné deux mairies, on va dire, c'est pas grand-chose, mais en tout cas, on rappelle encore que les Républicains sont le parti avec le plus de maires et de conseillers municipaux, tout ça va venir en France. Et en réalité, on peut dire, oui, mais on peut dire coup de chance, mais en tout cas, je veux dire... Non, je n'ai pas dit ce que je vous avais dit. Je vous concède volontiers que vous avez
un grand ancrage territorial qui est un héritage historique et que la Macronie ne vous a pas piqué ce magot-là.
Non, non, les locaux républicains font le job. En fait, ils sont ancrés à leur territoire. Juste pour donner un exemple, moi, dans mon département, il y a une ville qui s'appelle Louvier. Louvier, donc, c'est la terre historique de Pierre-Mendès-France. Et Louvier, elle a été pendant des décennies et des décennies sous les joues d'un... Effectivement, c'était un fief du parti radical de gauche ou, effectivement, après socialiste, tout ça. Et en 2014, François-Xavier Priolo, qui est un maire que je connais bien, a arraché ce fief à la gauche. C'est parce qu'en fait, effectivement, je pense que la gauche, effectivement, a un idéal. Et puis, c'est très bien.
Je préfère des personnes qui ont des convictions à ceux qui n'en ont pas. Mais, effectivement, lorsque François-Xavier Priolo est arrivé au pouvoir, la ville de Louvier était plus qu'endettée, les caisses étaient vides. Et en quelques années, il a réussi vraiment à faire de sa ville une ville prospère. Et donc, je veux bien qu'on dise, effectivement, que les républicains... Comment dire ? Je ne dis pas... Encore une fois, je ne dis pas que vous ayez dit ça. Mais en tout cas, pour moi, ce n'est pas anodin qu'on ait gagné, effectivement, ces trois élections-là. Et puis encore, il n'y a pas le second tour qui a été fait, je tiens à préciser, pour le législatif.
Alors, on n'a plus beaucoup de temps. On va passer à une autre actualité du jour. C'est Linky, l'association spécialisée dans l'aide aux étudiants qui a dévoilé son étude annuelle. Les chiffres sont assez effrayants. 78% des étudiants vivent avec moins de 100 euros par mois après avoir payé leur loyer et fait les courses. Regardez.
Trois étudiants sur quatre vivent avec moins de 100 euros par mois une fois les charges payées. Constat glaçant d'une étude menée par l'association Linky sur la précarité étudiante. Malgré le froid, les files d'attente pour récupérer un colis alimentaire ne désemplissent pas. Le nombre de paniers de 5 à 7 kilos composés de produits frais sauvés du gaspillage distribués par l'association est passé de 100 000 en 2022 à 250 000 en 2024. Lilou, étudiante interrogée par RMC, met l'accent sur les difficultés sociales et sanitaires que cette précarité engendre.
Là, actuellement, il me reste seulement 45 euros pour me nourrir. Il y a plein de gens qui se sous-estiment un peu l'impact psychologique que ça peut avoir.
Encore plus marquant, l'étude révèle qu'au cours des 12 derniers mois, un étudiant sur 10 a dormi dans la rue ou dans son véhicule. Impossible dans ces conditions de prioriser le parcours scolaire. 1 sur 4 a arrêté ses études parce qu'il n'a pas les moyens. Ils ne sont pas en galère, ils sont en misère. Pour les associations, les aides demeurent insuffisantes, ce qui n'a pas empêché les macronistes de voter contre la proposition du repas à 1 euro pour tous les étudiants.
Evan Damondjou, je vais le répéter, vous êtes responsable des jeunes républicains de l'heure. Quels sont les projets de la droite pour les étudiants ?
Tout d'abord, effectivement, je pense qu'on a un constat qu'on peut faire unanimement, c'est qu'il n'y a jamais autant eu d'étudiants qu'on fait la queue à la soupe populaire, au resto du cœur, à toutes ces choses-là. Et puis, effectivement, il faut dire une chose, c'est catastrophique. Effectivement, que dans un pays comme la France, il y ait autant d'étudiants, comme l'a très bien rappelé votre reportage, qui dorment dans la rue et qui n'arrivent pas à boucler les fins de mois.
Mais il y a 3 millions de repas qui ont été distribués
à des étudiants en 2024, 3 millions. Effectivement. Et donc, justement, ces chiffres doivent nous interroger, puisque ce n'est pas normal dans un pays comme la France, effectivement, qu'il y ait autant d'étudiants précaires. Et je suis d'accord, justement, avec la citation du monsieur quand il a dit, effectivement, les étudiants ne galèrent pas, ils sont en misère. Effectivement, la droite, effectivement, voilà, par exemple, un style de banne dépense, une réattribution des bourses sur critères sociaux progressifs. Par exemple, la gauche, je sais qu'elle a beaucoup soutenu le RSA étudiant.
Moi, c'est vrai que, déjà, je ne sais pas à peu près à combien elle chiffre ça, mais en tout cas, sur ça, en tout cas, personnellement, je pense que la droite de manière générale est contre, parce qu'en fait, on a déjà un gros problème, effectivement, avec l'assistanat et je pense qu'effectivement, un RSA étudiant, ça peut poser problème sur ce point-là parce qu'effectivement, des étudiants, par exemple, c'est mon cas, moi qui fais des études, qui a un travail à côté comme beaucoup d'étudiants, il y en a certains, même quand et lorsqu'ils travaillent, ils ont des difficultés financières.
Eh bien, ces étudiants qui travaillent, qui se lèvent le matin pour aller à la fac et ensuite aux études, effectivement, faisons des bourses un peu plus élevées par rapport à ça et puis, en tout cas, de toute manière, voilà, valoriser le travail et je pense qu'effectivement, la plupart des étudiants qu'on a vus dans le reportage doivent travailler aussi et donc, pour moi, il y a un réel travail à faire là-dessus, c'est comment revaloriser le travail des étudiants et sur ça, pareil, ça pourrait être un débat entier.
Alors, Paul, en donnant ces chiffres, Linky espère un peu relancer le débat autour de la précarité étudiante. C'est vrai que nos politiques en parlent très, très peu.
Oui, je pense qu'ils n'ont rien à faire et que c'est voulu. Moi, j'enseigne, ce matin, j'avais cours avec des étudiants de L1 auxquels j'enseigne la sociologie dans une université de la région parisienne. Je sais que beaucoup travaillent. Je sais aussi qu'effectivement, travailler, vous l'avez dit, c'est un obstacle immense à la possibilité de réussite. On sait que c'est le premier signe d'échec. Quand je sors de l'université, je vois donc des gens aussi faire la queue pour obtenir des colis alimentaires. Je sais aussi l'état du logement étudiant qui est absolument époustouflant. tous les reportages montrent la même chose.
Pas dans tous les logements, mais cherchez un minimum et vous verrez des logements où il y a des punaises de lits, des rats, des moisissures, des problèmes d'isolation. On met les étudiants en difficulté et qu'est-ce qu'on nous annonce là ? Et ça, c'est le problème des discours. C'est que derrière, dans le budget du logement, coupe budgétaire. Dans le budget de l'enseignement supérieur, 1,5 milliard de coupes. Concrètement, ça veut dire quoi ? Ça veut dire moins de recrutement, moins de capacité d'accueil. On a déjà des universités qui, je vous le dis, sont dans un état hallucinant. Moi, j'ai déjà fait salle dans une salle de cours où il y a une fenêtre qui ne se ferme pas.
Il fait 2 degrés d'or. Et puis, il était pareil, des situations où on manque de matériel. On est vraiment dans des états des facs qui sont envahis par l'amiante aussi, par exemple, où on a de l'amiante et puis on le sait et puis ce n'est pas un débat. Donc, il y a un besoin d'investissement massif. Il y a aussi un besoin d'aider les étudiants. Effectivement, par exemple, grâce à une proposition d'une élue socialiste qui s'appelle Katia... Excusez-moi, je me rappelle plus son famille. Le 23 janvier, on a proposé le repas à 1 euro. Mais il faut aller au-delà, au CRUS, je veux dire. Il faut aller au-delà.
Quand la gauche parlait de RSA jeune, c'est l'idée de dire qu'avant 25 ans, vous n'avez pas accès au RSA. Enfin, moi, je suis d'accord que ce n'est pas une proposition qui est magique en soi. La question, ce serait de faire en sorte qu'il y ait un revenu étudiant, comme ça se fait dans un tour de pays, qui permet aux étudiants de se concentrer sur leurs études pour mieux réussir, qu'ils soient financés, notamment par les entreprises. Parce que je rappelle que les étudiants qui se forment, ils vont avoir des compétences. Ils vont les utiliser au service d'entreprise ensuite. Et qu'on ne pense pas que ça puisse être une possibilité.
Donc, une contribution et une fusion avec notamment le système de bourse doit être fusionné et de l'autre côté une contribution patronale pour former un salaire étudiant sur lequel il cotise, que ça compte pour les années de retraite. Et je pense que c'est important parce que sinon, qu'est-ce qui se passe ? Effectivement, on va laisser les gens ici et là renoncer à des soins de santé et être dans des conditions d'études absolument déplorables. Et je vous le dis, c'est un scandale.
C'est-à-dire que les étudiants sans travailler cotiseraient pour leur retraite, c'est ça ?
Mais sauf qu'ils travaillent, monsieur. Quand ils se forment, la formation, c'est du travail. C'est du travail qui permet d'apprendre des compétences, des compétences qui vont être utilisées dans le monde professionnel. Oui, je pense qu'il faut reconnaître les années d'études. C'est une proposition de la gauche assez classique depuis les quelques années. Reconnaître les années de formation dans le calcul des droits pour l'accès à la protection sociale. Je pense qu'il n'y a pas de raison que ce ne soit pas le cas.
Evan Damongeau, avant de vous quitter, on le sait, l'engagement des jeunes en politique, c'est un vrai débat. Quand on connaît leurs difficultés, on vient de les voir. On sait qu'ils se sentent abandonnés en par les politiques actuelles. Que leur diriez-vous pour les convaincre de s'engager, en l'occurrence, auprès des LR ?
Si vous ne vous occupez pas de politique, la politique s'occupera de vous. C'est-à-dire que, peu importe nos idées, que des personnes soient d'accord avec moi, ça n'a rien à voir. Cependant, effectivement, engagez-vous. Je pense qu'on pourrait être nous trois d'accord, en tout cas, sur ce point-là. C'est effarant le nombre de jeunes qui ne votent pas. L'abstention chez les jeunes est immense. Et donc, c'est pour ça, si vous voulez avoir votre destin en main, justement, engagez-vous. Débattez, comme nous le faisons ce soir. Et comment dire, et après, particulièrement chez les LR, parce que, comment dire, sans prêcher pour ma paroisse, mais c'était dans votre question.
Effectivement, pour en finir avec cette fameuse droite de papa, comme dit la gauche, et j'en suis d'accord avec elle, qu'est-ce qu'il faut faire ? Modernisez-la. Justement, venez chez nous si vous êtes d'accord avec nous. Moi, vous savez, je suis partisan d'une droite sociale, par exemple. On peut être de droite et croire en la justice sociale. Par exemple, dans ma circonscription, il y a une boulangerie, voilà, enfin, une boucherie, excusez-moi, qui m'avait contacté parce qu'elles sont en grande difficulté, notamment par rapport aux lois. Ils avaient licencié une employée qui a été reconnue inapte au travail. Ils lui doivent 18 000 euros.
Alors, sous les conseils de Pôle emploi, enfin, de France Travail, pardon. Qu'est-ce que j'ai fait ? Moi, effectivement, j'ai été content de porter ces messages au ministère, de porter ces messages. à l'époque, c'était l'ancien ministre de l'économie. Je n'ai plus son nom comme ça. Mais, en tout cas, et puis, de porter ça aussi à...
Bonneau-le-mer.
Non, non, celui d'après. Lombard ? Éric Lombard ? Non, non, celui d'avant encore. Après, bon. Voilà, mais bref. En tout cas, de porter ces dossiers-là et puis, justement, cette censure qui est arrivée après de la part de Michel Barnier, qu'est-ce que ça a fait ? Ça a enlevé tous les dossiers. Et donc, on n'a pas pu les aider. Mais en tout cas, voilà, j'ai envie de dire aux jeunes et de porter ce message-là, engagez-vous, peu importe le parti, mais engagez-vous.
Merci, en tout cas, Evan Damongeau. Je rappelle, vous êtes responsable des Jeunes Républicains de l'heure. Merci d'avoir été avec nous ce soir et d'avoir répondu à nos questions. Merci à vous. Merci à vous.
Merci à vous. Merci à vous. Merci à vous. Merci à vous. Merci à vous.