L'édito de Laurence Ferrari du lundi 16 mars
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir à tous, bienvenue dans Punchline aujourd'hui sur CNews et sur Europe 1. Le bal des tartuffes a commencé au lendemain de ce premier tour des municipales. Ceux qui juraient hier qu'on ne les reprendrait plus jamais sont en train de renier toutes leurs grandes déclarations, leurs principes sacrés, toutes les valeurs qui leur tenaient tellement à cœur qu'ils les ont déjà balancées par-dessus bord.
D'abord les socialistes qui tonnaient contre l'antisémitisme de Jean-Luc Mélenchon et qui font [musique] la roue désormais pour s'allier à lui, le raminagrobis de la France insoumise sont pourlèchent les babines de bonheur une fois la volaille socialiste plumée, il sait qu'il va pouvoir engranger des postes de conseillers municipaux pour faire élire en septembre prochain des sénateurs et constituer enfin un groupe dans le cénacle où il a siégé pendant 5 ans. Il y a aussi les macronos centristes qui vomissaient la droite des affaires, la droite qui brutalise, qui radicalise et qui vont ce jour à la pêche aux alliances en rejoignant la fable de la grenouille qui veut se faire plus grosse que le bœuf. Le zoo de la politique française se porte bien. [musique] Chacun joue sa partition dissonante mais les Français eux vont beaucoup moins bien.
Au fond, la vie politique n'est qu'une farce qui parfois peut se terminer de façon tragique. On va en débattre ce soir dans Punchline.
Marina Ferrari