Adel Ziane : « C’est le moment de vérité qui est en train de se dessiner »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
et Adelian, on va évidemment revenir sur tous ces sujets. Vous êtes sénateur socialiste de la scène Saint-Dimé. Avant ça, on va regarder ensemble les une de la presse régionale.
On en a sélectionné trois. D'abord, la une du Midilip, c'est le coup d'envoi du bac aujourd'hui avec la philo très cher bac titre le journal d'Ocitani. Coup de l'examen, cours annulé.
Selon un syndicat de l'éducation nationale, le baccalauréat coûterait chaque année près de 1 milliard et demi d'euros. L'État doit-il revoir sa copie ? C'est la question que pose le journal.
Deuxième une, c'est celle du télégramme et ce scrable retraite dernier espoir pour un accord. Le conclave qui s'achève demain. Les partenaires sociaux parviendront-ils à se mettre d'accord alors que le patronat ne veut pas revenir sur les 64 ans ?
Puis la dernière, c'est celle de la dépêche, taxe douinière, la peur du trou d'air. Le salon aéronautique du Bourget, on le disait, s'ouvre aujourd'hui dans un contexte de forte hausse des droits de douanes imposés par Donald Trump. De quelle lune avez-vous envie de nous parler ?
Euh les trois m'inspirent très clairement, mais je pense que celles sur euh les retraites, je souhaite bonne chance à tous ceux qui passent leur bac prochainement, mais celles sur les retraites m'inspire tout particulièrement parce qu'on rentre dans dans le dans le dernier round de négociation dans le casre du conclave qui avait été lancé par euh le premier ministre Rérou et on a l'impression que ça va accoucher d'une souris. Cette souris euh d'abord parce que l'ensemble des syndicats ont déserté la place, il reste que la CFDT. Il y avait de grands grands espoirs qui étaient euh portés dans ce conclave.
D'abord pour avoir des retraites plus justes, une véritable réflexion sur le mode de gestion, le mode de financement et sur la question de la pénibilité. Pour moi, c'était un point important et pour mes collègues aussi. Bon, c'est c'est pas sur la question de la pénibilité, c'est pas encore fait, qu' aurait pas d'accord.
Il y a aussi la question des pensions des femmes où il peut aussi y avoir un accord, l'abaissement de l'âge de la décote. Pour vous, ça va forcément accoucher de rien ce conclame ? Moi quand j'entends depuis ces derniers mois le gouvernement François Berou en particulier, on a l'impression qu'il y a eu des ballons d'essai sur la retraite à 60 ans.
Ça n'est pas envisageable revenir potentiellement à un équilibre de la Caisse des retraites. Ce n'est pas envisageable sinon par l'augmentation des pensions, l'augmentation des cotisations. Ce qui est très inquiétant justement, c'est que les syndicats au fur et à mesure sont partis.
C'est un signal, c'est un élément important qui montre que justement ces négociations sont difficiles. Mais que va faire le Parti socialiste s' a un accord sur des points, ce qu'on vient de citer, la pénibilité, les pensions des femmes mais pas d'accord sur l'âge de départ. Est-ce que vous censurez dans ces cas-là, même s'il y a une amélioration sur certains points ?
On a parlé du Congrès, du Parti sociatiste, on en a discuté, ça va être un sujet qui va être majeur dans les discussions à venir. Est-ce que par rapport à ce qui a été proposé et c'est le Parti socialiste qui avait obtenu cette ouverture de discussion et d'un conclave de la part du Premier ministre, c'est le Parti socialiste qui l'avait obtenu pour justement avoir des discussions sur le fond, ce qui n'avait pas été le cas au moment de la discussion sur la réforme des retraites. On le sait, tout ça a été passé en force. ces questionsl on va regarder le résultat mais si le résultat n'est pas à la hauteur et derrière il y aura aussi les discussions sur le budget qui vont s'entamer.
D'ailleurs, on a pu voir il y a quelques jours, nous avons voté sur la taxe Zucman. C'était une préfiguration je pense des débats que nous on au moment du budget. Évidemment cette questionl sera sur la table et sera discutée au sein du Parti socialiste.
On va parler de l'actualité. L'actualité notamment dans votre département, on l'a vu, c'est le salon du bourget qui s'ouvre donc aujourd'hui dans un contexte géopolitique tendu entre le conflit en Ukraine, le conflit entre Israël et l'Iran. Est-ce que plus que jamais ce salon de l'aéronautique, c'est surtout un salon de la défense ?
Pour moi, c'est exactement ce qui est en train de se passer. Et on voit bien qu'au salon du Bet, on voit toutes les innovations technologiques dans le monde de l'aérospatial et de l'aérien. Mais évidemment, on a changé de paradigme aujourd'hui et la dimension défense de ce salon devient de plus en plus primordiale.
Elle devient primordiale parce que on voit bien que la France, l'Europe de manière générale sont prises en étu par les États-Unis d'un côté et la Russie de l'autre et que on a un nouveau désordre international qui est en train de se mettre en place où le droit international est remis en cause. Et partant de là, la question de la puissance militaire redevient un sujet extrêmement vital dans les relations internationales. Évidemment, ce salon du Bourget, cette dimension défense va prendre une part de plus en plus importante. de plus en plus importante parce qu'on l'a vu aussi au cours des derniers mois, on en parle comme un facteur de réindustrialisation, de revitalisation des territoires.
En France, on le sait, dans le nord de la France, dans l'est, pendant des décennies. Moi-même j'ai habité à Montbéliard pendant quelques années. Donc à côté de Socho, à côté de la Peugele par la chute de l'industrie automobile.
On présente les industries d'Amement dans la France de demain comme un moyen de relancer, de recréer de l'emploi, de recréer de la croissance économique. À juste titre pour vous. À juste titre, moi ce que je ce qui m'inquiète malheureusement dans le monde de demain, c'est que tout ce qui touche au multilatéralisme, au droit international est en train d'être mis sur le côté.
On va en reparler. Et justement si on a de bonnes nouvelles d'un côté parce que l'industrie de l'armement peut revitaliser les territoires et on voit beaucoup de présidents de département, de ma de présidents de communauté de communes d'Agl qui se disent demain on va pourir pouvoir relancer des industries pour nos territoires et créer de l'emploi. Et surtout dans une France où les services publics désertent les territoires, on a de plus en plus de mal à créer de l'emploi industriel.
C'est perçu comme un espoir, mais à l'échelle internationale, c'est plutôt une inquiétude. Est-ce qu'il y a un sommet de l'OTAN qui aura lieu la semaine prochaine ? Est-ce qu'il faut augmenter l'effort de défense à 5 % du PIB comme c'est envisagé ou est-ce que budgétairement parlant, on n' pas les moyens ?
Moi, je vois en fait dans le casre de mes fonctions passées dans le monde des relations internationales qu'on est en train de changer de paradigme, que ce nouveau désordre mondial implique de réfléchir différemment. On le voit pour la diplomatie française, l'émergence de Trump aux États-Unis qui bouscule justement les cadres de référence qui avaient été créés après la Seconde Guerre mondiale, les Nations- Unies, mais aussi, j'ai envie de dire, après la chute du mur de Berlin avec les États-Unis qui étaient devenus le gendarme du monde et où le multilatéralisme autour du droit international était la règle. Or, de main, qu'est-ce qui est en train de se passer ? que ce multilatéralisme, ce rôle du droit international qui doit être partagé par toutes et tous, il est remis en cause.
Et lorsqu'on parle justement de Donald Trump et lorsqu'on parle de la Russie, je disais que la France et l'Europe étaient présents en étato. Oui. Demain, ce droit international, ce multilatéralisme, cette régulation par les instances internationales, que ce soit l'OMC, que soit les Nations- Unies, elle est en train de perdre du poids.
C'est une obligation oui de réfléchir à notre industrie deement et à notre budget de la défense à l'augmenter et à l'augmenter justement parce que comme je vous le disais hier c'était le soft power qui primait c'était notre capacité à influer à jouer un rôle prépondérant dans les instances internationales. Demain malheureusement c'est la puissance militaire qui donnera voie au chapitre. Les attaques réciproques qui se poursuivent.
On l'a vu he dans le journal entre Israël et l'Iran, le programme nucléaire iranien est une menace pour Israël et pour l'Europe. C'est ce qu'a dit hier sur notre antenne Jean-Noel Barreau. Vous partagez ?
Moi, je partage qu'aujourd'hui cette situation entre Israël et l'Iran, c'est le moment de vérité qui est en train de se dessiner. Il y a eu le 7 octobre 2023 avec les attaques terroristes du Hamas qui avait été un déclencheur, un basculement de la stabilité dans cette région parce que à un moment on avait dans les pires scénaris justement cette se déboucher sur une confrontation directe entre Israël et l'Iran. Et du côté d'Israël évidemment on voit que Benjamin Netaniaahou est dans une logique où il n'y a pas de déboucher stratégique.
En fait à chaque fois c'est attaquer Gaza pour éradiquer Alo Hamas, attaquer le Liban pour éradiquer le Esbola et demain et aujourd'hui maintenant on y est. Attaquer l'Iran pour éradiquer le régime des Mola. Euh c'est quoi le déboucher stratégique ?
Moi j'ai toujours considéré que le péché originel c'est la non résolution du conflit israélo-palestinien et de la création de l'État palestinien. C'est l'alpha et l'oméga de la stabilité dans la région de trouver la possibilité de créer cet état palestien qui permettra et j'en suis convaincu dans le cadre des deux États, de pouvoir avoir un État d'Israël qui vivent en sécurité de manière pérenne. Et dans le casre de la résolution voté par la communauté internationale en 1947, la résolution 180, la création d'un état palestinien.
Aujourd'hui, conséquence en conséquence, on a cet affrontement direct entre Israël et l'Iran qui ne peut pas déboucher sur quelque chose de positif. Évidemment parce que des deux côtés le discours de Benjamin Itanou et du régime des Molins c'est de promettre l'éradication de la terre brûlé à la fois T lav. Vous les mettez sur le même plan.
Benamin Netaniaouahou et le régime des aujourd'hui Benjamin Netaniaahou, moi je le je dénonce le le le alors le régime des mola en Iran, on voit bien, c'est une une régime qui il y a 2 ans a a fait subir la pire répression à sa population par rapport à ses volontés d'émancipation, ses volontés émancipatrices. Ça a été une répression terrible. Et là, on a aucune mais alors aucune sympathie pour le régime des Molins en Iran qui justement a joué un rôle de déstabilisation au Proche-Orient, que ce soit avec le Yémen, que ce soit avec la Syrie, que ce soit avec euh le Liban, que ce soit avec le Hamas à Gaza.
Mais du côté de Benjamin Italion, aujourd'hui c'est un gouvernement d'extrême droite avec des ministres qui tiennent des propos horribles sur ce qui doit se passer demain à Gaza. Des propos d'éradication, des propos Moi, j'ai travaillé au Prochorient dans les années 2000. J'étais au ministère des affaires étrangères entre 2007 et 2011.
Je suis allé à plusieurs reprises en Palestine, je suis allé à plusieurs reprises en Israël. Il y avait un camp de la paix qui existait à cette époque du côté israélien. Et il existe encore ce camp de la paix aujourd'hui.
Et ce camp de la paix, pas plus tard qu'en mai dernier, il s'est réuni avec Eouolmer Mert et avec Nasser El Kid, l'ancien chef de la diplomatie palestienne pour proposer un plan de paix, un plan à deux états. Or, du côté de Benjamin Zaniaahu, on voit bien qu'il y a pas de déboucher politique et qu'on arrive aujourd' une confrontation directe avec l'Iran qui va être meurtrière. Très clairement.
L'Iran n'a pas les moyens, n'a pas la même enfin Israël est supérieur militairement à l'Iran. Donc ce conflit aboutira forcément à potentiellement une victoire d'Israël. Mais à quel prix ?
Et pour quel débaucher politique ? La volonté de Benjamin Netaniaou. Vous me demandez si je les mettais sur le même plan.
Moi, je mets Benjamin Netaniaou sur le même plan que les Américains dans les années 2000 lorsqu'ils avaient cette volonté autour de George Bush Junior après les attaques du 11 septembre 2001 de remodeler le l'Asie centrale et le proche Orient. On voit le résultat. La question d'Israël qui divise toujours autant à gauche notamment le Parti socialiste et les insoumis ce weekend lors de votre congrès.
Le député Jérôme Gadge à la tribune a qualifié Jean-Luc Mélenchon de antisémite. On va écouter la réponse du coordinateur de la France insoumise Manuel Bonpar hier sur BFM. Je trouve ça effarant que le seul sujet de préoccupation de du Congrès, du Parti socialiste, ça soit le rapport à la France assoumise.
Donc qui nous laisse tranquille, qui débattent un peu du fond des vrais sujets. Et je crois qu'il faut comprendre que avec ce type de qualification, ce type d'insulte, c'est inacceptable dans le débat entre les relations politiques à gauche. Donc moi, j'appelle solennellement au nom de la France insoumise Olivier Fa, à présenter des excuses publiques à la France insoumise, à l'ensemble de ses militantes et de ses militants.
Il doit s'excuser Olivier Fort, il a pas fait hier ton discours. Il a pas fait hier. Moi j'ai entendu les propos de Jérôme Gede.
J'entends la réaction de Manuel Bompard à l'instant. Entre Jérôme Gedge et Jean-Luc Mélenchon, c'est une longue histoire. Moi, je veux pas ma voilà, ils se connaissent depuis très longtemps dans les sonnes.
Ils ont ils étaient ensemble au PS. Il y avait peut-être même une relation entre eux de menteur à disciple. Il y a eu une relation personnelle très forte, très passionnelle.
Ils ont vécu des histoires politiques ensemble, des combats politiques. Moi ce que j'entends de la part de Jérôme G, c'est la la voix d'une personne qui a été blessée et qui a été lourdement attaquée au cours des derniers mois, au cours des dernières années. Je veux dire, les critiques qui lui ont été envoyées à la figure, les insultes.
Sachant qu' Jérôme pour le coup a toujours été clair sur le conflit israélo-palestien. a toujours appelé à la création d'un état palestinien, à la paix et à l'aide humanitaire dans la bande de Gaza. Donc je pense qu'aujourd'hui quand il s'exprime ainsi, peut-être pas les termes qu'il faut utiliser avec cette forme, mais c'est un cré du cœur aussi de sa part rapport à ce qu'il a vécu.
Hier, lors de votre congrès, il y a eu quand même une fracture, en tout cas pas d'accord entre Nicolas Meer Rossignol et Olivier Fort sur la question notamment de la France insoumise. Est-ce qu'il y a une rupture au PS avec la France insoumise aujourd'hui ? Où est-ce que dire pas d'accord national comme le dit Olivier Fort, ça sous-entend qu'il y aura des accords locaux lors des élections ?
Il y a il y a une boussole et un cap qui est très clair lorsque l'on est en responsabilité, c'est faire barrage à l'extrême droite. C'est ce qui a fait que c'est tout l'honneur des forces de gauche au moment des élections législatives après la dissolution en 2024 de s'être réunie pour le second tour pour permettre justement d'empêcher l'extrême droite qui était aux portes du pouvoir de prendre l'Assemblée nationale même si ça passe par désaccord avec la France insoumise et alors je pense que ce qui a été dit que soit par Olivier Fort ou par Nicolas Maurer Rossignol c'est que s'il y a accord avec la FI c'est dans le cadre d'un barrage contre l'extrême droite c'est ça qui doit être potentiellement c'estàdire la la différence c'est qu'il y aura justement dans le cas de discussion Du côté de Nicolas Marinol, sa proposition, c'est que le Parti socialiste s'affirme dans des circonscriptions, pas forcément les laissant dans le cadre d'un accord global avant le premier tour pour permettre justement d'un rééquilibrage de ces questions. Moi ce que je vois de ce point de vue là, c'est que la ligne d'Olivier Fort, elle est au moment des textes d'orientation.
Olivier Fort a fait 42 %, Nicolas Maillor Sinol 40 et Boris Vallot 18 %. Ça fait pas une ligne majoritaire. Peut-être qu'en cas de d'accord entre Boris Vallo et Livfort, cela va se faire.
Mais il va falloir entendre et écouter cette voix. Et cette voix, falloir l'entendre parce que là, on commence tout de suite à rentrer dans le vif du sujet. Les municipales arrivent et puis il y a 2027, la présidentielle, cette présidentielle où les Français de gauche, le peuple de gauche comme on dit, attend depuis 2017 enfin un candidat au second tour qui soit de gauche et pas Emmanuel Macron contre Marine Le Pen.
Sauf que pour le moment, le mieux placé, c'est Jean-Luc Mélenchon. Vous pourriez soutenir Jean-Luc Mélenchon, vous Jean-Luc Mélenchon, on dit tout le temps, c'est obsessionnel la LFI. Jean-Luc Mélenchon, ses lieutenants depuis des années, disent "Ils vont aller à l'élection présidentielle, ils seront présents au premier tour, quelle que soit la configuration et ils ne se mettront aucunement dans les pas d'une quelconque primaire, désignation populaire et cetera." Donc à partir de là, à partir du moment où la LFI dit "On y va ?" B elle est réglée.
J'ai envie de dire c'est maintenant qu'est-ce que fait la gauche responsable ? La gauche qui veut gouverner, qui veut changer la vie et qui veut ne pas avoir ce second tour entre la droite et l'extrême droite ? Qu'est-ce que la gauche va faire à ce moment-là ?
Qu'est-ce qu'elle doit faire ? Et ben, il va falloir qu'elle discute justement. On sait que la LI va partir quoi qu'il arrive.
Donc faut entamer des discussions avec les verts, avec les écologistes, les communistes et jusqu'à Raphael Gluxman pour justement proposer quelque chose en 2027. Allez, on passe à l'actualité du Sénat. Le Sénat qui a voté la semaine dernière une réforme du sport professionnel, amélioration de la gouvernance, rémunération des dirigeants, droit télé.
Le texte pourrait bouleverser le milieu sportif. On va voir les détails avec Alex Poussard. [Musique] Bonjour Alex.
Bonjour Ran. Bonjour Adelsian. Bonjour Alex.
Le Sénat a donc adopté la semaine dernière une proposition de loi pour mieux encadrer le sport professionnel et surtout le foot français. Ah oui, une proposition de loi issue des travaux de la commission d'enquête du Sénat menée l'an dernier sur les dérives du football business. On le rappelle, le football est en voie de financiarisation et en même temps en crise économique avec une perte de revenus lié au droit télé.
Alors cette proposition de loi, elle est portée par le sénateur les Républicains Michel Savin, également le sénateur centriste Laurent Lafond. Et ce texte, il prévoit notamment une mesure forte qui a été adoptée par les sénateurs, plafonné à 450000 € par an la rémunération à des présidents de ligue sportive professionnelle et de fédération. Un plafond qui dans les échelles de revenus concerne surtout le football.
Alors que la commission d'enquête du Sénat avait révélé au grand jour que le patron de la Ligue de Football professionnel, Vincent la Brune, avait vu tripler sa rémunération pour atteindre 1,2 million d'euros annuel avant de la baisser à 800000 € sans oublier un bonus de 3 millions d'euros. Une situation inacceptable pour les supporters de football selon Michel Savin. Tous ceux qui aiment le foot ne comprennent pas ces décision, ne comprennent pas qu'on est un président qui a plus de 800000 € de revenus dans une période où le foot français est en pleine déconfiture.
Madame la ministre, que le gouvernement dépose ce type d'amendement me laisse sans voie. Oui, parce que durant l'examen de ce texte au Sénal, le gouvernement a voulu supprimer ce plafond de rémunération tout comme certains sénateurs les Républicains. En fait, il y a eu un débat au sein même de la droite sénatoriale.
Écoutez, le sénateur LR Stéphane Piednoir. Il ne revient pas à mon à mon sens au législateur d'instaurer ce plafond de rémunération dans une ligue professionnelle, de s'imisser dans la gestion des affaires de de la Ligue professionnelle. Il y a un conseil d'administration qui est fait pour ça.
Euh les membres du conseil d'administration doivent pouvoir apprécier la rémunération du dirigeant ou du salarié concerné. Cette proposition là acte aussi la suppression de la Ligue de football professionnel. Oui, ce texte soutient la réforme du football français qui a été annoncé le mois dernier par Philippe Dialot, le président de la Fédération française de football.
Il souhaite supprimer la Ligue de football professionnelle. À sa place, il y aura une société commerciale dirigée directement par les clubs pour organiser les compétitions et gérer les droits télés. Et ce sera à la Fédération Française de Foot de reprendre le contrôle de la commission de discipline et d'être le gendarme financier du football français.
Et puis durant l'examen de ce texte au Sénat, le gouvernement a déposé un amendement pour obliger les clubs de football de Ligue 1 à libérer leurs joueurs pour participer aux Jeux Olympiques car beaucoup de clubs français l'avaient refusé lors des derniers Jeux Olympiques de Paris 2024. Alors, ça n'a pas empêché l'équipe de France d'arriver euh 2e lors du tournoi de football olympique. On écoute la ministre des sports.
L'Espagne a fait jouer ses meilleurs éléments et c'est pour ça qu'ils ont rencontré remporté le tournoi olympique de football euh parce que eux ont légiféré comme on pourrait le faire aujourd'hui euh pour s'assurer que les joueurs soient libérés par les clubs pour participer au tournoi olympique. Voilà. Donc cette obligation des clubs sera dans le texte qui a été voté par le Sénat et qui va aller à l'Assemblée nationale.
Adel Zan, est-ce que c'est au sénateur au législateur de s'imisser dans la rémunération des présidents de de Ligue de Football ? Euh moi cet amendement enfin ce plafonnement, je l'ai voté avec grand plaisir. Pourquoi ?
Parce que j'ai beaucoup participé à la commission d'enquête qui avait été organisée par les sénateurs Savin et Lafond. On a été très présent du côté du Parti socialiste, du groupe socialiste parce que je considère et on considérait et nous considérions que le foot français est géré par une subdélégation de la part du ministère des sports via la Fédération à la Ligue. Cette ligue, elle est donc il y a un contrat, une convention qui existe entre la Fédération et la ligue qui justement est une subdélégation de la puissance publique.
Donc à un moment de pouvoir de devoir dire il faut un plafond en terme de rémunération, c'est une possibilité. C'est même un devoir, un devoir parce que quand on faisait justement cette commission d'enquête, on a vu je l'avais dit sur ce plateau, chronique d'une catastrophe annoncée. Le football français a été géré d'une manière qui était totalement délétaire.
Je pense que les révélations qu'on pu sortir, les vidéos, on voit le conseil d'administration, tout ça donner une impression de grand amateurisme. Sauf que nous, notre enjeu pour en tant que sénateur, c'est de préserver le football français. On voit se multiplier les faillites de clubs parce que justement ce pilotage est très parti sur des droits télés qui étaient l'alpha et l'oméga justement du fonctionnement du budget de fonctionnement des clubs.
Le système et le la dynamique est arrivée à son terme et aujourd'hui on voit que ces faillites vont frapper les territoires. Pour nous c'était aussi ça cet ancrage territorial qui est important. Mais justement en quoi ces mesures qui sont votées dans le cadre de cette proposition de loi vont vraiment résoudre la crise de fond qui est la perte de revenus économique du football français, la perte de valeur et la baisse des droits télé ? parce que nous ce que nous avions dénoncé, ce que nous avions mis clairement en évidence avec euh dans le cadre de cette commission, c'est que le football français, contrairement par exemple au rugby en France, euh jouait contre les petits clubs.
C'était vraiment et c'était une volonté du président la Brune à l'époque de dire il faut qu'on crée un top 3 4 5 des grands clubs et pour les petits clubs euh en dessous, on verra ce qui se passe. Cette dynamique là, c'est l'exact contraire de ce qui se passe par exemple en Grande-Bretagne où justement il y a l'ensemble des clubs qui touchent des droits télés de manière importante. Entre le premier et le dernier du championnat, il y a un différentiel de 1 à 3 en terme de droit télé.
En France, le Hav l'année dernière a touché 2 millions d'euros tandis que le PSG qui est plutôt bien doté financièrement a touché plus de 100 millions d'euros. Donc en fait, on crée un football à deux trois vitesses et notre rôle justement et c'était ça l'inquiétude que nous avions, c'est que en créant ce football à trois vitesses, on se retrouvait avec des clubs dans les territoires qui étaient en difficulté. C'est ce qui est en train de se passer aujourd'hui et c'est notre rôle justement de l'égiférer.
Merci Alex. À tout à l'heure. À tout à l'heure.
On parlera des différentes positions des partis politiques français sur l'escalade entre Israël et l'Iran. Et on se retrouve dans une demi-heure et on va terminer en allant voir l'actualité en Saint-Denis. On retrouve Cécile Dubois.
Bonjour Cécile. Merci beaucoup d'être avec nous. rédactrice en chef du quotidien en lignescitoyen.com.
Cécile, vous vouliez-vous parler des problèmes de logement en scène Saint-Denis alors que demain s'ouvriront les assises du logement ? Oui, merci. Bonjour.
Oui, la crise du logement pour les ménages les plus modestes n'épargne évidemment pas la Saint-Inis où quelques 200000 personnes sont en attente d'un logement social. En 2021, deux intercommunalités est ensemble et plein communes dont vous étiez vice-président ont mis en œuvre l'encadrement des loyers. Mais ce n'est qu'un dispositif expérimental qui doit s'arrêter en 2026.
Quel bilan tirez-vous de ces expérimentations et quelles propositions parlementaire pour les poursuivre ? Y a-t-il également d'autres propositions que vous souhaitez porter pour améliorer l'accès au logement pour les ménages les plus pauvres ? Je vous en prie.
Atel, merci pour votre question. Effectivement, vous l'avez évoqué, j'étais à l'époque avant d'être élu en au Sénat en 2023, j'étais vice-président à l'aménagement et l'urbanisme de pleine commune. Et dans les engagements que nous avions pris en tant qu'élu, c'était de pouvoir mettre en place l'encadrement des loyers sur les territoires en particulier en tension comme celui de la scène Saint-Denis où il y a Saint-Toin, Saint-Denis, Aubervilier qui sont des territoires de la petite ceinture qui sont très intentions.
Ce que j'en tire comme bilan, parce que je l'ai mis ensuite en œuvre en tant qu'élu à l'aménagement à Saint-Touin dans ma ville avec Karim Bouam en tant qu'élu à l'urbanisme, c'est d'abord qu'ils font un travail très fin des élus avec les services et l'ensemble des acteurs de l'immobilier, j'ai envie de dire sur le terrain. Moi, je me suis retrouvé, on parle de de quincaerie, j'ai envie de dire. Je me suis retrouvé à discuter avec les agences immobilières pour leur expliquer quel était leur intérêt, quel était l'intérêt des propriétaires lorsqu'on était sur cet encadrement des loyers pour remettre des biens immobiliers sur le territoire de manière pérenne auprès des habitants qu'on ont le plus besoin.
Euh, on va faire le bilan, je crois qu'il y a déjà eu des premières étapes de bilan. Les acteurs de l'immobilier jouent le jeu, les propriétaires jouent le jeu. Maintenant, ça ne résout pas tout.
Vous avez raison. Ça permet de remettre des biens immobiliers à des prix et à des tarifs accessibles. Le point important et moi c'est un sujet sur lequel je me bas depuis de nombreuses années que ce soit à Saint-Touin en scène Saint-Denis ou ici au Sénat, c'est de relancer une politique du logement qui soit en capacité de s'adresser au plus grand nombre et en particulier le logement social.
Le logement social, c'est aujourd'hui en Île-de-France 60 % des habitants de notre région qui sont éligibles à un logement social. Ça s'explique simplement, c'est parce que il y a eu un tassement, un écrasement des salaires et ensuite des minimas sociaux pour accéder au logement social qui se sont rapprochés. Et aujourd'hui, très concrètement, nous à Saint-Touin par exemple et en sein Saint-Denis, nous sommes des territoires avec énormément de logements sociaux mais pour en construire de nouveau, c'est extrêmement difficile parce que la politique immobilière en France, la politique de construction de logements et logements sociaux est totalement à l'arrêt parce que mais ça je le dis depuis nombreuses années, on a un gouvernement, on a eu un président de la République pour qui l'immobilier c'était la rente à la papa.
C'était pas quelque chose de dynamique, c'était pas quelque chose qui pouvait faire permettre de financer la start-up nation, les entreprises, ce qui est un un beau un bel objectif. Mais sauf qu'on a été sur des vastes communiquants qu'il faut qu'aujourd'hui cette crise immobilière, elle est forte, elle est très douloureuse en scène Saint-Denis et dans la région Île-de-France de manière générale. Merci Cécile, merci beaucoup.
Merci d'avoir été avec nous Cécile Duboir et d'actrice en chef du quotidien en ligne citoyen.com et merci beaucoup. Peut-être juste un mot puisque on parle de logement sur la suspension de de ma prime Renove Adelan, c'est quelque chose qui vous inquiète ou comme le gouvernement dit, c'est suspendu mais on va retravailler, on va la remettre en place, vous êtes rassuré.
C'est pas comme ça qu'il faut faire, suspendre, relancer parce qu'il y a de la pression et cetera. Moi, pour moi, ça ça s'apparente à une forme de navigation pour ce gouvernement malheureusement sans boussol, sans capler. Pourquoi ? parce que c'est un agglomérat de différents partis qui ont pas forcément fait campagne en sombre au moment et qui ensuite expriment leur sensibilité de manière différente.
Ma prime rénov fallait pas la suspendre, fallait la maintenir parce qu'aujourd'hui les entreprises qui travaillent les fraudes puisque c'est d'une des justifications du gouvernement. C'est une des justifications évidemment mais si à chaque fois qu'il y a fraude on doit suspendre un dispositif le remède est pire que le que le mal. Et donc on se retrouve justement avec des entreprises aujourd'hui qui sont en grande difficulté avant la relance de ma prime Renove.
Merci beaucoup Adelian. Merci d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure dans 20 minutes dans le club. On reviendra sur le congrès du Parti socialiste.
On était à Nancy ce weekend, on verra le reportage et d'abord on va en parler avec notre invité c'est Éérric Okrel qui nous rejoint. [Musique]
Adel Ziane