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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 5 novembre 2024 9 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & familleImmigration & asile

La gauche pourri les institutions ! - Laurent Jacobelli (France Info)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 54 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:07FerméeÉludée

    Pour vous, c'est déjà tranché, votre candidat, c'est Donald Trump ?

  • 0:27OuverteRéponse partielle

    On a quand même l'impression que vous prenez vraiment vos distances avec Donald Trump.

  • 1:05RelanceRéponse partielle

    Mais avouez qu'il y a un vrai changement de pied.

  • 1:29RelanceÉludée

    Mais l'assaut du Capitole, c'est ça qui a achevé de vous dire...

  • 2:17OuverteRéponse directe

    Après l'élection de 2020, je reviens quand même encore à ça, Marine Le Pen, elle avait refusé de reconnaître la victoire de Joe Biden.

  • 2:59RelanceRéponse partielle

    Mais c'est un changement de pied quand même, Laurent Jacobelli.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:51Invité politiqueChiffre
    « M. Biden, qui n'est pas forcément un modèle, il a décidé de taxer à 100% les voitures électriques chinoises. »
  • 3:27Invité politiqueChiffre
    « On est à l'Assemblée en train de négocier le budget, 3 200 milliards de dettes, »
  • 3:30Invité politiqueFait
    « chaque jour des adolescents qui tuent ou qui sont tués à cause du trafic de drogue, à cause de la guerre des gangs, »
  • 3:33Invité politiqueFait
    « une immigration incontrôlable et incontrôlée. »
  • 4:53Invité politiqueFait
    « C'est la gauche qui rend les textes inapplicables. »
  • 4:57Invité politiqueFait
    « Si vous créez une entreprise pour la gauche, vous êtes un ennemi. »
  • 5:00Invité politiqueFait
    « Si vous gagnez convenablement votre vie, vous êtes l'homme à abattre. »
  • 5:05Invité politiqueFait
    « La gauche rêve que tout le monde soit pauvre pour faire un nivellement par le bas. »
  • 5:09Invité politiqueFait
    « Elle rêve que l'État nationalise les entreprises, que l'État ponctionne l'ensemble des richesses pour les redistribuer. »
  • 5:22Invité politiqueFait
    « Cette gauche a décidé de pourrir nos institutions et pourrir le débat. »
  • 5:56Invité politiqueFait
    « Cette gauche qui a fait campagne pour l'abrogation, la réforme des retraites. »
  • 6:04Invité politiqueFait
    « La violence, verbale et parfois physique. Le sectarisme. »
  • 6:11Invité politiqueFait
    « une gauche complètement hors sol qui rêve de faire de la France une Union soviétique revisité, »
  • 6:59Invité politiqueFait
    « si ce budget, il tape sur les retraités en décalant de six mois l'indexation des retraites, »
  • 7:05Invité politiqueFait
    « s'il tape sur les classes moyennes avec la hausse de la taxe sur l'électricité, »

Temps de parole

  • Laurent Jacobelli74 %
  • Présentateur26 %

4,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Laurent Jacobelli. Je disais à l'instant, les Américains votent aujourd'hui. Ils vont devoir choisir entre le républicain Donald Trump et la démocrate Kamala Harris. Pour vous, c'est déjà tranché, votre candidat, c'est Donald Trump ?

0:10
Laurent Jacobelli

Ah, même pas du tout. Vous savez, moi, je ne suis pas citoyen américain. C'est à eux de décider. C'est eux qui connaissent la situation quotidienne. C'est leur choix souverain. On a assez critiqué ces chefs d'État qui nous donnaient des conseils pour les élections françaises pour ne pas faire la même chose. Les Américains décideront. C'est leur choix. Ils ont entre leurs mains et ça s'appelle la démocratie.

0:27
Présentateur

On a quand même l'impression que vous prenez vraiment vos distances avec Donald Trump. Est-ce que c'est à cause de quoi ? Ces multiples procès, ces accusations d'agressions sexuelles, ces appels au soulèvement lors de l'assaut du Capitole, ces outrances verbales ?

0:39
Laurent Jacobelli

C'est surtout l'approche du pouvoir qui nous concerne. C'est-à-dire que si Marine Le Pen est présidente de la République dans les années qui viennent et au plus tard, je l'espère, en 2027, elle aura face à elle un président ou une présidente des États-Unis avec lequel il faudra travailler. Donc que ce soit Kamala Harris ou que ce soit Donald Trump, nous travaillerons avec. C'est simplement de la sagesse. C'est que nous ne voulons pas insulter l'avenir. Nous verrons bien avec qui Marine Le Pen sera amenée à travailler. Et donc, ça amène un peu de recul, un peu de distance.

1:05
Présentateur

Mais avouez qu'il y a un vrai changement de pied. On se souvient de 2016, 2017. C'était vraiment un modèle, Trump, pour Marine Le Pen. Elle cherchait même à le rencontrer à la Trump Tower. Et elle était contre l'élection d'Hillary Clinton. Et en 2020, encore, il y avait des élus qui sont partis, qui ont assisté au dernier meeting de Donald Trump, des élus RN.

1:29
Laurent Jacobelli

Chacun est libre d'assister au meeting qu'il veut. Si vous voulez, Donald Trump, pourquoi parfois il est populaire chez certains ? C'est parce qu'il prône la souveraineté, il prône la fierté de la nation. Et c'est quelque chose en quoi on peut se reconnaître. Mais vous savez, le président des États-Unis, pas de la République, mais des États-Unis, qu'il soit démocrate ou républicain, finalement, il travaillera pour la souveraineté de son pays. Il travaillera pour l'industrie de son pays. M. Biden, qui n'est pas forcément un modèle, il a décidé de taxer à 100% les voitures électriques chinoises. Pourquoi ? Pour protéger son industrie.

Ce patriotisme économique, finalement, nous, on le regarde avec beaucoup de curiosité et j'allais dire presque beaucoup d'envie, parce que que ce soit la gauche ou la droite américaine, ils ont compris que sauver la nation, ça voulait dire aussi sauver leur économie. Ce qu'Emmanuel Macron et ceux qui lui ressemblent n'ont absolument pas compris. Eux, ils font l'inverse, ils vendent notre industrie à la découpe.

2:17
Présentateur

Après l'élection de 2020, je reviens quand même encore à ça, Marine Le Pen, elle avait refusé de reconnaître la victoire de Joe Biden. Elle fera pareil. Elle avait attendu. Elle avait dit « Attendez, on attend ».

2:28
Laurent Jacobelli

Oui, oui, non, mais elle avait attendu.

2:29
Présentateur

Elle fera pareil, là, si les résultats sont serrés ?

2:31
Laurent Jacobelli

Je pense que Marine Le Pen, comme tous les cadres du Rassemblement national, je le pense, attendront les résultats officiels. On n'a pas à se prononcer avant. Une fois encore, nous ne voulons pas faire d'ingérence, prendre parti ou annoncer des résultats avant qu'ils ne soient définitivement actés par les autorités américaines. Ce serait assez gênant. Une fois encore, nous avons trop souffert de ces dirigeants européens qui appelaient à voter pour M. Macron sous prétexte que la France ne devait pas être gouvernée par le Rassemblement national pour ne pas faire la même chose.

2:59
Présentateur

Mais c'est un changement de pied quand même, Laurent Jacobelli.

3:02
Laurent Jacobelli

Non, je pense qu'il y avait une curiosité bienveillante pour Trump au moment où il était nouveau déjà, où il prônait effectivement une lutte contre l'immigration clandestine, le patriotisme économique, qui sont des choses dans lesquelles on peut se reconnaître. Mais je vais vous dire aujourd'hui...

3:14
Présentateur

Mais l'assaut du Capitole, c'est ça qui a achevé de vous dire... Attendez, en France, on prend de la normalisation et on va soutenir un candidat qui va à l'assaut du Capitole.

3:23
Laurent Jacobelli

Je vais être honnête avec vous. On est à l'Assemblée en train de négocier le budget, 3 200 milliards de dettes, chaque jour des adolescents qui tuent ou qui sont tués à cause du trafic de drogue, à cause de la guerre des gangs, une immigration incontrôlable et incontrôlée. On a beaucoup à faire déjà pour s'occuper de la France. Laissons les Américains s'occuper des États-Unis d'Amérique. Occupons-nous de la France, mais prenons garde. Prenons garde à ce que la manière de faire de la politique aux États-Unis ne s'importe pas en France. On voit des insultes réciproques entre les deux, des critiques réciproques entre les deux.

Et moi, quand je vois la France insulise qui insulte à tour de bras, qui met le chaos partout, je me dis qu'il ne faut pas importer la violence verbale, et je n'espère jamais la violence physique qui peut y avoir aux États-Unis.

3:59
Présentateur

Là, pour le coup, dans cette campagne, c'est surtout Donald Trump qui a encore traité de déchets Camilla Harris en ce moment. Oui, qui l'a traité de nazi.

4:05
Laurent Jacobelli

Je ne veux pas rentrer dans ce débat de cours d'école. Je pense que Mme Harris n'est pas un déchet et que M. Trump n'est pas un nazi. Mais le problème, c'est que quand on en arrive à ce niveau d'insultes, eh bien, forcément, c'est une machine infernale. N'entrons pas là-dedans. Vous savez, nous, on passe notre temps à l'Assemblée nationale à se faire insulter par des extrêmes gauchistes qui veulent semer le chaos partout. Je pense que ce n'est pas le modèle à prendre. Et c'est pour ça que nous, nous restons toujours très calmes. Je pense que nous devons prendre de la distance par rapport au modèle américain de faire des campagnes.

4:34
Présentateur

Alors, vous parlez de la gauche hier. Le volet recette du budget de la sécurité sociale a été adopté grâce à la gauche. La gauche qui a aussi remanié totalement à sa main le projet de budget 2025 à l'Assemblée nationale. C'est la gauche qui marque les esprits en ce moment ?

4:50
Laurent Jacobelli

C'est la gauche qui rend les textes inapplicables. C'est la gauche qui a lancé la grande persécution fiscale des Français. Aujourd'hui, si vous créez une entreprise pour la gauche, vous êtes un ennemi. Si vous gagnez convenablement votre vie, vous êtes l'homme à abattre. La gauche rêve que tout le monde soit pauvre pour faire un nivellement par le bas. Elle rêve que l'État nationalise les entreprises, que l'État ponctionne l'ensemble des richesses pour les redistribuer. On ne sait pas à qui, probablement pas à ceux qui veulent créer de l'emploi. Cette gauche est devenue complètement folle. Cette gauche a décidé de pourrir nos institutions et pourrir le débat.

Alors bien sûr, aujourd'hui, parce que le centre et la droite ne sont pas présents dans l'hémicycle, la gauche arrive à faire passer ces mesures complètement loufoques. Mais bien évidemment, tout cela ne sera pas le texte final. En tout cas, nous, nous ne le laisserons pas passer.

5:37
Présentateur

Mais vous dites que la gauche est devenue totalement folle. En attendant, c'est quand même elle qui occupe le terrain. Et vous, vous n'avez pas réussi à convaincre, lors de votre niche parlementaire, sur l'abrogation de la réforme des retraites. C'était fin octobre. Vous n'avez pas été suivi.

5:51
Laurent Jacobelli

Mais c'est très intéressant d'ailleurs. On parle de la gauche. Cette gauche qui a fait campagne pour l'abrogation, la réforme des retraites. Et lorsqu'on lui amène sur un plateau, elle refuse l'obstacle, tout simplement parce que c'est les rassemblements nationaux. Cette gauche, elle montre son vrai visage. La violence, verbale et parfois physique. Le sectarisme. Et puis, une gauche complètement hors sol qui rêve de faire de la France une Union soviétique revisité, une Corée du Nord de l'expression libre et un Venezuela de l'économie. Tout cela est terrifiant. Cette gauche, elle a été complètement vampirisée par Jean-Luc Mélenchon. Et c'est d'un gris.

Il n'y a plus de gauche républicaine en France au moment où on se parle. Et ça, c'est très grave. C'est très grave parce que moi, je comprends qu'on soit de gauche. Ce n'est pas ma vision du monde. Mais on peut très bien avoir cette vision-là. Mais une gauche républicaine qui respecte la démocratie, qui respecte l'adversaire. Or, aujourd'hui, on a une gauche violente qui est prête à tout, même le combat physique.

6:40
Présentateur

Donc, vous allez rejeter le projet de budget, j'imagine. Il va y avoir un vote solennel cette semaine.

6:47
Laurent Jacobelli

Vous savez, pour l'instant, on ne sait pas ce qu'il y aura ou ce qu'il n'y aura pas. Est-ce qu'il y aura un 49-3 ? Est-ce que le budget qui n'aura pas eu le temps d'être débattu complètement partira directement au Sénat ? Nous, on est clair. On regardera le budget qui nous sera donné à voter à la fin. Et puis, si ce budget, il tape sur les retraités en décalant de six mois l'indexation des retraites, s'il tape sur les classes moyennes avec la hausse de la taxe sur l'électricité, s'il étouffe les entreprises, eh bien, ce sera sans nous. Nous utiliserons la motion de censure, qu'elle vienne de chez nous ou d'ailleurs.

En revanche, si ce budget intègre nos mesures, celles proposées par le Rassemblement national, et je viens de vous en citer quelques-unes, alors nous laisserons passer. Mais maintenant, c'est M. Barnier qu'elle écarte en main. Soit il prend en compte...

7:24
Présentateur

C'est un avertissement pour vous lancer ?

7:27
Laurent Jacobelli

Les règles du jeu, elles avaient été claires dès le départ, même avant qu'on sache que M. Barnier serait Premier ministre. Cette règle du jeu, nous, on l'appliquera. Parce que les gens qui ont voté pour nous, c'est 11 millions de Français qui nous ont fait confiance, nous disent « soyez vigilants, nous serons vigilants ».

7:40
Présentateur

Imaginons que vous ne votiez pas la motion de censure déposée par la gauche si jamais il devait y avoir un 49-3 sur ce projet de budget. Est-ce que vous n'avez pas peur que vos électeurs vous disent d'arrêter de jouer les supplétifs de Michel Barnier ?

7:52
Laurent Jacobelli

Non, nous, on a un contrat, un pacte moral, j'allais dire, avec nos électeurs. Ne pas toucher...

7:57
Présentateur

Ils ne vous le disent pas, ça, en ce moment ? Ce n'est pas la petite musique que vous entendez du terrain ?

8:00
Laurent Jacobelli

Ce qu'ils nous disent, c'est préserver nos retraites et notre pouvoir d'achat. On ne veut pas de taxes supplémentaires. Arrêtez de taper sur les automobilistes. Faites attention à ce que l'immigration et l'insécurité ne continuent pas de se propager. Et c'est notre contrat. Si on arrive à respecter ce contrat et notre engagement, eh bien on aura fait notre travail de député. On aura été utile. Utile comme quand on a fait voter le fait qu'on ne donnera pas 5 milliards supplémentaires au budget européen. Ces 5 milliards, on les consacrera aux Français. Nous avons lutté pour ça à l'Assemblée nationale et on l'a fait passer. J'espère que ce sera dans le projet final qui nous reviendra.

Donc nous, on veut être utile. On n'est pas là pour brailler. On n'est pas là pour faire le chaud comme l'extrême gauche. On n'est pas là pour aller jouer au squash ou aller à la piscine et ne pas venir à l'Assemblée nationale comme les membres des partis de gouvernement. Nous, on est là pour travailler pour les Français. C'est ce qui nous distingue probablement des autres aujourd'hui et qui fait de nous un pôle de stabilité, de confiance et de sérénité à l'Assemblée.

8:56
Présentateur

Merci beaucoup Laurent Jacobi. Bonne journée à vous.